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	<title>Archives des Improvisation - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Improvisation - La Sketchothèque</title>
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		<title>Sur le fil</title>
		<link>https://sketchotheque.net/sur-le-fil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 16:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur le fil, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Vous allez rire, je ne sais pas du tout ce que je fais là… Et vous ? Non, je veux dire, et vous, vous savez ce que je dois faire ? Ce que je suis supposé dire ? Si vous le savez, n’hésitez pas à me le faire savoir, hein ? Moi, je n’en ai pas la moindre idée. Je suis planté là comme un ordinateur qu’on aurait débranché sans prévenir, pour brancher l’aspirateur à la place. Ou alors, c’est une panne de secteur. Une coupure de courant. J’aurais dû faire une sauvegarde. Mais comment je pouvais deviner qu’on allait me couper l’alimentation ? J’ai peut-être oublié de payer la facture… Je ne parle pas d’un simple trou de mémoire, hein&nbsp;? Dans ce cas là, j’improviserais. En attendant que ça me revienne. En attendant de retrouver le fil. Ou je demanderais au souffleur, tiens. Ah, il n’y a plus de souffleur, c’est vrai… Il n’y a même plus de texte, et plus d’auteur. Compression de personnel. Vous verrez que bientôt, on supprimera aussi le filet pour les funambules, et les mots pour le dire. Quand on supprimera les filets pour les pêcheurs, et les toiles pour les araignées, là il faudra vraiment s’inquiéter… Priez pour nous pauvres pêcheurs. On nous mène en bateau, et c’est encore à nous de payer le gasoil. Des funambules avec une araignée au plafond… C’est un peu ce qu’on est tous, non&nbsp;? Tant qu’on garde l’équilibre et qu’on marche bien droit sur la corde raide, ça va encore. Mais quand on perd le fil… Quand on ne sait plus quoi dire, on peut vite raconter n’importe quoi. On peut dire ce qu’il ne fallait pas. Et après… On pourra seulement dire : excusez-moi ça m’a échappé. Ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. C’est même tout à fait ce que je voulais taire. Ça m’est passé par la tête, et les mots sont sortis de ma bouche malgré moi. Parce qu’en même temps, il faut bien dire quelque chose, hein ? Il faut bien meubler. Le silence, c’est pire que tout, vous savez. C’est tout à fait intolérable. Surtout quand les gens ont fait le déplacement pour entendre ce que vous aviez à dire, et qu’ils ont payé leurs places. Quand je vous parle de silence, je ne parle pas seulement de parler, hein&nbsp;? Rien de plus bavard qu’un mime. Et je ne sais pas si vous avez déjà pris le bus avec une bande de sourds-muets, mais il faut voir le raffut. Non, être là sans parler, c’est bien plus dur que de parler pour ne rien dire, croyez-moi. Mais parler pour parler, là ça en dit long. Un trou de mémoire, c’est comme un toboggan. Comme un trou noir. On sait qu’on sera sur le cul en arrivant, mais on ne sait pas où on va arriver. La seule chose qu’on sait, c’est qu’une fois parti, on ne peut plus s’arrêter. Alors c’est normal qu’avant de se laisser glisser, on ait une petite appréhension, non ? Pourquoi je vous raconte tout ça moi ? Où est-ce que je veux en venir ? Vous ne dites rien, hein&nbsp;? Vous ne m’aidez pas beaucoup… Remarquez, j’ai l’habitude. Je sors de chez mon psy. Lui non plus ne dit jamais rien. Vous me direz, ça lui évite de dire des conneries. Bizarrement, tous les psys que j’ai entendu dire quelque chose m’ont paru plus dérangés que moi. Quand même. Lui, je n’ai jamais entendu le son de sa voix. En dix ans. Alors je viens de lui dire qu’on ferait mieux d’en rester là, justement. Non, ça me coûtait vraiment trop d’essayer toutes les semaines de trouver quelque chose à lui dire. Surtout avec le passage à l’euro… Alors quand c’est passé à deux fois par semaine… Je ne vous en parle même pas. Et puis je n’ai plus vraiment besoin de m’allonger, maintenant que je suis là, hein ? Ici, je suis un peu comme sur le divan. Avec plusieurs rangées de psys pour m’écouter en silence. Et là, au moins, c’est vous qui allongez les billets à chaque séance…</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Richophobie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/richophobie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 14:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
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		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Richophobie, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Pardon, mais avant de commencer, je voudrais vous poser une petite question. Non mais rassurez-vous, ce n’est pas pour un sondage. Parce que j’en connais des comédiens comme moi, qui profitent du système. On le connaît tous, le truc. Ils prétendent faire un one man show, ils rameutent leurs amis dans un théâtre en leur vendant des places sur billetreduc. En réalité, ils travaillent pour un institut de sondage, et ils en profitent pour vous administrer un questionnaire interminable. Il faut bien dire que le système entretient la confusion, aussi&nbsp;: maintenant tous ceux qui font des petits boulots sont payés comme intermittents. Il paraît que ça coûte moins cher à la société. Ça doit être ça qu’on appelle la société du spectacle. Bref, je vous rassure, ma question est parfaitement gratuite et tout à fait désintéressée. Alors voilà. Est-ce qu’il y a des riches dans cette salle&nbsp;? Personne&nbsp;? Non, mais rassurez-vous, je ne suis pas non plus payé pour dénoncer au Trésor Public ceux qui auraient oublié de payer leur ISF. Non, vraiment&nbsp;? Aucun riche&nbsp;? Bon. Dans ce cas, je vais pouvoir vous exposer mon petit problème sans choquer personne. Alors voilà. Parfois, je me demande si je suis tout à fait normal. Tout le monde est supposé envier les riches, non&nbsp;? Vous aussi, j’imagine. Eh bien pour moi, je ne sais pas pourquoi, la richesse c’est un peu comme une maladie honteuse. Une maladie socialement transmissible, si vous préférez. Une saloperie qu’on attrape par des rapports non protégés avec de pauvres gens déjà atteints de cette affection. Je ne sais pas, la richesse, ça me dégoûte un peu. Oui. Les riches m’inspirent une sorte de mépris apitoyé. C’est ça qu’on appelle la condescendance, je crois. Oui, c’est ça. Je porte sur les gens riches un regard condescendant. Non mais j’ai bien conscience que c’est absolument déplacé. Ce sont les riches qui devraient me regarder de haut. Puisque je n’ai pas réussi à devenir comme eux. Tout le monde a envie de devenir riche, non&nbsp;? À part ceux qui le sont déjà, évidemment. Et encore. Ceux-là ont sûrement envie d’être encore plus riches. C’est addictif, l’argent, vous savez&nbsp;? Et on est toujours le pauvre de quelqu’un. Regardez, à chaque fois qu’un Président de la République est élu en France, il commence par relever le seuil de l’ISF juste au-dessus du montant supposé de son propre patrimoine. Histoire qu’on ne l’accuse pas de faire partie des gens riches, justement. La preuve que ce n’est pas si glorieux que ça. Mais j’en reviens aux riches, les vrais. Pas ceux qui ont juste atteint le seuil de la richesse, comme d’autres s’enfoncent sous le seuil de la pauvreté. Non, ceux pour lesquels il n’y a pas photo. Les millionnaires, comme on disait autrefois, du temps des anciens francs. Eh oui, à cette époque-là, c’était beaucoup plus facile d’être millionnaire, évidemment. Cent fois plus facile qu’avec les nouveaux francs. Donc presque sept cents fois plus facile que depuis le passage à l’euro. Vous vous rendez compte&nbsp;? À cette époque là, on était millionnaire pour à peine plus de 150.000 euros. Vous êtes toujours sûrs qu’il n’y a aucun millionnaire dans la salle&nbsp;? Même en anciens francs&nbsp;? Même à crédit&nbsp;? Dans ce cas, c’est que vous êtes locataires et que vous habitez dans un HLM. Parce que maintenant, si vous êtes propriétaire d’une chambre de bonne à Paris, vous êtes forcément millionnaire en anciens francs. Au prix où est le mètre carré dans la capitale. Ce n’est pas formidable, ça&nbsp;? On n’a peut-être pas réussi à inverser la courbe du chômage, mais aujourd’hui, une simple bonne, propriétaire de sa chambre mansardée au septième étage sans ascenseur est virtuellement millionnaire. À condition de la revendre à un autre millionnaire pour aller prendre sa place sous les ponts, bien sûr… C’est pour ça que les millionnaires, c’est fini. Pour être riche, aujourd’hui, il faut être milliardaire. En ancien francs en tout cas. C’est l’inflation. La bulle immobilière, comme on dit. Mais les bulles, on sait bien à qui ça profite. Pendant que les pauvres se contentent d’une aspirine effervescente non remboursée par la Sécu pour faire passer leur gueule de bois, les riches s’enfilent des magnums de champagne duty free pour faire passer leur caviar. La bulle immobilière, c’est surtout le rétablissement de l’esclavage, oui. Au temps d’Autant en emporte le vent, les esclaves, au moins, ils étaient en CDI. Les Noirs travaillaient gratuitement pour un vaste domaine colonial. Les esclaves d’aujourd’hui travaillent au noir pour rembourser le crédit de leur minuscule appartement. Et pour espérer être affranchis, ils doivent payer leur vie durant deux SMIC par mois à leur banque… alors qu’ils n’en gagnent qu’un seul. Bon, mais où je voulais en venir, avec tout ça&nbsp;? Ah oui, les riches&nbsp;? Non mais franchement. Vous les enviez vraiment, vous, ces pauvres gens&nbsp;? Après un déjeuner à la Tour d’Argent, pour rentrer à Neuilly, devoir remonter toute la rue du Faubourg Saint-Honoré en Ferrari, alors qu’on a déjà du mal à circuler en Vélib&nbsp;? Merci, très peu pour moi. Non, et puis il y a un gros inconvénient à être riche, c’est qu’on ne peut plus fréquenter que des gens riches. Ben oui, quand vous êtes milliardaire, vous ne pouvez pas partir en vacances avec un pote smicard. Ça fausse les rapports, forcément. D’accord, quand vous êtes pauvres, c’est pareil. Vous êtes condamnés à rester entre vous. Mais moi je dis que les pauvres sont beaucoup plus marrants. Il y en a même de très sympas, j’en connais. Pas prétentieux, ni rien. OK, tous les riches ne sont pas pareils, c’est vrai. Il y en a qui sont pires que les autres. Le nouveau riche, surtout, qui n’a pas encore l’habitude. La richesse, c’est un mode de vie, vous comprenez. Ça s’apprend. Alors le nouveau riche, lui, il ne sait pas. Il commet des impairs évidemment, et les autres ne se gênent pas pour le lui faire sentir. Vous vous voyez, vous, dîner à la Tour d’Argent&nbsp;? On ne saurait pas comment se comporter. Vous arrivez, vous descendez de votre Ferrari, un voiturier vous tend la main pour prendre vos clefs de bagnole et aller la mettre au garage pendant que vous vous tapez la cloche avec un top model. Vous vous imaginez donner les clefs de votre Twingo à un inconnu avant d’aller vous taper le boudin à l’ardoise au bistrot du coin&nbsp;? Vous auriez trop peur qu’il ne revienne jamais avec votre caisse pourrie dont vous n’avez même pas fini de payer les traites. Alors une Ferrari, vous pensez bien… Non, la richesse, ça ne s’improvise pas. Ça nécessite un apprentissage. Tandis que la pauvreté, c’est naturel. Personne n’a jamais reproché à un nouveau pauvre de manquer de tact en fréquentant pour la première fois les Restos du Cœur. On sait tout de suite quelle cuillère on doit prendre pour la soupe ou pour le Flamby, il n’y en a qu’une. Et puis les nouveaux pauvres, ça n’existe pas trop, en fait. Quand on est pauvre de naissance, on le reste toute sa vie, et pour les riches, c’est pareil. Il y a des riches qui font faillite, bien sûr. Mais un riche une fois ruiné, c’est encore un type qui a beaucoup plus d’argent que vous. Ce qui m’amène d’ailleurs à vous poser une deuxième question… Est-ce qu’il y a des pauvres dans cette salle&nbsp;? Oui, je sais, si vous êtes là, c’est que vous avez pu vous payer une place de théâtre sans empiéter sur votre budget coquillettes, mais bon. Il pourrait aussi y avoir quelques invités. Non, parce que les pauvres, entre nous, il y en a des cons aussi… Pourquoi croyez-vous que les gens se traitent de pauvre con à longueur de journée&nbsp;? Le pire, il me semble, c’est le pauvre militant. Le prolétaire encarté, vous voyez&nbsp;? Celui qui est pauvre, fier de l’être, et qui voudrait que tout le monde le soit avec lui, par solidarité. Non parce qu’il n’y a pas de raison d’avoir honte d’être pauvre, d’accord, mais il n’y a pas non plus de quoi se vanter. On ne leur reproche pas d’être pauvres, ils n’ont rien fait pour mériter ça. Mais alors il faut être juste. Il ne faut pas reprocher aux riches d’être riches. La plupart d’entre eux n’ont rien fait non plus pour le devenir. L’idéal, évidemment, ce serait qu’il n’y ait ni pauvres ni riches. Que des gens comme nous, quoi. À l’aise, sans plus. Juste un million en dessous du seuil de l’ISF. Mais ça n’arrivera pas, si&nbsp;? On a déjà essayé. En Russie ou en Chine. Ça finit toujours par quelques millions de morts, et à la fin les pauvres sont encore plus pauvres et les riches encore plus riches. Et puis surtout, ce ne serait pas juste. Les pauvres n’ont pas besoin des riches pour savoir qu’ils sont pauvres, c’est un fait. Mais les riches, eux, ils ont besoin de sentir qu’il y a des pauvres pour profiter pleinement de leur richesse. Non, vous avez raison, je devrais être plus tolérant avec les riches. Et puis on ne sait jamais. Le xénophobe, il s’en fout. Il ne risque pas de devenir étranger du jour au lendemain. À condition de ne pas trop s’éloigner de chez lui. Mais le richophobe, allez savoir. Personne n’est complètement à l’abri de devenir riche. Même les comédiens… Même quand ils se font payer au chapeau. (Il tend son chapeau.) Alors&nbsp;? Vous me la montrez, la couleur de votre argent&nbsp;?</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>You talkin’ to me ?</title>
		<link>https://sketchotheque.net/you-talkin-to-me/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 16:25:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de coulisses]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Ennui]]></category>
		<category><![CDATA[Improvisation]]></category>
		<category><![CDATA[Personnage]]></category>
		<category><![CDATA[Tournage]]></category>
		<category><![CDATA[Véganisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1531</guid>

					<description><![CDATA[<p>You talkin’ to me ?, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de coulisses' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages (hommes ou femmes) sont là, semblant attendre. Ils restent un instant silencieux.<br></em><strong>Un</strong> – Putain, c’est long.<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Ça fait combien de temps qu’on attend ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. On nous a demandé d’être sur le plateau à huit heures…(<em>Regardant sa montre</em>) Il est onze heures…<br><strong>Un</strong> – Trois heures ! Et on n’a encore pas fait une seule prise.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai qu’en trois heures, on pourrait penser qu’ils ont eu le temps de se préparer.<br><strong>Un</strong> – Ou alors qu’ils nous disent de venir à midi.<br><strong>Deux</strong> – Le cinéma… Ce serait un si beau métier s’il n’y avait pas les techniciens…<br><strong>Un</strong> – On devrait peut-être aller demander ce qui se passe…<br><strong>Deux</strong> – Franchement, je te déconseille de faire ça.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai qu’en plus ils sont d’une susceptibilité. On ne peut rien leur dire, sinon ça passe pour le mépris des stars à l’égard des travailleuses et travailleurs du spectacle.<br><strong>Deux</strong> – Résultat, on a juste le droit de fermer notre gueule et d’attendre.<br><strong>Un</strong> – Enfin, au bout du compte, c’est quand même nous qu’on verra à l’écran.<br><strong>Deux</strong> – Oui. Je me demande même si ce n’est pas ça qu’ils essaient de nous faire payer, en nous réveillant aux aurores pour nous faire poireauter dans les courants d’air pendant des heures à les regarder bosser.<br><strong>Un</strong> – Tu parles… Si encore on les voyait.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai que ça fait un moment qu’on ne les a pas vus. Je me demande ce qu’ils foutent, exactement.<br><strong>Un</strong> – Ils doivent être en train de casser la croûte. Les ouvriers, ça se lève tôt tu comprends, alors à onze heures, ils ont faim…<br><strong>Deux</strong> – On dit que les acteurs sont compliqués… La vérité c’est que les acteurs passent beaucoup plus de temps à attendre les techniciens que l’inverse.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – D’ailleurs, moi aussi, je commence à avoir la dalle, pas toi ?<br><strong>Deux</strong> – Si…<br><strong>Un</strong> – Il y a à bouffer, sur le buffet, à côté. Ce n’est quand même pas réservé aux techniciens, si ?<br><strong>Deux</strong> – Non, mais… ce n’est que de la charcuterie et du fromage.<br><strong>Un</strong> – Et alors ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis végan.<br><strong>Un</strong> – Ah, merde…<br><strong>Deux</strong> – Eh, oui… C’est aussi les techniciens qui font le menu… Et les ouvriers, ça bouffe de la charcuterie.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Je peux te poser une question ?<br><strong>Deux</strong> – Tu vois, c’est ça que je redoute le plus quand on attend comme ça pendant des heures sur le plateau avant que le réalisateur se décide à dire « moteur »…<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça finit toujours par amener des questions existentielles.<br><strong>Un</strong> – Désolé…<br><strong>Deux</strong> – Vas-y, pose-la ta question.<br><strong>Un</strong> – Quand tu joues un rôle, dans ta tête, tu es vraiment le personnage, ou tu te contentes de débiter ton texte et de prendre la pose en pensant à ce que tu vas manger à midi ?<br><strong>Deux</strong> – OK, donc Stanislavski ou Brecht, c’est ça ?<br><strong>Un</strong> – Euh… Oui, si tu veux…<br><strong>Deux</strong> – Moi, je serais plutôt de l’avis de Diderot tu vois.<br><strong>Un</strong> – Diderot ?<br><strong>Deux</strong> – Le Paradoxe du comédien, tu ne connais pas ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Pour Diderot, le comédien ne doit pas s’identifier avec le personnage qu’il interprète. Son job n’est pas de ressentir les émotions de son personnage, mais de les faire ressentir au public.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui…?<br><strong>Deux</strong> – S’il joue la colère, par exemple, il ne doit pas être en colère, mais reproduire de façon convaincante les signes de la colère.<br><strong>Un</strong> – D’accord.<br><strong>Deux</strong> – Le contraire de la méthode Actors Studio, si tu préfères.<br><strong>Un</strong> – Je vois.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr ?<br><strong>Un</strong> – Oui, oui, c’est… C’est clair.<br><strong>Deux</strong> – Tu vois cette scène, dans <em>Taxi Driver</em>, quand De Niro s’entraîne devant sa glace à jouer les méchants ?<br><strong>Un</strong> – You talkin’ to me ?<br><strong>Deux</strong> – Eh bien dans cette scène, De Niro, enfin son personnage, essaie de reproduire les signes de la colère, de façon à pouvoir impressionner un adversaire imaginaire.<br><strong>Un</strong> – Pourtant, De Niro a été formé à l’Actors Studio, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais dans cette scène justement, De Niro joue un personnage qui essaie maladroitement de jouer un rôle. C’est une mise en abyme, en quelque sorte. Quand De Niro joue son personnage de chauffeur de taxi, il utilise la méthode Actors Studio. Mais quand son personnage essaie de jouer un autre personnage, en l’occurrence un dur à cuire, il cherche à reproduire un stéréotype de dur à cuire.<br><strong>Un</strong> – Et ça, ce n’est pas bien ?<br><strong>Deux</strong> – Si c’est fait de façon ridiculement caricaturale, non. Mais on peut très bien jouer la colère sans être en colère. C’est souvent plus convainquant. Et en tout cas, c’est beaucoup moins fatiguant sur la durée.<br><strong>Un</strong> – C’est sûr…<br><strong>Deux</strong> – Et toi ? Tu es plutôt Actors Studio ou plutôt Diderot ?<br><strong>Un</strong> – Moi je suis à fond dans mon personnage. Je m’identifie complètement, tu vois ? Je ne joue pas le personnage, je suis le personnage.<br><strong>Deux</strong> – OK…<br><strong>Un</strong> – Ça ne te semble pas la bonne méthode ?<br><strong>Deux</strong> – Si, si, pourquoi pas, mais… Ça m’inquiète un peu c’est tout. Comme dans la scène qu’on va tourner ensemble, tu joues un flic violent et moi le pauvre type qu’il est en train d’interroger…<br><strong>Un</strong> – Ah, je crois que cette fois ça va être à nous…<br><strong>Deux</strong> – Bon… Essaie quand même de te distancier un peu de ton personnage, d’accord ? (<em>L’autre déjà pénétré de son rôle ne semble pas l’entendre</em>) Tu m’écoutes ?<br><strong>Un</strong> – You talkin’ to me ?<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Silence, on tourne !</title>
		<link>https://sketchotheque.net/silence-on-tourne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 16:06:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de coulisses]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Improvisation]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Tournage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1525</guid>

					<description><![CDATA[<p>Silence, on tourne ! , un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de coulisses' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages (hommes ou femmes) sont là, semblant attendre. On entend une voix off.</em><br><strong>Voix off</strong> – Silence, on tourne !<br><em>Les deux personnages restent figés dans la même attitude. Ils ne disent rien pendant un long moment. La voix off se fait à nouveau entendre.</em><br><strong>Voix off</strong> – Silence, on tourne !<br><em>Les deux personnages restent figés.</em><br><strong>Voix off </strong>– Euh… C’est quand vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Voix off</strong> – Ben… La caméra tourne… Vous n’allez pas rester là sans rien dire…<br><strong>Deux</strong> – Vous avez dit « Silence, on tourne !».<br><strong><em>Voix off </em></strong>– Non mais « silence » c’est pour les autres.<br><strong>Un</strong> – Les autres ?<br><strong>Voix off </strong>– Tous ceux qui sont présents sur le plateau. Les techniciens. Vous, vous êtes les acteurs. Vous êtes supposés dire quelque chose.<br><strong>Deux</strong> – Et qu’est-ce que vous voulez qu’on dise ?<br><strong>Voix off </strong>– Je ne sais pas, moi. Votre texte, par exemple.<br><strong>Un</strong> – Notre texte…?<br><strong>Voix off </strong>– Vous n’avez pas un texte ?<br><strong>Deux</strong> – Ça, c’est à vous de nous le dire.<br><strong>Un</strong> – Nous on n’est que les acteurs. On n’a pas notre mot à dire.<br><strong>Voix off</strong> – Eh, moi, je ne suis que le chef opérateur. On m’a demandé de tourner cette scène avant midi. On ne m’a pas dit s’il y avait un texte ou pas.<br><strong>Deux</strong> (<em>à l’autre acteur</em>) – On t’a donné un texte, à toi ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Voix off</strong> – Bon, ben… Je ne sais pas, moi. Vous n’avez qu’à improviser.<br><strong>Un</strong> – Improviser ? Improviser sur quoi ?<br><strong>Voix off</strong> – Putain, ce n’est pas vrai, je rêve…<br><strong>Deux</strong> – Nous, on veut bien improviser, mais il faut nous donner une situation de départ. C’est quoi, le sujet de la scène ?<br><strong>Voix off</strong> – Ah, mais ça, je n’en sais rien, moi. Ce n’est pas mon boulot, hein ? Moi, je m’occupe de l’image, c’est tout.<br><strong>Un</strong> – Bon, ben… On va improviser, alors.<br><strong>Voix off</strong> – C’est ça… Alors on y retourne ?<br><strong>Deux</strong> – Allons-y<br><strong>Voix off </strong>– Silence, on tourne !<br><em>Les deux personnages restent un instant figés.</em><br><strong>Un</strong> – Quel silence…<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – On entendrait voler une mouche.<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Malheureusement, il n’y a pas de mouches.<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><em>Nouveau silence.</em><br><strong><em>Voix off</em></strong> – Coupez ! (<em>Un temps</em>) C’est tout ?<br><strong>Un</strong> – Je fais ce que je peux, moi…<br><strong>Deux</strong> – Ben oui, moi aussi.<br><strong>Un</strong> – Il faut dire que tu ne m’as pas beaucoup aidé, non plus.<br><strong>Deux</strong> – Moi ?<br><strong>Un</strong> – Tu aurais pu relancer un peu.<br><strong>Deux</strong> – L’improvisation, c’est un métier. On ne s’improvise pas improvisateur.<br><strong>Un</strong> – Quand même, un acteur, c’est supposé pouvoir improviser un peu.<br><strong>Deux</strong> – Alors je ne suis pas un bon acteur, c’est ça ?<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas dit ça, mais…<br><strong>Deux</strong> – Et puis franchement… On entendrait voler une mouche… Malheureusement, il n’y a pas de mouche… Comment veux-tu que je rebondisse là-dessus ?<br><strong>Un</strong> – Tu n’avais qu’à commencer, toi, si tu es si malin !<br><strong>Deux</strong> – J’allais le faire ! Tu m’as coupé la parole…<br><strong>Un</strong> – Tu ne disais rien !<br><strong>Deux</strong> – J’attendais que ça vienne ! C’est ça l’impro. Il faut attendre que ça vienne. Et puis le silence, c’est important aussi.<br><strong>Un</strong> – Le silence ?<br><strong>Deux</strong> – Le non-dit, si tu préfères. Les dialogues, c’est important, bien sûr, mais le non-dit, c’est ça qui compte le plus.<br><strong>Un</strong> – Le non-dit…<br><strong>Deux</strong> – Oui, le non-dit.<br><strong>Un</strong> – Le silence, quoi.<br><strong>Deux</strong> – Comme disait Sacha Guitry « le silence après Mozart, c’est encore du Mozart »…<br><strong>Un</strong> – Alors là, je n’ai plus rien à dire…<br><em>Silence.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ? Ça allait, cette fois.<br><strong><em>Voix off</em></strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Ben notre impro.<br><strong>Deux</strong> – Quelle impro ?<br><strong>Un</strong> – Celle qu’on vient de faire !<br><strong><em>Voix off </em></strong>– Ah, mais je n’ai pas filmé, moi…<br><strong>Deux</strong> – Il n’a pas filmé.<br><strong>Un</strong> – Mais ce n’est pas vrai…<br><strong>Deux</strong> – Dites-moi que c’est une blague.<br><strong><em>Voix off </em></strong>– Ça ne fait rien, on va la refaire.<br><strong>Un</strong> – Mais si on la refait, ce ne sera plus une impro !<br><strong><em>Voix off </em></strong>– Non mais vous avez vraiment décidé de me pourrir cette matinée de tournage ? Il est presque midi, là ! Je n’ai pas que ça à faire, moi !<br><strong>Deux</strong> – Bon, ben… On y retourne, alors…<br><strong><em>Voix off</em></strong> – Silence, on tourne !<br><strong>Silence.<br><em>Noir</em>.</strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="308" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves de coulisses de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-1485" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez-300x231.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Cadavre exquis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cadavre-exquis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 15:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de coulisses]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Improvisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cadavre exquis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de coulisses' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages (hommes ou femmes) sont là, attendant quelque chose.<br></em><strong>Un</strong> – Ça n’a pas l’air d’aller, tu as le trac ?<br><strong>Deux</strong> – Non, j’ai un trou…<br><strong>Un</strong> – Comment ça un trou ? Un trou de mémoire ? On n’a pas commencé à jouer…<br><strong>Deux</strong> – Je ne me souviens plus quelle pièce on va jouer.<br><strong>Un</strong> – On est dimanche. Le dimanche, ce n’est pas <em>Hamlet</em> ?<br><strong>Deux</strong> – Si, mais le dimanche on joue deux fois. En matinée et en soirée. On joue <em>Hamlet</em> et <em>Un Tramway nommé désir</em>.<br><strong>Un</strong> – En matinée, c’est Hamlet, et en soirée c’est <em>Un Tramway nommé désir</em>, non ?<br><strong>Deux</strong> – Justement, j’ai un doute.<br><strong>Un</strong> – Ah, ben maintenant, moi aussi.<br><strong>Deux</strong> – On joue tellement de pièces. En ce moment, j’en joue treize en même temps.<br><strong>Un</strong> – Et moi quinze.<br><strong>Deux</strong> – Et on connaît tous les textes au rasoir.<br><strong>Un</strong> – C’est juste que là, je ne suis pas sûr de savoir laquelle on doit jouer.<br><strong>Deux</strong> – Hamlet, or not Hamlet ?<br><strong>Un</strong> – That is the question.<br><strong>Deux</strong> – Quelle heure il est exactement ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas. J’ai fait une petite sieste, et ma montre s’est arrêtée.<br><strong>Deux</strong> – J’ai oublié la mienne à la maison.<br><strong>Un</strong> – Mais on est en matinée ou en soirée ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais plus… Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas vu la lumière du jour.<br><strong>Un</strong> – Si on est en soirée, on a déjà joué une pièce. On devrait savoir laquelle.<br><strong>Deux</strong> – J’en joue trois par jour en ce moment. Une à 15 heures, une à 19 heures et une à 22 heures.<br><strong>Un</strong> – Moi aussi. En ce moment, je fais même un spectacle pour enfant à 10 heures.<br><em>On entend la sonnerie prévenant les acteurs qu’ils vont bientôt entrer en scène.</em><br><strong>Deux</strong> – Il est trop tard pour demander quelle pièce on doit jouer. Tu as entendu la sonnerie ? On entre en scène dans une minute.<br><strong>Un</strong> – Mais les gens, eux, ils savent ce qu’ils viennent voir.<br><strong>Deux</strong> – C’est sûr. Alors comment on fait ?<br><strong>Un</strong> – Voilà ce que je propose. On entre en scène. On dit les deux premières répliques de <em>Hamlet</em>, et on regarde la tête des gens. S’ils ont l’air surpris, on embraye sur Un Tramway nommé désir.<br><strong>Deux</strong> – Tu crois… ?<br><strong>Un</strong> – On n’a qu’à essayer.<br><strong>Deux</strong> – OK.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Qui va là ?<br><strong>Deux</strong> – Non, vous répondez-moi ! Halte là ! Faites vous connaître !<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Ils ont l’air surpris, non ?<br><strong>Deux</strong> – OK. Alors on embraye sur <em>Un Tramway nommé désir</em>…<br><strong>Un</strong> – On reprend depuis le début, et on enchaîne, d’accord ?<br><strong>Deux</strong> – OK.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Qui va là ?<br><strong>Deux</strong> – Non, vous répondez-moi ! Halte là ! Faites vous connaître !<br><strong>Un</strong> – Hello, Stella, mon bébé !<br><strong>Deux</strong> – Arrête de gueuler comme ça ! Salut Mitch !<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Oui, ça coule pas mal.<br><strong>Deux</strong> – Sur un malentendu, ça pourrait marcher.<br><strong>Un</strong> – Et s’ils ont l’air toujours surpris ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Un</strong> – On pourrait alterner les répliques.<br><strong>Deux</strong> – Alterner les répliques ?<br><strong>Un</strong> – Une réplique de <em>Hamlet</em>, une réplique de <em>Un Tramway nommé désir</em>, et ainsi de suite.<br><strong>Deux</strong> – On peut essayer.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Qui va là ?<br><strong>Deux</strong> – Hello, Stella, mon bébé !<br><strong>Un</strong> – Non, vous répondez-moi ! Halte là ! Faites-vous connaître !<br><strong>Deux</strong> – Arrête de gueuler comme ça ! Salut Mitch !<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Ouais… Mais la pièce va durer deux fois plus longtemps.<br><strong>Un</strong> – Deux pièces pour le prix d’une. Qui s’en plaindra ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais.<br><strong>Un</strong> – Et en soirée ?<br><strong>Deux</strong> – La même chose, mais on commence par l’autre pièce.<br><strong>Un</strong> – Ce qui donnera sans doute un sens très différent à ces deux chefs-d’œuvre.<br><strong>Deux</strong> – On vient d’inventer le cadavre exquis théâtral, dis donc.<br><em>La sonnerie résonne à nouveau.</em><br><strong>Un</strong> – Cette fois, il faut y aller.<br><strong>Deux</strong> – Donc on commence par <em>Un Tramway nommé désir</em>…<br><strong>Un</strong> – On n’avait pas dit <em>Hamlet</em>…?<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/">Brèves de coulisses</a><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-coulisses/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="308" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves de coulisses de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-1485" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-breves-de-coulisses-jean-pierre-martinez-300x231.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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