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	<title>Archives des Jalousie - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Jalousie - La Sketchothèque</title>
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	<item>
		<title>Revanche</title>
		<link>https://sketchotheque.net/revanche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 15:49:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de coulisses]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
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		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revanche, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de coulisses' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage (homme ou femme) est là. Un autre arrive (également de sexe indifférent).<br></em><strong>Un</strong> – Salut !<br><strong>Deux</strong> – Salut…<br><strong>Un</strong> – Tu viens pour le casting ?<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – C’est un très beau rôle, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Le genre de rôle qui peut relancer une carrière…<br><strong>Deux</strong> – Relancer…? C’est pour moi que tu dis ça ?<br><strong>Un</strong> – Ça fait un moment qu’on ne t’a plus vu sur les écrans, non ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai surtout fait du théâtre ces derniers temps.<br><strong>Un</strong> – Et de la pub ! Ça me revient, maintenant, je t’ai vu dans ce spot pour les fauteuils monte-escalier.<br><strong>Deux</strong> – C’était pour les appareils auditifs.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui, peut-être.<br><strong>Deux</strong> – Ouais.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Tu ne te souviens vraiment pas de moi ?<br><strong>Deux</strong> – Je devrais ?<br><strong>Un</strong> – On a participé à un casting ensemble il y a… Enfin on était jeunes à l’époque.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Un</strong> – C’était pour un téléfilm. L’histoire d’un salaud qui tue sa femme pour hériter de son assurance-vie, et qui se débrouille pour que son meilleur ami soit accusé du crime.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui.<br><strong>Un</strong> – C’est toi qui avais eu le rôle. Tu devais être plus convaincant que moi pour jouer les salopards.<br><strong>Deux</strong> – Ouais.<br><strong>Un</strong> – C’est ça qui avait lancé ta carrière, d’ailleurs.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai.<br><strong>Un</strong> – À quoi ça tient, hein ?<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – À cette époque-là, si c’est moi qui avais été retenu pour le rôle et pas toi. Ce serait peut-être moi la vedette aujourd’hui.<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><strong>Un</strong> – Une vedette un peu has been, mais bon.<br><strong>Deux</strong> – Merci… Mais tu sais, je ne crois pas trop au hasard.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Deux</strong> – Peut-être que j’avais déjà plus de talent que toi en ce temps-là, c’est tout.<br><strong>Un</strong> – Ouais… Ou peut-être que tu couchais avec la productrice.<br><em>L’autre encaisse la remarque.</em><br><strong>Deux</strong> – Et alors ? Tu viens pour le casting du premier rôle, toi aussi ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Un second rôle, alors ?<br><strong>Un </strong>– Non plus.<br><strong>Deux</strong> – Une figuration ?<br><strong>Un</strong> – Je suis le producteur.<br><em>L’autre accuse à nouveau le coup.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Un</strong> – Comme je n’arrivais jamais à coucher avec la productrice pour avoir des rôles, j’ai décidé de devenir producteur.<br><strong>Deux</strong> – Ah, ouais ?<br><strong>Un</strong> – Pour coucher, je n’avais pas le physique.<br><strong>Deux</strong> – OK.<br><strong>Un</strong> – Mais rassure-toi, moi je ne demande pas aux acteurs de coucher avec moi pour avoir le rôle.<br><strong>Deux</strong> – D’accord.<br><strong>Un</strong> – Non, je prends juste ceux qui ont du talent, tu vois<br><strong>Deux</strong> – Je vois.<br><strong>Un</strong> – Mais ça je ne sais pas si ça doit vraiment te rassurer…<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Non, je ne t’avais pas reconnu tout à l’heure, mais… Oui, je me souviens maintenant.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Deux</strong> – Paul, c’est ça ?<br><strong>Un</strong> – Pierre.<br><strong>Deux</strong> – C’est ça. Pierre. Mais on s’était revus, non ?<br><strong>Un</strong> – Je t’avais laissé mon numéro. Mais tu ne m’as jamais rappelé.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Un</strong> – Tu m’avais emprunté cinquante euros pour prendre un taxi.<br><strong>Deux</strong> – D’accord… J’ai dû perdre ton numéro.<br><strong>Un</strong> – Sûrement…<br><strong>Deux</strong> – Non mais je te les rends tout de suite, si tu veux.<br><strong>Un</strong> – Allez, c’est cadeau. Maintenant, je n’en ai plus besoin.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr ?<br><strong>Un</strong> – Garde tes cinquante euros… Tu boiras un verre à ma santé. En mémoire du bon vieux temps.<br><strong>Deux</strong> – Je te laisserai mon numéro. On peut boire un verre ensemble, non ? Je t’invite…<br><strong>Un</strong> – À tout à l’heure pour le casting.<br><strong>Deux</strong> – À tout l’heure…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/">Brèves de coulisses</a><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="308" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves de coulisses de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-1485" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez-300x231.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mémoires</title>
		<link>https://sketchotheque.net/memoires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 15:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitué(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Secret]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mémoires, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Il est assis à une table, un calepin devant lui. Il a l’air de réfléchir. Elle arrive.<br></em><strong>Elle</strong> – Ça va ? Tu as l’air bizarre…<br><strong>Lui</strong> – Je réfléchissais.<br><strong>Elle</strong> – Ah… Ça doit être pour ça… (<em>Un temps</em>) Et tu réfléchissais à quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Je me demandais si… je n’allais pas écrire mes mémoires.<br><strong>Elle</strong> – Pardon ?<br><strong>Lui</strong> – Mes mémoires…<br><strong>Elle</strong> – Tes mémoires ?<br><strong>Lui</strong> – Ben oui, mes mémoires. L’histoire de ma vie, quoi.<br><strong>Elle</strong> – Tu ne te sens pas bien ?<br><strong>Lui</strong> – Si, ça va très bien, pourquoi ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas… comme tu parles d’écrire tes mémoires.<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas dit que je voulais écrire mon testament, j’ai dit que je voulais écrire mes mémoires.<br><strong>Elle</strong> – D’accord…<br><strong>Lui</strong> – On peut avoir envie d’écrire ses mémoires sans être à l’article de la mort. Son testament aussi, d’ailleurs.<br><strong>Elle</strong> – Oui, enfin… Tu es encore jeune, pour écrire tes mémoires, non ?<br><strong>Lui</strong> – Quand veux-tu que je les écrive, mes mémoires ? Quand je serai mort ? Ou quand je serai Alzheimer ?<br><strong>Elle</strong> – Tu as l’impression d’avoir des problèmes de mémoire ?<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas dit que j’avais des problèmes de mémoire ! J’ai dit que je voulais écrire mes mémoires !<br><strong>Elle</strong> – Comme tu me parles d’Alzheimer…<br><strong>Lui</strong> – Ce que je dis, c’est que pour écrire ses mémoires, encore faut-il en avoir, de la mémoire.<br><strong>Elle</strong> – En tout cas, il faut avoir des souvenirs intéressants à raconter.<br><strong>Lui</strong> – Et tu crois que je n’en ai pas ?<br><strong>Elle</strong> – Admettons… Et… tu crois que ça peut intéresser quelqu’un ?<br><strong>Lui</strong> – Merci de tes encouragements…<br><strong>Elle</strong> – Enfin, je veux dire, tu n’es pas le Général De Gaulle, non plus. Tu n’as pas sauvé la France.<br><strong>Lui</strong> – D’accord, je n’ai pas sauvé la France, mais il m’est quand même arrivé quelques trucs.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui ? Quand ça ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Avant de te rencontrer, peut-être.<br><strong>Elle</strong> – D’accord.<br><strong>Lui</strong> – Après, ça dépend comment c’est raconté, évidemment. Même si ce ne sont que des anecdotes, si c’est bien raconté…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Et… tu vas parler de moi ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Pas forcément.<br><strong>Elle</strong> – Tu vas écrire tes mémoires, et tu ne vas pas parler de moi ?<br><strong>Lui</strong> – Mais si, sûrement, je vais parler de toi.<br><strong>Elle</strong> – Donc tu vas parler de moi.<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br><strong>Elle</strong> – Et qu’est-ce que tu vas raconter sur moi ?<br><strong>Lui</strong> – Ça je ne sais pas encore.<br><strong>Elle</strong> – Oui, et bien moi, j’aimerais bien savoir, figure-toi.<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai même pas encore commencé à écrire, et tu veux déjà me censurer ?<br><strong>Elle</strong> – C’est ma vie, non ? Et si ce que tu dis de moi, ça ne me convient pas ?<br><strong>Lui</strong> – Dans ce cas, tu n’as qu’à les écrire aussi, tes mémoires ! Comme ça les gens pourront comparer, et ils se feront une opinion par eux-mêmes.<br><strong>Elle</strong> – Quoi ? Parce que tu ne me crois pas capable d’écrire mes mémoires, peut-être ?<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas dit ça.<br><strong>Elle</strong> – Mais c’est ce que tu insinues. Et ce que tu insinues aussi, c’est que ma vie n’est pas aussi intéressante que la tienne.<br><strong>Lui</strong> – Ta vie ? Mais on vit ensemble depuis des années !<br><strong>Elle</strong> – Oui, mais ce que tu dis, c’est que ce qui t’est arrivé de plus intéressant, c’était avant de me connaître.<br><strong>Lui</strong> – Ouais, peut-être bien.<br><strong>Elle</strong> – Moi aussi, il m’est arrivé des trucs intéressants avant de te rencontrer, tu sais ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ? Et quoi, par exemple ?<br><strong>Elle</strong> – Là, tout de suite, je ne saurais pas te dire quoi, mais je suis sûre qu’en y repensant…<br><strong>Lui</strong> – C’est ça, oui…<br><strong>Elle</strong> – C’est toi qui veux écrire tes mémoires, tu as eu le temps d’y penser, pas moi.<br><strong>Lui</strong> – Eh ben vas-y… Penses-y. Et si ça te revient, tu me le diras. Moi en attendant, je vais écrire mes mémoires ailleurs, puisqu’ici, il n’y a pas moyen de se concentrer.<br><em>Il se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Se concentrer. Mon pauvre ami… (<em>Elle regarde la feuille qu’il a laissée sur la table et lit.</em>) « Mémoires d’un tueur à gages »… Qu’est-ce que ça veut dire…<br><strong>Lui</strong> – C’est le titre.<br><strong>Elle</strong> – Mais tu n’es pas un tueur à gages.<br><strong>Lui</strong> – Ben si.<br><strong>Elle</strong> – Pendant toutes ces années qu’on a vécu ensemble, tu étais un tueur à gages ?<br><strong>Lui</strong> – Ben oui.<br><strong>Elle</strong> – Je croyais que tu étais plombier.<br><strong>Lui</strong> – C’était une couverture…<br><strong>Elle</strong> – Et il y a encore beaucoup de choses, comme ça, que tu ne m’as pas dites ?<br><strong>Lui</strong> – Tu n’auras qu’à lire mes mémoires…<br><strong>Elle</strong> – C’est ça… Et toi les miennes !<br><em>Il sort. Elle s’assied à sa place, sort une feuille et un stylo et commence à réfléchir.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors, par où je vais commencer… Ah oui, tiens, ce n’est pas mal, ça. « Mémoires d’une call-girl »…<br><em>Elle se met à écrire.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les amis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-amis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 16:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1202</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les amis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis à une table, et prennent un café. Silence embarrassé.<br></em><strong>Fred</strong> – Je ne savais pas qu’il était malade… Enfin… malade du cœur, je veux dire.<br><strong>Max</strong> – Moi non plus.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr. Sinon tu me l’aurais dit…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Il n’en avait parlé à personne. Pas même à sa femme, apparemment.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne m’étonne pas. Vincent… il avait un tempérament de vainqueur. Tout lui réussissait.<br><strong>Max</strong> – Le plus gros salaire, la plus grosse voiture… La plus belle femme…<br><strong>Fred</strong> – Ce qu’il aimait, c’était qu’on l’admire. Il n’aurait pas supporté qu’on le plaigne.<br><strong>Max</strong> – Mais il est mort quand même.<br><strong>Fred</strong> – On ne peut pas gagner à tous les coups.<br><strong>Max</strong> – Non… Je dirais même qu’à la fin, on est sûr de perdre. Tous. Même ceux qui ont… un tempérament de vainqueur.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Et toi, ça va ?<br><strong>Max</strong> – Ça va.<br><strong>Fred</strong> – Alors tu n’as pas quitté la région.<br><strong>Max</strong> – Non. Je n’ai même pas quitté le lycée, tu vois. Puisque j’y suis devenu prof. J’y resterai sans doute jusqu’à l’âge de la retraite. Je ne dois pas avoir un tempérament de vainqueur, comme tu dis.<br><strong>Fred</strong> – Je parlais de Vincent. Toujours aussi susceptible…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Et toi ?<br><strong>Fred</strong> – Ça va.<br><strong>Max</strong> – Toujours dans l’immobilier ?<br><strong>Fred</strong> – Toujours. Mais j’ai pas mal voyagé.<br><strong>Max</strong> – Aux États-Unis ?<br><strong>Fred</strong> – Aux États-Unis. En Asie. Maintenant j’habite dans le Sud.<br><strong>Max</strong> – Le Sud de la France…?<br><strong>Fred</strong> – Lyon.<br><strong>Max</strong> – Marié ?<br><strong>Fred</strong> – Marié. Et divorcé. Et toi ?<br><strong>Max</strong> – Divorcé. Et remarié.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vus ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… Longtemps.<br><strong>Fred</strong> – C’est dommage.<br><strong>Max</strong> – Mmm…<br><strong>Fred</strong> – On était très proches, pourtant. On était amis.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – On l’est encore, non ?<br><strong>Max</strong> – Bien sûr…<br><strong>Fred</strong> – Mais on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – Tu l’as dit, tu habites dans le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Lyon, ce n’est pas le bout du monde.<br><strong>Max</strong> – Non. Ce n’est même pas vraiment le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas. Ça commence où, le Sud ?<br><strong>Max</strong> – Exactement, je ne sais pas. Je dirais Montélimar.<br><strong>Fred</strong> – Pourtant Lyon, ce n’est pas le Nord. Ce n’est pas le Centre, non plus. L’Est ?<br><strong>Max</strong> – Pas vraiment.<br><strong>Fred</strong> – Pas l’Ouest, en tout cas.<br><strong>Max</strong> – Lyon est un défi lancé à tous les géographes dont je suis. Ce n’est pas une localisation, c’est une destination. La preuve, la Gare de Lyon est à Paris.<br><strong>Fred</strong> – Tu as raison. Lyon est au milieu de nulle part. On y arrive par l’autoroute, et on la traverse par un tunnel. C’est sûrement pour ça que j’y habite. J’ai toujours eu du mal à me fixer quelque part…<br><strong>Max</strong> – Moi je n’ai jamais réussi à bouger, tu vois. C’est sûrement pour ça que je suis devenu prof de géo. Pour voyager sans bouger de chez moi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Pardon ?<br><strong>Fred</strong> – La dernière fois qu’on s’est vus, c’était le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Quelle mémoire…<br><strong>Fred</strong> – C’était l’anniversaire de Vincent. Il avait organisé une grosse fête dans sa maison de campagne en Normandie.<br><strong>Max</strong> – Ah oui, peut-être. En tout cas, ce n’était pas à son mariage. Tu n’étais pas là.<br><strong>Fred</strong> – J’étais loin… À San Francisco, je crois. Je n’ai pas pu faire le voyage… C’est un reproche ?<br><strong>Max</strong> – Non. Une constatation.<br><strong>Fred</strong> – Je n’ai jamais trop aimé les cérémonies.<br><strong>Max</strong> – Tu es quand même venu à son enterrement.<br><strong>Fred</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce qui s’est passé ce soir-là, pour qu’on ne se soit jamais revu après ?<br><strong>Max</strong> – On se revoit aujourd’hui.<br><strong>Fred</strong> – Oui… Plus de dix ans après. Et il a fallu que Vincent meurt…<br><strong>Max</strong> – On ne se voyait déjà plus beaucoup avant cette fête en Normandie, non ? C’est la vie. On a pris des directions différentes. Et nos chemins ne se sont plus croisés…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors tu ne m’as jamais pardonné ?<br><strong>Max</strong> – Pardonné quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le sais très bien.<br><strong>Max</strong> – Je t’assure que non.<br><strong>Fred</strong> – Et tu ne me pardonneras jamais.<br><strong>Max</strong> – Mais quoi ?<br><strong>Fred</strong> – D’être sorti avec Cécile ! Le jour de l’anniversaire de Vincent.<br><strong>Max</strong> – Pourquoi je t’en voudrais ?<br><strong>Fred</strong> – Parce que tu étais amoureux d’elle, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – N’importe quoi.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’étais pas amoureux d’elle ?<br><strong>Max</strong> – Si peut-être un peu…<br><strong>Fred</strong> – Tu avais toujours été amoureux d’elle. Moi j’arrive ce soir-là, je ne l’avais pas vue depuis… et elle me tombe dans les bras.<br><strong>Max</strong> – Je ne sortais pas avec elle. Ce n’est pas comme si elle m’avait trompé avec mon meilleur ami.<br><strong>Fred</strong> – Donc tu t’en souviens. Et tu m’en as voulu.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – C’est elle qui est venue vers moi.<br><strong>Max</strong> – Bien sûr. Et tu t’es laissé faire, comme d’habitude.<br><strong>Fred</strong> – Je ne l’ai jamais revue après. Et elle n’a pas cherché à me revoir<br><strong>Max</strong> – Pourquoi tu me racontes ça ? C’est moins grave si c’est un coup d’un soir, c’est ça ?<br><strong>Fred</strong> – Finalement, quelques mois après, c’est avec Vincent qu’elle sortait. Et tu ne lui en as jamais voulu, à lui.<br><strong>Max</strong> – Lui, il s’est marié avec elle.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu continuais à les voir ?<br><strong>Max</strong> – Oui. De temps en temps. La ville n’est pas bien grande, tu sais.<br><strong>Fred</strong> – Mais nous, on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – C’est compliqué de rester ami avec quelqu’un qui habite à cinq cents bornes de chez toi, mais c’est encore plus compliqué de rester fâché avec un pote qui habite juste en face.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est moi le méchant, c’est ça ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit ça.<br><strong>Fred</strong> – Tu viendras à mon enterrement, au moins ?<br><strong>Max</strong> – Tu dis n’importe quoi. Et puis je mourrai peut-être avant toi.<br><strong>Fred</strong> – J’étais bourré, ce soir-là. Comme tout le monde. C’est elle qui est venue me chercher. Je me suis laissé faire, comme tu dis. Elle avait envie de se faire un mec. Je ne sais pas pourquoi, c’est moi qu’elle a choisi.<br><strong>Max</strong> – Parce qu’elle savait que pour toi, ça n’avait pas d’importance, probablement. Que tu ne chercherais même pas à la revoir après.<br><strong>Fred</strong> – Sûrement, oui.<br><strong>Max</strong> – C’est sans doute pour ça que toutes les filles te tombent dans les bras.<br><strong>Fred</strong> – Oui. Et que je ne peux en garder aucune.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, j’étais jaloux. Jaloux de ton succès. Moi je suis celui avec qui on pourrait se marier. Du coup je leur fais peur. J’enviais ta légèreté…<br><strong>Fred</strong> – Et moi j’enviais ta rigueur.<br><strong>Max</strong> – Tu veux dire ma rigidité, j’imagine.<br><strong>Fred</strong> – Je pensais que toi, tu ferais quelque chose de ta vie. Je veux dire quelque chose qui a du sens.<br><strong>Max</strong> – Mais finalement, on n’aura rien fait d’important, tu vois. Ni les uns ni les autres.<br><strong>Fred</strong> – En tout cas, aucun de nous trois ne sera devenu une star du rock, comme on en rêvait tous à l’époque, quand on écumait ensemble les salles des fêtes de la région avec ce groupe…<br><strong>Max</strong> – Les Rebelles…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est ça… C’est à cause de Cécile…<br><strong>Max</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Ne me dis pas que c’est à cause de ce dernier concert qu’on a fait ensemble ? Et que j’ai complètement foiré parce qu’il manquait une corde à ma guitare…<br><strong>Max</strong> – Tu crois vraiment que c’est à cause d’une fille, Fred ? Ou d’une histoire de corde cassée ? Qu’il suffirait que je te pardonne pour qu’on soit de nouveau amis, comme on l’était il y a des années ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, si tu avais assuré un peu plus pendant ce concert, on en aurait peut-être faits quelques-uns de plus. Mais je ne suis pas con. Je sais bien que ce groupe, ce n’était pas fait pour durer. On ne serait jamais devenus des musiciens professionnels. Alors quant à devenir célèbres…<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Tu ne comprends pas, Fred. On n’est pas fâchés. On s’est perdu de vue, c’est tout. Et dans un sens c’est bien plus grave. Loin des yeux loin du cœur, tu connais la formule ? On ne fait plus rien ensemble. On n’a plus rien à partager. C’est pour ça qu’on n’est plus vraiment amis. L’amitié, ça ne meurt pas un jour précis. Comme Vincent. On s’éloigne peu à peu. Et on ne se revoit pas, parce que quand on se revoit, ça nous rappelle notre jeunesse. Toutes les promesses qu’on s’était faites entre nous, toutes les promesses qu’on s’était faites à nous-mêmes, et qu’on n’a pas tenues.<br><strong>Fred</strong> – Alors c’est quoi, l’amitié, à ton avis ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… C’est quand l’opinion de quelqu’un compte pour toi. Quand on se marre ensemble. Quand on a des projets en commun. C’est quoi, nos projets ? De prendre un autre café ensemble dans un an ou dans dix ans, à l’occasion d’un autre enterrement ? On n’a plus de rêves en commun, Fred. Et je ne suis pas sûr d’en avoir encore, des rêves. Quand on se voit, on ne parle que du bon vieux temps. C’est pour ça qu’on ne se voit plus. Parce que ça me déprime. Pas toi ?<br><strong>Fred</strong> – Excuse-moi…<br><strong>Max</strong> – De quoi ?<br><strong>Fred</strong> – De ne pas avoir été là. D’avoir déserté. Déserté notre amitié.<br><strong>Max</strong> – Tu n’y es pour rien. Moi non plus. C’est la vie. Quels projets on pourrait bien avoir encore ensemble ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – À l’époque on rêvait d’aller enregistrer un disque en Angleterre. De faire un concert au Golf Drouot.<br><strong>Fred</strong> – Dans ce cas, moi j’ai réalisé mon rêve. J’y joue tous les samedis, au golf. Avec mes collègues de travail.<br><strong>Max</strong> – Désolé, je ne sais pas jouer au golf, et je ne suis pas sûr d’avoir envie de m’y mettre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – De toute façon, le Golf Drouot, même à notre époque, ça n’existait déjà plus.<br><strong>Max</strong> – Eh ben tu vois, même à l’époque, on était déjà has been.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait se mettre à la randonnée… Avec des bâtons de ski, tu sais ? C’est plus de notre âge que le rock, non ?<br><strong>Max</strong> – Tu habites à Lyon, moi en banlieue parisienne.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait randonner du côté de Dijon. Faire chacun la moitié du chemin. Maintenant, avec le TGV…<br><strong>Max</strong> – Même quand on habitait encore à deux rues l’un de l’autre, on s’était déjà éloignés. Et quand tu es parti… Je ne te le reproche pas, évidemment. Tu avais de nouvelles choses à vivre. Moi aussi, d’ailleurs. Ce n’était pas les mêmes…<br><strong>Fred</strong> – Et puis il fallait bien trouver un vrai métier pour gagner sa vie. On ne peut pas rester éternellement bloqués sur des rêves impossibles à réaliser. Tu as raison. On se doutait bien, même à l’époque, qu’on ne deviendrait jamais des stars…<br><strong>Max</strong> – En tout cas, maintenant, on en est sûrs.<br><strong>Fred</strong> – Et c’est pour ça, à ton avis, qu’on n’est plus amis ? Parce qu’on n’a pas pu réaliser nos rêves d’ados.<br><strong>Max</strong> – Non. Pas seulement pour ça. Des rêves, on aurait pu en trouver d’autres. On aurait même pu rire ensemble de nos échecs.<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Quand on était vraiment amis, on se voyait tous les jours, on a même habité ensemble pendant quelque temps, on partait en vacances ensemble.<br><strong>Fred</strong> – On dirait que tu parles d’un vieux couple.<br><strong>Max</strong> – C’était un peu ça, non ? Le sexe en moins. Rassure-toi, ça ne m’a jamais tenté. Mais oui. L’amour, l’amitié… C’est un peu pareil. Et ça supporte mal le réchauffé.<br><strong>Fred</strong> – Et puis tu t’es marié. Moi aussi…<br><strong>Max</strong> – Nos femmes sont devenues nos meilleures amies. Le sexe en plus. Et même après nous avoir quittés, nos femmes restent souvent nos amies les plus fidèles. On était amis parce qu’on n’avait pas de femme, Fred. L’amitié, c’est un truc de célibataires.<br><strong>Fred</strong> – Donc on ne se reverra plus.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Parfois c’est encore plus triste de se voir que de ne pas se voir.<br><strong>Fred</strong> – Et tu n’as plus d’amis ?<br><strong>Max</strong> – Partager un barbecue une fois par mois, et une location de vacances une fois par an, est-ce que c’est vraiment être amis.<br>Fred – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit que c’était de ta faute. Je voudrais seulement arriver à faire la paix avec moi-même, tu comprends ? Le moi-même avec qui autrefois tu étais ami.<br><strong>Fred</strong> – Et si on remontait un groupe de rock ?<br><strong>Max</strong> – Ce serait pathétique…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu es sûr que tout ça a vraiment existé ?<br><strong>Max</strong> – Quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Ce que tu décris, là. Notre amitié, telle que tu en parlais tout à l’heure.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Non ?<br><strong>Fred</strong> – On était sans arrêt jaloux l’un de l’autre. On était prêts à toutes les trahisons juste pour être sur le devant de la scène, juste pour avoir une fille, quitte à la piquer à son meilleur copain. En fait, on se détestait.<br><strong>Max</strong> – Oui… Mais on se marrait bien. Et au moins on était vivants. Depuis combien de temps tu ne t’es pas vraiment marré ?<br><strong>Fred</strong> – Depuis longtemps, je crois. Aussi longtemps que toi, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – Voilà. On ne se marre plus ensemble. Et je ne suis pas sûr qu’on se marre beaucoup en général. Ce qui s’appelle se marrer, tu vois ? À en attraper mal au ventre. Tu te souviens de nos rigolades ? Finalement, c’est peut-être ça, l’amitié. C’est ça notre paradis perdu. Le rire…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Je vais revenir vivre à Paris.<br><strong>Max</strong> – Pas à cause de notre discussion, quand même ?<br><strong>Fred</strong> – J’y pensais depuis quelque temps déjà. Parce que Lyon, entre nous…<br><strong>Max</strong> – C’est toi qui vois…<br><strong>Fred</strong> – On pourra toujours faire de la rando dans le Bois de Vincennes…<br><strong>Max</strong> – C’est vrai que c’est tentant. Je vais y réfléchir.<br><strong>Fred</strong> – Il va falloir que j’y aille. Mon train est dans un quart d’heure.<br><strong>Max</strong> – OK. Tu as mon numéro.<br><em>Ils se lèvent, hésitent, et se font une chaleureuse accolade. Fred s’apprête à partir.</em><br><strong>Fred</strong> – Sinon, pour mon déménagement… je pourrai compter sur toi ?<br><strong>Max</strong> – Les amis, c’est fait pour ça, non ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Disparition</title>
		<link>https://sketchotheque.net/disparition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 13:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Disparition, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un couple, assis sur un canapé. Ils ne parlent pas et ne se regardent pas. Ils semblent s’emmerder. Il se met à chercher quelque chose, mais ne le trouve pas.<br></em><strong>Lui</strong> – Tu n’aurais pas vu la télécommande ? Elle a disparu…<br><em>Elle le regarde, étonnée.</em><br><strong>Elle</strong> – Mais… on n’a plus de télé!<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, c’est vrai…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que tu ferais si je disparaissais ?<br><em>Elle le regarde, interloquée.</em><br><strong>Elle</strong> – Comme la télécommande ?<br><strong>Lui</strong> – Mais non, pas comme la télécommande ! Si je disparaissais, tu vois ce que je veux dire…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne te sens pas bien ?<br><strong>Lui</strong> – Si, si, ça va. C’est juste une hypothèse.<br><strong>Elle</strong> – Tu n’as pas une hypothèse plus gaie ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis plus vieux que toi. Je partirai sûrement avant.<br><strong>Elle</strong> – On n’a que trois ans de différence…<br><strong>Lui</strong> – Les femmes vivent plus longtemps que les hommes ! Et puis je peux avoir un accident. Une crise cardiaque. Un cancer.<br><strong>Elle</strong> – Moi aussi !<br><strong>Lui</strong> – Oui, mais c’est moi qui ai posé la question le premier.<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. Il sera toujours temps d’y penser.<br><strong>Lui</strong> – Il vaut mieux prévenir…<br><em>Elle le regarde, ne comprenant pas.</em><br><strong>Lui</strong> – Je veux dire, il vaut mieux prévoir.<br><em>Silence.</em><br><strong>Lui</strong> – En tout cas, je te préviens, je préfère être incinéré.<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi tu me dis ça maintenant ?<br><strong>Lui</strong> – Ben, je ne vais pas te le dire après, hein ? (<em>Un temps</em>) C’est ma hantise, ça. D’être enterré vivant. Pas toi ?<br><strong>Elle</strong> – Ça ne doit pas arriver très souvent.<br><strong>Lui</strong> – Il suffit d’une fois.<br><strong>Elle</strong> – Et d’être brûlé vif, ça ne t’angoisse pas ?<br><em>Il la regarde, inquiet.</em><br><strong>Lui</strong> – Je n’avais jamais pensé à ça… (<em>Un temps</em>) Tu crois qu’il y a une vie après la mort ?<br><strong>Elle</strong> – Est-ce que c’est vraiment à souhaiter… ?<br><strong>Lui</strong> – Tu n’aurais aucun souci à te faire du point de vue financier, tu sais…<br><strong>Elle</strong> (<em>surprise</em>) – S’il y avait une vie après la mort, tu veux dire ?<br><strong>Lui</strong> – Si je venais à disparaître !<br><strong>Elle</strong> – Ah oui… Je n’étais pas inquiète.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Je ne t’en voudrais pas si tu te remariais.<br><strong>Elle</strong> – Merci.<br><strong>Lui</strong> – Enfin, vous n’êtes pas obligés de vous marier, non plus.<br><strong>Elle</strong> – Qui ça, nous ?<br><strong>Lui</strong> – Toi et lui. Le type avec qui tu te recaserais. Autant garder ton indépendance.<br><strong>Elle</strong> – Quelle indépendance ?<br><strong>Lui</strong> – C’est marrant, j’ai du mal à t’imaginer avec un autre mec, quand même…<br><strong>Elle</strong> (<em>vexée</em>) – Tu crois que personne ne voudrait de moi ?<br><strong>Lui</strong> – Si, si. justement. En fait, je pense que je serais jaloux.<br><strong>Elle</strong> – Quand tu seras mort, tu seras jaloux ?<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><strong>Elle</strong> – Et si je disparaissais avant toi ?<br><strong>Lui</strong> (<em>de mauvaise foi</em>) – Là, tu me prends de court. (<em>Un temps</em>) Si je me recasais, tu m’en voudrais ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne serais pas là pour le voir.<br><strong>Lui</strong> – Mais tu serais jalouse… ?<br><em>Elle le regarde, méfiante, mais ne répond pas.</em><br><strong>Lui</strong> – Avec qui tu me verrais ?<br><strong>Elle</strong> – Tu veux que je te présente une copine, au cas où, c’est ça ?<br><strong>Lui</strong> – Ben, pour les enfants, il y a les parrains et les marraines… Pour les députés, c’est pareil. Il y a les suppléantes. S’il y en a un qui meurt ou qui démissionne, on a immédiatement une remplaçante. C’est prévu…<br><strong>Elle</strong> – Oui… Pour les voitures, il y a les roues de secours. En cas de crevaison… (<em>Inquiète</em>) Tu n’es pas en train de me dire que tu m’as déjà trouvé une suppléante… ?<br><strong>Lui</strong> – Ben, ce n’est pas si évident, que ça, hein ?<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – L’avantage avec la bigamie, c’est qu’en cas de décès, on n’est qu’à moitié veuf.<br><em>Elle le regarde, sidérée.</em><br><strong>Elle</strong> – Oui…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Elle et Lui</a><br><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="379" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Elle et Lui" class="wp-image-493" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp 629w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil-300x181.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Les encombrants</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-encombrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Poubelle]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=627</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les encombrants, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La scène est vide à l’exception d’une grande poubelle à roulettes au couvercle jaune. Une femme arrive en tirant une autre poubelle du même type mais au couvercle vert. Habillée avec élégance et juchée sur des talons hauts, elle tente de conserver un semblant de dignité dans cet exercice dégradant qu’est, pour une bobo qui n’a plus les moyens de se payer une bonne, celui de sortir elle-même la poubelle. Son portable sonne, et elle répond.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Allô, oui ? Ah, bonsoir Jacques ! Non, non, vous ne me dérangez pas. J’étais en train de ranger quelques papiers et je m’apprêtais à prendre un bain… Ce soir à dix-neuf heures trente ? Ah, oui, c’est absolument parfait ! Mais vous êtes sûr que… Votre dernière patiente ? Très bien ! Dans ce cas, nous aurons peut-être le temps de prendre un verre après, histoire de faire un peu connaissance ? Ah oui, ou de dîner si vous préférez… Je connais un très bon japonais du côté de… Ah, vous détestez les sushis… Non, non, pas du tout… J’aime beaucoup la choucroute aussi… Parfait, alors à tout à l’heure… Non, non, j’ai bien l’adresse de votre cabinet… Ah, il y a un code à partir de 19 heures… Attendez, je prends de quoi noter… Je suis dans la salle de bain, et je n’ai rien sur moi… Je veux dire pour écrire…<br><em>Elle sort un crayon mais, se rendant compte qu’elle n’a pas de papier, ouvre le couvercle de la poubelle jaune. La trouvant vide, elle laisse le couvercle ouvert et ouvre le couvercle de sa propre poubelle dont elle sort au hasard un paquet de céréales basses calories.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Voilà, je vous écoute… Ouh, là, en effet, c’est compliqué… (<em>Plaisantant</em>)Vous ne pouviez pas choisir 1515, 14-18 ou 39-45, comme tout le monde ? Ah, c’est la date de décès de votre belle-mère… Oui, vous avez raison, pour un cambrioleur, évidemment, c’est plus difficile à deviner… Mais vous pouvez me redire ça moins vite ? Juste une seconde, je m’installe un peu plus confortablement…<br><em>Elle se contorsionne pour essayer de noter d’une main sur le carton tout en tenant le téléphone de l’autre, avant de prendre le parti de poser le carton sur le bord de la poubelle jaune dont elle a laissé le couvercle ouvert. Le carton tombe par terre et en essayant de le rattraper, elle laisse tomber son portable au fond de la poubelle vide.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Oh, non, ce n’est pas vrai… (<em>En direction du fond de la poubelle</em>) Allô ? Jacques ? Vous m’entendez ? (<em>Elle se penche vers le fond de la poubelle pour tenter de récupérer le téléphone</em>.) Allô ? Je vous entends très mal…<br><em>Elle finit par basculer dans la poubelle. Seules ses deux jambes dépassent, qu’elle agite en poussant des cris étouffés. Un homme arrive, un portable à la main.</em><br><strong>Homme</strong> – Allô ? Allô ? Vous m’entendez ?<br><em>Sa femme arrive derrière lui.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Jacques ? Qu’est-ce que tu fais là ?<br><em>Jacques range aussitôt son portable. Craignant d’être surprise dans cette position embarrassante, la prisonnière de la poubelle rentre ses jambes et se calme.</em><br><strong>Homme</strong> – Eh bien, je… Je venais chercher la poubelle pour la remonter… Le coiffeur n’a pas pu te prendre, finalement ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>sèchement</em>) – Si. J’en sors.<br><strong>Homme</strong> – Ah, très bien…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu n’as pas oublié que ce soir, je vais au pot de départ de mon chef de service ?<br><strong>Homme</strong> – Non, non, rassure-toi… J’en profiterai pour faire ma comptabilité en retard au cabinet.<br><em>La femme aperçoit la boîte de céréales par terre.</em><br><strong>Femme 2 </strong>– Les gens sont d’une saleté… (<em>Ramassant l’emballage pour le remettre dans la poubelle</em>) Et j’ai l’impression que les derniers arrivés sont les pires… À propos, tu as fait connaissance avec la nouvelle voisine ?<br><strong>Homme</strong> – Quelle voisine ?<br><strong>Femme 2</strong> – Ne me dis pas que tu ne l’as pas remarquée… Celle avec la forte poitrine…<br><strong>Homme</strong> – Ah, celle-là…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu vois que tu t’en souviens.<br><strong>Homme</strong> – C’est vrai que c’est plutôt une belle femme.<br><strong>Femme 2</strong> – Moi, je la trouve plutôt vulgaire, mais bon…<br><strong>Homme</strong> – Vulgaire ?<br><strong>Femme 2</strong> – Elle est divorcée, je crois…<br><strong>Homme</strong> – Elle t’a dit ça ?<br><strong>Femme 2 </strong>– Une femme qui sort elle-même la poubelle vit forcément seule… Et comme elle est trop âgée pour être encore célibataire, j’en conclus qu’elle est divorcée… ou veuve.<br><strong>Homme</strong> – Elle n’est pas si vieille que ça…<br><strong>Femme 2</strong> – Elle doit avoir à peu près mon âge.<br><strong>Homme</strong> – Ah, oui ? Ça ne se voit pas…<br><strong>Femme 2</strong> – Quand elle sort la poubelle le matin en peignoir avant de s’être maquillée, ça se voit, crois-moi… Mais dis donc, on dirait vraiment qu’elle t’a fait forte impression…<br><strong>Homme</strong> – C’est toi qui m’en as parlé (<em>Un temps</em>) Et puis elle a téléphoné au cabinet aujourd’hui pour un détartrage…<br><strong>Femme 2</strong> – Un détartrage… Quand ça ?<br>Homme – Ce soir.<br><strong>Femme 2</strong> – Ah, d’accord… Il faut croire que c’était une urgence. Elle devait être sacrément entartrée…<br><strong>Homme</strong> – Elle a peut-être un rendez-vous important…<br><strong>Femme 2</strong> – C’est ça, oui… Enfin… Tant que tu ne la ramènes pas à la maison… Parce que là, je te préviens, je suis capable de tout…<br><strong>Homme</strong> – La ramener à la maison… Qu’est-ce que tu vas chercher…?<br><em>Ils commencent à s’éloigner.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Eh bien tu ne remontes pas la poubelle ?<br><strong>Homme</strong> – Si, si… (<em>Il prend la poubelle à roulettes par la poignée et suit sa femme.</em>) Mais quand tu dis capable de tout… Pas à tuer quand même ?<br><em>On entend la sonnerie d’un téléphone en provenance de la poubelle.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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		<title>Un cœur pour deux</title>
		<link>https://sketchotheque.net/un-coeur-pour-deux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 09:46:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Compétition]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=538</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un cœur pour deux, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron lit le journal derrière le comptoir. Deux hommes arrivent et s’asseyent à une table.</em><br><strong>Un</strong> – Café ? (<em>L’autre acquiesce.</em>) Marcel ! Deux cafés.<br><strong>Deux</strong> – Il s’appelle Marcel ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas… Tous les patrons de bistrot je les appelle Marcel. Comme ça je suis sûr de ne pas me tromper.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – C’est un patient à moi. Je lui ai retiré l’appendice il y a dix ans, les hémorroïdes il y a cinq ans, la thyroïde il y a trois ans, et un poumon l’année dernière.<br><strong>Deux</strong> – Eh ben… Il peut te dire merci. Grâce à toi, il a perdu au moins trois kilos.<br><em>Le patron apporte les cafés.</em><br><strong>Patron</strong> – Et voilà Docteur…<br><strong>Deux</strong> – Au moins, il t’a reconnu.<br><strong>Un</strong> – Je ne suis même pas sûr. Il appelle tous ses clients Docteurs. Comme on est en face de l’hôpital… Au pire, s’ils ne sont pas médecins, ça les flatte (<em>Ils remuent leur café en silence avant de le boire.</em>) Alors ça y est, on a un donneur ?<br><strong>Deux</strong> – Il semblerait…<br><strong>Un</strong> – Une femme qui s’est jetée sous les roues d’un camion, juste devant l’hôpital.<br><strong>Deux</strong> – Jetée ?<br><strong>Un</strong> – On ne sait pas très bien… C’était peut-être un accident… C’est la tête qui a tout pris. Mort cérébrale. Le reste est en parfait état. On attend la décision de la famille.<br><strong>Deux</strong> – Très bien.<br><strong>Un</strong> – Oui, sauf qu’on a deux patients qui attendent une greffe…<br><strong>Deux</strong> – Ah, toi aussi ?<br><strong>Un</strong> – Tu le sais très bien.<br>Deux – Je pensais que toi, c’était un foie…<br><strong>Un</strong> – C’est un cœur.<br><strong>Deux</strong> – Un cœur pour deux… Avec deux patients qui ont des dossiers très similaires. Ça ne va pas être facile de les départager.<br><strong>Un</strong> – Alors comment on fait ? On tire à pile ou face ?<br><strong>Deux</strong> – Chiche !<br><em>L’autre sort une pièce.</em><br><strong>Un</strong> – Un seul de nos deux patients sera vivant dans un mois. Pile le tien, face le mien.<br>Il lance la pièce, la rattrape, et regarde dans sa paume. Avant de la ranger.<br><strong>Deux</strong> – Mais ça ne marche pas comme ça, on le sait bien…<br><strong>Un</strong> – Non. (<em>Un temps</em>) Ça fait combien de temps qu’on se connaît ?<br><strong>Deux</strong> – Depuis la fac…<br><strong>Un</strong> – En deuxième année, je crois.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – On était amoureux de la même fille.<br><strong>Deux</strong> – Une étudiante de première année.<br><strong>Un</strong> – Qui est devenue ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas ce qu’elle a bien pu me trouver… de plus qu’à toi.<br><strong>Un</strong> – Tu avais fait courir le bruit à la fac que j’avais un micro-pénis. Je crois même que tu avais fait circuler un montage photos…<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai. J’avais oublié ça.<br><strong>Un</strong> – Je ne l’ai appris que très longtemps après.<br><strong>Deux</strong> – Je ne pensais pas qu’elle avalerait un truc aussi énorme.<br><strong>Un</strong> – On parle toujours de mon micro-pénis ?<br><strong>Deux</strong> – Tu crois vraiment que c’est pour ça qu’elle m’a choisi ?<br><strong>Un</strong> – Ça a dû jouer… J’étais vraiment très amoureux d’elle, tu sais…<br><strong>Deux</strong> – Un cœur pour deux… Il y en a forcément un qui reste sur le carreau.<br><strong>Un</strong> – Cette fois-là, c’était moi.<br><strong>Deux</strong> – Elle m’a quitté quelques années après. Tu ne l’as jamais revue ?<br><strong>Un</strong> – Si… Une fois… Je venais de divorcer, moi aussi… On a dîné ensemble… Et puis rien…<br><strong>Deux</strong> – Mais elle savait pour…?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas osé lui demander… Tu me vois, entre le café et l’addition, lui glisser à l’oreille que contrairement à ce que prétendait son ex, j’avais une bite de taille normale ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><strong>Un</strong> – Je crois surtout que c’était trop tard… Je ne sais pas si la vengeance est un plat qui se mange froid, mais l’amour n’est pas un plat qui se mange réchauffé.<br><strong>Deux</strong> – Alors tu veux te venger ?<br><strong>Un</strong> – Non, mais il me semble que tu me dois un cœur.<br><strong>Deux</strong> – Tu as une lecture très personnelle du serment d’Hippocrate… Qu’est-ce qui te motive à ce point pour sauver ton patient ?<br><strong>Un</strong> – Disons que j’ai noué avec lui une relation… très spéciale.<br><strong>Deux</strong> – Mais tu sais bien que ça ne marche pas comme ça non plus.<br><strong>Un</strong> – Ah non ?<br><strong>Deux</strong> – Tu me demandes de condamner mon patient par avance ?<br><strong>Un</strong> – Tu l’as dit. Un cœur pour deux… Il y en a forcément un qui reste sur le carreau.<br><strong>Deux</strong> – Ça ne tient pas qu’à moi, tu le sais bien. C’est une décision collégiale.<br><strong>Un</strong> – Mais tu pourrais charger un peu le dossier de ton patient, pour que celui du mien apparaisse plus convainquant.<br><strong>Deux</strong> – Et si je refuse ?<br><strong>Un</strong> – Je pourrais faire courir une rumeur, moi aussi. Mais je ne suis pas sûr que celle-là sera fausse.<br><strong>Deux</strong> – Par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Les infirmières ne restent jamais longtemps dans ton service, on sait tous les deux pourquoi. Et la fille qui vient de se faire écraser devant l’hôpital, volontairement ou pas, elle travaillait pour toi.<br><strong>Deux</strong> – Je vais voir ce que je peux faire…<br><em>Il s’apprête à sortir un billet.</em><br><strong>Un</strong> – Laisse, le café c’est pour moi.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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