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	<title>Archives des Parodie - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Parodie - La Sketchothèque</title>
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		<title>Demi-Vœux à la Nation</title>
		<link>https://sketchotheque.net/demi-voeux-a-la-nation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 09:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Demi-Vœux à la Nation, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Chers Compatriotes, mes vœux seront moitié plus courts que d’habitude, car en ce 31 décembre à 20 heures, il y a état d’urgence et le temps nous est compté. Pour commencer, j’ai une dinde qui m’attend à la maison, et elle est plutôt dure à cuire. J’ai peut-être vu un peu grand : je ne suis même pas sûr de réussir à la faire entrer dans le four en un seul morceau. Quoi qu’il en soit, à raison d’une heure de cuisson par kilo, je ne pourrai sans doute pas&nbsp;me la taper avant la mi-janvier. Bon, oublions cette grosse dinde et revenons à nos moutons, c’est-à-dire vous, mes chers compatriotes. Mon devoir en tant que Chef de l’État, est de vous alerter sur la situation catastrophique de notre pays au moment où je vous parle. Lorsque cette année a commencé, elle comptait 365 jours. Il n’en reste plus qu’un seul aujourd’hui. C’est dire si le déficit de la France continue à se creuser inexorablement de jour en jour, année après année. Rassurez-vous, je viens de prier Dieu afin que, dans son immense miséricorde, il nous accorde dès demain une nouvelle ligne de crédit de quelques mois. Mais je dois vous avertir : la France ne peut pas continuer à dépenser ainsi son temps sans compter. C’est pourquoi j’ai décidé, à partir du 1er janvier, de ne plus remplacer qu’un jour sur deux. L’année qui vient ne comptera donc que six mois. Elle commencera le 1er janvier pour s’achever le 30 juin, date à laquelle je me présenterai à nouveau devant vous pour vous souhaiter la bonne année. Certes, je conçois que ces changements, dont la France a tant besoin, vous demanderont quelques efforts d’adaptation. Mais rassurez-vous, en raison du réchauffement général de la planète, vous ne verrez bientôt plus la différence entre les saisons, et toutes les années vous paraîtront identiques. C’est à peine si celles qui ne comporteront aucun été vous sembleront un peu plus pourries que les autres. En parfaite cohérence avec cette réforme, qui aura aussi le mérite de doubler le rendement de tous les impôts recouvrés annuellement par l’État, j’ai par ailleurs décidé d’une mesure forte : la suppression du passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver, qui depuis des années divisait la Nation. Désormais, il n’y aura plus qu’une seule heure, mais six mois par an seulement ! Mes Chers compatriotes, je vous souhaite une excellente demi-année. Je crois au bon côté de la force, et je ne vous quitterai pas. Vive la République des moutons et à moitié vive la France.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Faire tomber la neige</title>
		<link>https://sketchotheque.net/faire-tomber-la-neige/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 15:54:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faire tomber la neige, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Vous pouvez rester assis ! Je suis… votre nouveau professeur de philosophie. Je sais, jusqu’à maintenant, vous me connaissiez plutôt en tant que moniteur d’éducation physique… Mais Madame Zarbi, je veux dire Madame Zerbi, s’étant comme vous le savez suicidée hier soir en s’immolant par le feu dans sa baignoire remplie de super sans plomb… Ah, vous ne le saviez pas ? Au temps pour moi. Bref, comme l’Académie de Créteil est momentanément en rupture de stock pour ce qui est des profs de philo… Allez savoir pourquoi, les profs de philo, c’est comme les curés, il y a une crise de vocation… Bref, la Directrice m’a demandé de remplacer Madame Zarbi. Zerbi. Vous savez, maintenant, il faut être polyvalent, dans notre métier… Il faut savoir s’adapter… Vous aussi, lorsque vous aurez un boulot, si vous arrivez à en trouver un, on vous demandera de savoir vous adapter. On appelle ça l’employabilité. Enfin, c’est ce que m’a dit Madame la Directrice. Je sais, vous avez le bac à la fin de l’année, mais… C’était moi, ou rien… Alors autant apprendre à vous adapter tout de suite. Bien, si vous n’avez pas de questions, nous allons donc commencer. Bon alors finalement, la philosophie, c’est quoi ? Ce n’est pas si compliqué que ça, non ? C’est se poser les questions de base. Je veux dire, les questions fondamentales. Enfin, les questions qui ne servent à rien, quoi. Genre… Je ne sais pas moi… C’est quoi ce bordel qui nous entoure ? Comment est-ce que ce foutoir a bien pu commencer ? Est-ce que tout ce merdier finira un jour ? Là où elle est maintenant, Madame Zarbi a peut-être enfin les réponses à toutes ces questions… Malheureusement, elle ne peut pas revenir pour nous dire si il y a une existence après l’essence. Elle est complètement carbonisée. Alors pour le bac, il va falloir qu’on se débrouille tout seuls, hein ? Bref, ça fait des millénaires que tous les philosophes se posent ce genre de questions à la con, sans être foutus de trouver une explication qui tienne à peu près la route. Eh ben ça va peut-être vous surprendre dans la mesure où je n’ai jamais fait d’études de philo, mais moi, je pense avoir trouvé la réponse. Enfin… un début de réponse… Ce qu’il faut, c’est reprendre le problème à la base. Vous verrez, en cherchant bien, vous découvrirez que la réponse est en vous. Et que vous n’avez pas besoin de vous farcir tous ces bouquins aux titres imbitables qui figurent sur la bibliographie que Madame Zarbi vous a distribuée au début de l’année. Je ne sais pas si elle-même les avait tous lus, mais vous voyez où ça l’a menée… Non, croyez-moi, il vaut mieux que chacun reparte de sa propre expérience, en puisant dans ses propres souvenirs. Je suis sûr qu’à un moment ou un autre de votre vie vous êtes déjà passés à côté de la vérité sans même vous en rendre compte. Moi, personnellement, c’est en allant en pèlerinage au Mont Saint-Michel que j’ai eu… ce qu’on pourrait appeler une révélation. Au début, d’ailleurs, je n’étais pas très chaud. Je veux dire pour aller au Mont Saint-Michel. C’est plutôt ma femme qui… Mais bon, le Mont Saint-Michel, c’est quand même un truc à voir au moins une fois dans sa vie, non ? Et comme le voyage en car était offert par la mairie. Bref, on débarque là-bas sur le parking avec ma femme vers midi après trois heures de route en plein brouillard sans même pouvoir s’arrêter dans une station-service pour pisser. Il n’y avait pas de temps à perdre, parce qu’on devait revenir le soir même à Créteil, alors c’était plutôt ambiance commando, voyez ? Donc tout le monde descend du car fissa, et commence à faire mouvement vers la basilique au pas de charge. On a beau ne pas trop croire en Dieu, c’est vrai qu’il y a là-bas une atmosphère propice à la méditation… Bref, on était à peu près à mi-chemin quand ma femme me dit : « Tu te rends compte ? Le Mont Saint-Michel est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, et si on ne fait rien, dans quelques années, ce ne sera même plus une île ». Sur le moment, j’avoue que je n’ai pas très bien compris où elle voulait en venir. C’était marée basse, alors le Mont Saint-Michel, dans le brouillard, ça ressemblait plutôt à une grosse merde posée là au milieu de la plage. Mais c’est vrai que ça m’a fait réfléchir. Et je suis parti comme ça à me poser des questions. Pourquoi le Mont Saint-Michel plutôt que rien ? Pourquoi ma femme plutôt qu’une autre ? Pourquoi la possibilité d’une île à marée haute, et plus à marée basse ? Entre-temps, on était presque arrivé à la basilique. Il faisait un froid ! C’était au mois de décembre, quelques jours avant Noël. Ça a peut-être aussi un rapport avec ça. Donc à mesure que je grimpais la pente, je sentais monter en moi quelque chose de… zarbi. J’avais la conviction qu’en ce lieu sacré, j’allais trouver la réponse à toutes les questions que je ne m’étais jamais posées jusque-là. Mais comme j’étais un peu essoufflé, que je me les gelais, et que j’avais promis à ma belle-mère de lui ramener quelque chose du Mont Saint-Michel, j’ai eu l’idée d’entrer dans un magasin de souvenirs. Il faut dire que ça ne manque pas, là-bas, les souvenirs… Bref, je regarde dans la boutique si je pouvais trouver une bricole pas trop chère pour ma belle-doche. Et là, comme par miracle, je tombe sur un de ces petits dômes en verre remplis d’eau avec le Mont Saint-Michel à l’intérieur. Vous voyez ce que je veux dire ? Ils font la même chose à Paris avec la Tour Eiffel. Machinalement je prends le truc dans ma main et là, comme poussé par une volonté étrangère à la mienne, je me mets à le secouer. Vous n’allez pas le croire, mais la neige se met à tomber ! Je veux dire dans la boule de cristal d’abord, évidemment. Mais je me tourne vers la porte. Il s’était mis à neiger dehors aussi ! C’est là que ça m’est venu tout d’un coup. Cette boule de cristal, c’était l’univers en modèle réduit ! Le monde que je tenais entre mes mains. J’étais comme illuminé par cette révélation ! Je regardais la boule. Je regardais dehors. Plus je secouais la boule, plus il neigeait sur le Mont Saint-Michel. J’étais tout puissant. J’étais Le Tout-Puissant ! Bon, au bout d’un moment, comme le vendeur commençait à me regarder de travers, j’ai dû reposer la boule. Peu à peu toute la neige est retombée, et je suis revenu à la réalité. Mais depuis ce moment là, je sais : le monde est une boule de cristal dans laquelle on peut lire le passé comme l’avenir. On secoue la boule, c’est comme le big bang. Les flocons ne tombent jamais au même endroit, dans le même ordre, ni à la même vitesse, mais au bout du compte, toute la neige finit toujours par retomber par terre. Après il suffit de secouer la boule encore une fois, et ça recommence. C’est toujours différent, mais au bout du compte ça revient au même. Il n’y a pas deux flocons identiques, ils suivent tous une trajectoire distincte, mais il y a toujours la même quantité de neige, et tout finit toujours par se casser la gueule, vous pigez ? Bon, alors je n’ai pas encore réussi à comprendre qui secouait le machin, et pourquoi, mais… J’ai quand même ma petite idée. Pourquoi, à votre avis, tous les cons qui rentrent dans une boutique de souvenirs au Mont Saint-Michel éprouvent le besoin irrépressible de secouer le machin dont je vous parle ? Pour le plaisir de voir tomber la neige ! Alors pourquoi Dieu, s’il existe, n’aurait pas envie de faire pareil ? Et tenez-vous bien, parce que ce n’est pas fini… Et si Dieu, finalement, c’était moi ? Je veux dire, vous aussi, si vous voulez. Enfin, la somme de tous les cons de notre espèce, quoi ! Avouez que ça vous en bouche un coin, non ? C’est pour ça que quand la Directrice m’a demandé si j’avais quelques notions de philosophie pour remplacer Madame Zarbi, j’ai dit oui tout de suite. Je crois que c’était un signe du destin, vous comprenez ? L’occasion pour moi de faire partager au plus grand nombre le savoir que j’ai pu modestement acquérir sur les mystères du monde qui nous entoure…<br>Bon, je crois que ça ira comme ça pour aujourd’hui. Il ne faut quand même pas mettre la barre trop haut pour une première fois. Allez, maintenant tous à plat ventre ! On va faire quelques pompes tous ensemble pour terminer. Un esprit sain dans un corps sain, comme dit Madame la Directrice. Et les pompes, pour le bac, ça peut toujours servir, pas vrai ?</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="266" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de monologues de Jean-Pierre Martinez &quot;Comme un poisson dans l'air&quot;" class="wp-image-1483" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/bandeau-comme-un-poisson-dans-l-air-jean-pierre-martinez-300x200.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Richophobie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/richophobie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 14:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
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		<category><![CDATA[Comme un poisson dans l'air]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Richesse]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Richophobie, monologue de Jean-Pierre Martinez, extrait du recueil 'Comme un poisson dans l'air'</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Monologue de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p>Pardon, mais avant de commencer, je voudrais vous poser une petite question. Non mais rassurez-vous, ce n’est pas pour un sondage. Parce que j’en connais des comédiens comme moi, qui profitent du système. On le connaît tous, le truc. Ils prétendent faire un one man show, ils rameutent leurs amis dans un théâtre en leur vendant des places sur billetreduc. En réalité, ils travaillent pour un institut de sondage, et ils en profitent pour vous administrer un questionnaire interminable. Il faut bien dire que le système entretient la confusion, aussi&nbsp;: maintenant tous ceux qui font des petits boulots sont payés comme intermittents. Il paraît que ça coûte moins cher à la société. Ça doit être ça qu’on appelle la société du spectacle. Bref, je vous rassure, ma question est parfaitement gratuite et tout à fait désintéressée. Alors voilà. Est-ce qu’il y a des riches dans cette salle&nbsp;? Personne&nbsp;? Non, mais rassurez-vous, je ne suis pas non plus payé pour dénoncer au Trésor Public ceux qui auraient oublié de payer leur ISF. Non, vraiment&nbsp;? Aucun riche&nbsp;? Bon. Dans ce cas, je vais pouvoir vous exposer mon petit problème sans choquer personne. Alors voilà. Parfois, je me demande si je suis tout à fait normal. Tout le monde est supposé envier les riches, non&nbsp;? Vous aussi, j’imagine. Eh bien pour moi, je ne sais pas pourquoi, la richesse c’est un peu comme une maladie honteuse. Une maladie socialement transmissible, si vous préférez. Une saloperie qu’on attrape par des rapports non protégés avec de pauvres gens déjà atteints de cette affection. Je ne sais pas, la richesse, ça me dégoûte un peu. Oui. Les riches m’inspirent une sorte de mépris apitoyé. C’est ça qu’on appelle la condescendance, je crois. Oui, c’est ça. Je porte sur les gens riches un regard condescendant. Non mais j’ai bien conscience que c’est absolument déplacé. Ce sont les riches qui devraient me regarder de haut. Puisque je n’ai pas réussi à devenir comme eux. Tout le monde a envie de devenir riche, non&nbsp;? À part ceux qui le sont déjà, évidemment. Et encore. Ceux-là ont sûrement envie d’être encore plus riches. C’est addictif, l’argent, vous savez&nbsp;? Et on est toujours le pauvre de quelqu’un. Regardez, à chaque fois qu’un Président de la République est élu en France, il commence par relever le seuil de l’ISF juste au-dessus du montant supposé de son propre patrimoine. Histoire qu’on ne l’accuse pas de faire partie des gens riches, justement. La preuve que ce n’est pas si glorieux que ça. Mais j’en reviens aux riches, les vrais. Pas ceux qui ont juste atteint le seuil de la richesse, comme d’autres s’enfoncent sous le seuil de la pauvreté. Non, ceux pour lesquels il n’y a pas photo. Les millionnaires, comme on disait autrefois, du temps des anciens francs. Eh oui, à cette époque-là, c’était beaucoup plus facile d’être millionnaire, évidemment. Cent fois plus facile qu’avec les nouveaux francs. Donc presque sept cents fois plus facile que depuis le passage à l’euro. Vous vous rendez compte&nbsp;? À cette époque là, on était millionnaire pour à peine plus de 150.000 euros. Vous êtes toujours sûrs qu’il n’y a aucun millionnaire dans la salle&nbsp;? Même en anciens francs&nbsp;? Même à crédit&nbsp;? Dans ce cas, c’est que vous êtes locataires et que vous habitez dans un HLM. Parce que maintenant, si vous êtes propriétaire d’une chambre de bonne à Paris, vous êtes forcément millionnaire en anciens francs. Au prix où est le mètre carré dans la capitale. Ce n’est pas formidable, ça&nbsp;? On n’a peut-être pas réussi à inverser la courbe du chômage, mais aujourd’hui, une simple bonne, propriétaire de sa chambre mansardée au septième étage sans ascenseur est virtuellement millionnaire. À condition de la revendre à un autre millionnaire pour aller prendre sa place sous les ponts, bien sûr… C’est pour ça que les millionnaires, c’est fini. Pour être riche, aujourd’hui, il faut être milliardaire. En ancien francs en tout cas. C’est l’inflation. La bulle immobilière, comme on dit. Mais les bulles, on sait bien à qui ça profite. Pendant que les pauvres se contentent d’une aspirine effervescente non remboursée par la Sécu pour faire passer leur gueule de bois, les riches s’enfilent des magnums de champagne duty free pour faire passer leur caviar. La bulle immobilière, c’est surtout le rétablissement de l’esclavage, oui. Au temps d’Autant en emporte le vent, les esclaves, au moins, ils étaient en CDI. Les Noirs travaillaient gratuitement pour un vaste domaine colonial. Les esclaves d’aujourd’hui travaillent au noir pour rembourser le crédit de leur minuscule appartement. Et pour espérer être affranchis, ils doivent payer leur vie durant deux SMIC par mois à leur banque… alors qu’ils n’en gagnent qu’un seul. Bon, mais où je voulais en venir, avec tout ça&nbsp;? Ah oui, les riches&nbsp;? Non mais franchement. Vous les enviez vraiment, vous, ces pauvres gens&nbsp;? Après un déjeuner à la Tour d’Argent, pour rentrer à Neuilly, devoir remonter toute la rue du Faubourg Saint-Honoré en Ferrari, alors qu’on a déjà du mal à circuler en Vélib&nbsp;? Merci, très peu pour moi. Non, et puis il y a un gros inconvénient à être riche, c’est qu’on ne peut plus fréquenter que des gens riches. Ben oui, quand vous êtes milliardaire, vous ne pouvez pas partir en vacances avec un pote smicard. Ça fausse les rapports, forcément. D’accord, quand vous êtes pauvres, c’est pareil. Vous êtes condamnés à rester entre vous. Mais moi je dis que les pauvres sont beaucoup plus marrants. Il y en a même de très sympas, j’en connais. Pas prétentieux, ni rien. OK, tous les riches ne sont pas pareils, c’est vrai. Il y en a qui sont pires que les autres. Le nouveau riche, surtout, qui n’a pas encore l’habitude. La richesse, c’est un mode de vie, vous comprenez. Ça s’apprend. Alors le nouveau riche, lui, il ne sait pas. Il commet des impairs évidemment, et les autres ne se gênent pas pour le lui faire sentir. Vous vous voyez, vous, dîner à la Tour d’Argent&nbsp;? On ne saurait pas comment se comporter. Vous arrivez, vous descendez de votre Ferrari, un voiturier vous tend la main pour prendre vos clefs de bagnole et aller la mettre au garage pendant que vous vous tapez la cloche avec un top model. Vous vous imaginez donner les clefs de votre Twingo à un inconnu avant d’aller vous taper le boudin à l’ardoise au bistrot du coin&nbsp;? Vous auriez trop peur qu’il ne revienne jamais avec votre caisse pourrie dont vous n’avez même pas fini de payer les traites. Alors une Ferrari, vous pensez bien… Non, la richesse, ça ne s’improvise pas. Ça nécessite un apprentissage. Tandis que la pauvreté, c’est naturel. Personne n’a jamais reproché à un nouveau pauvre de manquer de tact en fréquentant pour la première fois les Restos du Cœur. On sait tout de suite quelle cuillère on doit prendre pour la soupe ou pour le Flamby, il n’y en a qu’une. Et puis les nouveaux pauvres, ça n’existe pas trop, en fait. Quand on est pauvre de naissance, on le reste toute sa vie, et pour les riches, c’est pareil. Il y a des riches qui font faillite, bien sûr. Mais un riche une fois ruiné, c’est encore un type qui a beaucoup plus d’argent que vous. Ce qui m’amène d’ailleurs à vous poser une deuxième question… Est-ce qu’il y a des pauvres dans cette salle&nbsp;? Oui, je sais, si vous êtes là, c’est que vous avez pu vous payer une place de théâtre sans empiéter sur votre budget coquillettes, mais bon. Il pourrait aussi y avoir quelques invités. Non, parce que les pauvres, entre nous, il y en a des cons aussi… Pourquoi croyez-vous que les gens se traitent de pauvre con à longueur de journée&nbsp;? Le pire, il me semble, c’est le pauvre militant. Le prolétaire encarté, vous voyez&nbsp;? Celui qui est pauvre, fier de l’être, et qui voudrait que tout le monde le soit avec lui, par solidarité. Non parce qu’il n’y a pas de raison d’avoir honte d’être pauvre, d’accord, mais il n’y a pas non plus de quoi se vanter. On ne leur reproche pas d’être pauvres, ils n’ont rien fait pour mériter ça. Mais alors il faut être juste. Il ne faut pas reprocher aux riches d’être riches. La plupart d’entre eux n’ont rien fait non plus pour le devenir. L’idéal, évidemment, ce serait qu’il n’y ait ni pauvres ni riches. Que des gens comme nous, quoi. À l’aise, sans plus. Juste un million en dessous du seuil de l’ISF. Mais ça n’arrivera pas, si&nbsp;? On a déjà essayé. En Russie ou en Chine. Ça finit toujours par quelques millions de morts, et à la fin les pauvres sont encore plus pauvres et les riches encore plus riches. Et puis surtout, ce ne serait pas juste. Les pauvres n’ont pas besoin des riches pour savoir qu’ils sont pauvres, c’est un fait. Mais les riches, eux, ils ont besoin de sentir qu’il y a des pauvres pour profiter pleinement de leur richesse. Non, vous avez raison, je devrais être plus tolérant avec les riches. Et puis on ne sait jamais. Le xénophobe, il s’en fout. Il ne risque pas de devenir étranger du jour au lendemain. À condition de ne pas trop s’éloigner de chez lui. Mais le richophobe, allez savoir. Personne n’est complètement à l’abri de devenir riche. Même les comédiens… Même quand ils se font payer au chapeau. (Il tend son chapeau.) Alors&nbsp;? Vous me la montrez, la couleur de votre argent&nbsp;?</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/">Comme un poisson dans l&rsquo;air</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/comme-un-poisson-dans-lair/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Retour vers le futur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/retour-vers-le-futur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 14:48:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Cabinet médical]]></category>
		<category><![CDATA[Chercheur]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Trous de mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Fin du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Singe]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour vers le futur, un sketch humoristique extrait du recueil 'Trous de mémoire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle est là, en blouse blanche. Il arrive en tenue de ville.<br></em><strong>Elle</strong> – Bonjour Monsieur. Je vous remercie d’avoir accepté de participer à cette expérimentation, qui je vous le rappelle s’inscrit dans un programme de recherche strictement confidentiel, et d’ailleurs classé secret défense.<br><strong>Lui</strong> – Si j’ai accepté votre proposition, sachez-le, ce n’est pas en raison de la généreuse indemnisation que vous offrez pour prendre part à ce protocole d’essai thérapeutique, mais par pur civisme. Je suis catholique pratiquant, mais aussi membre de la CFDT. Si ma modeste contribution permet de guérir l’Humanité d’un des nombreux maux dont elle souffre encore.<br><strong>Elle</strong> – Oui… À ce propos, j’en arrive à l’objet de ce programme de recherche, que nous n’avons pas jugé utile de révéler aux participants avant qu’ils n’aient été définitivement sélectionnés. Mais maintenant que vous faites partie de l’aventure, nous nous devons d’être clairs sur le but que nous poursuivons, et sur les raisons qui nous ont poussés à entreprendre ce programme, baptisé « Retour vers le futur ».<br><strong>Lui</strong> – « Retour vers le futur » ?<br><strong>Elle</strong> – Vous allez bientôt comprendre pourquoi.<br><strong>Lui</strong> – Mais il s’agit bien de tester un nouveau médicament, n’est-ce pas ?<br><strong>Elle</strong> – En réalité… pas tout à fait.<br><strong>Lui</strong> – Vous m’intriguez, Docteur.<br><strong>Elle</strong> – À vrai dire, cher Monsieur, c’est votre sperme qui nous intéresse.<br><strong>Lui</strong> – Là vous ne m’intriguez plus, vous me faites peur.<br><strong>Elle</strong> – Vous évoquiez tout à l’heure les nombreux maux dont souffre encore l’Humanité.<br><strong>Lui</strong> – Je pensais à la fièvre Ebola, au Coronavirus, au SIDA…<br><strong>Elle</strong> – Des maladies bien réelles, contre lesquelles aucun vaccin efficace n’a encore été trouvé à ce jour, hélas.<br><strong>Lui</strong> – Mais…?<br><strong>Elle</strong> – Mais pour être honnête, cher Monsieur, si l’on examine les choses de façon tout à fait objective, est-ce que ce sont vraiment ces virus qui menacent l’existence même de l’Humanité ?<br><strong>Lui</strong> – Non, probablement pas.<br><strong>Elle</strong> – Et à votre avis, quel est ce mal, qui conduit notre planète à sa fin ?<br><strong>Lui</strong> – Je… Je ne sais pas…<br><strong>Elle</strong> – Ce fléau, cher Monsieur, c’est l’Homme.<br><strong>Lui</strong> – L’homme ?<br><strong>Elle</strong> – Enfin, la femme aussi, bien sûr. Je veux dire l’être humain en général.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Surpopulation, déforestation, épuisement des ressources, réchauffement climatique, guerre nucléaire…<br><strong>Lui</strong> – Oui, en effet, mais… en quoi mon sperme pourrait-il vous aider à lutter contre de tels fléaux ?<br><strong>Elle</strong> – Cher Monsieur, la situation, telle que nous pouvons l’appréhender à l’aide des outils qui sont les nôtres, est encore plus désespérée que vous ne pouvez l’imaginer.<br><strong>Lui</strong> – Vraiment…?<br><strong>Elle</strong> – C’est en partant de ce tragique constat que nous en sommes arrivés à la seule solution possible pour éviter la catastrophe finale, en d’autres termes la fin du monde.<br><strong>Lui</strong> – Je vous écoute…<br><strong>Elle</strong> – Vous est-il arrivé, en prenant la mesure de toutes les horreurs dont l’homme est capable, de vous poser cette question toute simple : Quand tout ça a-t-il commencé à merder ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… Et quand à votre avis ?<br><strong>Elle</strong> – La réponse est évidente hélas : quand le singe est devenu un homo sapiens.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Ou selon vos critères à vous, puisque vous êtes catholique, quand Dieu a créé l’Homme.<br><strong>Lui</strong> – Vous pensez qu’il a eu tort ?<br><strong>Elle</strong> – Il suffit pour s’en convaincre de constater les résultats aujourd’hui. C’était une véritable bombe à retardement.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Et qu’est-ce que vous proposez, exactement ?<br><strong>Elle</strong> – On a bien pensé d’abord à créer un surhomme. Mais ça a déjà été tenté par le passé, avec les conséquences fâcheuses que l’on connaît. Avec l’homme, on va à la catastrophe. Avec un surhomme on y court.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est donc pas du côté de la marche avant qu’il faut chercher la solution, mais plutôt du côté de la marche arrière.<br><strong>Lui</strong> – La marche arrière ?<br><strong>Elle</strong> – Les plus grands scientifiques du monde, ainsi que les meilleures spécialistes des sciences humaines, y compris les plus éminents philosophes, se sont réunis secrètement il y a quelques mois sous l’égide de l’ONU. Ils sont formels : la seule véritable solution à long terme pour sauver la Terre, c’est de ramener l’homme au stade du singe.<br><strong>Lui</strong> – Comment ça ramener ?<br><strong>Elle</strong> – Pas d’un seul coup, évidemment. Mais en modifiant peu à peu par une sélection naturelle les caractéristiques génétiques de nos descendants. Et c’est là où nous avons besoin de vous.<br><strong>Lui</strong> – De moi ?<br><strong>Elle</strong> – Enfin de votre sperme, en tout cas.<br><strong>Lui</strong> – Expliquez-moi ça…<br><strong>Elle</strong> – Des études scientifiques montrent que, parmi toutes les catégories de la population mondiale, les catholiques pratiquants sont les plus proches génétiquement du singe.<br><strong>Lui</strong> – Vraiment ?<br><strong>Elle</strong> – En réalité, la règle vaut pour les croyants en général. Mais nous avons contacté un échantillon d’extrémistes d’autres confessions, et ils ont refusé de collaborer…<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Et puis on n’allait pas non plus faire surgir une nouvelle espèce humaine, plus proche du primate, à partir des seuls gènes de fanatiques religieux. Car il y a aussi des singes très agressifs, vous savez…<br><strong>Lui</strong> – Bien sûr…<br><strong>Elle</strong> – C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons aussi opéré une sélection parmi les catholiques pratiquants.<br><strong>Lui</strong> – Et pourquoi moi ?<br><strong>Elle</strong> – C’est là où dans nos études statistiques, le côté syndicaliste semble jouer en votre faveur. À condition qu’il s’agisse d’un syndicat réformiste, évidemment. Parmi les catholiques pratiquants, ceux qui sont aussi membres de la CFDT semblent les moins agressifs et les plus aptes à collaborer.<br><strong>Lui</strong> – Je vois.<br><strong>Elle</strong> – Maintenant que vous êtes au courant de tout, je vous repose donc solennellement la question, cher Monsieur : Êtes-vous prêt, en faisant don de votre sperme, à participer à la régénération de la race humaine en la faisant rétrograder au stade du singe ?<br><strong>Lui</strong> – J’avoue que cette proposition… me prend un peu de court.<br><strong>Elle</strong> – Vous comprenez mieux maintenant le nom que nous avons donné à cette mission de la dernière chance : « Retour vers le futur ». En ramenant l’Homme à l’état de primate, nous espérons que dans son développement à venir, il choisira une voie plus raisonnable…<br><strong>Lui</strong> – Je suis sensible à l’honneur que vous me faites, et j’ai conscience de ma responsabilité. C’est pourquoi je vous confirme mon accord pour participer à cette opération de sauvetage de l’Humanité.<br><strong>Elle</strong> – Merci, cher Monsieur, votre réponse ne m’étonne pas, au regard de ce que nous savons de vous. Je vous recontacterai donc très prochainement pour commencer le protocole.<br><strong>Lui</strong> – Je me tiens à votre disposition.<br><strong>Elle</strong> – Grâce à vous, dans deux ou trois générations, l’Homme aura oublié jusqu’au souvenir d’avoir été un Homme.<br><em>Il sort. Elle prend son portable et compose un numéro.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu ne vas pas le croire, mais il a accepté…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/">Trous de mémoire.</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="330" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil Trous de mémoire de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-507" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x248.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Bloody Mary</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bloody-mary/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Fourmi]]></category>
		<category><![CDATA[Poison]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bloody Mary, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme assez sophistiquée est assise seule à une table devant un verre de cocktail vide. Un homme arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – Bonjour, je peux vous offrir un verre ?<br><strong>Elle</strong> – Même deux ou trois, si vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Là je ne suis pas sûr d’avoir assez de liquide sur moi.<br><strong>Elle</strong> – Commençons par un, alors. Vous vous appelez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Jean-François, mais vous pouvez m’appeler Jeff. Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Mary. Mais vous pouvez m’appeler comme vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Et qu’est-ce qui vous ferait plaisir, Mary ?<br><strong>Elle</strong> – La même chose. Un Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Un cocktail… C’est cher, non ? C’est combien ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. (<em>Désignant un homme dans la salle</em>) C’est le monsieur là-bas qui me l’a offert.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><em>Elle fait un petit signe à l’homme avec un sourire aguicheur, avant de se tourner à nouveau vers son interlocuteur.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, excusez-moi… (<em>Il fouille dans ses poches</em>.) J’ai tellement l’habitude qu’on me dise non, je ne suis même pas sûr d’avoir assez. J’ai dépensé les quelques pièces qui me restaient pour acheter du poison.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai que vous avez l’air un peu désespéré, mais je ne suis pas sûre que le suicide soit la solution, vous savez.<br><strong>Lui</strong> – Ah, non, mais… Ce n’est pas pour moi.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez empoisonner quelqu’un ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… Non… C’est du poison pour les fourmis.<br><strong>Elle</strong> – Je vois… Je peux prendre un ballon de Côtes du Rhône… si c’est plus dans votre budget.<br><strong>Lui</strong> – En fait, je crois que je n’ai pas du tout d’argent sur moi.<br><strong>Elle</strong> – C’est votre technique pour vous faire offrir un verre ?<br><strong>Lui</strong> – Parfois, ça marche.<br><strong>Elle</strong> – Alors disons que c’est votre jour de chance. Qu’est-ce que vous prenez ?<br><strong>Lui</strong> – La même chose que vous.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez des goûts de luxe, pour quelqu’un qui n’a pas les moyens d’offrir un verre à une femme.<br><strong>Lui</strong> – Il m’arrive aussi d’avoir de l’argent, vous savez. Mais dans mon métier, il y a des hauts et des bas.<br><strong>Elle</strong> – Et… c’est quoi, votre métier ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis tueur à gages.<br><strong>Elle</strong> – D’accord… Et donc, en ce moment, c’est plutôt la morte saison.<br><strong>Lui</strong> – Voilà.<br><strong>Elle</strong> – Et vous avez tué beaucoup de gens dans votre vie ?<br><strong>Lui</strong> – Un certain nombre.<br><strong>Elle</strong> – Et là, vous êtes sur quelque chose ? À part ces fourmis…<br><strong>Lui</strong> – Vous comprendrez que je ne peux rien vous dire là-dessus.<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr… Secret professionnel…<br><strong>Lui</strong> – Désolé.<br><strong>Elle</strong> – Je ne vois pas le garçon…<br><strong>Lui</strong> – Je m’en occupe.<br><em>Il se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Je vais en reprendre un avec vous. Vous direz au garçon de mettre tout ça sur le compte de Monsieur…<br><em>Elle lui désigne l’homme dans la salle supposé lui avoir offert un verre. Il s’éloigne en coulisses. Elle en profite pour aguicher un peu l’homme dans la salle. L’autre revient avec deux Bloody Mary, et se rassied.</em><br><strong>Lui</strong> – Et voilà.<br><strong>Elle</strong> – Alors à votre santé !<br><strong>Lui</strong> – À la vôtre !<br><em>Il s’apprête à boire.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah, je crois que vous avez fait une touche.<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><em>Elle lui montre une femme dans le public.</em><br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas remarqué ? Elle n’arrête pas de vous regarder…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre ?<br><em>Il regarde la femme dans le public. L’autre en profite pour échanger leurs verres.</em><br><strong>Elle</strong> – Si ça ne marche pas avec moi, vous pourrez toujours essayer avec elle… Elle a l’air plus dans vos moyens.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi pas…<br><strong>Elle</strong> – Allez, à la santé de votre prochaine victime !<br><em>Ils trinquent et boivent.</em><br><strong>Lui</strong> – Merci pour le cocktail.<br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi d’insister mais évidemment, je suis un peu intriguée. C’est la première fois que je rencontre un tueur à gages…<br><strong>Lui</strong> – Quand on rencontre un tueur à gages, vous savez, la première fois est souvent la dernière…<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai ! Je n’avais pas pensé à ça.<br><em>Il boit à nouveau.</em><br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que vous voulez savoir ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous deviez tuer une femme, vous vous y prendriez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Il y a plusieurs méthodes, mais pour une femme… Il faut savoir rester élégant. Un peu de strychnine dans son verre, peut-être…<br><em>Elle sourit.</em><br><strong>Elle</strong> – Je sais pour qui vous travaillez.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ?<br><strong>Elle</strong> – Et je sais que c’est pour me tuer qu’on vous a engagé.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi est-ce que quelqu’un voudrait vous tuer ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis tueuse à gages moi aussi. On m’appelle Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Vous êtes le troisième tueur à gages qu’il m’envoie. J’avoue que les deux autres étaient moins marrants que vous.<br><strong>Lui</strong> – Et… qu’est-ce qu’ils sont devenus ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont morts. Subitement…<br><strong>Lui</strong> – Et vous êtes toujours en vie…<br><strong>Elle</strong> – Comme vous le voyez. Je suis même en pleine forme.<br><strong>Lui</strong> – Plus pour longtemps.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai versé de la strychnine dans votre verre.<br><strong>Elle</strong> – J’ai échangé nos verres pendant que vous regardiez cette garce.<br><strong>Lui</strong> – Ah…<br><strong>Elle</strong> – Rassurez-vous, ce sera très rapide.<br><em>Il fouille dans ses poches, et en sort deux sachets, qu’il compare.</em><br><strong>Lui</strong> – Et merde…<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Je me suis trompé de sachet. Ce que j’ai mis dans votre verre, enfin dans celui que j’ai bu, ce n’est pas la strychnine. C’est le poison pour les fourmis…<br><strong>Elle</strong> – Alors c’était vrai ? Vous avez aussi un contrat sur une fourmilière ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais j’ai plein de fourmis chez moi, et c’est très désagréable, je vous assure.<br><strong>Elle</strong> – Heureusement pour vous, vous n’êtes pas une fourmi.<br><strong>Lui</strong> – D’ailleurs, même les fourmis, ça n’a pas l’air de leur faire beaucoup d’effet.<br><strong>Elle</strong> – Du coup, vous pouvez peut-être finir votre cocktail empoisonné.<br><strong>Lui</strong> – Je me sens un peu bizarre, quand même.<br><strong>Elle</strong> – Bizarre, vous voulez dire… Encore plus bizarre que d’habitude ?<br><strong>Lui</strong> – Je sens comme… des fourmis dans les bras.<br><strong>Elle</strong> – Des fourmis ?<br><strong>Lui</strong> – Apparemment, c’est assez laxatif, aussi. Désolé, je vais devoir vous laisser.<br><strong>Elle</strong> – Ça a été un plaisir de boire un verre avec vous. À une prochaine fois, peut-être…<br><em>Il sourit et part précipitamment.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contrat</title>
		<link>https://sketchotheque.net/contrat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:08:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1387</guid>

					<description><![CDATA[<p>Contrat, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages sont assis à une table de bistrot, chacun devant un ballon de rouge.</em><br><strong>Un</strong> – Allez, à la tienne !<br><strong>Deux</strong> – Santé !<br><em>Ils prennent une gorgée. Le premier fait la grimace. L’autre a l’air d’apprécier.</em><br><strong>Un</strong> – Il est vraiment dégueulasse, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais pour moi il a le goût de la liberté.<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ? Tu sors de prison ?<br><strong>Deux</strong> – Presque. J’ai mes beaux-parents chez moi pour les vacances. J’ai réussi à m’échapper une heure.<br><strong>Un</strong> – Ah merde.<br><strong>Deux</strong> – J’ai dit que j’allais faire vérifier le niveau d’huile sur la bagnole.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as pas une voiture électrique ?<br><strong>Deux</strong> – Si… Tu vois un peu où j’en suis rendu…<br><strong>Un</strong> – Ah ouais…<br><strong>Deux</strong> – Ils ne sont là que depuis deux jours et je ne les supporte déjà plus. Surtout mon beau-père…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Un</strong> – Tu veux que je t’en débarrasse ?<br><strong>Deux</strong> – Tu veux les prendre chez toi, c’est ça ? Si ma femme est d’accord, je te les refile tout de suite. Je suis prêt à payer, tu sais. J’irais jusqu’au double du tarif en chambre d’hôtes. Parce que ce n’est pas un cadeau, je t’assure.<br><strong>Un</strong> – Non, je voulais dire… les faire disparaître.<br><strong>Deux</strong> – Comment ça, disparaître ? Tu es prestidigitateur ? Malheureusement, quand un prestidigitateur fait disparaître quelqu’un, il finit toujours par réapparaître au bout de quelques minutes. Ça me servirait à quoi ? Et puis tu n’es pas magicien, si ?<br><strong>Un</strong> – Non, bien sûr… Non, moi, ce que je te propose, c’est de les faire disparaître… définitivement.<br><em>L’autre reste un instant interdit.</em><br><strong>Deux</strong> – Très drôle.<br><strong>Un</strong> – Je ne plaisante pas.<br><strong>Deux</strong> – Définitivement…?<br><strong>Un</strong> – Je connais un type qui peut s’en occuper, si tu veux.<br><strong>Deux</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Un</strong> – Pas du tout.<br><strong>Deux</strong> – Un tueur à gages, tu veux dire ?<br><strong>Un</strong> – Il ferait juste ça pour rendre service. Pas gratuitement non plus, évidemment.<br><strong>Deux</strong> – Tu connais des tueurs à gages, toi ?<br><strong>Un</strong> – Non, je ne connais pas… des tueurs à gages. Mais j’en connais un.<br><strong>Deux</strong> – Eh bien moi, je n’en connais aucun, tu vois. Où est-ce que tu l’as connu, ce type ?<br><strong>Un</strong> – En prison.<br><strong>Deux</strong> – En prison ?<br><strong>Un</strong> – On a partagé la même cellule pendant trois ans.<br><strong>Deux</strong> – Tu as fait de la prison, toi ?<br><strong>Un</strong> – Ben ouais.<br><strong>Deux</strong> – Et pour quoi ?<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Deux</strong> – Pour quel motif on t’a mis en prison ? Qu’est-ce que tu avais fait ?<br><strong>Un</strong> – Tentative de meurtre.<br><strong>Deux</strong> – Tentative ?<br><strong>Un</strong> – J’ai raté mon coup. Je n’étais pas très doué. Mais lui c’est un pro, je t’assure. Il en a déjà refroidi plus d’un, je te le garantis.<br><strong>Deux</strong> – Tu me fais marcher là…<br><strong>Un</strong> – Pas du tout.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sérieux ?<br><strong>Un</strong> – Très sérieux.<br><em>L’autre digère cette information.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est dingue, ça. À part dans les films, je ne savais pas que ça existait, les tueurs à gages. Alors tu passes commande, comme ça, comme pour une pizza, et…<br><strong>Un</strong> – Oui. Ça s’appelle un contrat.<br><em>L’autre réfléchit à nouveau.</em><br><strong>Deux</strong> – Un contrat… Et ça coûterait combien ? Non mais c’est juste par curiosité, hein ?<br><strong>Un</strong> – Ça dépend…<br><strong>Deux</strong> – Ça dépend de quoi ?<br><strong>Un</strong> – Déjà, c’est pour un seul ou pour les deux ? Comme tu dis que c’est surtout ton beau-père qui…<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. Ça ferait combien par personne ?<br><strong>Un</strong> – Il faudrait que je lui demande… Dans les 8500 euros, peut-être.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est assez précis, quand même.<br><strong>Un</strong> – Pour les deux, il te ferait sûrement un prix.<br><strong>Deux</strong> – Combien ?<br><strong>Un</strong> – Pour un couple… dans les quinze mille.<br><strong>Deux</strong> – On parle en TTC, j’imagine.<br><strong>Un</strong> – Si tu n’as pas besoin de facture, tu le paieras en liquide, c’est plus simple.<br><strong>Deux</strong> (<em>pensif</em>) – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Tu veux que je lui en parle ?<br><strong>Deux</strong> – Mais non, pas du tout… J’ai dit d’accord comme j’aurais dit… je vois. Je ne suis pas d’accord, évidemment. (<em>Un temps</em>) Même s’il faut reconnaître que c’est assez tentant…<br><strong>Un</strong> – Ouais.<br><strong>Deux</strong> – Et puis c’est risqué, non ? Je veux dire… le crime parfait, ça n’existe pas.<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce qui te fait dire ça ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… C’est ce qu’on dit.<br><strong>Un</strong> – Par définition, les crimes parfaits ne sont pas classés comme des crimes. Ça passe pour des accidents, des morts naturelles, des suicides… Donc un crime parfait, on ne peut pas savoir si ça existe. C’est pour ça qu’on dit que ça n’existe pas.<br><strong>Deux</strong> – Je vois… Pour ne pas susciter des vocations.<br><strong>Un</strong> – Si ça se trouve, sur cent personnes qui meurent, il y en a dix qui ont été victimes d’un crime parfait, et on ne le sait pas.<br><strong>Deux</strong> – Tu crois ?<br><strong>Un</strong> – En tout cas, des gens qui avaient commis des crimes parfaits, j’en ai connu pas mal.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui ? Et où est-ce que tu les as rencontrés ?<br><strong>Un</strong> – En prison.<br><strong>Deux</strong> – S’ils avaient commis des crimes parfaits, qu’est-ce qu’ils foutaient en prison ?<br><strong>Un</strong> – Non, mais ils étaient en prison pour autre chose.<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Ce n’est pas très rassurant tout ça. Je crois que je vais réfléchir encore un peu. Et puis quinze mille euros, c’est une somme quand même…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Et ils comptent venir en vacances chez toi tous les ans, tes beaux-parents ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais… c’est bien pour ça que je ne te dis pas non tout de suite…<br><strong>Un</strong> – Comme tu veux.<br><strong>Deux</strong> – D’un autre côté, je n’ai pas envie de finir en taule, comme toi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Sinon, il y a l’enlèvement.<br><strong>Deux</strong> – Un enlèvement ?<br><strong>Un</strong> – C’est moins définitif, mais… si tu te fais pincer, la peine est moins lourde. Et puis l’avantage, c’est que tu peux demander une rançon.<br><strong>Deux</strong> – Une rançon ?<br><strong>Un</strong> – Et avec la rançon, tu peux payer le commanditaire de l’enlèvement. Ça ne te coûte rien. Si tu te débrouilles bien, tu peux même gagner un peu d’argent.<br><strong>Deux</strong> – Une rançon… À qui on pourrait bien demander une rançon ?<br><strong>Un</strong> – Ça je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Qui pourrait bien payer une rançon pour faire libérer mon beau-père ? Ma belle-mère peut-être, et encore ce n’est pas sûr. D’ailleurs, elle n’a pas d’argent.<br><strong>Un</strong> – Ils n’ont pas d’autres enfants ?<br><strong>Deux</strong> – Si, il y a mon beau-frère. Et ma belle-sœur. Ils arrivent la semaine prochaine.<br><strong>Un</strong> – Ils passent aussi les vacances chez toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais, malheureusement.<br><strong>Un</strong> – Ah merde…<br><strong>Deux</strong> – Comme tu dis.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas que tu veux t’en débarrasser aussi.<br><strong>Deux</strong> – Ça dépend. Pour quatre, ton pote, il me ferait une grosse ristourne ?<br><strong>Un</strong> – Après, il ne faut pas que ce soit trop voyant, non plus. Il y a encore beaucoup de gens dont tu voudrais te débarrasser, comme ça ?<br><strong>Deux</strong> – Mes parents non plus, je ne les supporte pas… Sans parler de mes deux sœurs et de leurs connards de maris.<br><strong>Un</strong> – Ils viennent passer les vacances chez toi, eux aussi ?<br><strong>Deux</strong> – Ah non ! Eux non. Je ne les ai pas invités. Mais ils me cassent les couilles quand même. Et puis quand les vacances seront terminées, il y a mon patron…<br><strong>Un</strong> – Après, mon pote, c’est juste un tueur à gages. Son truc, ce n’est pas les meurtres de masse, comme aux États-Unis.<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison, de toute façon, tant qu’il en restera un pour me casser les burnes… Non, je ne vais pas mettre le doigt dans cet engrenage, je n’en finirais plus. Et puis je n’ai pas les moyens…<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Un</strong> – Dans ce cas, je vais y aller.<br><strong>Deux</strong> – Oui, moi aussi. J’ai du monde qui m’attend à la maison…<br><strong>Un</strong> – Bon ben… Bonnes vacances alors.<br><strong>Deux</strong> – Merci…<br><strong>Un</strong> – Et si tu changes d’avis, tu as mon numéro.<br><strong>Deux</strong> – OK… Tu passes les vacances avec qui, toi ?<br><strong>Un</strong> – Juste avec ma femme.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que les autres…<br><strong>Un</strong> – Si je te le disais… ce ne serait plus le crime parfait.<br><em>Il s’en va. L’autre reste un instant pensif, et s’en va à son tour.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fin de séries</title>
		<link>https://sketchotheque.net/fin-de-series/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 13:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Animal]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1333</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fin de séries, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux femmes (ou deux hommes) sont assises de chaque côté d’une table, avec chacune un texte relié à la main.<br></em><strong>Une</strong> (<em>avec un air affligé</em>) – On a bien fait de ne pas faire venir l’auteur, hein ? Parce qu’il y a encore pas mal de boulot.<br><strong>Deux</strong> (<em>avec un air entendu</em>) – Ouh là…<br><strong>Une</strong> – Sa première pièce était très bien, pourtant. Très drôle. Je ne comprends pas…<br><strong>Deux</strong> – La deuxième est toujours plus difficile à écrire. C’est connu…<br><strong>Une</strong> – Mmm…<br><em>La première commence à feuilleter le texte, et lit en silence avec un air sinistre. La deuxième lit également en diagonale, tout en observant la première par en dessous de façon à tourner les pages en même temps qu’elle. La première s’interrompt pour prendre l’autre à témoin.</em><br><strong>Une</strong> – Regardez, on en est déjà à la page trois, et on n’a pas encore ri une seule fois.<br><em>La deuxième opine avec un air navré.</em><br><strong>Deux</strong> (<em>avec un sourire commercial</em>) – Vous voulez un café ?<br><em>L’autre ne prend même pas la peine de lui répondre non, et continue à lire et à tourner les pages. Elle s’arrête soudain sur une réplique et se met à se marrer.</em><br><strong>Une</strong> – Alors ça, en revanche, c’est très marrant…<br><em>Elle continue à rire sous le regard de la deuxième, qui ne sait plus à quelle page en est l’autre, et qui essaie de le vérifier en lorgnant sur le texte d’en face.</em><br><strong>Une</strong> (<em>voyant que l’autre ne se marre pas</em>) – Vous ne trouvez pas ça drôle, vous ?<br><em>L’autre vient enfin de retrouver la réplique en question.</em><br><strong>Deux</strong> – Si, si… (<em>Se forçant à se marrer, avec un peu de retard à l’allumage</em>) C’est vraiment excellent. Là, on retrouve tout à fait la veine de sa première pièce…<br><em>La première reprend son sérieux, et recommence à tourner les pages au fur et à mesure de sa lecture.</em><br><strong>Deux</strong> (<em>s’enhardissant</em>) – Ah, ça aussi, c’est mal non plus…<br><em>Elle se marre avec sincérité d’une manière très démonstrative, sans pouvoir s’arrêter. Jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive que l’autre l’observe avec un air consterné.</em><br><strong>Une</strong> – Vous trouvez ça drôle, vous ?<br><strong>Deux</strong> – Non, enfin. C’est vrai que ce n’est pas très fin, mais…<br><strong>Une</strong> – Ah, bon, parce que là, vous commenciez à m’inquiéter un peu… Personnellement, je ne supporte pas ce genre d’humour.<br><strong>Deux</strong> – Il faut reconnaître que c’est assez lourd, il nous avait habituées à mieux, c’est sûr…<br><em>Les deux femmes continuent de tourner les pages en cadence au rythme de leur lecture. Elles s’arrêtent spontanément toutes les deux à la même page, et commencent à être prises d’un rire profond allant croissant en intensité. Elles rient ensemble aux larmes pendant un bon moment. La première commence à se calmer peu à peu, imitée par l’autre.</em><br><strong>Une</strong> – Non, il faut avouer que ça, c’est vraiment très drôle… (<em>Elle reprend son air sinistre</em>.) Bon, nous ça nous fait rire parce que… (<em>Avec un air préoccupé</em>) Mais est-ce que ça va vraiment faire rire le public ?<br><strong>Deux</strong> – Ce n’est pas sûr…<br><strong>Une</strong> – Voilà !<br><strong>Deux</strong> – Un peu trop décalé, peut-être.<br><strong>Une</strong> – Non, il faudrait quelque chose d’impertinent, mais d’un peu plus…<br><strong>Deux</strong> – Consensuel.<br><strong>Une</strong> – Mmm…<br><em>La première semble réfléchir, et l’autre l’observe avec prudence, hésitant à intervenir.</em><br><strong>Une</strong> – Je pensais à un truc…<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Une</strong> – Est-ce que ce ne serait pas plus drôle pour les gens si le héros était Martiniquais ?<br><strong>Deux</strong> (<em>prise de court</em>) – Martiniquais…<br><strong>Une</strong> – Vous voyez comment sont les Antillais ?<br><strong>Deux</strong> – Euh… Oui, très bien. Mon conjoint est de la Guadeloupe…<br><strong>Une</strong> – Cette nonchalance, cette animalité… (<em>Se marrant</em>) Cet accent à mourir de rire… C’est drôle, l’accent antillais, non ? Ça, c’est un truc qui peut faire rire le grand public. C’est la crise, les gens ont envie de se marrer, bon sang !<br><strong>Deux</strong> – De passer une bonne soirée, et de ne pas se prendre la tête.<br><strong>Une</strong> – Moi je dis, un Martiniquais, sinon rien. Vous voyez ça avec l’auteur ?<br><strong>Deux</strong> – Pas de souci, je m’en occupe.<br><strong>Une</strong> – On lui a déjà versé un à-valoir. Il peut bien avaler ça aussi, non ?<br><strong>Deux</strong> – Vous ne voulez toujours pas de café ?<br><strong>Une</strong> – Là, je crois qu’on tient vraiment quelque chose.<br><strong>Deux</strong> – Ça change complètement l’angle de la pièce.<br><strong>Une</strong> – Je suis sûre qu’on va faire un tabac. Comme quoi, parfois, il suffit de pas grand-chose. Encore faut-il le trouver…<br><strong>Deux</strong> – C’est un métier, comme dirait l’autre.<br><strong>Une</strong> – Vous vous souvenez de sa première pièce ?<br><strong>Deux</strong> – Celle où il raconte la mort de son père.<br><strong>Une</strong> – Si je n’avais pas insisté pour que ça se passe à l’âge des cavernes…<br><strong>Deux</strong> – Et que le héros soit belge.<br><strong>Une</strong> – Ah, oui, je ne me souvenais plus de ça… C’est vrai que l’accent belge…<br><strong>Deux</strong> – C’est toujours d’un effet garanti…<br><strong>Une</strong> – Bon, je crois qu’on ne fera pas mieux avec ça…<br><em>Elle referme enfin le document relié, et regarde sa montre.</em><br><strong>Deux</strong> – Ouh là… Il faut que je me sauve, moi. J’ai rendez-vous avec un emmerdeur dont je n’arrive pas à me défaire… Ah, et il a appelé ça comment, au fait ?<br><em>Elle regarde le titre en couverture.</em><br><strong>Une</strong> (<em>lisant, incrédule</em>) – Chronique d’une vie laborieuse…<br><strong>Deux</strong> – J’étais sûre que ça ne vous plairait pas, mais j’ai préféré ne rien dire, pour ne pas vous influencer…. Moi aussi, je trouve que c’est un très mauvais titre…<br><strong>Une</strong> – Chroniques d’une vie laborieuse… Et pourquoi pas <em>Chroniques laborieuses</em>, tant qu’on y est ?<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, c’est… C’est plus court.<br><strong>Une</strong> – Je plaisantais…<br><strong>Deux</strong> – Évidemment.<br><strong>Une</strong> – Non, il faut quelque chose de plus accrocheur.<br><strong>Deux</strong> – Un titre qui donne aux gens l’envie de venir voir la pièce.<br><em>La première semble réfléchir.</em><br><strong>Une</strong> – Pourquoi pas <em>Strip Poker</em> ? C’est un titre accrocheur, ça. On a envie de venir voir la pièce. Enfin, après, ça dépend de la distribution, bien sûr…<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, c’est… C’est accrocheur…<br><strong>Une</strong> – Mais…?<br><strong>Deux</strong> – C’est déjà le titre que vous avez donné à sa première pièce…<br><strong>Une</strong> – Quelle pièce ?<br><strong>Deux</strong> – Celle où il raconte la mort de son père.<br><strong>Une</strong> – Ah…<br><em>Elle réfléchit à nouveau.</em><br><strong>Une</strong> – <em>Strip Poker deux</em>…?<br><em>L’autre a du mal à feindre l’enthousiasme.</em><br><strong>Une</strong> – Non… Il faudrait un truc plus… Un prénom, peut-être… Comme le héros est Martiniquais… Aimé, par exemple ?<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi pas…?<br><strong>Un</strong> – C’est le nom d’un comédien avec qui j’ai eu le malheur de coucher après lui avoir promis d’en faire une vedette… Si je lui donne le rôle titre… Ce serait un moyen de m’en débarrasser. C’est un très mauvais coup, en plus…<br><strong>Deux</strong> – Ah…<br><strong>Une</strong> – Maintenant, Aimé… Il faut reconnaître que c’est vraiment un prénom à la con… Comment s’appelle votre mari ?<br><strong>Deux</strong> – Aimé.<br><strong>Une</strong> – Ah… Remarquez, Chroniques d’une vie laborieuse, c’est pas si mal, finalement, hein ?<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai qu’on s’y fait.<br><strong>Une</strong> – Quand on l’a répété une douzaine de fois. Chroniques d’une vie laborieuse… Allez, c’est vendu. Cette fois, on ne pourra pas dire que je n’ai pas respecté les volontés de l’auteur.<br><strong>Deux</strong> – Vous pouvez même dire les dernières volontés.<br><strong>Une</strong> – Ah, oui ? Pourquoi ça ?<br><strong>Deux</strong> – Ah, vous n’êtes pas au courant ? L’auteur s’est suicidé hier soir.<br><strong>Une</strong> – Non…?<br><strong>Deux</strong> – Je crois qu’il ne s’était jamais vraiment remis de la mort de son père.<br><strong>Une</strong> – Alors c’est sa dernière pièce…<br><strong>Deux</strong> – Selon toute probabilité…<br><strong>Une</strong> – Je pense qu’on va faire un tabac. Un auteur mort, ça se vend toujours beaucoup mieux qu’un auteur qui vivote.<br><strong>Deux</strong> – Le malheur des uns…<br><em>Elles commencent à s’en aller.</em><br><strong>Une</strong> – J’espère que les ayants droit ne seront pas trop casse-couilles…?<br><strong>Deux</strong> – Une vieille tante, je crois.<br><strong>Une</strong> – Il paraît que les cheveux continuent à pousser, quand on est mort. Vous le saviez ?<br><strong>Deux</strong> – Non…<br><em>Noir</em>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Mort de rire</title>
		<link>https://sketchotheque.net/mort-de-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 12:39:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Rire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mort de rire, un sketch humoristique extrait du recueil 'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un commissaire observe un légiste en train d’examiner un cadavre.<br></em><strong>Commissaire</strong> – À combien de temps remonte le décès, docteur ?<br><strong>Légiste</strong> – Il est encore tiède. Je dirais deux ou trois heures.<br><strong>Commissaire</strong> – C’est une femme de ménage qui a découvert le corps, affalé sur son siège.<br><strong>Légiste</strong> – Mmm…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous savez de quoi il est mort ?<br><strong>Légiste</strong> – Les analyses le confirmeront, mais je ne crois pas me tromper, commissaire, en affirmant que cet homme est mort de rire…<br><strong>Commissaire</strong> – C’est assez inhabituel, en effet.<br><strong>Légiste</strong> – Un rire profond. Un rire de gorge. Les zygomatiques ont lâché. Je ne vous fais pas un dessin.<br><strong>Commissaire</strong> – Vous savez ce qui a pu provoquer cet éclat de rire fatal ?<br><strong>Légiste</strong> – On l’a retrouvé dans son fauteuil, vous disiez. C’était chez lui, devant la télé…?<br><strong>Commissaire</strong> – Non.<br><strong>Légiste</strong> – Au cinéma ?<br><strong>Commissaire</strong> – Au théâtre.<br><strong>Légiste</strong> – Encore plus surprenant. Habituellement, quand on retrouve un spectateur affalé sur son fauteuil à l’issue d’une représentation, c’est plutôt qu’il est en train de roupiller…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous êtes sûr que cet homme n’est pas simplement endormi ? Très profondément…<br><strong>Légiste</strong> – Confondre un coma profond avec une mort clinique ? Allons, commissaire, vous me prenez pour un débutant. Si vous me disiez plutôt quel genre de pièce la victime était allée voir…<br><strong>Commissaire</strong> – Mes hommes interrogent le directeur du théâtre et épluchent l’<em>Officiel des spectacles</em> pour confirmer ses déclarations… Mais on a déjà lancé un avis de recherche contre l’auteur présumé de la pièce pour homicide involontaire.<br><strong>Légiste</strong> – Involontaire ?<br><strong>Commissaire</strong> – D’après le directeur du théâtre, l’auteur croyait avoir écrit une tragédie… C’est du moins ce qu’il prétendra. Mais vous savez, je ne suis pas un débutant moi non plus. Je sais comment faire parler un suspect…<br><strong>Légiste</strong> – Vous avez raison, commissaire. On ne peut pas laisser en liberté de pareils individus. Si on ne peut plus aller au théâtre sans craindre de pouvoir y mourir de rire…<br><strong>Commissaire</strong> – On dirait qu’il est encore agité de quelques soubresauts. Vous êtes vraiment sûr qu’il est mort ?<br><strong>Légiste</strong> – Ce sont les nerfs. Croyez-moi, commissaire. Cet homme est aussi mort qu’on peut l’être.<br><strong>Commissaire</strong> – Vous croyez qu’il s’est vu mourir ?<br><strong>Légiste</strong> – Pourquoi ? Vous pensez que son témoignage aurait pu faire avancer votre enquête ? Je plaisante… Vous savez, dans mon métier, avec tout ce qu’on voit… On a plutôt intérêt à dédramatiser… La semaine dernière, j’ai autopsié un type qui était mort d’ennui…<br><strong>Commissaire</strong> – Au théâtre également ? Nous avons peut-être affaire à un tueur en série, qui changerait de mode opératoire à chaque fois pour brouiller les pistes…<br><strong>Légiste</strong> – C’est vrai que de nos jours, il est plus courant de mourir d’ennui au théâtre que d’y mourir de rire. Non, c’était tout simplement à un dîner chez sa belle-mère…<br><strong>Commissaire</strong> – Je vois… Vous pensez que l’autopsie pourra nous apprendre d’autres éléments intéressants ?<br><strong>Légiste</strong> – L’examen du bol alimentaire révèle qu’avant cette tragédie, la victime avait mangé dans un restaurant chinois. Des nems, plus précisément…<br><strong>Commissaire</strong> – Des nems ?<br><strong>Légiste</strong> – Je suis absolument formel sur ce point. Et ensuite du poulet au gingembre avec un riz cantonais.<br><strong>Commissaire</strong> – Pas de dessert ?<br><strong>Légiste</strong> – Non. Mais vous savez, ce n’est pas très surprenant. Les desserts, dans les restaurants chinois…<br><strong>Commissaire</strong> – Vous pensez que ça pourrait avoir un rapport quelconque avec le décès ?<br><strong>Légiste</strong> – Aucun.<br><strong>Commissaire</strong> – Bon…<br><em>Le commissaire s’apprête à partir.</em><br><strong>Commissaire</strong> – Mort de rire… Et dire que je vais devoir annoncer ça à sa famille…<br><strong>Légiste</strong> – Je comprends. Vous ne faites pas un métier facile, vous non plus… Venez donc dîner à la maison, un de ces soirs…? Il faut bien décompresser un peu de temps en temps…<br><strong>Commissaire</strong> – Très bien… Je vais en parler à ma femme. (<em>Déstabilisé</em>) Je vous assure, on dirait qu’il est encore secoué de rire…<br><strong>Légiste</strong> – C’est les nerfs, je vous dis…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Interrogatoire</title>
		<link>https://sketchotheque.net/interrogatoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 10:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Commissariat]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cigarette]]></category>
		<category><![CDATA[Interrogatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interrogatoire, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage fait les cent pas derrière le deuxième, assis sur une chaise.<br></em><strong>Un</strong> – Tu vas parler, crois-moi. J’en ai maté des plus coriaces que toi, je te garantis.<br><strong>Deux</strong> (<em>avec un air las</em>) – Je suis innocent, je vous dis.<br><strong>Un</strong> – C’est ça, ouais. Ils disent tous ça. Allez, on reprend tout à zéro. Nom, prénom, âge, profession…<br><strong>Deux</strong> – Sanchez Pedro, 33 ans, infirmier…<br><strong>Un</strong> – Et t’étais où, mercredi soir vers minuit ?<br><strong>Deux</strong> – Dans mon lit. Je dormais.<br><strong>Un</strong> – Seul ?<br><strong>Deux</strong> – Non, avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Et bien sûr, tu vas me raconter qu’elle dormait aussi…<br><strong>Deux</strong> – Ben oui. À minuit. On bosse tous les deux le lendemain.<br><strong>Un</strong> – Tu pourrais au moins avoir un peu plus d’imagination.<br><strong>Deux</strong> – J’ai rien à vous dire, je vous dis.<br><strong>Un</strong> – C’est ça, oui… Eh ben crois-moi, tu vas me le dire quand même.<br><strong>Deux</strong> – Quoi ? Que j’ai rien à vous dire ? Je viens de vous le dire.<br><strong>Un</strong> – Joue pas au plus con avec moi, hein ! T’es pas sûr de gagner.<br><strong>Deux </strong>– C’est sûr…<br><em>Il se lève, pour se dégourdir les jambes.</em><br><strong>Un</strong> – Assieds-toi, Sanchez ! (<em>L’autre se marre</em>.) Et méfie-toi ou je te colle un outrage, en plus.<br><em>L’autre se rassied, résigné.</em><br><strong>Deux</strong> – Si on ne peut même plus rigoler…<br><strong>Un</strong> – Alors ? T’étais où, mardi soir ?<br><strong>Deux</strong> – On n’avait pas dit mercredi ?<br><strong>Un</strong> – Ouais, bon, mardi, mercredi, on s’en branle. T’étais où ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne m’en souviens plus.<br><strong>Un</strong> – Comment ça, tu t’en souviens plus ? Tu viens de me dire que t’étais au pieu, avec ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Non, ça, c’était mercredi, mais mardi, je ne m’en souviens plus.<br><strong>Un</strong> – Putain, mais tu vas parler, oui ! (<em>Il frappe de la main sur la table, avant de se tordre de douleur</em>) Oh, putain…<br><strong>Deux</strong> – Ça va pas…?<br><strong>Un</strong> – T’occupe, toi !<br><strong>Deux</strong> – Ça fait mal…?<br><strong>Un</strong> – Je me suis explosé la main…<br><strong>Deux</strong> – Fais voir.<br><strong>Un </strong>– Qu’est-ce que t’y connais, toi ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis infirmier… Tu me l’as fait répéter au moins dix fois. (<em>Le premier se laisse faire et l’autre examine sa main</em>.) C’est bon, il n’y a rien de cassé.<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ça me fait un mal de chien, alors ?<br><strong>Deux</strong> – T’étais pas obligé de taper aussi fort, non plus. C’est dingue, t’as même pété la table. Tu sais que tu m’as fait presque peur ? J’ai cru que t’allais vraiment me balancer une mandale.<br><strong>Un</strong> – Excuse-moi, je me suis un peu pris au jeu.<br><strong>Deux</strong> – Quelle connerie, ces entraînements à l’interrogatoire aussi. On n’a pas signé pour se faire tabasser en garde à vue, bordel.<br><strong>Un</strong> – Ouais, ben la prochaine fois, c’est toi qui fais le flic. Tu vas voir si c’est plus marrant que de faire le suspect…<br><strong>Deux</strong> – Bon, on fait une petite pause ? On n’est pas aux pièces, non plus.<br><strong>Un</strong> – OK.<br><em>Il sort un paquet de cigarettes, et en propose une à l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – Merci, j’ai arrêté la semaine dernière. (<em>L’autre s’apprête à allumer sa cigarette.</em>) Dis donc, je ne voudrais pas être trop jugulaire-jugulaire, mais tu sais que c’est interdit, maintenant…<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Ben, euh… On est dans un endroit public, non ?<br><strong>Un</strong> – Oh, putain… Non, mais pourquoi j’ai choisi ce boulot de merde… Alors maintenant, un flic n’a même plus le droit de proposer une cigarette à un suspect pendant un interrogatoire ?<br><strong>Deux</strong> – Il pourrait te faire un procès… Tu regardes trop la télé, toi…<br><em>L’autre range son paquet de cigarettes à contrecœu</em>r.<br><strong>Un</strong> – Bon, ben autant qu’on s’y remette, alors.<br><strong>Deux</strong> – OK. Tu fais le suspect ?<br><strong>Un</strong> – OK.<br><em>Il s’assied sur la chaise et l’autre commence à faire les cent pas derrière lui pendant un certain temps. Le premier commence à s’impatienter.</em><br><strong>Un</strong> – Bon, ça vient. Je commence à m’endormir, moi…<br><strong>Deux</strong> – Attends, putain ! Je me concentre…<br><em>Il continue de faire les cent pas, puis se lance.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors, mon con, t’étais où mercredi soir à minuit ? Tu vas finir par me le dire, alors autant me le dire tout de suite, on gagnera du temps.<br><strong>Un</strong> – OK. J’étais en train de braquer la supérette en bas de chez moi.<br><em>Il se marre.</em><br><strong>Deux</strong> – Oh, non, arrête de déconner !<br><strong>Un</strong> – Tu viens de me dire qu’on gagnerait du temps. Tu m’as convaincu, et voilà. T’es un trop bon flic, mon vieux (Regardant sa montre) Et puis c’est vrai, merde, regarde l’heure qu’il est ! On ne va pas faire du rab, non plus. Pour le prix qu’on est payé…<br><strong>Deux</strong> – Oh, putain, t’as raison, c’est l’heure de plier les gaules. Et puis c’est pas le jour que j’arrive en retard. Ma femme a décidé de me traîner au théâtre, ce soir.<br><strong>Un</strong> – Non…?<br><strong>Deux</strong> – J’espère que ce sera moins chiant que la dernière fois. J’ai failli m’endormir…<br><em>Ils mettent tous les deux leurs vestes et s’apprêtent à s’en aller.</em><br><strong>Un</strong> – Et mercredi dernier à minuit, qu’est-ce que tu foutais ? C’est que j’ai presque envie de le savoir, maintenant. Allez, tu peux me le dire…<br><strong>Deux</strong> – Eh ben j’étais au lit, figure-toi.<br><strong>Un</strong> – Avec ta femme ?<br><strong>Deux</strong> – Non, avec la tienne, ducon.<br><em>Ils s’en vont, en se marrant.</em><br><strong>Un</strong> – Va savoir…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Nuit de noces</title>
		<link>https://sketchotheque.net/nuit-de-noces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:32:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
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		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nuit de noces, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Elle et lui s’affalent sur le canapé, visiblement exténués.</em><br><strong>Elle</strong> – J’ai cru qu’ils ne partiraient jamais…<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que sept couples sur dix ne baisent pas pendant leur nuit de noces. Je comprends pourquoi…<br><strong>Elle</strong> – On pourrait essayer de faire mentir les statistiques…<br><strong>Lui</strong> – Tu oublies qu’on décolle à 6 h 45… De Beauvais…<br><strong>Elle</strong> – De Beauvais ?<br><strong>Lui</strong> – Je te l’ai dit! J’ai eu les billets avec une enchère sur eBay…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi les compagnies low cost décollent de la ville la plus déprimante de France ? D’un autre côté, c’est vrai que quand tu pars de Beauvais, ça fait rêver d’atterrir n’importe où. Même à Bratislava…<br><strong>Lui</strong> – Il paraît que c’est très beau, Bratislava… Au printemps…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne confonds pas avec Prague… ?<br><strong>Lui</strong> – C’est à côté, non ?<br><strong>Elle</strong> – Les Seychelles, c’est beau toute l’année… Et je te rappelle que le printemps, c’est que dans deux mois…<br><strong>Lui</strong> – Oh, les Seychelles… Tout le monde y va…<br><strong>Elle</strong> – C’est sûr qu’un voyage de noces à Bratislava, c’est beaucoup plus original… On ne risque pas de croiser beaucoup de jeunes mariés dans l’avion… Le seul couple qui avait confondu Bratislava avec Brasilia a revendu ses billets sur eBay…<br><strong>Lui</strong> – On se paiera les Seychelles dans quelques années… Pour notre anniversaire de mariage…<br><strong>Elle</strong> – C’est ça, pour nos noces d’argent… Quand je ne pourrai plus rentrer dans mon maillot de bain… (<em>Soupir</em>) La vie est mal faite. On devrait hériter à 20 ans, commencer à travailler à 50 à la fin de sa retraite, et faire des gosses à 70, histoire de pas vieillir tout seul… Et le mariage ferait office de dernier sacrement…<br><strong>Lui</strong> – D’un autre côté, une vie sans belle-mère… est-ce que ça vaut vraiment la peine d’être vécu…?<br><strong>Elle</strong> – Tu crois que je t’aimerai encore, dans 20 ans ?<br><strong>Lui</strong> – Est-ce que tu auras encore le choix…? Quand tu ne rentreras plus dans aucun maillot de bain…<br><strong>Elle</strong> – Je connais une fille qui a dit non le jour de son mariage. Pour déconner. Elle voulait dire oui tout de suite après… Mais ça n’a pas du tout fait rire le maire. Elle a dû attendre six mois avant de pouvoir se représenter à la mairie… Il y a un délai de prescription, il paraît. C’est comme pour le permis de conduire. Tu peux pas le repasser tout de suite après l’avoir raté. Tu savais ?<br><strong>Lui</strong> – Non…<br><strong>Elle</strong> – C’était chiant, ce mariage, non ?<br><strong>Lui</strong> – On ne se marie pas pour s’amuser…<br><strong>Elle</strong> – Ne me dis pas que c’est pour partir à Bratislava depuis Beauvais au milieu de la nuit, parce que là, je commencerais vraiment à me demander si j’ai bien fait de dire oui… C’est dans quel pays, au fait, Bratislava ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas trop… Prague, c’était la capitale de la Tchécoslovaquie…<br><strong>Elle</strong> – Alors tu ne sais même pas dans quel pays tu m’emmènes en voyage de noces! Ma mère a raison, je ne sais vraiment pas où je vais, avec toi…<br><strong>Lui</strong> – Attends… Prague, c’est la capitale de la Tchéquie… Bratislava, ça doit être la capitale de la Slovaquie. Ou de la Slovénie… En tout cas, c’est dans la zone euro ! On n’aura même pas à changer d’argent…<br><strong>Elle</strong> – Et toi, tu m’aimeras encore, dans 20 ans… ?<br><strong>Lui</strong> – Comment ne pas aimer toute la vie une fille qui accepte de me suivre dans un pays inconnu de la zone euro… ?<br><strong>Elle</strong> – Si c’est une épreuve, alors…<br><em>Séquence émotion, interrompue par lui.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne voudrais pas te presser, mais notre avion décolle dans deux heures. Et Beauvais, ce n’est pas la porte à côté…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Fantasme</title>
		<link>https://sketchotheque.net/fantasme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 17:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fantasme, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme et femme somnolent côte à côte dans ce qui sʼavérera être des fauteuils dʼavion. Lʼhomme sort progressivement de son sommeil. Il sʼétire un peu, bâille, et regarde machinalement autour de lui, avant de marquer sa surprise. Il regarde avec plus dʼattention, et son étonnement se transforme en désarroi. Il regarde par le hublot, ce qui ne le rassure pas du tout. Il fixe son regard sur la passagère assoupie à côté de lui, et qui ronfle. Il ne sait visiblement pas quoi faire. Il pousse discrètement du coude la femme, qui sort elle aussi peu à peu de son sommeil. En ouvrant les yeux, elle sʼaperçoit que son voisin la fixe avec insistance, ce qui bien sûr la met mal à lʼaise.<br></em><strong>Homme</strong> – Ça va ?<br><strong>Femme</strong> – Euh… oui.<br><strong>Homme</strong> – Vous dormez ?<br><strong>Femme</strong> – Oui… Enfin, jʼessaye…<br><strong>Homme</strong> – Donc vous ne dormez plus, on est bien dʼaccord.<br><strong>Femme</strong> – Mais pourquoi vous me demandez ça ?<br><strong>Homme</strong> – Parce que moi, je me demande si je suis en train de rêver. Enfin ce serait plutôt un cauchemar. Donc si vous vous ne dormez pas, cʼest que moi non plus…<br><strong>Femme</strong> – Quʼest-ce qui vous arrive ?<br><strong>Homme</strong> – Ce qui mʼarrive ? Regardez autour de vous…<br><em>Lʼautre, pas très réveillée, regarde autour dʼelle.</em><br><strong>Femme</strong> – Quoi ? Quʼest-ce qui se passe ?<br><strong>Homme</strong> – Ce qui se passe ? Quand je me suis assoupi, cet avion était plein. Pas un seul siège de vide. Je me réveille, et il nʼy a plus que nous…<br><em>Elle regarde à nouveau.</em><br><strong>Femme</strong> – Vous avez raison.<br><strong>Homme</strong> – Je ne comprends pas…<br><strong>Femme</strong> – On a dû dormir plus longtemps quʼon ne pensait… On est peut-être arrivé à destination. Comme on dormait, on a oublié de descendre. Et les hôtesses nʼont pas osé nous réveiller.<br><strong>Homme</strong> – Oui, cʼest ce que jʼai dʼabord pensé, mais regardez un peu par le hublot.<br><em>Elle regarde.</em><br><strong>Femme</strong> (<em>incrédule</em>) – Non…<br><strong>Homme</strong> – On est toujours en vol !<br><strong>Femme</strong> – Vous croyez que lʼavion aurait pu repartir vers une autre destination, sans que personne ne pense à nous réveiller ?<br><strong>Homme</strong> – Repartir ? À vide ?<br><strong>Femme</strong> – Cʼest vrai, ça ne tient pas debout…<br><strong>Homme</strong> – Non, cʼest bien ça qui mʼinquiète.<br><strong>Femme</strong> – Remarquez, ça arrive que des avions volent sans passager. Quand un avion tombe en panne, par exemple, on en envoie un autre pour aller chercher les passagers en rade.<br><strong>Homme</strong> – On ne parle pas dʼune rame de métro, avec deux passagers qui oublient de descendre au terminus. On est dans un avion, tout de même. Pour le moins, ils passent un coup de balai avant de repartir, non ? Ils nous auraient vus.<br><strong>Femme</strong> – Cʼest vrai… Tout ça est très bizarre… Alors quʼest-ce quʼon fait ?<br><strong>Homme</strong> – Je vais aller voir.<br><strong>Femme</strong> – Où ça ?<br><strong>Homme</strong> – Si je trouve une hôtesse ! Pour lui demander…<br><em>Il se lève. Lʼautre est de plus en plus inquiète.</em><br><strong>Femme</strong> – Vous allez me laisser toute seule ?<br><strong>Homme</strong> – Il faut bien que jʼaille voir sʼil y a quelquʼun derrière le rideau…<br><strong>Femme</strong> – Le rideau ?<br><strong>Homme</strong> – Le rideau qui sépare la cabine, des toilettes et du cockpit !<br><strong>Femme</strong> – Ah, oui… Bon, je vous attends…<br><strong>Homme</strong> – Oui, ça je ne suis pas trop inquiet là-dessus… Encore que…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Plus de trois cents passagers ont déjà disparu.<br><strong>Femme</strong> – Merci ça me rassure beaucoup…<br><strong>Homme</strong> – Jʼy vais.<br><em>Il sʼéloigne vers le rideau du fond, le soulève, et disparaît derrière. Lʼautre est de plus en plus angoissée. Elle regarde autour dʼelle, paniquée. Elle sort un cachet de son sac et lʼavale. Puis elle en reprend un deuxième. Lʼhomme revient.</em><br><strong>Femme</strong> – Alors, quʼest-ce quʼelle a dit ?<br><strong>Homme</strong> – Qui ça ?<br><strong>Femme</strong> – Lʼhôtesse.<br><strong>Homme</strong> – Il nʼy a personne.<br><strong>Femme</strong> – Personne ? Comment ça personne ? Il y a forcément une hôtesse.<br><strong>Homme</strong> – Il nʼy a pas dʼhôtesse et pas de steward non plus. Personne.<br><em>Moment de stupeur.</em><br><strong>Femme</strong> – Si lʼavion voyage à vide, ils nʼont pas besoin de lʼéquipage complet. Il nʼy a peut-être à bord que le pilote et le copilote.<br><strong>Homme</strong> – Oui, cʼest ce que je me suis dit aussi…<br><strong>Femme</strong> – Et…?<br><strong>Homme</strong> – La porte de la cabine de pilotage était entrouverte. Jʼai frappé et comme personne ne répondait, je suis entré…<br><strong>Femme</strong> – Et alors…?<br><strong>Homme</strong> – Vous voulez vraiment savoir ?<br><strong>Femme</strong> – Si cʼest ce à quoi je pense, je finirai tôt ou tard par mʼen apercevoir.<br><strong>Homme</strong> – Il nʼy a personne dans la cabine de pilotage non plus.<br><em>Autre moment de stupeur.</em><br><strong>Femme</strong> – Vous avez raison, ça doit être un cauchemar… On va se réveiller et…<br><strong>Homme</strong> – Je me suis déjà pincé trois fois…<br><strong>Femme</strong> – Ce nʼest pas une blague au moins ?<br><strong>Homme</strong> – Une blague ?<br><strong>Femme</strong> – Une caméra cachée, quelque chose dans le genre…<br><strong>Homme</strong> – Si cʼest une caméra cachée, elle est vraiment très bien cachée. Et lʼéquipage aussi. Vous savez, il nʼy a pas beaucoup dʼendroit où se planquer dans un avion.<br><strong>Femme</strong> – Oh mon Dieu, mais alors… on est entrés dans la quatrième dimension ?<br><strong>Homme</strong> – Jʼaimerais pouvoir vous rassurer, mais malheureusement… je nʼai vraiment aucune idée de ce qui nous arrive… Ou alors on est morts.<br><strong>Femme</strong> – Pardon ?<br><strong>Homme</strong> – Lʼavion sʼest crashé pendant quʼon dormait, et on est déjà dans lʼau-delà.<br><strong>Femme</strong> – Dʼaccord… Donc vous nʼavez rien trouvé dʼautre pour me rassurer que de me dire quʼon est peut-être déjà morts…<br><strong>Homme</strong> – Je suis tout aussi inquiet que vous, vous savez.<br><strong>Femme</strong> – Dʼun autre côté, cʼest vrai. Si on est déjà morts, on ne risque plus de mourir.<br><strong>Homme</strong> – Vous croyez que quand on est mort, on se retrouve seul dans un avion sans pilote et sans destination connue ? Et la seule chose dont on soit sûr cʼest quʼon va se crasher quand on aura brûlé tout le kérosène…<br><strong>Femme</strong> – Dans ce cas, ça ressemblerait beaucoup à la vie, non ?<br><strong>Homme</strong> – Et puis on nʼest pas complètement seuls, puisqu’on est deux.<br><strong>Femme</strong> – Mais quʼest-ce qui a bien pu se passer ? Ils nʼont pas pu tous sauter en parachute.<br><strong>Homme</strong> – Et pourquoi ils auraient fait ça ?<br><strong>Femme</strong> – Vous êtes vraiment sûr quʼil nʼy a personne.<br><strong>Homme</strong> – Allez voir si vous voulez, mais on nʼescamote pas trois cents passagers et tout un équipage comme ça.<br><strong>Femme</strong> – Alors quʼest-ce quʼon fait ?<br><strong>Homme</strong> – Que voulez-vous quʼon fasse ? Vous savez piloter un Airbus, vous ?<br><strong>Femme</strong> – Jʼai déjà du mal avec ma Twingo.<br><strong>Homme</strong> – À part attendre quʼon soit à court de kérosène…<br><strong>Femme</strong> – Combien de temps on peut tenir, à votre avis ?<br><strong>Homme</strong> – On est déjà partis depuis pas mal de temps. Et ce nʼest pas un long courrier. Je dirais une heure maximum.<br><em>Silence pesant.</em><br><strong>Femme</strong> – Je ne sais pas comment vous dire ça mais…<br><strong>Homme</strong> – Oui ?<br><strong>Femme</strong> – Non, vraiment, cʼest un peu embarrassant…<br><strong>Homme</strong> – Allez-y toujours, si vous pensez à la même chose que moi…<br><strong>Femme</strong> – Ça me donne envie de…<br><strong>Homme</strong> – Moi aussi… (<em>Moment dʼembarras</em>) Mais quand vous dites… Vous voulez dire avec moi, éventuellement ?<br><strong>Femme</strong> – Je nʼai pas tellement le choix, non…? Et puis jʼai toujours rêvé de faire ça avec un inconnu dans les toilettes dʼun avion.<br><strong>Homme</strong> – Remarquez, les toilettes… ça ne sʼimpose pas forcément. On est les seuls dans cet avion.<br><strong>Femme</strong> – Oui, mais moi, dans mon rêve, ça se passe dans les toilettes dʼun avion.<br><strong>Homme</strong> – Votre rêve ? Parce que vous pensez quʼon est en train de rêver ?<br><strong>Femme</strong> – Vous je ne sais pas, mais moi… Cʼest vrai que je fais ce rêve très souvent.<br><strong>Homme</strong> – Dans le doute… Cʼest le moment ou jamais de le réaliser, non ?<br><strong>Femme</strong> – Alors on y va ?<br><strong>Homme</strong> – Allons-y.<br><em>Ils se lève tous les deux.</em><br><strong>Femme</strong> – Vous allez voir quʼon va se réveiller…<br><strong>Homme</strong> – Pourquoi vous dites ça ?<br><strong>Femme</strong> – Dans mon rêve, quand jʼarrive devant la porte des toilettes, elle est fermée… Et cʼest à ce moment-là que je me réveille.<br><strong>Homme</strong> – Il nʼy a plus quʼà espérer que cette fois, elle soit ouverte.<br><strong>Femme</strong> – Vous avez vérifié ?<br><strong>Homme</strong> – Quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Tout à lʼheure, vous êtes allé voir sʼil y avait quelquʼun de lʼautre côté du rideau. Vous avez vérifié les toilettes ?<br><strong>Homme</strong> – Non… Vous pensez que cʼest là où pourraient se cacher les trois cents passagers et lʼensemble de lʼéquipage ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne sais plus quoi penser… Mais avouez que si les toilettes étaient fermées de lʼintérieur… ce ne serait pas très rassurant.<br><strong>Homme</strong> – Sauf si cʼest le pilote…<br><strong>Femme</strong> – Et peut-être une hôtesse avec lui…<br><strong>Homme</strong> – On nʼa pas le choix, il faut aller voir…<br><em>Ils disparaissent derrière le rideau du fond.</em><br><em>Lumière.</em><br><em>Même situation quʼau début. Lʼhomme se réveille, il est un peu déboussolé, mais ne cède pas à la panique. Elle se réveille à son tour.</em><br><strong>Femme</strong> – Ça va ?<br><strong>Homme</strong> – Oui.<br><strong>Femme</strong> – Je crois quʼon sʼest endormis devant la télé. Quʼest-ce quʼon regardait, déjà ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais plus… Un film. Ça se passait dans un avion.<br><strong>Femme</strong> – Jʼai fait un drôle de rêve.<br><strong>Homme</strong> – Oui, moi aussi.<br><strong>Femme</strong> – Cʼétait à la fois très angoissant et…<br><strong>Homme</strong> – Et…?<br><strong>Femme</strong> – On ferait mieux dʼaller se coucher, non ?<br><strong>Homme</strong> – Tu me raconteras ton rêve ?<br><strong>Femme</strong> – Oui…<br><em>Ils sortent.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Drôles d&rsquo;histoires</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Columbo</title>
		<link>https://sketchotheque.net/columbo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 15:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Paradis]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Columbo]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Pierre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Columbo, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Saint Pierre (ou la Vierge Marie sʼil y a nécessité de féminiser le rôle) somnole dans un fauteuil. Il a une barbe blanche, il porte une toge et une énorme clef est accrochée à sa ceinture. Lʼinspecteur Columbo arrive, imperméable froissé, cravate de travers, et cigare à la main. Il toussote un peu pour signaler sa présence.</em><br><strong>Saint Pierre</strong> – Ah, Monsieur Peter Falk. Je vous attendais, justement.<br><strong>Columbo</strong> – Excusez-moi, je suis peut-être un peu en retard. Jʼavais un doute, je me demandais si cʼétait la bonne porte. Comme il y en a deux sur le palier…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Le palier ? Ah, oui, en effet…<br><strong>Columbo</strong> – Celle-ci était ouverte, alors je me suis permis dʼentrer… Jʼaurais peut-être dû frapper…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Rassurez-vous, vous êtes bien au paradis. Lʼautre porte, cʼest… Enfin, vous devez bien vous en douter. Vous étiez inspecteur de police, on ne peut rien vous cacher, nʼest-ce pas ?<br><strong>Columbo</strong> – Oh, rien, cʼest beaucoup dire… Donc il nʼy a pas dʼerreur. Cʼest bien ici.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Et soyez sûr que nous sommes très heureux de vous avoir avec nous, Monsieur Falk. Cʼest que… vous êtes une célébrité, tout de même.<br><strong>Columbo</strong> – Pas autant que vous ! (<em>Regardant vers le haut avec déférence</em>) Et surtout… pas autant que… Et puis moi, je nʼétais quʼun personnage de fiction. Comme inspecteur, je veux dire. Dans la vraie vie, jʼétais seulement comédien.<br><strong>Saint Pierre </strong>– Évidemment.<br><strong>Columbo</strong> – Dʼailleurs, je n’ai pas très bien compris… Je suis là en tant que comédien ou en tant que personnage ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je ne vous suis pas très bien…<br><strong>Columbo</strong> – Les héros de la télévision ne sont pas éternels non plus, vous savez. Si le scénariste décide de les faire mourir dans un épisode… Moi-même, en tant quʼinspecteur, je me suis souvent retrouvé dans des situations très délicates. Jʼaurais pu prendre une balle, ou mourir dans un accident de voiture. Surtout avec la vieille guimbarde que je conduisais. Vous connaissez ma voiture ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Où voulez-vous en venir, Inspecteur ?<br><strong>Columbo</strong> – Eh bien je me demandais… où vont les personnages de fiction quand ils sont morts ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Nulle part, jʼimagine. En tout cas pas ici. Après tout, ce ne sont pas des gens réels, comme vous et moi. Enfin, je veux dire… comme vous.<br><strong>Columbo</strong> – Bien sûr… Encore que… Parfois, je me demande si au bout du compte, lʼinspecteur Columbo nʼétait pas beaucoup plus réel que Peter Falk.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Pour la plupart des mortels, vous serez lʼinspecteur Columbo. Pour lʼéternité. Finalement, cʼest lui qui vous fera accéder à une forme dʼimmortalité. Sur la Terre, en tout cas.<br><strong>Columbo</strong> – Mais je suis bien ici en tant que comédien, nous sommes dʼaccord ? Pas en tant quʼinspecteur de série télévisée.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Un peu les deux, probablement. Comment dissocier lʼun de lʼautre ?<br><strong>Columbo</strong> – Évidemment… Même si jʼai quand même tourné dans quelques autres films.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Vraiment ?<br><strong>Columbo</strong> – Vous mʼavez vu dans Les Ailes du désir ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je vais très peu au cinéma…<br><strong>Columbo</strong> – Bien sûr, mais je pensais que celui-là… Comme cʼest lʼhistoire dʼun ange…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Et lʼange, cʼétait vous ?<br><strong>Columbo</strong> – Non… En fait, je jouais mon propre rôle.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Celui de lʼinspecteur Columbo ?<br><strong>Columbo</strong> – Pas exactement… En réalité, dans ce film, jʼétais Peter Falk. Ce nʼest pas si facile que ça, vous savez, de jouer son propre rôle. Cʼest même assez troublant.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je vous avoue que moi aussi, je commence à mʼy perdre un peu, inspecteur. Si nous en revenions à…<br><strong>Columbo</strong> – Pardon, jʼai une fâcheuse tendance à tout embrouiller. Cʼest ce que me dit toujours ma femme, dʼailleurs… On se chamaillait souvent mais au fond, on s’aimait beaucoup…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Ne vous inquiétez pas. Son heure viendra à elle aussi, et si comme vous elle nʼa pas démérité…<br><strong>Columbo</strong> – Oh, je nʼai pas dʼinquiétude de ce côté-là. Cʼest une femme merveilleuse. Je suis sûr que le moment venu, sa place sera au paradis. Mais en attendant… jʼai peur quʼelle sʼennuie, vous comprenez ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je comprends… Malheureusement, ce nʼest pas moi qui décide du jour et de lʼheure.<br><strong>Columbo</strong> – Quoi quʼil en soit… cʼest donc aussi en tant quʼinspecteur que vous mʼavez appelé…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Appelé ?<br><strong>Columbo</strong> – Je voulais dire rappelé, bien sûr. Rappelé à vous. Enfin à vous ou… (<em>Regardant à nouveau vers le haut</em>) à Lui. Cʼest bien comme ça quʼon dit, nʼest-ce pas ? Dieu lʼa rappelé à lui…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Cʼest bien cela… Maintenant, si vous le voulez bien, je vais vous montrer…<br><strong>Columbo</strong> – Vous pensez que je pourrai lʼinterroger ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Qui ça ?<br><strong>Columbo</strong> – Dieu.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Vous voulez interroger Dieu ?<br><strong>Columbo</strong> – Le mot est très mal choisi, jʼen conviens. Je voulais dire… le voir et lui parler ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Dieu est partout, même au paradis. Et rien nʼempêche dʼespérer. Donc comme je vous le disais, je vais vous indiquer le chemin pour accéder à… lʼendroit où vous reposerez en paix pour lʼéternité.<br><strong>Columbo</strong> – Bien sûr, excusez-moi. Et puis… le repos éternel, cʼest vrai que cʼest tentant.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Vous voyez lʼentrée de ce tunnel ?<br><strong>Columbo</strong> – Ah, oui… Cʼest curieux, jʼaperçois même une petite lumière au bout.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Cʼest ça… Eh bien vous nʼaurez quʼà vous diriger vers cette lumière et… Ne vous inquiétez pas du reste. On sʼoccupe de tout. Sinon, ce ne serait pas vraiment le paradis, nʼest-ce pas ?<br><strong>Columbo</strong> – Très bien, excusez-moi de vous avoir dérangé. Jʼy vais tout de suite…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Bienvenue au paradis, Inspecteur.<br><em>Columbo sʼapprête à partir, mais se ravise.</em><br><strong>Columbo</strong> – Pardon, mais… il y a encore un détail qui me tracasse.<br><strong>Saint Pierre</strong> (<em>commençant à sʼimpatienter</em>) – Oui, Inspecteur…<br><strong>Columbo</strong> – Vous savez de quoi je suis mort, exactement ?<br><strong>Saint Pierre </strong>– Pourquoi cette question ? Vous savez, maintenant, ça nʼa plus beaucoup dʼimportance.<br><strong>Columbo</strong> – Déformation professionnelle, sans doute. Jʼai passé toute ma vie à enquêter pour savoir comment les gens étaient vraiment morts. Ceux dont je pensais quʼils avaient été assassinés, en tout cas.<br><strong>Saint Pierre </strong>– Vous pensez que vous avez été assassiné ?<br><strong>Columbo</strong> – Simple curiosité, je vous assure. Mais je ne voudrais surtout pas être indiscret. Cʼest vous qui êtes en charge du dossier, après tout.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Vous êtes mort dʼune pneumonie, si ma mémoire est exacte.<br><strong>Columbo</strong> – Dʼune pneumonie…? Ah, oui, je vois ce que vous voulez dire… Peter Falk est bien mort dʼune pneumonie, en effet. Enfin, je crois… Non, je parlais de moi, enfin de lʼinspecteur Columbo.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Il est mort ?<br><strong>Columbo</strong> – Cʼest là où je voulais en venir, justement. Puisquʼon ne lʼa vu mourir dans aucun épisode, pas même le dernier, cʼest quʼil doit être encore vivant, non ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Comment pourrait-il être encore vivant puisquʼil nʼa jamais vraiment existé ? Et que vous qui avez réellement existé, vous êtes mort.<br><strong>Columbo</strong> – Bien sûr… Vous avez raison, évidemment. Comment un personnage de fiction pourrait-il survivre au comédien qui lʼincarnait à lʼécran ? Ça nʼa pas de sens !<br><strong>Saint Pierre </strong>– Je ne vous le fais pas dire… Alors maintenant si vous le voulez bien…<br><strong>Columbo</strong> – Pardon dʼavoir abusé de votre temps… Je vais mʼengager dans ce tunnel et…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Sʼil vous plaît, oui…<br><em>Columbo sʼapprête à partir mais se ravise encore.</em><br><strong>Columbo</strong> – Une dernière question, et après, cʼest promis, je vous laisse tranquille.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je vous écoute…<br><strong>Columbo</strong> – Si lʼinspecteur Columbo nʼa jamais été vivant, il ne peut pas non plus être mort, nʼest-ce pas ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je suppose que non. Et quelles conclusions en tirez-vous, Inspecteur ?<br><strong>Columbo</strong> – Puisque lʼinspecteur Columbo nʼest pas mort, il nʼa rien à faire au paradis… et du coup moi non plus. Puisque, comme vous lʼavez dit vous-même si justement, nous sommes indissociables.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Ça si vous le permettez, cʼest à… (<em>Désignant le ciel</em>) Lui dʼen décider.<br><strong>Columbo</strong> – Cʼest évident… Et pourtant…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Quoi encore ?<br><strong>Columbo</strong> – Si lʼinspecteur Columbo nʼexiste pas, alors que vous lʼavez sous les yeux, comment peut-on vraiment affirmer avec certitude que Dieu, que lʼon ne voit jamais, existe bien ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je vous rappelle que vous êtes ici à lʼentrée du paradis… Vous croyez vraiment que cʼest le moment de mettre en cause lʼexistence de Dieu ?<br><strong>Columbo</strong> – Non, bien sûr, si jʼavais gagné une semaine de vacances dans un palace au bord de la mer, je ne remettrais pas en cause lʼexistence du patron de lʼhôtel, mais…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Mais ?<br><strong>Columbo</strong> – Mais là, les vacances risquent dʼêtre un peu longues… Pour être tout à fait sincère avec vous, jʼai un peu peur de mʼennuyer. Surtout sans ma femme…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je suis sûr que vous saurez trouver comment vous occuper en attendant quʼelle vous rejoigne…<br><strong>Columbo</strong> – Bien sûr… Je vais essayer de me trouver une occupation… Dʼailleurs, jʼy pense… Par définition, il nʼy a que des morts, ici, nʼest-ce pas ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Oui… Cʼest un peu le principe, en effet…<br><strong>Columbo</strong> – Et qui dit morts dit aussi… morts suspectes parfois.<br><strong>Saint Pierre </strong>– Suspectes ?<br><strong>Columbo</strong> – Je vais pouvoir continuer à exercer mon métier !<br><strong>Saint Pierre</strong> – De comédien ?<br><strong>Columbo</strong> – De policier ! De là où je viens, vous savez, cʼest très rare quʼun inspecteur puisse interroger la victime dʼun meurtre. Ce qui bien entendu simplifierait beaucoup les enquêtes de police.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Oui enfin, je ne suis pas sûr que…<br><strong>Columbo</strong> – Je sens que tout ça va être absolument passionnant. Finalement, vous mʼavez convaincu. Cʼest vraiment le paradis, ici, pour un policier. Je ne vous retiens pas plus longtemps, jʼy vais tout de suite…<br><em>Il se dirige vers lʼentrée du tunnel.</em><br><strong>Saint Pierre</strong> – Attendez une minute !<br><strong>Columbo</strong> – Une dernière chose vous tracasse, vous aussi ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Tout bien réfléchi, cʼest vous qui avez raison. La place dʼun personnage de fiction nʼest pas au paradis.<br><strong>Columbo</strong> – Au Moyen Âge, même les comédiens nʼy avaient pas droit.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Je vous renvoie dʼoù vous venez. Cʼest bien ce que vous vouliez, non ?<br><strong>Columbo</strong> – Vous me renvoyez sur Terre ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Il ne faut pas rêver, tout de même. Non, je vous renvoie dans votre série préférée. Dans combien dʼépisodes aviez-vous joué ?<br><strong>Columbo</strong> – Soixante-neuf.<br><strong>Saint Pierre</strong> – Eh bien vous pourrez continuer à mener des enquêtes pour lʼéternité. Ça vous va ?<br><strong>Columbo</strong> – Alors je vais retrouver ma femme ? Je veux dire… Madame Columbo ?<br><strong>Saint Pierre</strong> – Il vous suffira de retourner sur vos pas. Un ange vous attendra sur le palier, comme vous dites. Il vous raccompagnera chez vous. Enfin… chez Madame Columbo.<br><strong>Columbo</strong> – Cʼest vous qui décidez… Mais avant de partir, jʼaurais juste une dernière question…<br><strong>Saint Pierre</strong> – Dehors avant que je ne change dʼavis ! Et que je vous fasse plutôt entrer par lʼautre porte, si vous voyez ce que je veux dire…<br><strong>Columbo</strong> – Je vous laisse tranquille, cʼest promis… Jʼai tellement hâte dʼaller retrouver ma femme. Avoir un métier passionnant et une femme qui vous aime, cʼest ça le paradis, vous ne croyez pas ?<br><em>Tentant de garder son calme, Saint Pierre ne répond pas. Columbo rebrousse chemin et commence à repartir par où il est venu. Saint Pierre pousse un soupir de soulagement.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>La chambre mauve</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-chambre-mauve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 11:53:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[De toutes les couleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Réceptionniste]]></category>
		<category><![CDATA[Arc-en-ciel]]></category>
		<category><![CDATA[Bijou]]></category>
		<category><![CDATA[Clé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre mauve, un sketch humoristique extrait du recueil 'De toutes les couleurs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>L’Inspecteur Ramirez (tenue négligée façon Columbo) arrive à la réception d’un palace. Il s’approche du réceptionniste qui le regarde arriver avec un air hautain.</em><br><strong>Réceptionniste</strong> – Si vous cherchez un endroit pour passer la nuit, mon brave, je vous conseillerais plutôt…<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Ramirez… Vous m’avez appelé au sujet d’un vol de bijoux.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ah, oui… Pardon, Inspecteur… En effet, c’est Monsieur le Directeur qui vous a téléphoné. La chambre d’une de nos clientes a été visitée cet après-midi, et on lui a dérobé un collier estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros.<br><strong>Inspecteur</strong> (<em>dans ses pensées</em>) – Je vois…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Et… que voyez-vous, exactement ?<br><strong>Inspecteur</strong> – À l’évidence, le voleur fait partie du personnel de l’hôtel… ou de sa clientèle.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Qu’est-ce qui vous permet de dire cela, Inspecteur Sanchez ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Ramirez.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pardon ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Ramirez, c’est mon nom.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Et… qu’est-ce qui vous fait penser que le coupable pourrait être quelqu’un de l’hôtel ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Il y a un vigile à la porte. Même en lui montrant ma carte de police, j’ai eu du mal à le convaincre de me laisser entrer…<br><strong>Réceptionniste</strong> (<em>ironique</em>) – C’est vrai. Vous êtes ici dans une zone de non droit, Inspecteur, et nous avons nos guetteurs, nous aussi. De nos jours, même pour la police, il est aussi difficile d’entrer dans le hall d’un palace, que dans celui d’un HLM de banlieue.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il est donc peu probable qu’un inconnu ait pu s’introduire dans cet hôtel sans être immédiatement repéré. La serrure de cette chambre a-t-elle été forcée ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Non, je ne crois pas…<br><strong>Inspecteur</strong> – Dans ce cas, cela fait de vous le principal témoin dans cette affaire, mon brave. Pour ne pas dire le suspect numéro un.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Mais enfin, Inspecteur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous êtes le concierge de cet hôtel. Vous avez les clefs de toutes les chambres. Vous auriez parfaitement pu pénétrer dans l’une d’elles pour vous servir.<br><strong>Réceptionniste</strong> – Moi…? Me servir…?<br><strong>Inspecteur</strong> – Et puis… vous étiez bien placé pour connaître les allées et venues des clients. Vous auriez pu agir sans avoir peur d’être dérangé…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je vous assure, Inspecteur, que jamais…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous avez les clefs de toutes les chambres, oui ou non ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Évidemment ! Cela fait partie de mes attributions ! Lorsqu’un client quitte momentanément l’hôtel, il laisse sa clef à la réception. Je l’accroche immédiatement au tableau jusqu’à son retour, et c’est tout…<br><em>L’inspecteur observe avec curiosité le tableau arc-en-ciel situé derrière le réceptionniste.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Pourquoi un arc-en-ciel ? C’est un hôtel gay friendly ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Chaque chambre de cet hôtel porte le nom d’une couleur. Il y a la chambre bleue, la chambre jaune, la chambre rose, la chambre verte, la chambre…<br><strong>Inspecteur</strong> – Oui, bon, ça va, je crois que j’ai compris le principe…<br><strong>Réceptionniste</strong> – La clef de chaque chambre est identifiée par un porte-clefs de la couleur correspondante. Et chaque porte-clefs trouve naturellement sa place sur ce tableau multicolore. C’est dans la chambre mauve que le vol a eu lieu. Mais je vous jure, Inspecteur, que…<br>L’Inspecteur hoche la tête d’un air dubitatif.<br><strong>Inspecteur</strong> – Dans ce cas… vous paraît-il possible que quelqu’un d’autre que vous, un client de l’hôtel par exemple, ait pu… emprunter cette clef à votre insu, et la remettre à sa place après avoir commis son forfait ?<br><strong>Réceptionniste</strong> (<em>embarrassé</em>) – Pour la tranquillité de nos hôtes, j’aimerais vous répondre que non, Inspecteur. Mais l’honnêteté m’oblige à vous avouer que ce n’est pas totalement à exclure.<br><strong>Inspecteur</strong> – Voyez-vous ça…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Il peut m’arriver de m’absenter quelques instants de la réception pour régler un problème quelconque…<br><strong>Inspecteur</strong> – Et cet après-midi, vous avez eu beaucoup de problèmes à régler ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Vers seize heures, j’ai quitté mon poste une minute ou deux pour fumer une cigarette dehors. Puis une autre fois vers dix-sept heures pour aller aux toilettes…<br><strong>Inspecteur</strong> – Deux abandons de poste dans la même journée, donc… (<em>Air mortifié du réceptionniste</em>) Et vous avez remarqué quelque chose de particulier ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je n’ai rien vu la première fois. Mais la deuxième, lorsque je suis revenu, j’ai remarqué que la clef de la chambre mauve était accrochée à la place de celle de la chambre marron. Je n’y ai pas prêté attention sur le coup, même si je ne commets jamais ce genre d’erreur moi-même.<br><strong>Inspecteur</strong> – Et quelle conclusion avez-vous tirée de cet incident ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Aucune ! J’ai remis la clef à sa place, et c’est tout. Mais c’est vrai qu’après ce qui s’est passé… Oui, il est possible que quelqu’un ait emprunté la clef de la chambre mauve dans le laps de temps où je me suis absenté…<br><strong>Inspecteur</strong> – Je vois… Un membre du personnel, peut-être ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Le vol a eu lieu en milieu d’après-midi, cela met les femmes de ménage hors de cause, puisqu’elles n’ont accès aux chambres que jusqu’à quatorze heures.<br><strong>Inspecteur</strong> – Bien… Reste donc à interroger les clients de l’hôtel. En commençant par la victime. La locataire de la chambre mauve…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ah, vous avez de la chance, Inspecteur… Justement, la voici… C’est la veuve d’un riche armateur suisse.<br><strong>Inspecteur</strong> – Je ne savais pas qu’il y avait des armateurs dans ce pays. En tout cas, à ma connaissance, il n’y a pas la mer en Suisse…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Il y a aussi plus de banques que d’habitants dans la confédération helvétique, et pourtant ces gens-là ne fabriquent à peu près rien.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il s’agit peut-être de cargos fictifs naviguant sous pavillon de complaisance…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Vous lui poserez la question vous-même, Inspecteur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Bonjour chère madame… Mes hommages du soir… Je suis ici pour enquêter sur le vol dont vous avez été la victime. Auriez-vous l’amabilité de répondre à quelques questions ?<br><strong>Veuve</strong> – En tant que citoyenne helvétique, la collaboration avec la police est pour moi une seconde nature. Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voudrez tant que cela ne touche pas au secret bancaire. Car pour cela, je serai muette comme un coffre-fort. (<em>Elle sort un chocolat de son sac qu’elle lui tend.</em>) Un chocolat, Inspecteur ? Ils sont à la liqueur…<br><strong>Inspecteur</strong> – Jamais pendant le service, merci… Alors… À quelle heure avez-vous quitté votre chambre, cet après-midi ?<br><strong>Veuve</strong> – Voyons… J’ai quitté l’hôtel vers quatorze heures trente pour rendre visite à une amie qui n’a pas trop le moral.<br><strong>Inspecteur</strong> – Son mari l’a quittée, peut-être…<br><strong>Veuve</strong> – Oui, on peut dire ça comme ça. Il vient d’être incarcéré pour abus de biens sociaux. Il comptait sur son immunité de parlementaire pour échapper à la justice, mais malheureusement, il n’a pas été réélu…<br><strong>Inspecteur</strong> – Les électeurs sont tellement versatiles, vous savez… On ne peut plus se fier à personne. Vous en avez fait l’expérience à vos dépens, malheureusement…<br><strong>Veuve</strong> – En tout cas, je suis certaine que mon collier se trouvait encore dans son tiroir quand je suis partie. J’avais hésité à le mettre pour sortir avant d’y renoncer.<br><strong>Inspecteur</strong> – Il est tout de même bien imprudent de votre part de ne pas avoir placé un bijou de cette valeur dans le coffre de l’hôtel.<br><strong>Veuve</strong> – J’en conviens, Inspecteur. Mais que voulez-vous ? (<em>Avec un regard accusateur vers le réceptionniste</em>) Je pensais que dans un établissement de cette catégorie… D’autres questions ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Non… Enfin si… Pouvez-vous me confirmer qu’il n’y a pas la mer en Suisse ?<br><strong>Veuve</strong> – Monsieur l’Inspecteur, nous avons mieux que la mer… Nous avons le Lac de Genève !<br><strong>Inspecteur</strong> – Merci, ce sera tout pour le moment. (<em>La veuve s’en va</em>.) Visiblement, la disparition de son collier ne la bouleverse pas plus que ça…<br><strong>Réceptionniste</strong> – L’étendue de sa fortune lui permet de relativiser cette perte. Et son assureur la remboursera sans doute, en dépit de sa négligence. Quand je pense que moi, pour un simple dégât des eaux, j’ai dû me battre avec ma compagnie d’assurance pour… Mais excusez, je m’égare.<br><strong>Inspecteur</strong> – Bon, je vais donc devoir interroger tous les autres pensionnaires de cet hôtel…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Pour ne pas nuire à la réputation de notre établissement, je vous serais reconnaissant d’éviter à nos clients l’humiliation d’une convocation au commissariat. À moins, bien sûr, de soupçons très fondés concernant l’un d’entre eux.<br><em>Un homme passe devant la réception. L’inspecteur jette un regard vers ses chaussettes, de couleurs différentes.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Rassurez-vous, ce ne sera peut-être pas nécessaire. (<em>Interpellant l’homme</em>) Monsieur ?<br><strong>Client</strong> – Oui…?<br><strong>Inspecteur</strong> – Inspecteur Martinez…<br><strong>Réceptionniste</strong> – Je croyais que c’était Ramirez…<br><strong>Inspecteur</strong> – Vous permettez que je vous pose quelques questions ?<br><em>L’homme s’approche, prudemment.</em><br><strong>Inspecteur</strong> – Je peux voir vos mains ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Ne me dites pas que vous êtes aussi cartomancienne…<br><em>Le client, surpris, tend ses mains. L’inspecteur lui passe immédiatement les menottes.</em><br><strong>Client</strong> – Mais enfin, Inspecteur !<br><strong>Réceptionniste</strong> – Heureusement que je vous avais demandé d’être diplomate…<br><em>L’Inspecteur fouille dans la poche de l’homme et en sort un collier, sous le regard stupéfait du réceptionniste.</em><br><strong>Client</strong> – Comment avez-vous deviné que c’était moi? <br><strong>Inspecteur</strong> – Sur le tableau de la réception, le voleur avait remis la clef de la chambre mauve à la place de celle de la chambre marron. (<em>Au réceptionniste</em>) Pourquoi, à votre avis ?<br><strong>Réceptionniste</strong> – Parce qu’il était pressé, peut-être…<br><strong>Inspecteur</strong> – Peut-être aussi parce qu’il était daltonien! <br><strong>Client</strong> – Mais alors, comment avez-vous su que j’étais daltonien? <br><strong>Inspecteur</strong> – Dès que vous êtes passé devant moi, cher ami… Et que j’ai aperçu vos chaussettes.<br><strong>Client</strong> – Mes chaussettes ?<br><strong>Inspecteur</strong> – Elles ne sont pas de la même couleur! <br><strong>Réceptionniste</strong> – Alors là, bravo Inspecteur. Quand je vous ai vu arriver tout à l’heure, je me suis dit que vous étiez un peu demeuré… Je dois reconnaître que j’étais loin de la vérité.<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De toutes les couleurs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Chasse au trésor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
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		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chasse au trésor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un banc dans un jardin public. Un homme arrive, suivi par une femme, portant un sac. Ils ont l’air un peu frustes. L’homme jette un regard inquiet autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Amène-toi, il n’y a personne…<br><strong>Femme</strong> – T’es sûr que c’est là ?<br><strong>Homme</strong> – C’est là je te dis !<br><strong>Femme</strong> – Non, parce que tout à l’heure aussi tu disais que c’était là et…<br><strong>Homme</strong> – Ce n’était pas le bon square. C’était le bon banc, mais ce n’était pas le bon square.<br><em>La femme reste perplexe un instant.</em><br><strong>Femme</strong> – Comment ça peut être le bon banc, si c’est pas le bon square ?<br><strong>Homme</strong> – Putain ! Tu as fini de discutailler, oui ? Sors ta pelle et creuse !<br><em>La femme ouvre son sac et en sort une petite pelle militaire pliable qu’elle déploie en maugréant.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi c’est toujours moi qui creuse, d’abord…? Surtout que la dernière fois, tu m’as fait creuser pour rien…<br><strong>Homme</strong> – C’était il y a dix ans, alors évidemment…<br><strong>Femme</strong> – Tu as pris dix ans de taule pour le braquage d’une supérette ?<br><strong>Homme</strong> – Une supérette ?<br><strong>Femme</strong> – Tu m’as bien dit que t’avais braqué un Casino, non ?<br><strong>Homme</strong> – Un casino ! Pas une supérette…<br><strong>Femme</strong> – Ah, un casino… Et il y a combien, là-dessous ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas eu le temps de compter, figure-toi… Assez d’argent pour remplir un sac, en tout cas…<br><strong>Femme</strong> – Ah oui, là je veux bien creuser. Un casino… Moi qui n’ai jamais eu de chance aux jeux.<br><strong>Homme</strong> – Si tu veux être sûr de rafler la mise, à la roulette, il faut venir avec un flingue.<br><strong>Femme</strong> – J’espère qu’avec toi, j’ai tiré le bon numéro…<br><em>L’homme regarde à nouveau autour de lui. La femme s’apprête à donner le premier coup de pelle.</em><br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle, et assieds-toi, je te dis ! Il y a deux flics qui viennent par là…<br><em>La femme, contrariée, range sa pelle. Ils s’asseyent sur le banc.</em><br><strong>Femme</strong> – Sors ta pelle, range ta pelle… Il faudrait savoir… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Homme</strong> – On ne fait rien. On s’assied, et on attend.<br><em>Il affiche un sourire forcé. La femme le regarde, intriguée.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi tu souris comme un abruti ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne souris pas ! Je prends un air innocent…<br><strong>Femme</strong> – Innocent ?<br><strong>Homme</strong> – Pour pas se faire repérer par les flics ! Toi aussi, fais comme si de rien n’était.<br><em>La femme hésite, puis imite le sourire artificiel de l’homme. Ils restent un instant comme ça, immobiles.</em><br><strong>Femme</strong> – Je commence à avoir une crampe à la mâchoire.<br><strong>Homme</strong> – Ça y est, ils sont passés.<br><strong>Femme</strong> – Ce n’était pas des flics, c’était des gardiens de square.<br><strong>Homme</strong> – Comment tu le sais ?<br><strong>Femme</strong> – C’était marqué sur leurs casquettes, tu ne sais pas lire ?<br><strong>Homme</strong> – Tu sais bien que non. Pourquoi tu demandes ?<br><strong>Femme</strong> – C’était des gardiens de square, je te dis.<br><strong>Homme</strong> – Ouais bon, c’était des gardiens de square. Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Femme</strong> – Rien.<br><strong>Homme</strong> – On ne peut pas creuser un trou avec une pelle dans un bac à sable avec tout ce monde autour de nous.<br><strong>Femme</strong> – Un bac à sable, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Homme</strong> – Pour les gosses, oui. Nous, si les gens nous voient, ils vont trouver ça louche.<br><strong>Femme</strong> – Alors pourquoi tu as enterré tout ce fric dans un bac à sable ? Au beau milieu d’un square !<br><strong>Homme</strong> – J’avais les flics au cul ! Je n’avais pas trop le temps, tu vois. Et comme je n’avais pas de pelle…. creuser dans le sable, avec les mains, c’était plus facile.<br><strong>Femme</strong> – Voilà encore des gens qui arrivent…<br><strong>Homme</strong> – Tant pis, on reviendra ce soir, quand il fera nuit.<br><strong>Femme</strong> – Il ferme à 19 heures, le square. C’est marqué à l’entrée. Tu n’as pas lu le panneau.<br><strong>Homme</strong> – Non, je n’ai pas lu le panneau…<br><strong>Femme</strong> – Ouais, ben cette nuit, ce sera fermé.<br><strong>Homme</strong> – Comme ça, au moins, on ne sera pas dérangés.<br><em>Ils s’apprêtent à s’éloigner.</em><br>Femme – Tu l’as enterré assez profond, au moins, le sac ? Parce qu’avec tous ces gosses qui creusent dans le sable toute la <strong>journée</strong>…<br><strong>Homme</strong> – Ne t’inquiète pas, j’ai fait un grand trou.<br><strong>Femme</strong> – Grand comment ?<br><strong>Homme</strong> – Assez grand pour y enterrer un cadavre…<br><em>Elle lui lance un regard un peu inquiet. Ils s’éloignent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La langue de Molière</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-langue-de-moliere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 13:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de scène]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandrins]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<category><![CDATA[Langue]]></category>
		<category><![CDATA[Molière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La langue de Molière, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de scène' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages de sexe opposé, côte à côte.</em><br><strong>Un</strong> – Quelque chose ma chère semble vous tracasser.<br>Dites-moi je vous prie la cause de votre ennui.<br>Le devoir d’un mari n’est-il pas d’écouter ?<br>Parlez-moi en confiance et je serai tout ouïe.<br><br><strong>Deux</strong> – En effet mon ami et depuis l’an passé,<br>Une chose bien curieuse occupe mes pensées.<br>C’était en mai dernier, théâtre La Bruyère<br>où nous donnions ensemble cette pièce de Molière.<br><br><strong>Un</strong> – Ce souvenir m’habite comme si c’était hier.<br>j’y jouais un valet et vous une servante<br>et c’est en répétant nos rôles devant une bière<br>qu’un soir sans crier gare vous devîntes mon amante.<br><br><strong>Deux</strong> – Ce n’est pas là bien sûr l’objet de mon tracas<br>et je bénis le jour de nos premiers émois.<br><br><strong>Un</strong> – Alors pourquoi ma mie un visage aussi sombre ?<br>Cette pièce en trois actes qui berça notre amour,<br>mille fois nous la jouâmes et nous la jouons toujours<br>sur les scènes de France et pour le plus grand nombre.<br><br><strong>Deux</strong> – Ce qui me fait souci, c’est une étrange affaire.<br>Apprendre à dire mon texte me coûta bien des soins,<br>n’ayant pas l’habitude de débiter des vers<br>moins encore je l’avoue des vers alexandrins.<br><br><strong>Un</strong> – Moi aussi il est vrai j’eus du mal à les dire,<br>mais une fois dans mon rôle je sus bien le tenir,<br>au point que certains jours j’ai parfois l’impression<br>que de ma bouche émanent des vers de mirliton.<br><br><strong>Deux</strong> – C’est bien ce qui m’occupe car dans la matinée,<br>pour vous rejoindre ici voyageant en Uber.<br>le chauffeur poliment crut bon de m’informer<br>qu’en fait je lui parlais dans la langue de Molière.<br><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized is-style-default" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--40);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--40);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p class="has-text-align-left">Sketch extrait du recueil <em>Brèves de scène</em><br><a href="https://jeanpierremartinez.net/breves-de-scene/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="157" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp" alt="Couverture de Brèves de scène" class="wp-image-87" style="width:207px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-1024x536.webp 1024w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-768x402.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Souffler n’est pas jouer</title>
		<link>https://sketchotheque.net/souffler-nest-pas-jouer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 16:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de scène]]></category>
		<category><![CDATA[Comédien]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Souffleur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=311</guid>

					<description><![CDATA[<p>Souffler n’est pas jouer, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de scène' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est là. Un autre arrive, cherchant quelque chose.</em><br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce que tu cherches ?<br><strong>Deux</strong> – Le trou du souffleur.<br><strong>Un</strong> – Le trou du souffleur ? Mais ça n’existe plus depuis longtemps.<br><strong>Deux</strong> – Avant, il y avait un trou, non ? Il était même ici, je crois.<br><strong>Un</strong> – Il l’ont rebouché.<br><strong>Deux</strong> – Ils ont rebouché le trou du souffleur ?<br><strong>Un </strong>– Enfin, ils l’ont laissé sortir avant, j’imagine.<br><strong>Deux</strong> – Encore un petit métier qui a disparu<br><strong>Un</strong> – Eh oui… Mais tu sais ce qu’on dit : souffler n’est pas jouer.<br><strong>Deux</strong> – Et si j’ai un trou de mémoire ?<br><strong>Un</strong> – Un trou de mémoire ?<br><strong>Deux</strong> – Si j’oublie mon texte.<br><strong>Un</strong> – Ton texte ?<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas qu’il n’y a plus de texte non plus.<br><strong>Un</strong> – Il n’y a plus de texte et il n’y a plus de souffleur. C’est du théâtre contemporain.<br><strong>Deux</strong> – Mais alors qu’est-ce qu’on est supposés dire ?<br><strong>Un</strong> – On peut dire n’importe quoi.<br><strong>Deux</strong> – Du coup je ne sais plus quoi dire.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized is-style-default" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--40);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--40);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p class="has-text-align-left">Sketch extrait du recueil <em>Brèves de scène</em><br><a href="https://jeanpierremartinez.net/breves-de-scene/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="157" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp" alt="Couverture de Brèves de scène" class="wp-image-87" style="width:207px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-1024x536.webp 1024w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-768x402.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mort pour le théâtre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/mort-pour-le-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Mar 2025 17:38:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de scène]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Ennui]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=253</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sketch de Jean-Pierre Martinez Deux personnages entrent. Au moment de se croiser, ils s’arrêtent.Un – Tiens, je vous croyais mort…Deux [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages entrent. Au moment de se croiser, ils s’arrêtent.</em><br><strong>Un</strong> – Tiens, je vous croyais mort…<br><strong>Deux</strong> – Mais je suis mort.<br><strong>Un</strong> – C’est bien ce qui me semblait ! Et il y a combien de temps ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va faire deux ans.<br><strong>Un </strong>– Ah, oui… Et vous êtes mort de quoi, déjà ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis mort d’ennui. J’étais allé au théâtre voir une pièce écrite par un auteur contemporain. L’ouvreuse m’a retrouvé affalé sur mon siège à l’entracte.<br><strong>Un</strong> – C’était si ennuyeux que ça ?<br><strong>Deux</strong> – Ennuyeux à mourir. C’était une pièce sur les migrants qui traversent la Manche sur des radeaux pour rejoindre l’Angleterre.<br><strong>Un</strong> – Ah, cette pièce-là… Oui, je vois… Pourtant c’est un beau sujet…<br><strong>Deux</strong> – Il paraît que l’auteur a passé trois mois à Calais histoire de se mettre dans l’ambiance. Il a rédigé sa pièce depuis le balcon de son palace avec vue sur la mer. Ça devait encore manquer un peu de vécu…<br><strong>Un</strong> – Et… vous êtes vraiment sûr d’être mort ?<br><strong>Deux</strong> – Certain… et si vous me voyez, c’est que vous êtes mort aussi.<br><strong>Un</strong> – Désolé. Je suis l’auteur de cette pièce qui vous a été fatale.<br><strong>Deux</strong> – On dirait qu’elle ne vous a pas réussi non plus.<br><strong>Un</strong> – Hydrocution. Je n’aurais jamais dû aller me baigner juste après manger. Les repas sont tellement copieux dans ces hôtels de luxe.<br><em>Ils sortent.<br>Noir.</em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized is-style-default" style="margin-top:0;margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:0;margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p class="has-text-align-left">Sketch extrait du recueil <strong><em>Brèves de scène  </em></strong><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-scene/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-scene/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="157" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp" alt="Couverture de Brèves de scène" class="wp-image-87" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-1024x536.webp 1024w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-768x402.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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