<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Rendez-vous - La Sketchothèque</title>
	<atom:link href="https://sketchotheque.net/tag/rendez-vous/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://sketchotheque.net/tag/rendez-vous/</link>
	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Apr 2025 09:22:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.1</generator>

<image>
	<url>https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/cropped-sketch_carre-32x32.png</url>
	<title>Archives des Rendez-vous - La Sketchothèque</title>
	<link>https://sketchotheque.net/tag/rendez-vous/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’Opéra de Manaus</title>
		<link>https://sketchotheque.net/lopera-de-manaus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:19:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1600</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Manaus, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/lopera-de-manaus/">L’Opéra de Manaus</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Manaus est une île, perdue au milieu d’un océan de forêt. On n’y accède que par avion, ou par bateau, en suivant cette route maritime qu’est l’Amazone, plus longue que la plupart des océans, et si large que depuis l’une de ses rives, on ne peut apercevoir l’autre à l’œil nu. Au fil du temps et des courants, de tempêtes en naufrages, nombre de navigateurs solitaires, venus de la forêt environnante ou de l’autre bout du monde, ont échoué sur cette île déserte désormais surpeuplée, sans avoir jamais pu retrouver le chemin du retour. Condamnés à vivre ensemble, ils partagent sur la Terre ce destin insulaire. Marins novices embarqués sur un bateau ivre, ils sont d’abord venus dans l’espoir d’une vie facile et d’un enrichissement rapide. Pour attirer le chaland, comme des mouches sur un papier collant, Manaus a été déclarée zone franche. Une sorte de paradis fiscal, en somme. Un mirage, surtout. Un gigantesque magasin discount où tout se vend, en détaxe et bien sûr à crédit. Une vie pour une télé et un frigo. Quand on n’a pas de quoi se payer l’électricité. La mort pour un rêve de pépite. La sinistre réalité d’une vie de mineur. Après avoir cédé à l’appel des sirènes, ces marins d’eau douce sombrent tous lentement dans l’alcool. Comme tous les chercheurs d’or qui transitent par cette ville, avant d’aller fouiller les entrailles de la terre au plus profond de la forêt, je savais bien inconsciemment que jamais je ne trouverais ce que j’étais venu chercher là en plein jour, au cœur des ténèbres. Mais il est des voyages qu’on ne peut éviter, sauf à manquer un rendez-vous avec soi-même. Lorsqu’un Européen arrive dans une ville du nouveau monde, il cherche souvent d’instinct, comme les marins un phare, le monument le plus ancien du coin. Même en ruine. Quelques vieilles pierres posées l’une sur l’autre comme un cairn rassurant à l’attention du randonneur trop intrépide qui se serait perdu dans la brume. Je savais qu’il existe à Manaus un opéra. Je ne m’attendais pas, bien sûr, à me retrouver soudain Boulevard des Italiens, au milieu de l’Amazonie, mais la perspective de prendre un café en admirant la façade d’un monument historique me rassurait. Je ne suis pas amateur d’art lyrique. Je ne vais jamais au Palais Garnier. Mais si des bâtisseurs d’opéras avaient vécu ici, il y restait peut-être encore d’autres traces de leur passage civilisateur. De quoi mieux supporter la barbarie de cette oasis tentaculaire aux allures de cloaque, perdue au milieu d’un désert de plus en plus peuplé, recouvert d’une forêt de moins en moins vierge. Dans les eaux irisées de gasoil du port de Manaus, entre les bateaux qui déversent chaque jour leurs cargaisons d’électroménager duty free et de vêtements made in China, des enfants se baignent nus parmi toutes sortes de détritus. Ils rient, comme tous les enfants du monde. Ou presque. Même la vie ne vaut pas cher dans les paradis fiscaux. Aux naissances non déclarées, l’existence ne s’impose pas. Il y avait bien un café, en face de l’opéra. Mais la façade du monument, en ravalement, était entièrement cachée derrière une bâche. Comme un immense écran de projection masquant la principale curiosité de la ville, afin d’empêcher que le touriste de passage en emporte le souvenir avec la photo. Je suis allé à Manaus, je n’ai jamais vu l’opéra. La vie est un voyage. Son terme un rendez-vous manqué.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/lopera-de-manaus/">L’Opéra de Manaus</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chasse au trésor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=662</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chasse au trésor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/">Chasse au trésor</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un banc dans un jardin public. Un homme arrive, suivi par une femme, portant un sac. Ils ont l’air un peu frustes. L’homme jette un regard inquiet autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Amène-toi, il n’y a personne…<br><strong>Femme</strong> – T’es sûr que c’est là ?<br><strong>Homme</strong> – C’est là je te dis !<br><strong>Femme</strong> – Non, parce que tout à l’heure aussi tu disais que c’était là et…<br><strong>Homme</strong> – Ce n’était pas le bon square. C’était le bon banc, mais ce n’était pas le bon square.<br><em>La femme reste perplexe un instant.</em><br><strong>Femme</strong> – Comment ça peut être le bon banc, si c’est pas le bon square ?<br><strong>Homme</strong> – Putain ! Tu as fini de discutailler, oui ? Sors ta pelle et creuse !<br><em>La femme ouvre son sac et en sort une petite pelle militaire pliable qu’elle déploie en maugréant.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi c’est toujours moi qui creuse, d’abord…? Surtout que la dernière fois, tu m’as fait creuser pour rien…<br><strong>Homme</strong> – C’était il y a dix ans, alors évidemment…<br><strong>Femme</strong> – Tu as pris dix ans de taule pour le braquage d’une supérette ?<br><strong>Homme</strong> – Une supérette ?<br><strong>Femme</strong> – Tu m’as bien dit que t’avais braqué un Casino, non ?<br><strong>Homme</strong> – Un casino ! Pas une supérette…<br><strong>Femme</strong> – Ah, un casino… Et il y a combien, là-dessous ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas eu le temps de compter, figure-toi… Assez d’argent pour remplir un sac, en tout cas…<br><strong>Femme</strong> – Ah oui, là je veux bien creuser. Un casino… Moi qui n’ai jamais eu de chance aux jeux.<br><strong>Homme</strong> – Si tu veux être sûr de rafler la mise, à la roulette, il faut venir avec un flingue.<br><strong>Femme</strong> – J’espère qu’avec toi, j’ai tiré le bon numéro…<br><em>L’homme regarde à nouveau autour de lui. La femme s’apprête à donner le premier coup de pelle.</em><br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle, et assieds-toi, je te dis ! Il y a deux flics qui viennent par là…<br><em>La femme, contrariée, range sa pelle. Ils s’asseyent sur le banc.</em><br><strong>Femme</strong> – Sors ta pelle, range ta pelle… Il faudrait savoir… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Homme</strong> – On ne fait rien. On s’assied, et on attend.<br><em>Il affiche un sourire forcé. La femme le regarde, intriguée.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi tu souris comme un abruti ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne souris pas ! Je prends un air innocent…<br><strong>Femme</strong> – Innocent ?<br><strong>Homme</strong> – Pour pas se faire repérer par les flics ! Toi aussi, fais comme si de rien n’était.<br><em>La femme hésite, puis imite le sourire artificiel de l’homme. Ils restent un instant comme ça, immobiles.</em><br><strong>Femme</strong> – Je commence à avoir une crampe à la mâchoire.<br><strong>Homme</strong> – Ça y est, ils sont passés.<br><strong>Femme</strong> – Ce n’était pas des flics, c’était des gardiens de square.<br><strong>Homme</strong> – Comment tu le sais ?<br><strong>Femme</strong> – C’était marqué sur leurs casquettes, tu ne sais pas lire ?<br><strong>Homme</strong> – Tu sais bien que non. Pourquoi tu demandes ?<br><strong>Femme</strong> – C’était des gardiens de square, je te dis.<br><strong>Homme</strong> – Ouais bon, c’était des gardiens de square. Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Femme</strong> – Rien.<br><strong>Homme</strong> – On ne peut pas creuser un trou avec une pelle dans un bac à sable avec tout ce monde autour de nous.<br><strong>Femme</strong> – Un bac à sable, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Homme</strong> – Pour les gosses, oui. Nous, si les gens nous voient, ils vont trouver ça louche.<br><strong>Femme</strong> – Alors pourquoi tu as enterré tout ce fric dans un bac à sable ? Au beau milieu d’un square !<br><strong>Homme</strong> – J’avais les flics au cul ! Je n’avais pas trop le temps, tu vois. Et comme je n’avais pas de pelle…. creuser dans le sable, avec les mains, c’était plus facile.<br><strong>Femme</strong> – Voilà encore des gens qui arrivent…<br><strong>Homme</strong> – Tant pis, on reviendra ce soir, quand il fera nuit.<br><strong>Femme</strong> – Il ferme à 19 heures, le square. C’est marqué à l’entrée. Tu n’as pas lu le panneau.<br><strong>Homme</strong> – Non, je n’ai pas lu le panneau…<br><strong>Femme</strong> – Ouais, ben cette nuit, ce sera fermé.<br><strong>Homme</strong> – Comme ça, au moins, on ne sera pas dérangés.<br><em>Ils s’apprêtent à s’éloigner.</em><br>Femme – Tu l’as enterré assez profond, au moins, le sac ? Parce qu’avec tous ces gosses qui creusent dans le sable toute la <strong>journée</strong>…<br><strong>Homme</strong> – Ne t’inquiète pas, j’ai fait un grand trou.<br><strong>Femme</strong> – Grand comment ?<br><strong>Homme</strong> – Assez grand pour y enterrer un cadavre…<br><em>Elle lui lance un regard un peu inquiet. Ils s’éloignent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/">Chasse au trésor</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Code d’accès</title>
		<link>https://sketchotheque.net/code-dacces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 14:53:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Code]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=617</guid>

					<description><![CDATA[<p>Code d’accès, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/code-dacces/">Code d’accès</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme arrive dans le hall, le traverse et, perplexe, se place devant le digicode de la porte donnant accès à l’escalier. Un homme arrive à son tour et se dirige vers la même porte pour composer le code.</em><br><strong>Femme</strong> – Excusez-moi… Je peux entrer avec vous… Je n’ai pas le code…<br><strong>Homme</strong> – Euh… Oui… Enfin… Vous voulez dire que vous n’avez pas le code ?<br><strong>Femme</strong> – Oui… C’est ce que je viens de vous dire, non ?<br><strong>Homme</strong> – C’est-à-dire que… En principe, on doit avoir le code pour rentrer dans cet immeuble. C’est justement ça le principe…<br><strong>Femme</strong> – Le principe ?<br><strong>Homme</strong> – Ceux qui ont le code ont le droit d’entrer, les autres non. À quoi ça sert d’avoir un code, sinon ?<br><strong>Femme</strong> – Ah, d’accord…<br><strong>Homme</strong> – Ben ouais…<br><strong>Femme</strong> – Donc vous ne voulez pas me laisser entrer ?<br><strong>Homme</strong> – Ben non…<br><strong>Femme</strong> – Vous me prenez pour une voleuse, c’est ça ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas, moi… Si vous habitiez dans cet immeuble, pourquoi est-ce que vous n’auriez pas le code ?<br><strong>Femme</strong> – Pourquoi ? Le code pourrait avoir changé sans que j’en sois avertie.<br><strong>Homme</strong> – Le code n’a pas changé depuis vingt ans.<br><strong>Femme</strong> – Je pourrais l’avoir oublié !<br><strong>Homme</strong> – C’est le genre de code qu’on n’oublie pas, croyez-moi. Beaucoup de personnes âgées habitent dans cet immeuble, alors on a choisi quelque chose de facile à mémoriser. Même un Alzheimer en stade terminal oublierait sa date de naissance avant d’oublier le code de cet immeuble…<br><strong>Femme</strong> – 1515 ? 14-18 ? 16-64 ?<br><strong>Homme</strong> – 16-64 ?<br><strong>Femme</strong> – 16-64, ça ne vous dit rien ?<br><strong>Homme</strong> – Donc, vous n’habitez pas dans cet immeuble…<br><strong>Femme</strong> – Et votre date de naissance, vous vous en souvenez ?<br><strong>Homme</strong> – Puisque vous n’habitez pas ici, qui venez-vous voir ?<br><strong>Femme</strong> – Mais enfin, ça ne vous regarde pas ! Vous êtes de la police ?<br><strong>Homme</strong> – Non. Mais c’est mon immeuble.<br><strong>Femme</strong> – Cet immeuble vous appartient ?<br><strong>Homme</strong> – J’en suis copropriétaire. Je veille sur la sécurité des gens qui l’habitent. Et sur l’intégrité de leurs biens.<br><strong>Femme</strong> – Je vois… Vous êtes une sorte de milicien, en somme. Méfiez-vous. À la Libération, certains pourraient avoir envie de vous tondre.<br><strong>Homme</strong> – Dites-moi seulement ce que vous venez faire ici.<br><strong>Femme</strong> – Je viens pour assassiner quelqu’un, ça vous va ?<br><strong>Homme</strong> – À quel étage ?<br><strong>Femme</strong> – Parce que ça change quelque chose ?<br><strong>Homme</strong> – C’est juste pour vérifier que vous n’êtes pas encore en train de mentir.<br><strong>Femme</strong> – La petite vieille du cinquième.<br><strong>Homme</strong> – Au cinquième, c’est un couple d’homos et une fille-mère.<br><strong>Femme</strong> – Une fille-mère ? Mais vous vivez à quelle époque ? À la fin du 19ème ?<br><strong>Homme</strong> – Oui, bon, ça va… Je voulais dire une mère célibataire…<br><strong>Femme</strong> – Une mère célibataire… Aujourd’hui, on dit une famille monoparentale, figurez-vous !<br><strong>Homme</strong> – En tout cas, on ne dit pas la petite vieille du cinquième ! Donc vous mentez !<br><strong>Femme</strong> – Évidemment, que je mens. Si j’étais venue pour assassiner quelqu’un, vous croyez vraiment que je vous préciserais l’étage ?<br><strong>Homme</strong> – Ça ne me dit toujours pas ce que vous venez faire ici.<br><strong>Femme</strong> – Au départ, je n’étais pas venue pour tuer quelqu’un, c’est vrai. Mais je dois avouer qu’après vous avoir rencontré, ça me donne des envies de meurtre…<br><strong>Homme</strong> – Très bien, ironisez tant que vous voudrez. Mais tant que je ne saurai pas ce que vous venez faire ici, pas question de vous laisser entrer.<br><strong>Femme</strong> – OK… Je viens voir quelqu’un, ça vous va ?<br><strong>Homme</strong> – Ah oui ? Et qui ça ?<br><strong>Femme</strong> – Le dentiste.<br><strong>Homme</strong> – Vous avez mal aux dents ?<br><strong>Femme</strong> – C’est plus compliqué que ça…<br><strong>Homme</strong> – Quel dentiste, d’abord ? Il y en a au moins trois ou quatre, dans l’immeuble.<br><strong>Femme</strong> – Je ne connais pas son nom. Je veux dire son vrai nom.<br><strong>Homme</strong> – C’est commode…<br><strong>Femme</strong> – Non, justement, ce n’est pas commode. C’est quelqu’un que j’ai rencontré sur le net. Je connais seulement son pseudo.<br><strong>Homme</strong> – Un pseudo ?<br><strong>Femme</strong> – Il m’a donné rendez-vous chez lui, mais il a oublié de me donner le code.<br><strong>Homme</strong> – Il vous donne rendez-vous chez lui, mais il ne vous donne pas le code…<br><strong>Femme</strong> – Il a oublié, je vous dis !<br><strong>Homme</strong> – Hun, hun… Vous n’avez qu’à lui téléphoner.<br><strong>Femme</strong> – Je n’ai pas son numéro.<br><strong>Homme</strong> – Ah, il ne vous a pas donné son numéro non plus. Apparemment, c’est quelqu’un qui tient beaucoup à préserver son intimité… Vous êtes vraiment sûre qu’il vous a invitée à venir chez lui ? Je veux dire, il ne vous a pas donné le code…<br><strong>Femme</strong> – Il m’a donné l’adresse, il m’a dit qu’il habitait au troisième et qu’il était dentiste. Je pense que s’il ne voulait pas me voir…<br><strong>Homme</strong> – Dentiste ? Au troisième… Donc c’est l’adresse de son cabinet. Pas de chez lui.<br><strong>Femme</strong> – Et alors ?<br><strong>Homme</strong> – Cela explique le fait qu’il ait oublié de vous donner le code.<br><strong>Femme</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Homme</strong> – Parce que dans la journée, il n’y a pas de code.<br><strong>Femme</strong> – Donc il y a bien un dentiste au troisième.<br><strong>Homme</strong> – Oui.<br><strong>Femme</strong> – Alors vous voyez bien que je ne mens pas.<br><strong>Homme</strong> – En même temps, c’est indiqué sur la plaque.<br><strong>Femme</strong> – Quelle plaque ?<br><strong>Homme</strong> – La plaque qui se trouve dehors à l’entrée de cet immeuble.<br><strong>Femme</strong> – D’accord… Donc, vous ne voulez toujours pas me laisser entrer ?<br><strong>Homme</strong> – Ça dépend… C’est quoi, votre pseudo, à vous ?<br><strong>Femme</strong> – Pardon ?<br><strong>Homme</strong> – Vous avez dit que vous ne connaissez ce dentiste que sous son pseudo. J’imagine qu’il ne vous connaît vous aussi que sous un nom de code.<br><strong>Femme</strong> – Et pourquoi est-ce que je vous donnerais mon numéro de code ? C’est très personnel, non ? Plus que le code d’accès à un immeuble, en tout cas…<br><strong>Homme</strong> – Disons que c’est donnant donnant.<br><strong>Femme</strong> – Alex343.<br><strong>Homme</strong> – Alex343 ?<br><strong>Femme</strong> – Quoi ? Ça ne vous plaît pas non plus ?<br><strong>Homme</strong> – Si, si… Alex343, c’est un très joli nom. (<em>Changeant de ton</em>) Pour une bien jolie personne… Ça donne envie de connaître les 342 autres Alex.<br><strong>Femme</strong> – Vous me draguez, maintenant ? Vous ne manquez pas d’air ?<br>Homme – Nous sommes partis sur un mauvais pied, mais permettez-moi de me présenter : Domi459.<br><strong>Femme</strong> – Domi459 ? Alors c’est vous ?<br><strong>Homme</strong> – J’espère que vous n’êtes pas trop déçue…<br><strong>Femme</strong> – Non, non, mais… Je ne vous imaginais pas comme ça…<br><strong>Homme</strong> – Excusez-moi pour le code, mais comme en journée, il n’y en a pas…<br><strong>Femme</strong> – Bien sûr.<br><strong>Homme</strong> – Et puis on ne sait jamais à qui on a affaire.<br><strong>Femme</strong> – Vous avez raison. On n’est jamais trop prudent.<br><strong>Homme</strong> – Vous avez trouvé facilement ?<br><strong>Femme</strong> – Oui, oui… Jusqu’à ce que j’arrive devant cette porte en tout cas…<br><em>Il lui montre la porte.</em><br><strong>Homme</strong> – Mais allez-y, je vous en prie…<br><strong>Femme</strong> – Euh…<br><strong>Homme</strong> – Ah oui, c’est vrai… Vous n’avez pas le code… Attendez, je passe devant vous… 39-45, c’est facile à se rappeler…<br><strong>Femme</strong> – Oui, c’est pratique…<br><strong>Homme</strong> – Mais au fait, j’ai oublié de me présenter… Comme vous ne me connaissez que sous mon pseudo…<br><strong>Femme</strong> – Votre nom est inscrit sur la plaque à l’entrée de l’immeuble.<br><strong>Homme</strong> – Ah oui, c’est vrai ! Et vous, votre vrai nom, c’est quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Si vous permettez, j’attendrai de vous connaître un peu mieux avant de vous donner le code d’accès…<br><em>Ils sortent.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:91px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/code-dacces/">Code d’accès</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
