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	<title>Archives des Policier - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Policier - La Sketchothèque</title>
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	<item>
		<title>Mort de rire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 12:39:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mort de rire, un sketch humoristique extrait du recueil 'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un commissaire observe un légiste en train d’examiner un cadavre.<br></em><strong>Commissaire</strong> – À combien de temps remonte le décès, docteur ?<br><strong>Légiste</strong> – Il est encore tiède. Je dirais deux ou trois heures.<br><strong>Commissaire</strong> – C’est une femme de ménage qui a découvert le corps, affalé sur son siège.<br><strong>Légiste</strong> – Mmm…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous savez de quoi il est mort ?<br><strong>Légiste</strong> – Les analyses le confirmeront, mais je ne crois pas me tromper, commissaire, en affirmant que cet homme est mort de rire…<br><strong>Commissaire</strong> – C’est assez inhabituel, en effet.<br><strong>Légiste</strong> – Un rire profond. Un rire de gorge. Les zygomatiques ont lâché. Je ne vous fais pas un dessin.<br><strong>Commissaire</strong> – Vous savez ce qui a pu provoquer cet éclat de rire fatal ?<br><strong>Légiste</strong> – On l’a retrouvé dans son fauteuil, vous disiez. C’était chez lui, devant la télé…?<br><strong>Commissaire</strong> – Non.<br><strong>Légiste</strong> – Au cinéma ?<br><strong>Commissaire</strong> – Au théâtre.<br><strong>Légiste</strong> – Encore plus surprenant. Habituellement, quand on retrouve un spectateur affalé sur son fauteuil à l’issue d’une représentation, c’est plutôt qu’il est en train de roupiller…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous êtes sûr que cet homme n’est pas simplement endormi ? Très profondément…<br><strong>Légiste</strong> – Confondre un coma profond avec une mort clinique ? Allons, commissaire, vous me prenez pour un débutant. Si vous me disiez plutôt quel genre de pièce la victime était allée voir…<br><strong>Commissaire</strong> – Mes hommes interrogent le directeur du théâtre et épluchent l’<em>Officiel des spectacles</em> pour confirmer ses déclarations… Mais on a déjà lancé un avis de recherche contre l’auteur présumé de la pièce pour homicide involontaire.<br><strong>Légiste</strong> – Involontaire ?<br><strong>Commissaire</strong> – D’après le directeur du théâtre, l’auteur croyait avoir écrit une tragédie… C’est du moins ce qu’il prétendra. Mais vous savez, je ne suis pas un débutant moi non plus. Je sais comment faire parler un suspect…<br><strong>Légiste</strong> – Vous avez raison, commissaire. On ne peut pas laisser en liberté de pareils individus. Si on ne peut plus aller au théâtre sans craindre de pouvoir y mourir de rire…<br><strong>Commissaire</strong> – On dirait qu’il est encore agité de quelques soubresauts. Vous êtes vraiment sûr qu’il est mort ?<br><strong>Légiste</strong> – Ce sont les nerfs. Croyez-moi, commissaire. Cet homme est aussi mort qu’on peut l’être.<br><strong>Commissaire</strong> – Vous croyez qu’il s’est vu mourir ?<br><strong>Légiste</strong> – Pourquoi ? Vous pensez que son témoignage aurait pu faire avancer votre enquête ? Je plaisante… Vous savez, dans mon métier, avec tout ce qu’on voit… On a plutôt intérêt à dédramatiser… La semaine dernière, j’ai autopsié un type qui était mort d’ennui…<br><strong>Commissaire</strong> – Au théâtre également ? Nous avons peut-être affaire à un tueur en série, qui changerait de mode opératoire à chaque fois pour brouiller les pistes…<br><strong>Légiste</strong> – C’est vrai que de nos jours, il est plus courant de mourir d’ennui au théâtre que d’y mourir de rire. Non, c’était tout simplement à un dîner chez sa belle-mère…<br><strong>Commissaire</strong> – Je vois… Vous pensez que l’autopsie pourra nous apprendre d’autres éléments intéressants ?<br><strong>Légiste</strong> – L’examen du bol alimentaire révèle qu’avant cette tragédie, la victime avait mangé dans un restaurant chinois. Des nems, plus précisément…<br><strong>Commissaire</strong> – Des nems ?<br><strong>Légiste</strong> – Je suis absolument formel sur ce point. Et ensuite du poulet au gingembre avec un riz cantonais.<br><strong>Commissaire</strong> – Pas de dessert ?<br><strong>Légiste</strong> – Non. Mais vous savez, ce n’est pas très surprenant. Les desserts, dans les restaurants chinois…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous pensez que ça pourrait avoir un rapport quelconque avec le décès ?<br><strong>Légiste</strong> – Aucun.<br><strong>Commissaire</strong> – Bon…<br><em>Le commissaire s’apprête à partir.</em><br><strong>Commissaire</strong> – Mort de rire… Et dire que je vais devoir annoncer ça à sa famille…<br><strong>Légiste</strong> – Je comprends. Vous ne faites pas un métier facile, vous non plus… Venez donc dîner à la maison, un de ces soirs…? Il faut bien décompresser un peu de temps en temps…<br><strong>Commissaire</strong> – Très bien… Je vais en parler à ma femme. (<em>Déstabilisé</em>) Je vous assure, on dirait qu’il est encore secoué de rire…<br><strong>Légiste</strong> – C’est les nerfs, je vous dis…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<title>Champagne</title>
		<link>https://sketchotheque.net/champagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:32:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Champagne, un sketch humoristique extrait du recueil 'Morts de rire'  de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme boit une coupe de champagne. On frappe à la porte.<br></em><strong>Deux</strong> (<em>off</em>) – C’est la police !<br><em>La femme va ouvrir.</em><br><strong>Une</strong> – Entrez, je vous en prie. Je vous attendais.<br><em>La deuxième femme entre.</em><br><strong>Une</strong> – Vous êtes toute seule ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… Mon collègue avait un truc à régler. On est en sous-effectif, vous savez…<br><strong>Une</strong> – Rien de grave, j’espère ?<br><strong>Deux</strong> – Non… Un dealer qui s’est fait bouffer par son pitbull.<br><strong>Une</strong> – Il est mort ?<br><strong>Deux</strong> – Qui ? Le pitbull ? Je plaisante, ne vous inquiétez pas… Mais le clébard lui a quand même sectionné un bras. Et il ne voulait pas lâcher le morceau. On a été obligé de l’endormir…<br><strong>Une</strong> – Qui ? Le dealer ? Je plaisante…<br><em>Elles se marrent.</em><br><strong>Deux</strong> – D’ailleurs, il est en bas, dans le panier à salade… J’espère qu’il ne va pas se réveiller trop vite…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors… c’est où ?<br><strong>Une</strong> (<em>avec un geste du menton</em>) – À côté, dans la chambre.<br><strong>Deux</strong> – Bon, ben je vais aller jeter un coup d’oeil, si vous permettez…?<br><em>La policière disparaît un instant du côté opposé où elle est entrée.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, oui…<br><em>Elle revient aussitôt après.</em><br><strong>Deux</strong> – Et… sans indiscrétion, vous avez fait ça comment ? Parce qu’à vous voir, comme ça… Mais vous n’êtes pas obligée de me répondre, hein ?<br><strong>Une</strong> – Avec un couteau-scie.<br><strong>Deux</strong> – Un couteau-scie…?<br><strong>Une</strong> – Un couteau électrique. À piles…<br><strong>Deux</strong> (<em>impressionnée</em>) – Et vous comptiez… transporter les pièces détachées. Les mettre dans un sac poubelle, peut-être ?<br><strong>Une</strong> – Je ne vous aurais pas appelée…<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai.<br><strong>Une</strong> – Une coupe de champagne ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… Oh, et puis pourquoi pas après tout !<br><em>Elle lui sert une coupe.</em><br><strong>Une</strong> – Merci. Bon, et bien… À la vôtre, alors.<br><em>Elles boivent en silence.</em><br><strong>Une</strong> – Vous ne me passez pas les menottes ?<br><strong>Deux</strong> – Vous n’aviez qu’un mari ?<br><strong>Une</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Alors vous n’allez pas recommencer tout de suite.<br><em>Echange de sourires.</em><br><strong>Deux</strong> – Il est bien frais… Excusez-moi, mais… pourquoi deux morceaux seulement ? Les piles étaient à plat…?<br><strong>Une</strong> – Mon mari n’arrivait pas à choisir entre moi et sa maîtresse. J’ai opté pour un partage équitable.<br><strong>Deux</strong> – Les hommes, ils sont tous pareils…<br><strong>Une</strong> – Vous êtes mariée ?<br><strong>Deux</strong> – Veuve.<br><strong>Une</strong> – Je suis désolée…<br><strong>Deux</strong> – Non, mais ce n’est pas grave, hein…<br><strong>Une</strong> – Ne me dites pas que vous aussi…<br><strong>Deux</strong> – Pensez donc… Je n’aurais jamais pu entrer dans la police… Ils sont un peu moins stricts sur le recrutement, maintenant, mais bon, un casier, c’est jamais un bon point… Non, mon mari est mort bêtement. D’une grippe…<br><strong>Une</strong> (<em>compatissante</em>) – La grippe A…<br><strong>Deux</strong> – Même pas ! Bêtement, je vous dis… Un jour, il est rentré avec un peu de fièvre. Je lui ai porté un grog, au lit. Le lendemain, il était mort.<br><strong>Une</strong> (<em>plaisantant</em>) – Si j’attrape un rhume, je ne viendrai pas me faire soigner chez vous…<br><em>Elles rient de bon cœur.</em><br><strong>Une</strong> – Encore un peu de champagne ?<br><strong>Deux</strong> – Vous comprenez pourquoi je ne vous passe pas les menottes…<br><em>Elle la ressert en souriant.</em><br><strong>Deux</strong> – Et vous la connaissez ?<br><strong>Une</strong> – Qui ?<br><strong>Deux</strong> – Sa maîtresse !<br><strong>Une</strong> – Pas personnellement. Je sais seulement qu’elle travaille dans la police.<br><strong>Deux</strong> – C’est pas vrai ! Une collègue ! Oh, vous savez, il y a des salopes partout. Même dans la police…<br><strong>Une</strong> – Je peux vous poser une question ?<br><strong>Deux</strong> – Allez-y…<br><strong>Une</strong> – Vous croyez au hasard ?<br><strong>Deux</strong> – Vous savez, dans mon métier…<br><strong>Une</strong> – Alors croyez-moi, ce n’est pas par hasard que vous êtes ici.<br><strong>Deux</strong> – Alexandre ?<br><strong>Une</strong> – C’est mon mari.<br><strong>Deux</strong> – Il m’avait dit qu’il était veuf lui aussi !<br><strong>Une</strong> – Comme quoi, tout le monde peut se tromper.<br><strong>Deux</strong> – Ça alors… Ça m’en fiche un coup. Je ne l’avais même pas reconnu, dites donc. Il faut dire que vous l’avez bien arrangé… Alors vous devez m’en vouloir, évidemment ?<br><strong>Une</strong> – Il vous a menti, à vous aussi…<br><strong>Deux</strong> – Quel salaud… Alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?<br><strong>Une</strong> – Je vous l’ai dit, on partage. Vous préférez le haut… ou les bas morceaux ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que… C’est pas si simple… Il faut que j’écrive un rapport. Je vais avoir du mal à faire passer ça pour un accident domestique…<br><strong>Une</strong> – Un suicide ?<br><strong>Deux</strong> – Un type qui se fait hara-kiri avec un couteau à piles…?<br><strong>Une</strong> – Dans ce cas, il faut faire disparaître le corps. Vous avez une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Le pitbull ?<br><strong>Une</strong> – Ça fait quand même de sacrés morceaux…<br><strong>Deux</strong> – C’est un gros pitbull.<br><strong>Une</strong> – Je vais aller racheter des piles…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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		<title>Interrogatoire</title>
		<link>https://sketchotheque.net/interrogatoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Commissariat]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cigarette]]></category>
		<category><![CDATA[Interrogatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interrogatoire, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage fait les cent pas derrière le deuxième, assis sur une chaise.<br></em><strong>Un</strong> – Tu vas parler, crois-moi. J’en ai maté des plus coriaces que toi, je te garantis.<br><strong>Deux</strong> (<em>avec un air las</em>) – Je suis innocent, je vous dis.<br><strong>Un</strong> – C’est ça, ouais. Ils disent tous ça. Allez, on reprend tout à zéro. Nom, prénom, âge, profession…<br><strong>Deux</strong> – Sanchez Pedro, 33 ans, infirmier…<br><strong>Un</strong> – Et t’étais où, mercredi soir vers minuit ?<br><strong>Deux</strong> – Dans mon lit. Je dormais.<br><strong>Un</strong> – Seul ?<br><strong>Deux</strong> – Non, avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Et bien sûr, tu vas me raconter qu’elle dormait aussi…<br><strong>Deux</strong> – Ben oui. À minuit. On bosse tous les deux le lendemain.<br><strong>Un</strong> – Tu pourrais au moins avoir un peu plus d’imagination.<br><strong>Deux</strong> – J’ai rien à vous dire, je vous dis.<br><strong>Un</strong> – C’est ça, oui… Eh ben crois-moi, tu vas me le dire quand même.<br><strong>Deux</strong> – Quoi ? Que j’ai rien à vous dire ? Je viens de vous le dire.<br><strong>Un</strong> – Joue pas au plus con avec moi, hein ! T’es pas sûr de gagner.<br><strong>Deux </strong>– C’est sûr…<br><em>Il se lève, pour se dégourdir les jambes.</em><br><strong>Un</strong> – Assieds-toi, Sanchez ! (<em>L’autre se marre</em>.) Et méfie-toi ou je te colle un outrage, en plus.<br><em>L’autre se rassied, résigné.</em><br><strong>Deux</strong> – Si on ne peut même plus rigoler…<br><strong>Un</strong> – Alors ? T’étais où, mardi soir ?<br><strong>Deux</strong> – On n’avait pas dit mercredi ?<br><strong>Un</strong> – Ouais, bon, mardi, mercredi, on s’en branle. T’étais où ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne m’en souviens plus.<br><strong>Un</strong> – Comment ça, tu t’en souviens plus ? Tu viens de me dire que t’étais au pieu, avec ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Non, ça, c’était mercredi, mais mardi, je ne m’en souviens plus.<br><strong>Un</strong> – Putain, mais tu vas parler, oui ! (<em>Il frappe de la main sur la table, avant de se tordre de douleur</em>) Oh, putain…<br><strong>Deux</strong> – Ça va pas…?<br><strong>Un</strong> – T’occupe, toi !<br><strong>Deux</strong> – Ça fait mal…?<br><strong>Un</strong> – Je me suis explosé la main…<br><strong>Deux</strong> – Fais voir.<br><strong>Un </strong>– Qu’est-ce que t’y connais, toi ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis infirmier… Tu me l’as fait répéter au moins dix fois. (<em>Le premier se laisse faire et l’autre examine sa main</em>.) C’est bon, il n’y a rien de cassé.<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ça me fait un mal de chien, alors ?<br><strong>Deux</strong> – T’étais pas obligé de taper aussi fort, non plus. C’est dingue, t’as même pété la table. Tu sais que tu m’as fait presque peur ? J’ai cru que t’allais vraiment me balancer une mandale.<br><strong>Un</strong> – Excuse-moi, je me suis un peu pris au jeu.<br><strong>Deux</strong> – Quelle connerie, ces entraînements à l’interrogatoire aussi. On n’a pas signé pour se faire tabasser en garde à vue, bordel.<br><strong>Un</strong> – Ouais, ben la prochaine fois, c’est toi qui fais le flic. Tu vas voir si c’est plus marrant que de faire le suspect…<br><strong>Deux</strong> – Bon, on fait une petite pause ? On n’est pas aux pièces, non plus.<br><strong>Un</strong> – OK.<br><em>Il sort un paquet de cigarettes, et en propose une à l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – Merci, j’ai arrêté la semaine dernière. (<em>L’autre s’apprête à allumer sa cigarette.</em>) Dis donc, je ne voudrais pas être trop jugulaire-jugulaire, mais tu sais que c’est interdit, maintenant…<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Ben, euh… On est dans un endroit public, non ?<br><strong>Un</strong> – Oh, putain… Non, mais pourquoi j’ai choisi ce boulot de merde… Alors maintenant, un flic n’a même plus le droit de proposer une cigarette à un suspect pendant un interrogatoire ?<br><strong>Deux</strong> – Il pourrait te faire un procès… Tu regardes trop la télé, toi…<br><em>L’autre range son paquet de cigarettes à contrecœu</em>r.<br><strong>Un</strong> – Bon, ben autant qu’on s’y remette, alors.<br><strong>Deux</strong> – OK. Tu fais le suspect ?<br><strong>Un</strong> – OK.<br><em>Il s’assied sur la chaise et l’autre commence à faire les cent pas derrière lui pendant un certain temps. Le premier commence à s’impatienter.</em><br><strong>Un</strong> – Bon, ça vient. Je commence à m’endormir, moi…<br><strong>Deux</strong> – Attends, putain ! Je me concentre…<br><em>Il continue de faire les cent pas, puis se lance.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors, mon con, t’étais où mercredi soir à minuit ? Tu vas finir par me le dire, alors autant me le dire tout de suite, on gagnera du temps.<br><strong>Un</strong> – OK. J’étais en train de braquer la supérette en bas de chez moi.<br><em>Il se marre.</em><br><strong>Deux</strong> – Oh, non, arrête de déconner !<br><strong>Un</strong> – Tu viens de me dire qu’on gagnerait du temps. Tu m’as convaincu, et voilà. T’es un trop bon flic, mon vieux (Regardant sa montre) Et puis c’est vrai, merde, regarde l’heure qu’il est ! On ne va pas faire du rab, non plus. Pour le prix qu’on est payé…<br><strong>Deux</strong> – Oh, putain, t’as raison, c’est l’heure de plier les gaules. Et puis c’est pas le jour que j’arrive en retard. Ma femme a décidé de me traîner au théâtre, ce soir.<br><strong>Un</strong> – Non…?<br><strong>Deux</strong> – J’espère que ce sera moins chiant que la dernière fois. J’ai failli m’endormir…<br><em>Ils mettent tous les deux leurs vestes et s’apprêtent à s’en aller.</em><br><strong>Un</strong> – Et mercredi dernier à minuit, qu’est-ce que tu foutais ? C’est que j’ai presque envie de le savoir, maintenant. Allez, tu peux me le dire…<br><strong>Deux</strong> – Eh ben j’étais au lit, figure-toi.<br><strong>Un</strong> – Avec ta femme ?<br><strong>Deux</strong> – Non, avec la tienne, ducon.<br><em>Ils s’en vont, en se marrant.</em><br><strong>Un</strong> – Va savoir…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<item>
		<title>Scène de crime</title>
		<link>https://sketchotheque.net/scene-de-crime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Maison]]></category>
		<category><![CDATA[Mélimélodrames]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Personnage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Scène de crime, un sketch humoristique extrait du recueil 'Mélimélodrames' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ramirez, inspecteur de police, arrive, suivi par son adjoint Sanchez. Ils jettent un regard autour d’eux.<br></em><strong>Ramirez</strong> – Vous n’avez touché à rien ?<br><strong>Sanchez</strong> – Non… À quoi j’aurais bien pu toucher ?<br><strong>Ramirez</strong> – C’est vrai que… je n’ai jamais vu une scène de crime aussi… désespérément vide.<br><strong>Sanchez</strong> – Oui…<br><strong>Ramirez</strong> – Pour trouver des indices, ça va être compliqué.<br><strong>Sanchez</strong> – Je ne vois pas ce qu’on pourrait envoyer au labo… à part l’air qu’on respire.<br><strong>Ramirez</strong> – Remarquez, c’est une idée…<br><strong>Sanchez</strong> – Vous voulez que j’envoie un échantillon d’air au labo ?<br><strong>Ramirez</strong> – On ne voit pas l’arme du crime… C’est peut-être une intoxication au gaz.<br><strong>Sanchez</strong> – Seule une autopsie pourrait nous le dire…<br><em>Ramirez regarde à nouveau autour de lui.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Une autopsie, d’accord, mais… où sont les cadavres ?<br><em>Sanchez cherche aussi du regard.</em><br><strong>Sanchez</strong> – Apparemment, il n’y a pas de cadavres non plus.<br><strong>Ramirez</strong> – Comment ça, pas de cadavres ? S’il n’y a pas de cadavres, il n’y a pas de crime ! Et s’il n’y a pas de crime, il n’y a pas de scène de crime…<br><strong>Sanchez</strong> – Il doit quand même bien y avoir des victimes. Sinon, on ne serait pas là.<br><strong>Ramirez</strong> – Il y a des victimes, mais il n’y a pas de cadavres ?<br><strong>Sanchez</strong> – Je n’en vois pas…<br><strong>Ramirez</strong> – L’auteur de ce crime aurait fait disparaître les corps… Mais comment ?<br><strong>Sanchez</strong> – J’imagine que nous sommes là pour le découvrir…<br><em>Ils jettent à nouveau un regard autour d’eux, puis par terre.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Je ne vois rien.<br><strong>Sanchez</strong> – Ah, je crois que je tiens quelque chose.<br><strong>Ramirez</strong> – Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Sanchez</strong> – Un livre.<br><strong>Ramirez</strong> – Un livre ?<br><strong>Sanchez</strong> (<em>feuilletant le bouquin</em>) – Un livre de théâtre.<br><strong>Ramirez</strong> – À quoi vous voyez que c’est un livre de théâtre.<br><strong>Sanchez</strong> – C’est publié aux Éditions La Comédiathèque.<br><strong>Ramirez</strong> – Vous croyez que ça peut faire avancer notre enquête ?<br><strong>Sanchez</strong> – Allez savoir… (<em>Il continue à lire</em>.) C’est troublant… Les personnages là-dedans portent les mêmes noms que nous…<br><strong>Ramirez</strong> – Non ?<br><strong>Sanchez</strong> – L’inspecteur Ramirez et son adjoint Sanchez…<br><strong>Ramirez</strong> – Faites voir… (<em>Il prend le livre et lit quelques pages</em>.) Et leur description correspond exactement à celles des victimes sur lesquelles on nous a chargés d’enquêter.<br><strong>Sanchez</strong> – Mais alors… Si on retient cette hypothèse… Nous serions des personnages de théâtre ?<br><strong>Ramirez</strong> – Plus grave que ça : nous serions morts…<br><strong>Sanchez</strong> – Et on nous aurait chargé d’enquêter sur notre propre disparition…?<br><strong>Ramirez</strong> – C’est l’affaire la plus étrange que j’ai eue à traiter au cours de ma longue carrière.<br><strong>Sanchez</strong> – C’est quel genre de pièces ? Comique ? Dramatique ?<br><strong>Ramirez</strong> – Vous savez, moi, le théâtre…<br><strong>Sanchez</strong> – C’est quoi, le titre ?<br><strong>Ramirez</strong> – « C’est pas un drame. »<br><strong>Sanchez</strong> – Non, je ne dis pas ça, mais… c’est quoi le titre de la pièce ?<br><strong>Ramirez</strong> – « C’est pas un drame. » C’est le titre de la pièce.<br><em>Ils échangent un regard interloqué.</em><br><strong>Sanchez</strong> – Comment des personnages de théâtre pourraient-ils mourir. Puisqu’ils n’existent pas vraiment.<br><strong>Ramirez</strong> – Tout ça n’est pas banal.<br><strong>Sanchez</strong> – Mourir sur scène, en plus…<br><strong>Ramirez</strong> – Ah parce qu’à votre avis… nous sommes sur une scène de théâtre ?<br><em>Sanchez se tourne vers le public.</em><br><strong>Sanchez</strong> – Regardez tous ces gens, dans le noir… On dirait qu’ils sont venus pour nous voir…<br><strong>Ramirez</strong> – Merde, c’est vrai… C’est qui à votre avis… Des témoins ?<br><strong>Sanchez</strong> – Ils sont peut-être là pour assister à la reconstitution.<br><strong>Ramirez</strong> – C’est dingue… Ne me dites pas qu’en plus, ils ont payé leur place.<br><strong>Sanchez</strong> – Vous n’avez qu’à leur demander.<br><strong>Ramirez</strong> – Vous croyez qu’on peut leur parler ?<br><strong>Sanchez</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Ramirez</strong> – Ça pourrait nous aider pour notre enquête…<br><strong>Sanchez</strong> – Ils ont peut-être vu quelque chose…<br><em>Ramirez s’approche d’un spectateur.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Vous avez payé votre place, vous ?<br><em>Petite improvisation en fonction de la réponse ou de la non réponse du spectateur.</em><br><strong>Sanchez</strong> – Et sinon… Vous avez vu quelque chose ?<br><strong>Ramirez</strong> – On va devoir se débrouiller tout seuls, comme d’habitude.<br><strong>Sanchez</strong> – Oui, parce que visiblement, nos personnages n’ont pas laissé un grand souvenir…<br><strong>Ramirez</strong> – C’est hélas le lot du commun des mortels. Ne laisser aucun souvenir après son passage sur terre.<br><strong>Sanchez</strong> – Tout de même… Nous, des personnages de théâtre…<br><strong>Ramirez</strong> – C’est vrai… On aurait pu espérer que ça nous apporte une certaine notoriété…<br><strong>Sanchez</strong> – La pièce était peut-être un navet. Quand c’est un chef d’œuvre, les gens se souviennent des personnages, non ?<br><strong>Ramirez</strong> – Surtout des premiers rôles… Certains personnages deviennent même plus célèbres que leurs auteurs.<br><strong>Sanchez</strong> – Prenez Sherlock Holmes, tout le monde se souvient de lui. Mais qui se souvient du nom de l’auteur de Sherlock Holmes ?<br><strong>Ramirez</strong> – Élémentaire, mon cher Watson. C’est Conan Doyle.<br><strong>Sanchez</strong> – Hélas, vous n’êtes pas Sherlock Holmes.<br><strong>Ramirez</strong> – Ni vous le Docteur Watson.<br><strong>Sanchez</strong> – Sinon, nous aurions déjà résolu cette énigme depuis longtemps.<br><strong>Ramirez</strong> – Que voulez-vous… Nous ne sommes que des personnages secondaires.<br><strong>Sanchez</strong> – Ceux dont personne ne se souvient une fois le rideau baissé… Qui disait que la vie est un songe ?<br><strong>Ramirez</strong> – La vie… Ça paraît long, surtout au début. On commence à dire son texte au premier acte.<br><strong>Sanchez</strong> – On ne se rend pas tout de suite compte que la pièce est écrite d’avance.<br><strong>Ramirez</strong> – Et puis petit à petit, on se souvient des mots en les disant.<br><strong>Sanchez</strong> – Jusqu’à ce qu’on s’en souvienne avant de les avoir dits.<br><strong>Ramirez</strong> – Et quand l’histoire touche à sa fin… On espère seulement ne pas rater sa sortie…<br><strong>Sanchez</strong> – Ça sent un peu le renfermé, ici, non ?<br><strong>Ramirez</strong> – C’est l’odeur du théâtre.<br><strong>Sanchez</strong> – La bonne nouvelle, c’est qu’on a réussi à retrouver les corps.<br><strong>Ramirez</strong> – Oui… Et on dirait qu’ils commencent à sentir.<br><strong>Sanchez</strong> – L’odeur des personnages en décomposition… <br><strong>Ramirez</strong> – Ceux de tous les navets qui n’ont pas tenu l’affiche.<br><strong>Sanchez</strong> – Les pièces qui n’ont pas su rencontrer leur public, comme on dit…<br><strong>Ramirez</strong> – Celle dans laquelle on a joué ne devait pas être dans l’air du temps… Prélevez un échantillon de l’air ambiant. On l’enverra au labo pour vérification.<br><em>Sanchez sort une petite bouteille de sa poche, ouvre le bouchon, attend un instant, puis referme le bouchon et remet la bouteille dans sa poche.</em><br><strong>Sanchez</strong> – Et voilà. La pièce est finie.<br><strong>Ramirez</strong> – C’est le moment de quitter la scène. Définitivement. Pour nous, c’était la dernière séance…<br><strong>Sanchez</strong> – On n’a qu’à sortir par là.<br><strong>Ramirez</strong> – Dire que tous ces pauvres gens ont payé leur place…<br><strong>Sanchez</strong> – C’est pas un drame.<br><strong>Ramirez</strong> – On aurait dû appeler ça <em>Autopsie d’un four</em>.<br><strong>Sanchez</strong> – J’aurais préféré jouer dans un chef d’œuvre… Pour passer à la postérité.<br><strong>Ramirez</strong> – La prochaine fois, peut-être…<br><em>Ils sortent.<br><strong>Noir</strong>.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/">Mélimélodrames</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/melimelodrames/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="282" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Mélimélodrames de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-498" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/melimelodrames-jean-pierre-martinez-bandeau-300x212.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Click and collect</title>
		<link>https://sketchotheque.net/click-and-collect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 09:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Passant]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[Paranoïa]]></category>
		<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Click and collect, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de confinement' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là, semblant chercher son chemin. Un autre arrive et l’interpelle, tout en le gratifiant d’un salut militaire.</em><br><strong>Un</strong> – Bonjour monsieur. Attestation, s’il vous plaît<br><strong>Deux</strong> – Tout de suite, monsieur l’agent… (<em>Il fouille dans ses poches et finit par en sortir un papier froissé.</em>) Ah, la voici !<br><em>L’autre examine le papier, et s’arrache les yeux pour essayer de lire ce qui est inscrit dessus.</em><br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce que vous avez marqué, là ? Je n’arrive pas à lire…<br><strong>Deux</strong> – Faites voir… (<em>L’autre lui tend le papier</em>.) Ah c’est curieux, moi non plus… Attendez voir… Qu’est-ce que j’ai encore fait de mes lunettes…<br><em>Il finit par trouver ses lunettes, qu’il a accrochées autour du cou, et examine le papier avec un air dubitatif.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Non, décidément, je n’arrive pas à déchiffrer…<br><strong>Un</strong> – C’est vous qui l’avez remplie, cette attestation, non ? Vous devriez savoir ce qu’il y a dessus…<br><strong>Deux</strong> – D’accord, j’avoue, monsieur l’agent : c’est illisible parce que… c’est en langage codé.<br><strong>Un</strong> – En langage codé ?<br><strong>Deux</strong> – Au cas où je perde ce papier, vous comprenez, pour que personne ne sache où je suis allé.<br><strong>Un</strong> – Mais vous, vous connaissez le code…<br><strong>Deux</strong> – Eh bien… Oui, je devrais… Mais tout de suite, là, je ne m’en souviens pas… Vous savez ce que c’est, avec les codes.<br><strong>Un</strong> – Dans ce cas, je vais devoir vous verbaliser. Ça fait 135 euros si vous payez tout de suite.<br><strong>Deux</strong> – 135 euros ! Et si je paie plus tard ?<br><strong>Un</strong> – Pareil… 135 euros.<br><em>Il sort son carnet à souche.</em><br><strong>Deux</strong> – Ça y est ! Ça me revient maintenant.<br><strong>Un</strong> – Tiens donc…<br><strong>Deux</strong> – Je vais acheter une télé.<br><strong>Un</strong> – Une télé ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, une télé.<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas un achat essentiel.<br><strong>Deux</strong> – Ça dépend.<br><strong>Un</strong> – Ça dépend de quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Si c’est pour du télétravail.<br><strong>Un</strong> – Du télétravail ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis en télétravail. Comme nous l’a recommandé le Chef de l’État…<br><strong>Un</strong> – Et votre travail, c’est de regarder la télé ?<br><strong>Deux</strong> – Absolument.<br><strong>Un</strong> – Et c’est quoi, votre travail ?<br><strong>Deux</strong> – Je fais de la télésurveillance.<br><strong>Un</strong> – De la télésurveillance ?<br><strong>Deux</strong> – De la télésurveillance.<br><strong>Un</strong> – C’est-à-dire ?<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes policier, et vous ne savez pas ce que c’est que la télésurveillance ?<br><strong>Un</strong> – Si, évidemment.<br><strong>Deux</strong> – Alors si vous savez, pourquoi vous me demandez ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – La télésurveillance, ça ne veut pas dire regarder la télé, si ?<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi pas ? Si les gens qu’on vous a demandé de surveiller travaillent à la télévision…<br><strong>Un</strong> – Et qui pourrait vous demander de surveiller les gens qui travaillent à la télévision…?<br><strong>Deux</strong> – Là, si vous permettez, monsieur l’agent, cela relève du secret professionnel. Pour ne pas dire du secret d’État… voire du secret défense. Vous êtes un militaire, vous aussi.<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Quoi qu’il en soit, vous êtes au service de la République, comme moi. Alors entre collègues…<br>Un – Collègues ?<br><strong>Deux</strong> – Vous vous souvenez du Ministère de l’Information ?<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Le temps béni de l’ORTF. À l’époque, l’État n’avait pas besoin de surveiller les journalistes, c’est lui qui les embauchait. Mais maintenant… il faut bien les garder à l’œil d’une façon ou d’une autre, vous ne croyez pas ?<br><strong>Un</strong> – Si… Enfin, je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes un patriote, n’est-ce pas ?<br><em>L’autre hésite.</em><br>Un – C’est bon, vous pouvez circuler…<br><strong>Deux</strong> – La patrie vous en sera éternellement reconnaissante… Et si ce n’est pas abuser, vous pourriez m’indiquer où se trouve le magasin d’électroménager le plus proche ?<br><strong>Un </strong>– Tout droit, première à gauche, vous avez Darty.<br><strong>Deux</strong> – Merci monsieur l’agent.<br><em>L’autre le gratifie d’un nouveau salut militaire.</em><br><strong>Un</strong> – À votre service.<br><em>Il lui rend son salut militaire.</em><br><strong>Deux</strong> – Merci pour votre collaboration, monsieur l’agent. En ces temps difficiles, vous êtes la fierté de notre Nation, et le dernier rempart contre cet envahisseur invisible qui nous menace tous.<br><strong>Un</strong> – Merci.<br><strong>Deux</strong> – Comme on dit chez vous : « Sauver ou périr » !<br><strong>Un</strong> – Ça c’est les pompiers.<br><strong>Deux</strong> – Bon, je vous laisse… Le devoir n’attend pas… Et comme on dit chez nous : « Click and collect ! »<br><em>Il s’éloigne, laissant l’autre perplexe.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Brèves de confinement</a><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-confinement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-confinement/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="246" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves de confinement de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-472" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez-300x185.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Contrechamp</title>
		<link>https://sketchotheque.net/contrechamp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 16:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Corbeau]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Van Gogh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrechamp, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La scène est vide à l’exception dʼun tableau dont on ne voit que le dos, appuyé contre le mur du fond. Le premier gendarme est là, examinant ses notes. Le deuxième gendarme arrive. Les deux gendarmes peuvent indifféremment être des hommes ou des femmes.<br></em><strong>Gendarme 2</strong> – Drôle de temps, pour un mois de juillet, non ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>(<em>la tête ailleurs</em>) – Oui… Un temps à se suicider…<br><em>Lʼautre lui lance un regard étonné.</em><br><strong>Gendarme 2</strong> – On est en plein jour et on a lʼimpression quʼil fait nuit…<br><strong>Gendarme 1</strong> – Un peu comme dans cette ténébreuse affaire. Tout a lʼair simple, mais rien nʼest clair.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Bon, alors, quʼest-ce qui sʼest passé, ici ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Un suicide, apparemment. Un malheureux qui se serait tiré une balle dans le cœur.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Et donc il est mort.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Oui… mais pas sur le coup.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Tiens donc…<br><strong>Gendarme 1</strong> – Il nʼétait que blessé. Il a eu le temps de regagner la mansarde quʼil louait dans cette auberge, et il nʼest mort que le lendemain. Cʼest-à-dire aujourdʼhui.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous avez pu recueillir son témoignage ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Je lui ai posé quelques questions, mais il était déjà plus ou moins inconscient. Ou alors il nʼavait pas envie de se confier à un gendarme.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous auriez dû vous faire passer pour un prêtre, et le recevoir en confession avant de lui accorder lʼextrême-onction. Je plaisante… Vous avez quand même réussi à en tirer quelque chose ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Je lui ai demandé sʼil avait essayé de se suicider. Il mʼa répondu… « je le crois ».<br><strong>Gendarme 2</strong> – Je le crois ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Je le crois.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Cʼest tout ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Non, il a ajouté : « nʼaccusez personne dʼautre ».<br><strong>Gendarme 2</strong> – Cʼest étrange, en effet. Mais bon. Il a confirmé quʼil sʼagissait dʼun suicide.<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Oui.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Dans ce cas… on nʼa plus rien à faire ici.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Je suppose que non.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous nʼavez pas lʼair convaincu. Si ce pauvre type a dit quʼil sʼétait suicidé, nous nʼavons pas de raison de mettre sa parole en doute.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Non, bien sûr.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Pourquoi aurait-il dit quʼil sʼétait suicidé si ce nʼétait pas le cas.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Pour protéger quelquʼun, peut-être…<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous voulez dire… son assassin ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Je ne sais pas. Mais je me méfie des apparences.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Là il ne sʼagit pas de simples apparences, mais dʼun aveu… Lʼaveu de la victime. Ou du coupable, si vous préférez. Il est tout de même très rare quʼun suicidé soit en mesure de confirmer quʼil est bien lʼauteur de son propre meurtre.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Oui, vous avez sans doute raison.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– On a retrouvé lʼarme du crime ? Enfin, je veux dire lʼarme qui aurait servi à…<br><strong>Gendarme 1</strong> – Non. Il sʼagirait dʼun revolver, quʼil aurait volé à quelquʼun. Une arme assez rudimentaire.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Pas étonnant quʼil se soit raté.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Cʼest curieux… Vous savez quelles ont été ses dernières paroles ?<br><strong>Gendarme 2</strong> – Décidément, il était plutôt bavard, pour un suicidé… Et donc, quʼest-ce quʼil a dit ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – « Encore raté ».<br><strong>Gendarme 2</strong> – Encore raté ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Cʼest ce quʼil a dit à son frère, venu de Paris pour lʼaccompagner dans ses derniers instants. Jʼimagine quʼil voulait dire que dans sa vie, il avait vraiment tout raté. Même son suicide.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Et vous dites quʼil est rentré à sa chambre après ce coup de feu. Alors où est-ce quʼil a eu lieu, ce présumé suicide ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Dans un champ.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Un champ ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Un champ de blé, oui.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Et vous pensez que ce détail pourrait avoir son importance ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Quel détail ?<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous avez dʼabord dit un champ. Puis vous avez précisé un champ de blé.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Ah oui… Euh, non… Jʼai dit ça comme ça.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Dʼailleurs, comment savez-vous quʼil sʼagit dʼun champ de blé, et pas dʼun champ de patates, par exemple.<br><strong>Gendarme 1</strong> – Vous allez voir…<br><em>Il retourne la toile, dont on ne voyait jusque là que le dos. Il sʼagit du Champ de blé aux corbeaux, dernier tableau de Vincent Van Gogh. Au choix du metteur en scène, le premier gendarme peut se contenter de montrer le tableau au deuxième, sans que le public puisse voir le côté peint de la toile.</em><br><strong>Gendarme 2</strong> – Quʼest-ce que cʼest que cette horreur ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Son dernier tableau.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Alors ce vagabond peignait des tableaux ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Oui… Il était connu comme peintre.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Cʼétait pas un peintre connu ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Non. Je veux dire quʼil était connu pour être peintre. Cʼétait son métier. Mais je ne pense pas que cʼétait un peintre connu. Sinon il nʼaurait pas fini ses jours dans une telle misère.<br><em>Lʼautre examine le tableau.</em><br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous avez raison, il sʼagit bien dʼun champ de blé. Vous avez noté dʼautres indices sur ce tableau qui pourraient nous aider dans notre enquête ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Quel genre dʼindices pourrait-on voir sur un tableau ?<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Je ne sais pas… Il aurait pu peindre son meurtrier. Tandis quʼil arrivait vers lui depuis lʼautre bout du champ.<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Visiblement, il nʼa pas eu le temps.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Pourtant, il a eu le temps de peindre les corbeaux.<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Il faudrait pouvoir interroger les corbeaux, alors. Ils ont sûrement tout vu.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Il y a eu une autopsie ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Cʼest son médecin qui a examiné le corps.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Son médecin ? Je vois… Une autopsie à la bonne franquette, en quelque sorte. Et que dit ce légiste amateur ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Dʼaprès lui, cʼest bien le cœur qui a été visé, mais la balle a été déviée par une côte, et elle a terminé sa course dans l’abdomen. <br><strong>Gendarme 2</strong> – Un tir à bout portant ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Cʼest un médecin homéopathe, vous savez. Pas un expert en balistique. On ne peut rien conclure de définitif à partir de ses déclarations…<br><strong>Gendarme 2</strong> – Une affaire assez ténébreuse, en effet. Aussi ténébreuse que le ciel quʼil a représenté sur ce tableau juste avant de recevoir cette balle.<br><strong>Gendarme 1</strong> – À vrai dire, on nʼest même pas sûr que ce soit vraiment dans ce champ de blé que le drame a eu lieu.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Aucun témoin direct, donc.<br><strong>Gendarme 1</strong> – À part les corbeaux ? Non, pas de témoins. Seulement des rumeurs.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Quel genre de rumeurs ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Au sujet de deux garnements. Deux frères. Des fils de bonne famille qui passent leurs vacances ici. Ils auraient pris ce type comme souffre-douleur, et ils auraient pu le tuer accidentellement, en voulant récupérer l’arme qu’il leur avait volée.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Mais lui, il a affirmé sʼêtre suicidé. Pourquoi aurait-il cherché à innocenter ses bourreaux ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Je ne sais pas… Par charité chrétienne, peut-être.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Ouais…<br><strong>Gendarme 1</strong> – Alors quʼest-ce quʼon fait ?<br><strong>Gendarme 2</strong> – Si je résume, on a un clochard qui meurt dʼune balle dans la poitrine deux jours après lʼavoir reçue, on ne sait pas exactement où et quand. Et on ne sait pas non plus par qui et avec quelle arme cette balle a été tirée. Il pourrait donc sʼagir dʼun suicide, mais aussi dʼun meurtre ou dʼun accident.<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Oui, cʼest à peu près ça.<br><em>Lʼautre réfléchit une seconde en examinant le tableau.</em><br><strong>Gendarme 2</strong> – Le type qui a peint ça était quand même sacrément dépressif, non ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Cʼest sûr.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Pourquoi ne pas valider lʼhypothèse du suicide, qui semble arranger tout le monde ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Et puis un artiste maudit qui se suicide, cʼest romantique. Ça aidera peut-être à construire sa légende.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Croyez-moi, dans une semaine, tout le monde aura oublié jusquʼau nom de ce vagabond. Il sʼappelait comment, dʼailleurs.<br><em>Lʼautre regarde sur un papier.</em><br><strong>Gendarme 1</strong> – Van Gogh.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Van Gogh ?<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Vincent Van Gogh. Il était hollandais.<br><strong>Gendarme 2 </strong>– Ce qui est sûr, cʼest quʼon ne verra jamais ses tableaux dans un musée.<br><strong>Gendarme 1 </strong>– Allez savoir…<br><strong>Gendarme 2</strong> – Vous accrocheriez ça au dessus du buffet dans votre salle à manger, vous ?<br><strong>Gendarme 1</strong> – Non.<br><strong>Gendarme 2</strong> – Alors allons-y. On a assez perdu de temps comme ça.<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Tout est clair</title>
		<link>https://sketchotheque.net/tout-est-clair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 12:10:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Commissariat]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitué(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Retraité]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Portefeuille]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout est clair, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Maria fait face à l’Inspecteur Ramirez.<br></em><strong>Maria</strong> – Ça m’apprendra à être honnête ! J’aurais mieux fait de le mettre à la poubelle, ce portefeuille.<br><strong>Ramirez</strong> – Donc, vous maintenez l’avoir trouvé par terre, derrière une banquette, sur votre lieu de travail ?<br><strong>Maria</strong> – Évidemment, puisque c’est la vérité !<br><strong>Ramirez</strong> – Pourtant, quand mes collègues vous ont interpellée sur la voie publique pour un contrôle de routine, c’est bien dans votre sac qu’ils ont trouvé ce portefeuille. Plus de trois jours après que son propriétaire ait signalé sa disparition…<br><strong>Maria</strong> – J’ai préféré le garder quelque temps, au cas où quelqu’un viendrait le réclamer à la boîte. Mais j’allais justement le porter au commissariat !<br><strong>Ramirez</strong> – Bien sûr…<br><strong>Maria</strong> – Ce que c’est que les préjugés… Vos collègues non plus, ils n’ont rien voulu savoir. Il paraît que je suis défavorablement connue des services de police…<br><strong>Ramirez</strong> – Reconnaissez que ça, ce n’est faux…<br><strong>Maria</strong> – Défavorablement, peut-être… Mais pas comme pickpocket !<br><strong>Ramirez</strong> – En ouvrant ce portefeuille, vous auriez facilement pu identifier son propriétaire et lui téléphoner. Il y avait une carte de visite à l’intérieur.<br><strong>Maria</strong> – Eh, je ne suis pas de la police, moi ! C’est personnel, un portefeuille. C’est comme un sac à main. Et puis je vous fais remarquer que je n’ai pas non plus touché à l’argent liquide. Il ne manque pas un euro. Vous n’avez qu’à lui demander, à ce type, s’il manque de l’argent dans son portefeuille !<br><strong>Ramirez</strong> – On lui demandera ensemble, à ce brave homme. Parce que nous, on l’a appelé, figurez-vous. Il sera là d’une minute à l’autre.<br><em>Maria pousse un soupir de soulagement.</em><br><strong>Maria</strong> – Eh ben voilà ! Il sera tellement content d’avoir retrouvé ses papiers. Vous verrez qu’il me remerciera. Allez savoir, peut-être même qu’il me donnera une petite récompense…<br><strong>Ramirez</strong> – Ne vous réjouissez pas trop vite quand même… Il a porté plainte…<br><strong>Maria</strong> – Porté plainte ? Mais pourquoi ?<br><strong>Ramirez</strong> – Pour un vol à l’arraché.<br><strong>Maria</strong> – Il dit que c’est moi qui lui ai arraché son larfeuille ?<br><strong>Ramirez</strong> – Vous ou une autre, on verra bien. Ça sert à ça une confrontation…<br><strong>Maria</strong> – Dans ce cas, pas de souci. Il ne peut pas me reconnaître, puisque je ne l’ai pas volé, son portefeuille !<br><strong>Ramirez</strong> – Si vous le dites…<br><strong>Maria</strong> – Vous verrez… Il dira que ce n’est pas moi, et il me fera des excuses. Vous aussi, j’espère…<br><em>L’inspecteur lui lance un regard qui en dit long. Son téléphone sonne, il répond.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Oui Sanchez… OK, envoyez-les moi… (<em>Se tournant vers Maria</em>) L’heure de vérité…<br><em>Entre un homme d’un certain âge, très digne, accompagné de sa femme, plus revêche. Ramirez se lève pour les accueillir.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Entrez, je vous en prie.<br><strong>Homme</strong> (<em>embarrassé</em>) – Merci, Inspecteur…<br><strong>Femme</strong> (<em>apercevant Maria</em>) – Alors c’est elle…<br><strong>Maria</strong> – Oui, c’est moi qui ai retrouvé le portefeuille de votre mari. Bonjour Monsieur…<br><strong>Homme</strong> (<em>timidement</em>) – Madame…<br><strong>Maria</strong> (<em>à Ramirez</em>) – Ça se voit tout de suite que ce n’est pas le genre d’homme à envoyer une innocente en prison.<br><strong>Ramirez</strong> – Alors Monsieur Delamare… Vous reconnaissez cette femme ?<br><em>L’homme hésite, de plus en plus embarrassé.</em><br><strong>Homme</strong> – C’est-à-dire que…<br><strong>Maria</strong> – Moi, en tout cas, j’ai l’impression de vous avoir déjà avoir vu quelque part. À mon travail, peut-être. Mais je vois défiler tellement de monde…<br><strong>Femme</strong> – Eh ben, vas-y, dis-le que c’est elle!<br><em>Le brave homme semble très mal à l’aise.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Monsieur, je vous écoute… C’est cette femme qui vous a volé votre portefeuille, oui ou non ?<br><strong>Homme</strong> – Je… Je ne me souviens plus très bien… Il faisait noir…<br><strong>Ramirez</strong> – Noir ? Vous avez déclaré que le vol avait eu lieu en plein après-midi ! À ma connaissance, on n’a signalé aucune éclipse dans la région ces jours-ci… <br><strong>Homme</strong> – Non, non, bien sûr… J’ai dit noir… C’est plutôt moi qui… J’ai un blanc. Je veux dire que tout cela s’est passé si vite. Quoi qu’il en soit, cette personne n’est pas mon agresseur, Inspecteur…<br><em>L’inspecteur ne semble pas convaincu par cette affirmation.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Homme</strong> – Absolument.<br><strong>Maria</strong> – Ah ! Vous voyez bien !<br><strong>Ramirez</strong> – Je vous rappelle, Monsieur Delamare, que vous avez porté plainte contre X.<br><strong>Maria</strong> – Contre X ?<br><strong>Ramirez</strong> – Si cette déposition a pour seul but de permettre à cette femme d’éviter des ennuis avec la justice, il s’agirait d’un faux témoignage.<br><em>L’homme jette un regard inquiet vers son épouse, et se décide à parler.</em><br><strong>Homme</strong> – Écoutez, c’est avant, que j’ai menti. (<em>Sa femme le fusille du regard, mais il poursuit malgré tout</em>.) On ne m’a pas volé ce portefeuille. En fait… Je l’ai perdu…<br><em>L’inspecteur prend le temps de digérer cette information, avant de répondre d’un ton sévère.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Dans ce cas, cela s’appelle une dénonciation frauduleuse. C’est très grave, vous savez ? Vous pourriez être poursuivi… Pourquoi ce mensonge?<br><em>Le respectable vieillard est un peu perdu.</em><br><strong>Homme</strong> – Quand j’ai raconté à mon épouse que j’avais perdu mon portefeuille, elle m’a conseillé de le déclarer volé. C’était plus simple, pour le remboursement par l’assurance, vous comprenez ?<br><strong>Femme</strong> (<em>embarrassée</em>) – Je pensais que la personne qui trouverait le portefeuille le garderait pour elle…<br><strong>Ramirez</strong> – C’est en effet ce qui arrive le plus souvent…<br><strong>Femme</strong> (<em>à nouveau agressive</em>) – Et puis je croyais que la police avait mieux à faire que de s’occuper d’un petit vol comme ça… Avec tout ce qu’on voit en ce moment…<br><strong>Ramirez</strong> – Malheureusement pour vous, il reste quand même des gens honnêtes. Et la police fait parfois bien son travail… (<em>L’homme, penaud, regarde ses chaussures</em>.) Bon… Je vous épargnerai les poursuites judiciaires pour cette fois…<br><strong>Femme</strong> – Merci Monsieur l’Inspecteur…<br><strong>Homme</strong> – Toutes nos excuses, Inspecteur, vraiment…<br><strong>Maria</strong> – Ça alors.. Et moi ? Personne ne me présente ses excuses ?<br><em>L’inspecteur se penche sur la déclaration de vol.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Mais il y a une dernière chose qui m’intrigue, Monsieur Delamare… Vous avez déclaré que ce vol imaginaire avait eu lieu dans la rue, à Vincennes.<br><strong>Homme</strong> – C’est là où nous habitons, ma femme et moi…<br><strong>Ramirez</strong> – Pourtant, cette dame a retrouvé votre portefeuille, absolument intact, sous une banquette de l’établissement où elle travaille, dans le neuvième arrondissement de Paris. Il n’est pas arrivé là par hasard, tout de même…<br><strong>Homme</strong> – Je… Je ne sais pas, Inspecteur.<br><strong>Ramirez</strong> – Aviez-vous des raisons de mentir aussi sur l’endroit où vous avez perdu ce portefeuille?<br><em>L’épouse revêche jette un regard étonné vers son mari, attendant elle aussi une explication.</em><br><strong>Maria</strong> – Ah mais oui, ça y est… Je me souviens où je l’ai vu, ce vieux vicieux. Au boulot !<br><em>La femme se tourne vers Maria.</em><br><strong>Femme</strong> – Au boulot ? Auriez-vous l’obligeance de me dire, chère Madame, dans quel genre d’établissement vous exercez vos talents ?<br><strong>Maria</strong> – Ben, je suis strip-teaseuse ! Dans un cabaret à Pigalle !<br><em>La femme jette un regard assassin à son mari.</em><br><strong>Ramirez</strong> – Je crois que maintenant, tout est clair…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De toutes les couleurs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="232" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Photo du recueil de sketchs De toutes les couleurs" class="wp-image-486" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez-300x174.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>La chambre mauve</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-chambre-mauve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 11:53:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Réceptionniste]]></category>
		<category><![CDATA[Arc-en-ciel]]></category>
		<category><![CDATA[Bijou]]></category>
		<category><![CDATA[Clé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre mauve, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>L’Inspecteur Ramirez (tenue négligée façon Columbo) arrive à la réception d’un palace. Il s’approche du réceptionniste qui le regarde arriver avec un air hautain.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Si vous cherchez un endroit pour passer la nuit, mon brave, je vous conseillerais plutôt…<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Ramirez… Vous m’avez appelé au sujet d’un vol de bijoux.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ah, oui… Pardon, Inspecteur… En effet, c’est Monsieur le Directeur qui vous a téléphoné. La chambre d’une de nos clientes a été visitée cet après-midi, et on lui a dérobé un collier estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros.<br><strong>Inspecteur</strong> (<em>dans ses pensées</em>) – Je vois…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Et… que voyez-vous, exactement ?<br><strong>Inspecteur</strong> – À l’évidence, le voleur fait partie du personnel de l’hôtel… ou de sa clientèle.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Qu’est-ce qui vous permet de dire cela, Inspecteur Sanchez ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Ramirez.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pardon ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Ramirez, c’est mon nom.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Et… qu’est-ce qui vous fait penser que le coupable pourrait être quelqu’un de l’hôtel ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Il y a un vigile à la porte. Même en lui montrant ma carte de police, j’ai eu du mal à le convaincre de me laisser entrer…<br><strong>Réceptionniste</strong> (<em>ironique</em>) – C’est vrai. Vous êtes ici dans une zone de non droit, Inspecteur, et nous avons nos guetteurs, nous aussi. De nos jours, même pour la police, il est aussi difficile d’entrer dans le hall d’un palace, que dans celui d’un HLM de banlieue.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il est donc peu probable qu’un inconnu ait pu s’introduire dans cet hôtel sans être immédiatement repéré. La serrure de cette chambre a-t-elle été forcée ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Non, je ne crois pas…<br><strong>Inspecteur</strong> – Dans ce cas, cela fait de vous le principal témoin dans cette affaire, mon brave. Pour ne pas dire le suspect numéro un.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Mais enfin, Inspecteur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous êtes le concierge de cet hôtel. Vous avez les clefs de toutes les chambres. Vous auriez parfaitement pu pénétrer dans l’une d’elles pour vous servir.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Moi…? Me servir…?<br><strong>Inspecteur</strong> – Et puis… vous étiez bien placé pour connaître les allées et venues des clients. Vous auriez pu agir sans avoir peur d’être dérangé…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je vous assure, Inspecteur, que jamais…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous avez les clefs de toutes les chambres, oui ou non ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Évidemment ! Cela fait partie de mes attributions ! Lorsqu’un client quitte momentanément l’hôtel, il laisse sa clef à la réception. Je l’accroche immédiatement au tableau jusqu’à son retour, et c’est tout…<br><em>L’inspecteur observe avec curiosité le tableau arc-en-ciel situé derrière le réceptionniste.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Pourquoi un arc-en-ciel ? C’est un hôtel gay friendly ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Chaque chambre de cet hôtel porte le nom d’une couleur. Il y a la chambre bleue, la chambre jaune, la chambre rose, la chambre verte, la chambre…<br><strong>Inspecteur</strong> – Oui, bon, ça va, je crois que j’ai compris le principe…<br><strong>Réceptionniste</strong> – La clef de chaque chambre est identifiée par un porte-clefs de la couleur correspondante. Et chaque porte-clefs trouve naturellement sa place sur ce tableau multicolore. C’est dans la chambre mauve que le vol a eu lieu. Mais je vous jure, Inspecteur, que…<br>L’Inspecteur hoche la tête d’un air dubitatif.<br><strong>Inspecteur</strong> – Dans ce cas… vous paraît-il possible que quelqu’un d’autre que vous, un client de l’hôtel par exemple, ait pu… emprunter cette clef à votre insu, et la remettre à sa place après avoir commis son forfait ?<br><strong>Réceptionniste</strong> (<em>embarrassé</em>) – Pour la tranquillité de nos hôtes, j’aimerais vous répondre que non, Inspecteur. Mais l’honnêteté m’oblige à vous avouer que ce n’est pas totalement à exclure.<br><strong>Inspecteur</strong> – Voyez-vous ça…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Il peut m’arriver de m’absenter quelques instants de la réception pour régler un problème quelconque…<br><strong>Inspecteur</strong> – Et cet après-midi, vous avez eu beaucoup de problèmes à régler ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Vers seize heures, j’ai quitté mon poste une minute ou deux pour fumer une cigarette dehors. Puis une autre fois vers dix-sept heures pour aller aux toilettes…<br><strong>Inspecteur</strong> – Deux abandons de poste dans la même journée, donc… (<em>Air mortifié du réceptionniste</em>) Et vous avez remarqué quelque chose de particulier ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je n’ai rien vu la première fois. Mais la deuxième, lorsque je suis revenu, j’ai remarqué que la clef de la chambre mauve était accrochée à la place de celle de la chambre marron. Je n’y ai pas prêté attention sur le coup, même si je ne commets jamais ce genre d’erreur moi-même.<br><strong>Inspecteur</strong> – Et quelle conclusion avez-vous tirée de cet incident ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Aucune ! J’ai remis la clef à sa place, et c’est tout. Mais c’est vrai qu’après ce qui s’est passé… Oui, il est possible que quelqu’un ait emprunté la clef de la chambre mauve dans le laps de temps où je me suis absenté…<br><strong>Inspecteur</strong> – Je vois… Un membre du personnel, peut-être ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Le vol a eu lieu en milieu d’après-midi, cela met les femmes de ménage hors de cause, puisqu’elles n’ont accès aux chambres que jusqu’à quatorze heures.<br><strong>Inspecteur</strong> – Bien… Reste donc à interroger les clients de l’hôtel. En commençant par la victime. La locataire de la chambre mauve…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ah, vous avez de la chance, Inspecteur… Justement, la voici… C’est la veuve d’un riche armateur suisse.<br><strong>Inspecteur</strong> – Je ne savais pas qu’il y avait des armateurs dans ce pays. En tout cas, à ma connaissance, il n’y a pas la mer en Suisse…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Il y a aussi plus de banques que d’habitants dans la confédération helvétique, et pourtant ces gens-là ne fabriquent à peu près rien.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il s’agit peut-être de cargos fictifs naviguant sous pavillon de complaisance…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Vous lui poserez la question vous-même, Inspecteur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Bonjour chère madame… Mes hommages du soir… Je suis ici pour enquêter sur le vol dont vous avez été la victime. Auriez-vous l’amabilité de répondre à quelques questions ?<br><strong>Veuve</strong> – En tant que citoyenne helvétique, la collaboration avec la police est pour moi une seconde nature. Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voudrez tant que cela ne touche pas au secret bancaire. Car pour cela, je serai muette comme un coffre-fort. (<em>Elle sort un chocolat de son sac qu’elle lui tend.</em>) Un chocolat, Inspecteur ? Ils sont à la liqueur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Jamais pendant le service, merci… Alors… À quelle heure avez-vous quitté votre chambre, cet après-midi ?<br><strong>Veuve</strong> – Voyons… J’ai quitté l’hôtel vers quatorze heures trente pour rendre visite à une amie qui n’a pas trop le moral.<br><strong>Inspecteur</strong> – Son mari l’a quittée, peut-être…<br><strong>Veuve</strong> – Oui, on peut dire ça comme ça. Il vient d’être incarcéré pour abus de biens sociaux. Il comptait sur son immunité de parlementaire pour échapper à la justice, mais malheureusement, il n’a pas été réélu…<br><strong>Inspecteur</strong> – Les électeurs sont tellement versatiles, vous savez… On ne peut plus se fier à personne. Vous en avez fait l’expérience à vos dépens, malheureusement…<br><strong>Veuve</strong> – En tout cas, je suis certaine que mon collier se trouvait encore dans son tiroir quand je suis partie. J’avais hésité à le mettre pour sortir avant d’y renoncer.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il est tout de même bien imprudent de votre part de ne pas avoir placé un bijou de cette valeur dans le coffre de l’hôtel.<br><strong>Veuve</strong> – J’en conviens, Inspecteur. Mais que voulez-vous ? (<em>Avec un regard accusateur vers le réceptionniste</em>) Je pensais que dans un établissement de cette catégorie… D’autres questions ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Non… Enfin si… Pouvez-vous me confirmer qu’il n’y a pas la mer en Suisse ?<br><strong>Veuve</strong> – Monsieur l’Inspecteur, nous avons mieux que la mer… Nous avons le Lac de Genève !<br><strong>Inspecteur</strong> – Merci, ce sera tout pour le moment. (<em>La veuve s’en va</em>.) Visiblement, la disparition de son collier ne la bouleverse pas plus que ça…<br><strong>Réceptionniste</strong> – L’étendue de sa fortune lui permet de relativiser cette perte. Et son assureur la remboursera sans doute, en dépit de sa négligence. Quand je pense que moi, pour un simple dégât des eaux, j’ai dû me battre avec ma compagnie d’assurance pour… Mais excusez, je m’égare.<br><strong>Inspecteur</strong> – Bon, je vais donc devoir interroger tous les autres pensionnaires de cet hôtel…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pour ne pas nuire à la réputation de notre établissement, je vous serais reconnaissant d’éviter à nos clients l’humiliation d’une convocation au commissariat. À moins, bien sûr, de soupçons très fondés concernant l’un d’entre eux.<br><em>Un homme passe devant la réception. L’inspecteur jette un regard vers ses chaussettes, de couleurs différentes.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Rassurez-vous, ce ne sera peut-être pas nécessaire. (<em>Interpellant l’homme</em>) Monsieur ?<br><strong>Client</strong> – Oui…?<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Martinez…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je croyais que c’était Ramirez…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous permettez que je vous pose quelques questions ?<br><em>L’homme s’approche, prudemment.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Je peux voir vos mains ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ne me dites pas que vous êtes aussi cartomancienne…<br><em>Le client, surpris, tend ses mains. L’inspecteur lui passe immédiatement les menottes.</em><br><strong>Client</strong> – Mais enfin, Inspecteur !<br><strong>Réceptionniste</strong> – Heureusement que je vous avais demandé d’être diplomate…<br><em>L’Inspecteur fouille dans la poche de l’homme et en sort un collier, sous le regard stupéfait du réceptionniste.</em><br><strong>Client</strong> – Comment avez-vous deviné que c’était moi? <br><strong>Inspecteur</strong> – Sur le tableau de la réception, le voleur avait remis la clef de la chambre mauve à la place de celle de la chambre marron. (<em>Au réceptionniste</em>) Pourquoi, à votre avis ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Parce qu’il était pressé, peut-être…<br><strong>Inspecteur</strong> – Peut-être aussi parce qu’il était daltonien! <br><strong>Client</strong> – Mais alors, comment avez-vous su que j’étais daltonien? <br><strong>Inspecteur</strong> – Dès que vous êtes passé devant moi, cher ami… Et que j’ai aperçu vos chaussettes.<br><strong>Client</strong> – Mes chaussettes ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Elles ne sont pas de la même couleur! <br><strong>Réceptionniste</strong> – Alors là, bravo Inspecteur. Quand je vous ai vu arriver tout à l’heure, je me suis dit que vous étiez un peu demeuré… Je dois reconnaître que j’étais loin de la vérité.<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De toutes les couleurs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="232" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Photo du recueil de sketchs De toutes les couleurs" class="wp-image-486" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-de-toutes-les-couleurs-jean-pierre-martinez-300x174.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Orange bien mûre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/orange-bien-mure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 15:49:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Automobiliste]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Route]]></category>
		<category><![CDATA[Fruit]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=945</guid>

					<description><![CDATA[<p>Orange bien mûre, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages. Le premier s’approche du deuxième.<br></em><strong>Un</strong> – Vous savez pourquoi je vous arrête.<br><strong>Deux</strong> – Non…<br><strong>Un</strong> – Vous êtes passé à l’orange.<br><strong>Deux</strong> – À l’orange, vous êtes sûr ?<br><strong>Un</strong> – Vous ne reconnaissez pas être passé à l’orange ?<br><strong>Deux</strong> – À l’orange, peut-être, mais reconnaissez entre nous que les feux tricolores sont très mal faits.<br><strong>Un</strong> – Pardon ?<br><strong>Deux</strong> – On a beau passer au vert, il y a bien un moment où le feu passe du vert à l’orange. Alors évidemment, parfois, pendant qu’on est en train de passer au vert, le feu, lui passe à l’orange.<br><strong>Un</strong> – C’est ça… En somme, ce n’est pas vous qui êtes passé à l’orange, c’est le feu. C’est peut-être lui que je devrais verbaliser, qu’est-ce que vous en pensez ?<br><strong>Deux</strong> – Ça c’est vous qui voyez…<br><strong>Un</strong> – Admettons, vous passez au vert, et pendant ce temps-là, le feu passe à l’orange. Le problème, c’est que vous, lorsque vous êtes passé à l’orange, l’orange était bien mûre…<br><strong>Deux</strong> – Écoutez, ça ne tient pas debout !<br><strong>Un</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Deux</strong> – Mais enfin, une orange, même bien mûre, ça reste toujours orange. Vous avez déjà vu des oranges rouges, vous ?<br><strong>Un</strong> – Ma foi…<br><strong>Deux</strong> – Une orange, ça passe du vert, quand elle n’est pas encore mûre, à l’orange, quand elle arrive à maturité. C’est la raison pour laquelle on appelle ça une orange.<br><strong>Un</strong> – Vous ne seriez pas en train de vous foutre de ma poire, par hasard ?<br><strong>Deux</strong> – Pas du tout ! Je vous ferais d’ailleurs remarquer qu’une poire, c’est jaune, pas orange. Et que cette amende, ça va être pour ma pomme.<br><strong>Un</strong> – Vos papiers…<br><em>L’autre lui tend ses papiers.</em><br><strong>Un</strong> – Vous êtes née à Orange…<br><strong>Deux</strong> – Vous n’allez pas me verbaliser pour ça ?<br><strong>Un</strong> – Vous vous appelez Clémentine…<br><strong>Deux</strong> – Oui, je l’avoue.<br><strong>Un</strong> – Et vous êtes grossiste en fruits et légumes.<br><strong>Deux</strong> – C’est une circonstance aggravante, j’en ai bien conscience.<br><strong>Un</strong> – Aggravante ? Donc vous reconnaissez les faits ?<br><em>L’autre réfléchit une seconde.</em><br><strong>Deux</strong> – D’accord, j’avais un peu trop la pêche, je suis passée à l’orange. Laissez-moi au moins repartir avec la banane…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De toutes les couleurs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Excès de lenteur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/exces-de-lenteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 08:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Automobiliste]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves du temps perdu]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Route]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Cheval]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Lenteur]]></category>
		<category><![CDATA[Manège]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=766</guid>

					<description><![CDATA[<p>Excès de lenteur, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves du temps perdu' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme s’approche d’un autre (ou d’une femme).</em><br><strong>Un</strong> – Papiers.<br><em>Le deuxième lui tend ses papiers.</em><br><strong>Deux</strong> – Voilà.<br><em>Le premier examine les papiers.</em><br><strong>Un</strong> – Vous savez à quelle vitesse vous rouliez ?<br><strong>Deux</strong> (<em>profil bas</em>) – Je ne me suis pas rendu compte…<br><strong>Un</strong> – Et ce n’est pas la première fois.<br><strong>Deux</strong> – C’est la dernière, je vous le promets.<br><strong>Un</strong> – Non mais vous vous rendez compte ! 12 kilomètres heure sur l’autoroute ! Vous auriez pu provoquer un accident très grave ! Qu’est-ce que vous avez à dire pour votre défense ?<br><strong>Deux</strong> – Je n’étais pas pressé…<br><strong>Un</strong> – Vous vous foutez de moi ?<br><strong>Deux</strong> – Je vous jure que non ! En fait… C’est une sorte de phobie… Dès que je pars, j’ai l’angoisse d’arriver…<br><strong>Un</strong> – Vous voulez dire de ne pas arriver…<br><strong>Deux</strong> – Non, d’arriver ! Ça me fait pareil en avion…<br><strong>Un</strong> – Vous avez peur de l’avion ?<br><strong>Deux</strong> – Pas du tout… J’ai peur de l’atterrissage… Enfin, pas de l’atterrissage en tant que tel… C’est la fin du voyage, si vous préférez… Ça me terrorise… Je suis tellement angoissé… Je pourrais détourner l’avion pour l’empêcher d’atterrir… Mais ça ne servirait à rien. Même en faisant des cercles autour de l’aéroport, on finirait par brûler tout le kérosène, et on serait quand même obligé de se poser en catastrophe, non ?<br><strong>Un</strong> – Si…<br><strong>Deux</strong> – À moins d’être ravitaillé en vol…<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Vous n’avez pas ce genre d’angoisse, vous, en moto ?<br><strong>Un</strong> – Non…<br><strong>Deux</strong> – Ce que j’aimais, quand j’étais enfant, c’était les manèges… Comme ça tourne en rond, on est sûr de ne jamais arriver à rien… Je montais toujours dans la soucoupe… Vous savez, la toupie, là ? On tourne sur soi-même… En plus de tourner en rond… D’ailleurs, tourner en rond, c’est le mouvement universel, non…? Les planètes tournent sur elles-mêmes, et autour du soleil… On dit que le monde ne tourne pas rond… C’est faux… Il n’y a rien qui tourne plus en rond que l’univers… Et vous…?<br><strong>Un</strong> – Moi…?<br><strong>Deux</strong> – Vous montiez sur quoi, au manège ?<br><strong>Un</strong> – Sur la moto…<br><strong>Deux</strong> – Déjà…<br><strong>Un</strong> – En fait, c’est mon père qui m’installait à califourchon sur la moto.<br><strong>Deux</strong> – Et pourtant, la moto, c’est très dangereux.<br><strong>Un</strong> – Moi, ce que j’aurais aimé, c’est monter dans la citrouille…<br><strong>Deux</strong> – La citrouille ?<br><strong>Un</strong> – Enfin, le carrosse, quoi… Surtout que même en moto, le carrosse, je n’arrivais jamais à le rattraper… Sur le manège, je veux dire…<br><strong>Deux</strong> – Vous vous souvenez de Mary Poppins ?<br><strong>Un</strong> – Mary Poppins…?<br><strong>Deux</strong> – Le film…! (<em>Horrifié</em>) Cette scène, quand les chevaux de bois se détachent du manège pour aller battre la campagne et finir au galop sur un champ de course à foncer hors d’haleine vers l’arrivée, la bouche pleine d’écume…<br><strong>Un</strong> – La bouche pleine d’écume, vous êtes sûr ?<br><strong>Deux</strong> – Pour moi, c’était pire que <em>l’Exorciste</em>…!<br><em>L’autre le regarde un instant avec un air perplexe.</em><br><strong>Un</strong> – Bon…<br><em>Il rend ses papiers à l’autre.</em><br><strong>Un</strong> – Vous n’êtes pas complètement rond, au moins ?<br><strong>Deux</strong> – Je vous jure que non…<br><strong>Un</strong> – Allez, ça va pour cette fois… Vous pouvez circuler…<br><strong>Deux</strong> – Circuler ?<br><strong>Un</strong> – Et plus vite que ça !<br><strong>Deux</strong> – Bon… Vous ne voulez pas me retirer mon permis…?<br><em>L’autre lui lance un regard négatif.</em><br><strong>Deux</strong> – OK, j’y vais…<br><em>Il fait mine de s’en aller.</em><br><strong>Deux</strong> – N’allez pas trop vite en moto, vous non plus…<br><em>Il se retourne une dernière fois.</em><br><strong>Deux</strong> – Le périphérique, c’est encore loin…?<br><strong>Un</strong> – Même à 130, vous en avez pour une bonne heure…<br><strong>Deux</strong> – Et sinon, la prochaine sortie, c’est quoi ?<br><strong>Un</strong> – La gendarmerie…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Brèves du temps perdu</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Les jetons</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-jetons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 16:19:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les jetons, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Les deux malfrats de la première scène reviennent.</em><br><strong>Homme</strong> – Cette fois, ils sont tous partis.<br><strong>Femme</strong> – Le square est fermé, il fait nuit. On ne devrait pas être là.<br><strong>Homme</strong> – Quoi, tu as les jetons ?<br><strong>Femme</strong> – Ce n’est pas bien légal, ce qu’on est en train de faire.<br><strong>Homme</strong> – Qu’est-ce qui n’est pas légal ? Enjamber la grille d’un square ou déterrer un sac de fric volé dans un casino ?<br><strong>Femme</strong> – Enfin, si tu dis que c’est là.<br><strong>Homme</strong> – C’est là, je te dis. Vas-y creuse…<br><em>La femme sort sa pelle de son sac.</em><br><strong>Femme</strong> – OK.<br><em>Noir. Lumière.</em><br><em>Ils regardent un sac posé sur le banc.</em><br><strong>Homme</strong> – Je t’avais bien dit que c’était là.<br><strong>Femme</strong> – Tu avais raison.<br><strong>Homme</strong> – Ben vas-y, ouvre-le.<br><strong>Femme</strong> – Ici, tu crois ?<br><strong>Homme</strong> – On peut toujours jeter un coup d’œil<br><em>La femme ouvre le sac avec fébrilité. Elle a l’air surprise de ce qu’elle voit. Elle sort une poignée de jetons de casino.</em><br><strong>Femme</strong> – Qu’est-ce que c’est que ça ?<br><strong>Homme</strong> – Ben c’est ce que j’ai ramassé au casino.<br><strong>Femme</strong> – Des jetons ?<br><strong>Homme</strong> – Des jetons, oui. Mais tu sais qu’il y en a pour une fortune, là-dedans.<br><strong>Femme</strong> – Des jetons ? Tu as volé des jetons ?<br><strong>Homme</strong> – On peut toujours aller les changer à la caisse, non ?<br><strong>Femme</strong> – Ouais… On peut aussi voler un caddy dans un supermarché avant que celui qui l’a rempli ne soit passé à la caisse<br><strong>Homme</strong> – Le croupier avait déclenché l’alarme. C’est tout ce que j’ai eu le temps de ramasser. J’entendais déjà les sirènes de police.<br><em>La femme regarde le sac avec perplexité, avant de lever les yeux sur l’homme.</em><br><strong>Femme</strong> – Oui… Là je peux dire qu’avec toi, j’ai touché le gros lot.<br><strong>Homme</strong> – Je pensais qu’on pourrait les changer à la caisse…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Femme</strong> – Il y a encore un truc qui m’échappe.<br><strong>Homme</strong> – Quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Si tu n’as volé que des jetons, pourquoi tu as pris dix ans de taule ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Dans les journaux, le patron du casino a dit qu’on lui avait volé plusieurs millions.<br><strong>Femme</strong> – Je vois… Il a dû déclarer qu’on lui avait volé le contenu de la caisse et il s’est fait rembourser par l’assurance.<br><strong>Homme</strong> – Il y a des gens malhonnêtes, je te jure.<br><strong>Femme</strong> – Ouais…<br><strong>Homme</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Femme</strong> – Avec tout ça, le patron du casino, lui, il a doublé sa mise. Si tu lui ramènes ses jetons, il acceptera peut-être de te les reprendre à moitié prix en échange de ton silence.<br><strong>Homme</strong> – Tu crois ?<br><strong>Femme</strong> – On peut toujours essayer.<br><em>Ils sortent.</em><br><em>Les deux policiers reviennent, et s’arrêtent un instant devant le banc.</em><br><strong>Policier 1</strong> – Je n’ai rien compris, et toi ?<br><strong>Policier 2</strong> – Le théâtre d’avant-garde, tu sais.<br><strong>Policier 1 </strong>– En même temps, on n’a payé qu’une place sur deux.<br><em>Arrive la femme qui précédemment leur a distribué des flyers.</em><br><strong>Femme</strong> – Alors, ça vous a plu ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Oui, c’était pas mal…<br><strong>Policier 1 </strong>– Alors comme ça, c’était sa centième pièce ?<br><strong>Femme</strong> – Oui, il paraît.<br><strong>Policier 2 </strong>– C’est vrai que pour sa centième, il aurait pu se fouler un peu plus.<br><strong>Femme</strong> – Ouais…<br><strong>Policier 1</strong> – Vous venez prendre un verre avec nous ? On vous invite…<br><strong>Femme</strong> – Pourquoi pas ?<br><strong>Policier 2</strong> – Allons-y.<br><strong>Policier 1 </strong>– Et sinon, à part du théâtre, vous faites quoi dans la vie ?<br><strong>Ils sortent.</strong><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>Pause café</title>
		<link>https://sketchotheque.net/pause-cafe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pause café, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/pause-cafe/">Pause café</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux policiers en civil arrivent, et s’asseyent sur le banc pour boire un café dans un gobelet.</em><br><strong>Policier 1</strong> – Tu es sur quoi, en ce moment ?<br><strong>Policier 2 </strong>– La routine. Une mère qui a laissé son gosse se noyer à la piscine.<br><strong>Policier 1 </strong>– Homicide involontaire ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Acte manqué, plutôt.<br><strong>Policier 1</strong> – Et le maître-nageur, il était où ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Dans les vestiaires, avec la mère justement. Il était en train de lui apprendre le bouche-à-bouche ? (<em>Un temps</em>) Et toi ?<br><strong>Policier 1</strong> – Un type qui avait pris dix ans de taule pour le braquage d’un casino. On n’a jamais retrouvé le butin.<br><strong>Policier 2</strong> – Tout est devenu tellement cher. Les mecs, maintenant, quand ils braqueront une supérette, ils ne prendront pas la caisse. Ils repartiront avec des paquets de pâtes et des bouteilles d’huile.<br><strong>Policier 1 </strong>– Ouais. Non, mais là je te parle d’un vrai casino. Il a dû planquer l’oseille quelque part.<br><strong>Policier 2</strong> – Et alors ?<br><strong>Policier 1 </strong>– Il vient d’être libéré. On garde un œil sur lui, au cas où il aurait l’idée d’aller récupérer son fric.<br><strong>Policier 2</strong> – Combien ?<br><strong>Policier 1</strong> – Dans les cinq millions.<br><strong>Policier 2 </strong>– Le gros lot.<br><strong>Policier 1 </strong>– Le type a dû se dire que c’était plus sûr d’aller chercher ses gains directement au casino plutôt que de miser sur la Française des Jeux.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Policier 2</strong> – Pourquoi tu as choisi ce métier, toi ?<br><strong>Policier 1</strong> – Pour la paye… Non, je déconne. Je ne sais pas. Quand j’étais petit, on jouait aux gendarmes et aux voleurs. Bêtement, je me suis dit que j’aurais plus de chance de pécho avec un uniforme.<br><strong>Policier 2</strong> – Pas de bol, tu es flic en civil.<br><strong>Policier 1 </strong>– C’est sûrement pour ça que je suis toujours célibataire. Et toi ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Moi je suis toujours marié. Pour l’instant…<br><strong>Policier 1</strong> – Non, je veux dire, toi, pourquoi tu as choisi la police ?<br><strong>Policier 2</strong> – Pour sauver le monde. Quand j’étais gosse, j’étais fasciné par les super héros. Comme je n’avais pas de super pouvoirs, je suis rentré dans la police. Pour avoir un flingue, au moins. Résultat, tu n’as même pas le droit de t’en servir. Même pour te suicider.<br><strong>Policier 1</strong> – On aurait dû faire maîtres-nageurs. Tu n’as pas souvent l’occasion de sauver des vies, mais au moins tu peux mater des nanas en maillots de bain toute la journée.<br><strong>Policier 2 –</strong> Maîtres-nageurs, on n’avait pas le physique.<br><strong>Policier 1 </strong>– C’est sûrement pour ça qu’on a fini dans la police. D’ailleurs, il va falloir qu’on y retourne.<br><strong>Policier 2 </strong>– Il est dans le coin, ton braqueur de casino ?<br><strong>Policier 1</strong> – Les gardiens du square l’ont aperçu ce matin avec une complice. Ils jouaient dans ce bac à sable avec une pelle.<br><strong>Policier 2</strong> – Au moins, ils ont su garder leur âme d’enfant. On aurait mieux fait de choisir voleur plutôt que gendarme, nous aussi.<br><em>Arrive une femme, tenant un paquet de flyers à la main.</em><br><em>Femme</em> – Bonjour messieurs. Vous aimez le théâtre ?<br><strong>Policier 2</strong> – On serait plutôt séries policières, mais bon…<br><strong>Femme</strong> – C’est une petite comédie qui se joue dans une salle juste à côté, tous les jours sauf le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi et le samedi.<br><strong>Policier 1</strong> – Tous les dimanches, quoi.<br><strong>Femme</strong> – À 18h37 très précisément. Vous avez de la chance, c’est dans un quart d’heure.<br><em>Elle leur tend à chacun un flyer qu’ils saisissent et auquel ils jettent un coup d’œil.</em><br><strong>Policier 1</strong> (<em>lisant le flyer</em>) – Mauvaise pièce cherche bon public. C’est le titre ?<br><strong>Femme</strong> – C’est du théâtre d’avant-garde. Genre théâtre dans le théâtre, vous voyez ?<br><strong>Policier 2</strong> – De quoi ça parle ?<br><strong>Femme</strong> – C’est l’histoire d’un auteur qui s’apprête à écrire sa centième pièce et qui est paralysé par l’angoisse de la page blanche.<br><strong>Policier 1 </strong>– Ça a l’air très chiant, non ?<br><strong>Femme</strong> – Vous savez, moi je ne fais que distribuer les flyers.<br><strong>Policier 2</strong> – Vous ne jouez pas dedans ?<br><strong>Femme</strong> – Non.<br><strong>Policier 1</strong> – Mais vous avez vu la pièce, quand même.<br><strong>Femme</strong> – L’auteur ne l’a pas encore écrite. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre.<br><strong>Policier 2</strong> – Donc, vous tractez pour une pièce qui n’est pas encore écrite.<br><strong>Femme</strong> – Il a encore un quart d’heure…<br><strong>Policier 1</strong> – Un quart d’heure ? Pour que l’auteur écrive la pièce, que les comédiens apprennent le texte, et que le metteur en scène leur donne quand même quelques indications ?<br><strong>Femme</strong> – D’un autre côté, il ne met pas la barre trop haut… Mauvaise pièce cherche bon public. J’ai presque l’impression de faire la manche.<br><strong>Policier 2</strong> – Mais vous êtes payée ?<br><strong>Femme</strong> – Même pas. On m’a juste invitée à la première.<br><strong>Policier 1</strong> – Ce soir, donc.<br><strong>Femme</strong> – Vous viendrez ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Pourquoi pas ?<br><strong>Femme</strong> – Dites que vous venez de ma part. On vous fera une place achetée une place offerte.<br><em>La femme s’éloigne.</em><br><strong>Policier 1</strong> – Tu comptes vraiment y aller ?<br><strong>Policier 2</strong> – Non, mais elle avait l’air tellement désespérée.<br><strong>Policier 1</strong> – Bon, alors au boulot.<br><em>Ils se lèvent et sortent.</em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Chasse au trésor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chasse au trésor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un banc dans un jardin public. Un homme arrive, suivi par une femme, portant un sac. Ils ont l’air un peu frustes. L’homme jette un regard inquiet autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Amène-toi, il n’y a personne…<br><strong>Femme</strong> – T’es sûr que c’est là ?<br><strong>Homme</strong> – C’est là je te dis !<br><strong>Femme</strong> – Non, parce que tout à l’heure aussi tu disais que c’était là et…<br><strong>Homme</strong> – Ce n’était pas le bon square. C’était le bon banc, mais ce n’était pas le bon square.<br><em>La femme reste perplexe un instant.</em><br><strong>Femme</strong> – Comment ça peut être le bon banc, si c’est pas le bon square ?<br><strong>Homme</strong> – Putain ! Tu as fini de discutailler, oui ? Sors ta pelle et creuse !<br><em>La femme ouvre son sac et en sort une petite pelle militaire pliable qu’elle déploie en maugréant.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi c’est toujours moi qui creuse, d’abord…? Surtout que la dernière fois, tu m’as fait creuser pour rien…<br><strong>Homme</strong> – C’était il y a dix ans, alors évidemment…<br><strong>Femme</strong> – Tu as pris dix ans de taule pour le braquage d’une supérette ?<br><strong>Homme</strong> – Une supérette ?<br><strong>Femme</strong> – Tu m’as bien dit que t’avais braqué un Casino, non ?<br><strong>Homme</strong> – Un casino ! Pas une supérette…<br><strong>Femme</strong> – Ah, un casino… Et il y a combien, là-dessous ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas eu le temps de compter, figure-toi… Assez d’argent pour remplir un sac, en tout cas…<br><strong>Femme</strong> – Ah oui, là je veux bien creuser. Un casino… Moi qui n’ai jamais eu de chance aux jeux.<br><strong>Homme</strong> – Si tu veux être sûr de rafler la mise, à la roulette, il faut venir avec un flingue.<br><strong>Femme</strong> – J’espère qu’avec toi, j’ai tiré le bon numéro…<br><em>L’homme regarde à nouveau autour de lui. La femme s’apprête à donner le premier coup de pelle.</em><br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle, et assieds-toi, je te dis ! Il y a deux flics qui viennent par là…<br><em>La femme, contrariée, range sa pelle. Ils s’asseyent sur le banc.</em><br><strong>Femme</strong> – Sors ta pelle, range ta pelle… Il faudrait savoir… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Homme</strong> – On ne fait rien. On s’assied, et on attend.<br><em>Il affiche un sourire forcé. La femme le regarde, intriguée.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi tu souris comme un abruti ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne souris pas ! Je prends un air innocent…<br><strong>Femme</strong> – Innocent ?<br><strong>Homme</strong> – Pour pas se faire repérer par les flics ! Toi aussi, fais comme si de rien n’était.<br><em>La femme hésite, puis imite le sourire artificiel de l’homme. Ils restent un instant comme ça, immobiles.</em><br><strong>Femme</strong> – Je commence à avoir une crampe à la mâchoire.<br><strong>Homme</strong> – Ça y est, ils sont passés.<br><strong>Femme</strong> – Ce n’était pas des flics, c’était des gardiens de square.<br><strong>Homme</strong> – Comment tu le sais ?<br><strong>Femme</strong> – C’était marqué sur leurs casquettes, tu ne sais pas lire ?<br><strong>Homme</strong> – Tu sais bien que non. Pourquoi tu demandes ?<br><strong>Femme</strong> – C’était des gardiens de square, je te dis.<br><strong>Homme</strong> – Ouais bon, c’était des gardiens de square. Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Femme</strong> – Rien.<br><strong>Homme</strong> – On ne peut pas creuser un trou avec une pelle dans un bac à sable avec tout ce monde autour de nous.<br><strong>Femme</strong> – Un bac à sable, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Homme</strong> – Pour les gosses, oui. Nous, si les gens nous voient, ils vont trouver ça louche.<br><strong>Femme</strong> – Alors pourquoi tu as enterré tout ce fric dans un bac à sable ? Au beau milieu d’un square !<br><strong>Homme</strong> – J’avais les flics au cul ! Je n’avais pas trop le temps, tu vois. Et comme je n’avais pas de pelle…. creuser dans le sable, avec les mains, c’était plus facile.<br><strong>Femme</strong> – Voilà encore des gens qui arrivent…<br><strong>Homme</strong> – Tant pis, on reviendra ce soir, quand il fera nuit.<br><strong>Femme</strong> – Il ferme à 19 heures, le square. C’est marqué à l’entrée. Tu n’as pas lu le panneau.<br><strong>Homme</strong> – Non, je n’ai pas lu le panneau…<br><strong>Femme</strong> – Ouais, ben cette nuit, ce sera fermé.<br><strong>Homme</strong> – Comme ça, au moins, on ne sera pas dérangés.<br><em>Ils s’apprêtent à s’éloigner.</em><br>Femme – Tu l’as enterré assez profond, au moins, le sac ? Parce qu’avec tous ces gosses qui creusent dans le sable toute la <strong>journée</strong>…<br><strong>Homme</strong> – Ne t’inquiète pas, j’ai fait un grand trou.<br><strong>Femme</strong> – Grand comment ?<br><strong>Homme</strong> – Assez grand pour y enterrer un cadavre…<br><em>Elle lui lance un regard un peu inquiet. Ils s’éloignent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Georges</title>
		<link>https://sketchotheque.net/georges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 14:30:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Sens interdit Sans interdit]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Georges, un sketch humoristique extrait du recueil 'Sens interdit sans interdit' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Il est là, assis sur une chaise. Elle arrive, couverte d’un imper façon inspecteur de police, trop grand pour elle.</em><br><strong>Elle</strong> – Quelqu’un s’appelle Georges, ici ?<br><em>Surpris, il regarde autour de lui. Puis vers la salle.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Probablement, oui…<br><strong>Elle</strong> (<em>suspicieuse</em>) – Probablement ?<br><strong>Lui</strong> – Pas moi, en tout cas. Enfin je ne crois pas…<br><em>Un temps, pendant lequel elle semble hésiter.</em><br><strong>Elle</strong> – Et qu’est-ce que vous lui voulez, à Georges ?<br><strong>Lui</strong> – Euh… C’est moi, qui devrais dire ça, non ?<br><strong>Elle</strong> – Ah, oui…? Et pourquoi ça…?<br><strong>Lui</strong> – C’est vous qui cherchez Georges.<br><strong>Elle</strong> – Oui.<br><strong>Lui</strong> – Donc c’est à moi de répondre : Et qu’est-ce que vous lui voulez, à Georges ? Sinon, ça n’a pas de sens…<br><strong>Elle</strong> – Vous avez raison… L’auteur devait encore être bourré quand il a écrit ça…<br><strong>Lui</strong> – Il a dû sauter une ligne.<br><strong>Elle</strong> – Se mélanger les crayons dans ses personnages.<br><strong>Lui</strong> – Surtout qu’ils n’ont même pas de noms.<br><strong>Elle</strong> – Et puis cet imper est trop grand pour moi.<br><em>Elle enlève son imper et lui tend, découvrant en dessous une tenue similaire à la sienne. Il se lève et enfile l’imper. Il lui va parfaitement. Elle s’assied à la place de l’autre.</em><br><strong>Elle</strong> – Et qu’est-ce que vous lui voulez à Georges ?<br><strong>Lui</strong> (<em>parlant de l’imper</em>) – Ah, oui, là ça va tout de suite mieux…<br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas répondu à ma question.<br><strong>Lui</strong> – Les questions, ici, c’est moi qui les pose, d’accord ?<br><strong>Elle</strong> – D’accord… (<em>Il semble à court de questions</em>) Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Alors quoi ?<br><strong>Elle</strong> – À propos de Georges…<br><strong>Lui</strong> – Georges… Mmm… Ce ne serait pas lui, par hasard ?<br><strong>Elle</strong> – Qui ?<br><strong>Lui</strong> – L’auteur !<br><strong>Elle</strong> – L’auteur ? Georges ? Ah, je ne crois pas, non…<br><strong>Lui</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Elle</strong> – Mais parce que… Parce que c’est un auteur anonyme. Du début du vingtième.<br><strong>Lui</strong> – C’est rare, non, les auteurs anonymes du vingtième.<br><strong>Elle</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Lui</strong> – Les auteurs anonymes, c’est plutôt au Moyen Âge. Aujourd’hui, on a quand même des moyens pour les retrouver, les auteurs. Les empreintes génétiques, tout ça. Le fichier des délinquants littéraires. Un auteur anonyme du vingtième, ça n’a pas de sens…<br><strong>Elle</strong> – Du vingtième… Du vingtième arrondissement ! Le début du vingtième. Du côté de Nation. Un auteur anonyme du début du vingtième arrondissement.<br><strong>Lui</strong> – Ah, oui…<br><strong>Elle</strong> – Ben oui.<br><strong>Lui</strong> – Oui, là, ça ne m’étonne qu’à moitié.<br><strong>Elle</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Lui</strong> – Les auteurs célèbres habitent plutôt le sixième ou le septième arrondissement. Faut avoir les moyens. Dans le dix-neuvième et le vingtième, forcément, il n’y a que les anonymes. Et il ressemble à quoi, cet auteur ?<br><strong>Elle</strong> – Georges ?<br><strong>Lui</strong> – Georges, si vous voulez.<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi voulez-vous savoir à quoi il ressemble ?<br><strong>Lui</strong> – Au cas où je le verrais.<br><strong>Elle</strong> – Alors vous voudriez que je vous donne son signalement ?<br><strong>Lui</strong> – Pour le reconnaître…<br><strong>Elle</strong> – Très bien. Vous avez de quoi noter ?<br><em>Il sort de la poche de l’imper un carnet et un crayon.</em><br><strong>Lui</strong> – Je vous écoute…<br><strong>Elle</strong> – Georges se fait appeler Georges. Mais à l’évidence, c’est un nom d’emprunt. Un pseudo, si vous préférez.<br><strong>Lui</strong> – Je vois… Un nom de code.<br><strong>Elle</strong> – Personne ne connaît le vrai nom de Georges. En fait, la seule chose qu’on sait à propos de Georges, c’est qu’il ne s’appelle pas Georges. Alors quant à savoir à quoi il ressemble…<br><strong>Lui</strong> (<em>griffonnant sur son carnet</em>) – Très bien, je vous remercie pour ces précieuses informations…<br><strong>Elle</strong> – Vous avez vraiment écrit ça ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai fait mieux… (<em>Il lui tend le carnet</em>) Regardez…<br><strong>Elle</strong> – Un portrait-robot ? (<em>Elle regarde le dessin</em>) Mais… Pourquoi avez-vous dessiné un chien ?<br><strong>Lui</strong> – Je… Je ne sais dessiner que les chiens… Mais avouez que c’est très ressemblant, non…?<br><strong>Elle</strong> – Oui… C’est à s’y méprendre…<br><strong>Lui</strong> – Et puis ce n’est pas un simple chien… C’est un chien policier… Le chien est le plus fidèle compagnon de l’homme. Croyez-moi, un chien ne vous décevra jamais.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez fini ?<br><strong>Lui</strong> – Quoi ?<br><strong>Elle</strong> – Votre enquête !<br><strong>Lui</strong> – Pour l’instant, oui. Mais je vous demande de rester à la disposition de la police…<br><strong>Elle</strong> – Quelle police ?<br><strong>Lui</strong> – Garamond, Helvetica, Times, New Roman… Vous n’avez que l’embarras du choix…<em><br>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Et pourquoi est-ce qu’on le recherche, ce Georges, exactement.<br><strong>Lui </strong>– Désolé mais ça, même si je le savais, je ne pourrais pas vous le dire.<br><strong>Elle</strong> – Je vois…<br><strong>Lui</strong> – Vous avez bien de la chance.<br><strong>Elle</strong> – Alors je peux m’en aller ?<br><strong>Lui</strong> – Pour aller où ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas… Par là…<br><strong>Lui</strong> – Très bien, alors disons que… je vous prends en filature.<br><em>Ils s’apprêtent à sortir.</em><br><strong>Elle</strong> – Et vous êtes vraiment sûr qu’il existe ?<br><strong>Lui</strong> – Qui ?<br><strong>Elle</strong> – Georges !<br><strong>Lui</strong> – Bien sûr !<br><strong>Elle</strong> – On ne sait quand même pas grand chose sur lui.<br><strong>Lui</strong> – On sait déjà qu’il ne s’appelle pas Georges…<br><strong>Elle</strong> – Oui.<br><strong>Lui</strong> – C’est un début.<br><em>Ils sortent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Sens interdit sans interdit</em><br><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="226" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp" alt="" class="wp-image-358" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-768x578.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit.webp 835w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>La main à la poche</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-main-a-la-poche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 15:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de scène]]></category>
		<category><![CDATA[Gare]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=294</guid>

					<description><![CDATA[<p>La main à la poche, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de scène' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage, qui semble attendre. Un autre arrive. Silence.</em><br><strong>Un</strong> – Vous attendez le train ?<br><strong>Deux</strong> – On est sur un quai. Ils viennent d’annoncer dans le haut-parleur l’arrivée d’un express régional à la voie deux. Nous sommes à la voie deux. Alors oui, j’attends le train. Et vous ? Vous attendez la marée ?<br><strong>Un</strong> – Excusez-moi, c’était une question idiote.<br><strong>Deux</strong> – C’est moi qui vous demande pardon. Je suis un peu sur les nerfs aujourd’hui, mais je n’aurais pas dû vous répondre sur ce ton. Moi aussi il m’arrive de poser des questions stupides, vous savez…<br><strong>Un</strong> – Donc, vous attendez le train…<br><strong>Deux</strong> – Oui. Pas vous ?<br><strong>Un</strong> – Je suis policier.<br><strong>Deux</strong> – Ah, excusez-moi…<br><strong>Un</strong> – On nous a signalé la présence de pickpockets dans la gare. Vous avez vos papiers ?<br><strong>Deux</strong> – Vous me prenez pour un pickpocket ?<br><strong>Un</strong> – Pas du tout… Je voulais juste vérifier qu’on ne vous avait pas volé votre portefeuille à vous aussi.<br><em>L’autre fouille dans sa poche et en sort un portefeuille.</em><br><strong>Deux</strong> (<em>prenant le portefeuille</em>) – Vous permettez ? On va juste vérifier que votre carte bleue n’a pas été piratée…<br><strong>Un</strong> – Mais je vous en prie.<br><em>Le présumé policier s’éloigne avec le portefeuille, laissant l’autre dubitatif.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized is-style-default" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--40);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--40);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p class="has-text-align-left">Sketch extrait du recueil <em>Brèves de scène</em><br><a href="https://jeanpierremartinez.net/breves-de-scene/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="157" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp" alt="Couverture de Brèves de scène" class="wp-image-87" style="width:207px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-1024x536.webp 1024w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-768x402.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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