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	<title>Archives des Amitié - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Amitié - La Sketchothèque</title>
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		<title>Baptême de l’air</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bapteme-de-lair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 12:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Ami]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Pas de panique !]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Baptême de l'air, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pas de panique !' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages</em>.<br><strong>Un</strong> – Promets-moi de ne pas paniquer…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – On vient de perdre un moteur.<br><strong>Deux</strong> – Non…? Et il y a combien de moteurs sur cet avion ?<br><strong>Un</strong> – Deux.<br><strong>Deux</strong> – Et on peut voler, avec un seul moteur ?<br><strong>Un</strong> – Oui… S’il ne tombe pas en panne lui aussi.<br><strong>Deux</strong> – Et c’est quoi, la probabilité que les deux moteurs tombent en panne en même temps ?<br><strong>Un</strong> – La même que de gagner au loto, j’imagine…<br><strong>Deux</strong> – D’accord.<br><strong>Un</strong> – Tu vois, il n’y a pas de quoi paniquer.<br><strong>Deux</strong> – Tu trouves ?<br><strong>Un</strong> – Tu joues au loto ?<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as jamais gagné ?<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Un</strong> – Eh bien tu vois… Il n’y a pas de quoi paniquer.<br><strong>Deux</strong> – OK. Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Ben… On fait demi-tour, et on retourne se poser.<br><strong>Deux</strong> – Tu as déjà posé cet engin avec un seul moteur ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Et dire que c’est la première fois que je monte dans un avion.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Tu parles d’un baptême de l’air… J’espère que je n’aurai pas l’extrême-onction pour le même prix.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Tu me promets de ne pas paniquer ?<br><strong>Deux</strong> – Quoi encore ?<br><strong>Un</strong> – On vient de perdre le deuxième moteur.<br><strong>Deux</strong> – Non…? Et ça peut voler sans aucun moteur, un avion comme ça ?<br><strong>Un</strong> – Ça peut planer.<br><strong>Deux</strong> – Alors on peut se poser, même sans moteur…<br><strong>Un</strong> – Si l’aérodrome n’est pas trop loin, oui, mais…<br><strong>Deux</strong> – Mais…?<br><strong>Un</strong> – On est trop loin pour pouvoir planer jusque là-bas.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas moi… On n’a qu’à se poser sur une route ou dans un champ. Comme dans les films…<br><strong>Un</strong> – On survole le massif du Mont-Blanc depuis un bon quart d’heure.<br><strong>Deux</strong> – Plus jamais je ne monterai dans un avion.<br><strong>Un</strong> – Hélas, c’est en effet une sérieuse possibilité…<br><strong>Deux</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Il y a bien une route, mais elle est très sinueuse. Et très encombrée. C’est le week-end, les gens partent au ski.<br><strong>Deux</strong> – On a quand même une chance de s’en sortir ?<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas évident, mais… Tu me fais confiance ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai le choix ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – OK… Je peux faire quelque chose ?<br><strong>Un</strong> – Tu as du réseau ?<br><strong>Deux</strong> – Tu veux que j’appelle pour demander du secours ?<br><strong>Un</strong> – Malheureusement, ça ne servirait à rien.<br><strong>Deux</strong> – Alors pourquoi tu me demandes si j’ai du réseau ?<br><strong>Un</strong> – Si tu veux passer un dernier coup de fil…<br><strong>Deux</strong> – Un dernier coup de fil ? À qui ? À mon avocat ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas, moi… À ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que je pourrais bien lui dire ?<br><strong>Un</strong> – Que tu l’aimes, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – On est en instance de divorce. J’ai découvert qu’elle avait une liaison avec mon meilleur ami.<br><strong>Un</strong> – Téléphone à ton meilleur ami.<br><strong>Deux</strong> – Pour lui dire que je l’aime ?<br><strong>Un</strong> – Pour l’insulter.<br><strong>Deux</strong> – À quoi ça servirait ?<br><strong>Un</strong> – Tu as raison. Il vaut mieux garder sa dignité jusqu’au bout.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Tu peux toujours l’appeler pour lui dire que tu lui pardonnes.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est bizarre. J’entends toujours comme un vrombissement des deux côtés de l’avion… Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – C’est les deux moteurs.<br><strong>Deux</strong> – Mais alors…<br><strong>Un</strong> – Quel jour on est, aujourd’hui ?<br><strong>Deux</strong> – Le 31 mars, pourquoi ?<br><strong>Un</strong> – Le 31 mars, tu es sûr ?<br><strong>Deux</strong> – Ben oui. C’est le jour où je suis né. J’avais décidé de m’offrir un baptême de l’air pour mon anniversaire.<br><strong>Un</strong> – Le 31 mars…? Ah, merde… Désolé, je croyais qu’on était le premier avril…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Pas de panique!</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="992" height="633" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg" alt="Pas de panique ! Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-2438" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg 992w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-300x191.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-768x490.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soirée diapos</title>
		<link>https://sketchotheque.net/soiree-diapos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée diapos, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Raconter sa vie, c’est un peu comme projeter des diapositives. Les clichés sont toujours moins passionnants pour les autres que les souvenirs qu’on en garde soi-même. Mais à l’heure des selfies, qui se souvient encore du charme narcoleptique des soirées diapos d’autrefois ? Pour les plus jeunes, une explication s’impose. De retour d’un voyage initiatique à l’autre bout du monde, qui à l’époque pouvait être le Maroc, la Grèce ou même le sud de la Corse, un couple d’aventuriers des congés payés réunissait ses amis les plus fidèles autour d’un buffet aux saveurs de l’ailleurs en question. Pour les gratifier, au moment du café, d’une projection de photos de vacances sur le mur blanc du salon. Auparavant, bien sûr, ces grands reporters avaient pris soin de répartir leurs centaines de diapos en différents chariots, par thématique, et soigneusement étudié l’ordre des photos, afin de donner encore davantage de sens à l’ensemble. En plus de maîtriser l’art de la photographie, il fallait aussi exceller dans celui du montage. Lors du passage d’une diapo à l’autre, ordonné par le maître de cérémonie à l’aide d’une télécommande à fil, le chargeur émettait un bruit de photocopieuse. Clic clac. Des incidents étaient bien sûr fréquents. Un chariot monté à l’envers, ou une diapo la tête en bas, et il fallait interrompre la projection pour remettre tout ça en ordre, afin de ne pas perdre une miette du spectacle et ne pas en dévoyer si peu que ce soit le message. La durée de cette interminable séance de cinéma au ralenti, où chaque image du film était commentée en live par le projectionniste, s’en trouvait augmentée d’autant. Fallait-il avoir de vrais amis pour qu’ils endurent cette épreuve avec le sourire, en faisant mine de s’extasier devant tant d’exotisme ? Quelle aventure ! À charge de revanche. L’année prochaine, c’est eux qui imposeraient à leurs amis le film des vacances de leur vie. Avoir vu, et être regardé, de retour chez soi. Pour exister un peu, au moins une fois dans sa vie. Être dans la lumière, chacun son tour. Mais toujours entre soi. Heureux qui comme eux, alors, avait fait un beau voyage. Aujourd’hui, à l’ère du temps réel, on raconte sa vie en même temps qu’on la vit. Au lieu de la vivre, même. L’existence de l’image précède l’essence du voyage. L’idée même de l’exotisme a disparu avec la mondialisation. Le voyage n’est plus qu’un déplacement. Il n’y a plus d’ailleurs. Seulement des autres parts. Il n’y a plus de souvenirs, encore moins d’avenirs. Ne reste plus qu’un éternel présent. En attendant qu’avec les hologrammes et l’intelligence artificielle, on puisse être pour toujours partout à la fois. Comme Dieu. Mais pour quoi faire ? Je viens d’un monde révolu où les seuls hologrammes étaient une image dans le miroir de l’entrée, et où l’intelligence comme la bêtise était encore tout à fait naturelle.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Death Valley</title>
		<link>https://sketchotheque.net/death-valley/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 10:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
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		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie du quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Death Valley, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Derrière nous, infiniment, la route se perd. Le bus s’immobilise sur le bas-côté et nous en descendons en titubant, aveuglés par le grand soleil, et engourdis par cette éternité passée à regarder droit devant nous jusqu’au terminus qu’est ce nouveau départ. Sans un mot, nous avançons dans le paysage lunaire. Nous n’avons plus devant nous que le désert. Nous nous baissons pour ramasser quelques cailloux, que nous lançons vers d’autres cailloux tous semblables, tous différents. Nous évitons de nous regarder. Nous avons tant parlé déjà auparavant. Nous étions ivres de paroles. Et maintenant, nous avons mal au cœur. Nous restons là un long moment silencieux, la gorge serrée, puis peu à peu nous réapprenons à parler. À faire des projets. À rêver notre vie encore une fois comme un rébus.<br>Mon premier ira à Sofia. Pour y être un poète raté. Y a-t-il des poètes réussis&nbsp;? Vaguement alcoolique. Mon premier n’est jamais allé à Sofia. Personne ne va là-bas. On n’a pas de raison d’y aller. C’est pour ça qu’il ira. Dans des arrière-salles de cafés enfumés, devant des tables couvertes de cadavres de bouteilles, il poursuivra sans fin les mots d’une langue étrangère pour en faire de mauvais vers. Il ne passera pas à la postérité. Même pas à la postérité bulgare. Il sera poète, c’est tout. Parce qu’on n’est pas poète. Parce qu’un poète, ça n’existe pas, dans la réalité. Encore moins à Sofia. Et puis un jour, trop imbibé d’alcool et de nicotine, il s’affalera sur sa table au milieu d’un long poème inachevé. Mais il sera resté fidèle à sa parole. Jusqu’au bout.<br>Mon deuxième ira à Paris. Il ouvrira une épicerie rue Alexandre Dumas. Une épicerie semblable à celles tenues par les Arabes ou les Chinois. Toujours ouverte. La nuit, le samedi, le dimanche. Mon deuxième ne sortira jamais de son magasin. Il servira les clients en leur faisant la conversation et en plaisantant. Toujours la même conversation. Les mêmes plaisanteries. Chaque fois plus insensées. Et puis un jour, les mots qu’il emploiera, toujours les mêmes pourtant, ne voudront plus rien dire du tout, seront comme une langue morte inconnue de tous et de lui-même. Alors il fermera l’épicerie : Fermé pour cause d’aphasie. Il ira à la gare de l’Est. Il prendra le train pour Bucarest. Au matin, après une nuit sans rêve, il s’éveillera sur un quai crasseux mais ensoleillé, peuplé de gens pressés et de vendeurs de sodas made in Romania.<br>C’est alors que dans le flot des voyageurs en mouvement, mon deuxième apercevra mon premier immobile, miraculeusement ressuscité, en fait jamais mort, tout bronzé, en short et en espadrilles. Alors mon premier aura retrouvé mon deuxième. Nos mots de nouveau auront un sens, et seront comme un long poème toujours recommencé, jamais fixé sur le papier. Alors je sortirai de cette gare et m’assoirai à une terrasse. Je commanderai du café à la turque, et le temps que le marc se dépose, je verrai mon destin en face. Je veillerai tard dans une nuit qui n’aura plus qu’un lendemain. Et quand le jour se lèvera, ce sera le matin. Devant moi infiniment la route se perdra.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Définition de l’amour (par défaut)</title>
		<link>https://sketchotheque.net/definition-de-lamour-par-defaut-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 16:36:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1567</guid>

					<description><![CDATA[<p>Définition de l’amour par défaut, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Ça fait combien de temps qu’on se connaît&nbsp;? Vingt ans, au moins, non&nbsp;? Pourquoi on a jamais couché ensemble, au fait&nbsp;? C’est vrai, on s’entend bien… On aurait même pu se marier&nbsp;! C’est marrant, je te vois un peu comme une ex. Alors qu’on n’est jamais sortis ensemble… On a failli, une fois, tu te souviens&nbsp;? Tu m’avais fait boire. À moins ce ne soit le contraire. On a fini chez toi, complètement bourrés. On a rigolé comme des bossus pendant toute la nuit, mais on a oublié de coucher ensemble. C’est peut-être parce qu’on s’entend trop bien, justement. Ça manquerait un peu de piment. On s’ennuierait, à la longue. C’est vrai, on se marre bien, tous les deux, mais… Je ne m’imagine pas en train de faire l’amour avec une fille qui se marre. Bon, il y a rire et rire. Je peux faire rire une fille pour coucher avec elle. Mais alors coucher avec une fille qui me fait marrer…! Non, si je couchais avec toi, j’aurais l’impression de coucher avec un copain. Avec une copine, si tu préfères. Et puis je n’aime pas les blondes. Je sais, tu n’es pas blonde. Mais tu l’étais quand je t’ai rencontrée… J’ignorais que ce n’était pas ta couleur naturelle, moi&nbsp;! À quoi ça tient, hein&nbsp;? Ce n’est pas que je n’aime pas les blondes, mais… Ça dépend. Ça devait être la couleur. Tu étais un peu trop blonde pour moi. Les filles trop blondes, je ne sais pas, ça me dégoûte un peu. Physiquement. Je ne sais pas pourquoi… Ça doit être une question de peau. Maintenant, c’est trop tard. Je t’imaginerai toujours dans la peau d’une blonde qui s’est fait teindre en brune. Et puis tu n’es pas vraiment brune… C’est pas châtain, non plus. Je ne sais pas comment appeler ça… C’est ni blond ni brun. Ce n’est pas que tu ne me plais pas, hein&nbsp;? D’ailleurs, tu plais à tous les mecs. D’habitude, c’est plutôt motivant… Mais là, non. Non, je n’arrive pas à définir exactement pourquoi je n’ai jamais eu envie de coucher avec toi… Ça doit être ça, l’amour… Je veux dire, le «&nbsp;je ne sais quoi&nbsp;» qui fait qu’on a envie de baiser ensemble, ou plus si affinité. On a réussi à cerner ce que c’était, dis donc ! Par défaut… Maintenant, pourquoi je me suis marié avec ma femme plutôt qu’avec toi ou une autre, alors là&nbsp;? Bon, déjà, à elle, je lui plaisais. C’était moins compliqué. Si je ne lui avais pas plu, est-ce que je me serais accroché…&nbsp;? Et si je m’étais accroché, est-ce que ça lui aurait plu…&nbsp;? On ne le saura jamais. L’amour partagé, c’est plus simple, mais c’est moins… Comment dire…&nbsp;? À vaincre sans péril, on a le triomphe modeste. D’ailleurs, je me demande ce qu’elle a bien pu me trouver&nbsp;? Tu as une idée, toi…&nbsp;&nbsp;? Je pourrais lui demander, tu me diras, mais… Si elle me retourne la question… Des fois, il y a des sujets qu’il vaut mieux ne pas aborder. Un peu de mystère, dans le couple, ça ne peut pas nuire. Enfin, il ne faut pas exagérer, non plus. Une fois je suis sorti avec une fille. Au bout d’un an, elle m’a plaqué. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a répondu qu’elle s’emmerdait au lit avec moi. Un an&nbsp;! Il y a des limites à la discrétion… Alors maintenant, pourquoi elle est sortie avec moi pendant un an&nbsp;? Je n’ai même pas pensé à lui demander… Il devait quand même bien y avoir une raison&nbsp;! Ou alors elle m’a menti. Sur mes performances sexuelles, je veux dire… Pour se venger… Je ne dis pas ça parce que ça m’a vexé dans mon orgueil de mâle, hein&nbsp;? Ça m’a un peu surpris, c’est tout. C’est vrai, j’ai plutôt la réputation d’être un bon coup. Et toi&nbsp;? Non, je veux dire, et toi, tu ne veux vraiment pas me dire pourquoi tu n’as jamais eu envie de sortir avec moi&nbsp;? Tu n’es pas obligée de me répondre, hein&nbsp;?</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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		<title>Bataille</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bataille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 15:17:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Masque]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[Pistolet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bataille, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une table et deux chaises. Un personnage arrive côté jardin, sur le qui-vive. Un autre arrive côté cour, méfiant lui aussi. Ils portent tous les deux des masques sanitaires.<br></em><strong>Un</strong> – Vous êtes bien Monsieur Martin ?<br><strong>Deux</strong> – Euh… Oui.<br><em>L’autre sort un pistolet.</em><br><strong>Un</strong> – Je suis tueur à gages, et j’ai pour mission de vous éliminer. Désolé…<br><em>Son interlocuteur sort également un pistolet.</em><br><strong>Deux</strong> – Bataille. Je suis tueur à gages moi aussi, et j’ai un contrat sur votre tête.<br><em>L’autre, surpris, retire son masque.</em><br><strong>Un</strong> – Marco ?<br><strong>Deux</strong> (<em>retirant son masque également</em>) – Gégé ?<br><strong>Un</strong> – Il me semblait bien avoir reconnu ta voix.<br><em>Ils baissent leurs armes et se font la bise.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors comment ça va ?<br><strong>Un</strong> – Ça va, je suis descendu dans le Sud. J’habite à Marseille, maintenant. Mais je fais parfois quelques extras sur Paris.<br><strong>Deux</strong> – D’accord… Alors c’est pour ça qu’on ne te voit plus beaucoup à Paname. Et le business, à Marseille ? C’est un gros marché, non ?<br><strong>Un</strong> – Oui, il y a pas mal de travail. Mais beaucoup d’amateurisme, aussi. Les gens préfèrent régler ça en famille ou entre amis. C’est rare qu’ils aient recours à un vrai professionnel.<br><strong>Deux</strong> – Résultat des courses, une fois sur deux, ils finissent en prison.<br><strong>Un</strong> – Eh oui… Et toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça peut aller. En ce moment, c’est un peu mort, mais bon…<br><strong>Un</strong> – Les gens comptent sur cette épidémie pour faire le boulot à notre place, sans que ça ne leur coûte rien.<br><strong>Deux</strong> – C’est sûr que le marché des maisons de retraite et des viagers, pour le moment, c’est sinistré.<br><strong>Un</strong> – Eh oui… Pour notre profession aussi, c’est la crise.<br><strong>Deux</strong> – Et nous, on ne reçoit aucune aide de l’État.<br><strong>Un</strong> – Bon, tout ça c’est bien, mais qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Deux</strong> – Si on commence à se flinguer entre nous, où va-t-on ?<br><strong>Un </strong>– Oui, mais en attendant, un contrat, ça reste un contrat.<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison.<br><em>Chacun pointe de nouveau son arme en direction de l’autre.</em><br><strong>Un</strong> – Ravi de t’avoir revu une dernière fois, mon vieux.<br><strong>Deux</strong> – Moi aussi…<br><em>Ils appuient ensemble sur la gâchette, et on entend deux déflagrations avec silencieux façon Tontons Flingueurs. Ils s’écroulent ensemble.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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		<title>Cadeau</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cadeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Ami]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Cadeau]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cadeau, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table. Sur la table une bouteille de champagne dans un seau, et deux coupes. Un autre personnage arrive.</em><br><strong>Un</strong> – Tu es là depuis longtemps ?<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Cinq minutes. Ça va ?<br><em>Ils se font la bise, avant de se rasseoir.</em><br><strong>Un</strong> – Très bien. Et toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va.<br><strong>Un</strong> – Du champagne ? En quel honneur ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne devines pas ?<br><strong>Un</strong> – Évidemment… Alors, ça fait quel effet d’avoir un an de plus ?<br><strong>Deux</strong> – Tu y as pensé… C’est gentil.<br><strong>Un</strong> – Mieux que ça… (<em>Il sort une enveloppe de sa poche et lui tend</em>.) Tiens, je ne savais pas quoi t’offrir, alors…. voilà.<br><em>L’autre semble un peu sur la défensive.</em><br><strong>Deux</strong> – Une enveloppe ? Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – Ouvre, tu verras…<br><strong>Deux</strong> – On va trinquer d’abord, pendant qu’il est bien frais.<br><em>Il remplit les deux coupes. Ils trinquent.</em><br><strong>Un</strong> – Allez ! Bon anniversaire !<br><strong>Deux</strong> – Merci ! À la tienne !<br><em>Ils boivent.</em><br><strong>Un</strong> – Alors, tu l’ouvres, cette enveloppe ?<br><em>L’autre n’est toujours pas très emballé.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai… Alors là, tu m’intrigues… Qu’est-ce que ça peut bien être ?<br><em>Il ouvre l’enveloppe.</em><br><strong>Un</strong> – Je ne savais pas ce qui te ferait plaisir, alors je me suis dit que ça, au moins, c’était un cadeau original.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que c’est encore un bon pour un saut en parachute ou quelque chose comme ça…<br><em>Il sort un papier de l’enveloppe et le regarde.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Un avoir… chez un tueur à gages.<br><strong>Un</strong> – Je te l’avais dit… c’est original.<br><strong>Deux</strong> (<em>lisant toujours</em>) – Supprimez qui vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Il faut juste inscrire le nom du bénéficiaire dans la case vide.<br><strong>Deux</strong> – Le bénéficiaire…?<br><strong>Un</strong> – La personne dont tu rêverais de te débarrasser !<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, pour être sûr qu’il n’y aura pas d’erreur, tu peux aussi mettre l’adresse et joindre une photo.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ça te plaît ?<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est… C’est vrai que c’est original, comme cadeau.<br><strong>Un</strong> – Et… tu as déjà une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Une idée ?<br><strong>Un</strong> – Le nom de la personne que tu vas inscrire dans la case !<br><strong>Deux</strong> – Ah, je… Non, pas encore… Il faudra que je réfléchisse…<br><strong>Un</strong> – Attention, tu n’as droit qu’à un seul nom. Et tu ne pourras jamais recommencer. C’est bien précisé dans le contrat.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, ça pourrait devenir suspect, tu comprends.<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr. Bon ben… Oui, je vais y penser…<br><strong>Un</strong> – Pas trop longtemps, hein ? Tu as vu, c’est valable pendant un an seulement.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ils s’engagent à exécuter le contrat dans les six mois qui suivent la remise du formulaire. Satisfait ou remboursé !<br><strong>Deux</strong> – Non, non, c’est… C’est un super cadeau.<br><strong>Un</strong> – Tu as bien une petite idée… Si tu devais supprimer une seule personne sur cette terre…<br><strong>Deux</strong> – J’ai bien un nom qui me vient mais…<br><strong>Un </strong>– Bon, c’est bien spécifié que ça doit être une personne ordinaire, hein ? Pas un président en exercice, un animateur télé ou une célébrité quelconque. Non, quelqu’un de la famille, par exemple. Un ami ou…<br><strong>Deux</strong> – Un ami ?<br><strong>Un</strong> – Un ami qui t’aurait trahi.<br><strong>Deux</strong> – Trahi ?<br><strong>Un</strong> – Un type qui aurait couché avec ta femme, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – Tu es en train de me dire que ma femme me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Mais pas du tout ! C’est juste un exemple. Ça peut être… Je ne sais pas moi… Ta belle-mère, ton patron, ton percepteur… Ou ta femme, tiens.<br><strong>Deux</strong> – Parce qu’elle me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Parce que tu ne la supportes plus ! Tu veux retrouver ta liberté, mais tu n’as pas non plus envie de lui payer une pension alimentaire jusqu’à la fin de ta vie.<br><strong>Deux</strong> – Je m’entends très bien avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas qu’il n’y a personne dans ton entourage sans qui ta vie serait plus agréable.<br><strong>Deux</strong> – Au point de le tuer ? Non, je ne vois pas…<br><strong>Un</strong> – Ce que tu peux être agaçant, parfois… Je ne sais pas, moi… Quelqu’un qui t’énerve, tout simplement.<br><em>L’autre commence à sortir de ses gonds.</em><br><strong>Deux</strong> – Quelqu’un qui m’énerve… parce qu’il m’offre tous les ans des cadeaux à la con pour mon anniversaire, par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Tu trouves que je t’offre toujours des cadeaux à la con ?<br><strong>Deux</strong> – L’année dernière, c’était un bon d’achat pour dix séances d’essai chez un psychanalyste ! Et l’année d’avant, c’était pour organiser ma propre disparition !<br><strong>Un</strong> – D’ailleurs, celui-là, tu ne l’as même pas utilisé.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Je vais mettre ton nom…<br><em>L’autre le regarde griffonner sur le papier, avec un air inquiet.</em><br><strong>Un</strong> – Non, mais tu peux encore réfléchir un peu… Je te ressers ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Événement</title>
		<link>https://sketchotheque.net/evenement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 13:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Cimetière]]></category>
		<category><![CDATA[Enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Minute papillon]]></category>
		<category><![CDATA[Animal]]></category>
		<category><![CDATA[Cercueil]]></category>
		<category><![CDATA[Papillon]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Événement, un sketch humoristique extrait du recueil 'Minute, papillon!' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages debout l’un à côté de l’autre face au public, dans une attitude de recueillement un peu forcée.<br></em><strong>Un</strong> – Tu as vu, c’est marrant ?<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Il y a un papillon posé sur le cercueil.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – C’est sûrement les fleurs qui l’attirent.<br><strong>Deux</strong> – Le malheur des uns…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Je me demande un peu ce que je fous là.<br><strong>Deux</strong> – Oui, moi aussi.<br><strong>Un</strong> – Ça fait tellement longtemps qu’on ne l’avait pas vu.<br><strong>Deux</strong> – C’était quand, déjà ?<br><strong>Un</strong> – Pour son mariage, non ?<br><strong>Deux</strong> – Et maintenant on le revoit pour son enterrement.<br><strong>Un</strong> – Enfin… revoir, c’est une façon de parler.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – Tu l’as vu ?<br><strong>Deux</strong> – Oui… Comme je n’avais jamais vu un mort, c’était l’occasion.<br><strong>Un</strong> – L’occasion ?<br><strong>Deux</strong> – On n’était pas vraiment proches… Je me suis dit que ce serait moins traumatisant. Pour une première fois…<br><strong>Un</strong> – Comment ça, une première fois ?<br><strong>Deux</strong> – Imagine que tu meurs demain, et que je veuille te rendre un dernier hommage… Ça me ferait un drôle d’effet, de voir ton cadavre. Je veux dire, nous on se connaît. Je t’aurais vu la veille, bien vivant… Alors forcément…<br><strong>Un</strong> – Ouais…<br><strong>Deux</strong> – Tandis que lui, depuis le temps qu’on ne l’avait pas vu…<br><strong>Un</strong> – Mmm…<br><strong>Deux</strong> – Tu as déjà vu un mort, toi ?<br><strong>Un</strong> – Non… (<em>Un temps</em>) Et alors ?<br><strong>Deux</strong> – C’est curieux… C’est comme si… il ne restait plus que l’emballage.<br><strong>Un</strong> – L’emballage ?<br><strong>Deux</strong> – L’enveloppe est là, mais… il n’y a plus rien à l’intérieur, tu vois ?<br><strong>Un</strong> – Ouais…<br><strong>Deux</strong> – Et son visage… Comme un masque, mais plus personne derrière.<br><strong>Un</strong> – Oui, j’ai pigé l’idée générale.<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, moi, si je meurs le premier, je te dispense de rendre un dernier hommage à ma dépouille. Parce que là… je t’assure que j’ai bien compris ce que ça voulait dire.<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Dépouille !<br><strong>Un</strong> – Ah, oui…<br><strong>Deux</strong> – C’est le nom qu’on donne à la peau d’un animal après avoir enlevé ce qui était à l’intérieur. Eh ben nous, c’est pareil. Quand on est mort, il ne reste plus que l’emballage.<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas si l’emballage est consigné.<br><strong>Deux</strong> – Non, franchement, ne t’emmerde pas à venir à mon enterrement, parce que moi, je n’y serai pas…<br><strong>Un</strong> – Je me demande surtout ce qu’on est venu foutre au sien. Si tu ne m’avais pas prévenu… Je déménage au moins une fois par an, alors tu penses bien. Ils ne devaient plus avoir mon adresse.<br><strong>Deux</strong> – C’est notre cousin, non ?<br><strong>Un</strong> – Petit-cousin, il me semble.<br><strong>Deux</strong> – C’est quoi, exactement, un petit-cousin ?<br><strong>Un</strong> – Le fils d’un cousin, je crois… Comment ils t’ont retrouvé, toi ?<br><strong>Deux</strong> – Par Facebook.<br><strong>Un</strong> – D’accord…<br><strong>Deux</strong> – C’est la première fois que je suis invité à un enterrement par Facebook.<br><strong>Un</strong> – Ils n’ont pas créé un événement, quand même ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne crois pas.<br><strong>Un</strong> – Il y a énormément de monde… Il était si populaire que ça, notre petit-cousin ?<br><strong>Deux</strong> – Il avait quand même près de 5000 amis Facebook.<br><strong>Un</strong> – Ah, ouais…<br><strong>Deux</strong> – Ils ont peut-être créé un événement, finalement.<br><strong>Un</strong> – Ses amis ont dû croire que c’était un spectacle. Et comme c’était gratuit.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr que ce n’en est pas un ?<br><strong>Un</strong> – Un quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Un spectacle !<br><strong>Un</strong> – Va savoir…<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, il faut que je pense à le retirer de ma liste.<br><strong>Un</strong> – Ta liste ?<br><strong>Deux</strong> – Ma liste d’amis Facebook !<br><strong>Un</strong> – Attends au moins la fin de la cérémonie…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/minute-papillon/">Minute, papillon!</a></p>



<p><a href="https://sketchotheque.net/minute-papillon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/minute-papillon/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="328" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/minute-papillon-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Minute, papillon!" class="wp-image-500" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/minute-papillon-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/minute-papillon-jean-pierre-martinez-bandeau-300x246.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fatal comique</title>
		<link>https://sketchotheque.net/fatal-comique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 10:25:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Mélimélodrames]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fatal comique, un sketch humoristique extrait du recueil 'Mélimélodrames' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Sur une table basse, une cafetière, deux tasses et un journal. Pierre entre en robe de chambre. Il se sert une tasse de café et prend le journal pour le lire. Marie, sa femme, arrive.<br></em><strong>Marie</strong> – Ça va ?<br><strong>Pierre</strong> – Ça va.<br><em>Marie se sert une tasse et observe Pierre.</em><br><strong>Marie</strong> – Tu as l’air soucieux… Un problème ?<br><strong>Pierre</strong> – Non… Enfin… Toujours pas d’idée pour ma nouvelle pièce.<br><strong>Marie</strong> – Ne t’inquiète pas, ça va venir… Ça finit toujours par venir, non ?<br><strong>Pierre</strong> – Oui… Jusqu’à maintenant…<br><strong>Marie</strong> – Il n’y a pas une bonne histoire, dans le journal, dont tu pourrais t’inspirer ?<br><em>Il repose le journal.</em><br><strong>Pierre</strong> – Les nouvelles sont de plus en plus déprimantes… Je crois que je vais arrêter de lire la presse. J’ai déjà arrêté de regarder la télé et d’écouter la radio…<br><strong>Marie</strong> – C’est vrai que tout ça n’est pas très gai, mais bon. D’un autre côté… c’est pour ça qu’on aura toujours besoin d’auteurs comme toi.<br><strong>Pierre</strong> – Ah oui ? Et c’est quoi, un auteur comme moi ?<br><strong>Marie</strong> – Tu sais bien… Quelqu’un pour nous faire rire… Un comique !<br><strong>Pierre</strong> – Un comique ? Alors c’est comme ça que tu me vois ? Comme un comique !<br><strong>Marie</strong> – Il faut bien des auteurs pour nous écrire de bonnes comédies ! Oublier un peu nos soucis… Nous faire passer un bon moment en ne pensant à rien…<br><strong>Pierre</strong> – En ne pensant à rien ?<br><strong>Marie</strong> – Excuse-moi… Je veux dire… en pensant à autre chose.<br><strong>Pierre</strong> – Je vois… Donc pour toi, je suis seulement un amuseur… Un type qui fait diversion… Qui détourne l’attention du peuple des vrais problèmes de la société…<br><strong>Marie</strong> – Le peuple ! Tout de suite, les grands mots… Divertir le public, il n’y a pas de honte à ça, si ?<br><strong>Pierre</strong> – Je ne sais pas… On peut aussi avoir envie d’autre chose…<br><strong>Marie</strong> – Quoi, par exemple ?<br><strong>Pierre</strong> – D’être utile…<br><strong>Marie</strong> – Pour moi, distraire les gens, leur faire retrouver le sourire, c’est très utile. Et ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir ce talent.<br><strong>Pierre</strong> – Ouais…<br><strong>Marie</strong> – Quoi ?<br><strong>Pierre</strong> – Des comédies, j’en ai déjà écrit près d’une centaine.<br><strong>Marie</strong> – Et ça a toujours été de gros succès.<br><strong>Pierre</strong> – Oui, mais je commence à être à court d’idées. Je me demande si je n’en ai pas fait le tour.<br><strong>Marie</strong> – Tu veux arrêter d’écrire ?<br><strong>Pierre</strong> – Ça je ne suis pas sûr d’y arriver non plus… Non, je me demandais si…<br><strong>Marie</strong> – Quoi ?<br><strong>Pierre</strong> – Et si j’essayais un autre genre ?<br><strong>Marie</strong> – Un roman, tu veux dire ? Depuis des années, je te répète que tu devrais essayer. Il y a des romans très drôles, aussi…<br><strong>Pierre</strong> – Malheureusement, je ne suis pas romancier, je le sais bien. Le théâtre, je ne sais rien faire d’autre.<br><strong>Marie</strong> – Bon, alors il ne te reste plus qu’à trouver un bon sujet de comédie.<br><strong>Pierre</strong> – Et si j’écrivais… un autre genre de pièces.<br><strong>Marie</strong> – Un autre genre de pièce ?<br><strong>Pierre</strong> – Un truc qui ne soit pas forcément drôle, tu vois ?<br><strong>Marie</strong> – Une comédie pas drôle ?<br><strong>Pierre</strong> – Non, pas une comédie, justement !<br><strong>Marie</strong> – Tu veux dire… une comédie dramatique ?<br><strong>Pierre</strong> – Je veux dire pas une comédie du tout !<br><strong>Marie</strong> – Tu veux écrire un drame ?<br><strong>Pierre</strong> – Un drame, une tragédie… Appelle ça comme tu veux.<br><strong>Marie</strong> – Bon…<br><strong>Pierre</strong> – Quoi ?<br><strong>Marie</strong> – Je ne sais pas… (<em>Silence</em>) Tu es sûr que ça va ?<br><strong>Pierre</strong> – Je n’ai plus d’idée de comédie. Je voudrais essayer d’écrire autre chose. C’est pas un drame, non plus !<br><strong>Marie</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Tu veux encore du café ?<br><strong>Pierre</strong> – Non, merci.<br><strong>Marie</strong> – Bon, alors je te laisse réfléchir… à ta nouvelle pièce.<br><em>Elle sort. Il soupire et ouvre à nouveau son journal. Le téléphone sonne. Il répond.</em><br><strong>Pierre</strong> – Oui ? Ah oui… Non, non, je voulais t’appeler justement… Écoute, je ne sais pas encore… Non, pour l’instant, je suis en panne d’inspiration. Oui, je sais, j’ai toujours dit que ça n’existait pas. Mais tu sais l’inspiration, c’est comme Dieu. On dit que ça n’existe pas jusqu’au moment où on en a vraiment besoin… Et toi, ça va ? Bon… Je vois… D’accord… Écoute, il va falloir que je te laisse, là… On s’appelle et on essaie de déjeuner ensemble la semaine prochaine ? OK, on fait comme ça… Salut, t’embrasse.<br><em>Marie revient, l’air un peu embarrassé.</em><br><strong>Marie</strong> – Je dois faire quelques courses, je n’en ai pas pour longtemps. Ça va ?<br><strong>Pierre</strong> – Euh… oui. Depuis tout à l’heure, la situation n’a pas beaucoup évolué, mais oui. Ça va.<br><strong>Marie</strong> – Bon, alors j’y vais.<br><strong>Pierre</strong> – C’est ça. À tout à l’heure.<br><em>Elle sort. Il reprend la lecture de son journal, mais à peine a-t-il commencé que la sonnette de la porte d’entrée retentit. Il sort un instant pour aller ouvrir et revient accompagné d’une femme.</em><br><strong>Alex</strong> – Je ne te dérange pas, j’espère ?<br><strong>Pierre</strong> – Non, non, pas du tout, j’étais en train de… Tu veux un café ?<br><strong>Alex</strong> – Merci, ça ira.<br><strong>Pierre</strong> – C’est sympa de passer comme ça à l’improviste.<br><strong>Alex</strong> – Quand on habite le même immeuble que son agent, c’est toujours un risque de le voir débarquer sans avoir été invité…<br><strong>Pierre</strong> – Il va peut-être falloir que je déménage, alors…<br><em>Sourires, suivi d’un silence embarrassé.</em><br><strong>Alex</strong> – Tu es sur quoi, en ce moment ?<br><strong>Pierre</strong> – Rien… J’étais au téléphone avec… Comment elle s’appelle, déjà… Tu sais, cette comédienne qui jouait dans… Elle est devenue éditrice.<br><strong>Alex</strong> – Éditrice ?<br><strong>Pierre</strong> – Tu sais ce que c’est. La vie est cruelle pour les comédiennes. Surtout pour les jeunes premières. Passée la trentaine…<br><strong>Alex</strong> – Tu cherches un nouvel éditeur ?<br><strong>Pierre</strong> – Pas spécialement… C’est elle qui m’a appelé. Elle voulait juste prendre de mes nouvelles… Ça commence à m’inquiéter. Tout le monde me demande si ça va aujourd’hui…<br><strong>Alex</strong> – Et… ça va ?<br><strong>Pierre</strong> – Ça va, je te remercie… C’est dingue…<br><strong>Alex</strong> – Quoi ?<br><strong>Pierre</strong> – Je termine la conversation en lui disant : « on se rappelle et on déjeune…? » Ça m’est sorti comme ça. L’habitude. Finalement, on aurait aussi bien pu déjeuner ensemble à midi.<br><strong>Alex</strong> – Qu’est-ce que tu veux… C’est Paris… On est tous débordés…<br><strong>Pierre</strong> – Ou alors on a rien à foutre et on fait semblant…<br><strong>Alex</strong> – Ouais…<br><strong>Pierre</strong> – Toi, par exemple. Tu es particulièrement débordée, aujourd’hui ? (<em>Silence</em>) Non, évidemment, sinon, tu ne serais pas là. Tu imagines ? Tu acceptes de déjeuner comme ça à l’improviste… Le lendemain, tout Paris va savoir que tu n’as rien à foutre de tes journées. Que plus personne ne veut travailler avec toi. Que tu es au chômage. Ou pire que tu es sur liste noire… Du coup, plus personne ne t’appellerait, et tu serais vraiment total has been.<br><strong>Alex</strong> – Ouais… (<em>Silence</em>) Et sinon, elle, ça va ?<br><strong>Pierre</strong> – Qui ça ?<br><strong>Alex</strong> – Ton éditrice !<br><strong>Pierre</strong> – Je ne sais pas… Tu as raison… Finalement, c’est peut-être elle qui ne va pas bien. Elle m’a appelé parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un. Et moi, je lui ai presque raccroché au nez… J’aurais dû lui proposer de déjeuner avec elle à midi… Et toi, ça va ?<br><strong>Alex</strong> – Ça va…<br><strong>Pierre</strong> – Tu es sûre que tu ne veux pas du café ?<br><strong>Alex</strong> – Sûre… (<em>Silence</em>) Tu écris un peu, en ce moment ?<br><strong>Pierre</strong> – Non, pas vraiment. Je crois que je suis arrivé au bout de quelque chose là. Il faudrait que je change un peu de style.<br><strong>Alex</strong> – Oui, je sais, j’ai croisé Marie dans l’escalier.<br><strong>Pierre</strong> – Ne me dis pas que c’est pour ça que tu es passée me voir.<br><strong>Alex</strong> – Alors comme ça, tu veux écrire un drame.<br><strong>Pierre</strong> – Oui, enfin… Pourquoi pas ?<br><strong>Alex</strong> – C’est une blague, c’est ça ?<br><strong>Pierre</strong> – Tu vois, Alex, c’est ça mon problème. La simple idée que j’envisage d’écrire autre chose qu’une comédie, les gens prennent ça pour une blague.<br><strong>Alex</strong> – Disons que… ce n’est pas sur ce terrain-là qu’on t’attend habituellement.<br><strong>Pierre</strong> – Et ?<br><strong>Alex</strong> – Ça risque de surprendre ton public… De le décevoir, peut-être…<br><strong>Pierre</strong> – Le décevoir ? Je n’ai encore pas écrit une ligne, et tu me dis déjà que ce sera décevant. Merci de tes encouragements. Au moins, je sais pourquoi j’ai un agent.<br><strong>Alex</strong> – Et… tu as déjà un sujet ?<br><strong>Pierre</strong> – Non… C’est juste une idée…<br><strong>Alex</strong> – Bon, donc c’est juste une idée.<br><strong>Pierre</strong> – C’est ça…<br><strong>Alex</strong> – Excuse-moi, je me suis peut-être emballée un peu vite.<br><strong>Pierre</strong> – Je ne sais pas… Je pensais écrire quelque chose sur ces migrants qui viennent s’échouer sur nos côtes. Quand ils ne sont pas morts noyés pendant la traversée, évidemment…<br><strong>Alex</strong> – Une comédie, tu veux dire ? (<em>L’autre lui lance un regard navré.</em>) Excuse-moi, je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça… Alors c’est sérieux, tu veux vraiment écrire quelque chose de…<br><strong>Pierre</strong> – Je n’ai plus vingt ans… Toi non plus… Il serait peut-être temps qu’on commence à s’interroger sur le monde qui nous entoure, non ?<br><strong>Alex</strong> – Le monde qui nous entoure ?<br><strong>Pierre</strong> – Imagine qu’après notre mort, on soit réincarnés. Comme ça. Au hasard. Le monde est principalement peuplé de gens qui ont une vie de merde. Si on peut appeler ça une vie. Si on y réfléchit bien, à part une minorité de privilégiés, dont les plus chanceux vivent dans des paradis fiscaux, la Terre est un enfer.<br><strong>Alex</strong> – Et alors ?<br><strong>Pierre</strong> – Et alors ? Statistiquement, la réincarnation, c’est l’enfer assuré… Si on ne change pas le monde de notre vivant, on est à peu près certain de vivre un enfer quand on sera réincarnés !<br><em>Alex le regarde, estomaquée.</em><br><strong>Alex</strong> – OK…<br><strong>Pierre</strong> – Je te laisse réfléchir à ça. Je vais m’habiller…<br><em>Il sort. Marie revient.</em><br><strong>Marie</strong> – Alors ?<br><strong>Alex</strong> – Il va très mal.<br><strong>Marie</strong> – Je te l’avais dit.<br><strong>Alex</strong> – Il est en plein délire. Il parle de la mort. Du paradis. De l’enfer.<br><strong>Marie</strong> – Non ?<br><strong>Alex</strong> – Il veut écrire une pièce sur les exilés.<br><strong>Marie</strong> – Les exilés fiscaux ?<br><strong>Alex</strong> – Les exilés économiques !<br><strong>Marie</strong> – Tu veux dire… les retraités qui vont s’installer au Portugal ou au Maroc, parce que la vie est moins chère là-bas ?<br><strong>Alex</strong> – Les migrants ! En Méditerranée ! La jungle de Calais.<br><strong>Marie</strong> – Ce n’est pas vrai… Il te l’a dit ?<br><strong>Alex</strong> – J’ai essayé de lui parler, mais il ne veut rien savoir.<br><strong>Marie</strong> – Il est où ?<br><strong>Alex</strong> – Il est parti s’habiller.<br><strong>Marie</strong> – Je ne comprends pas… Jusqu’à ce matin, il était tout à fait normal. Enfin… il était comme d’habitude, quoi…<br><strong>Alex</strong> – Ce n’est peut-être que passager. Il doit être un peu déprimé. Mais il ne faut pas prendre ça à la légère.<br><strong>Marie</strong> – C’est sûr… J’ai du mal à le dire mais… j’ai l’impression qu’il a des tendances suicidaires.<br><strong>Alex</strong> – Il faudrait lui suggérer de voir un médecin.<br><strong>Marie</strong> – Un psychiatre, tu veux dire ?<br><strong>Alex</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Marie</strong> – Parfois avec une simple cure de vitamines… Un homéopathe ?<br><em>Pierre revient.</em><br><strong>Pierre</strong> – Ah, tu es revenue ?<br><strong>Alex</strong> – Je vais vous laisser.<br><strong>Pierre</strong> – Non, mais je ne te chasse pas.<br><strong>Alex</strong> – J’allais partir, de toute façon. J’ai… Il faut que j’y aille. J’ai une grosse journée. On s’appelle et on déjeune ensemble ?<br><em>Il sort. Marie lance à Pierre un regard embarrassé.</em><br><strong>Marie</strong> – Je lui ai simplement dit que tu étais là, et que si elle voulait monter prendre un café…<br><strong>Pierre</strong> – Elle n’en a pas voulu.<br><strong>Marie</strong> – Quoi ?<br><strong>Pierre</strong> – Du café. Je lui en ai proposé, elle n’en a pas voulu.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Marie</strong> – Mais qu’est-ce que tu cherches, Pierre, au juste ?<br><strong>Pierre</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Marie</strong> – On n’est pas bien, ensemble ?<br><strong>Pierre</strong> – Mais si, ce n’est pas la question.<br><strong>Marie</strong> – Tu as une maîtresse, c’est ça ?<br><strong>Pierre</strong> – Mais non, pas du tout !<br><strong>Marie</strong> – On a la vie qu’on voulait, non ? Tu fais le métier que tu aimes. Tu n’as pas de patron. Tu gagnes bien ta vie.<br><strong>Pierre</strong> – Je sais.<br><strong>Marie</strong> – Mais alors qu’est-ce qui se passe ?<br><strong>Pierre</strong> – Tout ça n’a plus de sens pour moi. J’ai besoin… d’essayer autre chose.<br><strong>Marie</strong> – Mais pourquoi ?<br><strong>Pierre</strong> – Je ne sais pas… Pour qu’à mon enterrement, les gens ne se contentent pas de dire : celui-là, c’était un comique…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Marie</strong> – Tu veux qu’on déménage ?<br><strong>Pierre</strong> – Ailleurs, ce serait pareil.<br><strong>Marie</strong> – Tu ne vas pas faire une bêtise, au moins ?<br><strong>Pierre</strong> – Une bêtise ? Comme quoi ?<br><em>Marie tente de cacher son trouble.</em><br><strong>Marie</strong> – Je te laisse travailler…<br><em>Elle sort. Il reste un instant perplexe. Il prend un cahier et un crayon et essaie d’écrire, mais visiblement, l’inspiration n’est pas au rendez-vous. Il décroche le téléphone et compose un numéro.</em><br><strong>Pierre</strong> – Oui, pardon, c’est encore moi… Écoute, finalement, j’ai réussi à me libérer pour ce soir. Tu pourrais venir dîner à la maison ? Je voudrais te parler d’un nouveau projet… Oui, bien sûr, viens avec ton mari. OK, vingt heures, c’est parfait. Bon, alors à ce soir…<br><em>Il raccroche. Il reprend le cahier et le crayon, et il commence à écrire avec fébrilité. Il s’interrompt et s’adresse au public.</em><br><strong>Pierre</strong> – Vous allez voir. Cette fois, vous n’allez pas rigoler.<br><em>Il se remet à écrire.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/">Mélimélodrames</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="282" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Mélimélodrames de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-498" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau-300x212.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Retour</title>
		<link>https://sketchotheque.net/retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 16:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1204</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Fred arrive d’un côté, Cécile de l’autre.</em><br><strong>Cécile</strong> – Fred ? Qu’est-ce que tu fais ici ?<br><strong>Fred</strong> – Eh bien tu vois, je… Je suis revenu.<br><strong>Cécile</strong> – Revenu ?<br><strong>Fred</strong> – J’habite à Paris, maintenant.<br><strong>Cécile</strong> – Super… Ça me fait plaisir de te voir.<br><strong>Fred</strong> – Moi aussi… Comment ça va ?<br><strong>Cécile</strong> – Ça va… Ça va mieux.<br><strong>Fred</strong> – Je suis vraiment désolé.<br><strong>Cécile</strong> – C’est la vie. Mais c’est dur…<br><strong>Fred</strong> – Je comprends.<br><strong>Cécile</strong> – Pour vous aussi, j’imagine. C’était votre ami.<br><strong>Fred</strong> – Oui.<br><strong>Cécile</strong> – Et toi, comment ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Ça va.<br><strong>Cécile</strong> – Tu vas rester longtemps à Paris ?<br><strong>Fred</strong> – J’ai acheté une maison.<br><strong>Cécile</strong> – Tu as réussi à trouver une maison à Paris ?<br><strong>Fred</strong> – Je travaille dans l’immobilier, tu sais.<br><strong>Cécile</strong> – Ah oui, c’est vrai.<br><strong>Fred</strong> – Parc Montsouris.<br><strong>Cécile</strong> – Parc Montsouris… C’est le Sud, non ?<br><strong>Fred</strong> – Le Sud de Paris, oui. C’est la première fois que j’achète une maison. Jusque là… j’étais plutôt du genre nomade.<br><strong>Cécile</strong> – Et Max, tu l’as revu ?<br><strong>Fred</strong> – Je le quitte à l’instant, là. Il m’a filé un coup de main pour mon déménagement.<br><strong>Cécile</strong> – Les copains, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Fred</strong> – Oui… Et toi, tu les vois toujours ? Je veux dire… depuis qu’ils sont divorcés.<br><strong>Cécile</strong> – Bien sûr. Alice est une amie…<br><strong>Fred</strong> – Ah oui, c’est vrai… Je crois même que sans toi…<br><strong>Cécile</strong> – Quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Non, rien… Et donc toi… tu vas rester dans le coin.<br><strong>Cécile</strong> – Pour l’instant, oui. Après on verra. Je ne sais pas très bien où j’en suis.<br><strong>Fred</strong> – Je comprends… Alors on se reverra ?<br><strong>Cécile</strong> – Peut-être. Mais là, je vais devoir y aller…<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr. D’ailleurs moi aussi.<br><strong>Cécile</strong> – À bientôt, peut-être…<br><em>Ils s’apprêtent à partir chacun de leur côté. Il la rappelle.</em><br><strong>Fred</strong> – Cécile ?<br><strong>Cécile</strong> – Oui ?<br><strong>Fred</strong> – Si je t’avais demandé de partir avec moi aux États-Unis, ce soir-là, tu m’aurais suivi ?<br><strong>Cécile</strong> – Tu ne me l’as pas demandé.<br><em>Elle sourit et s’en va. Il reste là un instant, et part à son tour.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Les amis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-amis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 16:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1202</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les amis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/les-amis/">Les amis</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis à une table, et prennent un café. Silence embarrassé.<br></em><strong>Fred</strong> – Je ne savais pas qu’il était malade… Enfin… malade du cœur, je veux dire.<br><strong>Max</strong> – Moi non plus.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr. Sinon tu me l’aurais dit…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Il n’en avait parlé à personne. Pas même à sa femme, apparemment.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne m’étonne pas. Vincent… il avait un tempérament de vainqueur. Tout lui réussissait.<br><strong>Max</strong> – Le plus gros salaire, la plus grosse voiture… La plus belle femme…<br><strong>Fred</strong> – Ce qu’il aimait, c’était qu’on l’admire. Il n’aurait pas supporté qu’on le plaigne.<br><strong>Max</strong> – Mais il est mort quand même.<br><strong>Fred</strong> – On ne peut pas gagner à tous les coups.<br><strong>Max</strong> – Non… Je dirais même qu’à la fin, on est sûr de perdre. Tous. Même ceux qui ont… un tempérament de vainqueur.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Et toi, ça va ?<br><strong>Max</strong> – Ça va.<br><strong>Fred</strong> – Alors tu n’as pas quitté la région.<br><strong>Max</strong> – Non. Je n’ai même pas quitté le lycée, tu vois. Puisque j’y suis devenu prof. J’y resterai sans doute jusqu’à l’âge de la retraite. Je ne dois pas avoir un tempérament de vainqueur, comme tu dis.<br><strong>Fred</strong> – Je parlais de Vincent. Toujours aussi susceptible…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Et toi ?<br><strong>Fred</strong> – Ça va.<br><strong>Max</strong> – Toujours dans l’immobilier ?<br><strong>Fred</strong> – Toujours. Mais j’ai pas mal voyagé.<br><strong>Max</strong> – Aux États-Unis ?<br><strong>Fred</strong> – Aux États-Unis. En Asie. Maintenant j’habite dans le Sud.<br><strong>Max</strong> – Le Sud de la France…?<br><strong>Fred</strong> – Lyon.<br><strong>Max</strong> – Marié ?<br><strong>Fred</strong> – Marié. Et divorcé. Et toi ?<br><strong>Max</strong> – Divorcé. Et remarié.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vus ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… Longtemps.<br><strong>Fred</strong> – C’est dommage.<br><strong>Max</strong> – Mmm…<br><strong>Fred</strong> – On était très proches, pourtant. On était amis.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – On l’est encore, non ?<br><strong>Max</strong> – Bien sûr…<br><strong>Fred</strong> – Mais on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – Tu l’as dit, tu habites dans le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Lyon, ce n’est pas le bout du monde.<br><strong>Max</strong> – Non. Ce n’est même pas vraiment le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas. Ça commence où, le Sud ?<br><strong>Max</strong> – Exactement, je ne sais pas. Je dirais Montélimar.<br><strong>Fred</strong> – Pourtant Lyon, ce n’est pas le Nord. Ce n’est pas le Centre, non plus. L’Est ?<br><strong>Max</strong> – Pas vraiment.<br><strong>Fred</strong> – Pas l’Ouest, en tout cas.<br><strong>Max</strong> – Lyon est un défi lancé à tous les géographes dont je suis. Ce n’est pas une localisation, c’est une destination. La preuve, la Gare de Lyon est à Paris.<br><strong>Fred</strong> – Tu as raison. Lyon est au milieu de nulle part. On y arrive par l’autoroute, et on la traverse par un tunnel. C’est sûrement pour ça que j’y habite. J’ai toujours eu du mal à me fixer quelque part…<br><strong>Max</strong> – Moi je n’ai jamais réussi à bouger, tu vois. C’est sûrement pour ça que je suis devenu prof de géo. Pour voyager sans bouger de chez moi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Pardon ?<br><strong>Fred</strong> – La dernière fois qu’on s’est vus, c’était le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Quelle mémoire…<br><strong>Fred</strong> – C’était l’anniversaire de Vincent. Il avait organisé une grosse fête dans sa maison de campagne en Normandie.<br><strong>Max</strong> – Ah oui, peut-être. En tout cas, ce n’était pas à son mariage. Tu n’étais pas là.<br><strong>Fred</strong> – J’étais loin… À San Francisco, je crois. Je n’ai pas pu faire le voyage… C’est un reproche ?<br><strong>Max</strong> – Non. Une constatation.<br><strong>Fred</strong> – Je n’ai jamais trop aimé les cérémonies.<br><strong>Max</strong> – Tu es quand même venu à son enterrement.<br><strong>Fred</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce qui s’est passé ce soir-là, pour qu’on ne se soit jamais revu après ?<br><strong>Max</strong> – On se revoit aujourd’hui.<br><strong>Fred</strong> – Oui… Plus de dix ans après. Et il a fallu que Vincent meurt…<br><strong>Max</strong> – On ne se voyait déjà plus beaucoup avant cette fête en Normandie, non ? C’est la vie. On a pris des directions différentes. Et nos chemins ne se sont plus croisés…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors tu ne m’as jamais pardonné ?<br><strong>Max</strong> – Pardonné quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le sais très bien.<br><strong>Max</strong> – Je t’assure que non.<br><strong>Fred</strong> – Et tu ne me pardonneras jamais.<br><strong>Max</strong> – Mais quoi ?<br><strong>Fred</strong> – D’être sorti avec Cécile ! Le jour de l’anniversaire de Vincent.<br><strong>Max</strong> – Pourquoi je t’en voudrais ?<br><strong>Fred</strong> – Parce que tu étais amoureux d’elle, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – N’importe quoi.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’étais pas amoureux d’elle ?<br><strong>Max</strong> – Si peut-être un peu…<br><strong>Fred</strong> – Tu avais toujours été amoureux d’elle. Moi j’arrive ce soir-là, je ne l’avais pas vue depuis… et elle me tombe dans les bras.<br><strong>Max</strong> – Je ne sortais pas avec elle. Ce n’est pas comme si elle m’avait trompé avec mon meilleur ami.<br><strong>Fred</strong> – Donc tu t’en souviens. Et tu m’en as voulu.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – C’est elle qui est venue vers moi.<br><strong>Max</strong> – Bien sûr. Et tu t’es laissé faire, comme d’habitude.<br><strong>Fred</strong> – Je ne l’ai jamais revue après. Et elle n’a pas cherché à me revoir<br><strong>Max</strong> – Pourquoi tu me racontes ça ? C’est moins grave si c’est un coup d’un soir, c’est ça ?<br><strong>Fred</strong> – Finalement, quelques mois après, c’est avec Vincent qu’elle sortait. Et tu ne lui en as jamais voulu, à lui.<br><strong>Max</strong> – Lui, il s’est marié avec elle.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu continuais à les voir ?<br><strong>Max</strong> – Oui. De temps en temps. La ville n’est pas bien grande, tu sais.<br><strong>Fred</strong> – Mais nous, on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – C’est compliqué de rester ami avec quelqu’un qui habite à cinq cents bornes de chez toi, mais c’est encore plus compliqué de rester fâché avec un pote qui habite juste en face.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est moi le méchant, c’est ça ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit ça.<br><strong>Fred</strong> – Tu viendras à mon enterrement, au moins ?<br><strong>Max</strong> – Tu dis n’importe quoi. Et puis je mourrai peut-être avant toi.<br><strong>Fred</strong> – J’étais bourré, ce soir-là. Comme tout le monde. C’est elle qui est venue me chercher. Je me suis laissé faire, comme tu dis. Elle avait envie de se faire un mec. Je ne sais pas pourquoi, c’est moi qu’elle a choisi.<br><strong>Max</strong> – Parce qu’elle savait que pour toi, ça n’avait pas d’importance, probablement. Que tu ne chercherais même pas à la revoir après.<br><strong>Fred</strong> – Sûrement, oui.<br><strong>Max</strong> – C’est sans doute pour ça que toutes les filles te tombent dans les bras.<br><strong>Fred</strong> – Oui. Et que je ne peux en garder aucune.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, j’étais jaloux. Jaloux de ton succès. Moi je suis celui avec qui on pourrait se marier. Du coup je leur fais peur. J’enviais ta légèreté…<br><strong>Fred</strong> – Et moi j’enviais ta rigueur.<br><strong>Max</strong> – Tu veux dire ma rigidité, j’imagine.<br><strong>Fred</strong> – Je pensais que toi, tu ferais quelque chose de ta vie. Je veux dire quelque chose qui a du sens.<br><strong>Max</strong> – Mais finalement, on n’aura rien fait d’important, tu vois. Ni les uns ni les autres.<br><strong>Fred</strong> – En tout cas, aucun de nous trois ne sera devenu une star du rock, comme on en rêvait tous à l’époque, quand on écumait ensemble les salles des fêtes de la région avec ce groupe…<br><strong>Max</strong> – Les Rebelles…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est ça… C’est à cause de Cécile…<br><strong>Max</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Ne me dis pas que c’est à cause de ce dernier concert qu’on a fait ensemble ? Et que j’ai complètement foiré parce qu’il manquait une corde à ma guitare…<br><strong>Max</strong> – Tu crois vraiment que c’est à cause d’une fille, Fred ? Ou d’une histoire de corde cassée ? Qu’il suffirait que je te pardonne pour qu’on soit de nouveau amis, comme on l’était il y a des années ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, si tu avais assuré un peu plus pendant ce concert, on en aurait peut-être faits quelques-uns de plus. Mais je ne suis pas con. Je sais bien que ce groupe, ce n’était pas fait pour durer. On ne serait jamais devenus des musiciens professionnels. Alors quant à devenir célèbres…<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Tu ne comprends pas, Fred. On n’est pas fâchés. On s’est perdu de vue, c’est tout. Et dans un sens c’est bien plus grave. Loin des yeux loin du cœur, tu connais la formule ? On ne fait plus rien ensemble. On n’a plus rien à partager. C’est pour ça qu’on n’est plus vraiment amis. L’amitié, ça ne meurt pas un jour précis. Comme Vincent. On s’éloigne peu à peu. Et on ne se revoit pas, parce que quand on se revoit, ça nous rappelle notre jeunesse. Toutes les promesses qu’on s’était faites entre nous, toutes les promesses qu’on s’était faites à nous-mêmes, et qu’on n’a pas tenues.<br><strong>Fred</strong> – Alors c’est quoi, l’amitié, à ton avis ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… C’est quand l’opinion de quelqu’un compte pour toi. Quand on se marre ensemble. Quand on a des projets en commun. C’est quoi, nos projets ? De prendre un autre café ensemble dans un an ou dans dix ans, à l’occasion d’un autre enterrement ? On n’a plus de rêves en commun, Fred. Et je ne suis pas sûr d’en avoir encore, des rêves. Quand on se voit, on ne parle que du bon vieux temps. C’est pour ça qu’on ne se voit plus. Parce que ça me déprime. Pas toi ?<br><strong>Fred</strong> – Excuse-moi…<br><strong>Max</strong> – De quoi ?<br><strong>Fred</strong> – De ne pas avoir été là. D’avoir déserté. Déserté notre amitié.<br><strong>Max</strong> – Tu n’y es pour rien. Moi non plus. C’est la vie. Quels projets on pourrait bien avoir encore ensemble ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – À l’époque on rêvait d’aller enregistrer un disque en Angleterre. De faire un concert au Golf Drouot.<br><strong>Fred</strong> – Dans ce cas, moi j’ai réalisé mon rêve. J’y joue tous les samedis, au golf. Avec mes collègues de travail.<br><strong>Max</strong> – Désolé, je ne sais pas jouer au golf, et je ne suis pas sûr d’avoir envie de m’y mettre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – De toute façon, le Golf Drouot, même à notre époque, ça n’existait déjà plus.<br><strong>Max</strong> – Eh ben tu vois, même à l’époque, on était déjà has been.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait se mettre à la randonnée… Avec des bâtons de ski, tu sais ? C’est plus de notre âge que le rock, non ?<br><strong>Max</strong> – Tu habites à Lyon, moi en banlieue parisienne.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait randonner du côté de Dijon. Faire chacun la moitié du chemin. Maintenant, avec le TGV…<br><strong>Max</strong> – Même quand on habitait encore à deux rues l’un de l’autre, on s’était déjà éloignés. Et quand tu es parti… Je ne te le reproche pas, évidemment. Tu avais de nouvelles choses à vivre. Moi aussi, d’ailleurs. Ce n’était pas les mêmes…<br><strong>Fred</strong> – Et puis il fallait bien trouver un vrai métier pour gagner sa vie. On ne peut pas rester éternellement bloqués sur des rêves impossibles à réaliser. Tu as raison. On se doutait bien, même à l’époque, qu’on ne deviendrait jamais des stars…<br><strong>Max</strong> – En tout cas, maintenant, on en est sûrs.<br><strong>Fred</strong> – Et c’est pour ça, à ton avis, qu’on n’est plus amis ? Parce qu’on n’a pas pu réaliser nos rêves d’ados.<br><strong>Max</strong> – Non. Pas seulement pour ça. Des rêves, on aurait pu en trouver d’autres. On aurait même pu rire ensemble de nos échecs.<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Quand on était vraiment amis, on se voyait tous les jours, on a même habité ensemble pendant quelque temps, on partait en vacances ensemble.<br><strong>Fred</strong> – On dirait que tu parles d’un vieux couple.<br><strong>Max</strong> – C’était un peu ça, non ? Le sexe en moins. Rassure-toi, ça ne m’a jamais tenté. Mais oui. L’amour, l’amitié… C’est un peu pareil. Et ça supporte mal le réchauffé.<br><strong>Fred</strong> – Et puis tu t’es marié. Moi aussi…<br><strong>Max</strong> – Nos femmes sont devenues nos meilleures amies. Le sexe en plus. Et même après nous avoir quittés, nos femmes restent souvent nos amies les plus fidèles. On était amis parce qu’on n’avait pas de femme, Fred. L’amitié, c’est un truc de célibataires.<br><strong>Fred</strong> – Donc on ne se reverra plus.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Parfois c’est encore plus triste de se voir que de ne pas se voir.<br><strong>Fred</strong> – Et tu n’as plus d’amis ?<br><strong>Max</strong> – Partager un barbecue une fois par mois, et une location de vacances une fois par an, est-ce que c’est vraiment être amis.<br>Fred – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit que c’était de ta faute. Je voudrais seulement arriver à faire la paix avec moi-même, tu comprends ? Le moi-même avec qui autrefois tu étais ami.<br><strong>Fred</strong> – Et si on remontait un groupe de rock ?<br><strong>Max</strong> – Ce serait pathétique…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu es sûr que tout ça a vraiment existé ?<br><strong>Max</strong> – Quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Ce que tu décris, là. Notre amitié, telle que tu en parlais tout à l’heure.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Non ?<br><strong>Fred</strong> – On était sans arrêt jaloux l’un de l’autre. On était prêts à toutes les trahisons juste pour être sur le devant de la scène, juste pour avoir une fille, quitte à la piquer à son meilleur copain. En fait, on se détestait.<br><strong>Max</strong> – Oui… Mais on se marrait bien. Et au moins on était vivants. Depuis combien de temps tu ne t’es pas vraiment marré ?<br><strong>Fred</strong> – Depuis longtemps, je crois. Aussi longtemps que toi, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – Voilà. On ne se marre plus ensemble. Et je ne suis pas sûr qu’on se marre beaucoup en général. Ce qui s’appelle se marrer, tu vois ? À en attraper mal au ventre. Tu te souviens de nos rigolades ? Finalement, c’est peut-être ça, l’amitié. C’est ça notre paradis perdu. Le rire…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Je vais revenir vivre à Paris.<br><strong>Max</strong> – Pas à cause de notre discussion, quand même ?<br><strong>Fred</strong> – J’y pensais depuis quelque temps déjà. Parce que Lyon, entre nous…<br><strong>Max</strong> – C’est toi qui vois…<br><strong>Fred</strong> – On pourra toujours faire de la rando dans le Bois de Vincennes…<br><strong>Max</strong> – C’est vrai que c’est tentant. Je vais y réfléchir.<br><strong>Fred</strong> – Il va falloir que j’y aille. Mon train est dans un quart d’heure.<br><strong>Max</strong> – OK. Tu as mon numéro.<br><em>Ils se lèvent, hésitent, et se font une chaleureuse accolade. Fred s’apprête à partir.</em><br><strong>Fred</strong> – Sinon, pour mon déménagement… je pourrai compter sur toi ?<br><strong>Max</strong> – Les amis, c’est fait pour ça, non ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Taxi</title>
		<link>https://sketchotheque.net/taxi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:58:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
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		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Taxi]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taxi, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Alice est là, semblant attendre quelque chose. Tom arrive. Il se met à attendre aussi. Il la regarde à la dérobée. Elle évite son regard.</em><br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, vous attendez un taxi ?<br><strong>Alice</strong> – Oui…<br><strong>Tom</strong> – Non mais rassurez-vous, ce n’est pas… juste pour engager la conversation.<br><strong>Alice</strong> – La conversation ?<br><strong>Tom</strong> – Je veux dire, ce n’est pas pour vous draguer. Je vous demandais vraiment si vous attendiez un taxi.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Vous auriez très bien pu attendre autre chose.<br><strong>Alice</strong> – Qu’est-ce qu’on peut bien attendre à une station de taxis ? Un bus ?<br><strong>Tom</strong> – Donc vous attendez un taxi…<br><strong>Alice</strong> – Et…?<br><strong>Tom</strong> – Et comme vous étiez la première, le prochain taxi sera pour vous, voilà. D’où le sens de ma question. Je sais maintenant que je devrai attendre le suivant.<br><strong>Alice</strong> – Désolée pour vous.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, ne vous excusez pas… Ce n’est pas grave.<br><strong>Alice</strong> – Je n’étais pas en train de m’excuser.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Je suis pris d’un doute, tout d’un coup…<br><strong>Alice</strong> – Encore ?<br><strong>Tom</strong> – Vous êtes sûre que c’est bien une station de taxis ?<br><strong>Alice</strong> – Il y a un panneau. C’est marqué taxi.<br><strong>Tom</strong> – Ouais, mais ça ne veut rien dire.<br><strong>Alice</strong> – Ah non ?<br><strong>Tom</strong> – Dans un trou pareil… Ce n’est pas certain qu’il y ait une station de taxis.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi ce serait marqué taxi, alors ?<br><strong>Tom</strong> – C’est peut-être juste un lieu de rendez-vous.<br><strong>Alice</strong> – Un lieu de rendez-vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non, je veux dire, un point de rencontre. Dans les petites gares de campagne, c’est souvent comme ça.<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas vraiment une petite gare de campagne…<br><strong>Tom</strong> – Les petites villes de province, si vous préférez. Les gens commandent un taxi, la veille, pour aller à l’hôpital, ou je ne sais où, et le lendemain, le taxi les attend à cet endroit. À une heure précise. Devant le panneau marqué taxi.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui…?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez commandé un taxi, vous ?<br><strong>Alice</strong> – Non.<br><strong>Tom</strong> – Il n’y a plus qu’à espérer que ce soit une vraie station de taxis…<br><em>Silence un peu plus long, le temps que le doute s’installe</em><br><strong>Alice</strong> – Alors vous croyez qu’on attend pour rien ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Et si on appelait une compagnie de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Ça, c’est seulement à Paris. Dans quelques grandes villes de province, peut-être. Certainement pas ici…<br><strong>Alice</strong> – Bon… alors on va attendre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure, s’il vous plaît. (<em>Alice lui lance un regard étonné.</em>) Non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Engager la conversation…?<br><strong>Tom</strong> – Je n’ai pas de montre… (<em>Alice remarque la montre à son poignet</em>.) Enfin si, j’en ai une mais… la pile est morte.<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi vous continuez à la mettre, alors ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas… Il faut croire que je m’étais attaché…<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><strong>Tom</strong> – Non, je déconne. La pile vient de me lâcher. Là, tout à l’heure.<br><strong>Alice</strong> – Pas de bol.<br><strong>Tom</strong> – Et donc ?<br><strong>Alice</strong> – Donc ?<br><strong>Tom</strong> – Vous avez l’heure ?<br><strong>Alice</strong> – Ah pardon… (<em>Elle regarde sa montre</em>.) Il est presque minuit…<br><strong>Tom</strong> – Minuit…<br><strong>Alice</strong> – Oui… Il y a peu de chances que quelqu’un ait commandé un taxi pour aller à l’hôpital à cette heure-ci.<br><strong>Tom</strong> – À moins d’une urgence… Mais en cas d’infarctus ou d’AVC, on ne commande pas le taxi la veille au soir, si ?<br><strong>Alice</strong> – Non… probablement pas.<br><strong>Tom</strong> – Après, je ne sais pas… C’est peut-être vraiment une station de taxis…<br><strong>Alice</strong> – On va attendre encore un peu.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, même si c’est une station de taxis, ça ne veut pas forcément dire qu’un taxi va vraiment venir. Un dimanche soir, à minuit, dans cette ville de merde…<br><strong>Alice</strong> – Vous n’êtes pas du genre optimiste, vous, hein ? Je ne sais pas si j’ai bien fait d’accepter d’engager la conversation, finalement.<br><strong>Tom</strong> – Désolé… Non, mais je peux être très drôle parfois, vous savez ?<br><strong>Alice</strong> – Plutôt sans le faire exprès, j’imagine.<br><strong>Tom</strong> – Je peux vous demander où vous allez ?<br><strong>Alice</strong> – Pourquoi faire ?<br><strong>Tom</strong> – Ah non, mais je ne dis pas ça pour…<br><strong>Alice</strong> – Pour me draguer.<br><strong>Tom</strong> – C’est juste que… ce serait déjà miraculeux qu’un seul taxi arrive dans moins d’une heure, alors un deuxième… Je me disais que si on va plus ou moins dans la même direction, on pourrait partager. Je veux dire, prendre le même taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, je ne sais pas…<br><strong>Tom</strong> – Vous allez par où ?<br><strong>Alice</strong> (<em>montrant une direction</em>) – Je vais par là…<br><strong>Tom</strong> (<em>un peu décontenancé</em>) – Ah oui…<br><strong>Alice</strong> – Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – Moi aussi… Plus ou moins…<br><strong>Alice</strong> – Il faudrait déjà qu’un taxi arrive.<br><strong>Tom</strong> – Je vous assure que je ne dis pas ça pour vous draguer, mais…<br><strong>Alice</strong> – Si vous arrêtiez de commencer toutes vos phrases par « je ne dis pas ça pour vous draguer », je vous assure que ce serait un peu plus crédible.<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Alice</strong> – Bon ben allez-y, maintenant.<br><strong>Tom</strong> – Non, non, c’est juste que… j’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><em>Alice reste un instant décontenancée.</em><br><strong>Alice</strong> – Attendez… « Vous avez l’heure ? » « J’ai l’impression de vous avoir déjà vue quelque part ? » « Vous habitez chez vos parents », c’est presque déjà fait aussi. C’est quoi la prochaine question ? « Vous n’auriez pas du feu s’il vous plaît ? » C’est bon là, on a déjà engagé la conversation.<br><strong>Tom</strong> – OK.<br><strong>Alice</strong> – Si vous avez des choses intéressantes à me dire, vous pouvez y aller, je vous écoute. Ne vous fatiguez pas avec les préliminaires, parce que je vous assure, les préliminaires, ce n’est pas votre truc…<br><strong>Tom</strong> – Excusez-moi, c’est juste que… j’avais vraiment l’impression de vous avoir déjà vue quelque part.<br><strong>Alice</strong> – Pardon, je suis un peu sur les nerfs…<br><em>Un temps. Il sort une cigarette, et cherche dans ses poches quelque chose pour l’allumer. En vain.</em><br><strong>Tom</strong> – Du coup, je n’ose pas vous demander si vous avez du feu…<br><strong>Alice</strong> – Je n’en ai pas. Je ne fume pas.<br><em>Il range sa cigarette.</em><br><strong>Tom</strong> – Tant pis… Enfin, je veux dire tant pis pour moi… Tant mieux pour vous si vous ne fumez pas.<br><strong>Alice</strong> – Oui.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – J’attends le taxi…<br><strong>Alice</strong> – Oui, j’avais compris.<br><strong>Tom</strong> – Non, c’est… C’est le titre d’une chanson que j’avais écrite il y a très longtemps.<br><strong>Alice</strong> – Vous écrivez des chansons ?<br><strong>Tom</strong> – Oui… Enfin non, plus maintenant, mais… Pourquoi, je n’ai pas la tête de quelqu’un qui écrit des chansons ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas. Je ne connais personne qui écrit des chansons. Enfin pas personnellement. Et ça parlait de quoi, cette chanson ?<br><strong>Tom</strong> – C’est l’histoire d’un type qui… qui attend le taxi.<br><strong>Alice</strong> – Oui, d’après le titre, je m’en doutais un peu. C’est tout ?<br><strong>Tom</strong> – C’était il y a longtemps. Je ne me souviens plus très bien. La première phrase c’était… il est près de minuit sous les néons blafards, et depuis plus d’une heure seul devant cette gare… Et le refrain, c’était j’attends le taxi, taxi, taxi…<br><strong>Alice</strong> – J’attends le taxi, taxi, taxi…?<br><strong>Tom</strong> – Oui. C’est ce dont je me souviens…<br><strong>Alice</strong> – D’accord… Et il a fini par arriver, votre taxi ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Vous voyez… je l’attends toujours…<br><strong>Alice</strong> – Ce n’est pas très encourageant.<br><strong>Tom</strong> – Enfin, cette histoire de taxi, c’était symbolique, évidemment. Le type qui attend le taxi… qui l’emmènera quelque part. C’était un peu moi quand j’étais plus jeune, vous voyez. Moi ou quelqu’un d’autre. À dix-huit ans, on attend tous que quelque chose se passe, non ? Que la vie nous prenne dans ses bras. Que quelqu’un vienne…<br><strong>Alice</strong> – Je vois. Et dans votre cas, donc, personne n’est venu.<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin si… Depuis, j’ai pris pas mal de taxis évidemment. Mais pas celui qui m’aurait emmené là où je voulais vraiment aller.<br><strong>Alice</strong> – Et vous vouliez aller où, exactement ?<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Alice</strong> – Oui, ben moi pour l’instant, j’aimerais bien rentrer chez moi.<br><strong>Tom</strong> – Donc, vous n’habitez pas chez vos parents.<br><strong>Alice</strong> – Non. Pourquoi ? Vous habitez chez vos parents, vous ?<br><strong>Tom</strong> – Non… Enfin ça dépend.<br><strong>Alice</strong> – Ça dépend ?<br><strong>Tom</strong> – Ça dépend des jours.<br><strong>Alice</strong> – D’accord…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Tom</strong> – Ça y est, ça me revient maintenant !<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Tom</strong> – Où on s’est déjà vus.<br><strong>Alice</strong> – Et alors ?<br><strong>Tom</strong> – Vous aussi, vous étiez à cette fête, chez Vincent, ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Oui, en effet… Désolée, je ne me souviens pas de vous.<br><strong>Tom</strong> – Je vous ai invitée à danser. Vous avez refusé d’ailleurs…<br><strong>Alice</strong> – Ça ne vous a pas beaucoup marqué, vous ne vous souveniez plus de moi, tout à l’heure…<br><strong>Tom</strong> – Là-bas, il y avait une lumière d’ambiance, vous aviez l’air plus… Là avec les néons…<br><strong>Alice</strong> – Merci.<br><strong>Tom</strong> – Non mais vous êtes très jolie aussi.<br><strong>Alice</strong> – Et là, vous êtes sûr que vous n’êtes pas en train de me draguer ?<br><strong>Tom</strong> – Là, peut-être un peu, oui.<br><strong>Alice</strong> – J’avais prévu de rentrer avec une copine qui a une voiture, mais elle s’est trouvé un mec là-bas, alors du coup…<br><strong>Tom</strong> – Ah oui, pas de bol. Enfin, je veux dire, pour vous.<br><strong>Alice</strong> – Je pensais que je pourrais trouver un taxi. Et vous ?<br><strong>Tom</strong> – En fait… je n’étais pas vraiment invité à cette fête. Enfin, si mais… J’étais invité par une copine qui au dernier moment n’a pas pu venir, et donc…<br><strong>Alice</strong> – Donc, vous ne connaissiez personne.<br><strong>Tom</strong> – Du coup, je me voyais mal rester dormir là-bas.<br><strong>Alice</strong> – Cette délicatesse vous honore.<br><strong>Tom</strong> – J’étais venu en train. Mais j’ai raté le dernier. Le prochain est à 7h32 demain matin, j’ai vérifié.<br><strong>Alice</strong> – Et en attendant, la gare est fermée.<br><strong>Tom</strong> – Je ne sais pas si ça vaut le coup d’attendre.<br><strong>Alice</strong> – Pour le taxi, vous voulez dire ?<br><strong>Tom</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – J’habite à trente kilomètres, je ne peux pas rentrer à pied.<br><strong>Tom</strong> – À part le train de 7h32, je ne vois pas.<br><strong>Alice</strong> (<em>regardant sa montre</em>) – Il n’est même pas encore minuit et demie. On ne va pas attendre ici pendant sept heures !<br><strong>Tom</strong> – Surtout qu’il ne fait pas très chaud.<br><strong>Alice</strong> – On pourrait retourner là-bas, évidemment, mais…<br><strong>Tom</strong> – À cette fête, vous voulez dire ?<br><strong>Alice</strong> – Chez Vincent, oui.<br><strong>Tom</strong> – Honnêtement, je ne suis pas sûr de vouloir y retourner.<br><strong>Alice</strong> – Ah oui ?<br><strong>Tom</strong> – En fait, c’est Vincent qui m’a viré.<br><strong>Alice</strong> – Viré ? Pourquoi ça ?<br><strong>Tom</strong> – Une sombre histoire d’argent qui aurait disparu dans un sac. Comme j’étais le seul que personne ne connaissait, évidemment, j’étais le coupable idéal. Je vous jure que ce n’est pas moi.<br><strong>Alice</strong> – Je sais.<br><strong>Tom</strong> – Merci. Donc, je n’ai pas une tête à voler dans les sacs des invitées à des soirées où je ne suis pas invité ?<br><strong>Alice</strong> – Si. En fait, vous auriez un peu cette tête-là.<br><strong>Tom</strong> – Alors comment vous savez que ce n’est pas moi qui ai volé cet argent ?<br><strong>Alice</strong> – Parce que cet argent, c’est le mien. Je croyais qu’il avait disparu. J’en ai parlé à ma copine, Cécile, qui en a parlé à Vincent. Mais je viens de retrouver mon fric dans la doublure de mon sac.<br><strong>Tom</strong> – D’accord. Alors en somme, c’est grâce à vous si on m’a jeté dehors comme un voleur.<br><strong>Alice</strong> – Je ne savais pas que ma copine en parlerait à Vincent. Et que ça ferait toute une histoire. C’est un peu pour ça que je suis partie, d’ailleurs. J’étais très mal à l’aise…<br><strong>Tom</strong> – Et moi donc.<br><strong>Alice</strong> – Je suis vraiment désolée.<br><strong>Tom</strong> – Ouais.<br><strong>Alice</strong> – Tenez, si un taxi finit par arriver, je vous invite à le prendre avec moi. Je vous déposerai, et c’est moi qui paierai la course.<br><strong>Tom</strong> – Vous ne prenez pas beaucoup de risques. Jamais aucun taxi ne viendra ici ce soir.<br><strong>Alice</strong> – Alors qu’est-ce que je peux faire pour que vous me pardonniez ? Même si tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute…<br><strong>Tom</strong> – Crier au voleur parce que vous ne retrouvez pas votre argent… et laisser accuser un innocent.<br><strong>Alice</strong> – Bon, ce n’est pas l’affaire Dreyfus, non plus. Je n’ai accusé personne, c’est ma copine qui…<br><strong>Tom</strong> – J’ai vu la haine dans leurs regards, je vous assure. Ils auraient pu me lyncher…<br><strong>Alice</strong> – Vous êtes sûr que vous n’en faites pas un peu trop, là ?<br><strong>Tom</strong> – OK, il y a une chose que vous pourriez faire pour que je vous pardonne.<br><strong>Alice</strong> – Dites toujours…<br><strong>Tom</strong> – Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Pardon ?<br><strong>Tom</strong> – Tout à l’heure, je vous ai invitée à danser, et vous avez refusé. Accordez-moi cette danse.<br><strong>Alice</strong> – Ici ? À une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – On n’a rien de très urgent à faire, non ?<br><strong>Alice</strong> – Il n’y a même pas de musique !<br><strong>Tom</strong> – J’en ai, sur mon téléphone portable. Vous me devez bien ça, non ?<br><em>Alice hésite.</em><br><strong>Alice</strong> – OK, mais on ne parle que de danser, on est bien d’accord.<br><strong>Tom</strong> – D’accord.<br><em>Il sort son portable, met un slow très classique, pose le téléphone par terre et il ouvre les bras.</em><br><strong>Alice</strong> – Vous êtes toujours prêt à dégainer un slow, comme ça, dès que vous rencontrez une fille à une station de taxis ?<br><strong>Tom</strong> – Si vous préférez un autre morceau…<br><strong>Alice</strong> – Allons-y. Après tout qu’est-ce que je risque, puisque vous n’essayez absolument pas de me draguer…<br><em>Elle accepte qu’il l’enlace et ils se mettent à danser.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Avenir</title>
		<link>https://sketchotheque.net/avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1190</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avenir, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Cécile et Alice sont assises et prennent un café.<br></em><strong>Alice</strong> – Tu vas en Normandie pour l’anniversaire de Vincent ?<br><strong>Cécile</strong> – Oui. Je peux t’emmener, si tu veux. Ma mère me prête sa voiture.<br><strong>Alice</strong> – Super. (<em>Un temps</em>) Max m’a dit qu’il y serait, je crois.<br><strong>Cécile</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Mais pourquoi tu me dis ça ?<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Pour Max.<br><strong>Alice</strong> – J’ai dit ça comme ça…<br><strong>Cécile</strong> – Allez… J’ai entendu…comme un petit sous-entendu dans ta voix.<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout.<br><strong>Cécile</strong> – On sera une centaine à cette fête. Pourquoi tu me parles de Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Max et toi…<br><strong>Cécile</strong> – N’importe quoi. Qui est-ce qui t’a dit ça ?<br><strong>Alice</strong> – Personne. Mais tout le monde sait qu’il est amoureux de toi, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Tout le monde ?<br><strong>Alice</strong> – Sauf toi, apparemment. Il ne te plaît pas ?<br><strong>Cécile</strong> – C’est lui qui t’a demandé de m’en parler ?<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout, je t’assure… (<em>Un temps</em>) Enfin, si, un peu…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord… Je pensais qu’on avait passé l’âge.<br><strong>Alice</strong> – Eh ben pas lui, tu vois. (Un temps) Alors ?<br><strong>Cécile</strong> – Je l’aime bien mais… c’est juste un copain.<br><strong>Alice</strong> – Je vois.<br><strong>Cécile</strong> – Oui, évidemment, j’ai bien remarqué que…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Qu’il me regardait bizarrement.<br><strong>Alice</strong> – Il est plutôt mignon, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais il est tellement sérieux. Si je couche avec lui un soir, j’ai l’impression que le lendemain matin, il va m’apporter mon petit déjeuner au lit et me demander en mariage. Et qu’un mois après on sera en train de commander des meubles à la CAMIF.<br><strong>Alice</strong> – Et…<br><strong>Cécile</strong> – Je n’arrive à me projeter là-dedans.<br><strong>Alice</strong> – Je comprends.<br><strong>Cécile</strong> – Et puis franchement, un type qui n’a même pas le courage de te demander en face si tu veux sortir avec lui.<br><strong>Alice</strong> – Il avait peur de prendre une veste, j’imagine.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Cécile</strong> – Et toi ?<br><strong>Alice</strong> – Moi ?<br><strong>Cécile</strong> – Il te plaît, Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Pourquoi pas…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord…<br><strong>Alice</strong> – Non mais j’ai juste dit… pourquoi pas.<br><strong>Cécile</strong> – Et lui il t’envoie me parler à sa place…<br><strong>Alice</strong> – Il faut croire que tu l’impressionnes.<br><strong>Cécile</strong> – Malheureusement, ce n’est pas réciproque. Vous vous voyez souvent ?<br><strong>Alice</strong> – On révise le CAPES ensemble, parfois.<br><strong>Cécile</strong> – Je vois… Je lui dis que tu as envie de sortir avec lui ?<br><strong>Alice</strong> – Ce serait assez drôle…<br><strong>Cécile</strong> – Oui.<br><strong>Alice</strong> – Mais un peu cruel.<br><strong>Cécile</strong> – Il l’a un peu cherché, non ?<br><em>Elles rient.</em><br><strong>Alice</strong> – Et toi, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais pas… Je ne sais déjà pas ce que je vais faire cet été.<br><strong>Alice</strong> – Tu ne vas pas arrêter la fac, quand même ? Comme Fred…<br><strong>Cécile</strong> – Fred ?<br><strong>Alice</strong> – Il part aux États-Unis à la fin du mois.<br><strong>Cécile</strong> – Ah oui… Il part pour longtemps ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Cécile</strong> – C’est un drôle de type, Fred.<br><strong>Alice</strong> – Plus drôle que Max, en tout cas.<br><strong>Cécile</strong> – Non, je veux dire… il est toujours en train de déconner, mais…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais s’il est aussi gai qu’il veut le faire croire.<br><strong>Alice</strong> – Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non… Enfin, je n’en sais rien. Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Tu n’as qu’à essayer, tu verras bien…<br><strong>Cécile</strong> – En tout cas, il a bien raison de se barrer d’ici.<br><strong>Alice</strong> – Ouais… Tu es déjà allée aux États-Unis, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je crois que le plus loin où je suis allée, dans ma vie, c’est l’Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Non ? Tu n’as jamais pris l’avion ?<br><strong>Cécile</strong> – Si… pour aller en Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Cécile</strong> – Non, je t’assure. Et toi ? Tu as beaucoup voyagé ?<br><strong>Alice</strong> – En tout cas, j’ai beaucoup déménagé. Jusqu’à l’âge de dix ans. Mon père était militaire. Mais déménager, ce n’est pas vraiment voyager, tu sais. J’ai vécu en Allemagne, et dans plusieurs pays d’Afrique. Je ne sais même plus lesquels. Pour moi, déménager, c’était surtout quitter mes copines. Quand j’arrivais quelque part, je savais qu’il ne fallait pas que je m’attache. Parce que six mois après, ou deux ans maxi, je partirais. Et je ne les reverrais plus jamais.<br><strong>Cécile</strong> – Et après ?<br><strong>Alice</strong> – Après mon père est mort, et on n’a plus déménagé. C’est terrible à dire, mais je crois que la mort de mon père, ça a été pour moi un soulagement… La possibilité, enfin, de pouvoir me fixer quelque part (<em>Elle a l’air au bord des larmes.</em>) Tu ne vas pas déménager, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non, rassure-toi… Je reste là.<br><em>Cécile pose sa main sur celle d’Alice pour la rassurer.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Départ</title>
		<link>https://sketchotheque.net/depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Musicien]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bac]]></category>
		<category><![CDATA[Exil]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Départ, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Vincent et Fred sont assis à une table et prennent un café.</em><br><strong>Vincent</strong> – Génial… Et donc tu pars dans trois semaines ?<br><strong>Fred</strong> – Le premier mai, oui. Le jour de la fête du travail, moi je me barre en vacances pour un an. Ou plus, on verra bien…<br><strong>Vincent</strong> – Ce ne sera pas tout à fait des vacances, si ?<br><strong>Fred</strong> – Quand j’aurai besoin de fric, je travaillerai un peu comme cuistot ou comme serveur. C’est très facile, là-bas. Il y a du boulot pour tout le monde. Et les Français sont très appréciés. Surtout dans la restauration. Sans parler des gonzesses, évidemment…<br><strong>Vincent</strong> – Le mythe du French lover… Petit veinard… Tu vas t’éclater.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’as qu’à venir avec moi.<br><strong>Vincent</strong> – Je ne peux pas, malheureusement. Je commence mon année de stage en septembre dans une banque à Paris. Et si je ne veux pas me taper trois heures de transport par jour, il faut que je bosse cet été pour me payer une chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Ah ouais.<br><strong>Vincent</strong> – C’est nettement moins glamour.<br><strong>Fred</strong> – C’est sûr…<br><strong>Vincent</strong> – Tu en as parlé à Max ?<br><strong>Fred</strong> – Ouais. Je l’ai vu hier.<br><strong>Vincent</strong> – Ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le connais… Avec Max, ça ne va jamais vraiment.<br><strong>Vincent</strong> – Il passe son CAPES dans deux mois, il est un peu sur les nerfs.<br><strong>Fred</strong> – On ne se voit presque plus.<br><strong>Vincent</strong> – Il bosse beaucoup, je crois.<br><strong>Fred</strong> – Ou alors il m’en veut. Je ne sais pas pourquoi.<br><strong>Vincent</strong> – Je crois qu’il nous en veut à tous les deux d’avoir arrêté le groupe. Et maintenant, toi tu t’en vas. Alors Les Rebelles, c’est fini ?<br><strong>Fred</strong> – C’était déjà fini, non ?<br><strong>Vincent</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, on ne serait jamais devenus des stars.<br><strong>Fred</strong> – Pas des stars du rock, en tout cas…<br><strong>Vincent</strong> – De toute façon, j’ai revendu ma batterie pour payer la caution de ma chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Et moi ma guitare pour acheter mon billet d’avion.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles, quel nom à la con. Je ne sais plus qui avait trouvé ça à l’époque.<br><strong>Fred</strong> – C’est moi.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, c’est vrai…<br><strong>Fred</strong> – Quand j’étais interne au lycée, dans ma boîte de curés, c’était une vraie prison. On ne pouvait franchir les grilles de l’école que le week-end. Et encore, si on n’était pas collés. Et évidemment, ce n’était pas mixte.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Oh putain…<br><strong>Fred</strong> – Tu imagines un peu ? À l’âge où on ne pensait qu’à se débarrasser de notre pucelage, toute la semaine entre mecs, de jour comme de nuit. Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas devenir homo.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Et tu n’as pas essayé de t’évader ?<br><strong>Fred</strong> – Un jour, j’ai organisé une grève pour protester contre nos conditions de détention. Tout le monde avait l’air partant. Mais au final, sur quatre cents élèves, on n’était que trois à refuser de rentrer en classe.<br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles…<br><strong>Fred</strong> – Il y avait un type dans ma classe qui se disait communiste. Le genre très bon élève, tu vois, mais très engagé politiquement. Je lui ai demandé pourquoi il refusait de participer à notre mouvement de protestation. Tu sais ce qu’il m’a répondu ?<br><strong>Vincent</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Il m’a dit : C’est une rébellion, pas une révolution…<br><strong>Vincent</strong> – Ah ouais…<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas où il en est aujourd’hui avec sa révolution. Moi j’essaie de rester un rebelle.<br><strong>Vincent</strong> – Et comment ça s’est terminé votre rébellion ?<br><strong>Fred</strong> – J’espérais me faire virer, mais non. Même pas. On s’est fait coller pendant quatre week-ends de suite.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, je m’en souviens. On ne t’avait pas vu pendant un bon bout de temps.<br><strong>Fred</strong> – Je me suis juré qu’après le bac, je ne laisserai plus personne m’enfermer quelque part. Et surtout pas dans un bureau…<br><strong>Vincent</strong> – Ouais.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne te fait pas flipper, toi, la perspective de finir ta vie dans une banque ?<br><strong>Vincent</strong> – Qu’est-ce que tu veux… Je ne suis pas aussi beau que toi, moi. Si je veux trouver des gonzesses, je ne peux pas compter que sur mon physique. Alors il faut que je me fasse un max de fric…<br><strong>Fred</strong> – Je vais en profiter pendant que je suis encore jeune et beau, alors… Après… je miserai tout sur l’humour.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu viendras quand même en Normandie pour mon anniversaire ? C’est dans quinze jours.<br><strong>Fred</strong> – Évidemment.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu es sûr que ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Nickel.<br><strong>Vincent</strong> – C’est ce que tu voulais, non ? Partir d’ici. Découvrir le monde.<br><strong>Fred</strong> – Ouais… Dans trois semaines, à moi l’Amérique ! Je vous enverrai des cartes postales, c’est promis.<br><strong>Vincent</strong> – Et puis on se reverra.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr…<br><em>Ils échangent un regard qui en dit long.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Désaccord</title>
		<link>https://sketchotheque.net/desaccord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:29:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Musicien]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[Drogue]]></category>
		<category><![CDATA[Guitare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Désaccord, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Max est là avec une guitare basse qu’il est en train d’accorder. Fred arrive avec une guitare.<br></em><strong>Max</strong> – Tu as jeté un coup d’œil dans la salle ?<br><strong>Fred</strong> – Ouais…<br><strong>Max</strong> – C’est plein à craquer, tu te rends compte ! Il y en a même qui essaient d’entrer par la sortie de secours, il paraît.<br><strong>Fred</strong> – Ah ouais ?<br><strong>Max</strong> – Tu ne vas pas le croire, il y a une nana qui m’a demandé un autographe…<br><strong>Fred</strong> – Tu lui as laissé ton numéro ?<br><strong>Max</strong> – Même pas…<br><strong>Fred</strong> – Elle n’était pas terrible…?<br><strong>Max</strong> – Elle avait quatorze ans…<br><strong>Fred</strong> – D’accord…<br><strong>Max</strong> – Non mais tu entends ça ?<br><strong>Fred</strong> (<em>la tête ailleurs</em>) – Quoi ?<br><strong>Max</strong> – Ils s’impatientent. Ils sont déjà en train d’applaudir. Notre public nous réclame !<br><strong>Fred</strong> – Ah ouais…<br>Max – Fred ? Je sens qu’il se passe quelque chose, là. Tu verras, mon vieux. Dans quelques années, quand on sortira notre troisième album, et qu’on fera notre premier Olympia, on se souviendra de ce concert, et on se dira que c’est là où tout a commencé.<br><em>Fred a l’air de chercher quelque chose.</em><br><strong>Fred</strong> (<em>préoccupé</em>) – Ouais…<br><strong>Max</strong> – Ça va ? Tu n’es pas trop défoncé, au moins ?<br><strong>Fred</strong> – Non, non… Enfin si, mais…<br><strong>Max</strong> – Qu’est-ce qui se passe ?<br><strong>Fred</strong> – J’ai cassé une corde.<br><strong>Max</strong> – Tu as largement le temps de la changer. Et puis si on se fait attendre un peu… Ça fera monter la pression.<br><strong>Fred</strong> – Le problème c’est que… je n’ai pas la corde de rechange.<br><strong>Max</strong> – Tu n’as pas de cordes de rechange ?<br><strong>Fred</strong> – J’en ai, mais… pas celle-là.<br><strong>Max</strong> – Comment ça pas celle-là ?<br><strong>Fred</strong> – La corde de si. Je n’ai pas la corde de si.<br><strong>Max</strong> – C’est une blague ?<br><strong>Fred</strong> – Non…<br><strong>Max</strong> – Putain Fred…<br><strong>Fred</strong> – Tu n’en aurais pas une, toi ?<br><strong>Max</strong> – Si. J’ai deux jeux de cordes de rechange pour ma basse. Pourtant les cordes de basse, ça ne casse pas souvent, tu vois.<br><strong>Fred</strong> – Désolé…<br><strong>Max</strong> – Il n’y a pas un magasin de musique, dans le coin ?<br><strong>Fred</strong> – On est dimanche.<br><strong>Max</strong> – Putain… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Fred</strong> – Ben… je ne jouerai pas avec cette corde-là, voilà.<br><strong>Max</strong> – Super…<br><strong>Fred</strong> – Il m’en reste quand même cinq.<br><strong>Max</strong> – Si tu n’en casses pas une autre d’ici là…<br><strong>Fred</strong> – Qu’est-ce que tu veux ? C’est mon côté destroy. Jimi Hendrix cassait bien sa guitare sur scène…<br><strong>Max</strong> – Ouais, mais lui il attendait la fin du concert. Et je suis sûr que lui, il avait toujours un jeu de cordes de rechange. Pourquoi tu n’as pas de cordes de rechange ?<br><strong>Fred</strong> – Je n’avais pas de thune.<br><strong>Max</strong> – C’est ça… Mais pour acheter de la beuh, là tu as toujours des thunes.<br><em>Fred avance vers lui, menaçant.</em><br><strong>Fred</strong> – Eh, oh, tu te prends pour ma mère, ou quoi ?<br><strong>Max</strong> – C’est toi qui me prends pour ta mère, Fred. Alors c’est moi qui devrais avoir des cordes de rechange pour ta gratte de merde, c’est ça ? J’en ai ras le bol de jouer avec une bande de loosers.<br><strong>Fred</strong> – Personne ne te retient, Max. Tu fais chier tout le monde. Nous on est là pour s’éclater, pas pour entendre tes leçons de morale…<br><em>Fred s’en va. Vincent arrive.</em><br><strong>Vincent</strong> – Tu as vu le monde qu’il y a dans la salle ?<br><strong>Max</strong> – Ouais.<br><strong>Vincent</strong> – Depuis qu’on a une chanteuse, on a beaucoup plus de succès, tu as remarqué ?<br><strong>Max</strong> – Elle chante faux.<br><strong>Vincent</strong> – Apparemment, les mecs ne viennent pas seulement pour l’écouter… Il faut dire que… Il y a un problème ?<br><strong>Max</strong> – Fred a pété une corde.<br><strong>Vincent</strong> – Et alors…?<br><strong>Max</strong> – Il n’a pas de corde de rechange.<br><strong>Vincent</strong> – Ah merde… (<em>Il sort un joint, l’allume, tire une bouffée et le tend à Max.</em>) Tu en veux ? C’est du Libanais…<br><strong>Max</strong> – Non merci, je préfère rester lucide…<br><strong>Vincent</strong> (<em>hilare</em>) – Lucide ?<br><strong>Max</strong> – Alors toi aussi, tu es défoncé.<br><strong>Vincent</strong> – Complètement. Bon, on y va ? Je crois que notre public nous réclame…<br><strong>Max</strong> – Putain, Vincent, tu ne comprends pas ! Fred joue déjà comme un manche avec six cordes, alors avec cinq. Le public va nous massacrer…<br><strong>Vincent</strong> – Le public ? Ne t’inquiète pas. C’est nos potes ! Et ils sont encore plus défoncés que nous…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="295" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-496" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/les-rebelles-jean-pierre-martinez-bandeau-300x221.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avortée</title>
		<link>https://sketchotheque.net/rencontre-avortee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 10:02:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Ennui]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avortée, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de confinement' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages. L’un compose un numéro sur son portable. L’autre sort son portable qui s’est mis à sonner et prend l’appel.<br></em><strong>Un</strong> – Allô…<br><strong>Deux</strong> – Bonjour, c’est Jean-Paul Ramirez à l’appareil.<br><strong>Un</strong> – Pardon ? Jean-Paul qui ?<br><strong>Deux</strong> – Ramirez. On était en classe de terminale ensemble.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – C’est une blague ?<br><strong>Deux</strong> – Pas du tout. Tu ne te souviens pas de moi ?<br><strong>Un</strong> – Non… Jean-Paul Ramirez ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai retrouvé ton nom et ta photo sur Les Copains d’Avant…<br><strong>Un</strong> – Les Copains d’Avant ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, tu sais, ce site sur lequel…<br><strong>Un</strong> – Oui, oui, je sais… Les Copains d’Avant… Mais on n’était pas copains, si ? Je ne me souviens même pas de ton nom…<br><strong>Deux</strong> – Rassure-toi, moi non plus, je ne me souvenais pas de ton nom.<br><strong>Un</strong> – D’accord… et donc… pourquoi tu m’appelles ? Je veux dire… si on ne se connaissait pas plus que ça ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Ça fait six mois que je suis confiné à la campagne. Je me disais que j’allais en profiter pour reprendre contact avec des gens que j’avais perdus de vue…<br><strong>Un</strong> – Ouais… mais pour reprendre contact, il faudrait encore qu’on ait été en contact à un moment donné, non ?<br><strong>Deux</strong> – On était dans la même classe ! Même si on n’était pas vraiment amis, on s’est sûrement parlé une fois ou deux.<br><strong>Un</strong> – Mmm… Sûrement, oui… Jean-Pierre Martinez ?<br><strong>Deux</strong> – Jean-Paul Ramirez.<br><strong>Un</strong> – Non, ça ne me dit vraiment rien, et donc… Je n’ai toujours pas compris la raison de cet appel. Si on se connaissait à peine…<br><strong>Deux</strong> – Va savoir… on est peut-être passé à côté de quelque chose.<br><strong>Un</strong> – Quelque chose ?<br><strong>Deux</strong> – On aurait pu être amis.<br><strong>Un</strong> – Euh… Ouais…<br><strong>Deux</strong> – Peut-être qu’à l’époque, on n’a pas eu l’occasion de faire connaissance et…<br><strong>Un</strong> – On a passé un an dans la même classe. J’imagine que si on avait dû être amis, on aurait eu largement l’occasion, non ?<br><strong>Deux</strong> – Peut-être qu’on n’avait rien en commun. Qu’on n’avait rien à se dire.<br><strong>Un</strong> – Oui, c’est… C’est un peu ce que je voulais dire, en effet.<br><strong>Deux</strong> – À l’époque, oui, mais maintenant ?<br><strong>Un</strong> – Maintenant ?<br><strong>Deux</strong> – Le temps a passé… Peut-être que maintenant, si on se revoyait, on se rendrait compte qu’on a des tas de trucs en commun. Qu’on a des tas de trucs à se dire. (<em>Blanc</em>) Allô…?<br><strong>Un</strong> – Oui… Non, mais… je ne sais pas quoi te dire, là… Et… rien que ça, tu vois, ce n’est pas très bon signe…<br><strong>Deux</strong> – Excuse-moi, je ne vais pas te déranger plus longtemps.<br><strong>Un</strong> – OK…<br><strong>Deux</strong> – On se rappelle ?<br><strong>Un</strong> – OK…<br><strong>Deux</strong> – Va savoir… dans quelques années, on aura peut-être plus d’affinités.<br><strong>Un</strong> – Peut-être…<br><em>Ils rangent leurs portables.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Brèves de confinement</a><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-confinement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Le coccyx</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-coccyx/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 15:25:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Arbre]]></category>
		<category><![CDATA[Cheveux]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie du quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Saison]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le coccyx, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Au comptoir, deux femmes regardent au loin droit devant elles. La deuxième a sur la tête un bonnet dont ne dépasse aucune chevelure.</em><br><strong>Une</strong> – Tu as vu, cet arbre, comme il est beau ?<br><strong>Deux</strong> (<em>avec l’air de s’en foutre</em>) – Ouais.<br><strong>Une</strong> – Il fait tellement partie du paysage… On finit par ne plus le voir.<br><strong>Deux</strong> – Mmm…<br><strong>Une</strong> – C’est un chêne. On n’était pas encore nées, il était déjà là.<br><strong>Deux</strong> – Comment tu le sais ? Puisqu’on n’était pas nées…<br><strong>Une</strong> – On avait accroché une balançoire à une de ses branches, quand on était petites. Il était déjà aussi grand. Tu ne te souviens pas ?<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Une</strong> – Moi, oui. Je m’étais cassé le bras en tombant de cette putain de balançoire.<br><strong>Deux</strong> – Tu t’es cassé tellement de trucs. Comment veux-tu que je me souvienne…? Une fois, tu t’es même cassé le cul.<br><strong>Une</strong> – Le coccyx.<br><strong>Deux</strong> – En tombant d’une chaise. C’est dingue. Je me demande quel os tu ne t’es pas fracturé. (<em>Un temps</em>) Le coccyx… Je ne savais même pas que ça existait, à l’époque. Et même maintenant, je ne suis pas sûre de savoir comment ça s’écrit.<br><strong>Une</strong> – Tout ce que je peux te dire, c’est que ça rapporte un paquet de points au Scrabble…<br><strong>Deux</strong> – C’est simple, quand je t’imagine petite, je te revois avec un plâtre… Même sur les photos de classe, tu as toujours un bras en écharpe, une paire de béquilles ou un gros pansement. C’est à se demander comment tu as fait pour arriver entière jusqu’ici.<br><strong>Une</strong> – Toi, tu ne t’es jamais rien cassé. Comme cet arbre, là…<br><strong>Deux</strong> – Pourtant j’ai fait les mêmes bêtises que toi… Moi aussi j’ai vécu dangereusement. Ça m’est même arrivé d’ouvrir des huîtres à Noël. Et je ne me suis jamais transpercé la main avec le couteau…<br><strong>Une</strong> – Tu as toujours eu plus de chance que moi. Je t’en ai souvent voulu, pour ça…<br><strong>Deux</strong> – Tu crois vraiment que c’est moi qui ai eu de la chance…?<br><strong>Une</strong> – C’est ça, traite moi d’empotée.<br><strong>Deux</strong> – Où est-ce que tu veux en venir, avec ton arbre ?<br><strong>Une</strong> – Il a résisté à toutes les tempêtes. Pas une branche de cassée. Comme toi. Dans une centaine d’années, il sera encore là.<br><strong>Deux</strong> – Même si il est encore debout, il est peut-être déjà rongé de l’intérieur. Regarde, il n’a plus une feuille sur le caillou. Comme moi, justement.<br><strong>Une</strong> – C’est normal. On est en automne…<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, c’est vrai. Je n’ai pas vu passer l’été… De ma fenêtre, à l’hôpital, j’avais la vue sur le parking d’Auchan.<br><strong>Une</strong> – Ça va repousser au printemps, tu verras.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Et mes cheveux, tu crois qu’ils vont repousser, au printemps ?<br><strong>Une</strong> (<em>lui tendant la main</em>) – Tiens. J’en mets ma main à couper…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Définition de l’amour (par défaut)</title>
		<link>https://sketchotheque.net/definition-de-lamour-par-defaut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 12:21:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasme]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Définition de l’amour (par défaut), un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><strong>Lui</strong> (<em>à une interlocutrice imaginaire</em>) – Ça fait combien de temps qu’on se connaît ? Vingt ans, au moins, non ? (<em>Silence</em>) Pourquoi on n’a jamais couché ensemble, au fait ? C’est vrai, on s’entend bien… On aurait même pu se marier ! C’est marrant, je te vois un peu comme une ex. Alors qu’on n’est jamais sortis ensemble… On a failli, une fois, tu te souviens ? Tu m’avais fait boire. À moins que ce ne soit le contraire. On a fini chez toi, complètement bourrés. On a rigolé comme des bossus pendant toute la nuit, mais on a oublié de coucher ensemble. C’est peut-être parce qu’on s’entend trop bien, justement. Ça manquerait un peu de piment. On s’ennuierait, à la longue. C’est vrai, on se marre bien tous les deux, mais… Je ne m’imagine pas en train de faire l’amour avec une fille qui se marre. Bon, il y a rire et rire. Je peux faire rire une fille pour coucher avec elle. Mais alors coucher avec une fille qui me fait marrer…! Non, si je couchais avec toi, j’aurais l’impression de coucher avec un copain. Avec une copine, si tu préfères. Et puis je n’aime pas les blondes. Je sais, tu n’es pas blonde. Mais tu l’étais quand je t’ai rencontrée… J’ignorais que ce n’était pas ta couleur naturelle, moi ! À quoi ça tient, hein ? Ce n’est pas que je n’aime pas les blondes, mais… Ça dépend. Ça devait être la couleur. Tu étais un peu trop blonde pour moi. Les filles trop blondes, je ne sais pas, ça me dégoûte un peu. Physiquement. Je ne sais pas pourquoi… Ça doit être une question de peau. Maintenant, c’est trop tard. Je t’imaginerai toujours dans la peau d’une blonde qui s’est fait teindre en brune. Et puis tu n’es pas vraiment brune… C’est pas châtain, non plus. Je ne sais pas comment appeler ça… C’est ni blond ni brun. Ce n’est pas que tu ne me plais pas, hein ? D’ailleurs, tu plais à tous les mecs. D’habitude, c’est plutôt motivant… Mais là, non. Non, je n’arrive pas à définir exactement pourquoi je n’ai jamais eu envie de coucher avec toi… Ça doit être ça, l’amour… Je veux dire, le « je ne sais quoi » qui fait qu’on a envie de baiser ensemble, ou plus si affinités. On a réussi à cerner ce que c’était, dis donc ! Par défaut… Maintenant, pourquoi je me suis marié avec ma femme plutôt qu’avec toi ou une autre, alors là… Bon, déjà, à elle, je lui plaisais. C’était moins compliqué. Si je ne lui avais pas plu, est-ce que je me serais accroché… ? Et si je m’étais accroché, est-ce que ça lui aurait plu… ? On ne le saura jamais. L’amour partagé, c’est plus simple, mais c’est moins… Comment dire… ? À vaincre sans péril, on a le triomphe modeste. D’ailleurs, je me demande ce qu’elle a bien pu me trouver. Tu as une idée, toi… ? Je pourrais lui demander, tu me diras, mais… Si elle me retourne la question… Des fois, il y a des sujets qu’il vaut mieux ne pas aborder. Un peu de mystère, dans le couple, ça ne peut pas nuire. Enfin, il ne faut pas exagérer, non plus. Une fois je suis sorti avec une fille. Au bout d’un an, elle m’a plaqué. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a répondu qu’elle s’emmerdait au lit avec moi. Un an ! Il y a des limites à la discrétion… Alors maintenant, pourquoi elle est sortie avec moi pendant un an ? Je n’ai même pas pensé à lui demander… Il devait quand même bien y avoir une raison ! Ou alors elle m’a menti. Sur mes performances sexuelles, je veux dire… Pour se venger… Je ne dis pas ça parce que ça m’a vexé dans mon orgueil de mâle, hein ? Ça m’a un peu surpris, c’est tout. C’est vrai, j’ai plutôt la réputation d’être un bon coup. Et toi ? Non, je veux dire, et toi, tu ne veux vraiment pas me dire pourquoi tu n’as jamais eu envie de sortir avec moi ? (<em>Inquiet</em>) Tu n’es pas obligée de me répondre, hein ?</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quarantaine</title>
		<link>https://sketchotheque.net/quarantaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 12:16:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quarantaine, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle est assise sur le canapé. Il arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – C’est dingue, je viens encore d’avoir un coup de fil d’un ami d’enfance qui m’invite pour ses 40 ans. C’est incroyable, non ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous aviez 20 ans à la même époque, ce n’est pas très étonnant que 20 ans après, vous en ayez 40 à peu près en même temps.<br><strong>Lui</strong> – Non, ce qui est dingue, c’est que je n’avais plus aucune nouvelle de tous ces gens depuis des années… Et là, le téléphone n’arrête pas de sonner !<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Tu vas y aller ?<br><strong>Lui</strong> – Ça me fait un peu peur. Ils ont dû changer, depuis tout ce temps.<br><strong>Elle</strong> – Physiquement, tu veux dire ?<br><strong>Lui</strong> – Physiquement, moralement… J’espère qu’ils ne sont pas trop décrépis.<br><strong>Elle</strong> (<em>minaudant</em>) – Et moi ? Tu es sûr que je suis pas trop décrépie ?<br><strong>Lui</strong> – Toi, j’ai eu le temps de m’habituer petit à petit. Mais eux, comme ça, tout d’un coup… C’est carrément Le Retour des morts-vivants… C’est bizarre, ce besoin subit de se rassembler à l’approche de la quarantaine.<br><strong>Elle</strong> – Ça s’appelle un anniversaire, non ?<br><strong>Lui</strong> – On dit que les animaux se rapprochent des hommes en sentant venir la fin. Ça doit être quelque chose comme ça. Une sorte d’instinct grégaire. (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir à celui-là, encore ?<br><strong>Elle</strong> – Une convention obsèques… ?<br><strong>Lui</strong> – C’est cher, non ?<br><strong>Elle</strong> – Je plaisante… Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi.<br><strong>Elle</strong> – Non, je veux dire: et toi, tu comptes faire quelque chose pour tes 40 ans ?<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Tu as une idée pour empêcher ça ? En tout cas, je t’en prie, tu ne me prépares pas de fête surprise, hein… ? Si je ne vois plus tous ces gens depuis 20 ans, il y a sûrement une bonne raison.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Tu as quel âge, toi, exactement ?<br><em>Elle le regarde, offusquée, mais ne répond pas.</em><br><strong>Elle</strong> – Il faudrait peut-être qu’on invite les voisins à dîner, un de ces soirs.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Elle</strong> – Pour rien !<br><strong>Lui</strong> – Eux, ils ne nous ont jamais invités.<br><strong>Elle</strong> – Avec des raisonnements comme ça…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas parce qu’on est voisins qu’on est obligés d’être amis.<br><strong>Elle</strong> – Tous nos amis habitent à cinq cents kilomètres! C’est sympa d’avoir des amis à côté de chez soi…<br><strong>Lui</strong> – Oui, c’est pratique… Ça limite les frais de déplacement. Donc la pollution. On pourrait presque dire que c’est écologique, de sympathiser avec ses voisins.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce qu’il fait, lui, au juste ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas exactement. Je le vois partir tous les matins avec une mallette. Je ne sais pas où il va. La prochaine fois, je lui demanderai, si tu veux…<br><strong>Lui</strong> – Et elle ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont très discrets…<br><strong>Lui</strong> – Ça risque d’être joyeux, ce dîner. Si on ne veut pas paraître intrusifs…<br><strong>Elle</strong> – Tu pourras toujours parler de toi.<br><strong>Lui</strong> – Ils ont des enfants, non ?<br><strong>Elle</strong> – Tous les jours, il y en a trois qui sortent de chez eux pour aller à l’école. Je suppose que ce sont les leurs.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… Un petit, un moyen et un grand… (<em>Inquiet</em>) Il faudra les inviter aussi ?<br><strong>Elle</strong> – Non ! On leur précisera que c’est une soirée entre adultes. Ça les mettra à l’aise.<br><strong>Lui</strong> (<em>pris d’un doute</em>) – Tu me parlais bien des voisins d’en face ?<br><strong>Elle</strong> – Des voisins d’à côté! Les voisins d’en face, ils ont déménagé il y a six mois, après leur divorce. Tu n’as pas vu le panneau À vendre ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – D’ailleurs, ils n’avaient pas d’enfants.<br><strong>Lui</strong> – Ah ouais… ?<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Ce ne serait pas la semaine ménage, par hasard ?<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas impossible. (<em>Soupirant</em>) Le ménage, c’est le ciment du couple… La preuve, un couple, on appelle ça un ménage. Quand on est trois, un ménage à trois.<br><strong>Elle</strong> – Trois, ça peut aussi être un couple avec un enfant…<br><strong>Lui</strong> – Chacun ses fantasmes.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Tu crois vraiment qu’on a les moyens d’avoir un enfant en ce moment ?<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est pas une question d’argent, tu le sais bien… Et puis on n’est pas si pauvres que ça…<br><strong>Lui</strong> – On le sera avec une ribambelle de gosses…! Regarde ce qui se passe en Afrique, avec la natalité galopante… J’ai lu un bouquin, il y a des années : L’Afrique noire est mal partie. Eh ben ça ne s’est pas arrangé depuis… Aujourd’hui, plus personne ne pense sérieusement que l’Afrique pourrait aller quelque part… Sauf avec la dérive des continents… Plus les gens ont d’enfants, plus ils sont pauvres…<br><strong>Elle</strong> – Tu es sûr que ce n’est pas l’inverse ?<br><strong>Lui</strong> – En tout cas, si les pauvres ne faisaient pas d’enfants, au bout d’une génération, tout le monde serait riche… Prends les Chinois. Ils n’ont plus droit qu’à un enfant. Eh bien ça va déjà mieux…<br><strong>Elle</strong> – Alors commençons par en faire un…<br><strong>Lui</strong> – Quand est-ce qu’on s’en occuperait, de cet enfant ? On n’a déjà pas le temps de passer un coup de balai !<br><strong>Elle</strong> – On prendrait une femme de ménage.<br><strong>Lui</strong> – Où est-ce qu’on le mettrait, ce bébé ?<br><strong>Elle</strong> – Tu pourrais installer ton bureau en bas.<br><strong>Lui</strong> – Ça commence bien… Et toi ? Tu comptes arrêter de travailler ?<br><strong>Elle</strong> – On prendra une nourrice.<br><strong>Lui</strong> – En plus de la femme de ménage ? Ce n’est plus un ménage à trois, là, c’est une PME! Je ne suis pas sûr d’avoir l’esprit d’entreprise…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – On ne pourra plus sortir le soir.<br><strong>Elle</strong> – On prendra une baby-sitter.<br><strong>Lui</strong> – Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point la natalité avait un effet direct sur l’emploi.<br><strong>Elle</strong> – Et sur la consommation…<br><strong>Lui</strong> – Couches, petits pots, jouets, soins médicaux…<br><strong>Elle</strong> – Nouvelle voiture…<br><strong>Lui</strong> – Finalement, tu as raison, je crois que cet enfant est capable de sortir le pays de la crise…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Le temps des cerises</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-temps-des-cerises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:45:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Maison]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Arbre]]></category>
		<category><![CDATA[Ennui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le temps des cerises, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un couple, assis sur un canapé.<br></em><strong>Elle</strong> – Tu as vu ? Le cerisier est en fleurs.<br><strong>Lui</strong> – Encore une année de passée…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – On est heureux… ?<br><strong>Lui</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) On s’emmerde, non ?<br><strong>Elle</strong> – Ensemble ?<br><strong>Lui</strong> – En général.<br><em>Elle réfléchit.</em><br><strong>Elle</strong> – On pourrait changer de canapé…<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce qu’on ferait de l’ancien ?<br><strong>Elle</strong> – Partir en vacances…<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas la saison.<br><strong>Elle</strong> – Faire une fête…<br><strong>Lui</strong> – Pour fêter quoi ?<br><strong>Elle</strong> (<em>réfléchissant</em>) – La floraison du cerisier !<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que les Japonais font ça, au printemps. Ils invitent des amis à admirer leur cerisier, en sirotant du thé, sans rien dire…<br><strong>Elle</strong> – Il faudrait se dépêcher. Les premières pétales tombent déjà.<br><strong>Lui</strong> – C’est masculin.<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Pétale. C’est masculin. Les premiers pétales. (<em>Un temps</em>) Et qui est-ce qu’on inviterait ?<br><strong>Elle</strong> – Des amis.<br><strong>Lui</strong> – Les gens ne sont jamais libres…<br><strong>Elle</strong> – Il suffit de les prévenir à l’avance !<br><strong>Lui</strong> – Tu leur proposes de prendre l’apéritif, ils sortent leur agenda. Au lieu de boire l’apéro, on discute d’une date éventuelle. La semaine d’après, ils te rappellent pour annuler et fixer une nouvelle date… (<em>Un temps</em>) Moi, quand j’ai envie de boire un coup, c’est tout de suite. Dans trois semaines, je n’aurai peut-être plus soif. Il n’y a plus aucune improvisation !<br><strong>Elle</strong> – C’est peut-être parce que les gens ont peur de s’ennuyer, justement…<br><strong>Lui</strong> – Tu verras! Ils ne seront pas libres. Ils te proposeront une date. En attendant, les pétales du cerisier seront par terre.<br><strong>Elle</strong> – Un tapis de pétales, c’est joli aussi.<br><strong>Lui</strong> – Aujourd’hui il fait beau. Quel temps il fera dans un mois ? En plus de faire coïncider les agendas, il faudrait consulter Météo France. Inviter des amis, ça devient encore plus compliqué que de prévoir une éclipse. (<em>Un temps</em>) Non… Plutôt que de risquer de m’amuser avec des tas de gens dans un mois, je préfère encore être sûr de m’ennuyer tout de suite avec toi.<br><strong>Elle</strong> – C’est gentil…<br><strong>Lui</strong> – La dernière fois, mon meilleur ami me laisse un message. Ça faisait six mois que je n’avais pas eu de ses nouvelles. Je le rappelle aussitôt et je lui propose de prendre un café. Il me répond qu’il n’est pas libre, qu’il m’appellera pour fixer une date. J’attends toujours. Je n’ai jamais su pourquoi il m’avait téléphoné…<br><strong>Elle</strong> – Il avait peut-être un coup de cafard… ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas si après son coup de fil, il s’est senti beaucoup moins seul. Dans six mois il me rappellera, et ce sera la même chose. Alors c’est ça qu’on appelle des amis, maintenant ? (<em>Un temps</em>) Internet, c’est pareil, hein ? On nous dit que c’est « convivial ». Tu n’adresses pas la parole à ton voisin, mais avec ça, tu vas pouvoir bavarder avec les Chinois en espéranto. Tu en connais beaucoup, toi, des Chinois ?<br><strong>Elle</strong> – Quand j’étais petite, avec mon voisin d’en face, on essayait de communiquer en morse, la nuit, avec des lampes électriques. Ça ne marchait déjà pas très bien…<br><strong>Lui</strong> – Les gens sont surbookés en permanence. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien avoir à faire de tellement intéressant, au point de ne jamais avoir le temps de prendre un verre avec leur meilleur ami à l’improviste ? Moi, j’essaie de rester disponible. Mais personne n’est jamais libre. Alors je m’emmerde… Tu ne t’ennuies pas, toi ?<br><strong>Elle</strong> – Avec toi, jamais…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Et si on se le prenait quand même, cet apéro ?<br><strong>Elle</strong> – Tous les deux ?<br><strong>Lui</strong> – Tu serais libre ?<br><strong>Elle</strong> – Quand ?<br><strong>Lui</strong> – Tout de suite.<br><strong>Elle</strong> – Pas de problème.<br><strong>Lui</strong> – Je vais chercher les verres.<br><strong>Elle</strong> – Je m’occupe des cacahuètes.<br><em>On sonne.</em><br><strong>Lui</strong> – On attend quelqu’un ?<br><strong>Elle</strong> – Non. Qui ça peut bien être à cette heure-ci ? On va bientôt passer à table.<br><em>Il fait signe qu’il ne sait pas.</em><br><strong>Lui</strong> – Les gens sont d’un sans-gêne. On ne peut pas être tranquille cinq minutes, même le week-end.<br><strong>Elle</strong> – Je vais aller ouvrir…<br><strong>Lui</strong> – Je ne suis là pour personne.<br><em>Elle se retourne vers lui.</em><br><strong>Elle</strong> – Et si c’est un ami ?<br><em>Il réfléchit.</em><br><strong>Lui</strong> – Tu lui dis que notre cerisier du Japon est encore en fleurs… Et qu’il repasse quand il aura des cerises.<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Décalage horaire</title>
		<link>https://sketchotheque.net/decalage-horaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 07:39:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Fusée]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=762</guid>

					<description><![CDATA[<p>Décalage horaire, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme arrive essoufflé devant une femme, genre hôtesse.</em><br><strong>Lui</strong> – Bonjour mademoiselle, je suis Monsieur Dumortier…<br><strong>Elle</strong> (<em>vérifiant sur une liste</em>) – Monsieur Dumortier, oui, parfaitement.<br><strong>Lui</strong> – Désolé, je suis un peu en retard…<br><strong>Elle</strong> (<em>aimablement</em>) – Vous êtes le dernier, en effet. Nous n’attendions plus que vous pour décoller… Vous avez des bagages ?<br><strong>Lui</strong> – Euh, non… (<em>Montrant le sac en plastique qu’il tient à la main</em>) Juste ça… Je peux le prendre en cabine…?<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr… Classe tourisme, c’est bien cela…?<br><strong>Lui</strong> (<em>acquiesçant</em>) – Le vol dure combien de temps ?<br><strong>Elle</strong> (<em>vérifiant</em>) – Attendez, que je ne vous dise pas de bêtises… 37 ans exactement… Vous arrivez le 16 avril 3022 à midi, heure locale…<br><strong>Lui</strong> – Je me suis dit qu’en avril, il y aurait moins de monde…<br><strong>Elle</strong> – En dehors des vacances scolaires, c’est quand même moins cher. Et puis là-bas, avril, c’est la belle saison. Les jours rallongent. En hiver, on a à peine le temps de se lever qu’il fait déjà nuit : les journées ne durent que cinq heures !<br><strong>Lui</strong> – Vous y êtes déjà allée ?<br><strong>Elle</strong> – Oui ! Plusieurs fois. En tant qu’hôtesses, on a des tarifs… Vous avez prévu un vêtement chaud pour la décongélation ?<br><strong>Lui</strong> – Bien sûr.<br><strong>Elle</strong> – Heureusement qu’on a des avantages, vous savez… Parce qu’hôtesse… C’est une vie de fou… Vous partez sur le moindre vol d’une soixantaine d’années, vous revenez, il faut vous refaire des amis. Les vôtres sont déjà tous morts et enterrés… Ou alors complètement décatis… Vous avez des amis ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez bien raison. C’est beaucoup plus simple. (<em>Son téléphone sonne et elle répond.</em>) Oui…? Parfait, merci. (<em>Elle raccroche et s’adresse à nouveau à son passager</em>.) Cette fois, c’est l’heure. On m’annonce que votre fusée va décoller d’un instant à l’autre. Je ne vous dis pas au revoir. Quand vous reviendrez, je ne serai sans doute plus de ce monde. Je fais le système solaire, en ce moment. Il n’y a presque pas de décalage annuel. C’est quand même moins fatiguant.<br><strong>Lui</strong> – Surtout quand on a des enfants…<br><strong>Elle</strong> – Vous les laissez à la crèche, et quand vous revenez du travail, ils ont fini médecine… Alors bon voyage !<br><em>Il part en oubliant son sac en plastique.</em><br><strong>Lui</strong> – Merci.<br><strong>Elle</strong> – Ah, vous oubliez votre bagage à main…<br><strong>Lui</strong> – Oh, pour ce qu’il y a dedans…<br><strong>Elle</strong> – Vous avez raison… Ce n’est pas la peine de se charger… Quand on arrive, la mode a complètement changé… Autant acheter des vêtements sur place…<br><strong>Lui</strong> – Ah, je ne vous ai pas demandé, pour le retour. C’est quand ?<br><strong>Elle</strong> – Le retour ? Ah, ça, c’est une question qu’on me pose rarement… Je peux vous donner une évaluation, mais vous savez… Ça dépendra de l’évolution de l’aéronautique entre-temps…<br><strong>Lui</strong> – Ne vous dérangez pas. Je verrai ça là-bas. Bonne journée…<br><strong>Elle</strong> – Bonne journée à vous… Enfin, je veux dire… Bonne hibernation…<br><strong>Lui</strong> – Eh, oui… 37 ans, quand même…<br><strong>Elle</strong> – Oh, vous verrez, on ne sent pas le temps passer… Et on se réveille frais comme une rose…<br><strong>Lui</strong> – Excusez-moi de vous demander ça, mais c’est vraiment une compagnie sûre…? Vous n’avez jamais eu de rupture dans la chaîne du froid…?<br><strong>Elle</strong> – Pensez-vous ! Tout ça est très contrôlé. Le dernier incident qu’on a eu, c’est un passager qui s’est trompé de vol. Il devait retrouver sa fiancée sur Venus pour leur voyage de noces, et il a embarqué par mégarde pour une planète située à une quarantaine d’années lumière… Évidemment, quand il est revenu, elle…<br><strong>Lui</strong> – Elle n’était plus vraiment fraîche comme une rose…<br><em>Ils rient.</em><br><strong>Elle</strong> – Allez, maintenant filez, sinon vous allez le rater. Et le prochain vol n’est que dans soixante-dix ans…<br><strong>Lui</strong> – J’y vais…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="223" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves du Temps perdu" class="wp-image-479" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-du-temps-perdu-jean-pierre-martinez-300x167.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p><strong>Analyse du sketch</strong><br>« Décalage horaire » détourne les codes de la science-fiction pour en faire une comédie douce-amère sur le temps qui passe… trop vite ou trop lentement. On y découvre une version futuriste et absurde des voyages longue distance : le passager embarque pour un vol de 37 ans, parfaitement banal aux yeux de l&rsquo;hôtesse, qui semble plus concernée par la pression sociale d’avoir des amis encore vivants à l’arrivée que par les contraintes du voyage spatial.<br>Le comique repose sur le décalage entre la gravité du sujet (le vieillissement, la solitude, l’oubli) et la légèreté administrative du traitement : on parle de congélation, de rupture de la chaîne du froid, de retard de vol… avec la même désinvolture que pour un TGV en retard ou un bagage cabine oublié. Le sac en plastique, dérisoire, devient un symbole touchant du peu qu&rsquo;on emporte dans ce voyage, littéralement hors du temps.<br>La réplique finale évoquant la fiancée restée sur Vénus – devenue trop « fanée » pour la rencontre – ajoute un trait d’humour noir à ce conte existentiel en apesanteur, où l&rsquo;amour ne survit pas à la vitesse de la lumière.<br>Le sketch offre une critique subtile d’un monde où l’on va toujours plus vite, plus loin… au prix de ce qu’on laisse derrière : les gens, le temps vécu, les liens. Le décalage horaire devient un décalage de vie, voire d’humanité.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Haut-le-cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/haut-le-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:05:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Boucherie]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Végétarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Haut-le-cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron ramasse des verres sur le comptoir et les plonge dans un évier qu’on ne voit pas. Un homme et une femme arrivent. L’homme jette un regard suspicieux et un peu dégoûté vers le bar. Ils s’asseyent à une table.</em><br><strong>Lui</strong> – C’est vraiment crado. Je me demande pourquoi je continue à venir ici.<br><strong>Elle</strong> – C’est le seul bistrot en face de l’hôpital…<br><strong>Lui</strong> – Quand tu vois les normes d’hygiène qu’on nous impose dans notre boulot… Un patient attrape une maladie nosocomiale dans ton service, même un rhume, il te fait un procès. Ensuite il vient prendre son petit ballon de rouge ici dans un verre à peine rincé entre deux clients, dont l’un a peut-être une hépatite et l’autre le virus Ebola.<br><strong>Elle</strong> – Ouais…<br><strong>Lui</strong> – Tu as vu ça ? La vaisselle sale baigne dans l’évier du matin au soir. Je ne te raconte pas le bouillon de culture… À la fin de la journée, tu as partagé tes microbes avec la moitié de la ville. Maladies nosocomiales, tu parles. Et une maladie que t’attrape dans un bistrot, comment ça s’appelle ?<br><strong>Elle</strong> – Une cirrhose du foie ?<br><em>Le patron s’approche.</em><br><strong>Patron</strong> – Et pour ces messieurs-dames, qu’est-ce que ce sera ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Un jus de tomate.<br><strong>Elle</strong> – Un café.<br><em>Le patron s’éloigne.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas pourquoi je prends du jus de tomate, j’ai horreur de ça.<br><strong>Elle</strong> – On ne sait plus quoi prendre, à force.<br><strong>Lui</strong> – Les sodas, c’est tellement sucré. J’aurais dû prendre un jus de fruits.<br><strong>Elle</strong> – Il est encore temps…<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Tu as vu la gueule du patron ? Il n’a pas l’air aimable.<br><strong>Elle</strong> – Tu veux que j’y aille ?<br><strong>Lui</strong> – Trop tard, il vient de déboucher la bouteille. C’est tout moi, ça. Je vais devoir m’enfiler un jus de tomate alors que j’ai horreur de ça. En plus, la tomate, ça me donne des brûlures d’estomac. Pas toi ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Tant pis, je ne le boirai pas…<br><strong>Elle</strong> (<em>pour changer de sujet</em>) – Qu’est-ce que tu fais cet été ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas encore… J’irai sans doute passer une semaine ou deux chez mes parents, comme tous les ans.<br><strong>Elle</strong> – Tu es très lié avec tes parents, alors.<br><strong>Lui</strong> – Pas spécialement. Ils sont chiants, mais ils ont une villa avec piscine près d’Antibes.<br><strong>Elle</strong> – Quand on est chiants, si on veut encore voir ses enfants après qu’ils ont quitté la maison, il faut investir dans une piscine. Tu devrais y penser pour les tiens, le moment venu…<br><strong>Lui</strong> – Ouais… Sauf si je n’ai pas envie de les voir trop souvent.<br><strong>Elle</strong> – Et à part ça, ça va ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… ma femme a encore invité les voisins à dîner.<br><strong>Elle</strong> – Et alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas qu’ils ne sont pas sympas, mais… ils sont un peu chiants, eux-aussi…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi elle les a invités ?<br><strong>Lui</strong> – On vient d’arriver dans le quartier. Ils ont eu la gentillesse de nous inviter chez eux pour faire connaissance. Du coup on s’est sentis obligés de leur rendre l’invitation. Je crains que ça devienne une habitude, tu vois ?<br><strong>Elle</strong> – Je vois très bien.<br><strong>Lui</strong> – Maintenant qu’on a mis le doigt dans l’engrenage…<br><strong>Elle</strong> – J’ai peut-être une solution.<br><strong>Lui</strong> – Une solution<br><strong>Elle</strong> – Pour être sûr qu’ils ne reviendront jamais bouffer chez toi.<br><strong>Lui</strong> – Comment ça ?<br><strong>Elle</strong> – Il m’est arrivé la même chose il y a quelques années, quand j’ai acheté la maison.<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Les voisins nous invitent. Des enseignants, tu vois. Abonnés à Télérama, meublés par la CAMIF. De gauche, évidemment. Écolos tendance végétariens mais qui mangent quand même de la viande de temps en temps si elle est bio.<br><strong>Lui</strong> – Je vois très bien. Gentils, mais totalement assommants. Et comment tu as fait pour t’en défaire ?<br><strong>Elle</strong> – Quand on leur a rendu l’invitation, je leur ai servi un plat un peu spécial.<br><strong>Lui</strong> – Spécial<br><strong>Elle</strong> – Un cœur.<br><strong>Lui</strong> – Un cœur ? Comment ça un cœur ?<br><strong>Elle</strong> – Un cœur de bœuf. Direct. Juste avec une salade.<br><strong>Lui</strong> – Un cœur de bœuf ? Je ne savais même pas que ça se mangeait… Où est-ce que tu as trouvé ça ?<br><strong>Elle</strong> – À la boucherie du coin.<br><strong>Lui</strong> – Je ne savais pas que ça se vendait.<br><strong>Elle</strong> – Ah non, mais il ne me l’a pas vendu. Il me l’a donné.<br><strong>Lui</strong> – Non ? Et ils en ont bouffé ?<br><strong>Elle</strong> – Ce sont des gens polis, tu comprends. Je t’ai dit, des enseignants, tu vois. Alors tolérance, respect de la différence, ils n’ont pas osé moufter, tu penses bien. Genre je respecte les coutumes de chacun, même si elles sont différentes des miennes, et je fais un effort pour partager quelque chose avec eux, même si ce n’est pas exactement mes valeurs. Ils se sont pincés le nez, et ils ont tout bouffé.<br><strong>Lui</strong> – Et après ?<br><strong>Elle</strong> – On ne les a jamais revus.<br><strong>Lui</strong> – Jamais ?<br><strong>Elle</strong> – On se croise de temps en temps, évidemment, on est voisins. Mais ils n’ont plus osé nous réinviter, de peur qu’on leur rende l’invitation, et qu’on leur serve un truc encore pire que la dernière fois… On les a totalement traumatisés, je te dis.<br><strong>Lui</strong> – C’est dingue…<br><strong>Elle</strong> – Ah, non, tu aurais dû voir leurs têtes quand j’ai posé ça sur la table… J’aurais dû prendre une photo. D’ailleurs je crois que je l’ai fait…<br><strong>Lui</strong> – Merde… Mais du coup, tu as dû en bouffer aussi.<br><strong>Elle</strong> – Il faut savoir ce qu’on veut, mon vieux. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Mais après, tu es tranquille pour le restant de ta vie.<br><strong>Lui</strong> – D’accord… Ouais, je ne sais pas trop… Je vais en parler à ma femme…<br><strong>Elle</strong> – Surtout pas, malheureux !<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi ça ?<br><strong>Elle</strong> – Elle ne serait pas d’accord, évidemment !<br><strong>Lui</strong> – Oui… Il y a des chances.<br><strong>Elle</strong> – Non, tu lui fais la surprise. Tu lui dis, ce soir, c’est moi qui cuisine, chérie.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, rien que ça, ça va la surprendre, c’est sûr…<br><em>Elle se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Bon allez, il faut que je te laisse.<br><strong>Lui</strong> – OK.<br><strong>Elle</strong> – Tu me raconteras ta soirée, promis ?<br><strong>Lui</strong> – Attends, il ne m’a même pas encore servi mon jus de tomate…<br><strong>Elle</strong> – Tu verras, ça marche à tous les coups. Si tu ne veux plus jamais les avoir à dîner sans te fâcher avec eux, c’est la seule solution, je t’assure… Il y a une boucherie juste en face.<br><strong>Lui</strong> – Merci du conseil ! Tu as raison, je vais faire ça…<br><strong>Elle</strong> – Quand on peut aider…<br><em>Elle sort.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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		<title>Visite</title>
		<link>https://sketchotheque.net/visite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 13:59:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Sens interdit Sans interdit]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=433</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visite, un sketch humoristique extrait du recueil 'Sens interdit sans interdit' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages arrivent la mine préoccupée. Ils gardent un moment le silence.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ? Tu l’as trouvé comment ?<br><strong>Deux</strong> – Franchement, je m’attendais à pire…<br><strong>Un</strong> – Oui.<br><em>Nouveau silence.</em><br><strong>Un</strong> – Pire ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… C’est vrai qu’il est très diminué, mais bon… Au moins, il nous a parlé…<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce qu’il a dit, au juste ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne suis pas sûr d’avoir très bien compris… Quelque chose comme… Aaa… Ééé… Ououou… En-en-en…<br><strong>Un</strong> – Oui… C’est ce que j’ai compris aussi…<br><strong>Deux</strong> – Il a un peu de mal avec les consonnes…<br><strong>Un</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Enfin, il avait quand même l’air content de nous voir.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Ça me fait de la peine de le voir comme ça…<br><strong>Deux</strong> – On était très proches de lui…<br><strong>Un</strong> – Je l’aimais beaucoup.<br><strong>Deux</strong> – Lui aussi, je crois qu’il nous aimait beaucoup.<br><strong>Un</strong> – On était très proches.<br><em>Silence.</em><br><strong>Un</strong> – Tu crois vraiment qu’il nous reconnaît ?<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, quand même !<br><strong>Un</strong> – Quand on est arrivé, il a tourné la tête de l’autre côté…<br><strong>Deux</strong> – Ça doit être un réflexe… Je ne suis pas sûr qu’il contrôle tous ses mouvements, tu sais…<br><strong>Un</strong> – J’avais l’impression qu’il essayait de nous dire quelque chose…<br><strong>Deux</strong> – Il voulait peut-être nous remercier de notre visite…<br><strong>Un</strong> – Mmm…<br><em>Le deuxième pose une main réconfortante sur l’épaule du premier.</em><br><strong>Deux</strong> – Il va falloir y aller. On reviendra le voir…<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><em>Ils commencent à s’en aller.</em><br><strong>Un</strong> – Je me demande si je n’ai pas compris ce qu’il essayait de nous dire, tout à l’heure, finalement…<br><strong>Deux</strong> – Il a dit quelque chose ?<br><strong>Un</strong> – Tu sais : Aa… Éé… Ouou… En-en…<br><strong>Deux</strong> – Ah, ça… Et alors ?<br><strong>Un</strong> – A… É… Ou… En… Tu rajoutes quelques consonnes… Ça ressemble beaucoup à… Allez-vous-en…<br><strong>Deux</strong> – Tu crois…?<br><strong>Un</strong> – Ça ressemble…<br><strong>Deux</strong> – Mmm… En tout cas, il avait l’air content de nous voir…<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Allez, on reviendra…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Sens interdit sans interdit</em><br><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="226" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp" alt="" class="wp-image-358" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-768x578.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit.webp 835w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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