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	<title>Archives des Adolescence - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Adolescence - La Sketchothèque</title>
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		<title>Les pigeons</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-pigeons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:39:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pigeons, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Une table à laquelle sont assises deux jeunes filles. Les deux filles regardent à travers la vitrine située côté spectateurs.<br></em><strong>Une</strong> – Qu’est-ce qu’ils foutent là, tous ces pigeons…?<br><strong>Deux</strong> (<em>ailleurs</em>) – Quoi ?<br><strong>Une</strong> – Les pigeons ! Pourquoi il n’y en a qu’en ville ? (<em>L’autre a l’air préoccupée par tout autre chose.</em>) C’est pas vraiment des animaux domestiques. Je veux dire comme des chiens ou des chats. C’est des oiseaux. Ils sont libres, eux, ils ne sont pas en cage, et ils peuvent voler. Ils pourraient se barrer.<br><strong>Deux</strong> – Où veux-tu qu’ils aillent ?<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas, moi. À la campagne. Pourquoi ils ne se barrent pas à la campagne, tous ces pigeons ?<br><strong>Deux</strong> – À la campagne…? Ils n’auraient rien à becqueter…<br><strong>Une</strong> – Ça me donne envie de vomir, de les regarder.<br><strong>Deux</strong> (<em>ailleurs</em>) – Ouais…<br><strong>Une</strong> – Regarde, ils sont coprophiles.<br><strong>Deux</strong> – Hein ?<br><strong>Une</strong> – T’as pas vu ce qu’ils bouffent…?<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Une</strong> – Des crottes de chiens.<br><strong>Deux</strong> (<em>regardant pas très intéressée</em>) – Ah, ouais…<br><strong>Une</strong> – Ce n’est pas ça qu’on appelle un écosystème…?<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi ils restent ici à bouffer de la merde, alors qu’à la campagne, ils pourraient bouffer des cerises.<br><strong>Une</strong> – Le temps des cerises, c’est pas toute l’année. (<em>Son portable sonne, elle répond</em>) Ouais… Ouais… Ouais… OK.<br><em>Elle raccroche.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ?<br><strong>Une</strong> – C’est pas encore affiché…<br><strong>Deux</strong> – Et si on l’avait raté ?<br><strong>Une</strong> – Je préfère pas y penser… Pourquoi on l’aurait raté ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. La peur de gagner. Le cheval de concours qui refuse l’obstacle au dernier moment. Ça arrive aux plus grands champions.<br><strong>Une</strong> – Attends, on n’est pas des bourrins. Et puis le bac, c’est pas un concours. C’est comme le permis de conduire. C’est pas parce qu’il y en a beaucoup qui l’ont que t’as moins de chance de l’avoir.<br><strong>Deux</strong> – Ouais ben justement. Le permis, je l’ai déjà raté deux fois… Pourquoi ça s’appelle comme ça, au fait ?<br><strong>Une</strong> – Le permis ?<br><strong>Deux</strong> – Le bac !<br><strong>Une</strong> – Parce que si on rate le bac, on reste sur le quai, j’imagine…<br><strong>Deux</strong> – Moi, ça me rappelle mes cours de latin. Tu sais, ce fleuve que les morts doivent traverser pour aller aux Champs Élysées. En barque…<br><strong>Une</strong> – Quel rapport ?<br><strong>Deux</strong> – La barque… Le bac… Pour traverser un fleuve…<br><strong>Une</strong> – Ouais, ben moi, c’est si je rate le bac, que je suis morte. Mes parents me tueraient… Ils m’ont foutue dans cette boîte de curés parce qu’il y avait 100% de réussite. Ça leur coûte un SMIC par mois. Si je ne leur en donne pas pour leur fric… Et puis qu’est-ce qu’on irait foutre en barque aux Champs-Élysées ? Le Quartier Latin, c’est sur la rive gauche…<br><strong>Deux</strong> – Il y a quand même eu des années où c’était 99%. Ça veut bien dire qu’il y en a un qui le rate de temps en temps. C’est rare, mais ça peut arriver.<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas moi… Le type avait peut-être raté son train… Ou son bac, tiens, si il habitait sur une île.<br><strong>Deux</strong> – Arrête, tu vas nous porter la poisse.<br><strong>Une</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Deux</strong> – Nous aussi, on habite sur une île…<br><strong>Une</strong> – Notre-Dame, c’est sur une île ?<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, si tu comptais sur la géo pour l’avoir, ton bac, tu ferais bien d’y aller faire brûler un cierge, à Notre-Dame.<br><em>Le portable sonne. La première prend l’appel aussitôt.</em><br><strong>Une</strong> – Ouais… Ouais… Ouais… OK…<br><em>Elle raccroche, avec un visage impassible.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ?<br><strong>Une</strong> – Ça y est, ils viennent d’afficher les résultats.<br><strong>Deux</strong> (<em>tétanisée</em>) – Et alors ?<br><em>Cessant de feindre, la deuxième laisse éclater sa joie.</em><br><strong>Une</strong> – Et alors, on l’a ! Putain, on l’a, je te dis !<br><em>Les deux se tombent dans les bras l’un de l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – T’aurais pas dû me mener en bateau. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure.<br><strong>Une</strong> – Tu veux dire à la minute, parce que cent pulsations à l’heure, tu serais déjà morte.<br><strong>Deux</strong> – Quelle mention ?<br><strong>Une</strong> – Attends, c’est déjà une bonne nouvelle… Faut pas demander un miracle, non plus. Oh, putain… Il va falloir fêter ça…<br><strong>Deux</strong> – Ouais… En même temps, le bac, tout le monde l’a, maintenant…<br><strong>Une</strong> – Mmm… C’est le début des emmerdes.<br><strong>Deux</strong> – C’est pour ça que ça me rappelle mes cours de latin.<br><strong>Une</strong> – Le latin ?<br><strong>Deux</strong> – Le bac… pour traverser le fleuve et aller en enfer.<br><strong>Une</strong> – Allez, tu peux oublier le prof de latin, maintenant. T’es sûre de ne plus jamais le revoir ! Ouah…! J’ai une bouffée de chaleur, tout d’un coup… Ça me donne envie de piquer une tête dans la Seine.<br><strong>Deux</strong> – Moi aussi. Ça me donne envie de me jeter dans la Seine…<br><strong>Une</strong> – La vie est belle ! C’est l’été !<br><strong>Deux</strong> – T’as raison. Allons nous plonger dans le fleuve de l’oubli…<br><em>Elles s’en vont.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Premier amour</title>
		<link>https://sketchotheque.net/premier-amour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 14:44:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier amour, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme déambule dans ce qui s’avérera être une galerie de peinture. Une femme arrive vers lui avec un grand sourire, et semblant sous le coup de l’émotion.<br></em><strong>Elle</strong> – Tu me reconnais ?<br><em>Il semble pris au dépourvu mais, sans trop y croire, tente quelque chose pour ne pas la décevoir.</em><br><strong>Lui</strong> – Paulette ?<br><strong>Elle</strong> – Chantal !<br><strong>Lui</strong> – Chantal !<br><strong>Elle</strong> – Je te regardais depuis tout à l’heure. Ton visage me disait vaguement quelque chose. Et puis ça m’est revenu d’un coup. Un truc dans l’expression du visage…<br><strong>Lui</strong> – C’est dingue… Ça fait combien de temps ?<br><strong>Elle</strong> – Ouh, là… Tu ne m’avais pas reconnue, alors ?<br><strong>Lui</strong> – Si, si, enfin… C’est vrai que tout à l’heure… Mais maintenant que tu me le dis… Tout est là… Le menton… Les yeux… La bouche… Même le nez…<br><strong>Elle</strong> – Et oui…<br><strong>Lui</strong> – Non, j’ai dit Paulette, parce que… C’est une copine de ma mère. (<em>Comprenant sa gaffe et s’efforçant de rectifier le tir</em>) Tu n’as presque pas changé, hein ?<br><strong>Elle</strong> – Depuis le temps…<br><strong>Lui</strong> – Non, je veux dire… On te reconnaît très bien… Quand on sait que c’est toi… (<em>Le temps pour lui de mesurer la profondeur à laquelle il s’est déjà enfoncé</em>) Alors tu habites toujours par ici ?<br><strong>Elle</strong> – Oui… Toujours au même endroit… Et toi ? Tu ne reviens pas souvent, alors ?<br><strong>Lui</strong> – Non, pas très… Ma mère habite encore ici mais bon… C’est un peu compliqué… (<em>Il préfère changer de sujet.</em>) Chantal…! Tu es mariée, j’imagine ?<br><strong>Elle</strong> – J’ai quatre enfants…<br><strong>Lui</strong> – Ah, oui, quand même…<br><strong>Elle</strong> – Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi… Enfin, moi je n’en ai qu’un, mais bon… (<em>Nouvel embarras</em>) C’est incroyable qu’on se retrouve comme ça ici. Dans cette galerie de peinture. J’allais acheter des cigarettes. Je suis rentré comme ça, par hasard…<br><strong>Elle</strong> – Oui…<br><strong>Lui</strong> – Tu ne vas pas me croire, mais je pensais à toi, tout à l’heure. En passant devant chez toi, justement… Mais je n’ai pas pensé que tu pouvais habiter encore là. Alors tu n’as bougé…?<br><strong>Elle</strong> – Ben non, tu vois. Je suis toujours là…<br><strong>Lui</strong> – C’est incroyable…<br><em>Ils ne savent visiblement plus trop quoi dire.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu as eu le temps de voir l’expo…?<br><strong>Lui</strong> – Oui… Enfin pas tout… Il y a des trucs vraiment pas mal, hein ?<br><em>Pour se donner une contenance, pendant un moment, il contemple avec elle le tableau devant lequel il se trouve, cherchant quoi dire d’autre.</em><br><strong>Lui</strong> – Celui-là, en revanche, c’est une horreur, non…? On dirait un dessin d’enfant… Je ne sais pas comment on peut exposer des trucs pareils…<br><strong>Elle</strong> – Il faut encore que je travaille un peu ma technique, je sais…<br><strong>Lui</strong> (<em>liquéfié</em>) – Ah, parce que c’est…? C’est toi qui…?<br>Elle – Oui…<br><strong>Lui</strong> – Non, mais les autres j’adore, hein ? Je te l’ai dit…<br><strong>Elle</strong> – Enfin, ils ne sont pas tous de moi. C’est une exposition collective. Mais celui-là, c’est moi, oui…<br><strong>Lui</strong> – Bien sûr ! Ça me revient maintenant… Tu peignais déjà, à l’époque… Sur des boîtes de camembert, non…?<br><strong>Elle</strong> – Des boîtes d’allumettes…<br><strong>Lui</strong> – C’est ça. Les grosses boîtes d’allumettes familiales. Ça n’existe plus, d’ailleurs… C’est dommage… Alors maintenant, tu… Tu as changé de support…<br><em>Il jette un regard nouveau sur le tableau.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah, oui, c’est bien… C’est… C’est un cheval ?<br><strong>Elle</strong> – Un chat…<br><strong>Lui</strong> – Bien sûr ! Non, on reconnaît bien le… Les oreilles, la bouche, le nez… La moustache… Et puis c’est de la peinture abstraite, non ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Enfin, je veux dire… De la peinture naïve…<br><strong>Elle</strong> – Pas vraiment…<br><strong>Lui</strong> – Enfin, tu sais, moi, la peinture… Et puis cette manie qu’on a de vouloir toujours mettre des étiquettes sur les choses… Surtout quand il s’agit de peinture ! Moi le premier, hein ? C’est beau, et puis c’est tout… (<em>En rajoutant un peu dans l’émotion</em>) Et puis c’est tellement toi…<br><em>Nouveau silence embarrassé.</em><br><strong>Lui</strong> – Tu sais que j’étais très amoureux de toi…?<br><strong>Elle</strong> – C’était il y a longtemps…<br><strong>Lui</strong> – Je n’aurais jamais osé te le dire, à l’époque… C’est marrant… Ça me fait du bien de pouvoir te le dire maintenant… Je veux dire maintenant que…<br><strong>Elle</strong> – Il y a prescription…<br><strong>Lui</strong> – Oui… (<em>Embarrassé</em>) Écoute, il va falloir que j’y aille, là… Je vais voir ma mère, justement… Tu sais, à son âge… Elle peut mourir d’un instant à l’autre…<br><strong>Elle</strong> – Elle a quel âge ?<br><strong>Lui</strong> – Soixante-deux… Non, mais… Elle a toujours eu une santé fragile, tu sais… Ça m’a vraiment fait plaisir de te revoir… (<em>Cherchant une issue</em>) Je suis sur Facebook… Fais-moi une demande d’amitié… On restera en contact…<br><strong>Elle</strong> – OK…<br><strong>Lui</strong> – Je t’ai cherchée une ou deux fois, tu sais… Sur Facebook… Mais des Chantal, euh… (Cherchant en vain son nom de famille) Il y en a tellement…<br><strong>Elle</strong> – Sur la photo, j’ai un nez rouge… Je veux dire un nez de clown…<br><strong>Lui</strong> – Alors ça ne m’étonne pas que je ne t’aie pas reconnue… Bon, il faut vraiment que je me sauve, sinon… On se fait la bise ?<br><em>Ils se font la bise, un peu gênés. Il s’apprête à s’en aller mais, cherchant encore la phrase définitive qui arrangerait tout, il se retourne une dernière fois vers elle et improvise.</em><br><strong>Lui</strong> – Allez… (<em>Sentencieux</em>) Au royaume des cieux, les premiers amours seront les derniers…<br><em>Elle acquiesce poliment en faisant mine de comprendre la portée profonde de cette phrase sibylline. Il s’en va en esquissant un sourire mystérieux. Elle reste là pour le moins perplexe.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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