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	<title>Archives des Vin - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Vin - La Sketchothèque</title>
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		<title>Bloody Mary</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
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		<category><![CDATA[Poison]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bloody Mary, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme assez sophistiquée est assise seule à une table devant un verre de cocktail vide. Un homme arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – Bonjour, je peux vous offrir un verre ?<br><strong>Elle</strong> – Même deux ou trois, si vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Là je ne suis pas sûr d’avoir assez de liquide sur moi.<br><strong>Elle</strong> – Commençons par un, alors. Vous vous appelez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Jean-François, mais vous pouvez m’appeler Jeff. Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Mary. Mais vous pouvez m’appeler comme vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Et qu’est-ce qui vous ferait plaisir, Mary ?<br><strong>Elle</strong> – La même chose. Un Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Un cocktail… C’est cher, non ? C’est combien ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. (<em>Désignant un homme dans la salle</em>) C’est le monsieur là-bas qui me l’a offert.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><em>Elle fait un petit signe à l’homme avec un sourire aguicheur, avant de se tourner à nouveau vers son interlocuteur.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, excusez-moi… (<em>Il fouille dans ses poches</em>.) J’ai tellement l’habitude qu’on me dise non, je ne suis même pas sûr d’avoir assez. J’ai dépensé les quelques pièces qui me restaient pour acheter du poison.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai que vous avez l’air un peu désespéré, mais je ne suis pas sûre que le suicide soit la solution, vous savez.<br><strong>Lui</strong> – Ah, non, mais… Ce n’est pas pour moi.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez empoisonner quelqu’un ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… Non… C’est du poison pour les fourmis.<br><strong>Elle</strong> – Je vois… Je peux prendre un ballon de Côtes du Rhône… si c’est plus dans votre budget.<br><strong>Lui</strong> – En fait, je crois que je n’ai pas du tout d’argent sur moi.<br><strong>Elle</strong> – C’est votre technique pour vous faire offrir un verre ?<br><strong>Lui</strong> – Parfois, ça marche.<br><strong>Elle</strong> – Alors disons que c’est votre jour de chance. Qu’est-ce que vous prenez ?<br><strong>Lui</strong> – La même chose que vous.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez des goûts de luxe, pour quelqu’un qui n’a pas les moyens d’offrir un verre à une femme.<br><strong>Lui</strong> – Il m’arrive aussi d’avoir de l’argent, vous savez. Mais dans mon métier, il y a des hauts et des bas.<br><strong>Elle</strong> – Et… c’est quoi, votre métier ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis tueur à gages.<br><strong>Elle</strong> – D’accord… Et donc, en ce moment, c’est plutôt la morte saison.<br><strong>Lui</strong> – Voilà.<br><strong>Elle</strong> – Et vous avez tué beaucoup de gens dans votre vie ?<br><strong>Lui</strong> – Un certain nombre.<br><strong>Elle</strong> – Et là, vous êtes sur quelque chose ? À part ces fourmis…<br><strong>Lui</strong> – Vous comprendrez que je ne peux rien vous dire là-dessus.<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr… Secret professionnel…<br><strong>Lui</strong> – Désolé.<br><strong>Elle</strong> – Je ne vois pas le garçon…<br><strong>Lui</strong> – Je m’en occupe.<br><em>Il se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Je vais en reprendre un avec vous. Vous direz au garçon de mettre tout ça sur le compte de Monsieur…<br><em>Elle lui désigne l’homme dans la salle supposé lui avoir offert un verre. Il s’éloigne en coulisses. Elle en profite pour aguicher un peu l’homme dans la salle. L’autre revient avec deux Bloody Mary, et se rassied.</em><br><strong>Lui</strong> – Et voilà.<br><strong>Elle</strong> – Alors à votre santé !<br><strong>Lui</strong> – À la vôtre !<br><em>Il s’apprête à boire.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah, je crois que vous avez fait une touche.<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><em>Elle lui montre une femme dans le public.</em><br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas remarqué ? Elle n’arrête pas de vous regarder…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre ?<br><em>Il regarde la femme dans le public. L’autre en profite pour échanger leurs verres.</em><br><strong>Elle</strong> – Si ça ne marche pas avec moi, vous pourrez toujours essayer avec elle… Elle a l’air plus dans vos moyens.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi pas…<br><strong>Elle</strong> – Allez, à la santé de votre prochaine victime !<br><em>Ils trinquent et boivent.</em><br><strong>Lui</strong> – Merci pour le cocktail.<br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi d’insister mais évidemment, je suis un peu intriguée. C’est la première fois que je rencontre un tueur à gages…<br><strong>Lui</strong> – Quand on rencontre un tueur à gages, vous savez, la première fois est souvent la dernière…<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai ! Je n’avais pas pensé à ça.<br><em>Il boit à nouveau.</em><br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que vous voulez savoir ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous deviez tuer une femme, vous vous y prendriez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Il y a plusieurs méthodes, mais pour une femme… Il faut savoir rester élégant. Un peu de strychnine dans son verre, peut-être…<br><em>Elle sourit.</em><br><strong>Elle</strong> – Je sais pour qui vous travaillez.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ?<br><strong>Elle</strong> – Et je sais que c’est pour me tuer qu’on vous a engagé.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi est-ce que quelqu’un voudrait vous tuer ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis tueuse à gages moi aussi. On m’appelle Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Vous êtes le troisième tueur à gages qu’il m’envoie. J’avoue que les deux autres étaient moins marrants que vous.<br><strong>Lui</strong> – Et… qu’est-ce qu’ils sont devenus ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont morts. Subitement…<br><strong>Lui</strong> – Et vous êtes toujours en vie…<br><strong>Elle</strong> – Comme vous le voyez. Je suis même en pleine forme.<br><strong>Lui</strong> – Plus pour longtemps.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai versé de la strychnine dans votre verre.<br><strong>Elle</strong> – J’ai échangé nos verres pendant que vous regardiez cette garce.<br><strong>Lui</strong> – Ah…<br><strong>Elle</strong> – Rassurez-vous, ce sera très rapide.<br><em>Il fouille dans ses poches, et en sort deux sachets, qu’il compare.</em><br><strong>Lui</strong> – Et merde…<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Je me suis trompé de sachet. Ce que j’ai mis dans votre verre, enfin dans celui que j’ai bu, ce n’est pas la strychnine. C’est le poison pour les fourmis…<br><strong>Elle</strong> – Alors c’était vrai ? Vous avez aussi un contrat sur une fourmilière ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais j’ai plein de fourmis chez moi, et c’est très désagréable, je vous assure.<br><strong>Elle</strong> – Heureusement pour vous, vous n’êtes pas une fourmi.<br><strong>Lui</strong> – D’ailleurs, même les fourmis, ça n’a pas l’air de leur faire beaucoup d’effet.<br><strong>Elle</strong> – Du coup, vous pouvez peut-être finir votre cocktail empoisonné.<br><strong>Lui</strong> – Je me sens un peu bizarre, quand même.<br><strong>Elle</strong> – Bizarre, vous voulez dire… Encore plus bizarre que d’habitude ?<br><strong>Lui</strong> – Je sens comme… des fourmis dans les bras.<br><strong>Elle</strong> – Des fourmis ?<br><strong>Lui</strong> – Apparemment, c’est assez laxatif, aussi. Désolé, je vais devoir vous laisser.<br><strong>Elle</strong> – Ça a été un plaisir de boire un verre avec vous. À une prochaine fois, peut-être…<br><em>Il sourit et part précipitamment.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<title>Soirée poésie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/soiree-poesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée poésie, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux femmes arrivent dans un bistrot. Elles jettent un regard en direction de la salle et s’approchent avec quelques hésitations d’un comptoir derrière lequel la patronne se tient debout, impassible, en train d’essuyer des verres à pied.</em><br><strong>Une</strong> – Qu’est-ce que tu prends ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Un petit ballon ?<br><strong>Une</strong> – Rouge ? Blanc ?<br><strong>Deux</strong> – Rouge…<br><strong>Une</strong> – Deux ballons de rouge, s’il vous plaît.<br><strong>Patronne</strong> – Bordeaux ? Côtes du Rhône ?<br><strong>Une</strong> – Côtes du Rhône…<br><strong>Patronne</strong> – Et deux côtelettes.<br><em>La patronne leur sert les deux ballons.</em><br><strong>Une</strong> – On va peut-être aller s’asseoir, pendant qu’il y a encore des tables de libre…<br><strong>Deux</strong> – OK.<br><em>Les deux femmes vont s’asseoir à une table. La première boit une gorgée, et fait la grimace.</em><br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas si on a fait le bon choix…<br><strong>Deux</strong> – Pour le spectacle ?<br><strong>Une</strong> – Pas pour le vin, en tout cas…<br><em>La deuxième trempe à son tour les lèvres dans son verre.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, oui… Ce n’est pas du Château Margaux…<br><strong>Une</strong> – C’est quoi, cette soirée, au juste ?<br><strong>Deux</strong> – Je n’ai pas très bien compris… (<em>Elle sort un flyer de sa poche</em>.) Petits Vers sur le Zinc… C’était à zéro euro sur BilletReduc. Ça doit être une soirée cabaret…<br><strong>Une</strong> – Cabaret ?<br><strong>Deux</strong> – One man show, j’imagine.<br><strong>Une</strong> – En bon français, on devrait dire des seuls en scène.<br><strong>Deux</strong> – Apparemment on est aussi les seules dans la salle.<br><strong>Une</strong> – Petits Verres sur le Zinc… Fais voir… (<em>Elle regarde le flyer</em>.) Attends, mais c’est vers, V-E-R-S !<br><strong>Deux</strong> – Ouais, tu as vu ? C’est marqué : le premier vers est offert. C’est dingue, non ? Maintenant, tu vas au spectacle, c’est gratuit, et en plus on te paye un verre. Bientôt, on te donnera un peu d’argent en repartant si tu restes jusqu’au bout…<br><strong>Une</strong> – V-E-R-S ! Pas V-E-R-R-E-S ! Oh, putain ! C’est une soirée poésie !<br><strong>Deux</strong> – Tu déconnes ! (<em>Elle lui reprend le flyer et y jette un nouveau regard.</em>) Merde, tu as raison !<br><strong>Une</strong> – Jusqu’à quelles tragiques méprises peut conduire la dyslexie…<br><strong>Deux</strong> – Tu m’étonnes que c’était gratuit…<br><em>Transition musicale. Une cliente, arrive. Avant d’entrer, elle tire une dernière bouffée de sa cigarette.</em><br><strong>Une</strong> – Malheureusement, il est trop tard pour se barrer.<br><em>La cliente écrase sa cigarette, et jette un regard sur la salle avant de déclamer.</em><br><strong>La cliente</strong> –<br>Au comptoir des fumeurs dissipés, <br>auprès d’un Parisien froissé, <br>Une blonde, une brune sur le zinc écrasées <br>du tabac froid racontent encore l’odeur. <br>Les volutes ne sont plus que vapeurs. <br>Aux sifflements d’un italien percolateur, <br>de la main du serveur dans une tasse allongé, <br>Un grand noir remplace un petit blanc. <br>Au bar il ne faut plus mégoter. Reste le goût amer du café.<br><em>Les deux femmes assises à la table restent déconcertées.</em><br><strong>Deux</strong> – Bravo, c’est… Ah, oui, hein ? C’est très original.<br><strong>Une</strong> – Ça change, c’est sûr…<br><strong>Cliente</strong> – Merci…<br><strong>Deux</strong> – Et… vous en connaissez beaucoup, comme ça ?<br><strong>Cliente</strong> – Pas mal.<br><strong>Une</strong> – Ah, merde… Je veux dire super…<br><strong>Cliente</strong> – Vous en voulez un autre ?<br><strong>Une</strong> – Ah ben oui, tiens, pourquoi pas… Mais cette fois, je vais plutôt essayer le Bordeaux, moi.<br><strong>Cliente</strong> – Je voulais dire… un autre poème.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, bien sûr…<br><strong>Une</strong> – Et comment ! (<em>En aparté</em>) De la poésie… Putain, c’est un traquenard.<br><strong>Deux</strong> – Je crois que c’est le moment de se barrer…<br><em>Pendant que les deux femmes s’éclipsent discrètement, la cliente déclame :</em><br><strong>Cliente</strong> –<br>Sur le zinc du comptoir quelques verres oubliés. <br>Quelques vers à douze pieds m’accompagnent ce soir. <br>J’ai laissé le brouillard aux dehors endeuillés,  <br>la pipe du condamné à fumer dans le noir.<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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