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	<title>Archives des Forêt - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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		<title>L’Opéra de Manaus</title>
		<link>https://sketchotheque.net/lopera-de-manaus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:19:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
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		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Manaus, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Manaus est une île, perdue au milieu d’un océan de forêt. On n’y accède que par avion, ou par bateau, en suivant cette route maritime qu’est l’Amazone, plus longue que la plupart des océans, et si large que depuis l’une de ses rives, on ne peut apercevoir l’autre à l’œil nu. Au fil du temps et des courants, de tempêtes en naufrages, nombre de navigateurs solitaires, venus de la forêt environnante ou de l’autre bout du monde, ont échoué sur cette île déserte désormais surpeuplée, sans avoir jamais pu retrouver le chemin du retour. Condamnés à vivre ensemble, ils partagent sur la Terre ce destin insulaire. Marins novices embarqués sur un bateau ivre, ils sont d’abord venus dans l’espoir d’une vie facile et d’un enrichissement rapide. Pour attirer le chaland, comme des mouches sur un papier collant, Manaus a été déclarée zone franche. Une sorte de paradis fiscal, en somme. Un mirage, surtout. Un gigantesque magasin discount où tout se vend, en détaxe et bien sûr à crédit. Une vie pour une télé et un frigo. Quand on n’a pas de quoi se payer l’électricité. La mort pour un rêve de pépite. La sinistre réalité d’une vie de mineur. Après avoir cédé à l’appel des sirènes, ces marins d’eau douce sombrent tous lentement dans l’alcool. Comme tous les chercheurs d’or qui transitent par cette ville, avant d’aller fouiller les entrailles de la terre au plus profond de la forêt, je savais bien inconsciemment que jamais je ne trouverais ce que j’étais venu chercher là en plein jour, au cœur des ténèbres. Mais il est des voyages qu’on ne peut éviter, sauf à manquer un rendez-vous avec soi-même. Lorsqu’un Européen arrive dans une ville du nouveau monde, il cherche souvent d’instinct, comme les marins un phare, le monument le plus ancien du coin. Même en ruine. Quelques vieilles pierres posées l’une sur l’autre comme un cairn rassurant à l’attention du randonneur trop intrépide qui se serait perdu dans la brume. Je savais qu’il existe à Manaus un opéra. Je ne m’attendais pas, bien sûr, à me retrouver soudain Boulevard des Italiens, au milieu de l’Amazonie, mais la perspective de prendre un café en admirant la façade d’un monument historique me rassurait. Je ne suis pas amateur d’art lyrique. Je ne vais jamais au Palais Garnier. Mais si des bâtisseurs d’opéras avaient vécu ici, il y restait peut-être encore d’autres traces de leur passage civilisateur. De quoi mieux supporter la barbarie de cette oasis tentaculaire aux allures de cloaque, perdue au milieu d’un désert de plus en plus peuplé, recouvert d’une forêt de moins en moins vierge. Dans les eaux irisées de gasoil du port de Manaus, entre les bateaux qui déversent chaque jour leurs cargaisons d’électroménager duty free et de vêtements made in China, des enfants se baignent nus parmi toutes sortes de détritus. Ils rient, comme tous les enfants du monde. Ou presque. Même la vie ne vaut pas cher dans les paradis fiscaux. Aux naissances non déclarées, l’existence ne s’impose pas. Il y avait bien un café, en face de l’opéra. Mais la façade du monument, en ravalement, était entièrement cachée derrière une bâche. Comme un immense écran de projection masquant la principale curiosité de la ville, afin d’empêcher que le touriste de passage en emporte le souvenir avec la photo. Je suis allé à Manaus, je n’ai jamais vu l’opéra. La vie est un voyage. Son terme un rendez-vous manqué.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<title>Perdu de vue</title>
		<link>https://sketchotheque.net/perdu-de-vue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 09:25:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
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		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perdu de vue, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle et Lui arrivent, visiblement perdus, et épuisés.<br></em><strong>Elle</strong> – On n’est pas déjà passés par là ? Il me semble qu’on s’est abrités sous ce chêne il y a à peine un quart d’heure…<br><strong>Lui</strong> – En même temps, il n’y a rien qui ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre. D’ailleurs, comment tu sais que c’est un chêne ?<br><strong>Elle</strong> – Il y a des glands en dessous…<br><strong>Lui</strong> – Je me demande si on ne ferait pas mieux de s’asseoir et d’attendre…<br><em>Il s’assoit par terre, découragé.</em><br><strong>Elle</strong> – Attendre quoi ? On est dans le Bois de Vincennes ! Tu ne crois quand même pas que la gendarmerie va monter une expédition de secours en voyant notre voiture toute seule sur le parking ce soir ?<br><em>Il ne répond pas. Elle s’assied à son tour, résignée. Il regarde fixement quelque chose droit devant lui.</em><br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que tu regardes comme ça ?<br><strong>Lui</strong> – Le corbeau, là… J’ai l’impression de l’avoir déjà vu…<br><strong>Elle</strong> – Ah, tu vois, qu’est-ce que je disais… On est déjà passés par là…<br><strong>Lui</strong> (<em>songeur</em>) – Quand j’étais gamin, mon père avait ramené un corbeau à la maison, un soir… Il était bûcheron, mon père… Alors il avait coupé l’arbre et… Évidemment, le nid… Je l’ai nourri à la petite cuillère… Tu ne peux pas savoir le bruit que ça fait, un bébé corbeau, quand ça a faim… Au début, je n’osais même pas m’approcher… Et puis petit à petit, je l’ai apprivoisé… Il me suivait partout, comme un petit chien.<br><strong>Elle</strong> – À pied ?<br><strong>Lui</strong> – Il devait me prendre pour sa mère. Comme il ne me voyait pas voler, il n’avait pas idée de le faire non plus…<br><em>Elle se demande visiblement s’il ne délire pas.</em><br><strong>Lui</strong> – Enfin si, il volait ! Les crayons de mon père, qu’il lui piquait dans son bureau, et qu’il allait enterrer dans le jardin. Qu’est-ce qu’on a rigolé, avec ça…<br><strong>Elle</strong> (<em>perplexe</em>) – Mmm…<br><strong>Lui</strong> – Et puis petit à petit, ça lui est venu…<br><strong>Elle</strong> (<em>larguée</em>) – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – De se servir de ses ailes ! Au début, c’était juste des petits sauts. D’une chaise de jardin à une autre… Et puis de la chaise à un arbre…<br><strong>Elle</strong> – Il a dû voir d’autres corbeaux voler. Ça lui a donné des idées…<br><strong>Lui</strong> – Au début, il ne s’absentait qu’un jour ou deux… On savait qu’il reviendrait… Et puis un jour il est parti pour de bon, et on ne l’a plus jamais revu… Il est retourné à la vie sauvage…<br><strong>Elle</strong> – Ou alors un chasseur lui a mis un coup de fusil. S’il n’était pas farouche…<br><strong>Lui</strong> (<em>poursuivant sans l’entendre</em>) – Depuis, à chaque fois que je vois un corbeau, je me demande si ce n’est pas Babac…<br><strong>Elle</strong> – Babac…?<br><strong>Lui</strong> – C’est comme ça qu’on l’avait appelé…<br><em>Il fixe toujours le corbeau avec un air rêveur. Elle le regarde de plus en plus perplexe.</em><br><strong>Elle</strong> – Attends, il doit être mort depuis longtemps, ton corbac !<br><strong>Lui</strong> – Ne crois pas ça. Ça vit plus de cent ans, un corbeau…<br><em>Elle se relève pour rompre le charme.</em><br><strong>Elle</strong> – Dis donc, je ne voudrais pas troubler ces émouvantes retrouvailles, mais il faudrait peut-être songer à repartir, là. Il commence à faire nuit…<br><em>Il regarde du côté du corbeau.</em><br><strong>Lui</strong> (<em>déçu</em>) – Il s’est envolé… Ce n’était peut-être pas lui, finalement…<br><em>Elle semble soulagée de le voir revenir à la raison.</em><br><strong>Lui</strong> – Ou alors, c’est toi qui lui as fait peur…<br><em>Ils s’en vont.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu es sûr que c’est par là ? Je ne suis pas encore prête pour le retour à la vie sauvage, moi…<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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