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	<title>Archives des Femme de ménage - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Femme de ménage - La Sketchothèque</title>
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		<title>Les saltimbanques</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-saltimbanques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 09:46:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les saltimbanques, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pas de panique !' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un couple.</em><br><strong>Un</strong> – Promets-moi de ne pas paniquer…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Notre fille vient de m’annoncer qu’elle voulait être comédienne.<br><strong>Deux</strong> – Non ?<br><strong>Un</strong> – Si.<br><strong>Deux</strong> – Elle t’a dit ça comme ça ?<br><strong>Un</strong> – Oui.<br><strong>Deux</strong> – Ce n’était pas après une dispute ? Juste pour te contrarier…<br><strong>Un</strong> – C’était ce matin au petit-déjeuner. Elle était en train de bouffer ses corn flakes. Elle me regarde et elle me dit : « Maman, quand je serai grande, je serai comédienne ».<br><strong>Deux</strong> – D’accord… Donc c’est sérieux.<br><strong>Un</strong> – Elle n’a que cinq ans, mais bon… Tu la connais, elle est plutôt du genre à avoir de la suite dans les idées.<br><strong>Deux</strong> – Bon sang… Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu pour mériter ça ?<br><strong>Un</strong> – J’en suis restée sans voix.<br><strong>Deux</strong> – Mais après, tu as essayé de la raisonner, non ?<br><strong>Un</strong> – Oui, évidemment. Je lui ai dit que ce n’était pas un vrai métier, qu’aucune banque n’accepterait de lui consentir un prêt immobilier, qu’elle n’aurait jamais de complémentaire santé, qu’elle toucherait une misère quand elle serait à la retraite…<br><strong>Deux</strong> – Et qu’est-ce qu’elle a dit ?<br><strong>Un</strong> – Rien… Elle s’est remise à bouffer ses corn flakes.<br><strong>Deux</strong> – Tu crois qu’il faut la punir ?<br><strong>Un</strong> – Tu la connais, ça ne ferait que renforcer sa détermination.<br><strong>Deux</strong> – Bon, enfin… Elle n’a que cinq ans, elle a encore le temps de changer d’avis.<br><em>L’autre regarde son portable.</em><br><strong>Un</strong> – Tiens, elle vient de m’envoyer un message.<br><strong>Deux</strong> – C’est peut-être pour s’excuser.<br><strong>Un</strong> – Elle me demande de l’inscrire dans une agence de casting.<br><strong>Deux</strong> – Non ? Une agence de casting ? Elle ne sait même pas ce que c’est !<br><strong>Un</strong> – Il faut croire que si. Elle me joint une liste d’agences, classées par ordre de préférence.<br><em>L’autre semble abasourdi.</em><br><strong>Deux</strong> – On a engendré un monstre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – En même temps… les chiens ne font pas des chats.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que tu veux dire avec cette expression à la con ?<br><strong>Un</strong> – Ben… on est comédiens tous les deux, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, enfin… Nous ce n’est pas pareil. On n’a pas choisi. On ne savait rien faire d’autre.<br><strong>Un</strong> – Ouais, mais… elle voit bien qu’on ne fout rien de la journée, qu’on a une grande maison avec une piscine, une grosse voiture, une bonne…<br><strong>Deux</strong> – On ne dit plus une bonne, aujourd’hui, tu sais ?<br><strong>Un</strong> – Ah, non ?<br><strong>Deux</strong> – Ce n’est pas politiquement correct.<br><strong>Un </strong>– Qu’est-ce qu’on dit, alors ?<br><strong>Deux</strong> – Une auxiliaire de vie, je crois.<br><strong>Un</strong> – Mais ça reste une bonne, quand même ?<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr.<br><strong>Un</strong> – Ce n’est pas plutôt pour les personnes dépendantes, une auxiliaire de vie ?<br><strong>Deux</strong> – On ne sait rien faire dans la maison… On peut dire qu’on est des personnes dépendantes, non ?<br><strong>Un</strong> – Je crois que pour les gens comme nous, on dit plutôt une employée de maison.<br><strong>Deux</strong> – Et puis merde, on va continuer à dire la bonne.<br><strong>Un</strong> – Bon quoi qu’il en soit, quand elle voit qu’on ne sait rien faire dans la vie, et qu’on nous demande des autographes dans la rue, elle se dit que comédienne, ce n’est pas un si mauvais plan.<br><strong>Deux</strong> – Tous les comédiens ne roulent pas sur l’or, hein ? Ça, je ne suis pas sûr qu’elle le sache.<br><strong>Un</strong> – Tu as raison, on devrait la mettre en pension chez un couple d’intermittents en galère pour lui montrer ce que c’est vraiment que le métier de comédien.<br><strong>Deux</strong> – Tu en connais, toi ?<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Des intermittents en galère.<br><strong>Un</strong> – Pas personnellement, mais bon… Je peux me renseigner…<br><strong>Deux</strong> – Bon, il faut j’y aille. Je joue au golf avec un producteur danois qui veut absolument que je joue dans son prochain film.<br><strong>Un</strong> – Et moi j’ai rendez-vous avec mon psy à dix heures.<br><strong>Deux</strong> – Je te jure… La journée commence bien…<br><strong>Un</strong> – On va la foutre en pension, oui.<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Mais il faudra aussi licencier la gouvernante.<br><strong>Un</strong> – Aussi ?<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Tu as dit « il faudra aussi licencier la gouvernante ». On va quand même garder la bonne, non ?<br><strong>Deux</strong> – Mais oui, on va garder la bonne, ne panique pas.<br><strong>Un</strong> – Tu m’as fait peur…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Pas de panique!</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="992" height="633" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg" alt="Pas de panique ! Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-2438" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg 992w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-300x191.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-768x490.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le ménage</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-menage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 16:50:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Monologue]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Balai]]></category>
		<category><![CDATA[Egalité]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ménage, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Faire le ménage, ce n’est pas que ça m’amuse. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas un de ces vieux garçons maniérés, adeptes de l’encaustique, qui s’adonnent dans l’intimité de leur chez-soi aux plaisirs du patin sur parquet. Il me semble, néanmoins, qu’il y a une certaine grandeur discrète à balayer devant sa porte. À tenir fermement le manche à balai, on reste bien arrimé à la réalité. Poussières nous sommes et nous retournerons faire les poussières. Récurer soi-même la cuvette de ses chiottes, ça oblige à une certaine humilité. Une certaine modestie. J’ose le dire, même, faire son propre ménage relève d’une bonne hygiène mentale, et préserve de bien des folies. Je ne parle pas des petites manies individuelles. Le Docteur Petiot était plutôt un homme d’intérieur, Monsieur Landru du genre homme au foyer. Ça ne les a pas empêchés de se laisser aller à quelques excès. Mais dans un cadre strictement privé ! Non, je parle de la défense de la démocratie. La serpillière, c’est le dernier rempart contre la tyrannie. Hitler aurait-il envahi la Pologne s’il avait dû passer un coup d’aspirateur avant&nbsp;? Pol Pot aurait-il exterminé son propre peuple avec autant d’entrain s’il avait pu chez lui s’employer à chasser les moutons au plafond ? Non, on n’a jamais vu un dictateur faire la popote lui-même. Prendre un employé de maison, c’est se rêver déjà en tyran domestique. C’est le premier pas vers la mégalomanie. C’est l’annexion symbolique du Portugal ! Le génie, en revanche, n’est pas l’ennemi des arts ménagers. On imagine très bien Archimède ayant l’idée de son théorème debout devant son évier avec ses gants en caoutchouc&nbsp;: toute main plongée dans l’eau subit une poussée verticale de bas en haut égale au poids de l’eau de vaisselle déplacée. Et s’il y a autant de plats à fruits, d’épluchures de légumes et autres steaks saignants parmi les natures mortes qu’on voit dans les musées, c’est que les grands maîtres de la peinture passaient pas mal de temps dans leur cuisine. Embaucher une femme de ménage, croyez-moi, c’est une paresse intellectuelle. Que dis-je&nbsp;? C’est le péché originel&nbsp;! Le premier renoncement à ses responsabilités d’homme ouvrant la porte à toutes les démissions futures. Le petit arrangement avec sa conscience autorisant toutes les compromissions à venir. C’est l’origine du capitalisme ! Le début de l’exploitation de l’homme par l’homme. Enfin de la femme de ménage par l’homme, ou par l’executive woman, qui vous en conviendrez, n’est déjà plus tout à fait une femme. Car il faut au moins avoir l’honnêteté de contempler la vérité en face : le grand ménage que vous refusez de faire chez vous par crainte de vous salir les mains, il faudra bien qu’un autre le fasse à votre place. La pierre ponce que vous rechignez à saisir de crainte de vous abîmer l’épiderme, un autre Pilate devra la manier pour vous. Un autre que vous mépriserez pour sa servilité, ou pour le moins que vous regarderez avec condescendance, afin de lui faire payer votre propre lâcheté. Pourquoi, à votre avis, paye-t-on toujours sa femme de ménage au noir&nbsp;? Et sans aucun scrupule, de surcroît. Parce qu’on ne peut pas envisager sérieusement que de faire le ménage chez les autres soit un véritable métier. Encore moins un travail méritant salaire et ouvrant à des droits sociaux. Alors on cherche un alibi. On se dit que si on n’avait pas mieux à faire, sûr qu’on s’y collerait soi-même, à laver les carreaux de la salle à manger et à briquer la lunette des toilettes. Que si on préfère laisser ça à une tierce personne, ce n’est pas par fainéantise, au contraire. C’est par dévouement. Presque par abnégation&nbsp;! Pour ne pas léser le reste de l’humanité des nombreux bienfaits qu’on ne pourrait pas lui apporter si on était obligé de faire le ménage à la place. Vous voyez où je voulais en venir quand je parlais d’humilité… D’accord, on ne peut pas aller contre la nature, non plus. Il est évident qu’un homme, normalement constitué, n’est pas génétiquement équipé pour manier le fer à repasser à vapeur. Mais bon… C’est bien pour ça que la société a inventé le mariage. Se répartir les tâches ménagères, oui. Mais que chacun conserve sa dignité. Alors, dans cette noble servitude domestique partagée, le couple pourra redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un ménage. Voltaire n’a-t-il pas dit qu’il fallait cultiver son jardin? Il n’a pas cru bon d’ajouter qu’il fallait aussi éplucher ses légumes, se servir la soupe, et nettoyer les bols après, mais c’était sous-entendu. En vérité je vous le dis, la femme de ménage n’est pas du tout l’avenir de l’homme. Et quand les grands de ce monde seront contraints par la constitution à faire eux-mêmes leurs petites lessives, c’est l’humanité toute entière qui sentira bon la lavande.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Consultation</title>
		<link>https://sketchotheque.net/consultation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:46:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Cabinet médical]]></category>
		<category><![CDATA[Femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
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		<category><![CDATA[Voiture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Consultation, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire'  de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme entre dans un cabinet de médecin. Le médecin est assis à sa table, occupé à remplir un papier.</em><br><strong>Médecin</strong> – Asseyez-vous, je vous en prie…<br><strong>Patient</strong> – Merci.<br><strong>Médecin</strong> – Alors… Qu’est-ce qui vous amène ?<br><strong>Patient</strong> – Eh, bien… Je ne sais pas comment vous dire ça… Je… Je crois que j’ai attrapé La Mort…<br><strong>Médecin</strong> – Oh, vous savez, en ce moment, on ne voit que ça… Il y a un virus qui traîne… Croyez-moi, ça défile… Alors ? Le nez qui coule… Un picotement dans la gorge… Un peu de fatigue…<br><strong>Patient</strong> – Non, non, tout va très bien, Docteur… Je ne suis pas malade… Ce que je veux dire, c’est que… j’ai vraiment attrapé La Mort.<br><em>Le médecin semble un peu déstabilisé.</em><br><strong>Médecin</strong> – Oui… (<em>Tentant de reprendre une contenance</em>) Bon, on va quand même vous prescrire un petit traitement préventif, au cas où… (<em>Il sort une ordonnance qu’il commence à rédiger comme un automate</em>.) Alors… Un petit cocktail de vitamines pour réveiller ce système immunitaire un peu endormi par le froid… Un sirop pour la gorge, une cuillerée à soupe matin, midi et soir… Du paracétamol à prendre uniquement en cas de maux de tête… (<em>Il tend l’ordonnance au patient.</em>) Voilà, avec tout ça, vous ne devriez plus être trop embêté cet hiver… (<em>Mais le patient ne prend pas l’ordonnance</em>.)<br><strong>Patient</strong> – Je savais que ça n’allait pas être évident…<br><strong>Médecin</strong> (<em>étonné</em>) – C’est un traitement tout à fait classique, vous savez. Comme j’en prescris au moins trente fois par jour actuellement…<br><strong>Patient</strong> – Docteur, j’ai attrapé La Mort, elle est enfermée dans la Fiat Uno qui est garée dans mon garage à la Garenne-Colombes.<br><strong>Médecin</strong> (<em>sortant de sa torpeur</em>) – Racontez-moi ça…<br><strong>Patient</strong> – Eh, bien… Hier soir, j’ai décidé de mettre fin à mes jours…<br><strong>Médecin</strong> – Mmm…<br><strong>Patient</strong> – Les armes à feu, ce n’est pas trop mon truc. Et le gaz, ça peut-être dangereux pour les voisins. Il faut penser à ceux qui restent, quand même…<br><strong>Médecin</strong> – Certainement…<br><strong>Patient</strong> – Alors je suis allé dans mon garage. J’ai bien calfeutré la porte avec des serviettes mouillées, comme j’ai souvent vu faire dans les téléfilms du mercredi soir sur France 2. Et puis j’ai démarré ma Fiat Uno. Avec bien du mal, d’ailleurs. Elle fume comme un tracteur, et elle fait à peu près autant de bruit. C’est le pot catalytique. Il faudrait que je le change, mais bon… Bref en l’occurrence, c’était plutôt un avantage. Alors je me suis assis au volant. J’ai allumé la radio. Et j’ai laissé tourner le moteur. C’était France Inter. Enfin, ça n’a aucune importance, mais bon… Ils venaient d’annoncer la mort de Macha Béranger. Quand même, ça m’en a foutu un coup. Bref, je commençais à m’assoupir tranquillement pour ce qui devait être mon dernier sommeil, quand je l’ai vue dans le rétroviseur, assise derrière moi…<br><strong>Médecin</strong> – Qui ?<br><strong>Patient</strong> – La Mort !<br><strong>Médecin</strong> – Ah, oui, bien sûr…<br><strong>Patient</strong> – Je n’aurais pas dû être surpris à ce point là, La Mort, j’étais justement en train de faire tout ce qu’il fallait pour la trouver. Mais vous savez ce qui m’a étonné ?<br><strong>Médecin</strong> – Non…<br><strong>Patient</strong> – C’est qu’elle ressemblait exactement à l’image qu’on se fait d’elle, justement.<br><strong>Médecin</strong> – C’est-à-dire…<br><strong>Patient</strong> – La grande cape noire, la faux, la panoplie complète, quoi ! C’est dingue. On se dit bon, tout ça, ce n’est qu’une image, et puis… Parce que personne ne l’a jamais vue, La Mort. Peut-être qu’elle existe, d’accord. Mais c’est comme Dieu. Peut-être qu’on le rencontrera un jour là-haut, mais personne n’en est jamais revenu avec des photos pour qu’on sache exactement à quoi il ressemble. Alors on se doute bien que même s’il existe, ce n’est certainement pas un vénérable vieillard avec les cheveux longs et une barbe blanche, qui ressemblerait vaguement au Père Noël ou à Georges Moustaki…<br><strong>Médecin</strong> – Non, évidemment…<br><strong>Patient</strong> – Eh ben c’est ça qui m’a foutu les jetons, tout d’un coup. De la voir là, comme ça. Exactement comme je l’avais imaginée…<br><strong>Médecin</strong> – Oui, ça… Ça a dû vous faire un choc…<br><strong>Patient</strong> – En tout cas, croyez-moi, ça m’a réveillé ! Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai coupé le moteur, et je suis sorti de la voiture comme un fou en claquant la portière derrière moi. Et là, heureusement, j’ai eu le bon réflexe…<br><strong>Médecin</strong> – Ah, oui…?<br><strong>Patient</strong> – J’avais encore la clef de ma Fiat Uno à la main. J’ai aussitôt appuyé dessus pour verrouiller les portes. Il n’y a plus grand chose qui marche, dans cette voiture, mais ça, ça marche encore. C’était un des premiers modèles à en être équipé à l’époque. J’ai même hésité à prendre cette option, je ne suis pas trop gadget, mais vous savez ce que c’est. C’était le seul modèle immédiatement disponible au garage. C’était ça ou attendre la livraison de la commande pendant des mois…<br><strong>Médecin</strong> – Oui, je sais ce que c’est… Je viens de changer ma Mercedes, et j’ai dû prendre l’allume-cigare, alors que j’ai arrêté de fumer depuis cinq ans… Et croyez-moi, rien que l’option allume-cigare, sur une voiture comme ça… C’est presque le prix d’une Fiat Uno d’occasion… Oui, bon, et après ?<br><strong>Patient</strong> – Après, j’étais sauvé ! Elle était enfermée là, dans la voiture. Sous mes yeux, je vous dis. Je la voyais très distinctement plaquer son espèce de burqa toute noire contre la vitre pour essayer de sortir. Mais, non ! Elle était prise au piège ! Vous vous rendez compte ? Dans ma Fiat Uno !<br><strong>Médecin</strong> – Bon… Donc, vous ne voulez vraiment pas le sirop…?<br><strong>Patient</strong> – Mais vous ne comprenez pas ce que je vous dis ? J’ai attrapé La Mort !<br><strong>Médecin</strong> – Si, si… Je… Je peux vous diriger vers un confrère, si vous voulez…? Attendez, je dois avoir l’adresse là, dans mon répertoire…<br><em>Il cherche sans trouver, puis décroche son téléphone.</em><br><strong>Médecin</strong> – Oui, Christelle. Vous pouvez me donner le numéro de téléphone du Docteur Müller ? À Sainte-Anne, oui… (<em>Il griffonne quelque chose sur un morceau de papier</em>.) Merci… (<em>Il raccroche et tend le morceau de papier au patient</em>.) Voilà, vous allez le voir de ma part, et vous lui expliquez ce qui vous arrive, d’accord ? Je suis sûr que cela va beaucoup l’intéresser…<br><strong>Patient</strong> (<em>prenant le papier</em>) – Merci… Et pour ma Fiat Uno, comment je fais ?<br><strong>Médecin</strong> – C’est-à-dire…<br><strong>Patient</strong> – Ben, je vais en avoir besoin, maintenant… Je veux dire maintenant que j’ai décidé de ne pas me suicider au monoxyde de carbone… Comment je fais ? Si j’ouvre la portière, elle va en profiter pour se barrer, La Mort. Et elle va se remettre à faucher aussi sec.<br><strong>Médecin</strong> – On vous a volé quelque chose…?<br><strong>Patient</strong> – La Mort, avec sa faux !<br><strong>Médecin</strong> – Ah, oui, bien sûr…<br><strong>Patient</strong> – C’est une responsabilité, quand même… D’ailleurs, vous avez vu ? Hier, aux informations : aucune annonce de décès de célébrité en fin de carrière. Aucun tremblement de terre dans un pays sous-développé. Aucun accident d’autocar scolaire… Évidemment, puisque la mort est enfermée dans ma voiture…<br><strong>Médecin</strong> (<em>sans qu’on sache s’il plaisante ou pas</em>) – D’un autre côté, si elle y restait trop longtemps, vous vous rendez compte des implications. Ce serait une catastrophe pour les médias, les ONG, les pompes funèbres, le système de retraite par répartition, les acheteurs en viager…<br><strong>Patient</strong> (<em>contrarié</em>) – Je sens que vous ne prenez pas au sérieux…<br><strong>Médecin</strong> – Ne prenez pas mal ce que je vous dis, je ne remets absolument pas en cause la véracité de ce que vous venez de me raconter, mais vous êtes vraiment sûr que ce n’était pas quelqu’un d’autre, sur la banquette arrière ? Je ne sais pas moi… Votre femme, par exemple…<br><strong>Patient</strong> – Ma femme ne porte pas la burqa ! Et d’ailleurs, on a divorcé l’année dernière. Ça m’en a foutu un coup, d’ailleurs. C’est une des raisons qui m’a poussé au bord du suicide…<br><strong>Médecin</strong> – Eh bien, vous voyez ! Après tout, vous l’avez dit vous-même, vous commenciez à être sérieusement dans le cirage… Le manque d’oxygène, ça peut provoquer des hallucinations… Regardez le jeu du foulard… Au moment de mourir, vous avez peut-être repensé à votre femme, à tous les bons moments que vous avez passés ensemble, et elle vous est apparue comme ça…<br><strong>Patient</strong> – Avec une burqa et une faux…?<br><em>Le médecin semble perplexe. Le patient réfléchit.</em><br><strong>Patient</strong> – C’est vrai que pour la burqa… C’était plutôt une sorte de foulard noir qu’elle avait noué autour du cou… Et pour la faux, je ne suis pas complètement sûr… Ça aurait aussi bien pu être un balai… Mais les sorcières aussi, ont des balais, et portent un foulard noir !<br><strong>Médecin</strong> – Mouais…<br><strong>Patient</strong> – Et puis comment expliquez-vous que ce matin, en retournant dans mon garage après une bonne nuit de sommeil, elle était toujours là, derrière la vitre arrière de ma Fiat Uno ? Elle a même essayé de me dire quelque chose…<br><strong>Médecin</strong> – Ah, oui ?<br><strong>Patient</strong> – Comme je n’entendais rien, elle a griffonné un truc sur un papier dans un langage cabalistique, qui ressemblait vaguement à du portugais et elle me l’a plaqué contre le pare-brise.<br><strong>Médecin</strong> – Du portugais ?<br><strong>Patient</strong> – Ça m’a un peu surpris aussi…<br><strong>Médecin</strong> – Et qu’est-ce qui était marqué, sur ce papier ?<br><strong>Patient</strong> – Ben je n’en sais rien, moi… Je ne comprends pas le portugais… Il faudrait que je demande à ma femme de ménage. Elle est portugaise, justement… Mais c’est bizarre, elle n’est pas venue ce matin, comme d’habitude… Non, je vous assure, Docteur. J’ai attrapé La Mort…<br><strong>Médecin</strong> – Mmm… Je vais quand même vous prescrire un petit relaxant en attendant… Ça vous détendra…<br><strong>Patient</strong> – Vous croyez…?<br><em>Le médecin fait un signe d’acquiescement, et se met à griffonner quelque chose sur une ordonnance.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Un bon coup de balai</title>
		<link>https://sketchotheque.net/un-bon-coup-de-balai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 10:18:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Banquier]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de trottoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Balai]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte des classes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=732</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un bon coup de balai, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de trottoirs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Maria est en train de passer un coup de balai. Édouard arrive en costume trois pièces.<br></em><strong>Édouard</strong> – Ah Maria… Je voulais vous dire un mot, justement…<br><strong>Maria</strong> (<em>arrêtant de balayer</em>) – Oui, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Il y a combien d’années que vous balayez pour nous, Maria ?<br><strong>Maria</strong> – Je ne sais pas, monsieur. Je n’ai pas compté. Vous n’êtes pas content de mon travail ?<br><strong>Édouard</strong> – Si, si, Maria, au contraire. Je tenais d’ailleurs à vous féliciter. Vous connaissez la devise de notre banque ?<br><strong>Maria</strong> – Il faut savoir balayer devant sa porte ?<br><strong>Édouard</strong> – Bien, Maria, exactement ! Grâce à vous, la devanture du Crédit Solidaire est toujours impeccable. Et la devanture d’une banque, c’est sa vitrine, n’est-ce pas ? Si la vitrine d’une banque n’est pas impeccablement tenue, les clients pourraient se dire que…<br><strong>Maria</strong> – Le banquier n’est sûrement pas très net non plus…<br><strong>Édouard</strong> – Voilà ! Vous avez tout compris, Maria.<br><strong>Maria</strong> – Je peux continuer mon travail, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Pas tout à fait, Maria… Bon… (<em>Il s’éclaircit la gorge.</em>) Comme vous le savez, ma chère Maria… Ma très chère Maria… Je dirais même ma trop chère Maria… C’est la crise.<br><strong>Maria</strong> – Ah oui, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – La crise, Maria ! Même si vous ne lisez pas la presse économique tous les jours, vous en avez entendu parler, tout de même ? Mais oui, suis-je bête ! Vous êtes bien espagnole, Maria, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Portugaise, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Mais c’est encore mieux ! Enfin, je veux dire encore pire… Le Portugal est le pays le plus endetté de la zone euro ! Ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant ?<br><strong>Maria</strong> – Non, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Bref, c’est la récession, et le monde de la finance, bien entendu, est le premier affecté par la baisse générale des valeurs…<br><strong>Maria</strong> – Les valeurs…<br><strong>Édouard</strong> – Je parle des valeurs boursières, évidemment, mais soyez-en persuadée, Maria, de la dépression économique à la dépression tout court, il n’y a souvent qu’un pas. Quand la Bourse est à la baisse, le moral l’est aussi. Et quand le moral est dans les chaussettes, la crise morale n’est pas loin non plus.<br><strong>Maria</strong> – Oui, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Vous-même, Maria, ne me dites pas que vous n’êtes pas un peu déprimée ?<br><strong>Maria</strong> – Ça va, monsieur, je ne me plains pas…<br><strong>Édouard</strong> – Excusez-moi, Maria, mais quand on vous voit, comme ça, avec votre balai… On n’a pas l’impression que vous respirez la joie de vivre, je vous assure !<br><strong>Maria</strong> – Je suis peut-être un peu fatiguée, en ce moment… À force de balayer devant votre porte…<br><strong>Édouard</strong> – Tout cela pour vous dire, Maria, que notre banque, évidemment, n’est pas non plus épargnée par la tourmente… et que nous devons faire nous aussi des économies. Vous comprenez cela, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Oui, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Pour votre bien, Maria, le Crédit Solidaire a donc dû prendre des mesures drastiques et néanmoins douloureuses afin de préserver votre emploi. Emploi dont la pérennité, je peux vous le dire maintenant, était gravement menacée.<br><strong>Maria</strong> – Merci monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – J’ai donc le plaisir de vous annoncer, Maria, que vous n’êtes pas licenciée.<br><strong>Maria</strong> – Je travaille au noir, monsieur.<br><strong>Édouard</strong> – Quoi qu’il en soit, vous pourrez continuer à balayer devant notre porte jusqu’à nouvel ordre. Et qui sait ? Un jour peut-être, je vous laisserai balayer aussi le bureau du directeur.<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Évidemment, le Crédit Solidaire attend de vous que vous fassiez aussi un petit effort pour nous aider à préserver l’emploi dans ce pays. Car sans emploi, pas de pouvoir d’achat, sans achat pas de confiance, et sans confiance, pas d’emploi. C’est le cercle vicieux de la stagflation, vous me suivez ?<br><strong>Maria</strong> – J’essaie, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Tout cela vous dépasse, bien sûr, ma pauvre Maria, mais vous pouvez me faire confiance… Je vais d’ailleurs essayer d’être plus clair… En contrepartie de la préservation de votre emploi, le Crédit Solidaire vous propose une baisse de rémunération de trente pour cent. J’imagine que cette proposition vous semble raisonnable, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Trente pour cent ?<br><strong>Édouard</strong> – Un petit tiers, si vous préférez.<br><strong>Maria</strong> – Un tiers en moins ?<br><strong>Édouard</strong> – Ben oui, pas en plus, hein ? Vous savez que par les temps qui courent, même les emplois de balayeur ne courent pas les rues, Maria. Bientôt pour balayer dans une banque, même au black, il faudra au moins bac plus trois ! Plus éventuellement un bon coup de piston et une promotion canapé… Vous avez le bac, vous, Maria ?<br><strong>Maria</strong> – Non monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – J’imagine que vous n’avez pas davantage de relations haut placées ?<br><strong>Maria</strong> – Non, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Et pour la promotion canapé, ma chère Maria, sans vouloir vous vexer, je ne suis pas sûr non plus que tous les atouts soient vraiment de votre côté… Que voulez-vous, c’est comme ça… C’est la grande loterie de la vie… Et même le Crédit Solidaire n’y pourra rien changer… Certains naissent en Suisse avec un nom à rallonge et un physique avantageux, et d’autres… Bref, vous conviendrez donc que notre proposition est plus que généreuse… Qu’en pensez-vous ?<br><strong>Maria</strong> – Ce que j’en pense, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Oui, Maria… Ce n’est pas absolument nécessaire que vous en pensiez quelque chose, mais je vous écoute néanmoins. Nous sommes toujours en démocratie, quand même…<br><strong>Maria</strong> – Ce que j’en pense…<br><strong>Édouard</strong> – Vous devez bien en penser quelque chose…<br><strong>Maria</strong> – Mais je pense bien que j’en pense quelque chose, monsieur… (<em>Maria lève son balai pour le frapper.</em>) Voilà ce que j’en pense, monsieur !<br><strong>Édouard</strong> – Maria ? Mais vous êtes devenue folle ? (<em>Elle le poursuit avec son balai</em>.) Mais enfin, Maria, calmez-vous ! Et puis ce n’est qu’une proposition ! Nous sommes pour le dialogue social, nous aussi… (<em>Elle lui assène quelques coups.</em>) Aïe… Ouille… Vingt pour cent ?<br><strong>Maria</strong> – Vous voulez encore tâter de mon balai ?<br><strong>Édouard</strong> – Dix pour cent ?<br><strong>Maria</strong> – Dix pour cent d’augmentation ?<br><strong>Édouard</strong> – C’est-à-dire que… (<em>Maria est prête à frapper à nouveau.</em>) Très bien, Maria… Il faut savoir terminer une négociation, et j’ai bien compris que votre proposition justement n’était pas négociable… Marché conclu… Le Crédit Solidaire vous augmente de dix pour cent…<br><strong>Maria</strong> – Très bien, monsieur.<br><strong>Édouard</strong> – Mais dites-moi, Maria, vous êtes dure en affaires… Nous savons aussi apprécier chez nos employés les qualités qui sont les leurs… Et on peut dire que vous ne manquez pas de caractère…<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Ça vous dirait un petit stage de formation, entièrement payé, bien sûr, pour intégrer notre service de recouvrement ? Comme je vous le disais, c’est la crise, et les mauvais payeurs sont de plus en plus nombreux…<br><strong>Maria</strong> – Encore un coup de balai, monsieur ?<br><em>Il s’éloigne prudemment.</em><br><strong>Édouard</strong> – N’en parlons plus, Maria. Je vous laisse travailler…<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/">Brèves de trottoirs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="247" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Brèves de trottoirs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-477" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez-300x185.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p><strong>Analyse</strong><br>« Un bon coup de balai » est une satire sociale sur les rapports de pouvoir entre les élites économiques et les travailleurs précaires. Le comique naît ici de l’hypocrisie managériale, des discours creux justifiant l’injustifiable (une baisse de salaire pour préserver un emploi au noir…), et surtout du renversement brutal des rôles. Maria, faussement soumise, incarne la revanche du bon sens populaire contre l’arrogance cynique de la caste dominante.<br>Le personnage d’Édouard est une caricature jouissive du cadre supérieur déconnecté : il parle beaucoup, mais ne comprend rien. Il tente de masquer une violence sociale derrière un langage feutré et abscons. Maria, elle, ne parle pas autant — mais agit. Le balai devient ici une arme symbolique et comique, un outil de révolte autant que de nettoyage — au propre comme au figuré.<br>Un sketch féroce, à la fois hilarant et d’une acuité mordante, sur le monde du travail, les inégalités et la résistance face à l’humiliation. Le Crédit Solidaire, au nom cynique, devient un décor idéal pour une leçon d’humanité… et de négociation.</p>
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