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	<title>Archives des Champagne - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Champagne - La Sketchothèque</title>
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		<title>Richophobie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 14:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
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		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Richophobie, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Pardon, mais avant de commencer, je voudrais vous poser une petite question. Non mais rassurez-vous, ce n’est pas pour un sondage. Parce que j’en connais des comédiens comme moi, qui profitent du système. On le connaît tous, le truc. Ils prétendent faire un one man show, ils rameutent leurs amis dans un théâtre en leur vendant des places sur billetreduc. En réalité, ils travaillent pour un institut de sondage, et ils en profitent pour vous administrer un questionnaire interminable. Il faut bien dire que le système entretient la confusion, aussi&nbsp;: maintenant tous ceux qui font des petits boulots sont payés comme intermittents. Il paraît que ça coûte moins cher à la société. Ça doit être ça qu’on appelle la société du spectacle. Bref, je vous rassure, ma question est parfaitement gratuite et tout à fait désintéressée. Alors voilà. Est-ce qu’il y a des riches dans cette salle&nbsp;? Personne&nbsp;? Non, mais rassurez-vous, je ne suis pas non plus payé pour dénoncer au Trésor Public ceux qui auraient oublié de payer leur ISF. Non, vraiment&nbsp;? Aucun riche&nbsp;? Bon. Dans ce cas, je vais pouvoir vous exposer mon petit problème sans choquer personne. Alors voilà. Parfois, je me demande si je suis tout à fait normal. Tout le monde est supposé envier les riches, non&nbsp;? Vous aussi, j’imagine. Eh bien pour moi, je ne sais pas pourquoi, la richesse c’est un peu comme une maladie honteuse. Une maladie socialement transmissible, si vous préférez. Une saloperie qu’on attrape par des rapports non protégés avec de pauvres gens déjà atteints de cette affection. Je ne sais pas, la richesse, ça me dégoûte un peu. Oui. Les riches m’inspirent une sorte de mépris apitoyé. C’est ça qu’on appelle la condescendance, je crois. Oui, c’est ça. Je porte sur les gens riches un regard condescendant. Non mais j’ai bien conscience que c’est absolument déplacé. Ce sont les riches qui devraient me regarder de haut. Puisque je n’ai pas réussi à devenir comme eux. Tout le monde a envie de devenir riche, non&nbsp;? À part ceux qui le sont déjà, évidemment. Et encore. Ceux-là ont sûrement envie d’être encore plus riches. C’est addictif, l’argent, vous savez&nbsp;? Et on est toujours le pauvre de quelqu’un. Regardez, à chaque fois qu’un Président de la République est élu en France, il commence par relever le seuil de l’ISF juste au-dessus du montant supposé de son propre patrimoine. Histoire qu’on ne l’accuse pas de faire partie des gens riches, justement. La preuve que ce n’est pas si glorieux que ça. Mais j’en reviens aux riches, les vrais. Pas ceux qui ont juste atteint le seuil de la richesse, comme d’autres s’enfoncent sous le seuil de la pauvreté. Non, ceux pour lesquels il n’y a pas photo. Les millionnaires, comme on disait autrefois, du temps des anciens francs. Eh oui, à cette époque-là, c’était beaucoup plus facile d’être millionnaire, évidemment. Cent fois plus facile qu’avec les nouveaux francs. Donc presque sept cents fois plus facile que depuis le passage à l’euro. Vous vous rendez compte&nbsp;? À cette époque là, on était millionnaire pour à peine plus de 150.000 euros. Vous êtes toujours sûrs qu’il n’y a aucun millionnaire dans la salle&nbsp;? Même en anciens francs&nbsp;? Même à crédit&nbsp;? Dans ce cas, c’est que vous êtes locataires et que vous habitez dans un HLM. Parce que maintenant, si vous êtes propriétaire d’une chambre de bonne à Paris, vous êtes forcément millionnaire en anciens francs. Au prix où est le mètre carré dans la capitale. Ce n’est pas formidable, ça&nbsp;? On n’a peut-être pas réussi à inverser la courbe du chômage, mais aujourd’hui, une simple bonne, propriétaire de sa chambre mansardée au septième étage sans ascenseur est virtuellement millionnaire. À condition de la revendre à un autre millionnaire pour aller prendre sa place sous les ponts, bien sûr… C’est pour ça que les millionnaires, c’est fini. Pour être riche, aujourd’hui, il faut être milliardaire. En ancien francs en tout cas. C’est l’inflation. La bulle immobilière, comme on dit. Mais les bulles, on sait bien à qui ça profite. Pendant que les pauvres se contentent d’une aspirine effervescente non remboursée par la Sécu pour faire passer leur gueule de bois, les riches s’enfilent des magnums de champagne duty free pour faire passer leur caviar. La bulle immobilière, c’est surtout le rétablissement de l’esclavage, oui. Au temps d’Autant en emporte le vent, les esclaves, au moins, ils étaient en CDI. Les Noirs travaillaient gratuitement pour un vaste domaine colonial. Les esclaves d’aujourd’hui travaillent au noir pour rembourser le crédit de leur minuscule appartement. Et pour espérer être affranchis, ils doivent payer leur vie durant deux SMIC par mois à leur banque… alors qu’ils n’en gagnent qu’un seul. Bon, mais où je voulais en venir, avec tout ça&nbsp;? Ah oui, les riches&nbsp;? Non mais franchement. Vous les enviez vraiment, vous, ces pauvres gens&nbsp;? Après un déjeuner à la Tour d’Argent, pour rentrer à Neuilly, devoir remonter toute la rue du Faubourg Saint-Honoré en Ferrari, alors qu’on a déjà du mal à circuler en Vélib&nbsp;? Merci, très peu pour moi. Non, et puis il y a un gros inconvénient à être riche, c’est qu’on ne peut plus fréquenter que des gens riches. Ben oui, quand vous êtes milliardaire, vous ne pouvez pas partir en vacances avec un pote smicard. Ça fausse les rapports, forcément. D’accord, quand vous êtes pauvres, c’est pareil. Vous êtes condamnés à rester entre vous. Mais moi je dis que les pauvres sont beaucoup plus marrants. Il y en a même de très sympas, j’en connais. Pas prétentieux, ni rien. OK, tous les riches ne sont pas pareils, c’est vrai. Il y en a qui sont pires que les autres. Le nouveau riche, surtout, qui n’a pas encore l’habitude. La richesse, c’est un mode de vie, vous comprenez. Ça s’apprend. Alors le nouveau riche, lui, il ne sait pas. Il commet des impairs évidemment, et les autres ne se gênent pas pour le lui faire sentir. Vous vous voyez, vous, dîner à la Tour d’Argent&nbsp;? On ne saurait pas comment se comporter. Vous arrivez, vous descendez de votre Ferrari, un voiturier vous tend la main pour prendre vos clefs de bagnole et aller la mettre au garage pendant que vous vous tapez la cloche avec un top model. Vous vous imaginez donner les clefs de votre Twingo à un inconnu avant d’aller vous taper le boudin à l’ardoise au bistrot du coin&nbsp;? Vous auriez trop peur qu’il ne revienne jamais avec votre caisse pourrie dont vous n’avez même pas fini de payer les traites. Alors une Ferrari, vous pensez bien… Non, la richesse, ça ne s’improvise pas. Ça nécessite un apprentissage. Tandis que la pauvreté, c’est naturel. Personne n’a jamais reproché à un nouveau pauvre de manquer de tact en fréquentant pour la première fois les Restos du Cœur. On sait tout de suite quelle cuillère on doit prendre pour la soupe ou pour le Flamby, il n’y en a qu’une. Et puis les nouveaux pauvres, ça n’existe pas trop, en fait. Quand on est pauvre de naissance, on le reste toute sa vie, et pour les riches, c’est pareil. Il y a des riches qui font faillite, bien sûr. Mais un riche une fois ruiné, c’est encore un type qui a beaucoup plus d’argent que vous. Ce qui m’amène d’ailleurs à vous poser une deuxième question… Est-ce qu’il y a des pauvres dans cette salle&nbsp;? Oui, je sais, si vous êtes là, c’est que vous avez pu vous payer une place de théâtre sans empiéter sur votre budget coquillettes, mais bon. Il pourrait aussi y avoir quelques invités. Non, parce que les pauvres, entre nous, il y en a des cons aussi… Pourquoi croyez-vous que les gens se traitent de pauvre con à longueur de journée&nbsp;? Le pire, il me semble, c’est le pauvre militant. Le prolétaire encarté, vous voyez&nbsp;? Celui qui est pauvre, fier de l’être, et qui voudrait que tout le monde le soit avec lui, par solidarité. Non parce qu’il n’y a pas de raison d’avoir honte d’être pauvre, d’accord, mais il n’y a pas non plus de quoi se vanter. On ne leur reproche pas d’être pauvres, ils n’ont rien fait pour mériter ça. Mais alors il faut être juste. Il ne faut pas reprocher aux riches d’être riches. La plupart d’entre eux n’ont rien fait non plus pour le devenir. L’idéal, évidemment, ce serait qu’il n’y ait ni pauvres ni riches. Que des gens comme nous, quoi. À l’aise, sans plus. Juste un million en dessous du seuil de l’ISF. Mais ça n’arrivera pas, si&nbsp;? On a déjà essayé. En Russie ou en Chine. Ça finit toujours par quelques millions de morts, et à la fin les pauvres sont encore plus pauvres et les riches encore plus riches. Et puis surtout, ce ne serait pas juste. Les pauvres n’ont pas besoin des riches pour savoir qu’ils sont pauvres, c’est un fait. Mais les riches, eux, ils ont besoin de sentir qu’il y a des pauvres pour profiter pleinement de leur richesse. Non, vous avez raison, je devrais être plus tolérant avec les riches. Et puis on ne sait jamais. Le xénophobe, il s’en fout. Il ne risque pas de devenir étranger du jour au lendemain. À condition de ne pas trop s’éloigner de chez lui. Mais le richophobe, allez savoir. Personne n’est complètement à l’abri de devenir riche. Même les comédiens… Même quand ils se font payer au chapeau. (Il tend son chapeau.) Alors&nbsp;? Vous me la montrez, la couleur de votre argent&nbsp;?</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cadeau</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cadeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cadeau, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table. Sur la table une bouteille de champagne dans un seau, et deux coupes. Un autre personnage arrive.</em><br><strong>Un</strong> – Tu es là depuis longtemps ?<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Cinq minutes. Ça va ?<br><em>Ils se font la bise, avant de se rasseoir.</em><br><strong>Un</strong> – Très bien. Et toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va.<br><strong>Un</strong> – Du champagne ? En quel honneur ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne devines pas ?<br><strong>Un</strong> – Évidemment… Alors, ça fait quel effet d’avoir un an de plus ?<br><strong>Deux</strong> – Tu y as pensé… C’est gentil.<br><strong>Un</strong> – Mieux que ça… (<em>Il sort une enveloppe de sa poche et lui tend</em>.) Tiens, je ne savais pas quoi t’offrir, alors…. voilà.<br><em>L’autre semble un peu sur la défensive.</em><br><strong>Deux</strong> – Une enveloppe ? Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – Ouvre, tu verras…<br><strong>Deux</strong> – On va trinquer d’abord, pendant qu’il est bien frais.<br><em>Il remplit les deux coupes. Ils trinquent.</em><br><strong>Un</strong> – Allez ! Bon anniversaire !<br><strong>Deux</strong> – Merci ! À la tienne !<br><em>Ils boivent.</em><br><strong>Un</strong> – Alors, tu l’ouvres, cette enveloppe ?<br><em>L’autre n’est toujours pas très emballé.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai… Alors là, tu m’intrigues… Qu’est-ce que ça peut bien être ?<br><em>Il ouvre l’enveloppe.</em><br><strong>Un</strong> – Je ne savais pas ce qui te ferait plaisir, alors je me suis dit que ça, au moins, c’était un cadeau original.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que c’est encore un bon pour un saut en parachute ou quelque chose comme ça…<br><em>Il sort un papier de l’enveloppe et le regarde.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Un avoir… chez un tueur à gages.<br><strong>Un</strong> – Je te l’avais dit… c’est original.<br><strong>Deux</strong> (<em>lisant toujours</em>) – Supprimez qui vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Il faut juste inscrire le nom du bénéficiaire dans la case vide.<br><strong>Deux</strong> – Le bénéficiaire…?<br><strong>Un</strong> – La personne dont tu rêverais de te débarrasser !<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, pour être sûr qu’il n’y aura pas d’erreur, tu peux aussi mettre l’adresse et joindre une photo.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ça te plaît ?<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est… C’est vrai que c’est original, comme cadeau.<br><strong>Un</strong> – Et… tu as déjà une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Une idée ?<br><strong>Un</strong> – Le nom de la personne que tu vas inscrire dans la case !<br><strong>Deux</strong> – Ah, je… Non, pas encore… Il faudra que je réfléchisse…<br><strong>Un</strong> – Attention, tu n’as droit qu’à un seul nom. Et tu ne pourras jamais recommencer. C’est bien précisé dans le contrat.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, ça pourrait devenir suspect, tu comprends.<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr. Bon ben… Oui, je vais y penser…<br><strong>Un</strong> – Pas trop longtemps, hein ? Tu as vu, c’est valable pendant un an seulement.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ils s’engagent à exécuter le contrat dans les six mois qui suivent la remise du formulaire. Satisfait ou remboursé !<br><strong>Deux</strong> – Non, non, c’est… C’est un super cadeau.<br><strong>Un</strong> – Tu as bien une petite idée… Si tu devais supprimer une seule personne sur cette terre…<br><strong>Deux</strong> – J’ai bien un nom qui me vient mais…<br><strong>Un </strong>– Bon, c’est bien spécifié que ça doit être une personne ordinaire, hein ? Pas un président en exercice, un animateur télé ou une célébrité quelconque. Non, quelqu’un de la famille, par exemple. Un ami ou…<br><strong>Deux</strong> – Un ami ?<br><strong>Un</strong> – Un ami qui t’aurait trahi.<br><strong>Deux</strong> – Trahi ?<br><strong>Un</strong> – Un type qui aurait couché avec ta femme, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – Tu es en train de me dire que ma femme me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Mais pas du tout ! C’est juste un exemple. Ça peut être… Je ne sais pas moi… Ta belle-mère, ton patron, ton percepteur… Ou ta femme, tiens.<br><strong>Deux</strong> – Parce qu’elle me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Parce que tu ne la supportes plus ! Tu veux retrouver ta liberté, mais tu n’as pas non plus envie de lui payer une pension alimentaire jusqu’à la fin de ta vie.<br><strong>Deux</strong> – Je m’entends très bien avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas qu’il n’y a personne dans ton entourage sans qui ta vie serait plus agréable.<br><strong>Deux</strong> – Au point de le tuer ? Non, je ne vois pas…<br><strong>Un</strong> – Ce que tu peux être agaçant, parfois… Je ne sais pas, moi… Quelqu’un qui t’énerve, tout simplement.<br><em>L’autre commence à sortir de ses gonds.</em><br><strong>Deux</strong> – Quelqu’un qui m’énerve… parce qu’il m’offre tous les ans des cadeaux à la con pour mon anniversaire, par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Tu trouves que je t’offre toujours des cadeaux à la con ?<br><strong>Deux</strong> – L’année dernière, c’était un bon d’achat pour dix séances d’essai chez un psychanalyste ! Et l’année d’avant, c’était pour organiser ma propre disparition !<br><strong>Un</strong> – D’ailleurs, celui-là, tu ne l’as même pas utilisé.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Je vais mettre ton nom…<br><em>L’autre le regarde griffonner sur le papier, avec un air inquiet.</em><br><strong>Un</strong> – Non, mais tu peux encore réfléchir un peu… Je te ressers ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La fête des morts</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-fete-des-morts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 15:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Automobiliste]]></category>
		<category><![CDATA[Cimetière]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
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		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
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		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Pour de vrai et pour de rire]]></category>
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		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Voiture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fête des morts, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pour de vrai et pour de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une tombe, avec un portrait du défunt et une plaque « À la mémoire de Jacky ». Par terre un vieux journal. Deux personnages arrivent l’un après l’autre, chacun avec un pot de fleurs, qu’ils déposent maladroitement devant la tombe. Ils semblent ne pas se connaître, et ils ont l’air embarrassés. Silence.</em><br><strong>Un</strong> – Toutes mes condoléances.<br><strong>Deux</strong> – Merci…<br><strong>Un</strong> – Vous êtes de la famille, sans doute…?<br><strong>Deux</strong> – Euh… non, pas vraiment. Et vous ?<br><strong>Un</strong> – Moi non plus.<br><em>Ils regardent autour d’eux pour vérifier qu’ils sont bien seuls.</em><br><strong>Deux</strong> – On est peut-être en avance.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Ou en retard.<br><strong>Un</strong> – C’est étonnant qu’on soit si peu nombreux.<br><strong>Deux</strong> – Pourtant… c’était quelqu’un de très apprécié.<br><strong>Un</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Vous le connaissiez ? Enfin, je veux dire… vous le connaissiez bien ?<br><strong>Un</strong> – Pas plus que ça, en fait… Et vous ?<br><strong>Deux</strong> – Moi non plus. D’ailleurs, je vous avoue que je ne sais pas très bien ce que je fais là.<br><strong>Un</strong> – C’est toujours un peu ce qu’on se dit quand on assiste à un enterrement, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui… On vient pour faire plaisir et puis… on finit par se demander ce qu’on fait là.<br><strong>Un</strong> – Pourtant, je m’étais bien juré de ne plus assister à aucun enterrement.<br><strong>Deux</strong> – Oui, moi aussi… Sauf le mien, évidemment.<br><strong>Un</strong> – On a quand même bien fait de venir… sinon il n’y aurait eu personne.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est bien triste…<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas un âge pour mourir, c’est sûr.<br><strong>Deux</strong> – Il avait quel âge, exactement ?<br><strong>Un</strong> – Exactement… je ne sais pas. Mais il n’était pas si vieux que ça, non ? D’après sa photo, en tout cas…<br><strong>Deux</strong> – C’est peut-être une vieille photo.<br><strong>Un</strong> – Peut-être… Vous avez remarqué ? Quand on met une photo sur une tombe, en général, on choisit une photo du défunt quand il était encore jeune et en bonne santé.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai. Une photo de lui avant sa maladie ou… son accident.<br><strong>Un</strong> – Ou… sa décrépitude.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – D’ailleurs, il est mort de quoi, au juste ?<br><strong>Un</strong> – Ah, je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Ce qu’on sait, c’est qu’il est mort.<br><strong>Un</strong> – C’est même la seule chose qu’on sait de lui avec certitude.<br><em>Silence</em>.<br>Deux – Elles sont très belles, vos fleurs.<br><strong>Un</strong> – Les vôtres aussi.<br><strong>Deux</strong> – Ce sont les mêmes, non ?<br><strong>Un</strong> – On a dû les trouver au même endroit.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – J’ai trouvé les miennes sur une tombe, pas très loin d’ici. Je n’avais pas pensé à acheter des fleurs alors… j’ai pris celles-ci en passant.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui…<br><strong>Un</strong> – Et vous ?<br><strong>Deux</strong> – Pareil. Je n’avais pas d’argent sur moi… Je les ai ramassées sur une tombe, un peu plus loin, là-bas.<br><strong>Un</strong> – Les fleurs, c’est devenu tellement cher, de nos jours.<br><strong>Deux</strong> – Et puis bon, celui à qui on les a volées n’ira pas se plaindre à la police.<br><em>Le regard de l’autre tombe sur le journal, par terre.</em><br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas ce qu’il fait là, ce journal… Ils auraient pu le ramasser…<br><em>Il ramasse le journal et regarde la une.</em><br><strong>Deux</strong> – Il n’est pas très bien entretenu, ce cimetière. Je ne sais pas s’il y a un gardien. N’importe qui peut voler des fleurs sur la tombe d’un inconnu.<br><strong>Un</strong> – Tiens c’est curieux, il y a sa photo en première page…<br><strong>Deux</strong> – Sa photo ?<br><strong>Un</strong> – C’est au sujet de sa disparition…<br><strong>Deux</strong> – Et alors ? Il est mort comment ?<br><em>L’autre parcourt l’article.</em><br><strong>Un</strong> – Un carambolage, apparemment.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…?<br><strong>Un</strong> – Il avait trois grammes d’alcool dans le sang, il roulait trop vite, il a franchi une ligne jaune, et il a pris de plein fouet la voiture qui venait en face.<br><strong>Deux</strong> – Ah merde.<br><strong>Un</strong> – Celle qui venait juste derrière n’a pas eu le temps de freiner non plus.<br><strong>Deux</strong> – Plusieurs victimes, donc…<br><strong>Un</strong> – Avec lui, ça fait trois.<br><strong>Deux</strong> – Tout ça à cause d’un chauffard…<br><strong>Un</strong> – Si j’avais su… je ne suis pas sûr que je serais venu.<br><strong>Deux</strong> – Non, moi non plus…<br><strong>Un</strong> – Mais est-ce qu’on avait le choix ?<br><em>Ils échangent un regard énigmatique. Nouveau silence. Un troisième personnage apparaît.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah… voilà quelqu’un d’autre.<br><strong>Un</strong> – La famille, sans doute.<br><em>Le troisième personnage s’approche. C’est celui dont on voit le portrait sur la tombe.</em><br><strong>Deux</strong> – Ça doit être son frère, il lui ressemble un peu.<br><strong>Trois</strong> – Bonjour… Merci d’être là… Enfin, je veux dire…<br><strong>Deux</strong> – Non, non… C’est normal.<br><em>Ils se recueillent un instant en silence.</em><br><strong>Trois</strong> – Vous ne m’en voulez pas trop, j’espère…<br><em>Les deux autres échangent un regard étonné.</em><br><strong>Un</strong> – Pourquoi est-ce qu’on vous en voudrait ? Ce n’est pas vous qui l’avez tué, j’imagine…<br><strong>Trois</strong> – Non bien sûr… Encore que, d’une certaine façon…<br><strong>Un</strong> – Ah oui…?<br><strong>Trois</strong> – En tout cas, merci pour les fleurs.<br><strong>Deux</strong> – Il n’y a pas de quoi, je vous assure…<br><strong>Un</strong> – C’est la moindre des choses… (<em>Un temps</em>) Vous êtes… Enfin vous étiez…<br><strong>Deux</strong> – Vous le connaissiez bien…?<br><em>Le troisième personnage semble un peu surpris.</em><br><strong>Trois</strong> – Oui, on peut dire ça.<br><strong>Deux</strong> – C’est vraiment trop bête de partir comme ça… Aussi jeune…<br><strong>Trois</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Sans parler des deux autres victimes, qui n’avaient rien demandé à personne.<br><strong>Deux</strong> – L’alcool au volant, quel fléau… On ne le dira jamais assez…<br><em>Malaise</em>.<br><strong>Trois</strong> – Enfin, maintenant, on ne peut rien y changer, alors à quoi bon se lamenter ? (<em>Un temps</em>) Je vous sers quelque chose ?<br><strong>Un</strong> – Pardon ?<br><strong>Trois</strong> – Un rafraîchissement ? Une coupette…<br><em>Moment de flottement.</em><br><strong>Deux</strong> – Va pour une coupette. Après tout, ça nous remontera un peu le moral…<br><strong>Trois</strong> – Et puis maintenant, qu’est-ce qu’on risque ?<br><em>Le troisième personnage repart.</em><br><strong>Un</strong> – Pourquoi pas…? Ça se fait de boire un verre à la santé du défunt, non ?<br><strong>Deux</strong> – Vous voulez dire à sa mémoire, sans doute. Parce que boire à la santé d’un mort…<br><strong>Un</strong> – Oui, bien sûr…<br><strong>Deux</strong> – Et puis généralement, on ne trinque pas directement sur sa tombe, si ?<br><strong>Un</strong> – Je crois qu’ils font ça, au Mexique, le jour de la Fête des Morts.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai… mais on n’est pas au Mexique.<br><strong>Un</strong> – Et puis ce n’est pas la Fête des Morts.<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Un</strong> – De quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Que ce n’est pas la Fête des Morts.<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, on n’est pas au Mexique… Si…?<br><em>Silence. Le troisième revient avec trois coupes de champagne sur un plateau, qu’il tend aux autres avec un large sourire. Il tient dans l’autre main une bouteille de champagne, qu’il pose sur la tombe.</em><br><strong>Trois</strong> – Allez-y, je vous en prie…<br><em>Chacun prend une coupe.</em><br><strong>Deux</strong> – Merci.<br><em>Ils semblent tous un peu embarrassés.</em><br><strong>Un</strong> – Bon, alors à la mémoire de… (<em>Vérifiant sur la plaque</em>) Jacky.<br><strong>Trois</strong> – C’est ça.<br><em>Ils lèvent leurs verres, avant de les vider.</em><br><strong>Deux</strong> – Il est bien frais.<br><strong>Un</strong> – Oui, c’est du bon.<br><em>Le deuxième saisit la bouteille et regarde l’étiquette, intrigué.</em><br><strong>Deux</strong> – Madame Clicquot…?<br><strong>Trois</strong> – Ici, les veuves, ça n’existe plus… Au cimetière, tous les couples finissent par se retrouver un jour ou l’autre.<br><strong>Un</strong> – Bien sûr…<br><em>Moment de flottement. Ils boivent à nouveau.</em><br><strong>Trois</strong> – Ce serait encore meilleur avec des canapés, non ?<br><strong>Deux</strong> – Ne vous dérangez pas, on va rester debout.<br><em>Un instant déconcerté, le troisième affiche ensuite un large sourire.</em><br><strong>Trois</strong> – Ah oui ! Non, je voulais dire, des canapés…<br><strong>Deux</strong> – Oui, j’avais compris… Je plaisantais…<br><strong>Trois</strong> – Je vais les chercher…<br><em>Le troisième sort à nouveau, en emportant le plateau.</em><br><strong>Un</strong> – Des canapés… C’est dingue, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce qu’il a voulu dire avec son histoire de veuve ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Un</strong> – Remarquez, c’est sympa, cet enterrement, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, ça ressemble un peu à un barbecue entre amis.<br><strong>Un</strong> – Sauf que personne ne se connaît.<br><strong>Deux</strong> – Je n’ai pas bien compris qui c’était… Je veux dire, par rapport au défunt.<br><em>Nouveau silence. Il regarde la tombe, et donc le portrait.</em><br><strong>Un</strong> – Il lui ressemble un peu, non ?<br><strong>Deux</strong> – Je dirais même qu’il lui ressemble beaucoup…<br><strong>Un</strong> – Vous croyez que c’est lui ?<br><strong>Deux</strong> – Comment ça pourrait être lui ? Il est mort…<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas.<br><em>Le troisième revient avec cette fois des canapés sur son plateau.</em><br><strong>Trois</strong> – Et voilà ! Je vous en prie, servez-vous…<br><strong>Un</strong> – Merci.<br><em>Ils se servent chacun leur tour.</em><br><strong>Deux</strong> – Je crois que je vais goûter celui-là.<br><strong>Un</strong> – Oui, ils sont très bons.<br><strong>Deux</strong> – Et puis c’est original, ces canapés, en forme de…<br><strong>Un</strong> – En forme de cercueils.<br><strong>Trois</strong> – Je me suis dit que pour cette occasion…<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><em>Ils mâchent leurs canapés.</em><br><strong>Un</strong> – Ça donne soif…<br><strong>Trois</strong> – Je vais chercher sa petite sœur…<br><strong>Deux</strong> – Sa petite sœur ?<br><strong>Trois</strong> – Une autre bouteille !<br><strong>Un</strong> – Ah, oui…<br><em>Il sort à nouveau. Les autres regardent le portrait.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est vraiment lui, non ?<br><strong>Un </strong>– On dirait bien.<br><strong>Deux</strong> – Alors il ne serait pas mort ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Ou alors, c’est qu’on est morts aussi.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><em>Ils échangent un regard embarrassé.</em><br><strong>Un</strong> – Excusez-moi un instant… (<em>Il s’éloigne un moment et revient</em>) C’est dingue…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Il y a la mienne aussi…<br><strong>Deux</strong> – La vôtre ?<br><strong>Un</strong> – Ma tombe.<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Un</strong> – Il y a mon nom gravé sur la pierre tombale.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui…<br><strong>Un</strong> – Et puis il y a mon portrait. Quand j’étais plus jeune…<br><strong>Deux</strong> – C’est laquelle ?<br><em>L’autre lui désigne une tombe du doigt.</em><br><strong>Un</strong> – C’est la tombe sur laquelle j’ai pris ce pot de fleurs. Je n’avais pas fait attention…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Deux</strong> – Dans ce cas… il y a sûrement la mienne aussi.<br><strong>Un</strong> – Possible… (<em>Un temps</em>) Donc, ce n’est pas… un pot de départ.<br><strong>Deux</strong> – Ce serait plutôt un pot de bienvenue.<br><strong>Un</strong> – Pour ne pas dire une pendaison de crémaillère.<br><em>Silence.</em><br><strong>Deux</strong> – Vous vous en souvenez, vous ?<br><strong>Un</strong> – De quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Ben… Comment on est morts…<br><strong>Un</strong> – Je ne suis pas sûr, mais…<br><em>Il reprend le journal et regarde à nouveau l’article.</em><br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce qu’il y a ?<br><strong>Un</strong> – Il y a une photo de l’accident.<br><strong>Deux</strong> – Et alors  ?<br><strong>Un</strong> – Les bagnoles ne sont plus que des tas de ferraille mais… je me demande si je ne reconnais pas ma Twingo rouge, là…<br><strong>Deux</strong> – Faites voir… (<em>Il prend le journal et regarde</em>) Ah oui… je n’aurais pas reconnu la mienne, mais… c’est bien ma plaque d’immatriculation.<br><strong>Un</strong> – Alors dans les voitures d’en face, c’était nous…<br><strong>Deux</strong> – Apparemment…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Et il espère se faire pardonner avec son champagne Madame Clicquot…<br><strong>Deux</strong> – Et ses petits fours en forme de cercueils.<br><strong>Un</strong> – Il ne manque pas de culot…<br><strong>Deux</strong> – Je vais le tuer.<br><strong>Un</strong> – Il est déjà mort.<br><strong>Deux</strong> – Et nous aussi…<br><em>Le troisième revient, un large sourire sur les lèvres, et une autre bouteille de champagne à la main.</em><br><strong>Trois</strong> – Je vous ressers ?<br><em>Les deux autres lui lancent un regard assassin.</em><br><em><strong>Noir</strong>.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour de vrai et pour de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pour-de-vrai-et-pour-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Champagne</title>
		<link>https://sketchotheque.net/champagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1294</guid>

					<description><![CDATA[<p>Champagne, un sketch humoristique extrait du recueil 'Morts de rire'  de Jean-Pierre Martinez.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme boit une coupe de champagne. On frappe à la porte.<br></em><strong>Deux</strong> (<em>off</em>) – C’est la police !<br><em>La femme va ouvrir.</em><br><strong>Une</strong> – Entrez, je vous en prie. Je vous attendais.<br><em>La deuxième femme entre.</em><br><strong>Une</strong> – Vous êtes toute seule ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… Mon collègue avait un truc à régler. On est en sous-effectif, vous savez…<br><strong>Une</strong> – Rien de grave, j’espère ?<br><strong>Deux</strong> – Non… Un dealer qui s’est fait bouffer par son pitbull.<br><strong>Une</strong> – Il est mort ?<br><strong>Deux</strong> – Qui ? Le pitbull ? Je plaisante, ne vous inquiétez pas… Mais le clébard lui a quand même sectionné un bras. Et il ne voulait pas lâcher le morceau. On a été obligé de l’endormir…<br><strong>Une</strong> – Qui ? Le dealer ? Je plaisante…<br><em>Elles se marrent.</em><br><strong>Deux</strong> – D’ailleurs, il est en bas, dans le panier à salade… J’espère qu’il ne va pas se réveiller trop vite…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors… c’est où ?<br><strong>Une</strong> (<em>avec un geste du menton</em>) – À côté, dans la chambre.<br><strong>Deux</strong> – Bon, ben je vais aller jeter un coup d’oeil, si vous permettez…?<br><em>La policière disparaît un instant du côté opposé où elle est entrée.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, oui…<br><em>Elle revient aussitôt après.</em><br><strong>Deux</strong> – Et… sans indiscrétion, vous avez fait ça comment ? Parce qu’à vous voir, comme ça… Mais vous n’êtes pas obligée de me répondre, hein ?<br><strong>Une</strong> – Avec un couteau-scie.<br><strong>Deux</strong> – Un couteau-scie…?<br><strong>Une</strong> – Un couteau électrique. À piles…<br><strong>Deux</strong> (<em>impressionnée</em>) – Et vous comptiez… transporter les pièces détachées. Les mettre dans un sac poubelle, peut-être ?<br><strong>Une</strong> – Je ne vous aurais pas appelée…<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai.<br><strong>Une</strong> – Une coupe de champagne ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… Oh, et puis pourquoi pas après tout !<br><em>Elle lui sert une coupe.</em><br><strong>Une</strong> – Merci. Bon, et bien… À la vôtre, alors.<br><em>Elles boivent en silence.</em><br><strong>Une</strong> – Vous ne me passez pas les menottes ?<br><strong>Deux</strong> – Vous n’aviez qu’un mari ?<br><strong>Une</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Alors vous n’allez pas recommencer tout de suite.<br><em>Echange de sourires.</em><br><strong>Deux</strong> – Il est bien frais… Excusez-moi, mais… pourquoi deux morceaux seulement ? Les piles étaient à plat…?<br><strong>Une</strong> – Mon mari n’arrivait pas à choisir entre moi et sa maîtresse. J’ai opté pour un partage équitable.<br><strong>Deux</strong> – Les hommes, ils sont tous pareils…<br><strong>Une</strong> – Vous êtes mariée ?<br><strong>Deux</strong> – Veuve.<br><strong>Une</strong> – Je suis désolée…<br><strong>Deux</strong> – Non, mais ce n’est pas grave, hein…<br><strong>Une</strong> – Ne me dites pas que vous aussi…<br><strong>Deux</strong> – Pensez donc… Je n’aurais jamais pu entrer dans la police… Ils sont un peu moins stricts sur le recrutement, maintenant, mais bon, un casier, c’est jamais un bon point… Non, mon mari est mort bêtement. D’une grippe…<br><strong>Une</strong> (<em>compatissante</em>) – La grippe A…<br><strong>Deux</strong> – Même pas ! Bêtement, je vous dis… Un jour, il est rentré avec un peu de fièvre. Je lui ai porté un grog, au lit. Le lendemain, il était mort.<br><strong>Une</strong> (<em>plaisantant</em>) – Si j’attrape un rhume, je ne viendrai pas me faire soigner chez vous…<br><em>Elles rient de bon cœur.</em><br><strong>Une</strong> – Encore un peu de champagne ?<br><strong>Deux</strong> – Vous comprenez pourquoi je ne vous passe pas les menottes…<br><em>Elle la ressert en souriant.</em><br><strong>Deux</strong> – Et vous la connaissez ?<br><strong>Une</strong> – Qui ?<br><strong>Deux</strong> – Sa maîtresse !<br><strong>Une</strong> – Pas personnellement. Je sais seulement qu’elle travaille dans la police.<br><strong>Deux</strong> – C’est pas vrai ! Une collègue ! Oh, vous savez, il y a des salopes partout. Même dans la police…<br><strong>Une</strong> – Je peux vous poser une question ?<br><strong>Deux</strong> – Allez-y…<br><strong>Une</strong> – Vous croyez au hasard ?<br><strong>Deux</strong> – Vous savez, dans mon métier…<br><strong>Une</strong> – Alors croyez-moi, ce n’est pas par hasard que vous êtes ici.<br><strong>Deux</strong> – Alexandre ?<br><strong>Une</strong> – C’est mon mari.<br><strong>Deux</strong> – Il m’avait dit qu’il était veuf lui aussi !<br><strong>Une</strong> – Comme quoi, tout le monde peut se tromper.<br><strong>Deux</strong> – Ça alors… Ça m’en fiche un coup. Je ne l’avais même pas reconnu, dites donc. Il faut dire que vous l’avez bien arrangé… Alors vous devez m’en vouloir, évidemment ?<br><strong>Une</strong> – Il vous a menti, à vous aussi…<br><strong>Deux</strong> – Quel salaud… Alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?<br><strong>Une</strong> – Je vous l’ai dit, on partage. Vous préférez le haut… ou les bas morceaux ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… C’est pas si simple… Il faut que j’écrive un rapport. Je vais avoir du mal à faire passer ça pour un accident domestique…<br><strong>Une</strong> – Un suicide ?<br><strong>Deux</strong> – Un type qui se fait hara-kiri avec un couteau à piles…?<br><strong>Une</strong> – Dans ce cas, il faut faire disparaître le corps. Vous avez une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Le pitbull ?<br><strong>Une</strong> – Ça fait quand même de sacrés morceaux…<br><strong>Deux</strong> – C’est un gros pitbull.<br><strong>Une</strong> – Je vais aller racheter des piles…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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