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	<title>Archives des Voyage - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Voyage - La Sketchothèque</title>
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		<title>Le grand départ</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-grand-depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 15:43:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand départ, sketch de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Même pas mort'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme, assis sur un lit, se lève, et saisit une valise. Une femme arrive en combinaison façon extraterrestre.</em><br><strong>Femme</strong> – Bonjour mon chéri.<br><strong>Homme</strong> – Mais, je ne comprends pas… Où est passé la…<br><strong>Femme</strong> – La Faucheuse ? Je l’ai envoyée nous chercher deux cafés au distributeur. Je ne pensais pas que ce serait aussi facile de s’en débarrasser. Mais nous n’avons pas de temps à perdre…<br><strong>Homme</strong> – Alors c’était vrai ? Je suis vraiment marié ?<br><strong>Femme</strong> – Aussi vrai que je suis une extraterrestre.<br><strong>Homme</strong> – Mais enfin… comment est-ce possible ?<br><strong>Femme</strong> – C’est une histoire un peu compliquée… En fait c’est ma mère qui… Mais je te raconterai ça pendant le voyage.<br><strong>Homme</strong> – Quel voyage ?<br><strong>Femme</strong> – Je vais t’emmener sur la planète d’où je viens.<br><strong>Homme</strong> – Et alors, qu’est-ce qui va se passer ?<br><strong>Femme</strong> – Crois-moi, nos hôpitaux sont beaucoup plus performants que celui-ci.<br><strong>Homme</strong> – Et j’imagine qu’il n’y a aucun risque d’y croiser un interne roumain.<br><strong>Femme</strong> – Aucune.<br><em>Il jette un regard autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Et on ne reviendra jamais ici ?<br><strong>Femme</strong> – Ne me dis pas que tu regretteras cet endroit.<br><strong>Homme</strong> – Je commençais à m’habituer.<br><strong>Femme</strong> – Si tu préfères attendre que la Faucheuse revienne du Service de Psychiatrie avec son thermos et sa faux en plastique. Après tout, tu as déjà reçu l’extrême-onction. Tu peux tenter le coup avec le curé…<br><strong>Homme</strong> – Je n’ai pas trop confiance… Le pari de Pascal… Je n’ai jamais eu de chance avec les paris. D’ailleurs je n’ai jamais eu de chance en général. Même l’opération de la dernière chance, je l’ai ratée, alors l’opération du Saint-Esprit.<br><strong>Femme</strong> – Tu préfères t’en remettre à une extraterrestre ?<br><strong>Homme</strong> – Si elle ressemble à ma femme, pourquoi pas ? Donc on ne reviendra jamais…<br><strong>Femme</strong> – Si, un jour peut-être. Mais pas tout de suite.<br><strong>Homme</strong> – Dans très longtemps, tu veux dire ?<br><strong>Femme</strong> – Le temps… C’est ça qu’il va falloir oublier… Maintenant, il faut y aller, je vois l’autre qui s’impatiente, là-bas, avec sa vraie faux en plastique…<br><strong>Homme</strong> – Elle va être déçue, c’est sûr. Je lui avais juste dit que j’allais pisser…<br><strong>Femme</strong> – Elle s’imagine qu’après leur mort, les gens montent directement au Ciel, accompagné par leur ange gardien. On n’a pas voulu la contrarier.<br><strong>Homme</strong> – Et finalement, dans mon cas, elle n’a pas tout à fait tort. Sauf que l’ange gardien, c’est une martienne.<br><strong>Femme</strong> – C’est pour ça que je préfère qu’on soit partis avant qu’elle revienne. Dieu, c’est comme le Père Noël, c’est le jour où on le voit qu’on n’y croit plus. (<em>Elle lui tend la main.</em>) On y va ?<br><strong>Homme</strong> (<em>hésitant</em>) – Il y aura ma mère aussi, là-bas ?<br><strong>Femme</strong> – Je t’ai dit… Ce n’est pas le paradis… Il y aura même la Vierge Marie.<br><strong>Homme</strong> – Je ne pensais pas entendre ça un jour. Je me demande quand même si je ne suis pas devenu fou.<br><strong>Femme</strong> – La vie est une longue thérapie dont on ne sort pas toujours guéri.<br><strong>Homme</strong> – C’est aussi une longue maladie dont on sort toujours mort. Ça consiste en quoi, cette opération ?<br><strong>Femme</strong> – Une transplantation de cerveau.<br><strong>Homme</strong> – Ah… Il vaudrait mieux faire une sauvegarde, alors…<br><strong>Femme</strong> – On va te transplanter un cerveau martien. Malheureusement, on ne pourra pas récupérer les données que tu as actuellement en mémoire.<br><strong>Homme</strong> – Bon… Remarque, je ne me souvenais déjà de presque rien. Et puis je n’avais pas que de bons souvenirs, non plus. Après tout, ce n’est pas si grave. Non, je ne regrette rien. Je repars à zéro…<br><strong>Femme</strong> – Ça me rappelle une chanson…<br><strong>Homme</strong> – Avec toi… J’irais jusqu’au bout du monde… Si tu me le demandais…<br><em>Elle lui prend la main.</em><br><strong>Femme</strong> – Alors allons-y…<br><em>Ils sortent.<br><strong>Noir</strong>.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Même pas mort</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/meme-pas-mort/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/meme-pas-mort/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="348" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/meme-pas-mort-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-1609" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/meme-pas-mort-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/meme-pas-mort-jean-pierre-martinez-bandeau-300x261.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Retour à Ithaque</title>
		<link>https://sketchotheque.net/retour-a-ithaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:22:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Carte]]></category>
		<category><![CDATA[Exil]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour à Ithaque, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>L’écriture est une Odyssée. Redessiner son parcours de mémoire dans l’espoir vain de retrouver le chemin du retour. Jusqu’à l’origine. Pour s’apercevoir enfin que le voyage est dans les cartes, que l’origine n’est pas le point de départ, et que le jeu de la vérité est une partie de poker menteur avec soi-même. Mon paradis perdu, c’est la Méditerranée. Enfant de l’exil, j’ai longtemps voulu voir en mon père un héros. Un résistant glorieusement défait. Pourtant, en 1939, mon père n’était qu’un adolescent. Une victime déplacée. Je n’ai d’ailleurs jamais entendu mon père dire du mal de Franco. Mais je me rêvais tellement en fils de l’utopie. Pour mon père, à vrai dire, le Général Franco, c’était plutôt une sorte de Général De Gaulle. L’ordre moral, la paix sociale, et le miracle économique. L’apparentement des patronymes, sans doute. Franco. La France. De Gaulle. La Gaule. Oui, plus tard, parmi les réfugiés aussi, de retour au pays en touristes, il y en avait pour dire qu’avec Franco, on vivait mieux… J’ai longtemps tiré gloire du fait que mon père ne m’avait pas fait baptiser. J’aimais voir là un acte de résistance symbolique. Ce n’était hélas qu’une négligence. Mon père, qui n’était pas allé à la mairie pour me donner un nom, pourquoi m’aurait-il conduit à l’église pour recevoir le baptême ? Non, ne pas croire en Dieu ne fait pas d’un réfugié un résistant. Et j’aurais dû douter de l’anticléricalisme de ce père qui m’interna pendant sept ans dans un pensionnat catholique…. C’est mon oncle qui, à la mairie, improvisa mon prénom. J’entends encore le rire malicieux de ce brave ouvrier de chez Simca&nbsp;en racontant cette anecdote : Jean-Pierre Belmondo ! J’aurais donc dû m’appeler Jean-Paul. Mon nom de famille est le dégât collatéral d’une guerre civile et d’une défaite. Mon prénom le produit d’une indifférence et d’un lapsus. Drôle de baptême républicain. Malentendus. Erreurs. Contradictions. Tous ces hasards font-ils un destin ? Certes, mon père n’était pas franquiste non plus. C’était seulement un survivant, pas un héros. Pas un maquisard, seulement un débrouillard. Beaucoup d’ambition, et un peu de marché noir. Trois ans de guerre civile, et un exode. Six ans de guerre mondiale, et un exil. Ça forme une jeunesse. Pas un combat, mais de nombreuses déroutes. Pas une blessure, mais beaucoup de cicatrices. Ça vous rend résistant. Ça ne fait pas de vous un résistant. Et moi ? Plutôt Gaulliste aussi, enfin, gaulliste de gauche. Franco-gaulois de Barcelone et pas même catalan. Fils d’un républicain fantasmé et de la République Française. Avant même de savoir écrire, j’ai su qu’écrire serait ma seule patrie. Je suis l’auteur de mes jours. L’écriture est une Odyssée, un long parcours de retour vers soi-même. J’aurais fait ce voyage contre vents et marées, y jouant ma vie pour y gagner ma liberté.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Opéra de Manaus</title>
		<link>https://sketchotheque.net/lopera-de-manaus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:19:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra de Manaus, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Manaus est une île, perdue au milieu d’un océan de forêt. On n’y accède que par avion, ou par bateau, en suivant cette route maritime qu’est l’Amazone, plus longue que la plupart des océans, et si large que depuis l’une de ses rives, on ne peut apercevoir l’autre à l’œil nu. Au fil du temps et des courants, de tempêtes en naufrages, nombre de navigateurs solitaires, venus de la forêt environnante ou de l’autre bout du monde, ont échoué sur cette île déserte désormais surpeuplée, sans avoir jamais pu retrouver le chemin du retour. Condamnés à vivre ensemble, ils partagent sur la Terre ce destin insulaire. Marins novices embarqués sur un bateau ivre, ils sont d’abord venus dans l’espoir d’une vie facile et d’un enrichissement rapide. Pour attirer le chaland, comme des mouches sur un papier collant, Manaus a été déclarée zone franche. Une sorte de paradis fiscal, en somme. Un mirage, surtout. Un gigantesque magasin discount où tout se vend, en détaxe et bien sûr à crédit. Une vie pour une télé et un frigo. Quand on n’a pas de quoi se payer l’électricité. La mort pour un rêve de pépite. La sinistre réalité d’une vie de mineur. Après avoir cédé à l’appel des sirènes, ces marins d’eau douce sombrent tous lentement dans l’alcool. Comme tous les chercheurs d’or qui transitent par cette ville, avant d’aller fouiller les entrailles de la terre au plus profond de la forêt, je savais bien inconsciemment que jamais je ne trouverais ce que j’étais venu chercher là en plein jour, au cœur des ténèbres. Mais il est des voyages qu’on ne peut éviter, sauf à manquer un rendez-vous avec soi-même. Lorsqu’un Européen arrive dans une ville du nouveau monde, il cherche souvent d’instinct, comme les marins un phare, le monument le plus ancien du coin. Même en ruine. Quelques vieilles pierres posées l’une sur l’autre comme un cairn rassurant à l’attention du randonneur trop intrépide qui se serait perdu dans la brume. Je savais qu’il existe à Manaus un opéra. Je ne m’attendais pas, bien sûr, à me retrouver soudain Boulevard des Italiens, au milieu de l’Amazonie, mais la perspective de prendre un café en admirant la façade d’un monument historique me rassurait. Je ne suis pas amateur d’art lyrique. Je ne vais jamais au Palais Garnier. Mais si des bâtisseurs d’opéras avaient vécu ici, il y restait peut-être encore d’autres traces de leur passage civilisateur. De quoi mieux supporter la barbarie de cette oasis tentaculaire aux allures de cloaque, perdue au milieu d’un désert de plus en plus peuplé, recouvert d’une forêt de moins en moins vierge. Dans les eaux irisées de gasoil du port de Manaus, entre les bateaux qui déversent chaque jour leurs cargaisons d’électroménager duty free et de vêtements made in China, des enfants se baignent nus parmi toutes sortes de détritus. Ils rient, comme tous les enfants du monde. Ou presque. Même la vie ne vaut pas cher dans les paradis fiscaux. Aux naissances non déclarées, l’existence ne s’impose pas. Il y avait bien un café, en face de l’opéra. Mais la façade du monument, en ravalement, était entièrement cachée derrière une bâche. Comme un immense écran de projection masquant la principale curiosité de la ville, afin d’empêcher que le touriste de passage en emporte le souvenir avec la photo. Je suis allé à Manaus, je n’ai jamais vu l’opéra. La vie est un voyage. Son terme un rendez-vous manqué.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soirée diapos</title>
		<link>https://sketchotheque.net/soiree-diapos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1598</guid>

					<description><![CDATA[<p>Soirée diapos, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Raconter sa vie, c’est un peu comme projeter des diapositives. Les clichés sont toujours moins passionnants pour les autres que les souvenirs qu’on en garde soi-même. Mais à l’heure des selfies, qui se souvient encore du charme narcoleptique des soirées diapos d’autrefois ? Pour les plus jeunes, une explication s’impose. De retour d’un voyage initiatique à l’autre bout du monde, qui à l’époque pouvait être le Maroc, la Grèce ou même le sud de la Corse, un couple d’aventuriers des congés payés réunissait ses amis les plus fidèles autour d’un buffet aux saveurs de l’ailleurs en question. Pour les gratifier, au moment du café, d’une projection de photos de vacances sur le mur blanc du salon. Auparavant, bien sûr, ces grands reporters avaient pris soin de répartir leurs centaines de diapos en différents chariots, par thématique, et soigneusement étudié l’ordre des photos, afin de donner encore davantage de sens à l’ensemble. En plus de maîtriser l’art de la photographie, il fallait aussi exceller dans celui du montage. Lors du passage d’une diapo à l’autre, ordonné par le maître de cérémonie à l’aide d’une télécommande à fil, le chargeur émettait un bruit de photocopieuse. Clic clac. Des incidents étaient bien sûr fréquents. Un chariot monté à l’envers, ou une diapo la tête en bas, et il fallait interrompre la projection pour remettre tout ça en ordre, afin de ne pas perdre une miette du spectacle et ne pas en dévoyer si peu que ce soit le message. La durée de cette interminable séance de cinéma au ralenti, où chaque image du film était commentée en live par le projectionniste, s’en trouvait augmentée d’autant. Fallait-il avoir de vrais amis pour qu’ils endurent cette épreuve avec le sourire, en faisant mine de s’extasier devant tant d’exotisme ? Quelle aventure ! À charge de revanche. L’année prochaine, c’est eux qui imposeraient à leurs amis le film des vacances de leur vie. Avoir vu, et être regardé, de retour chez soi. Pour exister un peu, au moins une fois dans sa vie. Être dans la lumière, chacun son tour. Mais toujours entre soi. Heureux qui comme eux, alors, avait fait un beau voyage. Aujourd’hui, à l’ère du temps réel, on raconte sa vie en même temps qu’on la vit. Au lieu de la vivre, même. L’existence de l’image précède l’essence du voyage. L’idée même de l’exotisme a disparu avec la mondialisation. Le voyage n’est plus qu’un déplacement. Il n’y a plus d’ailleurs. Seulement des autres parts. Il n’y a plus de souvenirs, encore moins d’avenirs. Ne reste plus qu’un éternel présent. En attendant qu’avec les hologrammes et l’intelligence artificielle, on puisse être pour toujours partout à la fois. Comme Dieu. Mais pour quoi faire ? Je viens d’un monde révolu où les seuls hologrammes étaient une image dans le miroir de l’entrée, et où l’intelligence comme la bêtise était encore tout à fait naturelle.</p>
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		<title>Death Valley</title>
		<link>https://sketchotheque.net/death-valley/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie du quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Death Valley, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Derrière nous, infiniment, la route se perd. Le bus s’immobilise sur le bas-côté et nous en descendons en titubant, aveuglés par le grand soleil, et engourdis par cette éternité passée à regarder droit devant nous jusqu’au terminus qu’est ce nouveau départ. Sans un mot, nous avançons dans le paysage lunaire. Nous n’avons plus devant nous que le désert. Nous nous baissons pour ramasser quelques cailloux, que nous lançons vers d’autres cailloux tous semblables, tous différents. Nous évitons de nous regarder. Nous avons tant parlé déjà auparavant. Nous étions ivres de paroles. Et maintenant, nous avons mal au cœur. Nous restons là un long moment silencieux, la gorge serrée, puis peu à peu nous réapprenons à parler. À faire des projets. À rêver notre vie encore une fois comme un rébus.<br>Mon premier ira à Sofia. Pour y être un poète raté. Y a-t-il des poètes réussis&nbsp;? Vaguement alcoolique. Mon premier n’est jamais allé à Sofia. Personne ne va là-bas. On n’a pas de raison d’y aller. C’est pour ça qu’il ira. Dans des arrière-salles de cafés enfumés, devant des tables couvertes de cadavres de bouteilles, il poursuivra sans fin les mots d’une langue étrangère pour en faire de mauvais vers. Il ne passera pas à la postérité. Même pas à la postérité bulgare. Il sera poète, c’est tout. Parce qu’on n’est pas poète. Parce qu’un poète, ça n’existe pas, dans la réalité. Encore moins à Sofia. Et puis un jour, trop imbibé d’alcool et de nicotine, il s’affalera sur sa table au milieu d’un long poème inachevé. Mais il sera resté fidèle à sa parole. Jusqu’au bout.<br>Mon deuxième ira à Paris. Il ouvrira une épicerie rue Alexandre Dumas. Une épicerie semblable à celles tenues par les Arabes ou les Chinois. Toujours ouverte. La nuit, le samedi, le dimanche. Mon deuxième ne sortira jamais de son magasin. Il servira les clients en leur faisant la conversation et en plaisantant. Toujours la même conversation. Les mêmes plaisanteries. Chaque fois plus insensées. Et puis un jour, les mots qu’il emploiera, toujours les mêmes pourtant, ne voudront plus rien dire du tout, seront comme une langue morte inconnue de tous et de lui-même. Alors il fermera l’épicerie : Fermé pour cause d’aphasie. Il ira à la gare de l’Est. Il prendra le train pour Bucarest. Au matin, après une nuit sans rêve, il s’éveillera sur un quai crasseux mais ensoleillé, peuplé de gens pressés et de vendeurs de sodas made in Romania.<br>C’est alors que dans le flot des voyageurs en mouvement, mon deuxième apercevra mon premier immobile, miraculeusement ressuscité, en fait jamais mort, tout bronzé, en short et en espadrilles. Alors mon premier aura retrouvé mon deuxième. Nos mots de nouveau auront un sens, et seront comme un long poème toujours recommencé, jamais fixé sur le papier. Alors je sortirai de cette gare et m’assoirai à une terrasse. Je commanderai du café à la turque, et le temps que le marc se dépose, je verrai mon destin en face. Je veillerai tard dans une nuit qui n’aura plus qu’un lendemain. Et quand le jour se lèvera, ce sera le matin. Devant moi infiniment la route se perdra.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Ici ou là</title>
		<link>https://sketchotheque.net/ici-ou-la/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ici ou là, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>J’aime bien venir ici… On est à l’ombre. Il n’y a aucun bruit. En général, il n’y a pas grand monde. Et quand on y croise quelqu’un par hasard, on n’a pas besoin de faire la conversation. Et ce silence… À la campagne, il y a les oiseaux. Et les avions. Les aéroports, c’est toujours en dehors des villes, au milieu des champs, et pour aller d’une ville à l’autre, les avions sont bien obligés de survoler la campagne. Les avions c’est encore plus bruyants que les oiseaux. Sans parler des chasseurs. Pas les chasseurs de perdreaux. Ceux-là, au moins, c’est saisonnier. Je veux dire, les avions de chasse. Les chasseurs-bombardiers. Pour eux, la chasse est ouverte toute l’année. Ce n’est pas au-dessus de Paris, qu’ils font leurs acrobaties, hein ? Ou alors juste une fois par an, pour le quatorze juillet, au-dessus des Champs-Élysées. Le restant de l’année, les Parisiens, on leur fout la paix. Non, le reste du temps, c’est au-dessus des champs de blé qu’ils s’entraînent, les chasseurs. Au milieu des corbeaux. Pour la prochaine guerre. Ben oui, la guerre, ça se fait plutôt à la campagne, hein ? C’est une activité de plein air. Déjà, il y a plus de place pour manœuvrer. Et puis la guerre, c’est comme le camping, ça fait quand même moins de saletés à la campagne. Verdun, c’est une toute petite ville, avec beaucoup de champs autour. Et un terrain de camping. La guerre, en pleine nature, ça ne laisse presque pas de traces. La Croix-Rouge ramasse les morts, et les enterre au champ d’honneur. Il y pousse des croix blanches. Bien alignées, ça fait très propre, sur du gazon anglais. La guerre à la campagne, il n’y a presque pas de dégâts. Très vite, ça n’est plus qu’un mauvais souvenir. Et puis ça devient un vague souvenir. Après une bonne campagne militaire, les champs de bataille sont labourés. Il n’y a plus qu’à replanter derrière. Éventuellement, on rappelle l’aviation juste avant la moisson pour larguer de l’insecticide sur les derniers parasites, ou des bombes à eau sur les feux de maquis. Non, remettre un peu d’ordre dans le paysage, c’est tout de même beaucoup plus facile que d’avoir à reconstruire à chaque fois à l’identique les villes qu’on vient de raser. D’ailleurs, vous avez remarqué ? Quand une ville est rasée, pendant une guerre, s’il y a un seul bâtiment qui reste debout, c’est une église. On appelle ça un miracle. Moi, je veux bien. Mais c’est le seul truc qui ne sert à rien. On ferait mieux de bombarder seulement les lieux de culte, en dehors des offices. Ça ferait moins de victimes. Ou se contenter de faire la guerre en rase campagne. Non, la nature, c’est beaucoup moins paisible que le croient les gens des villes. Alors moi, pour trouver un peu de sérénité, je préfère venir ici. Prêcher pour ma chapelle. Ici… Vous vous rendez compte&nbsp;? C’est dingue, non ? C’est ici, à cet endroit exact, que nous a conduit, à cet instant précis, toute la vie qu’on a vécu jusqu’à aujourd’hui. Notre parcours du combattant. Tous les trains qu’on a pris, et ceux qu’on a ratés. Toutes les morts qui nous ont frôlés, et tous les risques qu’on n’a pas pris. Toutes les femmes qu’on n’a pas eues, et celles qui nous ont quittés. Dix ans, vingt, quarante, quatre-vingts ans… Tout ça pour en arriver là. À bout de souffle. Notre curriculum vitae. Une vie à courir. On peut bien prendre le temps de s’asseoir pour y penser cinq minutes. Dans une heure on sera déjà loin, ailleurs. De nouveau en mouvement. Repris dans le tourbillon. Le siphon de la vie qui nous entraîne irrémédiablement vers le fond de la piscine avec l’eau de vidange. Le temps passe. On n’y peut rien. Il nous passe au travers du corps quand bien même, de guerre lasse, on déciderait de rester immobile, les bras croisés, à essayer la résistance passive. Alors on passe sa vie à se déplacer d’un point à un autre, pour passer le temps. À voyager, parfois. Mais le plus souvent à faire les cent pas. À aller et venir. Ici ou là. À faire des allers-retours. À tourner en rond. Imaginez qu’on puisse revoir d’un coup à la fin de sa vie tous les déplacements qu’on a effectués ici-bas depuis qu’on est né. Comme sur la pellicule de ces films en accéléré. Voilà ce que nous sommes. La somme de nos déplacements en pointillés. De nos routes et de nos déroutes. De nos parallèles qui jamais ne se rencontrent. Cette arabesque lumineuse que l’on dessine avec son propre souffle du point de départ, jusqu’au point d’arrivée. Nulle part. Jusqu’à ce que la lumière s’éteigne. J’aime bien venir ici, apprivoiser l’obscurité.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Code confidentiel</title>
		<link>https://sketchotheque.net/code-confidentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 15:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Trous de mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Code]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1435</guid>

					<description><![CDATA[<p>Code confidentiel, un sketch humoristique extrait du recueil 'Trous de mémoire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont debout face au public.<br></em><strong>Lui</strong> – Alors ?<br><strong>Elle</strong> – Non, ça ne me revient vraiment pas…<br><strong>Lui</strong> – Tu es sûre que tu ne l’as pas noté quelque part ?<br><strong>Elle</strong> – Si ! Si, évidemment, que je l’ai noté quelque part.<br><strong>Lui</strong> – Eh ben alors ?<br><strong>Elle</strong> – Le problème, c’est que je ne sais plus où je l’ai noté.<br><strong>Lui</strong> – D’accord…<br><strong>Elle</strong> – Le principe des codes secrets, ce n’est pas de les marquer en gros sur la porte du frigo… ou sur sa valise quand on part en voyage.<br><strong>Lui</strong> – Le principe, c’est surtout de se souvenir où on les a planqués.<br><strong>Elle</strong> – Eh ben voilà, il faut croire que je l’ai bien planqué, parce que même moi, je n’arrive pas à le retrouver.<br><strong>Lui</strong> – Et ton mot de passe, tu ne sais plus du tout ce que c’était ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne suis plus très sûre. Je n’ai droit qu’à trois essais, et j’en ai déjà fait deux.<br><strong>Lui</strong> – J’ai l’impression qu’on parle d’un génie sorti d’une bouteille et à qui on ne peut demander que trois choses.<br><strong>Elle</strong> – J’essaie de me souvenir… Des mots de passe, on en a tellement.<br><strong>Lui</strong> – Moi je prends le même pour tout, comme ça je suis sûr de m’en souvenir.<br><strong>Elle</strong> – Et surtout, comme ça si on te le pirate, on peut tout te pirater.<br><strong>Lui</strong> – Mais au moins, je peux accéder à mon compte !<br><strong>Elle</strong> – Eh ben vas-y, accède à ton compte !<br><strong>Lui</strong> – J’ai perdu ma carte bleue, tu le sais bien.<br><strong>Elle</strong> – Tu te souviens de ton mot de passe, mais tu as perdu ta carte, moi je n’ai pas perdu ma carte mais je ne me souviens plus de mon mot de passe.<br><strong>Lui</strong> – Ce n’était pas ta date de naissance ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne révèle jamais ma date de naissance à personne. Même pas à ma banque.<br><strong>Lui</strong> – Ton numéro de sécurité sociale ?<br><strong>Elle</strong> – Figure-toi que je choisis des mots de passe un peu plus difficiles à pirater.<br><strong>Lui</strong> – Même par toi…<br><strong>Elle</strong> – Il me semble quand même que cette fois, ce n’était pas juste une série de chiffres au hasard, comme je le fais pour ma grille de loto.<br><strong>Lui</strong> – Bon, mais tu ne te souviens pas du numéro gagnant ?<br><strong>Elle</strong> – On n’a plus droit qu’à un essai. Si ce n’est pas le bon code, la carte sera avalée, et on va mourir de faim.<br><strong>Lui</strong> – Comme tous les habitants de ce pays de merde, d’ailleurs. Qu’est-ce qui nous a pris de venir passer nos vacances ici…<br><strong>Elle</strong> – Ça en revanche, c’est une idée de toi, je te rappelle. Moi je voulais aller en Bretagne. En Bretagne, on ne risquait pas de mourir de faim.<br><strong>Lui</strong> – Bon. Ne dramatisons pas. On peut toujours aller au consulat…<br><strong>Elle</strong> – Le premier consulat est à deux cents kilomètres d’ici. On ne sait même pas où dormir ce soir…<br><strong>Lui</strong> – Alors qu’est-ce que tu proposes ?<br><strong>Elle</strong> – On n’a pas le choix, il faut essayer.<br><strong>Lui</strong> – Comment ça, essayer ?<br><strong>Elle</strong> – Je vais faire un code au hasard, en me fiant à ma mémoire gestuelle. Je l’ai fait des milliers de fois, ce code, mes doigts s’en souviennent sûrement.<br><strong>Lui</strong> – Tu crois ?<br><strong>Elle</strong> – Plus j’y pense, moins je m’en souviens, alors je ne vais penser à rien, et je vais faire le code.<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas si c’est une bonne idée…<br><strong>Elle</strong> – Tu as une autre solution ?<br><strong>Lui</strong> – Non…<br><strong>Elle</strong> – Alors j’y vais.<br><strong>Lui</strong> – OK… Mais concentre-toi bien.<br><strong>Elle</strong> – Surtout pas ! Je te dis, il faut que je ne pense à rien.<br><strong>Lui</strong> – OK, alors ne pense à rien.<br><strong>Elle</strong> – J’essaie…<br><strong>Lui</strong> – Je suis sûr que tu vas y arriver…<br><strong>Elle</strong> – J’ai l’impression de sauter à l’élastique… Allez je me lance…<br><em>Elle ferme les yeux et compose un code. Ils retiennent leur respiration.</em><br><strong>Lui</strong> – Alors ?<br><strong>Elle</strong> – Ça a marché !<br><strong>Lui</strong> – Alléluia !<br><strong>Elle</strong> – Du coup, on a un peu d’argent, mais à l’étranger c’est limité à cent euros à chaque retrait.<br><strong>Lui</strong> – On ne va pas aller loin avec ça. Enfin, on pourra toujours en reprendre, maintenant que tu as retrouvé ton code…<br><strong>Elle</strong> – C’est-à-dire que…<br><em>Elle semble perturbée.</em><br><strong>Lui</strong> – Quoi ?<br><strong>Elle</strong> – Ben j’ai tapé mon code sans réfléchir…<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas du tout ce que j’ai tapé…<br><strong>Lui</strong> – Tu n’as pas vu ?<br><strong>Elle</strong> – J’ai fermé les yeux, pour être sûre de ne penser à rien…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Je sens que ces vacances, ça va être une expérience inoubliable…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/">Trous de mémoire.</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="330" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil Trous de mémoire de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-507" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Vaguement</title>
		<link>https://sketchotheque.net/vaguement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 16:12:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Immortalité]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Trous de mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Paradis]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Tsunami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vaguement, un sketch humoristique extrait du recueil 'Trous de mémoire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont debout l’un à côté de l’autre, et ils échangent un regard tendre.<br></em><strong>Lui</strong> – Ça va ?<br><strong>Elle</strong> – Oui… Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Ça va. (<em>Un temps</em>) On est morts, non ?<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi tu dis ça ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… La dernière chose dont je me souviens, c’est une vague de trente mètres de haut s’apprêtant à déferler sur la piscine au bord de laquelle on venait de s’allonger pour faire une sieste.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui…<br><strong>Lui</strong> – Pas toi ?<br><strong>Elle</strong> – Si.<br><strong>Lui</strong> – Donc, on est morts.<br><strong>Elle</strong> – Ou alors c’est que cette vague nous a entraînés tous les deux à des kilomètres de là, pour nous déposer délicatement, sans nous réveiller, au bord de la piscine d’un autre hôtel…<br><strong>Lui</strong> – Qui s’appellerait aussi le Paradise Hotel.<br><strong>Elle</strong> – Absolument indemnes et même pas mouillés.<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas le plus probable, non ?<br><strong>Elle</strong> – Alors c’est qu’on est morts.<br><strong>Lui</strong> – Enfin morts…<br><strong>Elle</strong> – Tu as raison. Je ne vois pas trop la différence avec quand on était vivants.<br><strong>Lui</strong> – Sauf que dans ce monde-ci, apparemment, on n’est pas encore mariés.<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi tu dis ça ?<br><strong>Lui</strong> – On n’a pas d’alliances.<br><strong>Elle</strong> – Tu crois qu’on n’a pas encore d’enfants non plus ?<br><strong>Lui</strong> – En tout cas, je ne vois pas leurs serviettes au bord de la piscine.<br><strong>Elle</strong> – Ni leurs bouées.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Peut-être qu’on ne s’est même pas encore rencontrés…<br><strong>Elle</strong> – Tu veux dire… qu’on ne se connaît pas ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas. On se connaît ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne crois pas.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Alors ce serait ça ce qu’on appelle la mort.<br><strong>Elle</strong> – Un monde parallèle dans lequel l’heure de notre mort n’a pas encore sonné.<br><strong>Lui</strong> – Un paradis sur lequel ce tsunami n’aurait pas encore déferlé.<br><strong>Elle</strong> – Pourtant on l’a bien vue, cette vague. Tous les deux.<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br><strong>Elle</strong> – J’imagine que si ça marche comme ça, on n’est pas supposés se souvenir de notre ancienne vie ? Tu t’en souviens, toi ?<br><strong>Lui</strong> – Vaguement.<br><strong>Elle</strong> – Moi aussi. Je me souviens juste de cette vague… De toi et des enfants. Enfin surtout des enfants… Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Surtout de la vague.<br><strong>Elle</strong> – Tout ça est vraiment très bizarre.<br><strong>Lui</strong> – Ça doit être un bug dans le système. On n’est pas supposés se souvenir de quoi que ce soit.<br><strong>Elle</strong> – Sinon, les gens sauraient qu’ils sont déjà morts.<br><strong>Lui</strong> – Tu crois qu’on doit leur dire ?<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Qu’ils sont morts.<br><em>Elle regarde en direction du public.</em><br><strong>Elle</strong> – Regarde les… Ils ont l’air heureux… Ils ne nous croiraient pas…<br><strong>Lui</strong> – Ils nous prendraient pour des fous, et c’est nous qu’on enfermerait dans un asile.<br><strong>Elle</strong> – Il vaut mieux garder ça pour nous.<br><strong>Lui</strong> – Tu as raison.<br><strong>Elle</strong> – Ce sera notre secret.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Bon, on y va ?<br><strong>Elle</strong> – Où ça ?<br><strong>Lui</strong> – Découvrir ce qu’il y a de différent dans ce monde parallèle, où aucun tsunami n’a submergé le Paradise Hotel…<br><strong>Elle</strong> – Et où on ne s’est pas encore rencontrés.<br><strong>Lui</strong> – Je suis curieux de voir ça.<br><strong>Elle</strong> – Oui… Et en même temps, ça me fait un peu peur.<br><strong>Lui</strong> – Il faudrait déjà savoir dans quelle chambre on est.<br><strong>Elle</strong> – Puisqu’on ne se connaissait pas encore, on n’était sûrement pas dans la même chambre.<br><strong>Lui</strong> – On n’a qu’à demander à la réception.<br><strong>Elle</strong> – On va faire comme ça.<br><strong>Lui</strong> – Allons-y.<br><em>Ils commencent à s’en aller.</em><br><strong>Elle</strong> – C’était pourtant une belle journée, non ?<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br><strong>Elle</strong> – Comment on aurait pu deviner…<br><strong>Lui</strong> – Qu’on allait se rencontrer aujourd’hui.<br><em>Ils s’en vont.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/">Trous de mémoire.</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="330" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil Trous de mémoire de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-507" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Travelling</title>
		<link>https://sketchotheque.net/travelling/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 13:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Agence de voyages]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Immortalité]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Travelling, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme est assise à un bureau. Un homme entre. Il feuillette quelques brochures. Le téléphone sonne.<br></em><strong>Elle</strong> – Agence Travelling, j’écoute ? Ah, Madame Sept mille huit cent vingt-quatre, justement, je pensais à vous. Vous allez bien ? Parfait… Et comment va Monsieur Sept mille huit cent vingt-quatre… Ah, très bien… Pour votre anniversaire de mariage…? Eh bien vous n’avez qu’à lui demander la lune ! Oh oui, pour une deuxième lune de miel, ça me paraît tout à fait approprié. Passez donc nous voir à l’agence, je vous donnerai la brochure… Parfait Madame Sept mille huit cents… Très bien, Madame Sept mille… Oui, Madame Sept… Bon, il faut que je vous laisse, maintenant, j’ai du monde. Moi aussi, Madame Sept mille huit cent vingt-quatre… Je peux vous aider, cher Monsieur ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne suis encore pas encore complètement décidé…<br><strong>Elle</strong> – Je comprends. Il y a tellement de destinations possibles. Pas facile de faire son choix, n’est-ce pas ?<br><strong>Lui</strong> – J’aimais beaucoup voyager… autrefois.<br><strong>Elle</strong> – Je peux essayer de vous conseiller quand même… Vous pensiez plutôt à un voyage dans l’espace ? Dans le temps ? Les deux ?<br><strong>Lui</strong> – Je vais vous paraître idiot, mais… je n’ai encore jamais voyagé dans le temps.<br><strong>Elle</strong> – Vraiment ? La préhistoire est très à la mode, en ce moment, vous savez. Le Jurassique, surtout. Les safaris, depuis quelque temps, c’est de la folie. Une véritable tuerie ! Tout le monde veut revenir avec sa tête de tyrannosaure à accrocher au dessus de sa cheminée. Entre nous, même si une météorite n’avait pas causé l’extinction des dinosaures à la fin du crétacé, je crois que les touristes d’aujourd’hui auraient réussi à en venir à bout.<br><strong>Lui</strong> – Je préférerais quelque chose d’un peu plus tranquille.<br><strong>Elle</strong> – Je comprends. Je suis comme vous. Moi, la foule, en vacances… Le seul avantage, avec le Jurassique, c’est que c’est très peu réglementé.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…?<br><strong>Elle</strong> – Il n’y avait pas encore d’hommes sur terre à cette époque-là, et presque tous les animaux ont disparu dans cette partie de billard spatial au début du Tertiaire. À part les quelques rats dont nous sommes issus, bien sûr. L’impact du tourisme sur le présent est donc forcément très limité. Alors au Jurassique, on peut faire à peu près ce qu’on veut en toute impunité. Et croyez-moi, les gens ne s’en privent pas…<br><strong>Lui</strong> – Et les douaniers du temps, ils ne font rien ?<br><strong>Elle</strong> – Pensez-vous… Il n’y a même pas besoin de passeport temporel pour le Jurassique !<br><strong>Lui</strong> – Je vous avoue j’ai une petite préférence pour les voyages à l’ancienne, tout de même. Je veux dire les voyages au sens géographique. Ça va vous paraître idiot, encore une fois, mais je ne suis encore jamais allé aux États-Unis d’Asie.<br><strong>Elle</strong> – Écoutez, je ne voudrais pas être rabat-joie mais vous savez, maintenant, avec la mondialisation, c’est un peu partout pareil…<br><strong>Lui</strong> – À ce point là…?<br><strong>Elle</strong> – Les voyages autour de la planète, à part pour les hommes d’affaires… Ou alors une petite croisière dans le système solaire… Mais bon… Il faut avouer qu’il n’y a pas grand chose à faire à part prendre des photos depuis les hublots. On ne quitte pratiquement pas le vaisseau. Oh, bien sûr, c’est très confortable, je ne dis pas. Piscine, restaurant, casino, duty free… Mais c’est plutôt pour les personnes âgées, quand même… Justement, je viens de proposer une croisière sur la lune à une de nos meilleures clientes pour ses 5000 ans de mariage.<br><strong>Lui</strong> – Je vois. Que me conseilleriez-vous, alors ?<br><strong>Elle</strong> – Moi, je suis très fan des années 2000… Ce n’est pas très loin… Il y a très peu de touristes… Bien sûr, il faut se plier à quelques règles simples. Les douaniers du temps veillent au grain, c’est quand même assez strict. Mais ce n’est pas si contraignant que ça. C’est un peu comme le Jurassique, finalement…<br><strong>Lui</strong> – Je ne suis pas sûr de vous suivre…<br><strong>Elle</strong> – Pour des raisons inverses, évidemment. Comme c’est assez proche de nous, au fond, il suffit d’adopter la mode de l’époque, très élégante d’ailleurs, surtout pour les dames, et de renoncer pendant quelques temps à tout ce que nous a apporté le progrès, et vous passez tout à fait inaperçu. On se fond très facilement dans la population ! Non, je vous assure, c’est très marrant, les années 2000.<br><strong>Lui</strong> – Vraiment ? C’est curieux, je n’en avais pas du tout cette image. Mais pourquoi pas, en effet…<br><strong>Elle</strong> – Bon, pas pour s’y installer définitivement, bien sûr. Mais pour une semaine ou deux, c’est très dépaysant. Sans être trop fatiguant, justement. Et puis on mangeait très bien dans les années 2000, croyez-moi. Pour ceux qui avaient la chance d’avoir quelque chose dans leur assiette, évidemment. Non, parce que le steak de brontosaure, je ne sais pas si vous avez déjà goûté, mais… Il faut aimer le gibier au départ, quand même, hein ? Non, un barbecue au Crétacé, c’est peut-être très folklorique, mais pour moi, ça ne vaut pas un Menu Big Mac dans un de ces premiers fastfoods traditionnels à l’ancienne… Je vous assure que dans les années 2000, ça avait un autre goût que les hamburgers lyophilisés qu’on nous fait avaler aujourd’hui…<br><strong>Lui</strong> – C’est tentant, c’est vrai… Je n’aurais pas pensé à ça… Mais…<br><strong>Elle</strong> – Oui…?<br><strong>Lui</strong> – Je pensais peut-être aussi à un voyage plus… définitif.<br><strong>Elle</strong> – Je vois. Ce que nous appelons ici le dernier voyage.<br><strong>Lui</strong> – Voilà…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi pas… Si vous avez bien réfléchi…<br><strong>Lui</strong> – J’y pense depuis quelque temps déjà.<br><strong>Elle</strong> – Ah, c’est sûr que là, il vaut mieux ne pas se tromper. Parce que c’est un aller simple…<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas envie de revenir, je vous assure.<br><strong>Elle</strong> – Il me faudra un certificat médical, n’est-ce pas.<br><strong>Lui</strong> – Je l’avais apporté avec moi, au cas où…<br><strong>Elle</strong> – Quand souhaiteriez-vous partir ?<br><strong>Lui</strong> – Eh bien… Maintenant, si possible. Quand on est décidé, n’est-ce pas, à quoi bon attendre ?<br><strong>Elle</strong> – Très bien, alors je regarde… (<em>Elle pianote sur son ordinateur</em>) Oui, ce matin, ça ne pose pas de problème. Je peux voir ce certificat médical ? Il faudra que vous me laissiez votre passeport, aussi. Vous n’en n’aurez plus besoin de toute façon…<br><em>Il lui tend les documents qu’elle examine un par un.</em><br><strong>Elle</strong> – Parfait. Tout ça m’a l’air parfaitement en ordre Monsieur… Dumortier. Je vois que n’êtes pas encore passé au numérique, vous non plus. Je devrais vous gronder…<br><strong>Lui</strong> – Maintenant, ça ne vaut plus la peine, pas vrai.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez raison… Vous n’avez pas de bagages ? Je plaisante… Pour détendre un peu l’atmosphère… Parce que c’est une décision importante, Monsieur Dumortier…<br><strong>Lui</strong> – J’en ai parfaitement conscience.<br><strong>Elle</strong> – Maintenant, c’est vrai que c’est un voyage qui fait rêver… et qui ménage sans doute encore bien des mystères. Un voyage qui nous est de plus en plus demandé, d’ailleurs, je vous l’avoue. Depuis qu’on a obtenu l’autorisation de proposer ce genre de prestations. Qu’est-ce que vous voulez ? Les gens sont déjà allés partout. Ils sont revenus de tout.<br><strong>Lui</strong> – Ce voyage-là, au moins, on n’en revient pas.<br><strong>Elle</strong> – Vous commencez à vous sentir un peu à l’étroit avec nous, c’est ça ?<br><strong>Lui</strong> – Disons que… je me sens un peu las, surtout.<br><strong>Elle</strong> – Je comprends… L’immortalité, ça a du bon, bien sûr. Mais c’est vrai qu’on finit par s’en lasser…<br><strong>Lui</strong> – Surtout quand ça dure trop longtemps.<br><strong>Elle</strong> – Très bien… Alors… il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon voyage, Monsieur Dumortier…<br><em>Elle sort un pistolet d’un tiroir et le pointe sur lui. On entend deux coups de feu assourdis par un silencieux, façon Tontons Flingueurs.</em><br><strong>Elle</strong> – Je ne devrais pas, mais ça me fait toujours rire, ce bruit. Je ne sais pas pourquoi…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Avenir</title>
		<link>https://sketchotheque.net/avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avenir, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Cécile et Alice sont assises et prennent un café.<br></em><strong>Alice</strong> – Tu vas en Normandie pour l’anniversaire de Vincent ?<br><strong>Cécile</strong> – Oui. Je peux t’emmener, si tu veux. Ma mère me prête sa voiture.<br><strong>Alice</strong> – Super. (<em>Un temps</em>) Max m’a dit qu’il y serait, je crois.<br><strong>Cécile</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Mais pourquoi tu me dis ça ?<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Pour Max.<br><strong>Alice</strong> – J’ai dit ça comme ça…<br><strong>Cécile</strong> – Allez… J’ai entendu…comme un petit sous-entendu dans ta voix.<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout.<br><strong>Cécile</strong> – On sera une centaine à cette fête. Pourquoi tu me parles de Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Max et toi…<br><strong>Cécile</strong> – N’importe quoi. Qui est-ce qui t’a dit ça ?<br><strong>Alice</strong> – Personne. Mais tout le monde sait qu’il est amoureux de toi, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Tout le monde ?<br><strong>Alice</strong> – Sauf toi, apparemment. Il ne te plaît pas ?<br><strong>Cécile</strong> – C’est lui qui t’a demandé de m’en parler ?<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout, je t’assure… (<em>Un temps</em>) Enfin, si, un peu…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord… Je pensais qu’on avait passé l’âge.<br><strong>Alice</strong> – Eh ben pas lui, tu vois. (Un temps) Alors ?<br><strong>Cécile</strong> – Je l’aime bien mais… c’est juste un copain.<br><strong>Alice</strong> – Je vois.<br><strong>Cécile</strong> – Oui, évidemment, j’ai bien remarqué que…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Qu’il me regardait bizarrement.<br><strong>Alice</strong> – Il est plutôt mignon, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais il est tellement sérieux. Si je couche avec lui un soir, j’ai l’impression que le lendemain matin, il va m’apporter mon petit déjeuner au lit et me demander en mariage. Et qu’un mois après on sera en train de commander des meubles à la CAMIF.<br><strong>Alice</strong> – Et…<br><strong>Cécile</strong> – Je n’arrive à me projeter là-dedans.<br><strong>Alice</strong> – Je comprends.<br><strong>Cécile</strong> – Et puis franchement, un type qui n’a même pas le courage de te demander en face si tu veux sortir avec lui.<br><strong>Alice</strong> – Il avait peur de prendre une veste, j’imagine.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Cécile</strong> – Et toi ?<br><strong>Alice</strong> – Moi ?<br><strong>Cécile</strong> – Il te plaît, Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Pourquoi pas…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord…<br><strong>Alice</strong> – Non mais j’ai juste dit… pourquoi pas.<br><strong>Cécile</strong> – Et lui il t’envoie me parler à sa place…<br><strong>Alice</strong> – Il faut croire que tu l’impressionnes.<br><strong>Cécile</strong> – Malheureusement, ce n’est pas réciproque. Vous vous voyez souvent ?<br><strong>Alice</strong> – On révise le CAPES ensemble, parfois.<br><strong>Cécile</strong> – Je vois… Je lui dis que tu as envie de sortir avec lui ?<br><strong>Alice</strong> – Ce serait assez drôle…<br><strong>Cécile</strong> – Oui.<br><strong>Alice</strong> – Mais un peu cruel.<br><strong>Cécile</strong> – Il l’a un peu cherché, non ?<br><em>Elles rient.</em><br><strong>Alice</strong> – Et toi, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais pas… Je ne sais déjà pas ce que je vais faire cet été.<br><strong>Alice</strong> – Tu ne vas pas arrêter la fac, quand même ? Comme Fred…<br><strong>Cécile</strong> – Fred ?<br><strong>Alice</strong> – Il part aux États-Unis à la fin du mois.<br><strong>Cécile</strong> – Ah oui… Il part pour longtemps ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Cécile</strong> – C’est un drôle de type, Fred.<br><strong>Alice</strong> – Plus drôle que Max, en tout cas.<br><strong>Cécile</strong> – Non, je veux dire… il est toujours en train de déconner, mais…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais s’il est aussi gai qu’il veut le faire croire.<br><strong>Alice</strong> – Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non… Enfin, je n’en sais rien. Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Tu n’as qu’à essayer, tu verras bien…<br><strong>Cécile</strong> – En tout cas, il a bien raison de se barrer d’ici.<br><strong>Alice</strong> – Ouais… Tu es déjà allée aux États-Unis, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je crois que le plus loin où je suis allée, dans ma vie, c’est l’Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Non ? Tu n’as jamais pris l’avion ?<br><strong>Cécile</strong> – Si… pour aller en Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Cécile</strong> – Non, je t’assure. Et toi ? Tu as beaucoup voyagé ?<br><strong>Alice</strong> – En tout cas, j’ai beaucoup déménagé. Jusqu’à l’âge de dix ans. Mon père était militaire. Mais déménager, ce n’est pas vraiment voyager, tu sais. J’ai vécu en Allemagne, et dans plusieurs pays d’Afrique. Je ne sais même plus lesquels. Pour moi, déménager, c’était surtout quitter mes copines. Quand j’arrivais quelque part, je savais qu’il ne fallait pas que je m’attache. Parce que six mois après, ou deux ans maxi, je partirais. Et je ne les reverrais plus jamais.<br><strong>Cécile</strong> – Et après ?<br><strong>Alice</strong> – Après mon père est mort, et on n’a plus déménagé. C’est terrible à dire, mais je crois que la mort de mon père, ça a été pour moi un soulagement… La possibilité, enfin, de pouvoir me fixer quelque part (<em>Elle a l’air au bord des larmes.</em>) Tu ne vas pas déménager, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non, rassure-toi… Je reste là.<br><em>Cécile pose sa main sur celle d’Alice pour la rassurer.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Départ</title>
		<link>https://sketchotheque.net/depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Musicien]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bac]]></category>
		<category><![CDATA[Exil]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Départ, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Vincent et Fred sont assis à une table et prennent un café.</em><br><strong>Vincent</strong> – Génial… Et donc tu pars dans trois semaines ?<br><strong>Fred</strong> – Le premier mai, oui. Le jour de la fête du travail, moi je me barre en vacances pour un an. Ou plus, on verra bien…<br><strong>Vincent</strong> – Ce ne sera pas tout à fait des vacances, si ?<br><strong>Fred</strong> – Quand j’aurai besoin de fric, je travaillerai un peu comme cuistot ou comme serveur. C’est très facile, là-bas. Il y a du boulot pour tout le monde. Et les Français sont très appréciés. Surtout dans la restauration. Sans parler des gonzesses, évidemment…<br><strong>Vincent</strong> – Le mythe du French lover… Petit veinard… Tu vas t’éclater.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’as qu’à venir avec moi.<br><strong>Vincent</strong> – Je ne peux pas, malheureusement. Je commence mon année de stage en septembre dans une banque à Paris. Et si je ne veux pas me taper trois heures de transport par jour, il faut que je bosse cet été pour me payer une chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Ah ouais.<br><strong>Vincent</strong> – C’est nettement moins glamour.<br><strong>Fred</strong> – C’est sûr…<br><strong>Vincent</strong> – Tu en as parlé à Max ?<br><strong>Fred</strong> – Ouais. Je l’ai vu hier.<br><strong>Vincent</strong> – Ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le connais… Avec Max, ça ne va jamais vraiment.<br><strong>Vincent</strong> – Il passe son CAPES dans deux mois, il est un peu sur les nerfs.<br><strong>Fred</strong> – On ne se voit presque plus.<br><strong>Vincent</strong> – Il bosse beaucoup, je crois.<br><strong>Fred</strong> – Ou alors il m’en veut. Je ne sais pas pourquoi.<br><strong>Vincent</strong> – Je crois qu’il nous en veut à tous les deux d’avoir arrêté le groupe. Et maintenant, toi tu t’en vas. Alors Les Rebelles, c’est fini ?<br><strong>Fred</strong> – C’était déjà fini, non ?<br><strong>Vincent</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, on ne serait jamais devenus des stars.<br><strong>Fred</strong> – Pas des stars du rock, en tout cas…<br><strong>Vincent</strong> – De toute façon, j’ai revendu ma batterie pour payer la caution de ma chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Et moi ma guitare pour acheter mon billet d’avion.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles, quel nom à la con. Je ne sais plus qui avait trouvé ça à l’époque.<br><strong>Fred</strong> – C’est moi.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, c’est vrai…<br><strong>Fred</strong> – Quand j’étais interne au lycée, dans ma boîte de curés, c’était une vraie prison. On ne pouvait franchir les grilles de l’école que le week-end. Et encore, si on n’était pas collés. Et évidemment, ce n’était pas mixte.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Oh putain…<br><strong>Fred</strong> – Tu imagines un peu ? À l’âge où on ne pensait qu’à se débarrasser de notre pucelage, toute la semaine entre mecs, de jour comme de nuit. Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas devenir homo.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Et tu n’as pas essayé de t’évader ?<br><strong>Fred</strong> – Un jour, j’ai organisé une grève pour protester contre nos conditions de détention. Tout le monde avait l’air partant. Mais au final, sur quatre cents élèves, on n’était que trois à refuser de rentrer en classe.<br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles…<br><strong>Fred</strong> – Il y avait un type dans ma classe qui se disait communiste. Le genre très bon élève, tu vois, mais très engagé politiquement. Je lui ai demandé pourquoi il refusait de participer à notre mouvement de protestation. Tu sais ce qu’il m’a répondu ?<br><strong>Vincent</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Il m’a dit : C’est une rébellion, pas une révolution…<br><strong>Vincent</strong> – Ah ouais…<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas où il en est aujourd’hui avec sa révolution. Moi j’essaie de rester un rebelle.<br><strong>Vincent</strong> – Et comment ça s’est terminé votre rébellion ?<br><strong>Fred</strong> – J’espérais me faire virer, mais non. Même pas. On s’est fait coller pendant quatre week-ends de suite.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, je m’en souviens. On ne t’avait pas vu pendant un bon bout de temps.<br><strong>Fred</strong> – Je me suis juré qu’après le bac, je ne laisserai plus personne m’enfermer quelque part. Et surtout pas dans un bureau…<br><strong>Vincent</strong> – Ouais.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne te fait pas flipper, toi, la perspective de finir ta vie dans une banque ?<br><strong>Vincent</strong> – Qu’est-ce que tu veux… Je ne suis pas aussi beau que toi, moi. Si je veux trouver des gonzesses, je ne peux pas compter que sur mon physique. Alors il faut que je me fasse un max de fric…<br><strong>Fred</strong> – Je vais en profiter pendant que je suis encore jeune et beau, alors… Après… je miserai tout sur l’humour.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu viendras quand même en Normandie pour mon anniversaire ? C’est dans quinze jours.<br><strong>Fred</strong> – Évidemment.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu es sûr que ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Nickel.<br><strong>Vincent</strong> – C’est ce que tu voulais, non ? Partir d’ici. Découvrir le monde.<br><strong>Fred</strong> – Ouais… Dans trois semaines, à moi l’Amérique ! Je vous enverrai des cartes postales, c’est promis.<br><strong>Vincent</strong> – Et puis on se reverra.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr…<br><em>Ils échangent un regard qui en dit long.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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		<title>Nuit de noces</title>
		<link>https://sketchotheque.net/nuit-de-noces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:32:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nuit de noces, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle et lui s’affalent sur le canapé, visiblement exténués.</em><br><strong>Elle</strong> – J’ai cru qu’ils ne partiraient jamais…<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que sept couples sur dix ne baisent pas pendant leur nuit de noces. Je comprends pourquoi…<br><strong>Elle</strong> – On pourrait essayer de faire mentir les statistiques…<br><strong>Lui</strong> – Tu oublies qu’on décolle à 6 h 45… De Beauvais…<br><strong>Elle</strong> – De Beauvais ?<br><strong>Lui</strong> – Je te l’ai dit! J’ai eu les billets avec une enchère sur eBay…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi les compagnies low cost décollent de la ville la plus déprimante de France ? D’un autre côté, c’est vrai que quand tu pars de Beauvais, ça fait rêver d’atterrir n’importe où. Même à Bratislava…<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que c’est très beau, Bratislava… Au printemps…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne confonds pas avec Prague… ?<br><strong>Lui</strong> – C’est à côté, non ?<br><strong>Elle</strong> – Les Seychelles, c’est beau toute l’année… Et je te rappelle que le printemps, c’est que dans deux mois…<br><strong>Lui</strong> – Oh, les Seychelles… Tout le monde y va…<br><strong>Elle</strong> – C’est sûr qu’un voyage de noces à Bratislava, c’est beaucoup plus original… On ne risque pas de croiser beaucoup de jeunes mariés dans l’avion… Le seul couple qui avait confondu Bratislava avec Brasilia a revendu ses billets sur eBay…<br><strong>Lui</strong> – On se paiera les Seychelles dans quelques années… Pour notre anniversaire de mariage…<br><strong>Elle</strong> – C’est ça, pour nos noces d’argent… Quand je ne pourrai plus rentrer dans mon maillot de bain… (<em>Soupir</em>) La vie est mal faite. On devrait hériter à 20 ans, commencer à travailler à 50 à la fin de sa retraite, et faire des gosses à 70, histoire de pas vieillir tout seul… Et le mariage ferait office de dernier sacrement…<br><strong>Lui</strong> – D’un autre côté, une vie sans belle-mère… est-ce que ça vaut vraiment la peine d’être vécu…?<br><strong>Elle</strong> – Tu crois que je t’aimerai encore, dans 20 ans ?<br><strong>Lui</strong> – Est-ce que tu auras encore le choix…? Quand tu ne rentreras plus dans aucun maillot de bain…<br><strong>Elle</strong> – Je connais une fille qui a dit non le jour de son mariage. Pour déconner. Elle voulait dire oui tout de suite après… Mais ça n’a pas du tout fait rire le maire. Elle a dû attendre six mois avant de pouvoir se représenter à la mairie… Il y a un délai de prescription, il paraît. C’est comme pour le permis de conduire. Tu peux pas le repasser tout de suite après l’avoir raté. Tu savais ?<br><strong>Lui</strong> – Non…<br><strong>Elle</strong> – C’était chiant, ce mariage, non ?<br><strong>Lui</strong> – On ne se marie pas pour s’amuser…<br><strong>Elle</strong> – Ne me dis pas que c’est pour partir à Bratislava depuis Beauvais au milieu de la nuit, parce que là, je commencerais vraiment à me demander si j’ai bien fait de dire oui… C’est dans quel pays, au fait, Bratislava ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas trop… Prague, c’était la capitale de la Tchécoslovaquie…<br><strong>Elle</strong> – Alors tu ne sais même pas dans quel pays tu m’emmènes en voyage de noces! Ma mère a raison, je ne sais vraiment pas où je vais, avec toi…<br><strong>Lui</strong> – Attends… Prague, c’est la capitale de la Tchéquie… Bratislava, ça doit être la capitale de la Slovaquie. Ou de la Slovénie… En tout cas, c’est dans la zone euro ! On n’aura même pas à changer d’argent…<br><strong>Elle</strong> – Et toi, tu m’aimeras encore, dans 20 ans… ?<br><strong>Lui</strong> – Comment ne pas aimer toute la vie une fille qui accepte de me suivre dans un pays inconnu de la zone euro… ?<br><strong>Elle</strong> – Si c’est une épreuve, alors…<br><em>Séquence émotion, interrompue par lui.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne voudrais pas te presser, mais notre avion décolle dans deux heures. Et Beauvais, ce n’est pas la porte à côté…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Elle et Lui</a><br><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="379" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Elle et Lui" class="wp-image-493" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp 629w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil-300x181.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Kushim</title>
		<link>https://sketchotheque.net/kushim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 16:23:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheur]]></category>
		<category><![CDATA[Comptable]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Préhistoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1027</guid>

					<description><![CDATA[<p>Kushim, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme préhistorique arrive. Il est sommairement vêtu dʼune peau de bête et tient une hache en silex à la main. Il sʼassied sur un rocher pour se reposer jusquʼà somnoler un peu. Dans un flash de lumière, une femme apparaît, portant une combinaison futuriste, et un pistolet laser à la ceinture. Lʼhomme préhistorique, évidemment surpris et sur la défensive, se lève en brandissant sa hache.<br></em><strong>Femme</strong> – Ne vous inquiétez pas mon brave, je ne vous veux aucun mal.<br><strong>Homme</strong> – Qui es-tu, étrangère ? Que viens-tu faire ici ?<br><strong>Femme</strong> – Je suis une voyageuse du temps. Oui, je sais, vous ne comprenez pas trop ce que ça veut dire, cʼest normal.<br><strong>Homme</strong> – Une voyageuse ?<br><strong>Femme</strong> – Du temps, oui. Comment vous expliquer ça…? Je viens du futur, si vous préférez.<br><strong>Homme</strong> – Le futur ? Quʼest-ce que cʼest que ça ? Cʼest loin ? Au-delà des montagnes ?<br><strong>Femme</strong> – Évidemment… Comment un homme préhistorique pourrait bien appréhender la notion de futur ? Ce qui vous caractérise justement, cʼest que vous nʼêtes pas encore entré dans l’Histoire.<br><strong>Homme</strong> – Lʼhistoire ? Quelle histoire ?<br><strong>Femme</strong> (<em>pour elle-même</em>) – Eh ben… Ce nʼest pas gagné… (<em>À lʼautre</em>) Le futur, mon brave ! Demain, par exemple, cʼest le futur, vous comprenez ? Je vis dans le futur et… je suis venue vous faire une petite visite. Pour voir un peu comment ça se passait pour vous à lʼâge de pierre.<br><strong>Homme</strong> – Je ne connais aucun Pierre. Comment voulez-vous que je sache quel âge il a ?<br><strong>Femme</strong> – Non, lʼÂge de Pierre… Je voulais dire la préhistoire. Parce que justement, vous ne nous avez laissé aucun récit de ce que vous avez vécu. Puisque vous ne connaissez pas encore lʼécriture.<br><strong>Homme</strong> – Cʼest quoi lʼécriture ?<br><strong>Femme</strong> – Lʼécriture, cʼest… Cʼest un peu comme les dessins que vous faites sur les murs de vos cavernes. Sauf que ça ne représente rien. Mais ça veut quand même dire quelque chose.<br><strong>Homme</strong> – Des dessins qui ne représentent rien ? Quʼest-ce que ça pourrait bien vouloir dire ?<br><strong>Femme</strong> – Eh bien ça veut dire… la même chose que quand on parle.<br><strong>Homme</strong> – Si cʼest la même chose que quand on parle, à quoi ça sert ?<br><strong>Femme</strong> – Pour quʼon se souvienne de vous ! Quand vous ne pourrez plus parler. Je veux dire quand vous serez mort…<br><strong>Homme</strong> – Je me souviens très bien des gens qui sont morts… Ceux que jʼai connus en tout cas. Les autres…<br><strong>Femme</strong> – Vous savez quoi ? On va laisser tomber lʼécriture, parce que là, on ne va jamais sʼen sortir. Donc, avant de me matérialiser devant vous, je vivais dans le futur. Et le futur, cʼest… demain, si vous préférez.<br><strong>Homme</strong> – Demain ?<br><strong>Femme</strong> – Oui, enfin, demain… Plusieurs demains, quand même, hein ? Disons, quelques millions, vous voyez ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Bon… Prenons le problème autrement. Avant de vous servir de cette hache en pierre, vous faisiez comment, pour chasser ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Femme</strong> – Eh bien vous chassiez à mains nues, jʼimagine. Et avant de maîtriser le feu, vous la mangiez comment, votre viande ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Femme</strong> – Vous la mangiez crue ! Ça cʼest le passé. Quand vous étiez un singe. Le présent, cʼest maintenant. Vous vous servez dʼarmes en pierre et vous faites cuire la viande. Demain, vous remplacerez la hache en pierre par un fusil de chasse, et le feu par un four électrique. Ça cʼest le futur. Vous voyez ce que je veux dire ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Le futur, cʼest le progrès. Et quand vous aurez beaucoup, mais alors beaucoup progressé (<em>Se désignant elle-même</em>) vous ressemblerez à ça.<br><strong>Homme</strong> – Et ça, cʼest le progrès ?<br><strong>Femme</strong> – Bah… Oui, quand même ! Ça ne vous saute pas aux yeux ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Donc, comme je vous disais, nous ne savons pas grand chose de vous, ni dʼaucun de vos contemporains de la préhistoire, dʼailleurs. Le nom dʼaucun dʼentre vous nʼest passé à la postérité. Vous vous appelez comment ?<br><strong>Homme</strong> – Kevin.<br><strong>Femme</strong> – Ah oui… En tout cas, le nom dʼaucun Kevin nʼest resté gravé dans les mémoires pendant la préhistoire. Et vous savez pourquoi ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Parce quʼaucun de ces noms nʼa jamais été écrit pendant cette très longue période. Vous savez quel est le premier nom dʼhomme à avoir été gravé au sens propre dans la mémoire de lʼhumanité ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Kushim. En fait, on ne sait même pas si cʼétait un homme ou une femme. En revanche, on sait quel était son métier.<br><strong>Homme</strong> – Cʼétait quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Comptable. Kushim a laissé son nom sur une tablette en terre cuite retrouvée en Mésopotamie. Une tablette datant du quatrième millénaire avant Jésus-Christ.<br><strong>Homme</strong> – Jésus-Christ ?<br><strong>Femme</strong> – Bon, je vous raconterai ça un autre jour… Mais vous voyez, la première célébrité de lʼhistoire nʼétait ni un roi, ni un guerrier, ni un poète, mais un comptable. Il nʼa pas signé une grande saga ou un livre saint mais une facture pour une livraison de céréales.<br><strong>Homme</strong> – Cʼest quoi une facture ?<br><strong>Femme</strong> – Eh oui… (<em>Pour elle-même ou pour le public</em>) Pas évident dʼavoir une conversation avec quelquʼun qui nʼa pas du tout les mêmes références que vous… Quʼest-ce que vous faites dans la vie, mon brave ?<br><strong>Homme</strong> – Je suis chasseur-cueilleur.<br><strong>Femme</strong> – Bien sûr.<br><strong>Homme</strong> – Et toi ?<br><strong>Femme</strong> – Moi ? Je suis chercheuse. Spécialisée dans la préhistoire. Maintenant que nous pouvons voyager dans le temps, je peux enquêter directement sur le terrain. Alors si vous le permettez, je vais vous poser quelques questions. Cʼest pour ma thèse.<br><strong>Homme</strong> – Dʼaccord.<br><strong>Femme</strong> – Tout dʼabord quelques questions concernant votre état civil. Alors… Nom, Kevin. Date de naissance, je vais laisser en blanc. Profession, chasseur-cueilleur. Marié ?<br><strong>Homme</strong> – Marié ?<br><strong>Femme</strong> – Est-ce quʼil y a… une Madame Kevin ? (<em>Lʼautre nʼa pas lʼair de comprendre.</em>) Est-ce que vous avez une femme ?<br><strong>Homme</strong> – Jʼen avais deux, mais un ours mʼen a bouffé une la semaine dernière, et lʼautre est partie avec un chasseur qui ramenait plus de gibier que moi à la caverne. Jʼen ai assommé deux autres que jʼai trouvé perdues dans la forêt et je les ai ramenées à la maison. Elles ont lʼair de se plaire…<br><strong>Femme</strong> – Je vais cocher veuf, séparé… et en union libre. Alors, venons-en à votre mode de vie. Comment ça se passe, vos journées, mon brave ?<br><strong>Homme</strong> – Le matin, je me lève avec le soleil, et je vais me baigner dans la rivière. Après je pars à la chasse avec les copains. En rentrant on fait des grillades. Une petite sieste après manger avec mes deux femmes. Lʼaprès-midi on retourne un peu à la pêche. Et le soir on se raconte des histoires autour du feu…<br><strong>Femme</strong> – Eh ben… Ça ressemble aux vacances idéales, dites-moi. Ça me donnerait presque envie de rester. (<em>On entend comme une petite alerte sonore, et elle consulte lʼécran de son portable avant de revenir à son interlocuteur</em>.) Malheureusement, ma vie à moi est un peu plus compliquée. Il va falloir que je vous quitte, mais je reviendrai, cʼest promis.<br><strong>Homme</strong> – Dʼaccord… Et si vous voulez être ma troisième femme…<br><strong>Femme</strong> – Je vais y réfléchir… Mais maintenant, pour ne pas risquer de modifier le cours de lʼhistoire, je vais vous exposer avec ce pistolet à un rayonnement qui vous fera complètement oublier cette conversation. Rassurez-vous, ce nʼest pas dangereux et cʼest absolument indolore.<br><em>Elle sort son pistolet, et lʼautre le regarde avec curiosité. Dʼun geste brusque, il parvient à sʼen emparer et le braque sur sa propriétaire.</em><br><strong>Homme</strong> – Cʼest une nouvelle arme pour la chasse ?<br><strong>Femme</strong> – Non, pas exactement. Mais attention, il faut savoir sʼen servir quand même. Donnez-moi ça…<br><em>Lʼhomme préhistorique appuie sur la gâchette et un flash lumineux sort du canon, paralysant la femme un moment, avant quʼelle ne se remette à nouveau en mouvement. Elle semble complètement désorientée.</em><br><strong>Femme</strong> – Bonjour… Mais quʼest-ce que je fais là ? Et dʼabord, qui êtes-vous ?<br><strong>Homme</strong> – Je mʼappelle Kevin. Et vous ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne me souviens de rien… Même pas de mon nom… Vous savez comment je mʼappelle ?<br><strong>Homme</strong> – On va tʼappeler Kushim.<br><strong>Femme</strong> – Kushim ?<br><strong>Homme</strong> – Bienvenue dans la préhistoire, Kushim.<br><strong>Femme</strong> – Cʼest quoi la préhistoire ?<br><strong>Homme</strong> – Ben… la préhistoire, cʼest maintenant.<br><strong>Femme</strong> – Bon… Et vous faites quoi dans la vie, Kevin ?<br><strong>Homme</strong> – Je suis chasseur-cueilleur. Je pêche un peu, aussi. Et toi, quʼest-ce que tu sais faire, exactement ?<br><strong>Femme</strong> – Rien… Ah si, je sais compter, je crois. Et écrire aussi.<br><strong>Homme</strong> – Quʼest-ce que tu veux compter ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne sais pas… Je pourrais compter les animaux que vous ramenez de la chasse, et les poissons que vous rapportez de la pêche.<br><strong>Homme</strong> – À quoi ça sert ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne sais pas. En tout cas, cʼest tout ce que je sais faire.<br><strong>Homme</strong> – Bon, je vais en parler aux autres. Viens avec moi.<br><strong>Femme</strong> – Je vous suis…<br><strong>Homme</strong> – Si tu ne sers à rien, au pire on pourra toujours te bouffer.<br><strong>Femme</strong> – On a toujours besoin dʼun bon comptable, vous savez. Vous allez voir, ça va vous changer la vie.<br><strong>Homme</strong> – Tu crois ?<br><strong>Femme</strong> – Jʼen suis sûre. Vous verrez, je vais vous faire entrer dans lʼHistoire.<br><strong>Homme</strong> – L’Histoire ? Jʼespère que ce nʼest pas une arnaque…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<item>
		<title>Voyage de noces</title>
		<link>https://sketchotheque.net/voyage-de-noces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 15:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Réceptionniste]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Carte]]></category>
		<category><![CDATA[Infidélité]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voyage de noces, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme arrive à la réception dʼun hôtel, et sʼadresse à la réceptionniste.<br></em><strong>Réceptionniste</strong> – Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour votre service ?<br><strong>Client</strong> – Bonjour, je voudrais une chambre, sʼil vous plaît.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Très bien. Un chambre double ou une chambre individuelle ?<br><strong>Client</strong> – Individuelle, ça suffira. Malheureusement…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Voyage dʼaffaires, de tourisme…?<br><strong>Client</strong> – Voyage de noces.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pardon…?<br><strong>Client</strong> – Je suis en voyage de noces.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Dʼaccord… et donc vous souhaiteriez une chambre individuelle. Une autre pour votre épouse, peut-être… À moins quʼelle ne préfère séjourner dans un autre établissement ?<br><strong>Client</strong> – Ma femme mʼa quitté… juste après la cérémonie.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Vous mʼen voyez sincèrement désolée…<br><strong>Client</strong> – Pas autant que moi.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Un différend dʼordre domestique, sans doute ?<br><strong>Client</strong> – Elle est partie avec mon témoin, juste au sortir de la mairie. Je perds à la fois ma femme et mon meilleur ami.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ils finiront peut-être par revenir.<br><strong>Client</strong> – À la fin du voyage de noces, peut-être. Jʼavais réservé un séjour dʼune semaine aux Seychelles. Ils sont partis avec les billets dʼavion.<br><em>Légère hésitation de la réceptionniste.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Ce nʼest pas une blague, au moins ?<br><strong>Client</strong> – Jʼai la tête de quelquʼun qui plaisante ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – À vrai dire, vous auriez plutôt une tête de cocu.<br><strong>Client</strong> – Merci de me remonter le moral.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je prie Monsieur de bien vouloir mʼexcuser. Ça mʼest venu comme ça.<br><strong>Client</strong> – Non, mais vous avez raison. Jʼai une tête de cocu.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ce nʼest sûrement pas la première fois quʼon vous le dit.<br><strong>Client</strong> – Non. Et là, je viens dʼen avoir la confirmation.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je compatis, croyez le bien. Et au nom de notre établissement, je vous présente nos plus sincères condoléances.<br><strong>Client</strong> – Merci, mais… je ne suis pas encore veuf, vous savez. Pour lʼinstant, je suis seulement cocu.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Bien sûr… Je… Je ne sais pas quoi vous dire… Si je pouvais…<br><strong>Client</strong> – Vous êtes bien aimable.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Écoutez, pour adoucir un peu votre douleur, au nom de notre établissement, je peux vous proposer une petite compensation.<br><strong>Client</strong> – Une compensation…? Vous voulez dire…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ne vous emballez pas trop vite… Évidemment, pour votre nuit de noces, jʼimagine que vous auriez préféré avoir une femme dans votre lit. Malheureusement, le règlement de notre établissement nous interdit formellement de…<br><strong>Client</strong> – Bien sûr.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Non, je parlais seulement dʼun surclassement.<br><strong>Client</strong> – Un surclassement ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pour le prix dʼune chambre individuelle classique, je vous propose une chambre supérieure avec balcon, au dernier étage. Cʼest beaucoup plus calme que du côté rue, vous verrez. Ça donne sur le cimetière.<br><strong>Client</strong> – Merci…<br><strong>Réceptionniste</strong> – En général, nos clients sont très satisfaits. En tout cas, personne ne sʼest jamais plaint. Vous avez des bagages ?<br><strong>Client</strong> – Mon témoin est parti avec ma valise. En plus de partir avec ma femme, et nos réservations pour le voyage de noces dans un hôtel de rêve…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Comment se fier encore à ses amis après cela…?<br><strong>Client</strong> – En fait… cʼétait plutôt un ami de ma femme.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Oui, je mʼen doute. Mais rassurez-vous, vous trouverez tout ce quʼil vous faut dans le distributeur automatique qui se trouve à lʼétage. Brosse à dents, peigne, nécessaire de rasage…<br><strong>Client</strong> – Merci, mais… il y a une dernière petite chose qui me tracasse. Je ne sais pas trop comment vous dire ça…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je vous écoute…<br><strong>Client</strong> – Ma femme a aussi emporté avec elle ma carte de crédit.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je vois…<br><strong>Client</strong> – Et je nʼai pas pensé à retirer du liquide avant la cérémonie. Je ne pouvais pas me douter que…<br><em>La réceptionniste, commençant visiblement à sʼimpatienter, hésite un instant.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Écoutez, lʼhôtel est presque vide de toute façon. Alors je vous fais cadeau dʼune nuit. Mais demain à la première heure, vous fichez le camp, dʼaccord ?<br><strong>Client</strong> – C’est très aimable à vous, vraiment. Je ne sais pas comment vous remercier…<br><em>La réceptionniste lui tend une clef.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Tenez, voici votre clef.<br><strong>Client</strong> – Le petit-déjeuner est compris ?<br><em>La réceptionniste, à bout, préfère ne pas répondre.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Quatrième étage, chambre 69. Il ne me reste plus quʼà vous souhaiter une bonne soirée…<br><strong>Client</strong> – Merci…<br><em>Le client sʼapprête à partir, très déprimé.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Vous pouvez toujours regarder la télé, ça vous changera les idées.<br><strong>Client</strong> – Je peux jeter un coup d’œil sur votre programme ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Mais bien sûr.<br><em>Le client feuillette un magazine télé.</em><br><strong>Client</strong> – Ah, « Jʼirai dormir chez vous »… Mon émission préférée. Vous connaissez ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Jʼadore… Cʼest dans quel pays, cette fois ?<br><em>Le client regarde à nouveau le programme.</em><br><strong>Client</strong> – Les Seychelles…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Quand ça ne veut pas rigoler. (<em>Elle ouvre un tiroir et en sort une boîte de cachets quʼelle pose sur le comptoir</em>.) Tenez, ce sont des somnifères. Prenez-en deux.<br><strong>Client</strong> – Je ne sais pas si ça suffira…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Eh bien si ça ne suffit pas, prenez toute la boîte.<br><strong>Client</strong> – Dieu vous le rendra. Si je nʼavais pas eu la chance de tomber sur quelquʼun dʼaussi gentil, je ne sais pas où jʼaurais passé la nuit…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Sous un pont, probablement.<br><strong>Client</strong> – Cʼest quelquʼun comme vous que jʼaurais dû choisir comme témoin. Vous savez ce quʼon dit. Cʼest dans la difficulté quʼon reconnaît ses amis.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Bien sûr…<br><strong>Client</strong> – Vous voulez bien être mon amie ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Lʼascenseur est par là. Tirez-vous maintenant avant que je change dʼavis…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Drôles d&rsquo;histoires</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="272" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-droles-d-histoires-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Drôles d'histoires" class="wp-image-491" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-droles-d-histoires-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-droles-d-histoires-jean-pierre-martinez-300x204.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Bagage suspect</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bagage-suspect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 09:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Des valises sous les yeux]]></category>
		<category><![CDATA[Gare]]></category>
		<category><![CDATA[Passant]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Attente]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Paranoïa]]></category>
		<category><![CDATA[Valise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=993</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bagage suspect, un sketch humoristique extrait du recueil 'Des valises sous les yeux' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Sur la scène, une valise. Un personnage arrive. Il jette un regard sur la valise, puis se met à attendre. Un autre personnage arrive. Il salue l’autre.<br></em><strong>Deux</strong> – Bonjour…<br><strong>Un</strong> – Bonjour.<br><em>Le deuxième se met à attendre aussi.</em><br><strong>Deux</strong> – Vous attendez depuis longtemps ?<br><strong>Un</strong> – Une dizaine de minutes.<br><strong>Deux</strong> – Ils ne sont pas encore en grève, au moins ?<br><strong>Un</strong> – Je ne crois pas.<br><strong>Deux</strong> – Ou alors c’est un incident voyageur, comme ils disent…<br><strong>Un</strong> – Peut-être.<br><strong>Deux</strong> – Un incident… En fait, ça veut dire un accident. Enfin un suicide… Quelqu’un qui s’est jeté sous le…<br><strong>Un</strong> – Ah oui…<br><strong>Deux</strong> – C’est pour éviter de traumatiser les gens… Au lieu de dire que le type s’est fait couper en deux, on appelle ça un incident voyageur. Aujourd’hui, on n’ose même plus appeler les choses par leur nom… Un aveugle, on doit dire un non-voyant, un clochard un sans domicile fixe, un poivrot un dépendant à l’alcool… Autrefois…<br><strong>Un</strong> – Je ne vais pas très loin, je vais y aller à pied. <br><em>Il commence à s’éloigner.<br></em><strong>Deux</strong> – Monsieur !<br><strong>Un</strong> – Oui ?<br><strong>Deux</strong> – Vous oubliez votre valise.<br><strong>Un</strong> – Ma valise ? Ah, oui. Non, mais elle n’est pas à moi, cette valise.<br><strong>Deux</strong> – Elle n’est pas à vous ?<br><strong>Un</strong> – Non. Je pensais qu’elle était à vous.<br><strong>Deux</strong> – Mais pas du tout. D’ailleurs, elle était déjà là quand je suis arrivé.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai… Je pensais que vous vous étiez éloigné un instant. Pour aller… Donc, elle n’est pas à vous.<br><strong>Deux</strong> – Non… Et vous êtes sûr qu’elle n’est pas à vous ? <br><strong>Un</strong> – Mais enfin, j’en suis certain ! Pourquoi vous aurais-je dit que cette valise n’était pas à moi si elle l’était ?<br><strong>Deux</strong> – Ça… Il y a toujours des gens qui abandonnent leur valise n’importe où. On ne sait pas pourquoi. Vous n’avez jamais pris le TGV à la Gare de Lyon ?<br><strong>Un</strong> – Non…<br><strong>Deux</strong> – Une fois sur deux, le départ est retardé parce que quelqu’un a abandonné sa valise dans un wagon, et qu’il faut attendre les démineurs.<br><strong>Un</strong> – Abandonné ou oublié ?<br><strong>Deux</strong> – Allez savoir…<br><strong>Un</strong> – On n’abandonne pas sa valise comme on abandonne son chien, tout de même. <br><strong>Deux</strong> – Le temps que la brigade cinéphile arrive…<br><strong>Un</strong> – La brigade cinéphile ?<br><strong>Deux</strong> – Les spécialistes du déminage ! Avec leurs chiens renifleurs.<br><strong>Un</strong> – Je vois… Vous voulez dire cynophile, j’imagine… Parce que je n’ai jamais vu de chiens dans un cinéma.<br><strong>Deux</strong> – Sauf des chiens d’aveugles, peut-être.<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce qu’un aveugle ferait dans un cinéma ?<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai… Encore que, maintenant, avec l’audio-description.<br><strong>Un</strong> – Je n’ai jamais vu non plus de cinéphiles renifler des explosifs. Enfin, je crois qu’on s’égare un peu, là…<br><strong>Deux</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Que voulez-vous qu’on fasse ?<br><strong>Deux</strong> – On ne peut pas partir comme ça, en abandonnant cette valise.<br><strong>Un</strong> – Mais puisque ce n’est pas notre valise ! On ne peut pas vraiment dire qu’on l’abandonne…<br><strong>Deux</strong> – Maintenant qu’on sait que c’est une valise abandonnée… On a une responsabilité.<br><strong>Un</strong> – Une responsabilité ?<br><strong>Deux</strong> – On parle quand même d’un bagage abandonné !<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas que ça à faire, moi… Et puis c’est vous qui avez remarqué qu’elle était abandonnée, cette valise…<br><strong>Deux</strong> – Mais c’est vous qui l’avez vue le premier ! Et vous vous apprêtiez à partir, en l’abandonnant ici !<br><strong>Un</strong> – Mais puisque je vous dis qu’elle n’est pas à moi, cette valise ! On ne peut pas abandonner une valise abandonnée ! On la laisse où elle est, et puis c’est tout.<br><strong>Deux</strong> – Alors vous, si vous trouvez un enfant abandonné, vous le laissez où il est ! Au prétexte que cet enfant n’est pas à vous !<br><strong>Un</strong> – Mais enfin… Une valise, ce n’est pas un enfant !<br><strong>Deux</strong> – Peut-être, mais c’est beaucoup plus dangereux.<br><strong>Un</strong> – Dangereux ?<br><strong>Deux</strong> – Si la valise est bourrée d’explosifs, et qu’elle a été volontairement abandonnée là par son propriétaire.<br><strong>Un</strong> – En même temps, d’un point de vue strictement statistique, il est très rare que les valises abandonnées dans les trains contiennent vraiment des explosifs.<br><strong>Deux</strong> – Oui… mais ça peut arriver.<br><strong>Un</strong> – Alors vous croyez qu’il faut prévenir la police ?<br><strong>Deux</strong> – Il me semble que c’est notre devoir.<br><em>Un troisième personnage arrive. Il aperçoit la valise.</em><br><strong>Trois</strong> – Ah ! Ma valise ! Je me disais bien que j’avais dû l’oublier là avant de monter dans le…<br><em>Il prend la valise et commence à s’en aller.</em><br><strong>Un</strong> – En tout cas, nous, nous avons fait notre devoir. <br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Je vais y aller à pied.<br><strong>Deux</strong> – Oui, moi aussi.<br><em>Ils partent chacun de leur côté.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Excès de bagages</title>
		<link>https://sketchotheque.net/exces-de-bagages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 12:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Des valises sous les yeux]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Magasin]]></category>
		<category><![CDATA[Vendeur]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Valise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Excès de bagages, un sketch humoristique extrait du recueil 'Des valises sous les yeux' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là. Un autre arrive.<br></em><strong>Un</strong> – Bonjour, je voudrais acheter une valise, s’il vous plaît. <br><strong>Deux</strong> – Bien Monsieur… Et c’est une valise pour partir où ? <br><strong>Un</strong> – Pour partir où ? Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Deux</strong> – Ah mais ça change tout !<br><strong>Un</strong> – Une valise, c’est une valise, non ?<br><strong>Deux</strong> – Détrompez-vous, cher Monsieur ! Il y a toutes sortes de valises. La valise pour partir en voyage, par exemple, n’a rien à voir avec la valise pour quitter son domicile après une séparation, ou pour quitter son pays et partir en exil ?<br><strong>Un</strong> – En exil ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis bien d’accord avec vous… Il y a aussi différentes sortes d’exils. L’exil fiscal n’a évidemment que très peu de rapports avec l’exil économique ou l’exil politique.<br><strong>Un</strong> – Bon… Disons que c’est une valise pour partir en voyage, alors. <br><strong>Deux</strong> – Voyage d’agrément ou voyage d’affaires ?<br><strong>Un</strong> – D’agrément.<br><strong>Deux</strong> – Seul ou accompagné ?<br><strong>Un</strong> – Mais enfin, ça ne vous regarde pas !<br><strong>Deux</strong> – Je vous demande pardon, mais si c’est une valise pour deux personnes, ça change pas mal de choses quant à la taille de la valise. Surtout si vous partagez votre valise avec une femme… Dans ce cas, je vous conseillerais plutôt une malle.<br><strong>Un</strong> – Il n’y aura que mes affaires dans cette valise. Ma femme m’a quitté. Je viens de divorcer…<br><strong>Deux</strong> – Je suis vraiment désolé que votre épouse se soit fait la malle sans vous… <br><strong>Un</strong> – Merci…<br><strong>Deux</strong> – Pour combien de temps, ce voyage ?<br><strong>Un</strong> – Une semaine.<br><strong>Deux</strong> – La destination ?<br><strong>Un</strong> – J’ai l’impression d’être déjà à la douane…<br><strong>Deux</strong> – Pour voyager en Afrique, vous aurez besoin d’une valise beaucoup plus robuste et beaucoup moins salissante que pour voyager en Suisse.<br><strong>Un</strong> – En Suisse ?<br><strong>Deux</strong> – Vous allez en Suisse ?<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas dit ça !<br><strong>Deux</strong> – Non parce que si c’est pour transporter des liquidités, il vous faudra une valise plus sécurisée que pour de simples caleçons et quelques paires de chaussettes.<br><strong>Un</strong> – Vous délirez ! Qui vous a dit que j’allais en Suisse pour planquer mes économies ?<br><strong>Deux</strong> – C’est une simple supposition…<br><strong>Un</strong> – Je vais en Corse, pour marier ma fille, si vous voulez tout savoir. <br><strong>Deux</strong> – Mariage civil ? Religieux ?<br><strong>Un</strong> – Religieux.<br><strong>Deux</strong> – Quelle religion ?<br><strong>Un</strong> – Mais enfin, quel rapport avec la valise ?<br><strong>Deux</strong> – Aucun. Cette fois, c’était juste par curiosité. Excusez-moi.<br><strong>Un</strong> – D’accord…<br><strong>Deux</strong> – Donc nous disions la Corse, pour une semaine, en solo, voyage de noces… Enfin, je veux dire, voyage en vue d’une noce… Vous ferez la traversée en avion ou en bateau ?<br><strong>Un</strong> – Ça change quelque chose, pour la valise ?<br><strong>Deux</strong> – Disons que pour une croisière un peu chic, je ne vous recommanderais pas le même style de valise que pour un simple voyage en avion. À moins que vous ne voyagiez en classe affaire, évidemment.<br><strong>Un</strong> – Je pars en avion. Classe touriste.<br><strong>Deux</strong> – Bagage accompagné ou en soute ?<br><strong>Un</strong> – En soute. Ce sera tout ?<br><strong>Deux</strong> – Oui… Ça me suffira pour l’instant… et je crois que j’ai ce qu’il vous faut.<br><em>Il sort.</em><br><strong>Un</strong> – Je n’y croyais plus…<br><em>L’autre revient avec une valise tout à fait ordinaire.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est pour me proposer cette valise que vous m’avez posé autant de questions ?<br><strong>Un</strong> – Nous cherchons à satisfaire au mieux les besoins de nos clients. <br><strong>Deux</strong> – Et qu’est-ce qu’elle a de spécial, cette valise ? Je veux dire quelque chose qui convienne particulièrement à un voyage en Corse pour marier sa fille ?<br><strong>Un</strong> – Rien de particulier. S’agissant d’un voyage aussi banal, une banale valise fera l’affaire.<br><strong>Deux</strong> – Mais pourquoi celle-ci en particulier ?<br><strong>Un</strong> – Parce que c’est le seul modèle qui nous reste.<br><strong>Deux</strong> – Le seul ? C’est une blague ! Mais alors pourquoi m’avoir posé autant de questions ?<br><strong>Un </strong>– Je voulais vérifier que vous n’étiez pas un client spécial… Mais visiblement non…<br><strong>Deux</strong> – Spécial ? Vous voulez dire… le genre qui part en croisière sur le Titanic et qui a besoin d’une valise insubmersible ?<br><strong>Un</strong> – Bon, vous la prenez ou pas, cette valise ? Parce que je n’ai pas toute la journée, non plus.<br><strong>Deux</strong> – Vous avez de la chance, je n’ai pas le temps de passer dans un autre magasin. Je la prends.<br><strong>Un</strong> – Très bien. Vous réglez par chèque ou en espèce ? <br><strong>Deux</strong> – Par chèque.<br><strong>Un</strong> – Quelle banque ?<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des valises sous les yeux</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="344" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Des Valises sous les yeux de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-488" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez-300x258.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Pas le Pérou</title>
		<link>https://sketchotheque.net/pas-le-perou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 12:24:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Des valises sous les yeux]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Valise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas le Pérou, un sketch humoristique extrait du recueil 'Des valises sous les yeux' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là. Un autre arrive avec une valise.<br></em><strong>Un</strong> – Alors ça y est, cette fois c’est le départ ?<br><strong>Deux</strong> – Et oui…<br><strong>Un</strong> – Vous ne voulez vraiment pas rester encore un peu ?<br><strong>Deux</strong> – J’aimerais bien, mais je ne peux vraiment pas…<br><strong>Un</strong> – Quel dommage… C’est trop court. Mais vous reviendrez nous voir !<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr…<br><strong>Un</strong> – Ça vous a plu, au moins?<br><strong>Deux</strong> – Mais oui, je vous assure ! Beaucoup…<br><strong>Un</strong> – Tant mieux, tant mieux… Ce n’est pas le Pérou, mais bon…<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Un</strong> – Comment ça, non ?<br><strong>Deux</strong> – Je dis… non, ce n’est pas le Pérou.<br><strong>Un</strong> – Vous trouvez qu’ici, ce n’est pas le Pérou ?<br><strong>Deux</strong> – Ben… Non, puisque c’est la France…<br><strong>Un</strong> – La France… Ah, ça oui… La France ! Vous aimez la France ?<br><strong>Deux</strong> – Absolument, oui.<br><strong>Un</strong> – Et le Pérou, vous connaissez ?<br><strong>Deux</strong> – Oui… J’y suis allé l’année dernière.<br><strong>Un</strong> – Ah oui ? Mais qu’est-ce que vous êtes allé faire là-bas ?<br><strong>Deux</strong> – On nous rebat tellement les oreilles avec le Pérou.<br><strong>Un</strong> – Vous trouvez ?<br><strong>Deux</strong> – Ce n’est pas le Pérou par-ci, ce n’est pas le Pérou par-là. J’ai voulu vérifier. <br><strong>Un</strong> – Vérifier quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Vérifier si le Pérou, c’était vraiment le Pérou, comme on dit.<br><strong>Un</strong> – Ah oui, bien sûr.<br><strong>Deux</strong> – Même vous tout à l’heure vous disiez que la France, ce n’est pas le Pérou. <br><strong>Un</strong> – C’est un fait.<br><strong>Deux</strong> – Oui… Mais vous aviez l’air de dire que le Pérou, c’est quand même mieux que la France.<br><strong>Un</strong> – C’est une façon de parler. <br><strong>Deux</strong> – Tout de même…<br><strong>Un</strong> – Et alors ?<br><strong>Deux</strong> – Alors quoi?<br><strong>Un</strong> – Le Pérou, c’est comment ?<br><strong>Deux</strong> – Eh bien… Franchement ?<br><strong>Un</strong> – Franchement…<br><strong>Deux</strong> – Ça ne vaut pas la France.<br><strong>Un</strong> – Eh bien voilà, c’est ce que je disais ! Le Pérou, ce n’est pas la France. <br><strong>Deux</strong> – Vous disiez le contraire…<br><strong>Un</strong> – Le contraire ?<br><strong>Deux</strong> – La France, ce n’est pas le Pérou.<br><strong>Un</strong> – C’est pareil, non ? La France, ce n’est pas le Pérou, et le Pérou, ce n’est pas la France.<br><strong>Deux</strong> – Vous avez raison.<br><strong>Un</strong> – La France, c’est la France, et le Pérou, c’est le Pérou.<br><strong>Deux</strong> – Voilà.<br><strong>Un</strong> – Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes.<br><strong>Deux</strong> – Sauf que les torchons, ce n’est pas pareil que les serviettes.<br><strong>Un</strong> – Évidemment. Les torchons, c’est les torchons, et les serviettes, c’est les serviettes.<br><strong>Deux</strong> – La serviette, c’est la France, et le torchon, c’est le Pérou. <br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Il va peut-être falloir y aller, maintenant, non ?<br><strong>Deux</strong> – Vous avez raison. Sinon, je vais rater mon avion.<br><strong>Un</strong> – Vous venez d’où, déjà ?<br><strong>Deux</strong> – De Slovaquie.<br><strong>Un</strong> – Ah oui… Là on peut vraiment dire que ce n’est pas le Pérou. <br><strong>Deux</strong> – Non…<br><strong>Un</strong> – Alors bon voyage !<br><strong>Deux</strong> – Merci !<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des valises sous les yeux</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="344" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Des Valises sous les yeux de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-488" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez-300x258.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Sur l’herbe</title>
		<link>https://sketchotheque.net/sur-lherbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 10:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Des valises sous les yeux]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Herbe]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie du quotidien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=977</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur l'herbe, un sketch humoristique extrait du recueil 'Des valises sous les yeux' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là. Un autre arrive avec une valise.<br></em><strong>Un</strong> – Où est-ce que tu vas avec cette valise ?<br><strong>Deux</strong> – Nulle part… Je viens de l’acheter. Elle était en solde.<br><strong>Un</strong> – D’accord… Tu pars en voyage ?<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Un</strong> – Alors pourquoi tu as acheté une valise ?<br><strong>Deux</strong> – Je te l’ai dit, elle était en solde.<br><strong>Un</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Ça s’arrange pas, toi.<br><strong>Deux</strong> – Une valise, ça peut toujours servir, non ?<br><strong>Un</strong> – À quoi ? Si ce n’est pas pour partir quelque part.<br><strong>Deux</strong> – Où veux-tu que j’aille ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas, moi… C’est toi qui as acheté une valise. Tu es con, ou quoi ? <br><strong>Deux</strong> – On peut parler, non ?<br><strong>Un</strong> – De quoi?<br><strong>Deux</strong> – Où tu irais, toi, si tu avais une valise ?<br><strong>Un</strong> – Si j’avais une valise ?<br><strong>Deux</strong> – Tu as une valise ?<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce que tu veux que je foute avec une valise ?<br><strong>Deux</strong> – Tu pourrais partir quelque part…<br><strong>Un</strong> – Où ça ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas moi…<br><strong>Un</strong> – De toute façon, je n’ai pas de valise.<br><strong>Deux</strong> – Tu veux que je te prête la mienne ?<br><strong>Un</strong> – Pour quoi faire ?<br><strong>Deux</strong> – Au cas où tu voudrais aller quelque part.<br><em>L’autre le regarde avec stupéfaction.</em><br><strong>Un</strong> – Non mais où on va, là ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. En tout cas, on a déjà la valise.<br><strong>Un</strong> – On n’est pas bien ici ?<br><strong>Deux</strong> – Si, ouais… Enfin… On ne sait pas comment c’est ailleurs, non plus. <br><strong>Un</strong> – Ailleurs ?<br><strong>Deux</strong> – C’est peut-être mieux.<br><strong>Un</strong> – Ailleurs, c’est peut-être mieux ?<br><strong>Deux</strong> – Ben ouais ! Non ? Puisqu’on n’y est jamais allé. On n’a jamais bougé d’ici. <br><strong>Un</strong> – Ouais, enfin… Tu sais ce qu’on dit…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Ailleurs, l’herbe est plus verte.<br><strong>Deux</strong> – On ne peut pas dire qu’ici, il y ait beaucoup d’herbe. <br><em>L’autre regarde autour de lui.<br></em><strong>Un</strong> – Oui, remarque, ce n’est pas faux.<br><strong>Deux</strong> – On pourrait aller là où il y a de l’herbe.<br><strong>Un</strong> – À la campagne, tu veux dire ?<br><strong>Deux</strong> – Là où il y a de l’herbe.<br><strong>Un</strong> – Pour quoi faire.<br><strong>Deux</strong> – Pour s’allonger dedans. Je ne me souviens plus depuis combien de temps je ne me suis pas allongé dans l’herbe.<br><strong>Un</strong> – De l’herbe, on en vend ici, mais ce n’est pas pour s’allonger dedans. <br><strong>Deux</strong> – Ça reviendrait trop cher.<br><strong>Un</strong> – Il y a un carré de pelouse sur l’esplanade de la mairie.<br><strong>Deux</strong> – Oui… Mais il y a plein de crottes de chiens.<br><strong>Un</strong> – Ouais… Et on n’a même pas le droit de se rouler dedans. <br><strong>Deux</strong> – Se rouler dans quoi ?<br><strong>Un</strong> – Dans la pelouse !<br><strong>Deux</strong> – Se rouler dans la pelouse ?<br><strong>Un</strong> – Ça se dit, ça ? Se rouler dans la pelouse?<br><strong>Deux</strong> – Tu vois bien! Non seulement on n’a pas le droit de le faire, mais on n’a même pas le droit de le dire. Alors on y va ?<br><strong>Un</strong> – Où ça ?<br><strong>Deux</strong> – À la campagne !<br><strong>Un</strong> – La campagne, c’est vague… Ça commence où la campagne ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Là où s’arrête le RER, j’imagine.<br><strong>Un</strong> – Bon… Pourquoi pas ? On ira jusqu’au terminus alors. On verra bien si on arrive à la campagne.<br><strong>Deux</strong> – Et qu’est-ce qu’on met dans la valise ?<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce que tu veux qu’on mette dans la valise ? Pour prendre le RER…<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison. Si on trouve quelque chose d’intéressant à ramener de là-bas, on pourra toujours le mettre dans la valise.<br><strong>Un</strong> – Quelle ligne on prend ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. Celle qui va dans le sud, tant qu’à faire… <br><strong>Un</strong> – RER B.<br><strong>Deux</strong> – Direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse.<br><strong>Un</strong> – Bon… Alors on se fait la valise.<br><strong>Deux</strong> – Je dirais même plus, on se fait la malle.<br><em>Ils sortent.</em><br><em>Noir.</em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des valises sous les yeux</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/des-valises-sous-les-yeux/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="344" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Des Valises sous les yeux de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-488" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-des-valises-sous-les-yeux-jean-pierre-martinez-300x258.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Vacances</title>
		<link>https://sketchotheque.net/vacances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 14:35:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Titanic]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=793</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vacances, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/vacances/">Vacances</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une terrasse. Deux chaises longues. Elle arrive, en peignoir blanc, des lunettes noires sur le nez. Elle va jusqu’au bord de la scène, respire à pleins poumons et contemple l’horizon. Il arrive à son tour, en s’appuyant sur des béquilles.<br></em><strong>Elle</strong> (<em>sans se retourner</em>) – On respire, non ? Vous sentez cet air iodé ?<br><strong>Lui</strong> – Ma foi non… Mais j’ai le nez un peu bouché, ce matin…<br><em>Il s’assied avec difficulté sur une chaise longue, et pose ses béquilles à côté de lui.</em><br><strong>Elle</strong> – Et ces mouettes… Vous entendez ça ? Quel dépaysement !<br><em>Il sort une boîte métallique de sa poche, l’ouvre et la tend vers elle.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous voulez une pastille ? Ça dégage les bronches…<br><em>Mais elle ne prête pas attention à cette proposition.</em><br><strong>Elle</strong> – C’est vraiment le paradis… Je me sens revivre ! Pas vous ?<br><em>Il prend une pastille dans la boîte et la met dans sa bouche.</em><br><strong>Lui</strong> – Moi, ça me donnerait plutôt envie de vomir…<br><em>Il range la boîte.</em><br><strong>Elle</strong> (<em>exaltée</em>) – Une nouvelle journée qui commence… Et elle s’annonce glorieuse…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre que ça va ?<br><em>La mine d’Elle change du tout au tout.</em><br><strong>Elle</strong> – Je suis complètement déprimée…<br><strong>Lui</strong> – J’ai d’autres sortes de pastilles, si vous voulez.<br><strong>Elle</strong> – Mon mari devait partir avec moi, mais finalement il est resté sur le quai.<br><strong>Lui</strong> – Je suis vraiment désolé. Alors vous êtes provisoirement célibataire…<br><strong>Elle</strong> – Plutôt définitivement veuve.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Sauf que lui, il est toujours vivant… (<em>Un temps</em>) Et vous, qu’est-ce qui vous est arrivé ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis en vacances, comme vous.<br><strong>Elle</strong> – Je parlais de vos béquilles…<br><strong>Lui</strong> – Ah ça… Je sais que j’en ai besoin pour marcher, mais je ne sais plus pourquoi…<br><em>Elle se tourne à nouveau vers la mer.</em><br><strong>Elle</strong> – La mer est tellement bleue… Une vraie carte postale… Je me demande si je ne vais pas aller piquer une tête…<br><em>Elle retire son peignoir, dévoilant son maillot de bain.</em><br><strong>Lui</strong> – N’allez pas vous noyer… Ce serait dommage… Et puis elle ne doit pas être bien chaude.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – On est hors saison.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui…<br><em>Elle remet son peignoir.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous voulez faire un scrabble ?<br><strong>Elle</strong> – Merci… Je ne suis pas encore désespérée à ce point…<br><strong>Lui</strong> – Vous l’aimiez tant que ça ?<br><strong>Elle</strong> – C’était mon mari…<br><strong>Lui</strong> – Vous l’oublierez…<br><strong>Elle</strong> – Je ne me souviens déjà plus très bien comment nous nous sommes quittés…<br><strong>Lui</strong> – Les adieux, c’est ce qui s’efface en premier quand on rembobine.<br><strong>Elle</strong> – Vous faites du cinéma ?<br><strong>Lui</strong> – Si j’en ai fait, je ne m’en souviens plus… Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis un peu comédienne.<br><strong>Lui</strong> – Vous verrez, ce petit hors-jeu vous fera le plus grand bien.<br><strong>Elle</strong> – Je me sens déjà rajeunir… Allez, c’est décidé, je vais piquer une tête !<br><strong>Lui</strong> – Dans l’océan ?<br><strong>Elle</strong> – Dans la piscine !<br><em>Elle s’en va, découvrant l’inscription au dos de son peignoir : Titanic. Il se lève sans ses béquilles, s’approche du bord de scène et écarte les bras en regardant au loin.</em><br><strong>Lui</strong> – Je suis le roi du monde !<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Temps perdu</title>
		<link>https://sketchotheque.net/temps-perdu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 09:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologue]]></category>
		<category><![CDATA[Astronaute]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Futur]]></category>
		<category><![CDATA[Horloge]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=770</guid>

					<description><![CDATA[<p>Temps perdu, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux archéologues en train d’effectuer une fouille.</em><br><strong>Un</strong> – Je crois que cette fois, on a trouvé quelque chose…<br><strong>Deux</strong> – Passé ou futur ?<br><strong>Un</strong> – Futur antérieur, je dirais.<br><em>Ils découvrent un objet qu’ils exhibent. C’est une pendule.</em><br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que ça peut bien être ?<br><strong>Un</strong> – Aucune idée.<br><strong>Deux</strong> – Il y a des chiffres…<br><strong>Un</strong> – Et des aiguilles…<br><strong>Deux</strong> – Trois…<br><strong>Un</strong> – Il y a une qui bouge.<br><strong>Deux</strong> – Elle tourne en rond…<br><strong>Un</strong> – À quoi ça peut bien servir…?<br><strong>Deux</strong> – C’est peut-être dangereux…<br><strong>Un</strong> – Tu crois ?<br><strong>Deux</strong> – On ferait mieux de ne pas y toucher…<br><strong>Un</strong> – C’est un peu tard.<br><strong>Deux</strong> – On dirait que les autres aiguilles bougent aussi. Mais moins vite.<br><strong>Un</strong> – Ah, ouais, tu as raison…<br><strong>Deux</strong> – C’est peut-être un jeu ?<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas très marrant.<br><strong>Deux</strong> – Un instrument de mesure ?<br><strong>Un</strong> – Pour mesurer quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Va savoir…<br><strong>Un</strong> – À moins que ce ne soit un objet rituel…<br><strong>Deux</strong> – Ou alors, c’est une œuvre d’art.<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas très décoratif…<br><strong>Deux</strong> – Bon, il va falloir qu’on rentre au vaisseau spatial. Il est déjà cinq heures trente deux…<br><strong>Un</strong> – Tiens, c’est marrant.<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – La petite aiguille est sur le cinq, et la grande sur le trente-deux…<br><strong>Deux</strong> – Tu crois que cet appareil indiquerait l’heure qu’il est ?<br><strong>Un</strong> – Va savoir…<br><strong>Deux</strong> – Mais à quoi ça sert, un appareil qui t’indique le présent ? C’est comme un panneau indicateur qui te dirait « Vous êtes ici ». On le sait déjà !<br><strong>Un</strong> – Nous, oui…<br><strong>Deux</strong> – Une civilisation primitive qui aurait eu besoin de machines pour se repérer dans le temps présent ?<br><strong>Un</strong> – C’est une hypothèse.<br><strong>Deux</strong> – Tu imagines, un peu ? Tu te réveilles en pleine nuit, et tu ne sais même pas l’heure qu’il est. Tu es obligé de regarder une machine pour savoir si c’est le moment de te lever ou pas…<br><strong>Un</strong> – On fait un métier passionnant…<br><strong>Deux</strong> – Et pour remonter le temps, comment ils faisaient ?<br><strong>Un</strong> – Peut-être qu’ils faisaient tourner les aiguilles à l’envers ?<br><em>Le premier essaie de faire tourner les aiguilles à l’envers, sans succès.</em><br><strong>Un</strong> – Non, ça ne tourne que dans un sens. Apparemment, ces gens-là ne pouvaient voyager que dans le futur.<br><strong>Deux</strong> – Pas de marche arrière, t’imagines ! Tu n’as pas le droit à l’erreur…<br><strong>Un</strong> – Ça devait être une civilisation très primitive.<br><strong>Deux</strong> – Bon, allez, on y va. Je n’ai aucune idée de l’endroit où on est.<br><em>L’autre regarde une sorte de montre à son poignet.</em><br><strong>Un</strong> – Longitude 23234, largitude 43722, profonditude 65840…<br><strong>Deux</strong> – Remarque, si on y pense. Nous on a pas besoin de machine pour savoir l’heure qu’il est… Et si ces gens-là savaient instantanément où ils étaient…?<br><strong>Un</strong> – Rien que par la pensée, tu veux dire ?<br><strong>Deux</strong> – Ou alors, ils vivaient dans un espace tout petit.<br><strong>Un</strong> – Au point de toujours savoir où ils étaient ? Comme ça, rien qu’en regardant autour d’eux ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Imagine que l’espace dans lequel ils vivaient n’était pas lisse, comme le nôtre, mais comportait des aspérités…<br><strong>Un</strong> – Comme des sommets, des failles ou des précipités ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Qui permettaient de se repérer dans l’espace. Aussi facilement que nous on se repère dans le temps.<br><em>L’autre le regarde avec un sourire navré.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est con, je sais…<br><strong>Un</strong> – Tu as fumé ou quoi…?<br><strong>Deux</strong> – Ça me fout un peu les jetons, cette machine, pas toi…?<br><strong>Un</strong> – Si…<br><strong>Deux</strong> – Et si on la laissait là où on l’a trouvée ?<br><strong>Un</strong> – Je n’osais pas te le proposer…<br><em>Ils se saisissent de l’horloge pour la remettre en place.</em><br><strong><strong><strong>Deux</strong></strong></strong> – Avant qu’on prenne de mauvaises habitudes…<br><strong>Un</strong> – Et qu’on ne puisse plus s’en passer.<br><em>Ils ont fini et échangent un regard.</em><br><strong><strong>Un</strong></strong> – Prêts pour la téléportation ?<br><strong>Deux</strong> – Ça baigne.<br><strong><strong>Un</strong></strong> – Tu sais que tu as de l’imagination, toi ? Tu aurais dû faire philosophe, au lieu d’archéologue du temps…<br><em>Ils disparaissent.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p><strong>Analyse</strong><br>« Temps perdu » est une fable humoristico-philosophique sur notre rapport au temps, vue depuis un futur lointain. Deux archéologues découvrent une pendule – objet banal et pourtant mystérieux pour eux – et tentent d’en déduire son usage et sa signification. Cette inversion de perspective, où le présent devient le passé et notre technologie une curiosité obsolète, renverse avec finesse la logique temporelle habituelle.<br>La pendule, simple mesureur du « présent », leur semble étrange, voire inquiétante. Car à quoi bon connaître le présent si on le vit déjà ? Cette question, posée avec humour, touche à une vérité existentielle : nous sommes peut-être devenus dépendants de notre propre conscience du temps, au point de ne plus savoir vivre sans elle.<br>La conversation dérape ensuite dans des hypothèses loufoques mais poétiques : une civilisation incapable de revenir en arrière, prise dans une fuite en avant, vivant dans un espace « rugueux » qu’on pourrait lire comme un monde sensible, chargé de repères tangibles, contrairement à l’abstraction lisse de leur propre réalité.<br>La chute est belle : « Et si on la laissait là où on l’a trouvée ? » — une invitation à se libérer de cette obsession moderne du temps qui passe. Le sketch se termine sur une forme de sagesse anachronique : ne pas prendre l’habitude de vivre sous l’emprise de la pendule, comme si c’était une drogue douce… ou une malédiction.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Autoroute</title>
		<link>https://sketchotheque.net/autoroute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 07:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Pompiste]]></category>
		<category><![CDATA[Route]]></category>
		<category><![CDATA[Station-service]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=760</guid>

					<description><![CDATA[<p>Autoroute, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/autoroute/">Autoroute</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Il se présente devant elle.<br></em><strong>Lui</strong> – Combien ?<br><strong>Elle</strong> – 30 euros…<br><strong>Lui</strong> – Super ou ordinaire ?<br><strong>Elle</strong> – Ça existe encore, l’ordinaire ? Je pensais qu’il n’y avait plus que du super ? (<em>Il ne dit rien</em>.) Bon, ben mettez-moi de l’ordinaire. Pour changer un peu…<br><strong>Lui</strong> – L’ordinaire, c’est plus cher.<br><strong>Elle</strong> – Ah, bon ?<br><strong>Lui</strong> – C’est devenu très rare, l’ordinaire. Il n’y en a pas partout…<br><strong>Elle</strong> – Bon, ben mettez-moi du super, alors.<br><strong>Lui</strong> – Super normal ou super plus ?<br><strong>Elle</strong> – C’est quoi la différence ?<br><strong>Lui</strong> – Super plus, c’est plus cher, mais ça consomme moins.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que vous me conseillez ?<br><strong>Lui</strong> – Vous consommez beaucoup ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. J’en prends toujours pour 30 euros…<br><strong>Lui</strong> – Prenez du super plus.<br><strong>Elle</strong> – Bon, ben… Le plein, alors… Je ne voudrais pas retomber en panne sèche…<br><strong>Lui</strong> – Je vous fais les niveaux et la pression ?<br><strong>Elle</strong> – C’est gratuit…?<br><strong>Lui</strong> – C’est à la discrétion du client.<br><strong>Elle</strong> – Mais… combien, sans indiscrétion.<br><strong>Lui</strong> – Un euro, en moyenne. Deux pour les plus généreux. Cinq pour les bienfaiteurs de l’humanité. Je vous fais une carte de fidélité ?<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qu’on gagne ?<br><strong>Lui</strong> – Avec cinq pleins, vous avez droit à un lavage gratuit.<br><strong>Elle</strong> – D’habitude, je la lave moi-même…<br><strong>Lui</strong> – C’est quoi, ça ? Une crotte de pigeon…<br><strong>Elle</strong> – Vous croyez…?<br><strong>Lui</strong> – Il faut nettoyer ça. C’est très corrosif.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que je peux faire ?<br><strong>Lui</strong> – Prenez une carte de fidélité.<br><strong>Elle</strong> – Je ne viens pas souvent par là. Je suis en vacances…<br><strong>Lui</strong> – C’est valable partout.<br><strong>Elle</strong> – La prochaine fois, peut-être…<br><strong>Lui</strong> – Voilà, ça fait 95 euros.<br><strong>Elle</strong> – Tenez, gardez le tout. (<em>Elle commence à s’éloigner mais se ravise.</em>) Excusez-moi, vous savez où on est ?<br><strong>Lui</strong> – Vous allez où ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas encore.<br><strong>Lui</strong> – De toute façon, vous ne pouvez pas faire demi-tour.<br><strong>Elle</strong> – Et la prochaine sortie, c’est loin ?<br><strong>Lui</strong> – Ouh là…! C’est pas tout de suite, hein…!<br><strong>Elle</strong> – Bon, ben je vais continuer, alors.<br><strong>Lui</strong> – Bonne route.<br><strong>Elle</strong> (<em>en partant</em>) – Merci.<br><strong>Lui</strong> – Ah, les femmes…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p><strong>Analyse</strong><br>« Autoroute » est un sketch au réalisme faussement banal, qui glisse progressivement vers l’absurde existentiel. On y assiste à une conversation typique entre un pompiste et une conductrice, mais le dialogue s’enlise dans des détails absurdes : essence super ou ordinaire (lequel est plus cher ? lequel consomme plus ?), carte de fidélité, crotte de pigeon, pressions des pneus…<br>Ce foisonnement de détails inutiles souligne l’absurdité du monde de la consommation moderne, où l’on multiplie les choix sans qu’aucun ne semble vraiment important – sauf pour ceux qui les proposent. L’homme incarne ici une forme de système routinier, condescendant, dont les règles sont absurdes mais acceptées sans discussion.<br>La chute du sketch est plus métaphysique qu’il n’y paraît : la femme ne sait pas où elle va, elle ne peut pas faire demi-tour, et la prochaine sortie est lointaine. Ce cadre d’autoroute devient alors une métaphore de la vie moderne : on avance, on paye, on nettoie ses traces, mais on ignore où l’on va vraiment — et surtout, on ne peut pas revenir en arrière.<br>La réplique finale — « Ah, les femmes… » — est à la fois misogyne dans son ton apparent et révélatrice : elle clôt l’échange par un cliché qui masque l’angoisse plus universelle de tous les voyageurs perdus.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Travaux d’approche</title>
		<link>https://sketchotheque.net/travaux-dapproche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 12:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=756</guid>

					<description><![CDATA[<p>Travaux d’approche, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis côte à côte. Elle dort contre son épaule. Elle se réveille peu à peu… et sursaute légèrement.</em><br><strong>Elle</strong> – Pardon, je suis désolée… Mais vous auriez dû…<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas osé vous réveiller…<br><strong>Elle</strong> – J’ai dormi longtemps.<br><strong>Lui</strong> – On a commencé les travaux d’approche…<br><strong>Elle</strong> – Pardon ?<br><strong>Lui</strong> – Je veux dire, euh… Les manœuvres d’approche… Pour l’atterrissage !<br><strong>Elle</strong> – Ah, oui…<br><em>Elle remet un peu d’ordre dans ses cheveux.</em><br><strong>Lui</strong> (<em>engageant</em>) – Vous êtes en vacances ?<br><strong>Elle</strong> – Euh… Non… Je vais rejoindre mon mari…<br><strong>Lui</strong> – Ah… Qu’est-ce qu’il fait ?<br><strong>Elle</strong> – Il… Il est médecin… Il travaille pour une ONG…<br><strong>Lui</strong> – Ah, oui, bien sûr… Dans un pays pareil… À part le tourisme et l’humanitaire… La prostitution, un peu… Et le trafic de drogue, bien sûr…<br><strong>Elle</strong> (<em>déstabilisée</em>) – Et vous ? Vous êtes en vacances ?<br><strong>Lui</strong> – Euh, non… Je fais… dans le trafic d’armes.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez dire…<br><strong>Lui</strong> – Kalachnikov, lance-roquettes, mines antipersonnel… Je viens de toucher un lot de chars d’assaut presque neufs. Si ça vous intéresse…?<br><strong>Elle</strong> – Merci… Mon mari a déjà un quatre-quatre…<br><strong>Lui</strong> – Il a raison, c’est plus pratique. Un tank c’est très difficile à garer, et ça consomme autant qu’un Airbus.<br><em>Silence embarrassé, suivi d’une secousse que les comédiens peuvent marquer par un léger sursaut.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah, ça y est… On vient d’atterrir. (<em>Ils se lèvent.</em>) Bon, et bien… Enchanté d’avoir fait votre connaissance.<br><strong>Elle</strong> – Vous… Vous êtes vraiment trafiquant d’armes…?<br><strong>Lui</strong> – Non. C’était seulement pour que vous me détestiez. Pour ne pas avoir de regret. Une femme mariée… avec un French Doctor, c’est difficile de lutter… Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Moi ?<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes vraiment mariée ?<br><strong>Elle</strong> – Euh… En fait, non… Pas vraiment…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes célibataire et en vacances, comme moi.<br><strong>Elle</strong> – Je vais au Club… Ne me dites pas que vous aussi…?<br><strong>Lui</strong> – On y va tous… C’est un charter…<br><strong>Elle</strong> (<em>innocemment</em>) – Ah, oui…?<br><strong>Lui</strong> – Vous dormiez vraiment…?<br><strong>Elle</strong> – Non… Heureusement… Je ronfle…<br><strong>Lui</strong> – Je vous offre un verre au bar, ce soir ?<br><strong>Elle</strong> – J’ai pris la formule tout compris, avec boisson à volonté. Pas vous ?<br><strong>Lui</strong> – Si… Je crois qu’il est temps de descendre, sinon, l’avion va redécoller. Il fait deux rotations par jour… Après vous, je vous en prie… (<em>Ils se dirigent vers la sortie.</em>) Vous n’étiez pas déjà venue, l’année dernière ?<br><strong>Elle</strong> – Si…<br><strong>Lui</strong> – Il me semblait bien aussi…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Low cost</title>
		<link>https://sketchotheque.net/low-cost/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 15:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Sens interdit Sans interdit]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=451</guid>

					<description><![CDATA[<p>Low Cost, un sketch humoristique extrait du recueil 'Sens interdit sans interdit' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une rangée de sièges ou un banc. Une femme arrive d’un pas lent, un sac à la main. Elle jette autour d’elle un regard indifférent, dans le seul but de retarder le moment de s’asseoir. Elle s’assied néanmoins après avoir posé son sac et se met à attendre en regardant droit devant elle, le regard vide. Un homme arrive, un peu plus pressé. Il regarde sa montre et fait les cent pas. Au bout d’un moment, son attention est attirée par la femme, et il se tourne vers elle.</em><br><strong>Lui</strong> – Pardon, mais vous êtes bien…?<br><strong>Elle</strong> (<em>étonnée</em>) – Oui…<br><strong>Lui</strong> – Je me disais aussi…<br><strong>Elle</strong> – Ah, oui…<br><strong>Lui</strong> – Mais je ne voudrais pas…<br><strong>Elle</strong> – Non, bien sûr…<br><strong>Lui</strong> – Vous permettez que…?<br><strong>Elle</strong> – Hun, hun…<br><em>Il s’assied.</em><br><strong>Lui</strong> – Alors vous êtes là pour…?<br><strong>Elle</strong> – Pas vous ?<br><strong>Lui</strong> – Si, si, moi aussi…<br><strong>Elle</strong> – Parfait.<br><strong>Lui</strong> – Excusez-moi de…<br><strong>Elle</strong> – Il n’y a pas de quoi.<br><em>Silence. Ils patientent chacun de leur côté.</em><br><strong>Elle</strong> – Vous avez l’heure, s’il vous plaît ?<br><strong>Lui</strong> – Ça dépend… Celle d’où on vient, ou celle où on va ?<br><strong>Elle</strong> – Désolée, c’était une question idiote.<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><em>Silence. Il se relève, inquiet.</em><br><strong>Lui</strong> – C’est bien le Terminal 2 ?<br><strong>Elle</strong> – Oui… Enfin, j’espère.<br><strong>Lui</strong> – Comme il n’y a que nous, je commençais à me demander si…<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre…<br><strong>Lui</strong> – Le Terminal 1 ?<br><strong>Elle</strong> – Le Terminal 1 n’existe plus.<br><strong>Lui</strong> (<em>incrédule</em>) – Il n’y a plus que le Terminal 2 ?<br><strong>Elle</strong> – Oui.<br><em>Il digère cette information.</em><br><strong>Lui</strong> – Non, parce que si on était au Terminal 1, comme vous dites qu’il n’est plus en fonction, ça expliquerait que…<br><strong>Elle</strong> – On est au Terminal 2.<br><strong>Lui</strong> – Comme il n’y a que vous et moi…<br><strong>Elle</strong> – On est peut-être les premiers.<br><strong>Lui</strong> – Mmm…<br><em>Silence. Il se rassied.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous partez ?<br><strong>Elle</strong> – Pardon ?<br><strong>Lui</strong> – Non, je veux dire… Vous partez, ou vous revenez ? Vous êtes d’ici, et vous allez là-bas, ou vous rentrez chez vous ?<br><strong>Elle</strong> – Ah, ça ? Eh bien… Je vais… Je viens… Je ne suis pas vraiment de quelque part… Disons que je suis en transit…<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi… (<em>Un peu fébrile</em>) C’est une zone sans toilette, non ?<br><strong>Elle</strong> – Normalement, on n’est pas supposé y rester très longtemps… Et vous ?<br><strong>Lui</strong> – Moi ?<br><strong>Elle</strong> – Vous rentrez chez vous ?<br><strong>Lui</strong> – Chez moi ? Ah non, je… Un peu comme vous, en fait.<br><em>Silence embarrassé.</em><br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi, je ne suis pas très en veine de conversation.<br><strong>Lui</strong> – C’est moi, désolé… Je vous laisse tranquille…<br><strong>Elle</strong> – Non, non, ça ne me dérange pas… C’est juste que… Vous croyez que si on n’est que deux, on partira quand même ?<br><strong>Lui</strong> – J’espère… Je ne sais pas… Vous croyez que c’est comme au théâtre ? S’il n’y a pas assez de spectateurs, on annule la représentation ?<br><strong>Elle</strong> – Ça m’est arrivé une fois, figurez-vous. Je veux dire, au théâtre. J’en garde un très mauvais souvenir, d’ailleurs. J’ai trouvé ça très inélégant. Très grossier, même. Cette façon de vous lancer à la figure au dernier moment : où est passé le restant du troupeau ? Vous ne pensez quand même pas qu’on va jouer pour quelques brebis égarées ? OK, vous avez fait l’effort de venir, vous n’étiez pas obligés, c’est dommage pour vous. Mais nous on est des stars ! On ne joue que devant des salles combles. Alors revenez nous voir quand vous verrez la queue dehors… Quelle prétention ! Quand on n’arrive déjà pas à attirer plus de deux personnes à la fois ! Et cette façon de nous punir nous, au lieu de s’en prendre à tous ceux qui ne sont pas venus, justement. Au contraire, dans ces cas-là, on devrait nous féliciter. Nous dire merci. Merci d’être les seuls à avoir fait le déplacement. On devrait nous dire : ce n’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité. Et pour vous remercier de la qualité de votre présence, nous, ce soir, on va se défoncer deux fois plus que d’habitude. On ne jouera que pour vous. Vous allez voir, ce sera une expérience intime d’une extrême intensité. Une expérience dont vous vous souviendrez toute votre vie… Qu’est-ce que ça leur aurait coûté, de jouer ? Même pour une seule personne ! Même devant une salle vide ! Une heure ou deux de leur temps ? Au lieu de ça, ils ont préféré me planter là et aller se vider quelques demis au bar d’en face en pleurant sur le sort des intermittents du spectacle…<br><strong>Lui</strong> – Eh bien… Pour quelqu’un qui n’est pas en veine de conversation…<br><strong>Elle</strong> – Pardon, mais je trouve ça triste… Une représentation annulée, pour eux, c’est juste un manque à gagner… Pour moi, c’était un rendez-vous manqué… Un moment qui n’aura jamais eu lieu, vous comprenez ?<br><strong>Lui</strong> – Eh oui, mais là, il faut payer le kérosène… Vous vous rendez compte ? Un comédien, ça consomme quoi ? Un litre ou deux par jour. Mais un avion, ça doit brûler dans les mille litres au cent. Alors si on n’est que deux à bord, évidemment. Même si on achète un peu de duty free aux hôtesses pendant le vol, pour eux, ce n’est pas rentable…<br><strong>Elle</strong> – Mmm…<br><strong>Lui</strong> – Et si ils étaient en grève ?<br><strong>Elle</strong> – On nous aurait prévenus, non ?<br><strong>Lui</strong> – C’est peut-être une grève surprise. Un coup des communistes !<br><strong>Elle</strong> – Dans ce cas, pourquoi serions-nous les seuls à ne pas être au courant.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Vous croyez qu’un communiste qui gagne au loto reste communiste ?<br><strong>Elle</strong> – Il faut attendre. Il n’y a que ça à faire…<br><strong>Lui</strong> (<em>poursuivant sa pensée</em>) – Moi, si je gagnais au loto, je crois que je me mettrais à croire en Dieu, en tout cas. (Un temps) Vous savez à quelle époque j’aurais aimé vivre ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – La préhistoire.<br><strong>Elle</strong> – Ah oui…<br><strong>Lui</strong> – Vous ne me demandez pas pourquoi ?<br><strong>Elle</strong> – Dites toujours.<br><strong>Lui</strong> – Parce que tout était beaucoup plus simple !<br><strong>Elle</strong> – Vous croyez ?<br><strong>Lui</strong> – Déjà, il n’y a avait pas d’avions. Donc pas de compagnies low cost. D’ailleurs, il n’y avait pas de voitures non plus. Même pas de vélo, puisqu’on n’avait pas encore inventé la roue. Quand on voulait aller quelque part, on y allait à pied. C’était beaucoup plus écologique.<br><strong>Elle</strong> – À pied ? Vous imaginez un peu ? Pour aller de Paris à Nice, ça leur prenait un mois !<br><strong>Lui</strong> – Mais pourquoi voulez-vous qu’un Néandertalien ait eu envie d’aller à Nice ? La ville de Nice n’existait pas !<br><strong>Elle</strong> – La Côte d’Azur existait bien, non ? Ces gens-là pouvaient aussi avoir envie de passer leur retraite dans un endroit agréable et bien fréquenté ou de prendre un peu de vacances au bord de la mer de temps en temps. Avec la vie qu’ils devaient mener…<br><strong>Lui</strong> – Mais il n’y avait pas de retraite, et pas de vacances ! Parce que la notion de travail n’existait pas. Il n’y avait pas de Sécurité Sociale non plus, donc pas de trou de la sécu. Pas d’état et pas de religion, donc pas de prison et pas de culpabilité.<br><strong>Elle</strong> – Je vois… La loi de la jungle, alors…<br><strong>Lui</strong> – Exactement ! J’aurais voulu vivre à l’époque où l’homme n’était qu’un animal parmi les animaux. Un peu plus malin que les autres, peut-être… L’intelligence, vous savez, ça n’a pas que des avantages…<br><em>Elle regarde autour d’elle, un peu inquiète.</em><br><strong>Elle</strong> – Je commence à me demander si ce n’est pas vous qui avez raison…<br><strong>Lui</strong> – Il nous a fallu à peine quatre millions d’années pour descendre du singe. À peine une seconde à l’échelle de l’histoire de l’univers. Il est encore possible de faire le chemin inverse…<br><strong>Elle</strong> (<em>ne comprenant pas</em>) – Pour aller où ?<br><strong>Lui</strong> – Pour retourner à l’état sauvage !<br><strong>Elle</strong> – Je parlais de notre avion ! Je me demande si je n’aurais pas mieux fait de prendre le train…<br><strong>Lui</strong> – Il y a aussi des trains qui ne partent pas à l’heure, vous savez. Et d’autres qui déraillent…<br><strong>Elle</strong> – Vous croyez au destin ?<br><strong>Lui</strong> – Ça dépend de ce que vous entendez par là…<br><strong>Elle</strong> – L’idée que tout serait déjà écrit.<br><strong>Lui</strong> – Par qui ?<br><strong>Elle</strong> – Par personne ! L’idée qu’on n’a pas vraiment le choix. Seulement l’illusion du choix. L’idée que l’endroit où on arrive à la fin est déterminé à l’avance depuis le début par une série d’aiguillages, quoi qu’on fasse. Et qu’on a juste à prendre son mal en patience…<br><strong>Lui</strong> – On n’est pas obligé de prendre le train. La preuve…<br><strong>Elle</strong> – Il y a aussi des aiguilleurs du ciel…<br><strong>Lui</strong> – Apparemment, ils sont en grève… Et si on s’en allait, tout simplement ?<br><strong>Elle</strong> – On est en zone d’embarquement.<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Vous avez vu le panneau, là-bas ?<br><strong>Lui</strong> (<em>lisant</em>) – Sortie Interdite… C’est dingue !<br><strong>Elle</strong> – On a déjà passé le contrôle de sécurité. On ne peut plus revenir en arrière…<br><strong>Lui</strong> – Et visiblement, on n’est pas prêt de décoller non plus. Mais quand est-ce qu’on pisse ?<br><strong>Elle</strong> – Je me souviens, il y a très longtemps…<br><strong>Lui</strong> (<em>la coupant</em>) – Ah, non !<br><strong>Elle</strong> – Comment ça, non ?<br><strong>Lui</strong> – Vous n’allez pas commencer à me raconter votre vie. C’est très pesant, les souvenirs, vous savez ! Il y a une limite à ne pas dépasser. C’est peut-être à cause de vous qu’on ne peut pas décoller…<br><strong>Elle</strong> – Moi ?<br><strong>Lui</strong> – Excès de bagages !<br><strong>Elle</strong> – Je n’ai qu’un petit sac…<br><strong>Lui</strong> – C’est une compagnie low cost. Imaginez qu’ils aient remplacé les avions par des ballons dirigeables.<br><strong>Elle</strong> – Des montgolfières ?<br><strong>Lui</strong> – Comment est-ce qu’on fait décoller un zeppelin, à votre avis ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Lui</strong> – On jette du lest !<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez me jeter par dessus bord ?<br><strong>Lui</strong> – Les sacs de sable ! On balance les sacs par dessus bord. Ou on les vide…<br><strong>Elle</strong> – Mais… ce n’est pas du sable que j’ai dans mon sac !<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre ?<br><em>Elle ouvre son sac, plonge la main dedans et, surprise, en sort une poignée de sable qu’elle laisse glisser entre ses doigts.</em><br><strong>Lui</strong> – Et voilà…<br><strong>Elle</strong> – Vous croyez que ça pourrait suffire ?<br><strong>Lui</strong> – Moi je n’ai pas de bagages…<br><strong>Elle</strong> – Bon…<br><em>Elle verse le sable par terre.</em><br><strong>Lui</strong> – Parfait.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – On ne décolle toujours pas…<br><strong>Lui</strong> – Mais vous devez quand même vous sentir plus légère, non ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce qu’on disait ?<br><strong>Elle</strong> – Je n’en ai plus le souvenir… Et vous ?<br><strong>Lui</strong> – Moi je n’ai jamais eu de mémoire.<br><strong>Elle</strong> – Alors pourquoi j’ai cette vague impression de déjà vu…?<br><strong>Lui</strong> – Vous croyez que nous étions faits pour nous rencontrer ?<br><strong>Elle</strong> – Si tout est écrit à l’avance. On vous aura aiguillé sur moi.<br><strong>Lui</strong> – Ou alors c’est vous qui déraillez.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez être mon mari ?<br><strong>Lui</strong> (<em>regardant autour de lui</em>) – Est-ce j’ai vraiment le choix ?<br><strong>Elle</strong> – Ça devait finir comme ça.<br><strong>Lui</strong> – C’était écrit.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – On dirait qu’il va faire beau.<br><strong>Elle</strong> – Oui, ils annoncent de l’orage.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Moi aussi, je commence à avoir envie d’aller aux toilettes.<br><strong>Lui</strong> – C’est sans doute le destin qui nous a réunis.<br><em>Ils se prennent par la main</em>.<br><strong>Lui</strong> – Un peu de compagnie…<br><strong>Elle</strong> – Ça ne peut pas faire de mal.<br><em>Ils affichent un sourire publicitaire</em>.<br><strong>Lui</strong> – Terminal 2.<br><strong>Elle</strong> – Compagnie low cost.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Sens interdit sans interdit</em><br><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="226" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp" alt="" class="wp-image-358" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-768x578.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit.webp 835w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/low-cost/">Low cost</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
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