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	<title>Archives des Vol - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Vol - La Sketchothèque</title>
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		<title>Taxi</title>
		<link>https://sketchotheque.net/taxi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taxi, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Alice est là, semblant attendre quelque chose. Tom arrive. Il se met à attendre aussi. Il la regarde à la dérobée. Elle évite son regard.</em><br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, vous attendez un taxi ?<br><strong>Alice</strong> – Oui…<br><strong>Tom</strong> – Non mais rassurez-vous, ce n’est pas… juste pour engager la conversation.<br><strong>Alice</strong> – La conversation ?<br><strong>Tom</strong> – Je veux dire, ce n’est pas pour vous draguer. Je vous demandais vraiment si vous attendiez un taxi.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Vous auriez très bien pu attendre autre chose.<br><strong>Alice</strong> – Qu’est-ce qu’on peut bien attendre à une station de taxis ? Un bus ?<br><strong>Tom</strong> – Donc vous attendez un taxi…<br><strong>Alice</strong> – Et…?<br><strong>Tom</strong> – Et comme vous étiez la première, le prochain taxi sera pour vous, voilà. D’où le sens de ma question. Je sais maintenant que je devrai attendre le suivant.<br><strong>Alice</strong> – Désolée pour vous.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, ne vous excusez pas… Ce n’est pas grave.<br><strong>Alice</strong> – Je n’étais pas en train de m’excuser.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Je suis pris d’un doute, tout d’un coup…<br><strong>Alice</strong> – Encore ?<br><strong>Tom</strong> – Vous êtes sûre que c’est bien une station de taxis ?<br><strong>Alice</strong> – Il y a un panneau. C’est marqué taxi.<br><strong>Tom</strong> – Ouais, mais ça ne veut rien dire.<br><strong>Alice</strong> – Ah non ?<br><strong>Tom</strong> – Dans un trou pareil… Ce n’est pas certain qu’il y ait une station de taxis.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi ce serait marqué taxi, alors ?<br><strong>Tom</strong> – C’est peut-être juste un lieu de rendez-vous.<br><strong>Alice</strong> – Un lieu de rendez-vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non, je veux dire, un point de rencontre. Dans les petites gares de campagne, c’est souvent comme ça.<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas vraiment une petite gare de campagne…<br><strong>Tom</strong> – Les petites villes de province, si vous préférez. Les gens commandent un taxi, la veille, pour aller à l’hôpital, ou je ne sais où, et le lendemain, le taxi les attend à cet endroit. À une heure précise. Devant le panneau marqué taxi.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui…?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez commandé un taxi, vous ?<br><strong>Alice</strong> – Non.<br><strong>Tom</strong> – Il n’y a plus qu’à espérer que ce soit une vraie station de taxis…<br><em>Silence un peu plus long, le temps que le doute s’installe</em><br><strong>Alice</strong> – Alors vous croyez qu’on attend pour rien ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Et si on appelait une compagnie de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Ça, c’est seulement à Paris. Dans quelques grandes villes de province, peut-être. Certainement pas ici…<br><strong>Alice</strong> – Bon… alors on va attendre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure, s’il vous plaît. (<em>Alice lui lance un regard étonné.</em>) Non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Engager la conversation…?<br><strong>Tom</strong> – Je n’ai pas de montre… (<em>Alice remarque la montre à son poignet</em>.) Enfin si, j’en ai une mais… la pile est morte.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi vous continuez à la mettre, alors ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas… Il faut croire que je m’étais attaché…<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Non, je déconne. La pile vient de me lâcher. Là, tout à l’heure.<br><strong>Alice</strong> – Pas de bol.<br><strong>Tom</strong> – Et donc ?<br><strong>Alice</strong> – Donc ?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure ?<br><strong>Alice</strong> – Ah pardon… (<em>Elle regarde sa montre</em>.) Il est presque minuit…<br><strong>Tom</strong> – Minuit…<br><strong>Alice</strong> – Oui… Il y a peu de chances que quelqu’un ait commandé un taxi pour aller à l’hôpital à cette heure-ci.<br><strong>Tom</strong> – À moins d’une urgence… Mais en cas d’infarctus ou d’AVC, on ne commande pas le taxi la veille au soir, si ?<br><strong>Alice</strong> – Non… probablement pas.<br><strong>Tom</strong> – Après, je ne sais pas… C’est peut-être vraiment une station de taxis…<br><strong>Alice</strong> – On va attendre encore un peu.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, même si c’est une station de taxis, ça ne veut pas forcément dire qu’un taxi va vraiment venir. Un dimanche soir, à minuit, dans cette ville de merde…<br><strong>Alice</strong> – Vous n’êtes pas du genre optimiste, vous, hein ? Je ne sais pas si j’ai bien fait d’accepter d’engager la conversation, finalement.<br><strong>Tom</strong> – Désolé… Non, mais je peux être très drôle parfois, vous savez ?<br><strong>Alice</strong> – Plutôt sans le faire exprès, j’imagine.<br><strong>Tom</strong> – Je peux vous demander où vous allez ?<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi faire ?<br><strong>Tom</strong> – Ah non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Pour me draguer.<br><strong>Tom</strong> – C’est juste que… ce serait déjà miraculeux qu’un seul taxi arrive dans moins d’une heure, alors un deuxième… Je me disais que si on va plus ou moins dans la même direction, on pourrait partager. Je veux dire, prendre le même taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, je ne sais pas…<br><strong>Tom</strong> – Vous allez par où ?<br><strong>Alice</strong> (<em>montrant une direction</em>) – Je vais par là…<br><strong>Tom</strong> (<em>un peu décontenancé</em>) – Ah oui…<br><strong>Alice</strong> – Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – Moi aussi… Plus ou moins…<br><strong>Alice</strong> – Il faudrait déjà qu’un taxi arrive.<br><strong>Tom</strong> – Je vous assure que je ne dis pas ça pour vous draguer, mais…<br><strong>Alice</strong> – Si vous arrêtiez de commencer toutes vos phrases par « je ne dis pas ça pour vous draguer », je vous assure que ce serait un peu plus crédible.<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Bon ben allez-y, maintenant.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, c’est juste que… j’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><em>Alice reste un instant décontenancée.</em><br><strong>Alice</strong> – Attendez… « Vous avez l’heure ? » « J’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part ? » « Vous habitez chez vos parents », c’est presque déjà fait aussi. C’est quoi la prochaine question ? « Vous n’auriez pas du feu s’il vous plaît ? » C’est bon là, on a déjà engagé la conversation.<br><strong>Tom</strong> – OK.<br><strong>Alice</strong> – Si vous avez des choses intéressantes à me dire, vous pouvez y aller, je vous écoute. Ne vous fatiguez pas avec les préliminaires, parce que je vous assure, les préliminaires, ce n’est pas votre truc…<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, c’est juste que… j’avais vraiment l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><strong>Alice</strong> – Pardon, je suis un peu sur les nerfs…<br><em>Un temps. Il sort une cigarette, et cherche dans ses poches quelque chose pour l’allumer. En vain.</em><br><strong>Tom</strong> – Du coup, je n’ose pas vous demander si vous avez du feu…<br><strong>Alice</strong> – Je n’en ai pas. Je ne fume pas.<br><em>Il range sa cigarette.</em><br><strong>Tom</strong> – Tant pis… Enfin, je veux dire tant pis pour moi… Tant mieux pour vous si vous ne fumez pas.<br><strong>Alice</strong> – Oui.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – J’attends le taxi…<br><strong>Alice</strong> – Oui, j’avais compris.<br><strong>Tom</strong> – Non, c’est… C’est le titre d’une chanson que j’avais écrite il y a très longtemps.<br><strong>Alice</strong> – Vous écrivez des chansons ?<br><strong>Tom</strong> – Oui… Enfin non, plus maintenant, mais… Pourquoi, je n’ai pas la tête de quelqu’un qui écrit des chansons ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas. Je ne connais personne qui écrit des chansons. Enfin pas personnellement. Et ça parlait de quoi, cette chanson ?<br><strong>Tom</strong> – C’est l’histoire d’un type qui… qui attend le taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, d’après le titre, je m’en doutais un peu. C’est tout ?<br><strong>Tom</strong> – C’était il y a longtemps. Je ne me souviens plus très bien. La première phrase c’était… il est près de minuit sous les néons blafards, et depuis plus d’une heure seul devant cette gare… Et le refrain, c’était j’attends le taxi, taxi, taxi…<br><strong>Alice</strong> – J’attends le taxi, taxi, taxi…?<br><strong>Tom</strong> – Oui. C’est ce dont je me souviens…<br><strong>Alice</strong> – D’accord… Et il a fini par arriver, votre taxi ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Vous voyez… je l’attends toujours…<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas très encourageant.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, cette histoire de taxi, c’était symbolique, évidemment. Le type qui attend le taxi… qui l’emmènera quelque part. C’était un peu moi quand j’étais plus jeune, vous voyez. Moi ou quelqu’un d’autre. À dix-huit ans, on attend tous que quelque chose se passe, non ? Que la vie nous prenne dans ses bras. Que quelqu’un vienne…<br><strong>Alice</strong> – Je vois. Et dans votre cas, donc, personne n’est venu.<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin si… Depuis, j’ai pris pas mal de taxis évidemment. Mais pas celui qui m’aurait emmené là où je voulais vraiment aller.<br><strong>Alice</strong> – Et vous vouliez aller où, exactement ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Alice</strong> – Oui, ben moi pour l’instant, j’aimerais bien rentrer chez moi.<br><strong>Tom</strong> – Donc, vous n’habitez pas chez vos parents.<br><strong>Alice</strong> – Non. Pourquoi ? Vous habitez chez vos parents, vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin ça dépend.<br><strong>Alice</strong> – Ça dépend ?<br><strong>Tom</strong> – Ça dépend des jours.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Ça y est, ça me revient maintenant !<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Tom</strong> – Où on s’est déjà vus.<br><strong>Alice</strong> – Et alors ?<br><strong>Tom</strong> – Vous aussi, vous étiez à cette fête, chez Vincent, ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Oui, en effet… Désolée, je ne me souviens pas de vous.<br><strong>Tom</strong> – Je vous ai invitée à danser. Vous avez refusé d’ailleurs…<br><strong>Alice</strong> – Ça ne vous a pas beaucoup marqué, vous ne vous souveniez plus de moi, tout à l’heure…<br><strong>Tom</strong> – Là-bas, il y avait une lumière d’ambiance, vous aviez l’air plus… Là avec les néons…<br><strong>Alice</strong> – Merci.<br><strong>Tom</strong> – Non mais vous êtes très jolie aussi.<br><strong>Alice</strong> – Et là, vous êtes sûr que vous n’êtes pas en train de me draguer ?<br><strong>Tom</strong> – Là, peut-être un peu, oui.<br><strong>Alice</strong> – J’avais prévu de rentrer avec une copine qui a une voiture, mais elle s’est trouvé un mec là-bas, alors du coup…<br><strong>Tom</strong> – Ah oui, pas de bol. Enfin, je veux dire, pour vous.<br><strong>Alice</strong> – Je pensais que je pourrais trouver un taxi. Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – En fait… je n’étais pas vraiment invité à cette fête. Enfin, si mais… J’étais invité par une copine qui au dernier moment n’a pas pu venir, et donc…<br><strong>Alice</strong> – Donc, vous ne connaissiez personne.<br><strong>Tom</strong> – Du coup, je me voyais mal rester dormir là-bas.<br><strong>Alice</strong> – Cette délicatesse vous honore.<br><strong>Tom</strong> – J’étais venu en train. Mais j’ai raté le dernier. Le prochain est à 7h32 demain matin, j’ai vérifié.<br><strong>Alice</strong> – Et en attendant, la gare est fermée.<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas si ça vaut le coup d’attendre.<br><strong>Alice</strong> – Pour le taxi, vous voulez dire ?<br><strong>Tom</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – J’habite à trente kilomètres, je ne peux pas rentrer à pied.<br><strong>Tom</strong> – À part le train de 7h32, je ne vois pas.<br><strong>Alice</strong> (<em>regardant sa montre</em>) – Il n’est même pas encore minuit et demie. On ne va pas attendre ici pendant sept heures !<br><strong>Tom</strong> – Surtout qu’il ne fait pas très chaud.<br><strong>Alice</strong> – On pourrait retourner là-bas, évidemment, mais…<br><strong>Tom</strong> – À cette fête, vous voulez dire ?<br><strong>Alice</strong> – Chez Vincent, oui.<br><strong>Tom</strong> – Honnêtement, je ne suis pas sûr de vouloir y retourner.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui ?<br><strong>Tom</strong> – En fait, c’est Vincent qui m’a viré.<br><strong>Alice</strong> – Viré ? Pourquoi ça ?<br><strong>Tom</strong> – Une sombre histoire d’argent qui aurait disparu dans un sac. Comme j’étais le seul que personne ne connaissait, évidemment, j’étais le coupable idéal. Je vous jure que ce n’est pas moi.<br><strong>Alice</strong> – Je sais.<br><strong>Tom</strong> – Merci. Donc, je n’ai pas une tête à voler dans les sacs des invitées à des soirées où je ne suis pas invité ?<br><strong>Alice</strong> – Si. En fait, vous auriez un peu cette tête-là.<br><strong>Tom</strong> – Alors comment vous savez que ce n’est pas moi qui ai volé cet argent ?<br><strong>Alice</strong> – Parce que cet argent, c’est le mien. Je croyais qu’il avait disparu. J’en ai parlé à ma copine, Cécile, qui en a parlé à Vincent. Mais je viens de retrouver mon fric dans la doublure de mon sac.<br><strong>Tom</strong> – D’accord. Alors en somme, c’est grâce à vous si on m’a jeté dehors comme un voleur.<br><strong>Alice</strong> – Je ne savais pas que ma copine en parlerait à Vincent. Et que ça ferait toute une histoire. C’est un peu pour ça que je suis partie, d’ailleurs. J’étais très mal à l’aise…<br><strong>Tom</strong> – Et moi donc.<br><strong>Alice</strong> – Je suis vraiment désolée.<br><strong>Tom</strong> – Ouais.<br><strong>Alice</strong> – Tenez, si un taxi finit par arriver, je vous invite à le prendre avec moi. Je vous déposerai, et c’est moi qui paierai la course.<br><strong>Tom</strong> – Vous ne prenez pas beaucoup de risques. Jamais aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Alors qu’est-ce que je peux faire pour que vous me pardonniez ? Même si tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute…<br><strong>Tom</strong> – Crier au voleur parce que vous ne retrouvez pas votre argent… et laisser accuser un innocent.<br><strong>Alice</strong> – Bon, ce n’est pas l’affaire Dreyfus, non plus. Je n’ai accusé personne, c’est ma copine qui…<br><strong>Tom</strong> – J’ai vu la haine dans leurs regards, je vous assure. Ils auraient pu me lyncher…<br><strong>Alice</strong> – Vous êtes sûr que vous n’en faites pas un peu trop, là ?<br><strong>Tom</strong> – OK, il y a une chose que vous pourriez faire pour que je vous pardonne.<br><strong>Alice</strong> – Dites toujours…<br><strong>Tom</strong> – Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Pardon ?<br><strong>Tom</strong> – Tout à l’heure, je vous ai invitée à danser, et vous avez refusé. Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Ici ? À une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – On n’a rien de très urgent à faire, non ?<br><strong>Alice</strong> – Il n’y a même pas de musique !<br><strong>Tom</strong> – J’en ai, sur mon téléphone portable. Vous me devez bien ça, non ?<br><em>Alice hésite.</em><br><strong>Alice</strong> – OK, mais on ne parle que de danser, on est bien d’accord.<br><strong>Tom</strong> – D’accord.<br><em>Il sort son portable, met un slow très classique, pose le téléphone par terre et il ouvre les bras.</em><br><strong>Alice</strong> – Vous êtes toujours prêt à dégainer un slow, comme ça, dès que vous rencontrez une fille à une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Si vous préférez un autre morceau…<br><strong>Alice</strong> – Allons-y. Après tout qu’est-ce que je risque, puisque vous n’essayez absolument pas de me draguer…<br><em>Elle accepte qu’il l’enlace et ils se mettent à danser.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Tout est clair</title>
		<link>https://sketchotheque.net/tout-est-clair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 12:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Commissariat]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Portefeuille]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout est clair, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Maria fait face à l’Inspecteur Ramirez.<br></em><strong>Maria</strong> – Ça m’apprendra à être honnête ! J’aurais mieux fait de le mettre à la poubelle, ce portefeuille.<br><strong>Ramirez</strong> – Donc, vous maintenez l’avoir trouvé par terre, derrière une banquette, sur votre lieu de travail ?<br><strong>Maria</strong> – Évidemment, puisque c’est la vérité !<br><strong>Ramirez</strong> – Pourtant, quand mes collègues vous ont interpellée sur la voie publique pour un contrôle de routine, c’est bien dans votre sac qu’ils ont trouvé ce portefeuille. Plus de trois jours après que son propriétaire ait signalé sa disparition…<br><strong>Maria</strong> – J’ai préféré le garder quelque temps, au cas où quelqu’un viendrait le réclamer à la boîte. Mais j’allais justement le porter au commissariat !<br><strong>Ramirez</strong> – Bien sûr…<br><strong>Maria</strong> – Ce que c’est que les préjugés… Vos collègues non plus, ils n’ont rien voulu savoir. Il paraît que je suis défavorablement connue des services de police…<br><strong>Ramirez</strong> – Reconnaissez que ça, ce n’est faux…<br><strong>Maria</strong> – Défavorablement, peut-être… Mais pas comme pickpocket !<br><strong>Ramirez</strong> – En ouvrant ce portefeuille, vous auriez facilement pu identifier son propriétaire et lui téléphoner. Il y avait une carte de visite à l’intérieur.<br><strong>Maria</strong> – Eh, je ne suis pas de la police, moi ! C’est personnel, un portefeuille. C’est comme un sac à main. Et puis je vous fais remarquer que je n’ai pas non plus touché à l’argent liquide. Il ne manque pas un euro. Vous n’avez qu’à lui demander, à ce type, s’il manque de l’argent dans son portefeuille !<br><strong>Ramirez</strong> – On lui demandera ensemble, à ce brave homme. Parce que nous, on l’a appelé, figurez-vous. Il sera là d’une minute à l’autre.<br><em>Maria pousse un soupir de soulagement.</em><br><strong>Maria</strong> – Eh ben voilà ! Il sera tellement content d’avoir retrouvé ses papiers. Vous verrez qu’il me remerciera. Allez savoir, peut-être même qu’il me donnera une petite récompense…<br><strong>Ramirez</strong> – Ne vous réjouissez pas trop vite quand même… Il a porté plainte…<br><strong>Maria</strong> – Porté plainte ? Mais pourquoi ?<br><strong>Ramirez</strong> – Pour un vol à l’arraché.<br><strong>Maria</strong> – Il dit que c’est moi qui lui ai arraché son larfeuille ?<br><strong>Ramirez</strong> – Vous ou une autre, on verra bien. Ça sert à ça une confrontation…<br><strong>Maria</strong> – Dans ce cas, pas de souci. Il ne peut pas me reconnaître, puisque je ne l’ai pas volé, son portefeuille !<br><strong>Ramirez</strong> – Si vous le dites…<br><strong>Maria</strong> – Vous verrez… Il dira que ce n’est pas moi, et il me fera des excuses. Vous aussi, j’espère…<br><em>L’inspecteur lui lance un regard qui en dit long. Son téléphone sonne, il répond.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Oui Sanchez… OK, envoyez-les moi… (<em>Se tournant vers Maria</em>) L’heure de vérité…<br><em>Entre un homme d’un certain âge, très digne, accompagné de sa femme, plus revêche. Ramirez se lève pour les accueillir.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Entrez, je vous en prie.<br><strong>Homme</strong> (<em>embarrassé</em>) – Merci, Inspecteur…<br><strong>Femme</strong> (<em>apercevant Maria</em>) – Alors c’est elle…<br><strong>Maria</strong> – Oui, c’est moi qui ai retrouvé le portefeuille de votre mari. Bonjour Monsieur…<br><strong>Homme</strong> (<em>timidement</em>) – Madame…<br><strong>Maria</strong> (<em>à Ramirez</em>) – Ça se voit tout de suite que ce n’est pas le genre d’homme à envoyer une innocente en prison.<br><strong>Ramirez</strong> – Alors Monsieur Delamare… Vous reconnaissez cette femme ?<br><em>L’homme hésite, de plus en plus embarrassé.</em><br><strong>Homme</strong> – C’est-à-dire que…<br><strong>Maria</strong> – Moi, en tout cas, j’ai l’impression de vous avoir déjà avoir vu quelque part. À mon travail, peut-être. Mais je vois défiler tellement de monde…<br><strong>Femme</strong> – Eh ben, vas-y, dis-le que c’est elle!<br><em>Le brave homme semble très mal à l’aise.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Monsieur, je vous écoute… C’est cette femme qui vous a volé votre portefeuille, oui ou non ?<br><strong>Homme</strong> – Je… Je ne me souviens plus très bien… Il faisait noir…<br><strong>Ramirez</strong> – Noir ? Vous avez déclaré que le vol avait eu lieu en plein après-midi ! À ma connaissance, on n’a signalé aucune éclipse dans la région ces jours-ci… <br><strong>Homme</strong> – Non, non, bien sûr… J’ai dit noir… C’est plutôt moi qui… J’ai un blanc. Je veux dire que tout cela s’est passé si vite. Quoi qu’il en soit, cette personne n’est pas mon agresseur, Inspecteur…<br><em>L’inspecteur ne semble pas convaincu par cette affirmation.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Homme</strong> – Absolument.<br><strong>Maria</strong> – Ah ! Vous voyez bien !<br><strong>Ramirez</strong> – Je vous rappelle, Monsieur Delamare, que vous avez porté plainte contre X.<br><strong>Maria</strong> – Contre X ?<br><strong>Ramirez</strong> – Si cette déposition a pour seul but de permettre à cette femme d’éviter des ennuis avec la justice, il s’agirait d’un faux témoignage.<br><em>L’homme jette un regard inquiet vers son épouse, et se décide à parler.</em><br><strong>Homme</strong> – Écoutez, c’est avant, que j’ai menti. (<em>Sa femme le fusille du regard, mais il poursuit malgré tout</em>.) On ne m’a pas volé ce portefeuille. En fait… Je l’ai perdu…<br><em>L’inspecteur prend le temps de digérer cette information, avant de répondre d’un ton sévère.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Dans ce cas, cela s’appelle une dénonciation frauduleuse. C’est très grave, vous savez ? Vous pourriez être poursuivi… Pourquoi ce mensonge?<br><em>Le respectable vieillard est un peu perdu.</em><br><strong>Homme</strong> – Quand j’ai raconté à mon épouse que j’avais perdu mon portefeuille, elle m’a conseillé de le déclarer volé. C’était plus simple, pour le remboursement par l’assurance, vous comprenez ?<br><strong>Femme</strong> (<em>embarrassée</em>) – Je pensais que la personne qui trouverait le portefeuille le garderait pour elle…<br><strong>Ramirez</strong> – C’est en effet ce qui arrive le plus souvent…<br><strong>Femme</strong> (<em>à nouveau agressive</em>) – Et puis je croyais que la police avait mieux à faire que de s’occuper d’un petit vol comme ça… Avec tout ce qu’on voit en ce moment…<br><strong>Ramirez</strong> – Malheureusement pour vous, il reste quand même des gens honnêtes. Et la police fait parfois bien son travail… (<em>L’homme, penaud, regarde ses chaussures</em>.) Bon… Je vous épargnerai les poursuites judiciaires pour cette fois…<br><strong>Femme</strong> – Merci Monsieur l’Inspecteur…<br><strong>Homme</strong> – Toutes nos excuses, Inspecteur, vraiment…<br><strong>Maria</strong> – Ça alors.. Et moi ? Personne ne me présente ses excuses ?<br><em>L’inspecteur se penche sur la déclaration de vol.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Mais il y a une dernière chose qui m’intrigue, Monsieur Delamare… Vous avez déclaré que ce vol imaginaire avait eu lieu dans la rue, à Vincennes.<br><strong>Homme</strong> – C’est là où nous habitons, ma femme et moi…<br><strong>Ramirez</strong> – Pourtant, cette dame a retrouvé votre portefeuille, absolument intact, sous une banquette de l’établissement où elle travaille, dans le neuvième arrondissement de Paris. Il n’est pas arrivé là par hasard, tout de même…<br><strong>Homme</strong> – Je… Je ne sais pas, Inspecteur.<br><strong>Ramirez</strong> – Aviez-vous des raisons de mentir aussi sur l’endroit où vous avez perdu ce portefeuille?<br><em>L’épouse revêche jette un regard étonné vers son mari, attendant elle aussi une explication.</em><br><strong>Maria</strong> – Ah mais oui, ça y est… Je me souviens où je l’ai vu, ce vieux vicieux. Au boulot !<br><em>La femme se tourne vers Maria.</em><br><strong>Femme</strong> – Au boulot ? Auriez-vous l’obligeance de me dire, chère Madame, dans quel genre d’établissement vous exercez vos talents ?<br><strong>Maria</strong> – Ben, je suis strip-teaseuse ! Dans un cabaret à Pigalle !<br><em>La femme jette un regard assassin à son mari.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Je crois que maintenant, tout est clair…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Chasse au trésor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chasse au trésor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un banc dans un jardin public. Un homme arrive, suivi par une femme, portant un sac. Ils ont l’air un peu frustes. L’homme jette un regard inquiet autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Amène-toi, il n’y a personne…<br><strong>Femme</strong> – T’es sûr que c’est là ?<br><strong>Homme</strong> – C’est là je te dis !<br><strong>Femme</strong> – Non, parce que tout à l’heure aussi tu disais que c’était là et…<br><strong>Homme</strong> – Ce n’était pas le bon square. C’était le bon banc, mais ce n’était pas le bon square.<br><em>La femme reste perplexe un instant.</em><br><strong>Femme</strong> – Comment ça peut être le bon banc, si c’est pas le bon square ?<br><strong>Homme</strong> – Putain ! Tu as fini de discutailler, oui ? Sors ta pelle et creuse !<br><em>La femme ouvre son sac et en sort une petite pelle militaire pliable qu’elle déploie en maugréant.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi c’est toujours moi qui creuse, d’abord…? Surtout que la dernière fois, tu m’as fait creuser pour rien…<br><strong>Homme</strong> – C’était il y a dix ans, alors évidemment…<br><strong>Femme</strong> – Tu as pris dix ans de taule pour le braquage d’une supérette ?<br><strong>Homme</strong> – Une supérette ?<br><strong>Femme</strong> – Tu m’as bien dit que t’avais braqué un Casino, non ?<br><strong>Homme</strong> – Un casino ! Pas une supérette…<br><strong>Femme</strong> – Ah, un casino… Et il y a combien, là-dessous ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas eu le temps de compter, figure-toi… Assez d’argent pour remplir un sac, en tout cas…<br><strong>Femme</strong> – Ah oui, là je veux bien creuser. Un casino… Moi qui n’ai jamais eu de chance aux jeux.<br><strong>Homme</strong> – Si tu veux être sûr de rafler la mise, à la roulette, il faut venir avec un flingue.<br><strong>Femme</strong> – J’espère qu’avec toi, j’ai tiré le bon numéro…<br><em>L’homme regarde à nouveau autour de lui. La femme s’apprête à donner le premier coup de pelle.</em><br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle, et assieds-toi, je te dis ! Il y a deux flics qui viennent par là…<br><em>La femme, contrariée, range sa pelle. Ils s’asseyent sur le banc.</em><br><strong>Femme</strong> – Sors ta pelle, range ta pelle… Il faudrait savoir… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Homme</strong> – On ne fait rien. On s’assied, et on attend.<br><em>Il affiche un sourire forcé. La femme le regarde, intriguée.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi tu souris comme un abruti ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne souris pas ! Je prends un air innocent…<br><strong>Femme</strong> – Innocent ?<br><strong>Homme</strong> – Pour pas se faire repérer par les flics ! Toi aussi, fais comme si de rien n’était.<br><em>La femme hésite, puis imite le sourire artificiel de l’homme. Ils restent un instant comme ça, immobiles.</em><br><strong>Femme</strong> – Je commence à avoir une crampe à la mâchoire.<br><strong>Homme</strong> – Ça y est, ils sont passés.<br><strong>Femme</strong> – Ce n’était pas des flics, c’était des gardiens de square.<br><strong>Homme</strong> – Comment tu le sais ?<br><strong>Femme</strong> – C’était marqué sur leurs casquettes, tu ne sais pas lire ?<br><strong>Homme</strong> – Tu sais bien que non. Pourquoi tu demandes ?<br><strong>Femme</strong> – C’était des gardiens de square, je te dis.<br><strong>Homme</strong> – Ouais bon, c’était des gardiens de square. Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Femme</strong> – Rien.<br><strong>Homme</strong> – On ne peut pas creuser un trou avec une pelle dans un bac à sable avec tout ce monde autour de nous.<br><strong>Femme</strong> – Un bac à sable, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Homme</strong> – Pour les gosses, oui. Nous, si les gens nous voient, ils vont trouver ça louche.<br><strong>Femme</strong> – Alors pourquoi tu as enterré tout ce fric dans un bac à sable ? Au beau milieu d’un square !<br><strong>Homme</strong> – J’avais les flics au cul ! Je n’avais pas trop le temps, tu vois. Et comme je n’avais pas de pelle…. creuser dans le sable, avec les mains, c’était plus facile.<br><strong>Femme</strong> – Voilà encore des gens qui arrivent…<br><strong>Homme</strong> – Tant pis, on reviendra ce soir, quand il fera nuit.<br><strong>Femme</strong> – Il ferme à 19 heures, le square. C’est marqué à l’entrée. Tu n’as pas lu le panneau.<br><strong>Homme</strong> – Non, je n’ai pas lu le panneau…<br><strong>Femme</strong> – Ouais, ben cette nuit, ce sera fermé.<br><strong>Homme</strong> – Comme ça, au moins, on ne sera pas dérangés.<br><em>Ils s’apprêtent à s’éloigner.</em><br>Femme – Tu l’as enterré assez profond, au moins, le sac ? Parce qu’avec tous ces gosses qui creusent dans le sable toute la <strong>journée</strong>…<br><strong>Homme</strong> – Ne t’inquiète pas, j’ai fait un grand trou.<br><strong>Femme</strong> – Grand comment ?<br><strong>Homme</strong> – Assez grand pour y enterrer un cadavre…<br><em>Elle lui lance un regard un peu inquiet. Ils s’éloignent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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