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	<title>Archives des Drague - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Drague - La Sketchothèque</title>
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		<title>Laissez-moi rire</title>
		<link>https://sketchotheque.net/laissez-moi-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 09:59:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Laissez-moi rire, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Faites l’amour, pas la guerre… Vous vous souvenez&nbsp;? On disait ça pendant la Guerre du Vietnam. Hélas, avant le Vietnam, l’amour, la guerre, on ne se privait déjà pas de faire ça en même temps. Et on a continué après, bien sûr. L’amour se marie très bien avec la guerre, vous savez. Ces deux-là ont toujours fait très bon ménage. Prenez la Guerre de Troie, par exemple. Celle qui a bien eu lieu. La première guerre à peu près digne de ce nom.&nbsp;C’est une histoire d’amour&nbsp;! Enfin, une histoire de cul, ça revient au même. Pâris se tape la belle Hélène. Afin de récupérer cette poire, Ménélas commence par refiler un cheval de Troie à son rival pour contrarier son programme, et le cocu finit par raser toute la ville. Parce que je ne sais pas si vous êtes au courant, mais la ville de Troie, ça n’existe plus. Rayée de la carte. Si vous comptiez y aller en vacances cet été ou en voyage de noces cet hiver, il faudra trouver une autre destination. À propos de lune de miel, il ne faut pas croire non plus que d’être amoureux, ça vous dissuade de vouloir envahir la Pologne ou d’exterminer la moitié de l’humanité qui vous ressemble le moins. Je suis sûr qu’Adolphe était très amoureux d’Eva. La preuve, ils se sont suicidés ensemble, juste après leur mariage. Ils ont dû se dire que le meilleur était déjà derrière eux, et qu’il valait mieux faire l’économie du pire. Deux allers simples pour l’enfer. Drôle de voyage de noces. Non, quand ce n’est pas le repos éternel, l’amour, c’est juste le repos du guerrier. Pendant une permission, un petit coup vite fait derrière l’église, entre deux boucheries, avant de retourner au front. Bon, ça c’est pour les amoureux qui font la guerre comme en 14, deux ou trois fois par siècle, la grande guerre entre petits soldats, en rase campagne ou en rasant des villes. Mais alors la guerre entre les gens qui s’aiment, la guerre de tous les jours, la guéguerre d’intérieur, la guérilla domestique, ça marche très bien aussi. À votre avis, quelle est la première cause d’homicide à travers le monde en temps de paix&nbsp;? Les crimes passionnels et les violences conjugales. Pour deux amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, combien se refilent des pruneaux ou des marrons sur le canapé du salon une fois mariés&nbsp;? Faites l’amour pas la guerre… Laissez-moi rire. Non, si vous voulez mon avis, on devrait plutôt dire&nbsp;: faites l’humour, pas la guerre. Vous avez déjà vu deux soldats s’éventrer tout en se bidonnant&nbsp;? Ou deux amants se refiler des torgnoles entre deux éclats de rire&nbsp;? Moi jamais. Ou alors, c’est qu’il n’y en a qu’un seul des deux qui se marre. Celui qui est du bon côté du manche. Il faut reconnaître que les tyrans ou les sadiques sont des gens qui aiment beaucoup rire, en société ou en privé. Ça ne veut pas dire qu’ils ont le sens de l’humour. Vous avez remarqué&nbsp;? C’est toujours les gens les moins drôles qui rient le plus fort. Mais seulement de leur propre connerie. Non, l’humour, ce n’est ni un plaisir solitaire, ni un rapport imposé. L’humour, ce n’est pas de vouloir rire de n’importe quoi devant n’importe qui, en se disant que l’hilarité est une affection socialement transmissible. On ne rit jamais de bon cœur aux dépens de son prochain. L’humour, c’est un cadeau de consolation qu’on se fait à soi-même, et qu’on partage ensuite avec les autres. Par charité républicaine. Pour séduire une femme, paraît-il, il faut d’abord la faire rire. Les femmes se disent sans doute que ceux qui prennent la peine de les faire rire, au lieu de rire de leurs propres blagues, auront aussi la délicatesse de partager avec elles le plaisir qu’elles voudront bien leur donner. L’amour, la guerre&nbsp;? Les deux mon général&nbsp;! Faites l’amour, pas la guerre&nbsp;? Sans blague… Faites l’humour pas la guerre&nbsp;! Et pour le reste, en général… Foutez-nous la paix.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Définition de l’amour (par défaut)</title>
		<link>https://sketchotheque.net/definition-de-lamour-par-defaut-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 16:36:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
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		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Définition de l’amour par défaut, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Ça fait combien de temps qu’on se connaît&nbsp;? Vingt ans, au moins, non&nbsp;? Pourquoi on a jamais couché ensemble, au fait&nbsp;? C’est vrai, on s’entend bien… On aurait même pu se marier&nbsp;! C’est marrant, je te vois un peu comme une ex. Alors qu’on n’est jamais sortis ensemble… On a failli, une fois, tu te souviens&nbsp;? Tu m’avais fait boire. À moins ce ne soit le contraire. On a fini chez toi, complètement bourrés. On a rigolé comme des bossus pendant toute la nuit, mais on a oublié de coucher ensemble. C’est peut-être parce qu’on s’entend trop bien, justement. Ça manquerait un peu de piment. On s’ennuierait, à la longue. C’est vrai, on se marre bien, tous les deux, mais… Je ne m’imagine pas en train de faire l’amour avec une fille qui se marre. Bon, il y a rire et rire. Je peux faire rire une fille pour coucher avec elle. Mais alors coucher avec une fille qui me fait marrer…! Non, si je couchais avec toi, j’aurais l’impression de coucher avec un copain. Avec une copine, si tu préfères. Et puis je n’aime pas les blondes. Je sais, tu n’es pas blonde. Mais tu l’étais quand je t’ai rencontrée… J’ignorais que ce n’était pas ta couleur naturelle, moi&nbsp;! À quoi ça tient, hein&nbsp;? Ce n’est pas que je n’aime pas les blondes, mais… Ça dépend. Ça devait être la couleur. Tu étais un peu trop blonde pour moi. Les filles trop blondes, je ne sais pas, ça me dégoûte un peu. Physiquement. Je ne sais pas pourquoi… Ça doit être une question de peau. Maintenant, c’est trop tard. Je t’imaginerai toujours dans la peau d’une blonde qui s’est fait teindre en brune. Et puis tu n’es pas vraiment brune… C’est pas châtain, non plus. Je ne sais pas comment appeler ça… C’est ni blond ni brun. Ce n’est pas que tu ne me plais pas, hein&nbsp;? D’ailleurs, tu plais à tous les mecs. D’habitude, c’est plutôt motivant… Mais là, non. Non, je n’arrive pas à définir exactement pourquoi je n’ai jamais eu envie de coucher avec toi… Ça doit être ça, l’amour… Je veux dire, le «&nbsp;je ne sais quoi&nbsp;» qui fait qu’on a envie de baiser ensemble, ou plus si affinité. On a réussi à cerner ce que c’était, dis donc ! Par défaut… Maintenant, pourquoi je me suis marié avec ma femme plutôt qu’avec toi ou une autre, alors là&nbsp;? Bon, déjà, à elle, je lui plaisais. C’était moins compliqué. Si je ne lui avais pas plu, est-ce que je me serais accroché…&nbsp;? Et si je m’étais accroché, est-ce que ça lui aurait plu…&nbsp;? On ne le saura jamais. L’amour partagé, c’est plus simple, mais c’est moins… Comment dire…&nbsp;? À vaincre sans péril, on a le triomphe modeste. D’ailleurs, je me demande ce qu’elle a bien pu me trouver&nbsp;? Tu as une idée, toi…&nbsp;&nbsp;? Je pourrais lui demander, tu me diras, mais… Si elle me retourne la question… Des fois, il y a des sujets qu’il vaut mieux ne pas aborder. Un peu de mystère, dans le couple, ça ne peut pas nuire. Enfin, il ne faut pas exagérer, non plus. Une fois je suis sorti avec une fille. Au bout d’un an, elle m’a plaqué. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a répondu qu’elle s’emmerdait au lit avec moi. Un an&nbsp;! Il y a des limites à la discrétion… Alors maintenant, pourquoi elle est sortie avec moi pendant un an&nbsp;? Je n’ai même pas pensé à lui demander… Il devait quand même bien y avoir une raison&nbsp;! Ou alors elle m’a menti. Sur mes performances sexuelles, je veux dire… Pour se venger… Je ne dis pas ça parce que ça m’a vexé dans mon orgueil de mâle, hein&nbsp;? Ça m’a un peu surpris, c’est tout. C’est vrai, j’ai plutôt la réputation d’être un bon coup. Et toi&nbsp;? Non, je veux dire, et toi, tu ne veux vraiment pas me dire pourquoi tu n’as jamais eu envie de sortir avec moi&nbsp;? Tu n’es pas obligée de me répondre, hein&nbsp;?</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trop rapide</title>
		<link>https://sketchotheque.net/trop-rapide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 08:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
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		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[Consentement]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trop rapide, un sketch humoristique extrait du recueil 'Trop c'est trop' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là. Un deuxième arrive.<br></em><strong>Un</strong> – Bonjour. Je peux vous embrasser ?<br><strong>Deux</strong> – C’est gentil de demander avant, mais… ce n’est pas un peu rapide ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Deux</strong> – Vous allez me trouver un peu vieux jeu mais, pour moi c’est un peu trop rapide.<br><strong>Un</strong> – Pardon. Vous avez sûrement raison.<br><strong>Deux</strong> – Après tout, on ne se connaît pas.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai.<br><strong>Deux</strong> – Pour engager la conversation, avouez que c’est un peu direct.<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas faux. Mais alors… qu’est-ce que j’aurais pu dire ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas, moi, vous auriez pu… me demander du feu, par exemple.<br><strong>Un</strong> – C’est un peu daté, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui… D’ailleurs, je n’ai pas de feu.<br><strong>Un</strong> – Et puis je ne fume pas.<br><strong>Deux</strong> – Ça, c’est un bon point pour vous.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Deux</strong> – Ne vous emballez pas trop quand même.<br><strong>Un</strong> – Excusez-moi, je recommence…<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai que vous êtes très beau, mais… justement.<br><strong>Un</strong> – Justement quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Vous savez ce qu’on dit…<br><strong>Un</strong> – Non…<br><strong>Deux</strong> – Trop beau pour être vrai.<br><strong>Un</strong> – Vous me flattez, mais… Trop beau… Il ne faut pas exagérer.<br><strong>Deux</strong> – Et puis vous savez ce qu’on dit aussi.<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Qui trop embrasse mal étreint.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai, j’avais oublié qu’on disait ça aussi. Enfin dans mon cas, vous savez… Je n’embrasse pas grand chose, je vous assure.<br><strong>Deux</strong> – Peut-être parce que vous vous y prenez mal, non ?<br><strong>Un</strong> – Oui, sans doute.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Non, vraiment, ce serait un peu précipité. Mais on peut se faire la bise, si vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Vous avez raison, il vaut mieux commencer doucement.<br><em>Ils se font la bise</em>.<br><strong>Deux</strong> – Ça va, ce n’était pas trop…?<br><strong>Un</strong> – Non, non, c’était juste bien.<br><strong>Deux</strong> – On aurait pu se contenter de se serrer la main, mais…<br><strong>Un</strong> – Ça n’aurait peut-être pas été assez…<br><strong>Deux</strong> – La prochaine fois, peut-être.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – C’est ce que je me suis toujours fixé comme règle, en tout cas. Jamais le premier soir.<br><strong>Un</strong> – Évidemment… En même temps, il faut bien une première fois.<br><strong>Deux</strong> – C’est sûr…<br><strong>Un</strong> – Non, parce que jamais le premier soir… Je ne vous demandais pas non plus de…<br><strong>Deux</strong> – C’est clair.<br><strong>Un</strong> – Enfin, c’est vous qui voyez.<br><strong>Deux</strong> – Alors vous pensez que j’ai été un peu trop…<br><strong>Un</strong> – Franchement, je ne sais plus.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai qu’il faut un juste milieu.<br><strong>Un</strong> – Vous avez raison, j’ai été un peu trop direct.<br><strong>Deux</strong> – Remarquez, vous avez quand même dit bonjour avant.<br><strong>Un</strong> – Pardon ?<br><strong>Deux</strong> – Vous avez dit : Bonjour. Je peux vous embrasser ? Donc, vous avez quand même dit bonjour. Avant.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai.<br><strong>Deux</strong> – Ça reste assez direct mais… poli quand même.<br><strong>Un</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Maintenant… c’est vrai que vous êtes très beau.<br><strong>Un</strong> – Trop beau pour être vrai…<br><strong>Deux</strong> – Et moi ?<br><strong>Un</strong> – Vous ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne suis pas un peu trop… pour être vrai, je veux dire.<br><strong>Un</strong> – Non, ça va. Vous êtes… d’une beauté tout à fait crédible.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas trop comment je dois le prendre…<br><strong>Un</strong> – Désolé, je ne voulais pas…<br><strong>Deux</strong> – On va en rester à la bise, finalement.<br><strong>Un</strong> – Bon.<br><strong>Deux</strong> – À une prochaine fois, peut-être.<br><em>Le deuxième personnage s’en va.</em><br><strong>Un</strong> – Je crois que j’en ai fait un peu trop… Ou alors pas assez ?<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/trop-cest-trop/">Trop c&rsquo;est trop !</a><br><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="224" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trop-c-est-trop-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-505" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trop-c-est-trop-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trop-c-est-trop-jean-pierre-martinez-bandeau-300x168.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bloody Mary</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bloody-mary/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
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		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bloody Mary, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme assez sophistiquée est assise seule à une table devant un verre de cocktail vide. Un homme arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – Bonjour, je peux vous offrir un verre ?<br><strong>Elle</strong> – Même deux ou trois, si vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Là je ne suis pas sûr d’avoir assez de liquide sur moi.<br><strong>Elle</strong> – Commençons par un, alors. Vous vous appelez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Jean-François, mais vous pouvez m’appeler Jeff. Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Mary. Mais vous pouvez m’appeler comme vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Et qu’est-ce qui vous ferait plaisir, Mary ?<br><strong>Elle</strong> – La même chose. Un Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Un cocktail… C’est cher, non ? C’est combien ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. (<em>Désignant un homme dans la salle</em>) C’est le monsieur là-bas qui me l’a offert.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><em>Elle fait un petit signe à l’homme avec un sourire aguicheur, avant de se tourner à nouveau vers son interlocuteur.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, excusez-moi… (<em>Il fouille dans ses poches</em>.) J’ai tellement l’habitude qu’on me dise non, je ne suis même pas sûr d’avoir assez. J’ai dépensé les quelques pièces qui me restaient pour acheter du poison.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai que vous avez l’air un peu désespéré, mais je ne suis pas sûre que le suicide soit la solution, vous savez.<br><strong>Lui</strong> – Ah, non, mais… Ce n’est pas pour moi.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez empoisonner quelqu’un ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… Non… C’est du poison pour les fourmis.<br><strong>Elle</strong> – Je vois… Je peux prendre un ballon de Côtes du Rhône… si c’est plus dans votre budget.<br><strong>Lui</strong> – En fait, je crois que je n’ai pas du tout d’argent sur moi.<br><strong>Elle</strong> – C’est votre technique pour vous faire offrir un verre ?<br><strong>Lui</strong> – Parfois, ça marche.<br><strong>Elle</strong> – Alors disons que c’est votre jour de chance. Qu’est-ce que vous prenez ?<br><strong>Lui</strong> – La même chose que vous.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez des goûts de luxe, pour quelqu’un qui n’a pas les moyens d’offrir un verre à une femme.<br><strong>Lui</strong> – Il m’arrive aussi d’avoir de l’argent, vous savez. Mais dans mon métier, il y a des hauts et des bas.<br><strong>Elle</strong> – Et… c’est quoi, votre métier ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis tueur à gages.<br><strong>Elle</strong> – D’accord… Et donc, en ce moment, c’est plutôt la morte saison.<br><strong>Lui</strong> – Voilà.<br><strong>Elle</strong> – Et vous avez tué beaucoup de gens dans votre vie ?<br><strong>Lui</strong> – Un certain nombre.<br><strong>Elle</strong> – Et là, vous êtes sur quelque chose ? À part ces fourmis…<br><strong>Lui</strong> – Vous comprendrez que je ne peux rien vous dire là-dessus.<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr… Secret professionnel…<br><strong>Lui</strong> – Désolé.<br><strong>Elle</strong> – Je ne vois pas le garçon…<br><strong>Lui</strong> – Je m’en occupe.<br><em>Il se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Je vais en reprendre un avec vous. Vous direz au garçon de mettre tout ça sur le compte de Monsieur…<br><em>Elle lui désigne l’homme dans la salle supposé lui avoir offert un verre. Il s’éloigne en coulisses. Elle en profite pour aguicher un peu l’homme dans la salle. L’autre revient avec deux Bloody Mary, et se rassied.</em><br><strong>Lui</strong> – Et voilà.<br><strong>Elle</strong> – Alors à votre santé !<br><strong>Lui</strong> – À la vôtre !<br><em>Il s’apprête à boire.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah, je crois que vous avez fait une touche.<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><em>Elle lui montre une femme dans le public.</em><br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas remarqué ? Elle n’arrête pas de vous regarder…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre ?<br><em>Il regarde la femme dans le public. L’autre en profite pour échanger leurs verres.</em><br><strong>Elle</strong> – Si ça ne marche pas avec moi, vous pourrez toujours essayer avec elle… Elle a l’air plus dans vos moyens.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi pas…<br><strong>Elle</strong> – Allez, à la santé de votre prochaine victime !<br><em>Ils trinquent et boivent.</em><br><strong>Lui</strong> – Merci pour le cocktail.<br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi d’insister mais évidemment, je suis un peu intriguée. C’est la première fois que je rencontre un tueur à gages…<br><strong>Lui</strong> – Quand on rencontre un tueur à gages, vous savez, la première fois est souvent la dernière…<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai ! Je n’avais pas pensé à ça.<br><em>Il boit à nouveau.</em><br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que vous voulez savoir ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous deviez tuer une femme, vous vous y prendriez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Il y a plusieurs méthodes, mais pour une femme… Il faut savoir rester élégant. Un peu de strychnine dans son verre, peut-être…<br><em>Elle sourit.</em><br><strong>Elle</strong> – Je sais pour qui vous travaillez.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ?<br><strong>Elle</strong> – Et je sais que c’est pour me tuer qu’on vous a engagé.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi est-ce que quelqu’un voudrait vous tuer ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis tueuse à gages moi aussi. On m’appelle Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Vous êtes le troisième tueur à gages qu’il m’envoie. J’avoue que les deux autres étaient moins marrants que vous.<br><strong>Lui</strong> – Et… qu’est-ce qu’ils sont devenus ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont morts. Subitement…<br><strong>Lui</strong> – Et vous êtes toujours en vie…<br><strong>Elle</strong> – Comme vous le voyez. Je suis même en pleine forme.<br><strong>Lui</strong> – Plus pour longtemps.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai versé de la strychnine dans votre verre.<br><strong>Elle</strong> – J’ai échangé nos verres pendant que vous regardiez cette garce.<br><strong>Lui</strong> – Ah…<br><strong>Elle</strong> – Rassurez-vous, ce sera très rapide.<br><em>Il fouille dans ses poches, et en sort deux sachets, qu’il compare.</em><br><strong>Lui</strong> – Et merde…<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Je me suis trompé de sachet. Ce que j’ai mis dans votre verre, enfin dans celui que j’ai bu, ce n’est pas la strychnine. C’est le poison pour les fourmis…<br><strong>Elle</strong> – Alors c’était vrai ? Vous avez aussi un contrat sur une fourmilière ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais j’ai plein de fourmis chez moi, et c’est très désagréable, je vous assure.<br><strong>Elle</strong> – Heureusement pour vous, vous n’êtes pas une fourmi.<br><strong>Lui</strong> – D’ailleurs, même les fourmis, ça n’a pas l’air de leur faire beaucoup d’effet.<br><strong>Elle</strong> – Du coup, vous pouvez peut-être finir votre cocktail empoisonné.<br><strong>Lui</strong> – Je me sens un peu bizarre, quand même.<br><strong>Elle</strong> – Bizarre, vous voulez dire… Encore plus bizarre que d’habitude ?<br><strong>Lui</strong> – Je sens comme… des fourmis dans les bras.<br><strong>Elle</strong> – Des fourmis ?<br><strong>Lui</strong> – Apparemment, c’est assez laxatif, aussi. Désolé, je vais devoir vous laisser.<br><strong>Elle</strong> – Ça a été un plaisir de boire un verre avec vous. À une prochaine fois, peut-être…<br><em>Il sourit et part précipitamment.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
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		<title>Taxi</title>
		<link>https://sketchotheque.net/taxi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Taxi]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taxi, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Alice est là, semblant attendre quelque chose. Tom arrive. Il se met à attendre aussi. Il la regarde à la dérobée. Elle évite son regard.</em><br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, vous attendez un taxi ?<br><strong>Alice</strong> – Oui…<br><strong>Tom</strong> – Non mais rassurez-vous, ce n’est pas… juste pour engager la conversation.<br><strong>Alice</strong> – La conversation ?<br><strong>Tom</strong> – Je veux dire, ce n’est pas pour vous draguer. Je vous demandais vraiment si vous attendiez un taxi.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Vous auriez très bien pu attendre autre chose.<br><strong>Alice</strong> – Qu’est-ce qu’on peut bien attendre à une station de taxis ? Un bus ?<br><strong>Tom</strong> – Donc vous attendez un taxi…<br><strong>Alice</strong> – Et…?<br><strong>Tom</strong> – Et comme vous étiez la première, le prochain taxi sera pour vous, voilà. D’où le sens de ma question. Je sais maintenant que je devrai attendre le suivant.<br><strong>Alice</strong> – Désolée pour vous.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, ne vous excusez pas… Ce n’est pas grave.<br><strong>Alice</strong> – Je n’étais pas en train de m’excuser.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Je suis pris d’un doute, tout d’un coup…<br><strong>Alice</strong> – Encore ?<br><strong>Tom</strong> – Vous êtes sûre que c’est bien une station de taxis ?<br><strong>Alice</strong> – Il y a un panneau. C’est marqué taxi.<br><strong>Tom</strong> – Ouais, mais ça ne veut rien dire.<br><strong>Alice</strong> – Ah non ?<br><strong>Tom</strong> – Dans un trou pareil… Ce n’est pas certain qu’il y ait une station de taxis.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi ce serait marqué taxi, alors ?<br><strong>Tom</strong> – C’est peut-être juste un lieu de rendez-vous.<br><strong>Alice</strong> – Un lieu de rendez-vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non, je veux dire, un point de rencontre. Dans les petites gares de campagne, c’est souvent comme ça.<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas vraiment une petite gare de campagne…<br><strong>Tom</strong> – Les petites villes de province, si vous préférez. Les gens commandent un taxi, la veille, pour aller à l’hôpital, ou je ne sais où, et le lendemain, le taxi les attend à cet endroit. À une heure précise. Devant le panneau marqué taxi.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui…?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez commandé un taxi, vous ?<br><strong>Alice</strong> – Non.<br><strong>Tom</strong> – Il n’y a plus qu’à espérer que ce soit une vraie station de taxis…<br><em>Silence un peu plus long, le temps que le doute s’installe</em><br><strong>Alice</strong> – Alors vous croyez qu’on attend pour rien ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Et si on appelait une compagnie de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Ça, c’est seulement à Paris. Dans quelques grandes villes de province, peut-être. Certainement pas ici…<br><strong>Alice</strong> – Bon… alors on va attendre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure, s’il vous plaît. (<em>Alice lui lance un regard étonné.</em>) Non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Engager la conversation…?<br><strong>Tom</strong> – Je n’ai pas de montre… (<em>Alice remarque la montre à son poignet</em>.) Enfin si, j’en ai une mais… la pile est morte.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi vous continuez à la mettre, alors ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas… Il faut croire que je m’étais attaché…<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Non, je déconne. La pile vient de me lâcher. Là, tout à l’heure.<br><strong>Alice</strong> – Pas de bol.<br><strong>Tom</strong> – Et donc ?<br><strong>Alice</strong> – Donc ?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure ?<br><strong>Alice</strong> – Ah pardon… (<em>Elle regarde sa montre</em>.) Il est presque minuit…<br><strong>Tom</strong> – Minuit…<br><strong>Alice</strong> – Oui… Il y a peu de chances que quelqu’un ait commandé un taxi pour aller à l’hôpital à cette heure-ci.<br><strong>Tom</strong> – À moins d’une urgence… Mais en cas d’infarctus ou d’AVC, on ne commande pas le taxi la veille au soir, si ?<br><strong>Alice</strong> – Non… probablement pas.<br><strong>Tom</strong> – Après, je ne sais pas… C’est peut-être vraiment une station de taxis…<br><strong>Alice</strong> – On va attendre encore un peu.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, même si c’est une station de taxis, ça ne veut pas forcément dire qu’un taxi va vraiment venir. Un dimanche soir, à minuit, dans cette ville de merde…<br><strong>Alice</strong> – Vous n’êtes pas du genre optimiste, vous, hein ? Je ne sais pas si j’ai bien fait d’accepter d’engager la conversation, finalement.<br><strong>Tom</strong> – Désolé… Non, mais je peux être très drôle parfois, vous savez ?<br><strong>Alice</strong> – Plutôt sans le faire exprès, j’imagine.<br><strong>Tom</strong> – Je peux vous demander où vous allez ?<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi faire ?<br><strong>Tom</strong> – Ah non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Pour me draguer.<br><strong>Tom</strong> – C’est juste que… ce serait déjà miraculeux qu’un seul taxi arrive dans moins d’une heure, alors un deuxième… Je me disais que si on va plus ou moins dans la même direction, on pourrait partager. Je veux dire, prendre le même taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, je ne sais pas…<br><strong>Tom</strong> – Vous allez par où ?<br><strong>Alice</strong> (<em>montrant une direction</em>) – Je vais par là…<br><strong>Tom</strong> (<em>un peu décontenancé</em>) – Ah oui…<br><strong>Alice</strong> – Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – Moi aussi… Plus ou moins…<br><strong>Alice</strong> – Il faudrait déjà qu’un taxi arrive.<br><strong>Tom</strong> – Je vous assure que je ne dis pas ça pour vous draguer, mais…<br><strong>Alice</strong> – Si vous arrêtiez de commencer toutes vos phrases par « je ne dis pas ça pour vous draguer », je vous assure que ce serait un peu plus crédible.<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Bon ben allez-y, maintenant.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, c’est juste que… j’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><em>Alice reste un instant décontenancée.</em><br><strong>Alice</strong> – Attendez… « Vous avez l’heure ? » « J’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part ? » « Vous habitez chez vos parents », c’est presque déjà fait aussi. C’est quoi la prochaine question ? « Vous n’auriez pas du feu s’il vous plaît ? » C’est bon là, on a déjà engagé la conversation.<br><strong>Tom</strong> – OK.<br><strong>Alice</strong> – Si vous avez des choses intéressantes à me dire, vous pouvez y aller, je vous écoute. Ne vous fatiguez pas avec les préliminaires, parce que je vous assure, les préliminaires, ce n’est pas votre truc…<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, c’est juste que… j’avais vraiment l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><strong>Alice</strong> – Pardon, je suis un peu sur les nerfs…<br><em>Un temps. Il sort une cigarette, et cherche dans ses poches quelque chose pour l’allumer. En vain.</em><br><strong>Tom</strong> – Du coup, je n’ose pas vous demander si vous avez du feu…<br><strong>Alice</strong> – Je n’en ai pas. Je ne fume pas.<br><em>Il range sa cigarette.</em><br><strong>Tom</strong> – Tant pis… Enfin, je veux dire tant pis pour moi… Tant mieux pour vous si vous ne fumez pas.<br><strong>Alice</strong> – Oui.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – J’attends le taxi…<br><strong>Alice</strong> – Oui, j’avais compris.<br><strong>Tom</strong> – Non, c’est… C’est le titre d’une chanson que j’avais écrite il y a très longtemps.<br><strong>Alice</strong> – Vous écrivez des chansons ?<br><strong>Tom</strong> – Oui… Enfin non, plus maintenant, mais… Pourquoi, je n’ai pas la tête de quelqu’un qui écrit des chansons ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas. Je ne connais personne qui écrit des chansons. Enfin pas personnellement. Et ça parlait de quoi, cette chanson ?<br><strong>Tom</strong> – C’est l’histoire d’un type qui… qui attend le taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, d’après le titre, je m’en doutais un peu. C’est tout ?<br><strong>Tom</strong> – C’était il y a longtemps. Je ne me souviens plus très bien. La première phrase c’était… il est près de minuit sous les néons blafards, et depuis plus d’une heure seul devant cette gare… Et le refrain, c’était j’attends le taxi, taxi, taxi…<br><strong>Alice</strong> – J’attends le taxi, taxi, taxi…?<br><strong>Tom</strong> – Oui. C’est ce dont je me souviens…<br><strong>Alice</strong> – D’accord… Et il a fini par arriver, votre taxi ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Vous voyez… je l’attends toujours…<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas très encourageant.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, cette histoire de taxi, c’était symbolique, évidemment. Le type qui attend le taxi… qui l’emmènera quelque part. C’était un peu moi quand j’étais plus jeune, vous voyez. Moi ou quelqu’un d’autre. À dix-huit ans, on attend tous que quelque chose se passe, non ? Que la vie nous prenne dans ses bras. Que quelqu’un vienne…<br><strong>Alice</strong> – Je vois. Et dans votre cas, donc, personne n’est venu.<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin si… Depuis, j’ai pris pas mal de taxis évidemment. Mais pas celui qui m’aurait emmené là où je voulais vraiment aller.<br><strong>Alice</strong> – Et vous vouliez aller où, exactement ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Alice</strong> – Oui, ben moi pour l’instant, j’aimerais bien rentrer chez moi.<br><strong>Tom</strong> – Donc, vous n’habitez pas chez vos parents.<br><strong>Alice</strong> – Non. Pourquoi ? Vous habitez chez vos parents, vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin ça dépend.<br><strong>Alice</strong> – Ça dépend ?<br><strong>Tom</strong> – Ça dépend des jours.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Ça y est, ça me revient maintenant !<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Tom</strong> – Où on s’est déjà vus.<br><strong>Alice</strong> – Et alors ?<br><strong>Tom</strong> – Vous aussi, vous étiez à cette fête, chez Vincent, ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Oui, en effet… Désolée, je ne me souviens pas de vous.<br><strong>Tom</strong> – Je vous ai invitée à danser. Vous avez refusé d’ailleurs…<br><strong>Alice</strong> – Ça ne vous a pas beaucoup marqué, vous ne vous souveniez plus de moi, tout à l’heure…<br><strong>Tom</strong> – Là-bas, il y avait une lumière d’ambiance, vous aviez l’air plus… Là avec les néons…<br><strong>Alice</strong> – Merci.<br><strong>Tom</strong> – Non mais vous êtes très jolie aussi.<br><strong>Alice</strong> – Et là, vous êtes sûr que vous n’êtes pas en train de me draguer ?<br><strong>Tom</strong> – Là, peut-être un peu, oui.<br><strong>Alice</strong> – J’avais prévu de rentrer avec une copine qui a une voiture, mais elle s’est trouvé un mec là-bas, alors du coup…<br><strong>Tom</strong> – Ah oui, pas de bol. Enfin, je veux dire, pour vous.<br><strong>Alice</strong> – Je pensais que je pourrais trouver un taxi. Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – En fait… je n’étais pas vraiment invité à cette fête. Enfin, si mais… J’étais invité par une copine qui au dernier moment n’a pas pu venir, et donc…<br><strong>Alice</strong> – Donc, vous ne connaissiez personne.<br><strong>Tom</strong> – Du coup, je me voyais mal rester dormir là-bas.<br><strong>Alice</strong> – Cette délicatesse vous honore.<br><strong>Tom</strong> – J’étais venu en train. Mais j’ai raté le dernier. Le prochain est à 7h32 demain matin, j’ai vérifié.<br><strong>Alice</strong> – Et en attendant, la gare est fermée.<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas si ça vaut le coup d’attendre.<br><strong>Alice</strong> – Pour le taxi, vous voulez dire ?<br><strong>Tom</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – J’habite à trente kilomètres, je ne peux pas rentrer à pied.<br><strong>Tom</strong> – À part le train de 7h32, je ne vois pas.<br><strong>Alice</strong> (<em>regardant sa montre</em>) – Il n’est même pas encore minuit et demie. On ne va pas attendre ici pendant sept heures !<br><strong>Tom</strong> – Surtout qu’il ne fait pas très chaud.<br><strong>Alice</strong> – On pourrait retourner là-bas, évidemment, mais…<br><strong>Tom</strong> – À cette fête, vous voulez dire ?<br><strong>Alice</strong> – Chez Vincent, oui.<br><strong>Tom</strong> – Honnêtement, je ne suis pas sûr de vouloir y retourner.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui ?<br><strong>Tom</strong> – En fait, c’est Vincent qui m’a viré.<br><strong>Alice</strong> – Viré ? Pourquoi ça ?<br><strong>Tom</strong> – Une sombre histoire d’argent qui aurait disparu dans un sac. Comme j’étais le seul que personne ne connaissait, évidemment, j’étais le coupable idéal. Je vous jure que ce n’est pas moi.<br><strong>Alice</strong> – Je sais.<br><strong>Tom</strong> – Merci. Donc, je n’ai pas une tête à voler dans les sacs des invitées à des soirées où je ne suis pas invité ?<br><strong>Alice</strong> – Si. En fait, vous auriez un peu cette tête-là.<br><strong>Tom</strong> – Alors comment vous savez que ce n’est pas moi qui ai volé cet argent ?<br><strong>Alice</strong> – Parce que cet argent, c’est le mien. Je croyais qu’il avait disparu. J’en ai parlé à ma copine, Cécile, qui en a parlé à Vincent. Mais je viens de retrouver mon fric dans la doublure de mon sac.<br><strong>Tom</strong> – D’accord. Alors en somme, c’est grâce à vous si on m’a jeté dehors comme un voleur.<br><strong>Alice</strong> – Je ne savais pas que ma copine en parlerait à Vincent. Et que ça ferait toute une histoire. C’est un peu pour ça que je suis partie, d’ailleurs. J’étais très mal à l’aise…<br><strong>Tom</strong> – Et moi donc.<br><strong>Alice</strong> – Je suis vraiment désolée.<br><strong>Tom</strong> – Ouais.<br><strong>Alice</strong> – Tenez, si un taxi finit par arriver, je vous invite à le prendre avec moi. Je vous déposerai, et c’est moi qui paierai la course.<br><strong>Tom</strong> – Vous ne prenez pas beaucoup de risques. Jamais aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Alors qu’est-ce que je peux faire pour que vous me pardonniez ? Même si tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute…<br><strong>Tom</strong> – Crier au voleur parce que vous ne retrouvez pas votre argent… et laisser accuser un innocent.<br><strong>Alice</strong> – Bon, ce n’est pas l’affaire Dreyfus, non plus. Je n’ai accusé personne, c’est ma copine qui…<br><strong>Tom</strong> – J’ai vu la haine dans leurs regards, je vous assure. Ils auraient pu me lyncher…<br><strong>Alice</strong> – Vous êtes sûr que vous n’en faites pas un peu trop, là ?<br><strong>Tom</strong> – OK, il y a une chose que vous pourriez faire pour que je vous pardonne.<br><strong>Alice</strong> – Dites toujours…<br><strong>Tom</strong> – Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Pardon ?<br><strong>Tom</strong> – Tout à l’heure, je vous ai invitée à danser, et vous avez refusé. Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Ici ? À une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – On n’a rien de très urgent à faire, non ?<br><strong>Alice</strong> – Il n’y a même pas de musique !<br><strong>Tom</strong> – J’en ai, sur mon téléphone portable. Vous me devez bien ça, non ?<br><em>Alice hésite.</em><br><strong>Alice</strong> – OK, mais on ne parle que de danser, on est bien d’accord.<br><strong>Tom</strong> – D’accord.<br><em>Il sort son portable, met un slow très classique, pose le téléphone par terre et il ouvre les bras.</em><br><strong>Alice</strong> – Vous êtes toujours prêt à dégainer un slow, comme ça, dès que vous rencontrez une fille à une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Si vous préférez un autre morceau…<br><strong>Alice</strong> – Allons-y. Après tout qu’est-ce que je risque, puisque vous n’essayez absolument pas de me draguer…<br><em>Elle accepte qu’il l’enlace et ils se mettent à danser.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
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		<title>Avec ou sans filtre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/avec-ou-sans-filtre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bureaux et Dépendances]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Cigarette]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=892</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec ou sans filtre, un sketch humoristique extrait du recueil 'Bureaux et dépendances' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une terrasse . Un personnage arrive.<br></em><strong>Alain</strong> – Avec ou sans filtre…<br><em>Deux femmes arrivent, l’une blonde et l’autre brune.</em><br><strong>Alain</strong> – Blonde… ou brune.<br><em>Les deux femmes poursuivent leur conversation sans lui prêter attention.</em><br><strong>Agnès</strong> – Alors je lui ai dit, non mais tu te fous de moi ?<br><strong>Nicole</strong> – Et qu’est-ce qu’il t’a répondu ?<br><strong>Agnès</strong> – Qu’est-ce que tu voulais qu’il me réponde ?<br><strong>Nicole</strong> – Il n’a rien répondu ?<br><strong>Agnès</strong> – Et toi, qu’est-ce qu’il t’a dit ?<br><strong>Nicole</strong> – Pareil.<br><strong>Agnès</strong> – C’est pas vrai !<br><strong>Nicole</strong> – Je t’assure.<br><strong>Agnès</strong> – Non mais c’est incroyable. Il t’a dit ça ?<br><strong>Nicole</strong> – J’étais sur le cul.<br><strong>Agnès</strong> – Ah ouais, il y a de quoi. Non mais pour qui il se prend ?<br><strong>Nicole</strong> – Il faut le remettre à sa place de temps en temps, c’est clair, parce que sinon…<br><strong>Agnès</strong> – Ah non, je te jure, il y a des fois.<br><em>Le type prend une pose théâtrale pour déclamer dans un style shakespearien.</em><br><strong>Alain</strong> – Fumer… ou ne pas fumer.<br><em>Les deux femmes l’aperçoivent enfin, et échangent un regard méfiant.</em><br><strong>Alain</strong> – That is the question… Mesdames… Bonne journée…<br><em>Le type s’en va. Elles esquissent un vague sourire mais ne répondent pas. Il sort.</em><br><strong>Nicole</strong> – C’est qui celui-là ? Tu le connais ?<br><strong>Agnès</strong> – Je l’ai aperçu une fois ou deux.<br><strong>Nicole</strong> – Il se la pète, non ?<br><strong>Agnès</strong> – Tu m’étonnes.<br><strong>Nicole</strong> – Il se prend pour Alain Delon, ou quoi ?<br><strong>Agnès</strong> – C’est clair que ce n’est pas Alain Delon, hein ?<br><strong>Nicole</strong> – Tu sais où il bosse ?<br><strong>Agnès</strong> – Au cinquième, je crois.<br><strong>Nicole</strong> – Au cinquième ? Qu’est-ce qu’ils font au cinquième ?<br><strong>Agnès</strong> – Je ne sais pas… La même chose qu’au sixième, il me semble.<br><strong>Nicole</strong> – Ah ouais, d’accord. Donc, il se la pète…<br><em>Elles fument un moment.</em><br><strong>Agnès</strong> – Remarque, c’est vrai qu’il est pas mal…<br><strong>Nicole</strong> – Tu m’étonnes.<br><strong>Agnès</strong> – Ce n’est pas Alain Delon, mais bon…<br><strong>Nicole</strong> – Faut être lucide, il y a peu de chance qu’on rencontre Alain Delon ici un jour.<br><strong>Agnès</strong> – C’est clair…<br><em>Elles commencent à partir.</em><br><strong>Nicole</strong> – Et tu dis qu’il bosse au cinquième ?<br><strong>Agnès</strong> – Il me semble, oui.<br>Nicole – Il n’est pas mort, Alain Delon ?<br><em>Elles sortent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-qui-passe/">Bureaux et dépendances</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/bureaux-et-dependances/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/bureaux-et-dependances/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="243" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Bureaux et Dépendances" class="wp-image-483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez-300x182.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Drague démodée</title>
		<link>https://sketchotheque.net/drague-demodee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 07:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bureaux et Dépendances]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Cigarette]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Feu]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=884</guid>

					<description><![CDATA[<p>Drague démodée, un sketch humoristique extrait du recueil 'Bureaux et dépendances' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une terrasse. Un homme arrive. Suivi de près par une femme. Leurs regards se croisent, mais ils ne se connaissent visiblement pas et détournent rapidement la tête. L’homme sort une cigarette électronique. La femme en fait autant. L’homme fait mine de chercher quelque chose dans ses poches, puis s’approche de la femme.<br></em><strong>Antoine</strong> – Excusez-moi, vous auriez du feu, s’il vous plaît ?<br><em>La femme semble déstabilisée.</em><br>Clara – Mais, c’est une cigarette électronique, non ?<br><strong>Antoine</strong> – C’est vrai, autant pour moi. Maintenant que j’ai arrêté de fumer, il va falloir que j’actualise un peu mes méthodes de drague.<br><strong>Clara</strong> – Si je peux me permettre, vous auriez dû les actualiser depuis la fin des années 80, non ?<br><strong>Antoine</strong> – Allez, soyez un peu indulgente, vous aussi. On est si fragiles. Être un homme libéré, vous savez, ce n’est pas si facile.<br><strong>Clara</strong> – Ça me rappelle une chanson qu’écoutait ma mère.<br><strong>Antoine</strong> – En fait, j’essayais seulement de vous faire rire. Mais visiblement c’est raté.<br><strong>Clara</strong> – Je vois. Donc le coup du feu, c’était une blague. Dans ce cas bravo, c’est très drôle. Il me manquait juste le mode d’emploi et la posologie… Je ne sais pas, un petit avertissement, genre « Attention blague ».<br><strong>Antoine</strong> – Il m’arrive aussi d’être drôle sans le faire exprès, vous savez. Faire rire, c’est une deuxième nature chez moi. Parfois, je comprends mes propres blagues après celles à qui elles sont destinées. Vous avez arrêté il y a longtemps ?<br><strong>Clara</strong> – De quoi ? De faire des blagues ?<br><strong>Antoine</strong> – De fumer.<br><strong>Clara</strong> – Ah non, mais je n’ai jamais fumé de cigarettes. Pas encore. En fait, je vapote juste pour essayer.<br><strong>Antoine</strong> – Pour essayer ?<br><strong>Clara</strong> – Pour voir si ça me plaît vraiment.<br><strong>Antoine</strong> – Ah oui…<br><strong>Clara</strong> – Et si ça me plaît, je me mettrai à fumer de vraies cigarettes, avec du vrai tabac. Ça vous semble idiot ?<br><strong>Antoine</strong> – Pas du tout.<br><strong>Clara</strong> – Pourtant, c’est complètement idiot.<br><strong>Antoine</strong> – Donc là, c’est vous qui me faites marcher ?<br><strong>Clara</strong> – Voilà. Et dans mon cas, croyez-moi, c’est tout à fait intentionnel. Je ne suis drôle que quand j’ai décidé de l’être.<br><strong>Antoine</strong> – Bon… Alors un partout, on est à égalité… J’apprécie aussi qu’une femme ait le sens de l’humour, vous savez. Et je vous avoue que dans un premier temps, j’ai craint que vous en soyez totalement dépourvu.<br><strong>Clara</strong> – Me voilà rassurée, alors. Moi je craignais de vous avoir déjà déçu. Mais dites-moi, quand vous parlez de sens de l’humour chez une femme, vous voulez parler je suppose de sa capacité à rire de vos propres blagues, volontaires ou non?<br><em>Il reste un instant décontenancé.</em><br><strong>Antoine</strong> – Et si on faisait une pause ?<br><strong>Clara</strong> – J’allais vous le proposer. Après tout on est là pour ça non ?<br><em>Ils vapotent chacun de leur côté.</em><br><strong>Antoine</strong> – Ça n’aurait jamais marché entre nous de toute façon.<br><strong>Clara</strong> – La pause est déjà finie ?<br><strong>Antoine</strong> – On travaille dans la même boîte…<br><strong>Clara</strong> – Il paraît qu’un Français sur trois a rencontré son conjoint sur son lieu de travail.<br><strong>Antoine</strong> – Vous nous imaginez rentrer le soir ensemble dans notre petit appartement de banlieue et nous demander respectivement comment s’est passé notre journée. Alors qu’on travaille dans le même bureau.<br><strong>Clara</strong> – Nous travaillons dans le même bureau ?<br><strong>Antoine</strong> – Je ne vous ai pas tapé dans l’œil, d’accord. Mais si vous ne l’avez pas remarqué, c’est que vous avez besoin de porter des lunettes.<br><strong>Clara</strong> – Je vous fais encore marcher. Vous voyez bien qu’on peut quand même arriver à se surprendre, même quand on travaille toute la journée dans le même bureau depuis trois mois.<br><strong>Antoine</strong> – Vous êtes là depuis trois mois ?<br><strong>Clara</strong> – Je préfère prendre ça pour une de vos plaisanteries involontaires, sinon ce serait vexant. Mais je suis d’accord avec vous, à la longue ce serait intenable.<br><strong>Antoine</strong> – Bon, alors je ne vois qu’une solution.<br><strong>Clara</strong> – Laquelle ?<br><strong>Antoine</strong> – Je démissionne.<br><strong>Clara</strong> – Je ne suis pas sûre de préférer sortir avec un chômeur longue durée plutôt qu’avec un collègue de bureau. Vous n’auriez même plus de quoi payer le loyer de votre petit appartement de banlieue dans lequel vous pensiez m’inviter à couler des jours heureux avec vous.<br><strong>Antoine</strong> – C’est fou ce que les femmes peuvent être terre à terre.<br><em>Elle lui souffle ostensiblement de la fumée de sa cigarette sur le visage.</em><br>Clara – Les princes charmants ont rarement une carte Navigo et ils ne pointent pas à Pôle Emploi.<br><em>Elle range sa cigarette électronique.</em><br><strong>Antoine</strong> – On pourra toujours vapoter ensemble ?<br><strong>Clara</strong> – Alors à une autre fois peut-être.<br><strong>Antoine</strong> – Je vous rappelle que nous travaillons dans le même bureau. Il y a peu de chance pour qu’on ne se revoit jamais.<br><strong>Clara</strong> – C’est une bonne raison pour ne pas prendre le risque de coucher ensemble.<br><em>Elle s’en va. Il reste un instant perplexe. Il fume encore un peu. Puis s’en va à son tour.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-qui-passe/">Bureaux et dépendances</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/bureaux-et-dependances/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/bureaux-et-dependances/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="243" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Bureaux et Dépendances" class="wp-image-483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-bureaux-et-dependances-jean-pierre-martinez-300x182.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Le feu sacré</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-feu-sacre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:04:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps qui passe]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Animal]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Feu]]></category>
		<category><![CDATA[Météo]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Préhistoire]]></category>
		<category><![CDATA[Végétarisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=826</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le feu sacré, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps qui passe' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle arrive, dans le plus simple appareil, un sac de peau en bandoulière. Il arrive à son tour, dans la même tenue, et également porteur d’un sac. On pourrait d’abord croire qu’il s’agit de vacanciers à la plage. Il semble vouloir l’aborder, mais n’ose pas. Il finit par se lancer.</em><br><strong>Lui</strong> – Excusez-moi, vous avez du feu s’il vous plaît ?<br><strong>Elle</strong> – Oui, bien sûr…<br><em>Elle fouille dans son sac, et finit par en sortir deux gros cailloux genre silex. Elle se met à les frapper l’un contre l’autre. Sans résultat probant.</em><br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi, je ne suis pas encore tout à fait familiarisée avec les nouvelles technologies…<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas grave, vous savez. Moi non plus, je ne suis pas très…<br><em>Sans l’écouter, elle essaie encore, en vain. Elle s’énerve et frappe les cailloux l’un contre l’autre de plus en plus fort de façon hystérique.</em><br><strong>Elle</strong> – Putain…!<br><strong>Lui</strong> – Non mais je vous assure, laissez tomber ! Je peux très bien faire autrement…<br><em>Elle reprend ses esprits, cesse de frapper les cailloux et les remet dans son sac.</em><br><strong>Elle</strong> – Je suis vraiment désolée…<br><strong>Lui</strong> – Non, c’est moi, je vous en prie… Vous auriez pu vous blesser…<br><em>Moment d’embarras.</em><br><strong>Elle</strong> – Et le feu, c’était pour…?<br><em>Il sort de son sac un petit animal en peluche assez bien imité.</em><br><strong>Lui</strong> – Pour faire cuire ça.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui…<br><strong>Lui</strong> – Je sais, ce n’est pas très gros, mais… c’est tout ce que j’ai trouvé.<br><strong>Elle </strong>– Je vois… Et donc…<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que cuit, ça se digère mieux. Enfin c’est ce qu’on dit…<br><strong>Elle</strong> – Remarquez on dit tellement de choses… Jusqu’à maintenant on mangeait la viande crue, et personne n’est jamais mort.<br><strong>Lui</strong> – Personne n’est mort de ça, en tout cas.<br><strong>Elle</strong> – Et donc… vous êtes chasseur-cueilleur.<br><strong>Lui</strong> – Oui… Enfin… plutôt tendance cueilleur, quand même.<br><strong>Elle</strong> – Oui, je… J’imagine.<br><strong>Lui</strong> – Je suis sûr qu’un jour on y viendra.<br><strong>Elle</strong> – À quoi donc ?<br><strong>Lui</strong> – On ne mangera plus de viande, vous verrez ce que je vous dis. Les fruits et légumes, c’est quand même meilleur pour la santé.<br><strong>Elle</strong> – Personnellement, j’essaie d’en manger au moins cinq par jour.<br><strong>Lui</strong> – En tout cas, c’est plus facile à attraper que la viande.<br><strong>Elle</strong> – Oui…<br><em>Ils rient tous les deux un peu bêtement.</em><br><strong>Lui</strong> – Bon, alors je… Je vais vous laisser…<br><strong>Elle</strong> – D’accord, oui… Encore désolée pour le feu.<br><em>Ils semblent ne pas vouloir se quitter. Il tient toujours la bestiole par la queue. Il se lance à nouveau.</em><br><strong>Lui</strong> – Et sinon, je me demandais… Vous faites quoi à midi ?<br><strong>Elle</strong> – Rien de particulier… Je… regardais les nuages, là… pour passer le temps.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, les nuages… Non, parce que je me disais… on pourrait peut-être déjeuner ensemble…<br><strong>Elle</strong> – Vous croyez vraiment qu’il y en a assez pour deux…?<br><em>Il regarde la bestiole, dubitatif.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah non, mais… j’ai des légumes aussi.<br><em>Il sort de son sac un petit poireau et lui montre.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah oui… Super… Pour accompagner le…<br><strong>Lui</strong> – Trop manger… ce n’est pas bon pour la santé non plus.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai… Bon… alors d’accord.<br><strong>Lui</strong> – J’habite juste à côté, si ça vous dit…<br><strong>Elle</strong> – Et donc… vous êtes nouveau dans le quartier ? Comme on ne s’était jamais croisés auparavant…<br><strong>Lui</strong> – Oui… J’ai trouvé une petite grotte pas très loin d’ici… Ce n’est pas très lumineux, mais il y a une très belle hauteur sous plafond.<br><strong>Elle</strong> – Et puis c’est très central.<br><strong>Lui</strong> – J’ai fait quelques dessins sur les parois du fond pour égayer un peu.<br><strong>Elle</strong> – Ah, vous êtes aussi artiste ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin, je débute… Ça vous dirait de les voir.<br><strong>Elle</strong> – Quoi donc ?<br><strong>Lui</strong> – Mes peintures rupestres !<br><strong>Elle</strong> – Ah oui ! Pourquoi pas? Qu’est-ce que ça représente ?<br><strong>Lui</strong> – Moi, en train de me battre avec une salade.<br><em>Ils rient à nouveau.</em><br><strong>Elle</strong> – Et… vous vous appelez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas. Je ne m’appelle pas souvent. Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Moi non plus…<br><strong>Lui</strong> – Bon… Alors on y va ?<br><strong>Elle</strong> – Vous avez raison, on ferait bien de se dépêcher, parce que je crois qu’on ne va pas tarder à avoir une averse.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ?<br><strong>Elle</strong> – Souvent, quand il y a beaucoup de nuages dans le ciel, après il pleut. Vous n’avez pas remarqué ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais… maintenant que vous me le dites. Alors vous, vous seriez plutôt une scientifique, non ?<br><strong>Elle</strong> – Oui, enfin… j’essaie d’observer le monde qui m’entoure. D’être à l’écoute de mon corps, aussi…<br><strong>Lui</strong> – D’accord… Et… vous avez fait d’autres découvertes intéressantes ?<br><strong>Elle</strong> – Vous verrez, je vais vous étonner…<br><em>Ils sortent.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-qui-passe/">Brèves du temps qui passe</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-qui-passe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
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		<title>Vacances</title>
		<link>https://sketchotheque.net/vacances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 14:35:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Titanic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vacances, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une terrasse. Deux chaises longues. Elle arrive, en peignoir blanc, des lunettes noires sur le nez. Elle va jusqu’au bord de la scène, respire à pleins poumons et contemple l’horizon. Il arrive à son tour, en s’appuyant sur des béquilles.<br></em><strong>Elle</strong> (<em>sans se retourner</em>) – On respire, non ? Vous sentez cet air iodé ?<br><strong>Lui</strong> – Ma foi non… Mais j’ai le nez un peu bouché, ce matin…<br><em>Il s’assied avec difficulté sur une chaise longue, et pose ses béquilles à côté de lui.</em><br><strong>Elle</strong> – Et ces mouettes… Vous entendez ça ? Quel dépaysement !<br><em>Il sort une boîte métallique de sa poche, l’ouvre et la tend vers elle.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous voulez une pastille ? Ça dégage les bronches…<br><em>Mais elle ne prête pas attention à cette proposition.</em><br><strong>Elle</strong> – C’est vraiment le paradis… Je me sens revivre ! Pas vous ?<br><em>Il prend une pastille dans la boîte et la met dans sa bouche.</em><br><strong>Lui</strong> – Moi, ça me donnerait plutôt envie de vomir…<br><em>Il range la boîte.</em><br><strong>Elle</strong> (<em>exaltée</em>) – Une nouvelle journée qui commence… Et elle s’annonce glorieuse…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre que ça va ?<br><em>La mine d’Elle change du tout au tout.</em><br><strong>Elle</strong> – Je suis complètement déprimée…<br><strong>Lui</strong> – J’ai d’autres sortes de pastilles, si vous voulez.<br><strong>Elle</strong> – Mon mari devait partir avec moi, mais finalement il est resté sur le quai.<br><strong>Lui</strong> – Je suis vraiment désolé. Alors vous êtes provisoirement célibataire…<br><strong>Elle</strong> – Plutôt définitivement veuve.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Sauf que lui, il est toujours vivant… (<em>Un temps</em>) Et vous, qu’est-ce qui vous est arrivé ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis en vacances, comme vous.<br><strong>Elle</strong> – Je parlais de vos béquilles…<br><strong>Lui</strong> – Ah ça… Je sais que j’en ai besoin pour marcher, mais je ne sais plus pourquoi…<br><em>Elle se tourne à nouveau vers la mer.</em><br><strong>Elle</strong> – La mer est tellement bleue… Une vraie carte postale… Je me demande si je ne vais pas aller piquer une tête…<br><em>Elle retire son peignoir, dévoilant son maillot de bain.</em><br><strong>Lui</strong> – N’allez pas vous noyer… Ce serait dommage… Et puis elle ne doit pas être bien chaude.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – On est hors saison.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui…<br><em>Elle remet son peignoir.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous voulez faire un scrabble ?<br><strong>Elle</strong> – Merci… Je ne suis pas encore désespérée à ce point…<br><strong>Lui</strong> – Vous l’aimiez tant que ça ?<br><strong>Elle</strong> – C’était mon mari…<br><strong>Lui</strong> – Vous l’oublierez…<br><strong>Elle</strong> – Je ne me souviens déjà plus très bien comment nous nous sommes quittés…<br><strong>Lui</strong> – Les adieux, c’est ce qui s’efface en premier quand on rembobine.<br><strong>Elle</strong> – Vous faites du cinéma ?<br><strong>Lui</strong> – Si j’en ai fait, je ne m’en souviens plus… Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis un peu comédienne.<br><strong>Lui</strong> – Vous verrez, ce petit hors-jeu vous fera le plus grand bien.<br><strong>Elle</strong> – Je me sens déjà rajeunir… Allez, c’est décidé, je vais piquer une tête !<br><strong>Lui</strong> – Dans l’océan ?<br><strong>Elle</strong> – Dans la piscine !<br><em>Elle s’en va, découvrant l’inscription au dos de son peignoir : Titanic. Il se lève sans ses béquilles, s’approche du bord de scène et écarte les bras en regardant au loin.</em><br><strong>Lui</strong> – Je suis le roi du monde !<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Travaux d’approche</title>
		<link>https://sketchotheque.net/travaux-dapproche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 12:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=756</guid>

					<description><![CDATA[<p>Travaux d’approche, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis côte à côte. Elle dort contre son épaule. Elle se réveille peu à peu… et sursaute légèrement.</em><br><strong>Elle</strong> – Pardon, je suis désolée… Mais vous auriez dû…<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas osé vous réveiller…<br><strong>Elle</strong> – J’ai dormi longtemps.<br><strong>Lui</strong> – On a commencé les travaux d’approche…<br><strong>Elle</strong> – Pardon ?<br><strong>Lui</strong> – Je veux dire, euh… Les manœuvres d’approche… Pour l’atterrissage !<br><strong>Elle</strong> – Ah, oui…<br><em>Elle remet un peu d’ordre dans ses cheveux.</em><br><strong>Lui</strong> (<em>engageant</em>) – Vous êtes en vacances ?<br><strong>Elle</strong> – Euh… Non… Je vais rejoindre mon mari…<br><strong>Lui</strong> – Ah… Qu’est-ce qu’il fait ?<br><strong>Elle</strong> – Il… Il est médecin… Il travaille pour une ONG…<br><strong>Lui</strong> – Ah, oui, bien sûr… Dans un pays pareil… À part le tourisme et l’humanitaire… La prostitution, un peu… Et le trafic de drogue, bien sûr…<br><strong>Elle</strong> (<em>déstabilisée</em>) – Et vous ? Vous êtes en vacances ?<br><strong>Lui</strong> – Euh, non… Je fais… dans le trafic d’armes.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez dire…<br><strong>Lui</strong> – Kalachnikov, lance-roquettes, mines antipersonnel… Je viens de toucher un lot de chars d’assaut presque neufs. Si ça vous intéresse…?<br><strong>Elle</strong> – Merci… Mon mari a déjà un quatre-quatre…<br><strong>Lui</strong> – Il a raison, c’est plus pratique. Un tank c’est très difficile à garer, et ça consomme autant qu’un Airbus.<br><em>Silence embarrassé, suivi d’une secousse que les comédiens peuvent marquer par un léger sursaut.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah, ça y est… On vient d’atterrir. (<em>Ils se lèvent.</em>) Bon, et bien… Enchanté d’avoir fait votre connaissance.<br><strong>Elle</strong> – Vous… Vous êtes vraiment trafiquant d’armes…?<br><strong>Lui</strong> – Non. C’était seulement pour que vous me détestiez. Pour ne pas avoir de regret. Une femme mariée… avec un French Doctor, c’est difficile de lutter… Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Moi ?<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes vraiment mariée ?<br><strong>Elle</strong> – Euh… En fait, non… Pas vraiment…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes célibataire et en vacances, comme moi.<br><strong>Elle</strong> – Je vais au Club… Ne me dites pas que vous aussi…?<br><strong>Lui</strong> – On y va tous… C’est un charter…<br><strong>Elle</strong> (<em>innocemment</em>) – Ah, oui…?<br><strong>Lui</strong> – Vous dormiez vraiment…?<br><strong>Elle</strong> – Non… Heureusement… Je ronfle…<br><strong>Lui</strong> – Je vous offre un verre au bar, ce soir ?<br><strong>Elle</strong> – J’ai pris la formule tout compris, avec boisson à volonté. Pas vous ?<br><strong>Lui</strong> – Si… Je crois qu’il est temps de descendre, sinon, l’avion va redécoller. Il fait deux rotations par jour… Après vous, je vous en prie… (<em>Ils se dirigent vers la sortie.</em>) Vous n’étiez pas déjà venue, l’année dernière ?<br><strong>Elle</strong> – Si…<br><strong>Lui</strong> – Il me semblait bien aussi…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Les encombrants</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-encombrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Poubelle]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=627</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les encombrants, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La scène est vide à l’exception d’une grande poubelle à roulettes au couvercle jaune. Une femme arrive en tirant une autre poubelle du même type mais au couvercle vert. Habillée avec élégance et juchée sur des talons hauts, elle tente de conserver un semblant de dignité dans cet exercice dégradant qu’est, pour une bobo qui n’a plus les moyens de se payer une bonne, celui de sortir elle-même la poubelle. Son portable sonne, et elle répond.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Allô, oui ? Ah, bonsoir Jacques ! Non, non, vous ne me dérangez pas. J’étais en train de ranger quelques papiers et je m’apprêtais à prendre un bain… Ce soir à dix-neuf heures trente ? Ah, oui, c’est absolument parfait ! Mais vous êtes sûr que… Votre dernière patiente ? Très bien ! Dans ce cas, nous aurons peut-être le temps de prendre un verre après, histoire de faire un peu connaissance ? Ah oui, ou de dîner si vous préférez… Je connais un très bon japonais du côté de… Ah, vous détestez les sushis… Non, non, pas du tout… J’aime beaucoup la choucroute aussi… Parfait, alors à tout à l’heure… Non, non, j’ai bien l’adresse de votre cabinet… Ah, il y a un code à partir de 19 heures… Attendez, je prends de quoi noter… Je suis dans la salle de bain, et je n’ai rien sur moi… Je veux dire pour écrire…<br><em>Elle sort un crayon mais, se rendant compte qu’elle n’a pas de papier, ouvre le couvercle de la poubelle jaune. La trouvant vide, elle laisse le couvercle ouvert et ouvre le couvercle de sa propre poubelle dont elle sort au hasard un paquet de céréales basses calories.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Voilà, je vous écoute… Ouh, là, en effet, c’est compliqué… (<em>Plaisantant</em>)Vous ne pouviez pas choisir 1515, 14-18 ou 39-45, comme tout le monde ? Ah, c’est la date de décès de votre belle-mère… Oui, vous avez raison, pour un cambrioleur, évidemment, c’est plus difficile à deviner… Mais vous pouvez me redire ça moins vite ? Juste une seconde, je m’installe un peu plus confortablement…<br><em>Elle se contorsionne pour essayer de noter d’une main sur le carton tout en tenant le téléphone de l’autre, avant de prendre le parti de poser le carton sur le bord de la poubelle jaune dont elle a laissé le couvercle ouvert. Le carton tombe par terre et en essayant de le rattraper, elle laisse tomber son portable au fond de la poubelle vide.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Oh, non, ce n’est pas vrai… (<em>En direction du fond de la poubelle</em>) Allô ? Jacques ? Vous m’entendez ? (<em>Elle se penche vers le fond de la poubelle pour tenter de récupérer le téléphone</em>.) Allô ? Je vous entends très mal…<br><em>Elle finit par basculer dans la poubelle. Seules ses deux jambes dépassent, qu’elle agite en poussant des cris étouffés. Un homme arrive, un portable à la main.</em><br><strong>Homme</strong> – Allô ? Allô ? Vous m’entendez ?<br><em>Sa femme arrive derrière lui.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Jacques ? Qu’est-ce que tu fais là ?<br><em>Jacques range aussitôt son portable. Craignant d’être surprise dans cette position embarrassante, la prisonnière de la poubelle rentre ses jambes et se calme.</em><br><strong>Homme</strong> – Eh bien, je… Je venais chercher la poubelle pour la remonter… Le coiffeur n’a pas pu te prendre, finalement ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>sèchement</em>) – Si. J’en sors.<br><strong>Homme</strong> – Ah, très bien…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu n’as pas oublié que ce soir, je vais au pot de départ de mon chef de service ?<br><strong>Homme</strong> – Non, non, rassure-toi… J’en profiterai pour faire ma comptabilité en retard au cabinet.<br><em>La femme aperçoit la boîte de céréales par terre.</em><br><strong>Femme 2 </strong>– Les gens sont d’une saleté… (<em>Ramassant l’emballage pour le remettre dans la poubelle</em>) Et j’ai l’impression que les derniers arrivés sont les pires… À propos, tu as fait connaissance avec la nouvelle voisine ?<br><strong>Homme</strong> – Quelle voisine ?<br><strong>Femme 2</strong> – Ne me dis pas que tu ne l’as pas remarquée… Celle avec la forte poitrine…<br><strong>Homme</strong> – Ah, celle-là…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu vois que tu t’en souviens.<br><strong>Homme</strong> – C’est vrai que c’est plutôt une belle femme.<br><strong>Femme 2</strong> – Moi, je la trouve plutôt vulgaire, mais bon…<br><strong>Homme</strong> – Vulgaire ?<br><strong>Femme 2</strong> – Elle est divorcée, je crois…<br><strong>Homme</strong> – Elle t’a dit ça ?<br><strong>Femme 2 </strong>– Une femme qui sort elle-même la poubelle vit forcément seule… Et comme elle est trop âgée pour être encore célibataire, j’en conclus qu’elle est divorcée… ou veuve.<br><strong>Homme</strong> – Elle n’est pas si vieille que ça…<br><strong>Femme 2</strong> – Elle doit avoir à peu près mon âge.<br><strong>Homme</strong> – Ah, oui ? Ça ne se voit pas…<br><strong>Femme 2</strong> – Quand elle sort la poubelle le matin en peignoir avant de s’être maquillée, ça se voit, crois-moi… Mais dis donc, on dirait vraiment qu’elle t’a fait forte impression…<br><strong>Homme</strong> – C’est toi qui m’en as parlé (<em>Un temps</em>) Et puis elle a téléphoné au cabinet aujourd’hui pour un détartrage…<br><strong>Femme 2</strong> – Un détartrage… Quand ça ?<br>Homme – Ce soir.<br><strong>Femme 2</strong> – Ah, d’accord… Il faut croire que c’était une urgence. Elle devait être sacrément entartrée…<br><strong>Homme</strong> – Elle a peut-être un rendez-vous important…<br><strong>Femme 2</strong> – C’est ça, oui… Enfin… Tant que tu ne la ramènes pas à la maison… Parce que là, je te préviens, je suis capable de tout…<br><strong>Homme</strong> – La ramener à la maison… Qu’est-ce que tu vas chercher…?<br><em>Ils commencent à s’éloigner.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Eh bien tu ne remontes pas la poubelle ?<br><strong>Homme</strong> – Si, si… (<em>Il prend la poubelle à roulettes par la poignée et suit sa femme.</em>) Mais quand tu dis capable de tout… Pas à tuer quand même ?<br><em>On entend la sonnerie d’un téléphone en provenance de la poubelle.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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			</item>
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		<title>Code d’accès</title>
		<link>https://sketchotheque.net/code-dacces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 14:53:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Code]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=617</guid>

					<description><![CDATA[<p>Code d’accès, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme arrive dans le hall, le traverse et, perplexe, se place devant le digicode de la porte donnant accès à l’escalier. Un homme arrive à son tour et se dirige vers la même porte pour composer le code.</em><br><strong>Femme</strong> – Excusez-moi… Je peux entrer avec vous… Je n’ai pas le code…<br><strong>Homme</strong> – Euh… Oui… Enfin… Vous voulez dire que vous n’avez pas le code ?<br><strong>Femme</strong> – Oui… C’est ce que je viens de vous dire, non ?<br><strong>Homme</strong> – C’est-à-dire que… En principe, on doit avoir le code pour rentrer dans cet immeuble. C’est justement ça le principe…<br><strong>Femme</strong> – Le principe ?<br><strong>Homme</strong> – Ceux qui ont le code ont le droit d’entrer, les autres non. À quoi ça sert d’avoir un code, sinon ?<br><strong>Femme</strong> – Ah, d’accord…<br><strong>Homme</strong> – Ben ouais…<br><strong>Femme</strong> – Donc vous ne voulez pas me laisser entrer ?<br><strong>Homme</strong> – Ben non…<br><strong>Femme</strong> – Vous me prenez pour une voleuse, c’est ça ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas, moi… Si vous habitiez dans cet immeuble, pourquoi est-ce que vous n’auriez pas le code ?<br><strong>Femme</strong> – Pourquoi ? Le code pourrait avoir changé sans que j’en sois avertie.<br><strong>Homme</strong> – Le code n’a pas changé depuis vingt ans.<br><strong>Femme</strong> – Je pourrais l’avoir oublié !<br><strong>Homme</strong> – C’est le genre de code qu’on n’oublie pas, croyez-moi. Beaucoup de personnes âgées habitent dans cet immeuble, alors on a choisi quelque chose de facile à mémoriser. Même un Alzheimer en stade terminal oublierait sa date de naissance avant d’oublier le code de cet immeuble…<br><strong>Femme</strong> – 1515 ? 14-18 ? 16-64 ?<br><strong>Homme</strong> – 16-64 ?<br><strong>Femme</strong> – 16-64, ça ne vous dit rien ?<br><strong>Homme</strong> – Donc, vous n’habitez pas dans cet immeuble…<br><strong>Femme</strong> – Et votre date de naissance, vous vous en souvenez ?<br><strong>Homme</strong> – Puisque vous n’habitez pas ici, qui venez-vous voir ?<br><strong>Femme</strong> – Mais enfin, ça ne vous regarde pas ! Vous êtes de la police ?<br><strong>Homme</strong> – Non. Mais c’est mon immeuble.<br><strong>Femme</strong> – Cet immeuble vous appartient ?<br><strong>Homme</strong> – J’en suis copropriétaire. Je veille sur la sécurité des gens qui l’habitent. Et sur l’intégrité de leurs biens.<br><strong>Femme</strong> – Je vois… Vous êtes une sorte de milicien, en somme. Méfiez-vous. À la Libération, certains pourraient avoir envie de vous tondre.<br><strong>Homme</strong> – Dites-moi seulement ce que vous venez faire ici.<br><strong>Femme</strong> – Je viens pour assassiner quelqu’un, ça vous va ?<br><strong>Homme</strong> – À quel étage ?<br><strong>Femme</strong> – Parce que ça change quelque chose ?<br><strong>Homme</strong> – C’est juste pour vérifier que vous n’êtes pas encore en train de mentir.<br><strong>Femme</strong> – La petite vieille du cinquième.<br><strong>Homme</strong> – Au cinquième, c’est un couple d’homos et une fille-mère.<br><strong>Femme</strong> – Une fille-mère ? Mais vous vivez à quelle époque ? À la fin du 19ème ?<br><strong>Homme</strong> – Oui, bon, ça va… Je voulais dire une mère célibataire…<br><strong>Femme</strong> – Une mère célibataire… Aujourd’hui, on dit une famille monoparentale, figurez-vous !<br><strong>Homme</strong> – En tout cas, on ne dit pas la petite vieille du cinquième ! Donc vous mentez !<br><strong>Femme</strong> – Évidemment, que je mens. Si j’étais venue pour assassiner quelqu’un, vous croyez vraiment que je vous préciserais l’étage ?<br><strong>Homme</strong> – Ça ne me dit toujours pas ce que vous venez faire ici.<br><strong>Femme</strong> – Au départ, je n’étais pas venue pour tuer quelqu’un, c’est vrai. Mais je dois avouer qu’après vous avoir rencontré, ça me donne des envies de meurtre…<br><strong>Homme</strong> – Très bien, ironisez tant que vous voudrez. Mais tant que je ne saurai pas ce que vous venez faire ici, pas question de vous laisser entrer.<br><strong>Femme</strong> – OK… Je viens voir quelqu’un, ça vous va ?<br><strong>Homme</strong> – Ah oui ? Et qui ça ?<br><strong>Femme</strong> – Le dentiste.<br><strong>Homme</strong> – Vous avez mal aux dents ?<br><strong>Femme</strong> – C’est plus compliqué que ça…<br><strong>Homme</strong> – Quel dentiste, d’abord ? Il y en a au moins trois ou quatre, dans l’immeuble.<br><strong>Femme</strong> – Je ne connais pas son nom. Je veux dire son vrai nom.<br><strong>Homme</strong> – C’est commode…<br><strong>Femme</strong> – Non, justement, ce n’est pas commode. C’est quelqu’un que j’ai rencontré sur le net. Je connais seulement son pseudo.<br><strong>Homme</strong> – Un pseudo ?<br><strong>Femme</strong> – Il m’a donné rendez-vous chez lui, mais il a oublié de me donner le code.<br><strong>Homme</strong> – Il vous donne rendez-vous chez lui, mais il ne vous donne pas le code…<br><strong>Femme</strong> – Il a oublié, je vous dis !<br><strong>Homme</strong> – Hun, hun… Vous n’avez qu’à lui téléphoner.<br><strong>Femme</strong> – Je n’ai pas son numéro.<br><strong>Homme</strong> – Ah, il ne vous a pas donné son numéro non plus. Apparemment, c’est quelqu’un qui tient beaucoup à préserver son intimité… Vous êtes vraiment sûre qu’il vous a invitée à venir chez lui ? Je veux dire, il ne vous a pas donné le code…<br><strong>Femme</strong> – Il m’a donné l’adresse, il m’a dit qu’il habitait au troisième et qu’il était dentiste. Je pense que s’il ne voulait pas me voir…<br><strong>Homme</strong> – Dentiste ? Au troisième… Donc c’est l’adresse de son cabinet. Pas de chez lui.<br><strong>Femme</strong> – Et alors ?<br><strong>Homme</strong> – Cela explique le fait qu’il ait oublié de vous donner le code.<br><strong>Femme</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Homme</strong> – Parce que dans la journée, il n’y a pas de code.<br><strong>Femme</strong> – Donc il y a bien un dentiste au troisième.<br><strong>Homme</strong> – Oui.<br><strong>Femme</strong> – Alors vous voyez bien que je ne mens pas.<br><strong>Homme</strong> – En même temps, c’est indiqué sur la plaque.<br><strong>Femme</strong> – Quelle plaque ?<br><strong>Homme</strong> – La plaque qui se trouve dehors à l’entrée de cet immeuble.<br><strong>Femme</strong> – D’accord… Donc, vous ne voulez toujours pas me laisser entrer ?<br><strong>Homme</strong> – Ça dépend… C’est quoi, votre pseudo, à vous ?<br><strong>Femme</strong> – Pardon ?<br><strong>Homme</strong> – Vous avez dit que vous ne connaissez ce dentiste que sous son pseudo. J’imagine qu’il ne vous connaît vous aussi que sous un nom de code.<br><strong>Femme</strong> – Et pourquoi est-ce que je vous donnerais mon numéro de code ? C’est très personnel, non ? Plus que le code d’accès à un immeuble, en tout cas…<br><strong>Homme</strong> – Disons que c’est donnant donnant.<br><strong>Femme</strong> – Alex343.<br><strong>Homme</strong> – Alex343 ?<br><strong>Femme</strong> – Quoi ? Ça ne vous plaît pas non plus ?<br><strong>Homme</strong> – Si, si… Alex343, c’est un très joli nom. (<em>Changeant de ton</em>) Pour une bien jolie personne… Ça donne envie de connaître les 342 autres Alex.<br><strong>Femme</strong> – Vous me draguez, maintenant ? Vous ne manquez pas d’air ?<br>Homme – Nous sommes partis sur un mauvais pied, mais permettez-moi de me présenter : Domi459.<br><strong>Femme</strong> – Domi459 ? Alors c’est vous ?<br><strong>Homme</strong> – J’espère que vous n’êtes pas trop déçue…<br><strong>Femme</strong> – Non, non, mais… Je ne vous imaginais pas comme ça…<br><strong>Homme</strong> – Excusez-moi pour le code, mais comme en journée, il n’y en a pas…<br><strong>Femme</strong> – Bien sûr.<br><strong>Homme</strong> – Et puis on ne sait jamais à qui on a affaire.<br><strong>Femme</strong> – Vous avez raison. On n’est jamais trop prudent.<br><strong>Homme</strong> – Vous avez trouvé facilement ?<br><strong>Femme</strong> – Oui, oui… Jusqu’à ce que j’arrive devant cette porte en tout cas…<br><em>Il lui montre la porte.</em><br><strong>Homme</strong> – Mais allez-y, je vous en prie…<br><strong>Femme</strong> – Euh…<br><strong>Homme</strong> – Ah oui, c’est vrai… Vous n’avez pas le code… Attendez, je passe devant vous… 39-45, c’est facile à se rappeler…<br><strong>Femme</strong> – Oui, c’est pratique…<br><strong>Homme</strong> – Mais au fait, j’ai oublié de me présenter… Comme vous ne me connaissez que sous mon pseudo…<br><strong>Femme</strong> – Votre nom est inscrit sur la plaque à l’entrée de l’immeuble.<br><strong>Homme</strong> – Ah oui, c’est vrai ! Et vous, votre vrai nom, c’est quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Si vous permettez, j’attendrai de vous connaître un peu mieux avant de vous donner le code d’accès…<br><em>Ils sortent.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:91px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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