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	<title>Archives des Anniversaire - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Anniversaire - La Sketchothèque</title>
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		<title>Baptême de l’air</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bapteme-de-lair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 12:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Ami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Baptême de l'air, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pas de panique !' de Jean-Pierre Martinez.</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/bapteme-de-lair/">Baptême de l’air</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages</em>.<br><strong>Un</strong> – Promets-moi de ne pas paniquer…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – On vient de perdre un moteur.<br><strong>Deux</strong> – Non…? Et il y a combien de moteurs sur cet avion ?<br><strong>Un</strong> – Deux.<br><strong>Deux</strong> – Et on peut voler, avec un seul moteur ?<br><strong>Un</strong> – Oui… S’il ne tombe pas en panne lui aussi.<br><strong>Deux</strong> – Et c’est quoi, la probabilité que les deux moteurs tombent en panne en même temps ?<br><strong>Un</strong> – La même que de gagner au loto, j’imagine…<br><strong>Deux</strong> – D’accord.<br><strong>Un</strong> – Tu vois, il n’y a pas de quoi paniquer.<br><strong>Deux</strong> – Tu trouves ?<br><strong>Un</strong> – Tu joues au loto ?<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as jamais gagné ?<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Un</strong> – Eh bien tu vois… Il n’y a pas de quoi paniquer.<br><strong>Deux</strong> – OK. Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Ben… On fait demi-tour, et on retourne se poser.<br><strong>Deux</strong> – Tu as déjà posé cet engin avec un seul moteur ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Et dire que c’est la première fois que je monte dans un avion.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Tu parles d’un baptême de l’air… J’espère que je n’aurai pas l’extrême-onction pour le même prix.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Tu me promets de ne pas paniquer ?<br><strong>Deux</strong> – Quoi encore ?<br><strong>Un</strong> – On vient de perdre le deuxième moteur.<br><strong>Deux</strong> – Non…? Et ça peut voler sans aucun moteur, un avion comme ça ?<br><strong>Un</strong> – Ça peut planer.<br><strong>Deux</strong> – Alors on peut se poser, même sans moteur…<br><strong>Un</strong> – Si l’aérodrome n’est pas trop loin, oui, mais…<br><strong>Deux</strong> – Mais…?<br><strong>Un</strong> – On est trop loin pour pouvoir planer jusque là-bas.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas moi… On n’a qu’à se poser sur une route ou dans un champ. Comme dans les films…<br><strong>Un</strong> – On survole le massif du Mont-Blanc depuis un bon quart d’heure.<br><strong>Deux</strong> – Plus jamais je ne monterai dans un avion.<br><strong>Un</strong> – Hélas, c’est en effet une sérieuse possibilité…<br><strong>Deux</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Il y a bien une route, mais elle est très sinueuse. Et très encombrée. C’est le week-end, les gens partent au ski.<br><strong>Deux</strong> – On a quand même une chance de s’en sortir ?<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas évident, mais… Tu me fais confiance ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai le choix ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – OK… Je peux faire quelque chose ?<br><strong>Un</strong> – Tu as du réseau ?<br><strong>Deux</strong> – Tu veux que j’appelle pour demander du secours ?<br><strong>Un</strong> – Malheureusement, ça ne servirait à rien.<br><strong>Deux</strong> – Alors pourquoi tu me demandes si j’ai du réseau ?<br><strong>Un</strong> – Si tu veux passer un dernier coup de fil…<br><strong>Deux</strong> – Un dernier coup de fil ? À qui ? À mon avocat ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas, moi… À ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que je pourrais bien lui dire ?<br><strong>Un</strong> – Que tu l’aimes, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – On est en instance de divorce. J’ai découvert qu’elle avait une liaison avec mon meilleur ami.<br><strong>Un</strong> – Téléphone à ton meilleur ami.<br><strong>Deux</strong> – Pour lui dire que je l’aime ?<br><strong>Un</strong> – Pour l’insulter.<br><strong>Deux</strong> – À quoi ça servirait ?<br><strong>Un</strong> – Tu as raison. Il vaut mieux garder sa dignité jusqu’au bout.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Tu peux toujours l’appeler pour lui dire que tu lui pardonnes.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est bizarre. J’entends toujours comme un vrombissement des deux côtés de l’avion… Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – C’est les deux moteurs.<br><strong>Deux</strong> – Mais alors…<br><strong>Un</strong> – Quel jour on est, aujourd’hui ?<br><strong>Deux</strong> – Le 31 mars, pourquoi ?<br><strong>Un</strong> – Le 31 mars, tu es sûr ?<br><strong>Deux</strong> – Ben oui. C’est le jour où je suis né. J’avais décidé de m’offrir un baptême de l’air pour mon anniversaire.<br><strong>Un</strong> – Le 31 mars…? Ah, merde… Désolé, je croyais qu’on était le premier avril…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Pas de panique!</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="992" height="633" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg" alt="Pas de panique ! Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-2438" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg 992w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-300x191.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-768x490.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<title>Cadeau</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cadeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Ami]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
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		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
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		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cadeau, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table. Sur la table une bouteille de champagne dans un seau, et deux coupes. Un autre personnage arrive.</em><br><strong>Un</strong> – Tu es là depuis longtemps ?<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Cinq minutes. Ça va ?<br><em>Ils se font la bise, avant de se rasseoir.</em><br><strong>Un</strong> – Très bien. Et toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va.<br><strong>Un</strong> – Du champagne ? En quel honneur ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne devines pas ?<br><strong>Un</strong> – Évidemment… Alors, ça fait quel effet d’avoir un an de plus ?<br><strong>Deux</strong> – Tu y as pensé… C’est gentil.<br><strong>Un</strong> – Mieux que ça… (<em>Il sort une enveloppe de sa poche et lui tend</em>.) Tiens, je ne savais pas quoi t’offrir, alors…. voilà.<br><em>L’autre semble un peu sur la défensive.</em><br><strong>Deux</strong> – Une enveloppe ? Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – Ouvre, tu verras…<br><strong>Deux</strong> – On va trinquer d’abord, pendant qu’il est bien frais.<br><em>Il remplit les deux coupes. Ils trinquent.</em><br><strong>Un</strong> – Allez ! Bon anniversaire !<br><strong>Deux</strong> – Merci ! À la tienne !<br><em>Ils boivent.</em><br><strong>Un</strong> – Alors, tu l’ouvres, cette enveloppe ?<br><em>L’autre n’est toujours pas très emballé.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai… Alors là, tu m’intrigues… Qu’est-ce que ça peut bien être ?<br><em>Il ouvre l’enveloppe.</em><br><strong>Un</strong> – Je ne savais pas ce qui te ferait plaisir, alors je me suis dit que ça, au moins, c’était un cadeau original.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que c’est encore un bon pour un saut en parachute ou quelque chose comme ça…<br><em>Il sort un papier de l’enveloppe et le regarde.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Un avoir… chez un tueur à gages.<br><strong>Un</strong> – Je te l’avais dit… c’est original.<br><strong>Deux</strong> (<em>lisant toujours</em>) – Supprimez qui vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Il faut juste inscrire le nom du bénéficiaire dans la case vide.<br><strong>Deux</strong> – Le bénéficiaire…?<br><strong>Un</strong> – La personne dont tu rêverais de te débarrasser !<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, pour être sûr qu’il n’y aura pas d’erreur, tu peux aussi mettre l’adresse et joindre une photo.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ça te plaît ?<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est… C’est vrai que c’est original, comme cadeau.<br><strong>Un</strong> – Et… tu as déjà une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Une idée ?<br><strong>Un</strong> – Le nom de la personne que tu vas inscrire dans la case !<br><strong>Deux</strong> – Ah, je… Non, pas encore… Il faudra que je réfléchisse…<br><strong>Un</strong> – Attention, tu n’as droit qu’à un seul nom. Et tu ne pourras jamais recommencer. C’est bien précisé dans le contrat.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, ça pourrait devenir suspect, tu comprends.<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr. Bon ben… Oui, je vais y penser…<br><strong>Un</strong> – Pas trop longtemps, hein ? Tu as vu, c’est valable pendant un an seulement.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ils s’engagent à exécuter le contrat dans les six mois qui suivent la remise du formulaire. Satisfait ou remboursé !<br><strong>Deux</strong> – Non, non, c’est… C’est un super cadeau.<br><strong>Un</strong> – Tu as bien une petite idée… Si tu devais supprimer une seule personne sur cette terre…<br><strong>Deux</strong> – J’ai bien un nom qui me vient mais…<br><strong>Un </strong>– Bon, c’est bien spécifié que ça doit être une personne ordinaire, hein ? Pas un président en exercice, un animateur télé ou une célébrité quelconque. Non, quelqu’un de la famille, par exemple. Un ami ou…<br><strong>Deux</strong> – Un ami ?<br><strong>Un</strong> – Un ami qui t’aurait trahi.<br><strong>Deux</strong> – Trahi ?<br><strong>Un</strong> – Un type qui aurait couché avec ta femme, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – Tu es en train de me dire que ma femme me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Mais pas du tout ! C’est juste un exemple. Ça peut être… Je ne sais pas moi… Ta belle-mère, ton patron, ton percepteur… Ou ta femme, tiens.<br><strong>Deux</strong> – Parce qu’elle me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Parce que tu ne la supportes plus ! Tu veux retrouver ta liberté, mais tu n’as pas non plus envie de lui payer une pension alimentaire jusqu’à la fin de ta vie.<br><strong>Deux</strong> – Je m’entends très bien avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas qu’il n’y a personne dans ton entourage sans qui ta vie serait plus agréable.<br><strong>Deux</strong> – Au point de le tuer ? Non, je ne vois pas…<br><strong>Un</strong> – Ce que tu peux être agaçant, parfois… Je ne sais pas, moi… Quelqu’un qui t’énerve, tout simplement.<br><em>L’autre commence à sortir de ses gonds.</em><br><strong>Deux</strong> – Quelqu’un qui m’énerve… parce qu’il m’offre tous les ans des cadeaux à la con pour mon anniversaire, par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Tu trouves que je t’offre toujours des cadeaux à la con ?<br><strong>Deux</strong> – L’année dernière, c’était un bon d’achat pour dix séances d’essai chez un psychanalyste ! Et l’année d’avant, c’était pour organiser ma propre disparition !<br><strong>Un</strong> – D’ailleurs, celui-là, tu ne l’as même pas utilisé.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Je vais mettre ton nom…<br><em>L’autre le regarde griffonner sur le papier, avec un air inquiet.</em><br><strong>Un</strong> – Non, mais tu peux encore réfléchir un peu… Je te ressers ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Double vie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/double-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 13:12:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Notaire]]></category>
		<category><![CDATA[Office notarial]]></category>
		<category><![CDATA[Testament]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Double vie, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bureau notarial. Une femme arrive, en tenue deuil. Elle hésite, puis s’assied. Au bout d’un moment, elle se penche vers le bureau pour voir les documents qui sont posés dessus, avant de se raviser. La curiosité étant trop forte, elle se penche à nouveau et avance une main hésitante pour saisir une enveloppe. Arrive alors une autre femme, également en tenue de deuil. Elle semble surprise en voyant l’autre, qui ne s’est pas aperçue de son arrivée. La nouvelle venue tousse pour signaler sa présence, et l’autre sursaute.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Vous m’avez fait peur…<br><strong>Femme 2</strong> – Je suis vraiment désolée. Mais je ne savais pas que… (Lui tendant la main et se présentant) Agnès…<br><strong>Femme 1 </strong>– Vous connaissez mon nom ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>étonnée</em>) – Euh… Non, Agnès, c’est moi. La veuve du défunt.<br><strong>Femme 1 </strong>– Quoi ?<br><strong>Femme 2</strong> – Vous vous appelez aussi Agnès ?<br><strong>Femme 1</strong> – Mais c’est moi, la veuve !<br><strong>Femme 2 </strong>– Pardon ?<br><strong>Femme 1 </strong>– Pour qui elle se prend, cette morue ?<br><strong>Femme 2</strong> – Tu peux répéter ça pouffiasse ?<br><em>Elles s’apprêtent à se sauter à la gorge quand le notaire arrive un gobelet de café à la main.</em><br><strong>Notaire</strong> – On vous a proposé un café ?<br><em>Les deux femmes reprennent une contenance plus digne.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Merci, ça ira.<br><strong>Femme 2</strong> – On est déjà assez énervées comme ça.<br><strong>Notaire</strong> – Je vous en prie, asseyez-vous… (<em>Les deux femmes se rasseyent.</em>) Et tout d’abord, permettez-moi de vous présenter toutes mes condoléances.<br><em>La première femme verse une larme. Le notaire lui tend une boîte de mouchoirs en papier et elle en prend un.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Merci.<br><em>L’autre femme lève les yeux au ciel avec un air excédé.</em><br><strong>Notaire</strong> – Très bien, alors puisque nous sommes au complet, je crois que nous allons pouvoir procéder à l’ouverture du testament.<br><strong>Femme 1</strong> – Au complet ?<br><strong>Notaire</strong> – À moins que nous n’attendions une troisième Agnès…<br><strong>Femme 2</strong> – Excusez-moi, mais je crois qu’il y a un petit malentendu…<br><strong>Notaire</strong> – J’y viens tout de suite, chère Madame, rassurez-vous… (<em>Il saisit l’enveloppe posée sur son bureau et toussote pour s’éclaircir la voix.</em>) J’irai droit au but. Comme votre présence conjointe dans ce bureau vous l’aura déjà fait subodorer, Monsieur Barbarin, avant sa mort, avait une double vie.<br><strong>Femme 1 </strong>– Une double vie ?<strong><br>Femme 2 </strong>– Je vous assure que nous n’avions rien subodoré du tout jusque là…<br><strong>Notaire</strong> – Quoi qu’il en soit, suite à sa disparition brutale dans des circonstances aussi obscures que douloureuses, Monsieur Barbarin laisse derrière lui deux veuves et deux orphelins… prénommés tous deux Baptiste.<br><strong>Femme 1</strong> – Votre fils s’appelle aussi Baptiste ?<br><strong>Notaire</strong> – C’est vrai que pour un homme qui mène une double vie, choisir deux femmes qui portent le même prénom et baptiser tous ses enfants Baptiste, cela peut éviter de commettre pas mal d’impairs…<br><strong>Femme 2</strong> (<em>anéantie</em>) – C’est clair…<br><strong>Notaire</strong> – Donc, il apparaît que le patrimoine de votre époux commun était principalement constitué d’une maison à Tarascon-sur-Rhône et d’une autre à Tarascon-sur-Ariège. C’est d’ailleurs au cours d’un de ses nombreux déplacements entre ces deux villes que Monsieur Barbarin aurait été emporté avec sa voiture par une rivière en crue lors d’un violent orage.<br><em>Les deux femmes échangent un regard hostile.</em><br><strong>Notaire</strong> – Sans attendre, je vais vous lire les dernières volontés du défunt. (<em>Il ouvre l’enveloppe</em>) Tout d’abord, en ce qui concerne ses obsèques, Monsieur Barbarin a émis le souhait d’être incinéré. Pour cela au moins, vous n’avez aucun souci à vous faire. Monsieur Barbarin était apparemment un homme très organisé, et il a tout prévu. Je vous communiquerai tout à l’heure les détails de…<br><em>Faisant un faux mouvement, le notaire renverse son café sur le testament.</em><br><strong>Notaire</strong> – Et merde… (<em>Il prend un mouchoir en papier et éponge le café renversé sur le testament.</em>) Pardon… Je vais arranger cela tout de suite, ne vous inquiétez pas, et je poursuis la lecture du testament… En espérant que ce torchon soit encore à peu près lisible… (<em>Il jette un regard sur le document</em>.) Bon, donc, en gros… Je vous résume… Monsieur Barbarin lègue sa maison de Tarascon à…<br><strong>Femme 1 </strong>– Tarascon-sur-Rhône ou Tarascon-sur-Ariège ?<br><strong>Notaire</strong> – Je vous avoue qu’avec le marc de café, je n’arrive pas à lire ce qu’il y a d’écrit exactement derrière Tarascon… Quoi qu’il en soit, Monsieur Barbarin lègue cette maison à sa femme Agnès et à son fils Baptiste.<br><strong>Femme 2 </strong>– Quelle Agnès ?<br><strong>Femme 1</strong> – Quel Baptiste ?<br><strong>Notaire</strong> – Là, je vous assure qu’il n’a pas précisé…<br><strong>Femme 2</strong> – C’est incroyable !<br><strong>Femme 1</strong> – Mais alors comment vous voulez-vous que…<br><em>Le téléphone du notaire sonne et il répond.</em><br><strong>Notaire</strong> – Excusez-moi un instant… Oui ? Non ? Ah oui ? Ah non ! Bon… Bon… Bon… Merci… (<em>Il raccroche</em>.) Alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.<br><strong>Femme 2</strong> – Je vous avoue que je serais assez curieuse de savoir quelle pourrait bien être la bonne…<br><strong>Notaire</strong> – Votre mari n’est pas mort noyé dans l’Ariège, comme on avait pu le croire dans un premier temps…<br><em>Les deux femmes échangent un regard, consternées.</em><br><strong>Notaire</strong> – Selon les derniers rebondissements de l’enquête, Monsieur Barbarin aurait pu remonter sur la rive après avoir été malencontreusement précipité dans la rivière par une bourrasque en promenant son chien nommé Tobby. Un chien dont apparemment, il ne se séparait jamais.<br><strong>Femme 1 </strong>– Notre chien aussi s’appelle Tobby !<br><strong>Femme 2 </strong>– C’est le même…<br><strong>Notaire</strong> – Pour ce qui est des chiens, en tout cas, il semblerait en effet que votre mari n’était pas polygame…<br><strong>Femme 1</strong> – Alors ce salaud est encore vivant ?<br><strong>Notaire</strong> – C’est là où j’en arrive à la mauvaise nouvelle… Il a pu reprendre place à bord de sa voiture et continuer sa route. En revanche le véhicule a été projeté dans le Rhône par un nouveau coup de mistral en arrivant à Tarascon. La gendarmerie vient de repêcher sa Twingo dans le fleuve il y a quelques minutes.<br><strong>Femme 2</strong> – Le Rhône, donc.<br><strong>Femme 1</strong> – Évidemment, le Rhône ! À Tarascon-sur-Rhône ! Il faut la mettre sous tension, celle-là, elle n’a pas l’électricité à tous les étages !<br><em>L’autre femme lui lance un regard meurtrier.</em><br><strong>Notaire</strong> – Monsieur Barbarin n’a vraiment pas eu de chance. Il est évident qu’il aurait mieux fait de ne pas prendre sa voiture ce jour là.<br><strong>Femme 1 </strong>– C’était l’anniversaire de mon Baptiste…<br><strong>Femme 2</strong> – Du mien aussi…<br><strong>Notaire</strong> – La loi des séries sans doute. Je parle de cette double noyade, bien sûr…<br><strong>Femme 2</strong> – Il faut croire que lorsqu’on a une double vie, on est aussi destiné à mourir deux fois.<br><strong>Notaire</strong> – Même si, selon la célèbre maxime d’Héraclite : on ne se noie jamais deux fois dans le même fleuve. (Un temps) Je plaisante…<br><strong>Femme 1 </strong>– Mais alors c’était quoi la bonne nouvelle ?<br><strong>Notaire</strong> – La bonne nouvelle, c’est qu’on a retrouvé le chien Tobby, et qu’il est bien vivant. Nous pourrons toujours envisager une garde partagée…<br><strong>Femme 1</strong> – Et c’est tout ce qu’il y a dans le testament ?<br><em>Silence embarrassé.</em><br><strong>Notaire</strong> – Oui… Ah, non, pardon… Attendez une minute… Voici la musique que votre mari a choisi pour accompagner sa crémation.<br><em>Il appuie sur une télécommande et on entend les premières paroles de la chanson « Allumer le Feu ». Plus quelques aboiements.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Chrysanthème</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chrysantheme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:24:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Cimetière]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Animal]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Fleur]]></category>
		<category><![CDATA[Malentendu]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chrysanthème, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages (hommes ou femmes), debout côte à côte sur scène face au public, regardent devant eux deux tombes qu’on imagine. Le premier lorgne du côté du second.</em><br><strong>Un</strong> – Bravo ! Voilà une tombe bien fleurie… C’est vraiment magnifique.<br><strong>Deux</strong> – Merci… Mais c’est du travail, vous savez. Enfin, quand on voit le résultat, on oublie tout le reste…<br><strong>Un</strong> – C’est sûr.<br><strong>Deux</strong> – Et vos chrysanthèmes, ils viennent de chez le fleuriste d’à côté ?<br><strong>Un</strong> – Pensez vous, je les cultive moi-même. Et attention, sans engrais, hein ?<br><strong>Deux</strong> – Les chrysanthèmes bio, il n’y a que ça de vrai. (Un temps) Et… il est mort il y a combien de temps, le vôtre, si ce n’est pas indiscret ?<br><strong>Un</strong> – Ça fera vingt ans exactement le 31 décembre.<br><strong>Deux</strong> – Le 31 décembre ?<br><strong>Un</strong> – Eh, oui… Un soir de réveillon. Vous imaginez comme j’avais le cœur à la fête…<br><strong>Deux</strong> – Un os de dinde qui ne sera pas bien passé…?<br><strong>Un</strong> – Non, il s’est fait renversé par une voiture… Un chauffard en état d’ivresse, qui n’avait même pas son permis.<br><strong>Deux</strong> – C’est eux qu’on devrait tuer… Enfin, il est mort sur le coup. Il n’a pas souffert.<br><strong>Un</strong> – Et le vôtre ?<br><strong>Deux</strong> – Il y a cinq ans aujourd’hui. C’est son anniversaire…<br><strong>Un</strong> – Alors c’est tout frais… Ça fait un vide, hein ?<br><strong>Deux</strong> – Ça, vous pouvez le dire… J’en ai pris un autre, mais on a beau dire. C’est pas pareil. Ça remplace pas.<br><strong>Un</strong> – C’est sûr.<br><strong>Deux</strong> – Et vous, vous en avez repris un ?<br><strong>Un</strong> – Non. Je n’ai même pas eu envie. Je sais que ça n’aurait pas remplacé…<br><strong>Deux</strong> – Enfin… La vie continue, malgré tout. Vous avez des enfants ?<br><strong>Un</strong> – Trois. Mais ça non plus, ça remplace pas, hein ?<br><strong>Deux</strong> – C’est pas pareil. Surtout quand ça grandit. Et que ça vous quitte.<br><strong>Un</strong> – Eux, si ils n’étaient pas morts prématurément, ils nous auraient jamais quittés.<br><strong>Deux</strong> – Et oui… Mais bon… Ils vivent moins longtemps que nous, on le sait. On devrait être préparés…<br><strong>Un</strong> – Malgré tout, quand ça arrive, ça fait un choc. Vous l’aviez trouvé comment, le vôtre ?<br><strong>Deux</strong> – Par internet.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui… Moi, à mon époque, ça n’existait pas encore… J’ai récupéré celui de la voisine. Elle n’en voulait plus.<br><strong>Deux</strong> – Il y a des femmes comme ça… Elles en prennent un, et après elles se rendent compte que c’est pas ce qu’elles avaient imaginé… Alors elles préfèrent l’abandonner… C’est triste, mais bon. Heureusement que vous étiez là pour le récupérer… Je suis sûre qu’il a été très heureux avec vous, tout le temps qu’il a vécu…<br><strong>Un</strong> – Vous avez une photo ?<br><strong>Deux</strong> – Regardez, il y en a une, là, sur sa tombe.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui, c’est vrai, j’avais pas fait attention… Mon Dieu, comme il était beau… Avec ses grandes oreilles…<br><strong>Deux</strong> – Et encore, si vous l’aviez vu avec quelques années de moins. Avec le poil bien dru. Et le vôtre ?<br><strong>Un</strong> (<em>lui montrant la tombe</em>) – Regardez…<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui… Tout frisé… Il avait une bonne tête…<br><strong>Un</strong> – C’était un amour…<br><em>Ils soupirent.</em><br><strong>Un</strong> – Bon, il va falloir qu’on y aille. Je crois qu’ils n’attendent plus que nous pour fermer.<br><strong>Deux</strong> – Vous venez souvent ?<br><strong>Un</strong> – Le plus souvent possible. Mais ça fait loin quand même… Et vous ?<br><strong>Deux</strong> – Moi, j’habite à côté, heureusement. Je peux venir tous les jours…<br><strong>Un</strong> – Alors on se reverra sûrement.<br><strong>Deux</strong> – Si Dieu le veut.<br><em>Ils commencent à partir.</em><br><strong>Un</strong> – Et le vôtre, il est mort de quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Oh… Une longue maladie, comme ils disent quand ils ne savent pas. À la fin, il souffrait tellement… J’ai dû le faire piquer.<br><strong>Un</strong> – Allez, pensez que là où ils sont, ils ne souffrent plus.<br><strong>Deux</strong> – Vous croyez qu’il y a un paradis pour eux aussi ?<br><strong>Un</strong> – Allez savoir… Il y a bien des cimetières…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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		<title>Les amis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-amis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 16:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les amis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis à une table, et prennent un café. Silence embarrassé.<br></em><strong>Fred</strong> – Je ne savais pas qu’il était malade… Enfin… malade du cœur, je veux dire.<br><strong>Max</strong> – Moi non plus.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr. Sinon tu me l’aurais dit…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Il n’en avait parlé à personne. Pas même à sa femme, apparemment.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne m’étonne pas. Vincent… il avait un tempérament de vainqueur. Tout lui réussissait.<br><strong>Max</strong> – Le plus gros salaire, la plus grosse voiture… La plus belle femme…<br><strong>Fred</strong> – Ce qu’il aimait, c’était qu’on l’admire. Il n’aurait pas supporté qu’on le plaigne.<br><strong>Max</strong> – Mais il est mort quand même.<br><strong>Fred</strong> – On ne peut pas gagner à tous les coups.<br><strong>Max</strong> – Non… Je dirais même qu’à la fin, on est sûr de perdre. Tous. Même ceux qui ont… un tempérament de vainqueur.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Et toi, ça va ?<br><strong>Max</strong> – Ça va.<br><strong>Fred</strong> – Alors tu n’as pas quitté la région.<br><strong>Max</strong> – Non. Je n’ai même pas quitté le lycée, tu vois. Puisque j’y suis devenu prof. J’y resterai sans doute jusqu’à l’âge de la retraite. Je ne dois pas avoir un tempérament de vainqueur, comme tu dis.<br><strong>Fred</strong> – Je parlais de Vincent. Toujours aussi susceptible…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Et toi ?<br><strong>Fred</strong> – Ça va.<br><strong>Max</strong> – Toujours dans l’immobilier ?<br><strong>Fred</strong> – Toujours. Mais j’ai pas mal voyagé.<br><strong>Max</strong> – Aux États-Unis ?<br><strong>Fred</strong> – Aux États-Unis. En Asie. Maintenant j’habite dans le Sud.<br><strong>Max</strong> – Le Sud de la France…?<br><strong>Fred</strong> – Lyon.<br><strong>Max</strong> – Marié ?<br><strong>Fred</strong> – Marié. Et divorcé. Et toi ?<br><strong>Max</strong> – Divorcé. Et remarié.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vus ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… Longtemps.<br><strong>Fred</strong> – C’est dommage.<br><strong>Max</strong> – Mmm…<br><strong>Fred</strong> – On était très proches, pourtant. On était amis.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – On l’est encore, non ?<br><strong>Max</strong> – Bien sûr…<br><strong>Fred</strong> – Mais on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – Tu l’as dit, tu habites dans le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Lyon, ce n’est pas le bout du monde.<br><strong>Max</strong> – Non. Ce n’est même pas vraiment le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas. Ça commence où, le Sud ?<br><strong>Max</strong> – Exactement, je ne sais pas. Je dirais Montélimar.<br><strong>Fred</strong> – Pourtant Lyon, ce n’est pas le Nord. Ce n’est pas le Centre, non plus. L’Est ?<br><strong>Max</strong> – Pas vraiment.<br><strong>Fred</strong> – Pas l’Ouest, en tout cas.<br><strong>Max</strong> – Lyon est un défi lancé à tous les géographes dont je suis. Ce n’est pas une localisation, c’est une destination. La preuve, la Gare de Lyon est à Paris.<br><strong>Fred</strong> – Tu as raison. Lyon est au milieu de nulle part. On y arrive par l’autoroute, et on la traverse par un tunnel. C’est sûrement pour ça que j’y habite. J’ai toujours eu du mal à me fixer quelque part…<br><strong>Max</strong> – Moi je n’ai jamais réussi à bouger, tu vois. C’est sûrement pour ça que je suis devenu prof de géo. Pour voyager sans bouger de chez moi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Pardon ?<br><strong>Fred</strong> – La dernière fois qu’on s’est vus, c’était le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Quelle mémoire…<br><strong>Fred</strong> – C’était l’anniversaire de Vincent. Il avait organisé une grosse fête dans sa maison de campagne en Normandie.<br><strong>Max</strong> – Ah oui, peut-être. En tout cas, ce n’était pas à son mariage. Tu n’étais pas là.<br><strong>Fred</strong> – J’étais loin… À San Francisco, je crois. Je n’ai pas pu faire le voyage… C’est un reproche ?<br><strong>Max</strong> – Non. Une constatation.<br><strong>Fred</strong> – Je n’ai jamais trop aimé les cérémonies.<br><strong>Max</strong> – Tu es quand même venu à son enterrement.<br><strong>Fred</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce qui s’est passé ce soir-là, pour qu’on ne se soit jamais revu après ?<br><strong>Max</strong> – On se revoit aujourd’hui.<br><strong>Fred</strong> – Oui… Plus de dix ans après. Et il a fallu que Vincent meurt…<br><strong>Max</strong> – On ne se voyait déjà plus beaucoup avant cette fête en Normandie, non ? C’est la vie. On a pris des directions différentes. Et nos chemins ne se sont plus croisés…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors tu ne m’as jamais pardonné ?<br><strong>Max</strong> – Pardonné quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le sais très bien.<br><strong>Max</strong> – Je t’assure que non.<br><strong>Fred</strong> – Et tu ne me pardonneras jamais.<br><strong>Max</strong> – Mais quoi ?<br><strong>Fred</strong> – D’être sorti avec Cécile ! Le jour de l’anniversaire de Vincent.<br><strong>Max</strong> – Pourquoi je t’en voudrais ?<br><strong>Fred</strong> – Parce que tu étais amoureux d’elle, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – N’importe quoi.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’étais pas amoureux d’elle ?<br><strong>Max</strong> – Si peut-être un peu…<br><strong>Fred</strong> – Tu avais toujours été amoureux d’elle. Moi j’arrive ce soir-là, je ne l’avais pas vue depuis… et elle me tombe dans les bras.<br><strong>Max</strong> – Je ne sortais pas avec elle. Ce n’est pas comme si elle m’avait trompé avec mon meilleur ami.<br><strong>Fred</strong> – Donc tu t’en souviens. Et tu m’en as voulu.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – C’est elle qui est venue vers moi.<br><strong>Max</strong> – Bien sûr. Et tu t’es laissé faire, comme d’habitude.<br><strong>Fred</strong> – Je ne l’ai jamais revue après. Et elle n’a pas cherché à me revoir<br><strong>Max</strong> – Pourquoi tu me racontes ça ? C’est moins grave si c’est un coup d’un soir, c’est ça ?<br><strong>Fred</strong> – Finalement, quelques mois après, c’est avec Vincent qu’elle sortait. Et tu ne lui en as jamais voulu, à lui.<br><strong>Max</strong> – Lui, il s’est marié avec elle.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu continuais à les voir ?<br><strong>Max</strong> – Oui. De temps en temps. La ville n’est pas bien grande, tu sais.<br><strong>Fred</strong> – Mais nous, on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – C’est compliqué de rester ami avec quelqu’un qui habite à cinq cents bornes de chez toi, mais c’est encore plus compliqué de rester fâché avec un pote qui habite juste en face.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est moi le méchant, c’est ça ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit ça.<br><strong>Fred</strong> – Tu viendras à mon enterrement, au moins ?<br><strong>Max</strong> – Tu dis n’importe quoi. Et puis je mourrai peut-être avant toi.<br><strong>Fred</strong> – J’étais bourré, ce soir-là. Comme tout le monde. C’est elle qui est venue me chercher. Je me suis laissé faire, comme tu dis. Elle avait envie de se faire un mec. Je ne sais pas pourquoi, c’est moi qu’elle a choisi.<br><strong>Max</strong> – Parce qu’elle savait que pour toi, ça n’avait pas d’importance, probablement. Que tu ne chercherais même pas à la revoir après.<br><strong>Fred</strong> – Sûrement, oui.<br><strong>Max</strong> – C’est sans doute pour ça que toutes les filles te tombent dans les bras.<br><strong>Fred</strong> – Oui. Et que je ne peux en garder aucune.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, j’étais jaloux. Jaloux de ton succès. Moi je suis celui avec qui on pourrait se marier. Du coup je leur fais peur. J’enviais ta légèreté…<br><strong>Fred</strong> – Et moi j’enviais ta rigueur.<br><strong>Max</strong> – Tu veux dire ma rigidité, j’imagine.<br><strong>Fred</strong> – Je pensais que toi, tu ferais quelque chose de ta vie. Je veux dire quelque chose qui a du sens.<br><strong>Max</strong> – Mais finalement, on n’aura rien fait d’important, tu vois. Ni les uns ni les autres.<br><strong>Fred</strong> – En tout cas, aucun de nous trois ne sera devenu une star du rock, comme on en rêvait tous à l’époque, quand on écumait ensemble les salles des fêtes de la région avec ce groupe…<br><strong>Max</strong> – Les Rebelles…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est ça… C’est à cause de Cécile…<br><strong>Max</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Ne me dis pas que c’est à cause de ce dernier concert qu’on a fait ensemble ? Et que j’ai complètement foiré parce qu’il manquait une corde à ma guitare…<br><strong>Max</strong> – Tu crois vraiment que c’est à cause d’une fille, Fred ? Ou d’une histoire de corde cassée ? Qu’il suffirait que je te pardonne pour qu’on soit de nouveau amis, comme on l’était il y a des années ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, si tu avais assuré un peu plus pendant ce concert, on en aurait peut-être faits quelques-uns de plus. Mais je ne suis pas con. Je sais bien que ce groupe, ce n’était pas fait pour durer. On ne serait jamais devenus des musiciens professionnels. Alors quant à devenir célèbres…<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Tu ne comprends pas, Fred. On n’est pas fâchés. On s’est perdu de vue, c’est tout. Et dans un sens c’est bien plus grave. Loin des yeux loin du cœur, tu connais la formule ? On ne fait plus rien ensemble. On n’a plus rien à partager. C’est pour ça qu’on n’est plus vraiment amis. L’amitié, ça ne meurt pas un jour précis. Comme Vincent. On s’éloigne peu à peu. Et on ne se revoit pas, parce que quand on se revoit, ça nous rappelle notre jeunesse. Toutes les promesses qu’on s’était faites entre nous, toutes les promesses qu’on s’était faites à nous-mêmes, et qu’on n’a pas tenues.<br><strong>Fred</strong> – Alors c’est quoi, l’amitié, à ton avis ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… C’est quand l’opinion de quelqu’un compte pour toi. Quand on se marre ensemble. Quand on a des projets en commun. C’est quoi, nos projets ? De prendre un autre café ensemble dans un an ou dans dix ans, à l’occasion d’un autre enterrement ? On n’a plus de rêves en commun, Fred. Et je ne suis pas sûr d’en avoir encore, des rêves. Quand on se voit, on ne parle que du bon vieux temps. C’est pour ça qu’on ne se voit plus. Parce que ça me déprime. Pas toi ?<br><strong>Fred</strong> – Excuse-moi…<br><strong>Max</strong> – De quoi ?<br><strong>Fred</strong> – De ne pas avoir été là. D’avoir déserté. Déserté notre amitié.<br><strong>Max</strong> – Tu n’y es pour rien. Moi non plus. C’est la vie. Quels projets on pourrait bien avoir encore ensemble ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – À l’époque on rêvait d’aller enregistrer un disque en Angleterre. De faire un concert au Golf Drouot.<br><strong>Fred</strong> – Dans ce cas, moi j’ai réalisé mon rêve. J’y joue tous les samedis, au golf. Avec mes collègues de travail.<br><strong>Max</strong> – Désolé, je ne sais pas jouer au golf, et je ne suis pas sûr d’avoir envie de m’y mettre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – De toute façon, le Golf Drouot, même à notre époque, ça n’existait déjà plus.<br><strong>Max</strong> – Eh ben tu vois, même à l’époque, on était déjà has been.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait se mettre à la randonnée… Avec des bâtons de ski, tu sais ? C’est plus de notre âge que le rock, non ?<br><strong>Max</strong> – Tu habites à Lyon, moi en banlieue parisienne.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait randonner du côté de Dijon. Faire chacun la moitié du chemin. Maintenant, avec le TGV…<br><strong>Max</strong> – Même quand on habitait encore à deux rues l’un de l’autre, on s’était déjà éloignés. Et quand tu es parti… Je ne te le reproche pas, évidemment. Tu avais de nouvelles choses à vivre. Moi aussi, d’ailleurs. Ce n’était pas les mêmes…<br><strong>Fred</strong> – Et puis il fallait bien trouver un vrai métier pour gagner sa vie. On ne peut pas rester éternellement bloqués sur des rêves impossibles à réaliser. Tu as raison. On se doutait bien, même à l’époque, qu’on ne deviendrait jamais des stars…<br><strong>Max</strong> – En tout cas, maintenant, on en est sûrs.<br><strong>Fred</strong> – Et c’est pour ça, à ton avis, qu’on n’est plus amis ? Parce qu’on n’a pas pu réaliser nos rêves d’ados.<br><strong>Max</strong> – Non. Pas seulement pour ça. Des rêves, on aurait pu en trouver d’autres. On aurait même pu rire ensemble de nos échecs.<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Quand on était vraiment amis, on se voyait tous les jours, on a même habité ensemble pendant quelque temps, on partait en vacances ensemble.<br><strong>Fred</strong> – On dirait que tu parles d’un vieux couple.<br><strong>Max</strong> – C’était un peu ça, non ? Le sexe en moins. Rassure-toi, ça ne m’a jamais tenté. Mais oui. L’amour, l’amitié… C’est un peu pareil. Et ça supporte mal le réchauffé.<br><strong>Fred</strong> – Et puis tu t’es marié. Moi aussi…<br><strong>Max</strong> – Nos femmes sont devenues nos meilleures amies. Le sexe en plus. Et même après nous avoir quittés, nos femmes restent souvent nos amies les plus fidèles. On était amis parce qu’on n’avait pas de femme, Fred. L’amitié, c’est un truc de célibataires.<br><strong>Fred</strong> – Donc on ne se reverra plus.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Parfois c’est encore plus triste de se voir que de ne pas se voir.<br><strong>Fred</strong> – Et tu n’as plus d’amis ?<br><strong>Max</strong> – Partager un barbecue une fois par mois, et une location de vacances une fois par an, est-ce que c’est vraiment être amis.<br>Fred – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit que c’était de ta faute. Je voudrais seulement arriver à faire la paix avec moi-même, tu comprends ? Le moi-même avec qui autrefois tu étais ami.<br><strong>Fred</strong> – Et si on remontait un groupe de rock ?<br><strong>Max</strong> – Ce serait pathétique…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu es sûr que tout ça a vraiment existé ?<br><strong>Max</strong> – Quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Ce que tu décris, là. Notre amitié, telle que tu en parlais tout à l’heure.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Non ?<br><strong>Fred</strong> – On était sans arrêt jaloux l’un de l’autre. On était prêts à toutes les trahisons juste pour être sur le devant de la scène, juste pour avoir une fille, quitte à la piquer à son meilleur copain. En fait, on se détestait.<br><strong>Max</strong> – Oui… Mais on se marrait bien. Et au moins on était vivants. Depuis combien de temps tu ne t’es pas vraiment marré ?<br><strong>Fred</strong> – Depuis longtemps, je crois. Aussi longtemps que toi, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – Voilà. On ne se marre plus ensemble. Et je ne suis pas sûr qu’on se marre beaucoup en général. Ce qui s’appelle se marrer, tu vois ? À en attraper mal au ventre. Tu te souviens de nos rigolades ? Finalement, c’est peut-être ça, l’amitié. C’est ça notre paradis perdu. Le rire…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Je vais revenir vivre à Paris.<br><strong>Max</strong> – Pas à cause de notre discussion, quand même ?<br><strong>Fred</strong> – J’y pensais depuis quelque temps déjà. Parce que Lyon, entre nous…<br><strong>Max</strong> – C’est toi qui vois…<br><strong>Fred</strong> – On pourra toujours faire de la rando dans le Bois de Vincennes…<br><strong>Max</strong> – C’est vrai que c’est tentant. Je vais y réfléchir.<br><strong>Fred</strong> – Il va falloir que j’y aille. Mon train est dans un quart d’heure.<br><strong>Max</strong> – OK. Tu as mon numéro.<br><em>Ils se lèvent, hésitent, et se font une chaleureuse accolade. Fred s’apprête à partir.</em><br><strong>Fred</strong> – Sinon, pour mon déménagement… je pourrai compter sur toi ?<br><strong>Max</strong> – Les amis, c’est fait pour ça, non ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
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		<title>Avenir</title>
		<link>https://sketchotheque.net/avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avenir, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Cécile et Alice sont assises et prennent un café.<br></em><strong>Alice</strong> – Tu vas en Normandie pour l’anniversaire de Vincent ?<br><strong>Cécile</strong> – Oui. Je peux t’emmener, si tu veux. Ma mère me prête sa voiture.<br><strong>Alice</strong> – Super. (<em>Un temps</em>) Max m’a dit qu’il y serait, je crois.<br><strong>Cécile</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Mais pourquoi tu me dis ça ?<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Pour Max.<br><strong>Alice</strong> – J’ai dit ça comme ça…<br><strong>Cécile</strong> – Allez… J’ai entendu…comme un petit sous-entendu dans ta voix.<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout.<br><strong>Cécile</strong> – On sera une centaine à cette fête. Pourquoi tu me parles de Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Max et toi…<br><strong>Cécile</strong> – N’importe quoi. Qui est-ce qui t’a dit ça ?<br><strong>Alice</strong> – Personne. Mais tout le monde sait qu’il est amoureux de toi, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Tout le monde ?<br><strong>Alice</strong> – Sauf toi, apparemment. Il ne te plaît pas ?<br><strong>Cécile</strong> – C’est lui qui t’a demandé de m’en parler ?<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout, je t’assure… (<em>Un temps</em>) Enfin, si, un peu…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord… Je pensais qu’on avait passé l’âge.<br><strong>Alice</strong> – Eh ben pas lui, tu vois. (Un temps) Alors ?<br><strong>Cécile</strong> – Je l’aime bien mais… c’est juste un copain.<br><strong>Alice</strong> – Je vois.<br><strong>Cécile</strong> – Oui, évidemment, j’ai bien remarqué que…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Qu’il me regardait bizarrement.<br><strong>Alice</strong> – Il est plutôt mignon, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais il est tellement sérieux. Si je couche avec lui un soir, j’ai l’impression que le lendemain matin, il va m’apporter mon petit déjeuner au lit et me demander en mariage. Et qu’un mois après on sera en train de commander des meubles à la CAMIF.<br><strong>Alice</strong> – Et…<br><strong>Cécile</strong> – Je n’arrive à me projeter là-dedans.<br><strong>Alice</strong> – Je comprends.<br><strong>Cécile</strong> – Et puis franchement, un type qui n’a même pas le courage de te demander en face si tu veux sortir avec lui.<br><strong>Alice</strong> – Il avait peur de prendre une veste, j’imagine.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Cécile</strong> – Et toi ?<br><strong>Alice</strong> – Moi ?<br><strong>Cécile</strong> – Il te plaît, Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Pourquoi pas…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord…<br><strong>Alice</strong> – Non mais j’ai juste dit… pourquoi pas.<br><strong>Cécile</strong> – Et lui il t’envoie me parler à sa place…<br><strong>Alice</strong> – Il faut croire que tu l’impressionnes.<br><strong>Cécile</strong> – Malheureusement, ce n’est pas réciproque. Vous vous voyez souvent ?<br><strong>Alice</strong> – On révise le CAPES ensemble, parfois.<br><strong>Cécile</strong> – Je vois… Je lui dis que tu as envie de sortir avec lui ?<br><strong>Alice</strong> – Ce serait assez drôle…<br><strong>Cécile</strong> – Oui.<br><strong>Alice</strong> – Mais un peu cruel.<br><strong>Cécile</strong> – Il l’a un peu cherché, non ?<br><em>Elles rient.</em><br><strong>Alice</strong> – Et toi, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais pas… Je ne sais déjà pas ce que je vais faire cet été.<br><strong>Alice</strong> – Tu ne vas pas arrêter la fac, quand même ? Comme Fred…<br><strong>Cécile</strong> – Fred ?<br><strong>Alice</strong> – Il part aux États-Unis à la fin du mois.<br><strong>Cécile</strong> – Ah oui… Il part pour longtemps ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Cécile</strong> – C’est un drôle de type, Fred.<br><strong>Alice</strong> – Plus drôle que Max, en tout cas.<br><strong>Cécile</strong> – Non, je veux dire… il est toujours en train de déconner, mais…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais s’il est aussi gai qu’il veut le faire croire.<br><strong>Alice</strong> – Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non… Enfin, je n’en sais rien. Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Tu n’as qu’à essayer, tu verras bien…<br><strong>Cécile</strong> – En tout cas, il a bien raison de se barrer d’ici.<br><strong>Alice</strong> – Ouais… Tu es déjà allée aux États-Unis, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je crois que le plus loin où je suis allée, dans ma vie, c’est l’Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Non ? Tu n’as jamais pris l’avion ?<br><strong>Cécile</strong> – Si… pour aller en Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Cécile</strong> – Non, je t’assure. Et toi ? Tu as beaucoup voyagé ?<br><strong>Alice</strong> – En tout cas, j’ai beaucoup déménagé. Jusqu’à l’âge de dix ans. Mon père était militaire. Mais déménager, ce n’est pas vraiment voyager, tu sais. J’ai vécu en Allemagne, et dans plusieurs pays d’Afrique. Je ne sais même plus lesquels. Pour moi, déménager, c’était surtout quitter mes copines. Quand j’arrivais quelque part, je savais qu’il ne fallait pas que je m’attache. Parce que six mois après, ou deux ans maxi, je partirais. Et je ne les reverrais plus jamais.<br><strong>Cécile</strong> – Et après ?<br><strong>Alice</strong> – Après mon père est mort, et on n’a plus déménagé. C’est terrible à dire, mais je crois que la mort de mon père, ça a été pour moi un soulagement… La possibilité, enfin, de pouvoir me fixer quelque part (<em>Elle a l’air au bord des larmes.</em>) Tu ne vas pas déménager, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non, rassure-toi… Je reste là.<br><em>Cécile pose sa main sur celle d’Alice pour la rassurer.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quarantaine</title>
		<link>https://sketchotheque.net/quarantaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 12:16:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1060</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quarantaine, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle est assise sur le canapé. Il arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – C’est dingue, je viens encore d’avoir un coup de fil d’un ami d’enfance qui m’invite pour ses 40 ans. C’est incroyable, non ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous aviez 20 ans à la même époque, ce n’est pas très étonnant que 20 ans après, vous en ayez 40 à peu près en même temps.<br><strong>Lui</strong> – Non, ce qui est dingue, c’est que je n’avais plus aucune nouvelle de tous ces gens depuis des années… Et là, le téléphone n’arrête pas de sonner !<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Tu vas y aller ?<br><strong>Lui</strong> – Ça me fait un peu peur. Ils ont dû changer, depuis tout ce temps.<br><strong>Elle</strong> – Physiquement, tu veux dire ?<br><strong>Lui</strong> – Physiquement, moralement… J’espère qu’ils ne sont pas trop décrépis.<br><strong>Elle</strong> (<em>minaudant</em>) – Et moi ? Tu es sûr que je suis pas trop décrépie ?<br><strong>Lui</strong> – Toi, j’ai eu le temps de m’habituer petit à petit. Mais eux, comme ça, tout d’un coup… C’est carrément Le Retour des morts-vivants… C’est bizarre, ce besoin subit de se rassembler à l’approche de la quarantaine.<br><strong>Elle</strong> – Ça s’appelle un anniversaire, non ?<br><strong>Lui</strong> – On dit que les animaux se rapprochent des hommes en sentant venir la fin. Ça doit être quelque chose comme ça. Une sorte d’instinct grégaire. (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir à celui-là, encore ?<br><strong>Elle</strong> – Une convention obsèques… ?<br><strong>Lui</strong> – C’est cher, non ?<br><strong>Elle</strong> – Je plaisante… Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi.<br><strong>Elle</strong> – Non, je veux dire: et toi, tu comptes faire quelque chose pour tes 40 ans ?<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Tu as une idée pour empêcher ça ? En tout cas, je t’en prie, tu ne me prépares pas de fête surprise, hein… ? Si je ne vois plus tous ces gens depuis 20 ans, il y a sûrement une bonne raison.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Tu as quel âge, toi, exactement ?<br><em>Elle le regarde, offusquée, mais ne répond pas.</em><br><strong>Elle</strong> – Il faudrait peut-être qu’on invite les voisins à dîner, un de ces soirs.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Elle</strong> – Pour rien !<br><strong>Lui</strong> – Eux, ils ne nous ont jamais invités.<br><strong>Elle</strong> – Avec des raisonnements comme ça…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas parce qu’on est voisins qu’on est obligés d’être amis.<br><strong>Elle</strong> – Tous nos amis habitent à cinq cents kilomètres! C’est sympa d’avoir des amis à côté de chez soi…<br><strong>Lui</strong> – Oui, c’est pratique… Ça limite les frais de déplacement. Donc la pollution. On pourrait presque dire que c’est écologique, de sympathiser avec ses voisins.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce qu’il fait, lui, au juste ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas exactement. Je le vois partir tous les matins avec une mallette. Je ne sais pas où il va. La prochaine fois, je lui demanderai, si tu veux…<br><strong>Lui</strong> – Et elle ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont très discrets…<br><strong>Lui</strong> – Ça risque d’être joyeux, ce dîner. Si on ne veut pas paraître intrusifs…<br><strong>Elle</strong> – Tu pourras toujours parler de toi.<br><strong>Lui</strong> – Ils ont des enfants, non ?<br><strong>Elle</strong> – Tous les jours, il y en a trois qui sortent de chez eux pour aller à l’école. Je suppose que ce sont les leurs.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… Un petit, un moyen et un grand… (<em>Inquiet</em>) Il faudra les inviter aussi ?<br><strong>Elle</strong> – Non ! On leur précisera que c’est une soirée entre adultes. Ça les mettra à l’aise.<br><strong>Lui</strong> (<em>pris d’un doute</em>) – Tu me parlais bien des voisins d’en face ?<br><strong>Elle</strong> – Des voisins d’à côté! Les voisins d’en face, ils ont déménagé il y a six mois, après leur divorce. Tu n’as pas vu le panneau À vendre ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – D’ailleurs, ils n’avaient pas d’enfants.<br><strong>Lui</strong> – Ah ouais… ?<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Ce ne serait pas la semaine ménage, par hasard ?<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas impossible. (<em>Soupirant</em>) Le ménage, c’est le ciment du couple… La preuve, un couple, on appelle ça un ménage. Quand on est trois, un ménage à trois.<br><strong>Elle</strong> – Trois, ça peut aussi être un couple avec un enfant…<br><strong>Lui</strong> – Chacun ses fantasmes.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Tu crois vraiment qu’on a les moyens d’avoir un enfant en ce moment ?<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est pas une question d’argent, tu le sais bien… Et puis on n’est pas si pauvres que ça…<br><strong>Lui</strong> – On le sera avec une ribambelle de gosses…! Regarde ce qui se passe en Afrique, avec la natalité galopante… J’ai lu un bouquin, il y a des années : L’Afrique noire est mal partie. Eh ben ça ne s’est pas arrangé depuis… Aujourd’hui, plus personne ne pense sérieusement que l’Afrique pourrait aller quelque part… Sauf avec la dérive des continents… Plus les gens ont d’enfants, plus ils sont pauvres…<br><strong>Elle</strong> – Tu es sûr que ce n’est pas l’inverse ?<br><strong>Lui</strong> – En tout cas, si les pauvres ne faisaient pas d’enfants, au bout d’une génération, tout le monde serait riche… Prends les Chinois. Ils n’ont plus droit qu’à un enfant. Eh bien ça va déjà mieux…<br><strong>Elle</strong> – Alors commençons par en faire un…<br><strong>Lui</strong> – Quand est-ce qu’on s’en occuperait, de cet enfant ? On n’a déjà pas le temps de passer un coup de balai !<br><strong>Elle</strong> – On prendrait une femme de ménage.<br><strong>Lui</strong> – Où est-ce qu’on le mettrait, ce bébé ?<br><strong>Elle</strong> – Tu pourrais installer ton bureau en bas.<br><strong>Lui</strong> – Ça commence bien… Et toi ? Tu comptes arrêter de travailler ?<br><strong>Elle</strong> – On prendra une nourrice.<br><strong>Lui</strong> – En plus de la femme de ménage ? Ce n’est plus un ménage à trois, là, c’est une PME! Je ne suis pas sûr d’avoir l’esprit d’entreprise…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – On ne pourra plus sortir le soir.<br><strong>Elle</strong> – On prendra une baby-sitter.<br><strong>Lui</strong> – Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point la natalité avait un effet direct sur l’emploi.<br><strong>Elle</strong> – Et sur la consommation…<br><strong>Lui</strong> – Couches, petits pots, jouets, soins médicaux…<br><strong>Elle</strong> – Nouvelle voiture…<br><strong>Lui</strong> – Finalement, tu as raison, je crois que cet enfant est capable de sortir le pays de la crise…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Elle et Lui</a><br><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="379" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Elle et Lui" class="wp-image-493" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp 629w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil-300x181.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<item>
		<title>En couleurs</title>
		<link>https://sketchotheque.net/en-couleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 12:57:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Administration]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Naissance]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Cadeau]]></category>
		<category><![CDATA[Transhumanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En couleurs, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage attend. Un autre arrive avec un bébé emmailloté.</em><br><strong>Un</strong> – Félicitations ! C’est une fille.<br><strong>Deux</strong> – C’est merveilleux.<br><em>Elle prend l’enfant.</em><br><strong>Un</strong> – Et vous allez l’appeler comment ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai hésité entre Clémentine et Prune, et puis finalement, je me suis décidée pour Violette.<br><strong>Un</strong> – Violette… C’est… C’est très joli.<br><strong>Deux</strong> – C’était le nom de ma grand-mère…<br><strong>Un</strong> – Ah, oui… (<em>Il ouvre un dossier.</em>) Bon… Eh bien je crois que tout est en ordre.<br><strong>Deux</strong> – Alors je peux la ramener à la maison ?<br><strong>Un</strong> – Mais bien sûr, elle est à vous. (<em>Il sort un papier du dossier et lui tend</em>.) Tenez, voici le certificat de garantie.<br><strong>Deux</strong> – Merci…<br><strong>Un</strong> – Si vous avez le moindre souci, n’hésitez pas à nous le rapporter. Notre service après vente est réputé dans le monde entier. En cas de problème bien improbable, rassurez-vous, nous pourrons procéder à un échange standard.<br><strong>Deux</strong> – J’espère bien que nous n’en n’arriverons pas là… Je crois que je commence déjà à m’attacher à celle-ci…<br><strong>Un</strong> – Bien sûr, bien sûr… (<em>Il jette un dernier regard au dossier</em>.) Mais… je vois que vous n’avez pas choisi l’option « vision en couleurs »… C’est un oubli de votre part, ou bien…?<br><strong>Deux</strong> – Vision en couleurs ?<br><strong>Un</strong> – Eh bien oui… Pour que votre enfant puisse percevoir le monde avec toutes les merveilleuses couleurs dont Dieu l’a pourvu…<br><strong>Deux</strong> – Je… Je suis vraiment désolée… Je ne savais pas que c’était en option…<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas une cécité absolue… Je veux dire, ce n’est pas une nécessité absolue, mais évidemment, c’est un plus très appréciable. Nous vous proposons différents niveaux de qualité, en fonction du nombre de pixels. Selon le prix de l’abonnement, bien sûr…<br><strong>Deux</strong> – Ah parce que c’est un abonnement…<br><strong>Un</strong> – Hélas, en ce bas monde, rien n’est vraiment définitif, n’est-ce pas ? Mais je vous assure que la version premium est absolument fantastique.<br><strong>Deux</strong> – Du temps de ma mère, la couleur n’était pas en option…<br><strong>Un</strong> – Autrefois, en effet, le modèle de base était équipé de la vision en couleurs. Malheureusement, comme vous le savez, la crise est passée par là…<br><strong>Deux</strong> – Oui… Aujourd’hui, tout se paie.<br><strong>Un</strong> – Fort heureusement, la 3D fait encore partie des équipements d’origine.<br><strong>Deux</strong> – La 3D ?<br><strong>Un</strong> – Pour ce qui est de la couleur, iI est encore temps de réparer cet oubli. Un petit retour à la maternité, un coup de bistouri électronique, deux injections transgéniques, et nos techniciens médicaux permettront à cette merveilleuse enfant de voir la vie en couleurs…<br><strong>Deux</strong> – Malheureusement, je crains que ce ne soit impossible pour l’instant. Nous n’avions pas prévu ça dans notre budget, et…<br><strong>Un</strong> – Je comprends… Hélas, tous les bébés qui naissent aujourd’hui n’ont pas la chance d’avoir des parents fortunés.<br><strong>Deux</strong> – Et avec ces complémentaires santé qui ne remboursent plus rien…<br><strong>Un</strong> – Allons ce n’est pas si grave… Cet enfant se contentera de voir le monde en noir et blanc pour l’instant, voilà tout… Et quand vous aurez pu faire quelques économies… Sachez que cette option peut être ajoutée à n’importe quel moment de sa vie. Un Noël, un anniversaire, une bar-mitsva… Voilà un cadeau tout trouvé pour votre chère Violette !<br><strong>Deux</strong> – Très bien, je vais y réfléchir.<br><em>Elle s’apprête à partir avec le bébé.</em><br><strong>Un</strong> – N’oubliez pas non plus que si vous le souhaitez, notre service financier peut vous proposer un petit crédit sur quinze ou vingt ans…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De toutes les couleurs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="232" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Photo du recueil de sketchs De toutes les couleurs" class="wp-image-486" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez-300x174.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p><strong>Analyse du sketch</strong><br>Ce sketch, sous des dehors anodins et presque réalistes, déploie une vision glaçante d’un monde futuriste où l’enfant devient un produit de consommation soumis à des options payantes. La vision en couleurs, qui semble aujourd’hui un droit biologique élémentaire, devient ici une fonctionnalité premium, comparable à un abonnement à une plateforme numérique.<br>Le comique de la situation naît du décalage entre la réalité humaine de la scène (la naissance d’un enfant) et le langage administratif et commercial employé par le personnage du représentant. On ne parle plus de soin ou d’amour, mais de certificat de garantie, de service après-vente, d’abonnement ou d’option transgénique. La scène prend alors des allures de satire grinçante du capitalisme moderne, où même la perception sensorielle devient une marchandise.<br>L’émotion est présente dans la voix du personnage parental, qui montre un attachement sincère à l’enfant, mais se voit sans cesse ramené à ses moyens financiers limités. Le contraste entre la tendresse de l’une et le cynisme bureaucratique de l’autre accentue le malaise, tout en générant un humour à froid.<br>Il s’agit également d’une critique de la privatisation croissante du vivant, des dérives possibles du progrès scientifique mal encadré, et d’une caricature de l’ultra-libéralisme technologique, où la vision en couleurs — symbole de vie et de beauté — devient un luxe conditionné à un crédit.</p>



<p>Le sketch se termine sur une note douce-amère, le représentant proposant des facilités de paiement sur vingt ans pour un simple droit à la couleur, révélant à quel point l’humain est devenu dépendant d’un système marchand jusqu’à l’absurde.</p>
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		<item>
		<title>Colis piégé</title>
		<link>https://sketchotheque.net/colis-piege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Facteur]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Cadeau]]></category>
		<category><![CDATA[Paranoïa]]></category>
		<category><![CDATA[Pendule]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Colis piégé, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un facteur (homme ou femme) arrive avec un paquet et croise une locataire qui arrive aussi.<br></em><strong>Facteur</strong> – Ah justement, j’avais un paquet pour vous.<br><strong>Locataire</strong> – Merci.<br><em>Le facteur lui donne le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Une petite signature…<br><strong>Locataire</strong> – Bien sûr…<br><em>Encombré, la locataire rend le paquet au facteur afin de signer le reçu qu’il lui tend.</em><br><strong>Locataire</strong> – Excusez-moi, je vous rends ça une seconde.<br><em>La locataire signe le reçu et sourit.</em><br><strong>Locataire</strong> – J’espère que ce n’est pas un colis piégé…<br><em>Le facteur répond sur le même ton de la plaisanterie.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ah, ah, ah ! C’est vrai qu’on entend comme un tic-tac, là-dedans.<br><strong>Locataire</strong> – Ah, ah, ah ! On voit tellement de choses, maintenant ! (<em>Cessant de rire brusquement</em>) C’est vrai ?<br><em>Le facteur, pris au mot, colle son oreille contre le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Vous allez rire mais… Oui, on dirait…<br><em>La locataire semble soudain inquiet. Elle colle à son tour son oreille sur le paquet.</em><br><strong>Locataire</strong> – Mais oui… Je l’entends aussi… Vous pensez que ça pourrait…<br><em>Le facteur change également de ton.</em><br><strong>Facteur</strong> – Vous connaissez des gens qui auraient des raisons de vous en vouloir à ce point ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas… À part ma belle-mère… Mais on a tous des ennemis, non ?<br><strong>Facteur</strong> – Tout de même.<br><em>La locataire hésite.</em><br><strong>Locataire</strong> – Du coup, je ne suis pas sûr de vouloir le prendre…<br><strong>Facteur</strong> – Alors qu’est-ce que j’en fais ?<br><strong>Locataire</strong> – Vous n’avez qu’à le ramener à la Poste.<br><strong>Facteur</strong> – C’est que je n’ai pas fini ma tournée, moi… Et si ça me pète à la gueule en cours de route ? Et puis maintenant, vous avez signé le reçu…<br><em>Il tend le paquet à l’autre qui refuse de le prendre.</em><br><strong>Locataire</strong> – Et si on appelait la police ?<br><strong>Facteur</strong> – La police ?<br><strong>Locataire</strong> – Comme quand on trouve un paquet suspect dans un hall de gare ou dans un train.<br><strong>Facteur</strong> – Vous voulez dire… une brigade de démineurs ?<br><strong>Locataire</strong> – Eux, ils sauront quoi faire…<br><strong>Facteur</strong> – Et si la bombe explosait avant qu’ils arrivent ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas moi… On n’a qu’à jeter le paquet dans la rue…<br><strong>Facteur</strong> – Et si des passants étaient blessés ? Des enfants, peut-être… C’est l’heure de la sortie de l’école… On ne peut pas faire ça !<br><strong>Locataire</strong> – Vous avez raison… Il ne reste plus qu’à nous préparer à mourir dans la dignité, avec la seule consolation que notre sacrifice aura permis de sauver quelques vies innocentes…<br><strong>Facteur</strong> – Notre sacrifice ? Qu’est-ce que vous proposez, au juste ?<br><strong>Locataire</strong> – Il faut agir, et vite !<br><em>Elle prend le paquet des mains du facteur, le jette contre le sol, et le piétine violemment.</em><br><strong>Facteur</strong> – Non mais ça ne va pas ?<br><strong>Locataire</strong> – Ça n’a pas explosé…<br><strong>Facteur</strong> – Non…<br><em>Ils se penchent tous les deux pour examiner le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ah, oui… C’était bien une pendule… Mais je ne vois pas de bombe…<br><strong>Locataire</strong> – Non, c’est bizarre…<br><strong>Facteur</strong> – Mais j’y pense, c’est qui l’envoyeur ?<br><strong>Locataire</strong> – L’envoyeur ?<br><strong>Facteur</strong> – En principe, c’est marqué sur l’accusé de réception !<br><strong>Locataire</strong> – Ah oui…<br><em>Le facteur regarde le reçu.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ça vient de Suisse… C’est curieux…<br><strong>Locataire</strong> – Oui, c’est sûrement le pays au monde qui compte le moins de terroristes…<br><strong>Facteur</strong> – Madame Mansard… Vous connaissez ?<br><strong>Locataire</strong> – C’est ma belle-mère.<br><em>Le facteur fouille dans les décombres du paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Regardez… Il y a une lettre de revendication…<br><em>Il tend la feuille à l’autre qui la lit.</em><br><strong>Locataire</strong> – Bon anniversaire mon chéri… C’est pour l’anniversaire de son fils.<br><strong>Facteur</strong> – Son fils ?<br><strong>Locataire</strong> – Mon mari !<br><strong>Facteur</strong> – Une pendule… C’est un drôle de cadeau, pour un anniversaire, non ?<br><strong>Locataire</strong> – Mon beau-père est horloger.<br><strong>Facteur</strong> – Et ça ne vous a pas mis la puce à l’oreille ? Je veux dire quand vous avez entendu le tic-tac…<br><em>Ils contemplent tous les deux les restes défoncés du paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – C’est votre mari qui va être content… Ça va lui faire quel âge, au fait ?<br><strong>Locataire</strong> – On dirait que ça sent quand même un peu la poudre, non ?<br><strong>Facteur</strong> – Je dirais plutôt le chocolat…<br><strong>Locataire</strong> – Ah, oui, regardez, il y avait aussi des chocolats avec. (<em>Elle prend la boîte défoncée, et la tend au facteur.</em>) Vous en voulez un ?<br><strong>Facteur</strong> – Et si ils étaient empoisonnés ?<br><em>Ils échangent un regard perplexe.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Alibi</title>
		<link>https://sketchotheque.net/alibi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 09:43:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Alban et Ève]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=585</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alibi, un sketch humoristique extrait du recueil 'Alban et Eve' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Dans un coin, un seau à champagne, une bouteille et deux flûtes. Ève attend et montre des signes d’impatience. La sonnette retentit.</em><br><strong>Alban</strong> (<em>off</em>) – Ève ? C’est moi… Tu es là ? (<em>Alban arrive depuis l’extérieur, une mallette à la main, et veut déposer sur les lèvres de sa femme un baiser auquel elle se dérobe</em>) Excuse-moi… Une urgence avec un client…<br><strong>Ève</strong> – Un client ou une cliente ?<br><em>Il préfère ne pas relever.</em><br><strong>Alban</strong> – Ça ne va pas ?<br><strong>Ève</strong> – Si, si… Ça va… C’est notre anniversaire de mariage, et mon mari a oublié, mais à part ça, ça va…<br><em>Alban se retourne et aperçoit la bouteille de champagne.</em><br><strong>Alban</strong> – Et merde…<br><strong>Ève</strong> – Merci… Au moins, tu ne fais pas semblant.<br><strong>Alban</strong> – Excuse-moi, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire…<br><strong>Ève</strong> – L’année dernière aussi, tu es arrivé à dix heures du soir. Mais au moins tu avais un bouquet de fleurs…<br><strong>Alban</strong> – Je suis passé devant le fleuriste, c’était déjà fermé.<br><strong>Ève</strong> – Tu as oublié notre anniversaire de mariage…<br><strong>Alban</strong> – Mais non, je n’ai pas oublié ! J’y ai pensé toute la journée… Disons que… là tout de suite, ça m’était sorti de la tête.<br><strong>Ève</strong> – Bien sûr…<br><em>Il pose sa mallette et ôte sa veste.</em><br><strong>Alban</strong> – J’ai eu une journée de merde, je te dis… Un client qui a décalé un rendez-vous à la dernière minute. Cet Américain dont je t’ai parlé, tu sais ?<br><strong>Ève</strong> – Un jour comme celui-là… Tu aurais très bien pu te faire remplacer.<br><strong>Alban</strong> – J’étais le seul au bureau ! Et puis c’est un dossier important…<br><strong>Ève</strong> – Tu pouvais m’appeler…<br><strong>Alban</strong> – J’ai perdu mon portable.. En tout cas, je ne sais pas ce que j’en ai fait…<br><strong>Ève</strong> – Comme d’habitude, tu as réponse à tout…<br><strong>Alban</strong> – Je te dis la vérité, rien d’autre.<br><strong>Ève</strong> – Écoute, Alban, ça fait dix ans qu’on est mariés, et on vit dans un appartement témoin…<br><strong>Alban</strong> – C’est provisoire…<br><strong>Ève</strong> – Oui… C’est ça le problème… Ça fait dix ans que toi et moi, on vit dans le provisoire.<br><strong>Alban</strong> – Il est très bien, cet appartement. Et on n’est pas dérangés par les voisins…<br><strong>Ève</strong> – C’est sûr, il n’y en a pas… On habite tout seuls au dernier étage d’une tour qui n’est même pas vraiment finie.<br><strong>Alban</strong> – Au moins, l’ascenseur marche…<br><strong>Ève</strong> – Le matin, avant de partir au boulot, on doit planquer toutes nos affaires personnelles. On ne peut rien laisser traîner pour ne pas déranger les visiteurs qui défilent toute la journée.<br><strong>Alban</strong> – La journée, on travaille tous les deux…<br><strong>Ève</strong> – Même la photo de ma mère, je dois la ranger dans un tiroir ! Des fois que ça fasse fuir les investisseurs…<br><strong>Alban</strong> – Mais on n’a pas de loyer à payer…<br><strong>Ève</strong> – Pour moi, c’est encore trop cher, Alban.<br><strong>Alban</strong> – On a une terrasse ! (<em>Se tournant vers la salle</em>) Et regarde ! Quelle vue ! (<em>Constatant qu’elle ne se déride pas</em>) En tout cas, ça sent bon… Qu’est-ce que tu nous as mijoté ?<br><strong>Ève</strong> – Tu arrives trop tard, Alban. Le champagne est chaud, et la dinde a refroidi.<br><strong>Alban</strong> – Allez… Je suis là, maintenant ! (<em>Il prend sa mallette.</em>) Je vais poser ça à côté… et on va passer une bonne soirée, d’accord ?<br><em>Il sort. Elle prend la bouteille dans le seau, et la laisse retomber. Puis elle regarde côté salle, comme si son attention était attirée par quelque chose. Elle sort des jumelles de théâtre pour mieux voir. Le portable d’Alban, dans la poche de la veste, se met à sonner. Elle pose les jumelles, hésite, puis sort le portable et prend l’appel.</em><br><strong>Ève</strong> – Allô…? Oui… Non, c’est sa femme. D’accord. Ah oui ? Non, non… Très bien, je lui dirai… (<em>Elle met fin à la conversation mais, intriguée, explore la messagerie du portable.</em>) Le salaud…<br><em>Alban revient.</em><br><strong>Alban</strong> – Dix ans, déjà… Tu te rends compte ? J’ai l’impression que c’était hier…<br><strong>Ève</strong> – Je croyais que tu avais perdu ton portable…<br><strong>Alban</strong> – Oui, je… Je croyais aussi…<br><strong>Ève</strong> – Tu me prends vraiment pour une conne…<br><strong>Alban</strong> – Pourquoi tu dis ça ?<br><strong>Ève</strong> – Il vient de sonner, ton portable. Il était dans la poche de ta veste…<br><strong>Alban</strong> – Non ?<br><strong>Ève</strong> – J’ai répondu. C’était ta secrétaire…<br><strong>Alban</strong> – Ah oui… Qu’est-ce qu’elle voulait ?<br><strong>Ève</strong> – Elle cherche à te joindre depuis ce matin. C’est curieux, elle a passé tout l’après-midi au bureau, et elle ne t’a pas vu…<br><strong>Alban</strong> – Je n’ai pas dit que j’avais vu mon Américain au bureau. Il m’a demandé de le rejoindre à…<br><strong>Ève</strong> – Ne te fatigue pas. Si ta secrétaire voulait te joindre, c’était pour te prévenir que ton rendez-vous avec ton Américain était annulé. Il a eu un AVC hier soir…<br><strong>Alban</strong> – Tu ne m’as pas laissé finir… Il m’a demandé de le rejoindre cet après-midi à l’hôpital.<br><strong>Ève</strong> – C’est curieux, parce que d’après ta secrétaire, il est mort ce matin.<br><strong>Alban</strong> – D’accord… Alors écoute, je vais t’expliquer…<br><strong>Ève</strong> – Tu as une maîtresse… Et tu as attendu notre anniversaire de mariage pour me l’annoncer.<br><strong>Alban</strong> – Mais pas du tout, je…<br><strong>Ève</strong> – Et moi qui allais te dire que je suis enceinte !<br><strong>Alban</strong> – Quoi ? Tu attends un enfant ? De moi ? Mais c’est fantastique !<br><strong>Ève</strong> – Je te quitte, Alban !<br><strong>Alban</strong> – Ce n’est pas du tout ce que tu crois, je t’assure…<br><strong>Ève</strong> – Ah oui ? Et ces SMS que j’ai vus sur ton téléphone ?<br><strong>Alban</strong> – Les SMS…<br><strong>Ève</strong> – Oui, les SMS. Ceux que tu n’as pas eu le temps d’effacer… « J’ai envie de toi, rejoins-moi où tu sais. » C’est assez explicite, non ?<br><em>Il semble déstabilisé, mais se reprend.</em><br><strong>Alban</strong> – C’est un code.<br><strong>Ève</strong> – Pardon ?<br><strong>Alban</strong> – C’est vrai, je te mens depuis des années, Ève. Je l’avoue.<br><strong>Ève</strong> – Enfin…<br><strong>Alban</strong> – Je mène une double vie, en effet. Mais je ne t’ai jamais trompée… avec une femme.<br><strong>Ève</strong> – Tu ne vas pas me dire en plus, après toutes ces années, que tu es homosexuel ?<br><strong>Alban</strong> – Non, rassure-toi. Encore une fois, ce n’est pas du tout ce que tu crois. En fait, je suis…<br><strong>Ève</strong> – Oui ?<br><strong>Alban</strong> – Ce n’est pas facile à dire…<br><strong>Ève</strong> – Oui, j’imagine… Mais je peux t’aider, si tu veux. Je suis un connard ?<br><strong>Alban</strong> – Je suis agent secret.<br><strong>Ève</strong> – Agent secret ?<br><strong>Alban</strong> – Enfin secret… jusqu’à aujourd’hui.<br><strong>Ève</strong> – Tu as bu, c’est ça ?<br><strong>Alban</strong> – Pas du tout.<br><strong>Ève</strong> – Un agent secret ? Un espion, quoi ? C’est tout ce que tu as trouvé ?<br><strong>Alban</strong> – Je n’avais pas le droit de te le dire, évidemment. Je n’avais le droit de le dire à personne. Mais bon… Maintenant, c’est notre couple qui est en jeu.<br><strong>Ève</strong> – Très bien… Et tu travailles pour qui ? La CIA ? Ton Américain, c’était ton chef, et le KGB l’a éliminé en faisant passer son assassinat pour un AVC, je me trompe ?<br><strong>Alban</strong> – Je travaille… pour le MOSSAD.<br><strong>Ève</strong> – Le MOSSAD ?<br><strong>Alban</strong> – Oui… Les services secrets israéliens, si tu préfères…<br><strong>Ève</strong> – Tu n’es même pas juif !<br><strong>Alban</strong> – Si un peu, quand même…<br><strong>Ève</strong> – Si tu étais juif, depuis le temps, je le saurais, non ? Je suis ta femme !<br><strong>Alban</strong> – Il ne faut pas se fier aux apparences, Ève… C’est un peu plus compliqué que ça. C’est ma grand-mère maternelle qui…<br><strong>Ève</strong> – Alors c’est tout ce que tu as trouvé ? Mais c’est pathétique. Il faut te faire aider, Alban, je t’assure. Tu es un grand malade.<br><strong>Alban</strong> – C’est vrai, Ève. Il faut que tu me crois.<br><strong>Ève</strong> – Tu es un mythomane, Alban. Ça fait des années que tu me mens. Pour tout et n’importe quoi. Mais surtout pour couvrir tes liaisons. Et aujourd’hui tu m’annonces que tu es un espion israélien alors que tu n’es même pas circoncis ! Comment veux-tu que je te crois ?<br><strong>Alban</strong> – Cette fois, je ne te mens pas, je te le jure.<br><strong>Ève</strong> – Cette fois ? Tu me déçois, Alban. Tu me déçois beaucoup. Je ne pensais pas que tu me prenais à ce point pour une conne.<br><strong>Alban</strong> – Tu sais, lors de notre voyage de noces à Eilat, sur la Mer Rouge, quand j’ai passé une heure au poste de police à la douane.<br><strong>Ève</strong> – Parce que tu n’avais pas reconnu ta valise, qu’elle tournait depuis une heure toute seule sur le tapis roulant de l’aéroport, et que les démineurs sont venus pour la faire exploser ?<br><strong>Alban</strong> – C’est ce jour-là où ils m’ont proposé de travailler pour eux.<br><strong>Ève</strong> – Eux ? Qui eux ?<br><strong>Alban</strong> – Le MOSSAD !<br><em>Ève montre le téléphone.</em><br><strong>Ève</strong> – « J’ai envie de toi, on se retrouve où tu sais »… C’est un message de ton ami imaginaire du MOSSAD ?<br><strong>Alban</strong> – C’est un code, je te dis. Pour un rendez-vous.<br><strong>Ève</strong> – Un rendez-vous, oui, ça j’avais compris.<br><strong>Alban</strong> – C’est pour ne pas attirer l’attention. Au cas où nos messages seraient interceptés. « J’ai envie de toi », ça veux dire j’ai besoin de te voir. « Où tu sais », ben ça veut dire…<br><strong>Ève</strong> – Où tu sais.<br><strong>Alban</strong> – Voilà.<br><strong>Ève</strong> – Cette fois, ça ne va pas suffire, Alban.<br><strong>Alban</strong> – Qu’est-ce que tu veux de plus ?<br><strong>Ève</strong> – Des preuves, par exemple.<br><strong>Alban</strong> – Désolé, je n’en ai pas.<br><strong>Ève</strong> – Bien sûr.<br><strong>Alban</strong> – Ce n’est pas un CDD ! Tout ça se fait sans laisser de trace, tu penses bien.<br><strong>Ève</strong> – Mais tu ne travailles gratuitement, j’imagine. Un espion, ça doit bien gagner sa vie. Et tu me laisserais vivre dans un appartement témoin ?<br><strong>Alban</strong> – L’argent est versé sur un compte numéroté, dont j’aurai la clef seulement quand je cesserai mes activités.<br><em>Ève semble tout à fait désemparée.</em><br><strong>Ève</strong> – Et tu voudrais que j’avale ça ?<br><strong>Alban</strong> – Oui, je t’en prie, Ève… Pour nous… Pour notre enfant… Une dernière fois. Je te supplie de me croire… Parce que c’est la vérité !<br><em>Elle hésite.</em><br><strong>Ève</strong> – Je ne sais plus quoi te dire, Alban. Je suis fatiguée. Je vais me coucher…<br><strong>Alban</strong> – Tu as raison. Je comprends que tu aies besoin d’un peu de temps pour digérer cette nouvelle. En attendant, tu n’en parles à personne, d’accord ? Même à ta mère. Il faut absolument que ça reste un secret entre nous, sinon…<br><em>Elle lui fait un doigt d’honneur, et sort. Il tombe sur les jumelles de théâtre qu’elle a oubliées sur la table. Il semble surpris. Il prend les jumelles et se met à scruter quelque chose côté salle. D’abord par simple curiosité. Puis avec une attention soutenue.<br></em><strong><em>Noir</em>.</strong></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:91px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Alban et Ève</em><br><a href="https://sketchotheque.net/alban-et-eve/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/alban-et-eve/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="242" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-alban-et-eve-jean-pierre-martinez-300x242.webp" alt="Couverture du recueil Alban et Eve" class="wp-image-468" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-alban-et-eve-jean-pierre-martinez-300x242.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-alban-et-eve-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/alibi/">Alibi</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
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