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	<title>Archives des Burlesque - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Burlesque - La Sketchothèque</title>
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	<item>
		<title>Naufrage</title>
		<link>https://sketchotheque.net/naufrage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 07:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Pas de panique !]]></category>
		<category><![CDATA[Titanic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Naufrage, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pas de panique !' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages</em><br><strong>Un</strong> – Promets-moi de ne pas paniquer…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Il y a un mètre d’eau dans la cale.<br><strong>Deux</strong> – Tu m’as dit tout à l’heure qu’il y avait à peine dix centimètres.<br><strong>Un</strong> – Oui. Mais maintenant j’ai de l’eau jusqu’au dessus du genou.<br><strong>Deux</strong> – Oh, mon Dieu ! Ça veut dire qu’on est en train de couler ?<br><strong>Un</strong> – C’est pour ça que je t’ai dit de ne pas paniquer.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – En même temps, on n’est que sur le Canal du Midi. Ce n’est pas non plus le naufrage du Titanic.<br><strong>Un</strong> – Non.<br><strong>Deux</strong> – Au pire, on aura l’air cons.<br><strong>Un</strong> – Ouais… Il y a déjà pas mal de gens qui nous regardent.<br><strong>Deux</strong> – Retourne voir dans la cale.<br><strong>Un</strong> – OK.<br><em>L’autre disparaît. Le deuxième sourit en tentant de faire bonne figure. Le premier revient.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ?<br><strong>Un</strong> – Maintenant j’en ai jusqu’au cou.<br><strong>Deux</strong> – Oui, je sens bien qu’on s’enfonce… (<em>Un temps</em>) Le pont du bateau est déjà sous l’eau.<br><strong>Un</strong> – Il est trop tard pour revenir vers la berge.<br><strong>Deux</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Un</strong> – Il y a de plus en plus de monde qui nous regarde…<br><strong>Deux</strong> – Essayons au moins de garder notre dignité.<br><strong>Un</strong> – Tu as raison.<br><strong>Deux</strong> – Souris !<br><strong>Un</strong> – Je suis à mon maximum, là.<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Pas de panique!</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="992" height="633" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg" alt="Pas de panique ! Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-2438" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg 992w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-300x191.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-768x490.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les abeilles</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-abeilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 12:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Pas de panique !]]></category>
		<category><![CDATA[Abeille]]></category>
		<category><![CDATA[Allergie]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les abeilles, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pas de panique !' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages.</em><br><strong>Un</strong> – Promets-moi de ne pas paniquer…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Tu as une guêpe posée sur l’oreille.<br><strong>Deux</strong> – Oh, mon Dieu ! Je suis allergique aux piqûres de guêpes. La dernière fois j’ai fini aux urgences. J’ai failli mourir.<br><strong>Un</strong> – Oui. C’est pour ça que je t’ai dit de ne pas paniquer.<br><strong>Deux</strong> – Alors qu’est-ce que je fais ?<br><strong>Un</strong> – Surtout pas de gestes brusques. Elle va peut-être s’en aller toute seule, comme elle est venue.<br><strong>Deux</strong> – Ça y est, je la sens maintenant.<br><strong>Un</strong> – Oui, elle a bougé. On dirait qu’elle cherche à entrer dans ton oreille.<br><strong>Deux</strong> – Mais c’est épouvantable…<br><strong>Un</strong> – Oui, c’est absolument effrayant.<br><strong>Deux</strong> – Je préférais quand tu me disais de ne pas paniquer.<br><strong>Un</strong> – Oui, mais maintenant, c’est moi qui panique…<br><strong>Deux</strong> – C’est à la guêpe que tu devrais dire de ne pas paniquer. Parce que si elle panique, elle va me piquer.<br><strong>Un</strong> – Je ne la vois plus.<br><strong>Deux</strong> – Elle est partie ?<br><strong>Un</strong> – Ou alors elle est entrée dans ton oreille. Tu sens quelque chose ?<br><strong>Deux</strong> – Non…<br><strong>Un</strong> – Ah, je la vois qui ressort.<br><strong>Deux</strong> – Heureusement qu’elle n’a pas décidé d’installer un nid de guêpes dans mon oreille.<br><strong>Un</strong> – Ça fait du miel, les guêpes ?<br><strong>Deux</strong> – Non. C’est sûrement pour ça qu’on leur pardonne moins de piquer les gens.<br><strong>Un</strong> – Si ça peut te réconforter, si elle te pique, elle mourra aussi.<br><strong>Deux</strong> – Pardon ?<br><strong>Un</strong> – Les guêpes meurent après avoir piqué, non ?<br><strong>Deux</strong> – Je crois que c’est les abeilles qui meurent après avoir piqué.<br><strong>Un</strong> – À quoi ça sert qu’elles piquent pour se défendre, si après elles meurent ?<br><strong>Deux</strong> – C’est pour défendre la ruche, j’imagine. L’abeille est un insecte social. C’est une sorte de sacrifice.<br><strong>Un</strong> – Comme un soldat se sacrifie pour sauver son pays.<br><strong>Deux</strong> – Heureusement, tous les soldats ne meurent pas après avoir tiré un coup.<br><strong>Un</strong> – Tu te sacrifierais pour me sauver, toi ?<br><strong>Deux</strong> – Je devrais te dire oui mais la vérité c’est que je ne sais pas.<br><strong>Un</strong> – Au moins c’est honnête de ta part.<br><strong>Deux</strong> – Où en est la guêpe ?<br><strong>Un</strong> – Elle se frotte les mains. Je veux dire les pattes. Comme les abeilles après avoir butiné une fleur.<br><strong>Deux</strong> – C’est la première fois que je me fais butiner par une guêpe.<br><strong>Un</strong> – Pourtant tu ne fais pas de pollen.<br><strong>Deux</strong> – Heureusement. Je suis aussi allergique au pollen.<br><strong>Un</strong> – Tu es sûr que les guêpes ne font pas de miel ?<br><strong>Deux</strong> – Oui. Mais les oreilles font de la cire.<br><strong>Un</strong> – Ça doit être pour ça qu’elle se frotte les pattes.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr que ce n’est pas une abeille ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas. Oui, c’est peut-être une abeille. (<em>S’approchant</em>) Oh, mon Dieu ! On dirait qu’elle est en train de sortir son engin…<br><strong>Deux</strong> – Son engin ?<br><strong>Un</strong> – Son dard !<br><strong>Deux</strong> – Je vais mourir…<br><em>L’autre lui envoie une gifle magistrale sur l’oreille.</em><br><strong>Un</strong> – Désolé…<br><strong>Deux</strong> – Non mais ça ne va pas !<br><em>L’autre regarde par terre.</em><br><strong>Un</strong> – Ouf ! Elle est morte. Je m’en veux un peu. Surtout si c’était une abeille.<br><strong>Deux</strong> – En même temps… c’était elle ou moi.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – En somme, tu m’as sauvé la vie.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Un</strong> – Je dis oui…<br><strong>Deux</strong> – Je n’entends plus rien. Tu crois qu’elle m’a piqué quand même ? Je crois que mon oreille commence à gonfler, et j’entends comme un sifflement…<br><strong>Un</strong> – Ne t’inquiète pas, ça doit être la gifle…<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr ?<br><strong>Un</strong> – Non… Je disais ça pour te rassurer. Mais il vaudrait mieux appeler les pompiers…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-du-temps-perdu/">Pas de panique!</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pas-de-panique/"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="633" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg" alt="Pas de panique ! Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-2438" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau.jpg 992w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-300x191.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/05/pasdepanique_bandeau-768x490.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 992px) 100vw, 992px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le sauveur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-sauveur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:50:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Gentillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Serpent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sauveur, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table, devant une carafe et un verre. Il a l’air insouciant. Il ouvre un journal. Un autre arrive, un pistolet à la main, en prenant soin de ne pas se faire remarquer. Il mâche un chewing-gum. L’autre le voit d’autant moins qu’il a son journal devant les yeux. L’homme au pistolet le vise, toujours en mâchant son chewing-gum. Il s’apprête à tirer quand il avale de travers et se met à tousser. Il s’étrangle et s’étouffe. L’autre pose son journal, l’aperçoit, et vient à son secours. Il lui tape dans le dos.<br></em><strong>Un</strong> – Ça va aller ?<br><em>L’homme au pistolet ne répond pas, et continue de s’étrangler. L’autre lui fait la manœuvre de Heimlich, c’est-à-dire qu’il se positionne derrière lui et exerce des pressions successives sur son thorax. L’homme au pistolet finit par cracher son chewing-gum, et reprend peu à peu son souffle.</em><br><strong>Un</strong> – Ça va mieux ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai avalé mon chewing-gum de travers.<br><strong>Un</strong> – Bon, l’important c’est que ça va mieux.<br><strong>Deux</strong> – Si vous n’aviez pas été là… (<em>Il tousse encore un peu</em>.) Et que vous n’aviez pas eu le bon geste.<br><strong>Un</strong> – C’est la manœuvre de Heimlich. C’est ce qu’il faut faire dans ces cas-là, il paraît. Enfin, j’ai vu ça à la télé. C’est la première fois que je fais ça. Ça a l’air de marcher.<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, vous m’avez sauvé la vie.<br><strong>Un</strong> – N’exagérons rien.<br><strong>Deux</strong> – Si, si…<br><strong>Un</strong> – Vous voulez boire quelque chose, pour vous remettre ?<br><strong>Deux</strong> – Je vais essayer de ne pas avaler de travers…<br><em>L’autre lui sert un verre de la carafe. L’homme qui tient toujours son pistolet dans la main droite, saisit le verre avec la gauche et boit avidement.</em><br><strong>Deux</strong> – Ça fait du bien.<br><strong>Un</strong> – Tant mieux, tant mieux… (<em>Un temps</em>) Mais si je peux me permettre… qu’est-ce que vous faites avec un pistolet à la main ?<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, le pistolet… Je…<br><strong>Un</strong> – Vous veniez pour… braquer ce bistrot ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que…<br><strong>Un</strong> – Un petit bistrot de quartier, comme ça… Je ne suis pas sûr qu’il y ait grand chose dans la caisse… Risquer de finir en prison pour quelques dizaines d’euros…<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr…<br><strong>Un</strong> – Si vous êtes provisoirement dans le besoin, je peux vous aider.<br><strong>Deux</strong> – Vous feriez ça ? Enfin, je veux dire… Non, je ne peux pas accepter mais…<br><strong>Un</strong> – Mais quoi ? C’est de bon cœur, vous savez…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – En fait je suis tueur à gages. Je venais pour vous tuer.<br><strong>Un</strong> – Tiens donc… Et pourquoi ça ?<br><strong>Deux</strong> – Ça n’a rien de personnel, je vous assure… C’est mon métier, c’est tout.<br><strong>Un</strong> – Je comprends…<br><strong>Deux</strong> – Oui… Mais maintenant que vous m’avez sauvé la vie… Ça me pose un problème, évidemment…<br><strong>Un</strong> – Je suis vraiment désolé de vous causer des problèmes… Je n’aurais peut-être pas dû…<br><strong>Deux</strong> – Si, si, mais… (<em>Un temps</em>) Vous êtes un gentil, vous, hein ?<br><strong>Un</strong> – Quand je peux faire quelque chose pour aider mon prochain…<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi est-ce qu’on peut bien vouloir tuer quelqu’un comme vous ?<br><strong>Un</strong> – Je comptais un peu sur vous pour me le dire.<br><strong>Deux</strong> – Nos clients ne nous donnent pas toujours leurs mobiles. Ce qui leur importe, c’est le résultat… Et pour nous, ce qui compte, c’est d’être payé. Parfois il vaut mieux ne pas savoir, d’ailleurs.<br><strong>Un</strong> – Ça ne doit pas être un métier facile.<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes tellement gentil… Je comprends qu’à la longue, ça puisse en agacer certains… Mais de là à vous mettre un contrat sur la tête…<br><strong>Un</strong> – Je ne voudrais pas vous causer des ennuis. Faites ce que vous avez à faire…<br><strong>Deux</strong> (<em>agacé</em>) – Ben oui, mais maintenant que vous m’avez sauvé la vie !<br><strong>Un</strong> – Je suis désolé.<br><strong>Deux</strong> – Répétez encore une fois que vous êtes désolé et je vous en mets une.<br><strong>Un</strong> – Pardon, je suis vraiment… Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Il faut que je réfléchisse… Un contrat, c’est un contrat…<br><em>Il pose son pistolet sur la table, et commence à se masser le bras droit.</em><br><strong>Un</strong> – Ça va ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais je ne sais pas ce que j’ai… Depuis ce matin, j’ai un peu mal au bras…<br><strong>Un</strong> – Comment ça, mal au bras ?<br><strong>Deux</strong> – Comme… un engourdissement.<br><strong>Un</strong> – Vous n’avez pas de problèmes d’érection ?<br><strong>Deux</strong> – D’érection ?<br><strong>Un</strong> – Pardon, je voulais dire d’élocution ?<br><strong>Deux</strong> – Pas plus que d’habitude.<br><strong>Un</strong> – Des troubles de la vision ?<br><strong>Deux</strong> – Maintenant que vous me le dites, c’est vrai que je vois un peu trouble depuis quelque temps…<br><strong>Un</strong> – Il ne faut pas rigoler avec ça. Vous êtes peut-être en train de faire un AVC.<br><strong>Deux</strong> – Un AVC ?<br><strong>Un</strong> – Un accident vasculaire cérébral. Les symptômes correspondent. J’espère que ce n’est pas ça, mais il ne faut pas prendre de risque. J’appelle le 15…<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Un</strong> – Les AVC sont une des premières causes de mortalité en France. Et les premières heures sont décisives. Si c’est pris à temps, vous pouvez vous en sortir sans aucune séquelle. <em>(Il compose le 15.</em>) J’ai un message d’attente… Ça va aller ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va… Je suis venu pour vous tuer, et depuis cinq minutes, c’est la deuxième fois que vous me sauvez la vie…<br><strong>Un</strong> – Ah… (<em>Il fixe quelque chose sous la table</em>.) Jamais deux sans trois… Ne bougez surtout pas…<br><em>Il donne un coup de talon sous la table, se baisse et ramasse un serpent qu’il exhibe sous le nez de l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que c’est que ça ?<br><strong>Un</strong> – Une vipère. En ville, c’est très rare. Mais elle aurait pu vous tuer…<br><em>L’autre est totalement abasourdi.</em><br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas quoi vous dire…<br><strong>Un</strong> – Ne me remerciez pas, c’est bien normal.<br><strong>Deux</strong> – Je n’ai pas du tout envie de vous remercier… En revanche, moi je commence à avoir sérieusement envie de vous tuer…<br><em>L’autre a enfin quelqu’un au bout du fil.</em><br><strong>Un</strong> – Excusez-moi un instant… Allô le SAMU ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éloge funèbre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/eloge-funebre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Fourmi]]></category>
		<category><![CDATA[Poison]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge funèbre, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages sont assis à une table, la mine sombre. Silence.<br></em><strong>Un</strong> – Et voilà. Encore un de parti.<br><strong>Deux</strong> – Il va nous manquer.<br><strong>Un</strong> – Ce sont les meilleurs qui s’en vont les premiers.<br><strong>Deux</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Encore que dans son cas, je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’il faisait partie des meilleurs…<br><strong>Un</strong> – C’est vrai, mais bon… Un collègue, ça reste un collègue. On fait un métier tellement difficile.<br><strong>Deux</strong> – Et si mal reconnu.<br><strong>Un</strong> – Et puis c’était un garçon attachant, malgré tout.<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas très bien compris. Il est mort comment, exactement ?<br><strong>Deux</strong> – Accident professionnel.<br><strong>Un</strong> – Un accident ?<br><strong>Deux</strong> – Il a avalé par mégarde le poison qu’il destinait à une de ses victimes.<br><strong>Un</strong> – Ah merde… Quel genre de poison ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne vas pas le croire mais d’après ce qu’on m’a dit… du poison pour les fourmis.<br><strong>Un</strong> – Les fourmis ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Non, décidément, ce n’était pas le meilleur.<br><strong>Deux</strong> – On peut même dire qu’il ternissait l’image de professionnalisme qu’on souhaiterait voir associée à notre métier.<br><strong>Un</strong> – Oui, il était temps qu’il arrête.<br><strong>Deux</strong> – Combien de fois je lui ai dit de changer d’orientation. Il n’était pas fait pour ça, c’était évident.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as pas idée des conneries qu’il a pu faire.<br><strong>Deux</strong> – On m’a raconté qu’un jour, alors qu’il devait assassiner le mari d’une bonne femme, il a empoisonné son amant.<br><strong>Un</strong> – Comment ça s’est terminé ?<br><strong>Deux</strong> – Du coup, on a accusé le cocu d’avoir tué son rival, et on l’a foutu en taule.<br><strong>Un</strong> – Dans un sens, il a quand même réussi à la débarrasser de son mari.<br><strong>Deux</strong> – Oui… mais son amant, lui, il était mort.<br><strong>Un</strong> – Ce type était une honte pour notre métier.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas, moi. Il devrait quand même y avoir une petite formation.<br><strong>Un</strong> – Validé par un diplôme.<br><strong>Deux</strong> – Et un Conseil de l’Ordre, pour exclure les moutons noirs.<br><strong>Un</strong> – Enfin, il ne fera plus de mal à personne.<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – C’est vrai qu’il était gentil.<br><strong>Deux</strong> – Gentil, mais con.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><em>Ils vident leurs verres.<strong><br>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syndicalisme</title>
		<link>https://sketchotheque.net/syndicalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Syndicalisme, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage prend un verre à une table. Un autre arrive.<br></em><strong>Un</strong> – Salut. Tu es tout seul ?<br><strong>Deux</strong> – Apparemment, on est les premiers.<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas si on sera très nombreux. Je t’avoue que moi-même, j’ai un peu hésité à venir.<br><strong>Deux</strong> – C’est la première réunion. Peut-être qu’ils n’ont pas réussi à prévenir tout le monde à temps.<br><strong>Un</strong> – J’espère que la police, elle, elle n’a pas été prévenue.<br><strong>Deux</strong> – Remarque tu n’as pas tort… Un Syndicat des Tueurs à Gages… Je ne sais pas si c’est une bonne idée.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai qu’ensemble, on serait plus forts pour défendre nos intérêts, mais bon…<br><strong>Deux</strong> – Quels intérêts ?<br><strong>Un</strong> – Harmoniser nos tarifs, par exemple. Pour éviter qu’entre nous, on se livre à une concurrence déloyale en cassant les prix.<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Mais il ne faudrait pas non plus qu’on puisse nous accuser d’entente illégale.<br><strong>Un</strong> – Illégale ?<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison. De ce côté-là… On travaille déjà dans l’illégalité.<br><strong>Un</strong> – Comme les prostituées.<br><strong>Deux</strong> – Elles, je crois qu’elles ont réussi à obtenir d’être affiliées à la sécu, et de cotiser pour la retraite.<br><strong>Un</strong> – Tu crois qu’un jour, notre métier pourrait être reconnu par l’État ?<br><strong>Deux</strong> – Et pourquoi pas d’utilité publique aussi ? Enfin… Le crime a toujours existé. Il existera toujours.<br><strong>Un</strong> – C’est même le plus vieux métier du monde. Plus vieux que la prostitution.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai. Est-ce que quelqu’un faisait déjà le trottoir quand Caïn a tué Abel ?<br><strong>Un</strong> – Il aurait dû faire appel à un professionnel, ça lui aurait évité pas mal de problèmes.<br><strong>Deux</strong> – L’assassinat, c’est un métier, alors pourquoi ne pas encadrer notre activité par des lois.<br><strong>Un</strong> – Ouais.. Mais on nous dira que ce n’est pas démocratique. Que seuls les riches ont les moyens de faire tuer ceux qui les emmerdent.<br><strong>Deux</strong> – Sauf si c’est remboursé.<br><strong>Un</strong> – Par la Sécu, tu veux dire ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Et sinon, les affaires, comment ça va ?<br><strong>Deux</strong> – C’est un peu mort, en ce moment.<br><strong>Un</strong> – C’était quoi, ton dernier contrat.<br><strong>Deux</strong> – Une bonne femme qui n’avait pas le courage de se suicider. Elle voulait que je m’en charge.<br><strong>Un</strong> – Du velours. Au moins, personne ne viendra se plaindre.<br><strong>Deux</strong> – Tu parles. Au dernier moment, elle a changé d’avis. Comme elle avait un avoir, elle m’a demandé de tuer son mari à sa place. Maintenant, ça a l’air d’aller mieux… (<em>Un temps</em>) Et toi ?<br><strong>Un</strong> – Je devais supprimer une petite vieille. Le type avait acheté sa maison en viager, et elle était déjà centenaire.<br><strong>Deux</strong> – Pas de bol… Mais c’est dans des cas comme ça où notre profession a vraiment une utilité sociale.<br><strong>Un</strong> – Juste après avoir signé le contrat pour que je l’aide à mourir dans la dignité, elle meurt en sautant à l’élastique.<br><strong>Deux</strong> – Un saut à l’élastique ?<br><strong>Un</strong> – Ses petits-enfants lui avaient offert ça comme cadeau pour ses cent ans.<br><strong>Deux</strong> – Et l’élastique a lâché…<br><strong>Un</strong> – Non. C’est le cœur qui a lâché.<br><strong>Deux</strong> – Ah merde.<br><strong>Un</strong> – Du coup, le client a voulu se faire rembourser.<br><strong>Deux</strong> – Et alors ?<br><strong>Un</strong> – Un contrat, c’est un contrat.<br><strong>Deux</strong> – Après tout elle est morte.<br><strong>Un</strong> – Il n’a rien voulu entendre. Au lieu de tuer la vieille, j’ai dû me débarrasser du client.<br><strong>Deux</strong> – Tuer ses clients, ce n’est jamais bon pour les affaires.<br><strong>Un</strong> – C’est pour ça que dans ces cas-là, un syndicat, pour régler les différends commerciaux…<br><em>Un temps. On entend une sirène de police.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, je crois qu’on ne sera pas tout seuls, finalement…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Disparition</title>
		<link>https://sketchotheque.net/disparition-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 15:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Magasin]]></category>
		<category><![CDATA[Pour de vrai et pour de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Malentendu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1356</guid>

					<description><![CDATA[<p>Disparition, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pour de vrai et pour de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage arrive. Il regarde autour de lui, un peu perdu. Puis il se met à pleurer. Un autre personnage arrive.</em><br><strong>Un</strong> – Eh ben alors ? Qu’est-ce qui vous arrive ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai perdu ma femme…<br><strong>Un</strong> – Je suis vraiment désolé. Toutes mes condoléances.<br><em>L’autre cesse immédiatement de pleurer.</em><br><strong>Deux</strong> – Non, mais elle n’est pas morte.<br><strong>Un</strong> – Ah non…?<br><strong>Deux</strong> – C’est juste que… j’étais en train d’essayer des chaussures, elle était là à côté de moi et… l’instant d’après, elle avait disparu.<br><strong>Un</strong> – D’accord, donc… vous avez perdu votre femme.<br><strong>Deux</strong> – Oui, c’est ce que je vous disais.<br><strong>Un</strong> – Mais elle est encore vivante.<br><strong>Deux</strong> – Oui, enfin je crois…<br><strong>Un</strong> – Raison de plus pour ne pas pleurer.<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais… elle était là à côté de moi et… l’instant d’après, elle avait disparu.<br><strong>Un</strong> – Elle ne s’est pas volatilisée, tout de même ! Les gens ne disparaissent pas comme ça.<br><strong>Deux</strong> – Je vous l’ai dit ! Elle était là à côté de moi et…<br><strong>Un</strong> – L’instant d’après, elle avait disparu… Oui, j’ai compris.<br><em>L’autre regarde autour de lui, complètement déboussolé.</em><br><strong>Deux</strong> – Disparu… Elle a disparu…<br><strong>Un</strong> – On va la retrouver, ne vous inquiétez pas… Vous voulez que je vous accompagne jusqu’à l’accueil ? Ils accepteront sûrement de passer un message.<br><strong>Deux</strong> – Quel genre de message ?<br><strong>Un</strong> – Vous vous appelez comment ?<br><strong>Deux</strong> – Antoine.<br><strong>Un</strong> – Genre… le petit Antoine attend sa femme à l’accueil.<br><strong>Deux</strong> – Ou alors, elle a décidé de me quitter.<br><strong>Un</strong> – Vous êtes mariés depuis combien de temps.<br><strong>Deux</strong> – Trente ans.<br><strong>Un</strong> – Et au bout de trente ans, ça lui prendrait subitement, comme ça, de vous quitter ? Au beau milieu d’un supermarché, elle vous plante là, et elle part avec le caddy.<br><strong>Deux</strong> – Mon Dieu, le caddy, c’est vrai ! Il a disparu aussi…<br><strong>Un</strong> – Il était vide ou il était plein ?<br><strong>Deux</strong> – Vide, je crois.<br><strong>Un</strong> – Dans ce cas, elle n’est sûrement pas partie bien loin… Quels sont les derniers mots que votre femme vous a dit ?<br><strong>Deux</strong> – Attendez que je réfléchisse… Ah oui, ça y est, ça me revient. Elle m’a dit très exactement : on se retrouve au rayon surgelés.<br><strong>Un</strong> – Dans ce cas, vous devriez aussi envisager une autre possibilité.<br><strong>Deux</strong> – Laquelle ?<br><strong>Un</strong> – Qu’elle vous attende au rayon surgelés.<br><strong>Deux</strong> – Vous croyez ?<br><strong>Un</strong> – Je vois mal une femme quitter son mari après trente ans de mariage et lui dire en guise d’adieu : on se retrouve au rayon surgelés. Sans avoir l’intention de s’y rendre…<br><strong>Deux</strong> – Vous avez raison, je vais aller voir là-bas. Merci ! Merci, vraiment…<br><em>Il s’apprête à partir. On entend alors un message off.</em><br><em>Voix off</em> – La petite Josiane attend son mari au rayon bricolage.<br><strong>Deux</strong> – Vous croyez que ça pourrait être elle ?<br><strong>Un</strong> – Comment s’appelle votre femme ?<br><strong>Deux</strong> – Josiane.<br><strong>Un</strong> – Vous devriez aller voir…<br><em>L’autre s’en va, mais revient aussitôt.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est où, le rayon bricolage ?<br><strong>Un</strong> – Je vais vous accompagner…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour de vrai et pour de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pour-de-vrai-et-pour-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/pour-de-vrai-et-pour-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="280" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/pour-de-vrai-et-pour-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Pour de vrai et pour de rire de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-503" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/pour-de-vrai-et-pour-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/pour-de-vrai-et-pour-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x210.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chat et la souris</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-chat-et-la-souris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 15:29:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Maison]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Pour de vrai et pour de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Chat]]></category>
		<category><![CDATA[Souris]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1352</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le chat et la souris, un sketch humoristique extrait du recueil 'Pour de vrai et pour de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages.</em><br><strong>Un</strong> – Tu te souviens ? Je t’ai dit que j’avais une souris chez moi.<br><strong>Deux</strong> – Ouais.<br><strong>Un</strong> – Tu m’as conseillé de prendre un chat pour m’en débarrasser.<br><strong>Deux</strong> – Et alors ?<br><strong>Un</strong> – Ça a marché. Je n’ai plus de souris.<br><strong>Deux</strong> – Super.<br><strong>Un</strong> – Ouais. (<em>Silence</em>) Mais comment je fais pour me débarrasser du chat, maintenant ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/de-toutes-les-couleurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour de vrai et pour de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/pour-de-vrai-et-pour-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunnel</title>
		<link>https://sketchotheque.net/tunnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 13:19:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunnel, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux hommes (ou deux femmes), debout côte à côte, regardent droit devant eux.<br></em><strong>Un</strong> – Alors ça y est, c’est la fin.<br><strong>Deux</strong> – On dirait…<br><strong>Un</strong> – Tu crois qu’il y a quelque chose, après ?<br><strong>Deux</strong> – Va savoir…<br><strong>Un</strong> – Franchement, je n’y crois pas trop.<br><strong>Deux</strong> – On verra bien…<br><strong>Un</strong> – On n’était pas si mal, ici. Ce n’était pas le paradis, mais bon… Ce n’était pas l’enfer non plus.<br><strong>Deux</strong> – Comme on dit. On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on trouve.<br><strong>Un</strong> – Ça y est, je crois que j’aperçois quelque chose.<br><strong>Deux</strong> – Moi aussi…<br><strong>Un</strong> – On dirait un tunnel.<br><strong>Deux</strong> – Avec une lumière aveuglante au bout.<br><strong>Un</strong> – Jusque là, ça ressemble à ce qu’on nous avait dit…<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas si c’est bon signe.<br><strong>Un</strong> – C’est plutôt étroit. On ne va jamais pouvoir passer à deux…<br><strong>Deux</strong> – Vas-y le premier, je te couvre.<br><strong>Un</strong> – Courageux, mais pas téméraire…<br><strong>Deux</strong> – De toute façon, on ne peut pas rester ici, alors…<br><strong>Un</strong> – Oui, je crois qu’on ne va pas tarder à être expulsés…<br><strong>Deux</strong> – OK, j’y vais…<br><strong>Un</strong> – Tu me racontes ?<br><strong>Deux</strong> – Attends, je suis coincé… Ça y est, je vois la sortie !<br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne vas jamais me croire…<br><strong>Un</strong> – Quoi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça ressemble à une chambre d’hôpital…<br><strong>Un</strong> – On ne serait pas vraiment mort alors ?<br><strong>Deux</strong> – C’est pire que ça…<br><strong>Un</strong> – Comment, pire ?<br><strong>Deux</strong> – Ce n’est pas vraiment un hôpital…<br><strong>Un</strong> – C’est quoi alors ?<br><strong>Deux</strong> – Il y a un abruti qui me regarde sortir. Avec un sourire idiot… Putain, on est dans une maternité !<br><strong>Un</strong> – Oh, non… Ça ne va pas recommencer…<br><strong>Deux</strong> – Ça me donne envie de pleurer…<br><em>Bruit d’un bébé qui pleure.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Double vie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/double-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 13:12:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Morts de rire]]></category>
		<category><![CDATA[Notaire]]></category>
		<category><![CDATA[Office notarial]]></category>
		<category><![CDATA[Testament]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Double vie, un sketch humoristique extrait du recueil  'Morts de rire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bureau notarial. Une femme arrive, en tenue deuil. Elle hésite, puis s’assied. Au bout d’un moment, elle se penche vers le bureau pour voir les documents qui sont posés dessus, avant de se raviser. La curiosité étant trop forte, elle se penche à nouveau et avance une main hésitante pour saisir une enveloppe. Arrive alors une autre femme, également en tenue de deuil. Elle semble surprise en voyant l’autre, qui ne s’est pas aperçue de son arrivée. La nouvelle venue tousse pour signaler sa présence, et l’autre sursaute.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Vous m’avez fait peur…<br><strong>Femme 2</strong> – Je suis vraiment désolée. Mais je ne savais pas que… (Lui tendant la main et se présentant) Agnès…<br><strong>Femme 1 </strong>– Vous connaissez mon nom ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>étonnée</em>) – Euh… Non, Agnès, c’est moi. La veuve du défunt.<br><strong>Femme 1 </strong>– Quoi ?<br><strong>Femme 2</strong> – Vous vous appelez aussi Agnès ?<br><strong>Femme 1</strong> – Mais c’est moi, la veuve !<br><strong>Femme 2 </strong>– Pardon ?<br><strong>Femme 1 </strong>– Pour qui elle se prend, cette morue ?<br><strong>Femme 2</strong> – Tu peux répéter ça pouffiasse ?<br><em>Elles s’apprêtent à se sauter à la gorge quand le notaire arrive un gobelet de café à la main.</em><br><strong>Notaire</strong> – On vous a proposé un café ?<br><em>Les deux femmes reprennent une contenance plus digne.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Merci, ça ira.<br><strong>Femme 2</strong> – On est déjà assez énervées comme ça.<br><strong>Notaire</strong> – Je vous en prie, asseyez-vous… (<em>Les deux femmes se rasseyent.</em>) Et tout d’abord, permettez-moi de vous présenter toutes mes condoléances.<br><em>La première femme verse une larme. Le notaire lui tend une boîte de mouchoirs en papier et elle en prend un.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Merci.<br><em>L’autre femme lève les yeux au ciel avec un air excédé.</em><br><strong>Notaire</strong> – Très bien, alors puisque nous sommes au complet, je crois que nous allons pouvoir procéder à l’ouverture du testament.<br><strong>Femme 1</strong> – Au complet ?<br><strong>Notaire</strong> – À moins que nous n’attendions une troisième Agnès…<br><strong>Femme 2</strong> – Excusez-moi, mais je crois qu’il y a un petit malentendu…<br><strong>Notaire</strong> – J’y viens tout de suite, chère Madame, rassurez-vous… (<em>Il saisit l’enveloppe posée sur son bureau et toussote pour s’éclaircir la voix.</em>) J’irai droit au but. Comme votre présence conjointe dans ce bureau vous l’aura déjà fait subodorer, Monsieur Barbarin, avant sa mort, avait une double vie.<br><strong>Femme 1 </strong>– Une double vie ?<strong><br>Femme 2 </strong>– Je vous assure que nous n’avions rien subodoré du tout jusque là…<br><strong>Notaire</strong> – Quoi qu’il en soit, suite à sa disparition brutale dans des circonstances aussi obscures que douloureuses, Monsieur Barbarin laisse derrière lui deux veuves et deux orphelins… prénommés tous deux Baptiste.<br><strong>Femme 1</strong> – Votre fils s’appelle aussi Baptiste ?<br><strong>Notaire</strong> – C’est vrai que pour un homme qui mène une double vie, choisir deux femmes qui portent le même prénom et baptiser tous ses enfants Baptiste, cela peut éviter de commettre pas mal d’impairs…<br><strong>Femme 2</strong> (<em>anéantie</em>) – C’est clair…<br><strong>Notaire</strong> – Donc, il apparaît que le patrimoine de votre époux commun était principalement constitué d’une maison à Tarascon-sur-Rhône et d’une autre à Tarascon-sur-Ariège. C’est d’ailleurs au cours d’un de ses nombreux déplacements entre ces deux villes que Monsieur Barbarin aurait été emporté avec sa voiture par une rivière en crue lors d’un violent orage.<br><em>Les deux femmes échangent un regard hostile.</em><br><strong>Notaire</strong> – Sans attendre, je vais vous lire les dernières volontés du défunt. (<em>Il ouvre l’enveloppe</em>) Tout d’abord, en ce qui concerne ses obsèques, Monsieur Barbarin a émis le souhait d’être incinéré. Pour cela au moins, vous n’avez aucun souci à vous faire. Monsieur Barbarin était apparemment un homme très organisé, et il a tout prévu. Je vous communiquerai tout à l’heure les détails de…<br><em>Faisant un faux mouvement, le notaire renverse son café sur le testament.</em><br><strong>Notaire</strong> – Et merde… (<em>Il prend un mouchoir en papier et éponge le café renversé sur le testament.</em>) Pardon… Je vais arranger cela tout de suite, ne vous inquiétez pas, et je poursuis la lecture du testament… En espérant que ce torchon soit encore à peu près lisible… (<em>Il jette un regard sur le document</em>.) Bon, donc, en gros… Je vous résume… Monsieur Barbarin lègue sa maison de Tarascon à…<br><strong>Femme 1 </strong>– Tarascon-sur-Rhône ou Tarascon-sur-Ariège ?<br><strong>Notaire</strong> – Je vous avoue qu’avec le marc de café, je n’arrive pas à lire ce qu’il y a d’écrit exactement derrière Tarascon… Quoi qu’il en soit, Monsieur Barbarin lègue cette maison à sa femme Agnès et à son fils Baptiste.<br><strong>Femme 2 </strong>– Quelle Agnès ?<br><strong>Femme 1</strong> – Quel Baptiste ?<br><strong>Notaire</strong> – Là, je vous assure qu’il n’a pas précisé…<br><strong>Femme 2</strong> – C’est incroyable !<br><strong>Femme 1</strong> – Mais alors comment vous voulez-vous que…<br><em>Le téléphone du notaire sonne et il répond.</em><br><strong>Notaire</strong> – Excusez-moi un instant… Oui ? Non ? Ah oui ? Ah non ! Bon… Bon… Bon… Merci… (<em>Il raccroche</em>.) Alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.<br><strong>Femme 2</strong> – Je vous avoue que je serais assez curieuse de savoir quelle pourrait bien être la bonne…<br><strong>Notaire</strong> – Votre mari n’est pas mort noyé dans l’Ariège, comme on avait pu le croire dans un premier temps…<br><em>Les deux femmes échangent un regard, consternées.</em><br><strong>Notaire</strong> – Selon les derniers rebondissements de l’enquête, Monsieur Barbarin aurait pu remonter sur la rive après avoir été malencontreusement précipité dans la rivière par une bourrasque en promenant son chien nommé Tobby. Un chien dont apparemment, il ne se séparait jamais.<br><strong>Femme 1 </strong>– Notre chien aussi s’appelle Tobby !<br><strong>Femme 2 </strong>– C’est le même…<br><strong>Notaire</strong> – Pour ce qui est des chiens, en tout cas, il semblerait en effet que votre mari n’était pas polygame…<br><strong>Femme 1</strong> – Alors ce salaud est encore vivant ?<br><strong>Notaire</strong> – C’est là où j’en arrive à la mauvaise nouvelle… Il a pu reprendre place à bord de sa voiture et continuer sa route. En revanche le véhicule a été projeté dans le Rhône par un nouveau coup de mistral en arrivant à Tarascon. La gendarmerie vient de repêcher sa Twingo dans le fleuve il y a quelques minutes.<br><strong>Femme 2</strong> – Le Rhône, donc.<br><strong>Femme 1</strong> – Évidemment, le Rhône ! À Tarascon-sur-Rhône ! Il faut la mettre sous tension, celle-là, elle n’a pas l’électricité à tous les étages !<br><em>L’autre femme lui lance un regard meurtrier.</em><br><strong>Notaire</strong> – Monsieur Barbarin n’a vraiment pas eu de chance. Il est évident qu’il aurait mieux fait de ne pas prendre sa voiture ce jour là.<br><strong>Femme 1 </strong>– C’était l’anniversaire de mon Baptiste…<br><strong>Femme 2</strong> – Du mien aussi…<br><strong>Notaire</strong> – La loi des séries sans doute. Je parle de cette double noyade, bien sûr…<br><strong>Femme 2</strong> – Il faut croire que lorsqu’on a une double vie, on est aussi destiné à mourir deux fois.<br><strong>Notaire</strong> – Même si, selon la célèbre maxime d’Héraclite : on ne se noie jamais deux fois dans le même fleuve. (Un temps) Je plaisante…<br><strong>Femme 1 </strong>– Mais alors c’était quoi la bonne nouvelle ?<br><strong>Notaire</strong> – La bonne nouvelle, c’est qu’on a retrouvé le chien Tobby, et qu’il est bien vivant. Nous pourrons toujours envisager une garde partagée…<br><strong>Femme 1</strong> – Et c’est tout ce qu’il y a dans le testament ?<br><em>Silence embarrassé.</em><br><strong>Notaire</strong> – Oui… Ah, non, pardon… Attendez une minute… Voici la musique que votre mari a choisi pour accompagner sa crémation.<br><em>Il appuie sur une télécommande et on entend les premières paroles de la chanson « Allumer le Feu ». Plus quelques aboiements.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> <a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/">Morts de rire</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/morts-de-rire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="799" height="729" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs de Jean-Pierre Martinez Morts de rire" class="wp-image-502" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 799w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x274.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/morts-de-rire-jean-pierre-martinez-bandeau-768x701.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Changement de décor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/changement-de-decor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 12:22:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Maison]]></category>
		<category><![CDATA[Mélimélodrames]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Meuble]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Changement de décor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Mélimélodrames' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le faisceau d’une lampe torche dans l’obscurité. Puis un deuxième. Le premier éclaire le visage de la deuxième.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah, c’est toi ! Tu m’as fait peur…<br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ça y est, tout est dans le camion.<br><strong>Elle</strong> – Ça s’est bien passé ?<br><strong>Lui</strong> – La routine.<br><em>Elle dirige le faisceau vers le public.</em><br><strong>Elle</strong> – Donc, il n’y avait personne…<br><strong>Lui</strong> – Avec le vacarme qu’a fait le clébard quand je suis arrivé… S’il y avait quelqu’un dans la maison, il se serait déjà réveillé.<br><strong>Elle</strong> – Ou alors, c’est qu’il est mort.<br><strong>Lui</strong> – Ne parle pas de malheur. Tu imagines un peu ? Tu rentres dans une baraque la nuit pour la cambrioler, et tu tombes sur un macchabée…<br><strong>Elle</strong> – Avec la poisse que j’ai en ce moment, ça ne m’étonnerait qu’à moitié.<br><strong>Lui</strong> – Ouais… J’ai vu ça dans un film, une fois. Je ne sais plus comment ça s’appelait…<br><strong>Elle</strong> – Tu me raconteras ça une autre fois. Et, le clébard… Ça va ?<br><strong>Lui</strong> – Merci de t’inquiéter de savoir si je ne me suis pas fait mordre…<br><strong>Elle</strong> – Tu t’es fait mordre ?<br><strong>Lui</strong> – Il a déchiré mon pantalon. J’ai dû l’assommer…<br><strong>Elle</strong> – S’il n’y a personne, on peut allumer, non ?<br><strong>Lui</strong> – Vas-y, les maisons tout autour sont inoccupées. C’est surtout des résidences secondaires. Sans parler de ceux qui ont déjà déménagé.<br><strong>Elle</strong> – À cause des cambriolages, sûrement.<br><strong>Lui</strong> – Si ça continue, il n’y aura plus que des maisons vides à cambrioler dans la région.<br><em>Elle actionne un interrupteur et la lumière se fait. Les vêtements de l’homme sont en lambeaux.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah oui, il t’a bien arrangé. Pauvre bête… Tu ne lui as pas fait trop mal, au moins ?<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi ? Tu veux faire un signalement à la SPA ?<br><em>Ils jettent un regard circulaire sur les lieux.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu as fait le grand nettoyage, dis donc. Il n’y a plus rien.<br><strong>Lui</strong> – Tout est rentré dans le camion.<br><strong>Elle</strong> – Des choses intéressantes ?<br><strong>Lui</strong> – Des meubles surtout. Des bibelots. Plutôt de mauvais goût.<br><strong>Elle</strong> – Je vois…<br><strong>Lui</strong> – Genre nouveau riche.<br><strong>Elle</strong> – Il vaut mieux être un nouveau riche qu’un nouveau pauvre.<br><strong>Lui</strong> – En revanche, il y avait un coffre-fort.<br><strong>Elle</strong> – Non ?<br><strong>Lui</strong> – J’en suis venu à bout.<br><strong>Elle</strong> – Combien ?<br><strong>Lui</strong> – Tout est dans le camion. Je n’ai pas compté.<br><strong>Elle</strong> – On verra ça tout à l’heure. On ne va pas traîner ici. Tu as regardé dans les autres pièces ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai tout vidé. Tu es venue avec Momo ?<br><strong>Elle</strong> – J’ai piqué un roupillon dans la voiture en venant, je ne sais même pas où on est. (<em>Elle regarde à nouveau autour d’elle.</em>) C’est fou ce qu’une maison vide peut ressembler à une autre.<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><strong>Elle</strong> – Tu es sûr que c’est la bonne maison ?<br><strong>Lui</strong> – Tu as vu la croix, en bas, sur la façade. Momo a fait le repérage dans le coin la semaine dernière.<br><strong>Elle</strong> – Ouais… Le genre de croix qui veut dire objets de valeur, pas d’alarme, effraction facile…<br><strong>Lui</strong> – Il ne s’était pas trompé. Sauf pour le chien. Il devait dormir quand il est passé.<br><strong>Elle</strong> – C’est bizarre. Cette maison me dit vaguement quelque chose…<br><strong>Lui</strong> – Des gens que tu connais, peut-être…<br><strong>Elle</strong> – Peut-être…<br><em>Elle ramasse quelque chose par terre.</em><br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Elle</strong> – Une quittance EDF.<br><strong>Lui</strong> – Ça a dû tomber d’un tiroir.<br><strong>Elle</strong> – Elle est à mon nom…<br><strong>Lui</strong> – Non…?<br><strong>Elle</strong> – Je me disais bien aussi…<br><strong>Lui</strong> – Tu veux dire que…<br><strong>Elle</strong> – On est chez moi ! Je rêve… Vous avez cambriolé chez moi !<br><strong>Lui</strong> – Comment je pouvais savoir, moi ! Il y avait la croix sur le mur. Tu n’as pas dit à Momo où tu habitais ?<br><strong>Elle</strong> – Non… Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Ça ne m’est pas venu à l’idée…<br><strong>Elle</strong> – Oh putain… Il y avait une chance sur mille…<br><em>Silence.</em><br><strong>Lui</strong> – Bon… Ben le déménagement sera plus vite fait…<br><strong>Elle</strong> – Je n’avais pas l’intention de déménager.<br><strong>Lui</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Elle</strong> – Que veux-tu qu’on fasse ? On n’a plus qu’à remettre les meubles en place. Tu sais, les meubles et les bibelots de mauvais goût. Genre nouveau riche…<br><strong>Lui</strong> – OK…<br><strong>Elle</strong> – Et puis tu vas me rendre mon fric. J’aurai peut-être assez pour me payer un nouveau coffre-fort avec. Maintenant que t’as percé le mien…<br><strong>Lui</strong> – Tu n’as rien à regretter de ce côté-là. C’était de la camelote. J’en suis venu à bout en cinq minutes…<br><strong>Elle</strong> – C’est dingue. J’espère que le chien s’en sortira, au moins…<br><strong>Lui</strong> – Tu te préoccupes encore de ce putain de clébard ?<br><strong>Elle</strong> – C’est le mien ! C’est mon chien que tu as assommé !<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, c’est vrai, excuse-moi… Bon, ça va, il s’en remettra.<br><strong>Elle</strong> – Oui… Il était allongé devant sa niche quand je suis passée. Je me demandais pourquoi il n’avait pas aboyé quand il m’a vue.<br><strong>Lui</strong> – Il a reconnu sa maîtresse, forcément.<br><strong>Elle</strong> – Ouais… Et moi, je n’ai même pas reconnu ma propre baraque…<br><strong>Lui</strong> – Et après on va dire que les bêtes sont moins intelligentes que nous.<br><strong>Elle</strong> – Bon, alors au boulot. Parce qu’on n’a pas fini, hein…<br><strong>Lui</strong> – Sinon, on déclare le cambriolage, et tu te fais rembourser par l’assurance.<br><strong>Elle</strong> – Tu crois ?<br><strong>Lui</strong> – On se débarrasse de tout ce bazar, si on arrive à le refourguer à quelqu’un. Et tu en profites pour changer la déco…<br><strong>Elle</strong> – Ouais… Et puis ça évitera un changement de décor au metteur en scène.<br><strong>Lui</strong> – On sort par la cour ou par le jardin ?<br><em>Ils sortent.<br><strong>Noir</strong>.</em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Les meubles</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-meubles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 07:37:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Appartement]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Meuble]]></category>
		<category><![CDATA[Société de consommation]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meubles, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un couple. Pas de décor. Il est là, elle arrive.<br></em><strong>Elle</strong> (<em>regardant autour d’elle, sidérée</em>) – Mais… où sont passés les meubles ?<br><strong>Lui</strong> (<em>fier de lui</em>) – Tu ne devineras jamais.<br><em>Elle le regarde, attendant une explication.</em><br><strong>Lui</strong> – Un type a sonné à la porte ce matin. Un antiquaire !<br><strong>Elle</strong> (<em>inquiète</em>) – Et alors ?<br><strong>Lui</strong> – Je lui ai d’abord dit qu’on n’avait rien à vendre…<br><strong>Elle</strong> – Et après… ?<br><strong>Lui</strong> – Je me suis dit que ça ne coûtait rien de faire évaluer tout ça. L’estimation était gratuite. Tu ne devineras jamais combien il m’a proposé pour toutes ces vieilleries.<br><strong>Elle</strong> – Combien… ?<br><strong>Lui</strong> – Largement de quoi en racheter d’autres.<br><strong>Elle</strong> – Alors pourquoi tu les as vendues ?<br><strong>Lui</strong> – Pour changer un peu ! Tu m’as dit que tu voulais acheter un autre canapé.<br><strong>Elle</strong> – Et alors… ?<br><strong>Lui</strong> – Tu sais très bien que si on avait changé le canapé, on aurait dû racheter une table qui aille avec. Après, il aurait fallu changer les chaises, et ainsi de suite…<br><strong>Elle</strong> – Oui, peut-être…<br><strong>Lui</strong> – Ça nous aurait coûté une fortune ! Et qu’est-ce qu’on aurait fait de nos vieux meubles ?<br><em>Elle ne dit rien.</em><br><strong>Lui</strong> – Là, c’est beaucoup plus simple.<br><strong>Elle</strong> – Et en attendant ?<br><strong>Lui</strong> – En attendant quoi ?<br>Elle – Qu’on en achète d’autres…<br><em>Il regarde autour de lui la pièce vide.</em><br><strong>Lui</strong> – Personnellement, je n’ai jamais aimé les pièces surchargées.<br><strong>Elle</strong> – C’est sûr que, là, ce n’est plus surchargé du tout…<br><strong>Lui</strong> – Tu n’es pas contente ?<br><strong>Elle</strong> – De ne plus avoir de meubles… ?<br><strong>Lui</strong> – Mais c’est toi qui m’as dit que tu n’aimais pas notre vieux canapé !<br><strong>Elle</strong> – Je ne t’ai pas dit que je ne voulais plus de meubles du tout. On n’a même plus de lit !<br><strong>Lui</strong> – Mais je viens de t’expliquer que… Moi, je croyais te faire plaisir !<br><strong>Elle</strong> (<em>conciliante</em>) – Écoute, on va aller au restaurant ce soir. On dormira à l’hôtel, et demain on va racheter des meubles. D’accord ?<br><strong>Lui</strong> – D’accord…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Reste à choisir le style.<br><strong>Elle</strong> – Tant qu’à changer, on ferait mieux de mettre du moderne, non ?<br><strong>Lui</strong> – Oui… Mais alors là, il faudrait refaire les peintures…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne crois pas que tu es un peu trop perfectionniste ?<br><strong>Lui</strong> – Du mobilier moderne avec ces peintures crasseuses, ça va jurer…<br><strong>Elle</strong> (<em>ironique</em>) – On ferait peut-être mieux carrément de changer d’appartement.<br><strong>Lui</strong> – Tu crois ? (<em>Un temps</em>) Remarque, le déménagement serait vite fait… On coupe l’eau et l’électricité en partant, on n’a même pas besoin de revenir.<br><em>Elle est soudain prise d’un doute.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu as bien vidé les tiroirs ?<br><strong>Lui</strong> – Évidemment.<br><strong>Elle</strong> – Et ton alliance ?<br><strong>Lui</strong> – Mon alliance ?<br><strong>Elle</strong> – Celle que tu gardais dans le tiroir de la table de nuit !<br><strong>Lui</strong> – Merde…<br><em>Elle ne dit rien, mais on voit qu’elle est anéantie. Il est très mal aussi.</em><br><strong>Lui</strong> – Elle était là depuis tellement longtemps. Je ne m’en souvenais même plus…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Tu as l’adresse de cet antiquaire ?<br><strong>Lui</strong> – Non… Il m’a payé en liquide, il a tout mis dans son camion et il est parti. (<em>Un temps, n’y croyant pas</em>) S’il la retrouve, il nous téléphonera sûrement…<br><strong>Elle</strong> (<em>amère</em>) – Oui… Et puis si tu ne la retrouves pas, tu pourras toujours changer de femme… Tu en prendras une plus moderne, qui se marie bien avec les nouvelles peintures et le nouveau mobilier.<br><strong>Lui</strong> – Je suis désolé…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi tu ne l’as jamais mise, cette alliance ?<br><strong>Lui</strong> – Je l’ai mise! (<em>Un temps</em>) Avant qu’on se marie… Tu te souviens ? Je les avais achetées dans un bazar au Yémen. Pour faire croire qu’on était déjà mariés. Sinon, ils ne voulaient pas nous louer de chambre, dans les hôtels.<br><strong>Elle</strong> – Maintenant que tu as revendu tous nos meubles, y compris le lit conjugal, on va bien être obligés d’y aller, à l’hôtel, cette nuit…<br><strong>Lui</strong> – Ne t’inquiète pas, on est en France. Ils ne demanderont pas à voir notre livret de famille…<br><strong>Elle</strong> – Et après le mariage ? Pourquoi tu la laissais dans cette table de nuit, ton alliance ?<br><strong>Lui</strong> – Ben… J’avais peur de la perdre.<br><strong>Elle</strong> – C’est réussi…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Lui</strong> – Tu m’en veux… ?<br><em>Elle ne répond pas.</em><br><strong>Lui</strong> – Allez viens, on y va !<br><strong>Elle</strong> – Où ?<br><strong>Lui</strong> – À l’hôtel ! Ce sera un peu comme un deuxième voyage de noces… Plus d’alliance, plus de meubles, bientôt plus d’appartement. On repart à zéro !<br><strong>Elle</strong> – Moi, j’ai toujours mon alliance…<br><strong>Lui</strong> – Tu ferais mieux de la retirer.<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Lui</strong> – Tu as l’air mariée, moi pas. À l’hôtel ils vont croire à un adultère…<br><strong>Elle</strong> – J’ai le choix entre le retour au célibat et une liaison illégitime, c’est ça ?<br><em>Ils s’en vont.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu as une drôle de conception du mariage…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="379" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Elle et Lui" class="wp-image-493" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp 629w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil-300x181.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></a></figure>



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		<title>Cauchemar</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cauchemar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 07:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Elle et Lui]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Cauchemar]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cauchemar, un sketch humoristique extrait du recueil 'Elle et Lui' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Il entre avec une perruque blonde et un ballon de foot. Elle arrive après lui par derrière avec une veste d’homme et des moustaches façon Hitler ou Charlot.<br></em><strong>Elle</strong> – Guten Tag…<br><em>Il sursaute en la voyant.</em><br><strong>Lui</strong> – Mais… Vous êtes qui, vous ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis… la baby-sitter.<br><em>Il a l’air terrifié. Elle sort un paquet de cigarettes.</em><br><strong>Elle</strong> (<em>lui tendant le paquet</em>) – Vous fumez ?<br><strong>Lui</strong> (<em>il s’apprête à en prendre une mais se ravise</em>) – Non, merci.<br><strong>Elle</strong> – Natürlich. C’est interdit ! Il y a un cendrier, mais ça ne veut rien dire! C’est seulement pour que les contrevenants ne brûlent pas la moquette… C’est très français, ça. On fait des lois, mais on prévoit toujours un plan B au cas probable où… (<em>Elle sort un paquet de chewing-gums</em>.) Vous voulez un chewing-gum ?<br><strong>Lui</strong> – Ça me ballonne un peu…<br><strong>Elle</strong> – Vous savez pourquoi les grillons du métro sont en voie de disparition ?<br><strong>Lui</strong> – Il y a des grillons dans le métro ?<br><strong>Elle</strong> – Ou des criquets, je ne sais plus. C’est parce que ces animaux se nourrissaient de mégots. Alors depuis que c’est interdit de fumer dans le métro, ils dépérissent. Vous vous rendez compte ? C’est tout un écosystème qui a été bouleversé… Remarquez, ils pourraient se mettre à mâcher des vieux chewing-gums…<br><strong>Lui</strong> – J’ai vu une expo sur la vie animale en milieu urbain, au Parc floral. On ne le sait pas, mais il y a une faune incroyable, dans Paris. Il paraît même qu’il y a des loups. Mais des centaines, hein ?<br><strong>Elle</strong> – Des loups ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais ils ne sortent que la nuit, dans les parcs…<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez dire… des renards… ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, peut-être… En tout cas, je n’en ai jamais vu…<br><strong>Elle</strong> – C’est parce que les parcs sont fermés, la nuit…<br><em>Bruit d’une porte qui se ferme.</em><br><em>Il a l’air très inquiet.</em><br><strong>Elle</strong> – La femme de ménage a fermé en partant… et elle a emporté la clef.<br><strong>Lui</strong> – Il n’y a aucune fenêtre… On ne peut même pas appeler au secours…<br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas de téléphone portable… ?<br><em>Il fouille dans ses poches. Son visage s’illumine quand il en extirpe quelque chose.</em><br><strong>Lui</strong> – Ah si ! (<em>Sa mine s’obscurcit en constatant que ce n’est pas un portable</em>.) Mince, c’est la télécommande que je cherchais partout…<br><strong>Elle</strong> – Mais… il n’y a pas la télé !<br><strong>Lui</strong> – Bon ben… Le facteur nous délivrera demain matin…<br><strong>Elle</strong> – Demain… c’est Noël !<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, c’est vrai, merde…!<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez peut-être vous allonger… ?<br><em>Il la regarde, terrorisé. Elle sort un drap blanc.</em><br><strong>Elle</strong> – Si on doit réveillonner ensemble, autant s’installer confortablement… Vous préférez quel côté ?<br><strong>Lui</strong> – Je n’ai pas de préférence.<br><strong>Elle</strong> – Alors, je vais prendre celui-là…<br><em>Elle se glisse sous le drap. Il s’installe aussi. Ils s’apprêtent à dormir.</em><br><strong>Elle</strong> – Eh ben… joyeux Noël, alors !<br><strong>Lui</strong> – C’est ça, joyeux Noël…<br><em>Un temps. Il pousse un cri, et se réveille en sursaut. Elle se réveille aussi. Il n’a plus sa perruque et elle n’a plus sa moustache.</em><br><strong>Elle</strong> – Ça va, chéri ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, oui, ça va… J’ai dû faire un cauchemar. J’ai rêvé que c’était Noël…<br><strong>Elle</strong> (<em>le regardant, interloquée</em>) – Mais chéri…, c’est Noël !<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="379" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Elle et Lui" class="wp-image-493" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil.webp 629w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/Elle-et-lui-jean-pierre-martinez-recueil-300x181.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 629px) 100vw, 629px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Un bon coup de balai</title>
		<link>https://sketchotheque.net/un-bon-coup-de-balai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 10:18:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Banquier]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de trottoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Femme de ménage]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Balai]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte des classes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un bon coup de balai, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de trottoirs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Maria est en train de passer un coup de balai. Édouard arrive en costume trois pièces.<br></em><strong>Édouard</strong> – Ah Maria… Je voulais vous dire un mot, justement…<br><strong>Maria</strong> (<em>arrêtant de balayer</em>) – Oui, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Il y a combien d’années que vous balayez pour nous, Maria ?<br><strong>Maria</strong> – Je ne sais pas, monsieur. Je n’ai pas compté. Vous n’êtes pas content de mon travail ?<br><strong>Édouard</strong> – Si, si, Maria, au contraire. Je tenais d’ailleurs à vous féliciter. Vous connaissez la devise de notre banque ?<br><strong>Maria</strong> – Il faut savoir balayer devant sa porte ?<br><strong>Édouard</strong> – Bien, Maria, exactement ! Grâce à vous, la devanture du Crédit Solidaire est toujours impeccable. Et la devanture d’une banque, c’est sa vitrine, n’est-ce pas ? Si la vitrine d’une banque n’est pas impeccablement tenue, les clients pourraient se dire que…<br><strong>Maria</strong> – Le banquier n’est sûrement pas très net non plus…<br><strong>Édouard</strong> – Voilà ! Vous avez tout compris, Maria.<br><strong>Maria</strong> – Je peux continuer mon travail, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Pas tout à fait, Maria… Bon… (<em>Il s’éclaircit la gorge.</em>) Comme vous le savez, ma chère Maria… Ma très chère Maria… Je dirais même ma trop chère Maria… C’est la crise.<br><strong>Maria</strong> – Ah oui, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – La crise, Maria ! Même si vous ne lisez pas la presse économique tous les jours, vous en avez entendu parler, tout de même ? Mais oui, suis-je bête ! Vous êtes bien espagnole, Maria, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Portugaise, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Mais c’est encore mieux ! Enfin, je veux dire encore pire… Le Portugal est le pays le plus endetté de la zone euro ! Ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant ?<br><strong>Maria</strong> – Non, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Bref, c’est la récession, et le monde de la finance, bien entendu, est le premier affecté par la baisse générale des valeurs…<br><strong>Maria</strong> – Les valeurs…<br><strong>Édouard</strong> – Je parle des valeurs boursières, évidemment, mais soyez-en persuadée, Maria, de la dépression économique à la dépression tout court, il n’y a souvent qu’un pas. Quand la Bourse est à la baisse, le moral l’est aussi. Et quand le moral est dans les chaussettes, la crise morale n’est pas loin non plus.<br><strong>Maria</strong> – Oui, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Vous-même, Maria, ne me dites pas que vous n’êtes pas un peu déprimée ?<br><strong>Maria</strong> – Ça va, monsieur, je ne me plains pas…<br><strong>Édouard</strong> – Excusez-moi, Maria, mais quand on vous voit, comme ça, avec votre balai… On n’a pas l’impression que vous respirez la joie de vivre, je vous assure !<br><strong>Maria</strong> – Je suis peut-être un peu fatiguée, en ce moment… À force de balayer devant votre porte…<br><strong>Édouard</strong> – Tout cela pour vous dire, Maria, que notre banque, évidemment, n’est pas non plus épargnée par la tourmente… et que nous devons faire nous aussi des économies. Vous comprenez cela, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Oui, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Pour votre bien, Maria, le Crédit Solidaire a donc dû prendre des mesures drastiques et néanmoins douloureuses afin de préserver votre emploi. Emploi dont la pérennité, je peux vous le dire maintenant, était gravement menacée.<br><strong>Maria</strong> – Merci monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – J’ai donc le plaisir de vous annoncer, Maria, que vous n’êtes pas licenciée.<br><strong>Maria</strong> – Je travaille au noir, monsieur.<br><strong>Édouard</strong> – Quoi qu’il en soit, vous pourrez continuer à balayer devant notre porte jusqu’à nouvel ordre. Et qui sait ? Un jour peut-être, je vous laisserai balayer aussi le bureau du directeur.<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Évidemment, le Crédit Solidaire attend de vous que vous fassiez aussi un petit effort pour nous aider à préserver l’emploi dans ce pays. Car sans emploi, pas de pouvoir d’achat, sans achat pas de confiance, et sans confiance, pas d’emploi. C’est le cercle vicieux de la stagflation, vous me suivez ?<br><strong>Maria</strong> – J’essaie, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Tout cela vous dépasse, bien sûr, ma pauvre Maria, mais vous pouvez me faire confiance… Je vais d’ailleurs essayer d’être plus clair… En contrepartie de la préservation de votre emploi, le Crédit Solidaire vous propose une baisse de rémunération de trente pour cent. J’imagine que cette proposition vous semble raisonnable, n’est-ce pas ?<br><strong>Maria</strong> – Trente pour cent ?<br><strong>Édouard</strong> – Un petit tiers, si vous préférez.<br><strong>Maria</strong> – Un tiers en moins ?<br><strong>Édouard</strong> – Ben oui, pas en plus, hein ? Vous savez que par les temps qui courent, même les emplois de balayeur ne courent pas les rues, Maria. Bientôt pour balayer dans une banque, même au black, il faudra au moins bac plus trois ! Plus éventuellement un bon coup de piston et une promotion canapé… Vous avez le bac, vous, Maria ?<br><strong>Maria</strong> – Non monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – J’imagine que vous n’avez pas davantage de relations haut placées ?<br><strong>Maria</strong> – Non, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Et pour la promotion canapé, ma chère Maria, sans vouloir vous vexer, je ne suis pas sûr non plus que tous les atouts soient vraiment de votre côté… Que voulez-vous, c’est comme ça… C’est la grande loterie de la vie… Et même le Crédit Solidaire n’y pourra rien changer… Certains naissent en Suisse avec un nom à rallonge et un physique avantageux, et d’autres… Bref, vous conviendrez donc que notre proposition est plus que généreuse… Qu’en pensez-vous ?<br><strong>Maria</strong> – Ce que j’en pense, monsieur ?<br><strong>Édouard</strong> – Oui, Maria… Ce n’est pas absolument nécessaire que vous en pensiez quelque chose, mais je vous écoute néanmoins. Nous sommes toujours en démocratie, quand même…<br><strong>Maria</strong> – Ce que j’en pense…<br><strong>Édouard</strong> – Vous devez bien en penser quelque chose…<br><strong>Maria</strong> – Mais je pense bien que j’en pense quelque chose, monsieur… (<em>Maria lève son balai pour le frapper.</em>) Voilà ce que j’en pense, monsieur !<br><strong>Édouard</strong> – Maria ? Mais vous êtes devenue folle ? (<em>Elle le poursuit avec son balai</em>.) Mais enfin, Maria, calmez-vous ! Et puis ce n’est qu’une proposition ! Nous sommes pour le dialogue social, nous aussi… (<em>Elle lui assène quelques coups.</em>) Aïe… Ouille… Vingt pour cent ?<br><strong>Maria</strong> – Vous voulez encore tâter de mon balai ?<br><strong>Édouard</strong> – Dix pour cent ?<br><strong>Maria</strong> – Dix pour cent d’augmentation ?<br><strong>Édouard</strong> – C’est-à-dire que… (<em>Maria est prête à frapper à nouveau.</em>) Très bien, Maria… Il faut savoir terminer une négociation, et j’ai bien compris que votre proposition justement n’était pas négociable… Marché conclu… Le Crédit Solidaire vous augmente de dix pour cent…<br><strong>Maria</strong> – Très bien, monsieur.<br><strong>Édouard</strong> – Mais dites-moi, Maria, vous êtes dure en affaires… Nous savons aussi apprécier chez nos employés les qualités qui sont les leurs… Et on peut dire que vous ne manquez pas de caractère…<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur…<br><strong>Édouard</strong> – Ça vous dirait un petit stage de formation, entièrement payé, bien sûr, pour intégrer notre service de recouvrement ? Comme je vous le disais, c’est la crise, et les mauvais payeurs sont de plus en plus nombreux…<br><strong>Maria</strong> – Encore un coup de balai, monsieur ?<br><em>Il s’éloigne prudemment.</em><br><strong>Édouard</strong> – N’en parlons plus, Maria. Je vous laisse travailler…<br><strong>Maria</strong> – Merci, monsieur.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/">Brèves de trottoirs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p><strong>Analyse</strong><br>« Un bon coup de balai » est une satire sociale sur les rapports de pouvoir entre les élites économiques et les travailleurs précaires. Le comique naît ici de l’hypocrisie managériale, des discours creux justifiant l’injustifiable (une baisse de salaire pour préserver un emploi au noir…), et surtout du renversement brutal des rôles. Maria, faussement soumise, incarne la revanche du bon sens populaire contre l’arrogance cynique de la caste dominante.<br>Le personnage d’Édouard est une caricature jouissive du cadre supérieur déconnecté : il parle beaucoup, mais ne comprend rien. Il tente de masquer une violence sociale derrière un langage feutré et abscons. Maria, elle, ne parle pas autant — mais agit. Le balai devient ici une arme symbolique et comique, un outil de révolte autant que de nettoyage — au propre comme au figuré.<br>Un sketch féroce, à la fois hilarant et d’une acuité mordante, sur le monde du travail, les inégalités et la résistance face à l’humiliation. Le Crédit Solidaire, au nom cynique, devient un décor idéal pour une leçon d’humanité… et de négociation.</p>
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		<item>
		<title>À la rue</title>
		<link>https://sketchotheque.net/a-la-rue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 09:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de trottoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[Rue]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Défense animale]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la rue, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de trottoirs' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme est là, habillé comme un enfant. Une femme arrive, également habillée comme une enfant.</em><br><strong>Deux</strong> – Eh ben alors, qu’est-ce qui t’arrive ? Ça n’a pas l’air d’aller ?<br><strong>Un</strong> – Non…<br><strong>Deux</strong> – Où est-ce qu’ils sont tes enfants ?<br><strong>Un</strong> – Mes enfants viennent de m’abandonner.<br><strong>Deux</strong> – En pleine rue, comme ça ? Mais c’est monstrueux ! Comment peut-on faire ça à un adulte ? C’étaient tes enfants naturels ?<br><strong>Un</strong> – Non, j’ai été adopté. Ils m’avaient recueilli à la SPA il y a à peine un an…<br><strong>Deux</strong> – La SPA ?<br><strong>Un</strong> – La Société protectrice des adultes.<br><strong>Deux</strong> – Et voilà ! Les enfants ont perdu tout sens des responsabilités, de nos jours. Ils prennent un parent de compagnie sur un coup de tête, sans réfléchir à toutes les contraintes que ça représente, le nourrir, l’habiller, le promener… Et quand ils en ont assez, ils l’abandonnent sur le trottoir. Un adulte, ce n’est pas un objet, quand même ! Ce n’est pas un jouet !<br><strong>Un</strong> – Tu ne veux pas m’adopter, toi ?<br><strong>Deux</strong> – Mon pauvre. Ce serait de bon cœur, mais je suis déjà moi-même l’adulte domestique d’une famille de cinq frères et sœurs. Alors si je revenais avec un compagnon à la maison, je ne suis pas sûre qu’ils seraient d’accord…<br><strong>Un</strong> – Dommage. Tu avais l’air gentille. Et tes enfants, ils te traitent bien au moins ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va… Une fois, ils m’ont oubliée dans une station-service en partant en vacances, mais ils ne l’avaient pas fait exprès. Qu’est-ce que j’ai eu peur… J’ai cru moi aussi qu’ils m’avaient abandonnée ! Mais non, ils sont revenus me chercher une heure après…<br><strong>Un</strong> – Une heure ?<br><strong>Deux</strong> – La sortie suivante était à plus de cinquante kilomètres… Alors qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Tu es tatoué au moins ?<br><strong>Un</strong> – Oui… Ils m’ont tatoué leur numéro de portable sur l’épaule gauche…<br><strong>Deux</strong> – C’est quand même une marque de confiance.<br><strong>Un</strong> – Tu trouves ?<br><strong>Deux</strong> – Ça veut dire qu’au début au moins, ils n’avaient pas l’intention de t’abandonner… Encore que, sur l’épaule gauche, ça ne doit pas être facile à lire pour toi, ce numéro.<br><strong>Un</strong> – Heureusement, je connais le numéro par cœur…<br><strong>Deux</strong> – Et tu as essayé de les appeler ?<br><strong>Un</strong> – Je tombe sur une boîte vocale. Ils ont peut-être changé de numéro.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sûr qu’ils l’ont fait exprès?<br><strong>Un</strong> – On était dans la rue. Je marchais devant. À un moment donné, je me suis retourné et ils n’étaient plus là.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, les enfants font souvent ça quand ils veulent se débarrasser de leurs adultes… Bon, malheureusement, je vais devoir t’abandonner moi aussi.<br><strong>Un</strong> – M’abandonner ?<br><strong>Deux</strong> – Enfin, je veux dire… Mes enfants sont dans ce magasin de jouets, là. C’est interdit aux adultes. Mais ils ne vont pas tarder à ressortir…<br><em>Le portable de l’autre sonne.</em><br><strong>Un</strong> – Allô ? Ah c’est vous ! Non, non, j’ai cru que… Enfin je croyais vous avoir perdus… Ah vous êtes dans ce magasin aussi ? Oui, oui, je suis juste devant avec un autre adulte. Non, non, je vous attends. Prenez votre temps… (Il range son portable.) C’était eux…<br><strong>Deux</strong> – Eh ben tu vois, il ne fallait pas avoir peur… Les enfants, quand même, ils ne nous abandonnent pas comme ça.<br><strong>Un</strong> – Tu as raison… Je me suis emballé un peu vite… Je suis un peu émotif. Tu habites dans le quartier ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, oui… Juste au bout de la rue…<br><strong>Un</strong> – On pourra se voir de temps en temps alors…<br><em>Il semble apercevoir quelque chose.</em><br><strong>Un</strong> – Cette fois, il faut absolument que je te laisse. Je les vois qui sortent du magasin, et ils ont horreur d’attendre… (<em>En direction des coulisses</em>) Oui, oui, j’arrive ! Alors vous avez trouvé quelque chose qui vous plaît ?<br><em>Il sort. L’autre reste là, pensive.</em><br><strong>Deux</strong> – Quelle vie de chien…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/">Brèves de trottoirs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="247" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Brèves de trottoirs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-477" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez-300x185.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p><strong>Analyse</strong><br>« À la rue » est une fantaisie poétique et sociale pleine de tendresse et d’ironie. En inversant les rôles — les adultes deviennent les animaux de compagnie des enfants — le sketch renverse notre imaginaire quotidien avec une cohérence troublante. L’absurde y est traité avec une grande douceur, presque mélancolique.<br>On y retrouve les codes de la comédie animalière et du fait divers (abandon, tatouage, adoption, culpabilité…) transposés à l’humain dans un monde fictionnel inversé mais pourtant très cohérent. C’est drôle, inattendu, mais aussi profondément critique à l’égard d’une société de consommation qui traite les relations humaines comme des contrats temporaires, où tout peut être rendu ou remplacé.<br>Le style enfantin des répliques, le décor (devant un magasin de jouets), et le retournement final renforcent un sentiment d’inconfort joyeux. On en rit… mais on y repense après. Le sketch s’achève d’ailleurs sur un soupir existentiel “Quelle vie de chien…”.</p>
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		<title>La rue est à tout le monde</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-rue-est-a-tout-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 08:19:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de trottoirs]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
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		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<category><![CDATA[Travestissement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rue est à tout le monde, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de trottoirs' de Jean-Pierre Martinez. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme travesti en femme, genre prostituée, fait le pied de grue sur le trottoir. Une religieuse arrive. Elle semble désagréablement surprise de voir le travesti.</em><br><strong>Religieuse</strong> – Qu’est-ce que vous foutez là ?<br><strong>Travesti</strong> – Ça ne se voit pas ?<br><strong>Religieuse</strong> – Ce n’est pas la rue Saint-Denis, ici. Vous ne trouvez pas que vous détonnez un peu dans le paysage ?<br><strong>Travesti</strong> – Vous êtes de la police ?<br><strong>Religieuse</strong> – Pas exactement…<br><strong>Travesti</strong> – La rue est à tout le monde, non ?<br><em>L’autre lui tend un billet.</em><br><strong>Religieuse</strong> – Bon, tenez, voilà un billet de dix. Prenez ça et tirez-vous, d’accord ?<br><em>L’autre regarde le billet, surpris, mais ne le prend pas.</em><br><strong>Travesti</strong> – Merci ma sœur, c’est très généreux de votre part. Mais je vais être obligé de rester.<br><strong>Religieuse</strong> – Je vous demande juste de vous déplacer jusqu’au bout de la rue !<br><strong>Travesti</strong> – Oui, mais désolé, ça ne va pas être possible.<br><em>L’autre réfléchit un instant, agacée, puis se décide.</em><br><strong>Religieuse</strong> – Bon, c’est combien la pipe ?<br><strong>Travesti</strong> – Pourquoi ? Ça vous intéresse ?<br><em>L’autre sort deux billets de vingt euros et les lui tend.</em><br><strong>Religieuse</strong> – Voilà deux billets de vingt euros. Vous voyez, ma voiture est au coin de la rue. Si vous alliez voir par là-bas si j’y suis ? Vous n’aurez qu’à considérer que vous êtes en train de travailler…<br><strong>Travesti</strong> – Mais puisque je vous dis que non.<br><strong>Religieuse</strong> – Et pourquoi ça ?<br><strong>Travesti</strong> – Parce que j’ai une bonne raison de ne pas bouger d’ici, voilà pourquoi.<br><strong>Religieuse</strong> – Quelle raison ?<br><strong>Travesti</strong> – Je vous en pose des questions, moi ?<br><strong>Religieuse</strong> – Je ne vous empêche pas de m’en poser. Pourvu qu’après vous dégagiez d’ici.<br><strong>Travesti</strong> – Très bien. Alors pourquoi ça vous dérange tellement que je sois là ? Ce n’est pas très chrétien. Je vous rappelle que Jésus lui-même n’a pas jeté la pierre à la femme adultère…<br><strong>Religieuse</strong> – Ouais ben moi, en ce qui concerne les femmes adultères, je serais plutôt favorable à la lapidation, vous voyez…<br><strong>Travesti</strong> – C’est une menace ?<br><strong>Religieuse</strong> – Écoutez, je n’ai rien contre vous, d’accord ? Je surveille la maison d’en face, et je préfèrerais rester discrète, vous comprenez ? Si on est deux, ça commence à ressembler à un attroupement…<br><strong>Travesti</strong> – Le numéro 13 ?<br><strong>Religieuse</strong> – Oui, le numéro 13, pourquoi ?<br><strong>Travesti</strong> – Non, c’est moi qui vous demande pourquoi. Pourquoi ce qui se passe au numéro 13 vous intéresse tant que ça ?<br><strong>Religieuse</strong> – Disons que… deux personnes ont prévu de se retrouver là. Deux personnes qui sont mariées, mais pas ensemble, si vous voyez ce que je veux dire.<br><strong>Travesti</strong> – Et c’est le ciel qui vous envoie pour empêcher ce péché mortel… Vous êtes une sorte d’ange gardien, c’est ça ? Votre prénom, c’est Joséphine ?<br><strong>Religieuse</strong> – Mon prénom, c’est Martine… Je serais plutôt une sorte de cocue…<br><strong>Travesti</strong> – Ah, d’accord… Vous êtes la femme de…?<br><strong>Religieuse</strong> – On ne peut rien vous cacher.<br><em>L’autre accuse le coup.</em><br><strong>Travesti</strong> – Ah oui évidemment, là ça change tout…<br><strong>Religieuse</strong> – Alors ?<br><strong>Travesti</strong> – En tout cas, félicitations pour votre déguisement. Je ne me serais jamais douté que…<br><strong>Religieuse</strong> – Merci.<br><strong>Travesti</strong> – Qu’est-ce que vous pensez du mien ?<br><strong>Religieuse</strong> – Ne me dites pas que vous aussi…<br><strong>Travesti</strong> – Eh oui… Je suis le mari trompé.<br><strong>Religieuse</strong> – Non ?<br><strong>Travesti</strong> – Si…<br><strong>Religieuse</strong> – C’est incroyable… Eh bien bravo à vous aussi… Moi non plus je n’aurais jamais pu deviner que…<br><strong>Travesti</strong> – Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Religieuse</strong> – C’est vrai que nos déguisements sont parfaits, mais…<br><strong>Travesti</strong> – Oui, le moins qu’on puisse dire, c’est que notre attelage est plutôt improbable.<br><strong>Religieuse</strong> – Et donc très voyant.<br><strong>Travesti</strong> – Ce n’est vraiment pas de veine.<br><strong>Religieuse</strong> – On va finir par se faire remarquer, c’est évident.<br><strong>Travesti</strong> – Dommage qu’on n’ait pas pu se concerter.<br><strong>Religieuse</strong> – On n’a qu’à faire comme si on ne se connaissait pas.<br><strong>Travesti</strong> – D’accord… On peut toujours essayer…<br><strong>Religieuse</strong> – Ils ne devraient pas tarder à arriver, de toute façon.<br><em>Un temps pendant lequel ils s’efforcent de s’ignorer.</em><br><strong>Travesti</strong> – Je prends juste quelques photos avec mon portable et je m’en vais. C’est pour mon avocat.<br><strong>Religieuse</strong> – J’avais bien pensé engager un détective, pour les photos, mais c’est tellement cher.<br><strong>Travesti</strong> – Et tellement cliché.<br><strong>Religieuse</strong> – Si vos photos sont ratées, je vous enverrai les miennes. Vous me laisserez votre adresse mail.<br><strong>Travesti</strong> – Tenez, voilà ma carte.<br><em>Il tend à l’autre une carte qu’elle prend.</em><br><strong>Religieuse</strong> – Ah vous travaillez chez SFR à la Défense ?<br><strong>Travesti</strong> – Oui pourquoi ?<br><strong>Religieuse</strong> – Moi aussi. Enfin je veux dire à la Défense. Je travaille chez Orange.<br><strong>Travesti</strong> – Ça nous fait au moins un point commun.<br><strong>Religieuse</strong> – C’est curieux qu’on ne se soit pas déjà croisés.<br><strong>Travesti</strong> – Remarquez, on s’est peut-être déjà croisés. Mais je pense que vous non plus, vous n’allez pas au bureau habillée comme ça…<br><strong>Religieuse</strong> – Non, vous avez raison…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Travesti</strong> – Vous fumez ?<br><strong>Religieuse</strong> – Non merci…<br><strong>Travesti</strong> – Ah non, mais je ne fume pas non plus. Je voulais juste savoir si vous étiez fumeuse.<br><strong>Religieuse</strong> – Ah oui ? Et pourquoi ça ?<br><strong>Travesti</strong> – Ma femme est fumeuse. C’est absolument insupportable.<br><strong>Religieuse</strong> – Oui, je sais ce que c’est… Mon mari fume aussi.<br><strong>Travesti</strong> – Ils ont au moins ça en commun. Ils se sont peut-être rencontrés dans un bureau de tabac…<br><strong>Religieuse</strong> – Allez savoir…<br><strong>Travesti</strong> – Ah, ça y est, je crois que les voilà.<br><strong>Religieuse</strong> – Je n’ose pas regarder… Ils vont nous repérer, c’est sûr.<br><strong>Travesti</strong> – On n’a plus qu’à faire comme dans les films.<br><strong>Religieuse</strong> – Dans les films ?<br><em>Il la prend dans ses bras, et l’embrasse longuement. Ils relâchent peu à peu leur étreinte.</em><br><strong>Travesti</strong> – Ça y est, ils ont dû entrer au numéro 13.<br><strong>Religieuse</strong> – Vous êtes sûr que c’était eux ?<br><strong>Travesti</strong> – Pas tout à fait, à vrai dire… Je n’ai pas bien regardé… Figurez-vous que j’avais un peu la tête ailleurs…<br><strong>Religieuse</strong> – Oui, moi aussi… Vous croyez qu’ils nous ont reconnus ?<br><strong>Travesti</strong> – Franchement, ça m’étonnerait. Avec nos déguisements…<br><strong>Religieuse</strong> – Bon, je crois qu’il vaudrait mieux qu’on s’en aille.<br><strong>Travesti</strong> – Je me demande si je ne vais pas confier cette affaire à un détective privé, tout de même.<br><strong>Religieuse</strong> – Oui, on a beau dire, c’est un métier.<br><strong>Travesti</strong> – Mais j’y pense, pourquoi ne pas prendre le même détective pour nos deux affaires ? Après tout, ce seront les mêmes photos, non ?<br><strong>Religieuse</strong> – Vous avez raison, ce serait idiot de multiplier les dépenses. On partagera les frais…<br><strong>Travesti</strong> – Je vous en prie, il n’en est pas question… C’est moi qui vous l’offre…<br><strong>Religieuse</strong> – Vous êtes un gentleman comme on n’en fait plus. Et je ne connais même pas votre prénom…<br><strong>Travesti</strong> – Jérôme. Je crois qu’il vaut mieux ne pas trop traîner par ici… Je vous offre un verre quelque part ?<br><strong>Religieuse</strong> – Je ne sais pas si c’est très raisonnable, mais…<br><strong>Travesti</strong> – Le plus dur, ça va être de trouver un endroit où on pourrait passer inaperçus.<br><strong>Religieuse</strong> – Oui, ce n’est pas gagné…<br><em>Ils sortent.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/">Brèves de trottoirs</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-trottoirs/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="247" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil de sketchs Brèves de trottoirs de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-477" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-trottoirs-jean-pierre-martinez-300x185.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p><strong>Analyse</strong></p>



<p><strong>« La rue est à tout le monde »</strong> est une <strong>farce urbaine jubilatoire</strong>, aux allures de vaudeville post-moderne. Les ressorts classiques du <strong>théâtre de boulevard</strong> (adultère, portes qui claquent, quiproquos) sont ici transposés sur le trottoir, dans une mise en scène <strong>minimaliste mais redoutablement efficace</strong>, où le costume tient lieu de décor, et les dialogues font toute l’action.<br>L&rsquo;humour repose d’abord sur <strong>l’affrontement de deux figures caricaturales</strong> : la prostituée provocante et la religieuse coincée — figures qui volent en éclats au fil du sketch, révélant <strong>deux conjoints blessés en mission clandestine</strong>. Le comique vient aussi du <strong>langage ambigu</strong>, des <strong>renversements de situation</strong>, et de la <strong>reconnaissance progressive des identités</strong>.<br>Au-delà du rire, c’est une satire douce-amère des <strong>relations conjugales</strong>, du <strong>désir de justice privée</strong>, et de l’<strong>absurdité des rôles sociaux</strong>. Travestissement, rôle de composition, mise en scène… tout évoque le théâtre dans le théâtre. Les personnages, en endossant leurs costumes pour mieux piéger les autres, se découvrent eux-mêmes. <strong>La rue devient une scène, et la comédie humaine un prétexte à une complicité inattendue.</strong><br>Le sketch, malgré son humour très visuel et verbal, laisse aussi place à une <strong>véritable tendresse entre deux solitudes blessées</strong>, au point qu’on se demande à la fin s’il ne naît pas une nouvelle histoire d’amour entre eux… comme si les comédiens de boulevard improvisaient une réconciliation hors des codes.</p>
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		<title>Les jetons</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-jetons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 16:19:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Banc]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les jetons, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Les deux malfrats de la première scène reviennent.</em><br><strong>Homme</strong> – Cette fois, ils sont tous partis.<br><strong>Femme</strong> – Le square est fermé, il fait nuit. On ne devrait pas être là.<br><strong>Homme</strong> – Quoi, tu as les jetons ?<br><strong>Femme</strong> – Ce n’est pas bien légal, ce qu’on est en train de faire.<br><strong>Homme</strong> – Qu’est-ce qui n’est pas légal ? Enjamber la grille d’un square ou déterrer un sac de fric volé dans un casino ?<br><strong>Femme</strong> – Enfin, si tu dis que c’est là.<br><strong>Homme</strong> – C’est là, je te dis. Vas-y creuse…<br><em>La femme sort sa pelle de son sac.</em><br><strong>Femme</strong> – OK.<br><em>Noir. Lumière.</em><br><em>Ils regardent un sac posé sur le banc.</em><br><strong>Homme</strong> – Je t’avais bien dit que c’était là.<br><strong>Femme</strong> – Tu avais raison.<br><strong>Homme</strong> – Ben vas-y, ouvre-le.<br><strong>Femme</strong> – Ici, tu crois ?<br><strong>Homme</strong> – On peut toujours jeter un coup d’œil<br><em>La femme ouvre le sac avec fébrilité. Elle a l’air surprise de ce qu’elle voit. Elle sort une poignée de jetons de casino.</em><br><strong>Femme</strong> – Qu’est-ce que c’est que ça ?<br><strong>Homme</strong> – Ben c’est ce que j’ai ramassé au casino.<br><strong>Femme</strong> – Des jetons ?<br><strong>Homme</strong> – Des jetons, oui. Mais tu sais qu’il y en a pour une fortune, là-dedans.<br><strong>Femme</strong> – Des jetons ? Tu as volé des jetons ?<br><strong>Homme</strong> – On peut toujours aller les changer à la caisse, non ?<br><strong>Femme</strong> – Ouais… On peut aussi voler un caddy dans un supermarché avant que celui qui l’a rempli ne soit passé à la caisse<br><strong>Homme</strong> – Le croupier avait déclenché l’alarme. C’est tout ce que j’ai eu le temps de ramasser. J’entendais déjà les sirènes de police.<br><em>La femme regarde le sac avec perplexité, avant de lever les yeux sur l’homme.</em><br><strong>Femme</strong> – Oui… Là je peux dire qu’avec toi, j’ai touché le gros lot.<br><strong>Homme</strong> – Je pensais qu’on pourrait les changer à la caisse…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Femme</strong> – Il y a encore un truc qui m’échappe.<br><strong>Homme</strong> – Quoi ?<br><strong>Femme</strong> – Si tu n’as volé que des jetons, pourquoi tu as pris dix ans de taule ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Dans les journaux, le patron du casino a dit qu’on lui avait volé plusieurs millions.<br><strong>Femme</strong> – Je vois… Il a dû déclarer qu’on lui avait volé le contenu de la caisse et il s’est fait rembourser par l’assurance.<br><strong>Homme</strong> – Il y a des gens malhonnêtes, je te jure.<br><strong>Femme</strong> – Ouais…<br><strong>Homme</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Femme</strong> – Avec tout ça, le patron du casino, lui, il a doublé sa mise. Si tu lui ramènes ses jetons, il acceptera peut-être de te les reprendre à moitié prix en échange de ton silence.<br><strong>Homme</strong> – Tu crois ?<br><strong>Femme</strong> – On peut toujours essayer.<br><em>Ils sortent.</em><br><em>Les deux policiers reviennent, et s’arrêtent un instant devant le banc.</em><br><strong>Policier 1</strong> – Je n’ai rien compris, et toi ?<br><strong>Policier 2</strong> – Le théâtre d’avant-garde, tu sais.<br><strong>Policier 1 </strong>– En même temps, on n’a payé qu’une place sur deux.<br><em>Arrive la femme qui précédemment leur a distribué des flyers.</em><br><strong>Femme</strong> – Alors, ça vous a plu ?<br><strong>Policier 2 </strong>– Oui, c’était pas mal…<br><strong>Policier 1 </strong>– Alors comme ça, c’était sa centième pièce ?<br><strong>Femme</strong> – Oui, il paraît.<br><strong>Policier 2 </strong>– C’est vrai que pour sa centième, il aurait pu se fouler un peu plus.<br><strong>Femme</strong> – Ouais…<br><strong>Policier 1</strong> – Vous venez prendre un verre avec nous ? On vous invite…<br><strong>Femme</strong> – Pourquoi pas ?<br><strong>Policier 2</strong> – Allons-y.<br><strong>Policier 1 </strong>– Et sinon, à part du théâtre, vous faites quoi dans la vie ?<br><strong>Ils sortent.</strong><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Chasse au trésor</title>
		<link>https://sketchotheque.net/chasse-au-tresor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de square]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>
		<category><![CDATA[Square]]></category>
		<category><![CDATA[Vacances]]></category>
		<category><![CDATA[Voleur]]></category>
		<category><![CDATA[Casino]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Vol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=662</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chasse au trésor, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de square' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un banc dans un jardin public. Un homme arrive, suivi par une femme, portant un sac. Ils ont l’air un peu frustes. L’homme jette un regard inquiet autour de lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Amène-toi, il n’y a personne…<br><strong>Femme</strong> – T’es sûr que c’est là ?<br><strong>Homme</strong> – C’est là je te dis !<br><strong>Femme</strong> – Non, parce que tout à l’heure aussi tu disais que c’était là et…<br><strong>Homme</strong> – Ce n’était pas le bon square. C’était le bon banc, mais ce n’était pas le bon square.<br><em>La femme reste perplexe un instant.</em><br><strong>Femme</strong> – Comment ça peut être le bon banc, si c’est pas le bon square ?<br><strong>Homme</strong> – Putain ! Tu as fini de discutailler, oui ? Sors ta pelle et creuse !<br><em>La femme ouvre son sac et en sort une petite pelle militaire pliable qu’elle déploie en maugréant.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi c’est toujours moi qui creuse, d’abord…? Surtout que la dernière fois, tu m’as fait creuser pour rien…<br><strong>Homme</strong> – C’était il y a dix ans, alors évidemment…<br><strong>Femme</strong> – Tu as pris dix ans de taule pour le braquage d’une supérette ?<br><strong>Homme</strong> – Une supérette ?<br><strong>Femme</strong> – Tu m’as bien dit que t’avais braqué un Casino, non ?<br><strong>Homme</strong> – Un casino ! Pas une supérette…<br><strong>Femme</strong> – Ah, un casino… Et il y a combien, là-dessous ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas eu le temps de compter, figure-toi… Assez d’argent pour remplir un sac, en tout cas…<br><strong>Femme</strong> – Ah oui, là je veux bien creuser. Un casino… Moi qui n’ai jamais eu de chance aux jeux.<br><strong>Homme</strong> – Si tu veux être sûr de rafler la mise, à la roulette, il faut venir avec un flingue.<br><strong>Femme</strong> – J’espère qu’avec toi, j’ai tiré le bon numéro…<br><em>L’homme regarde à nouveau autour de lui. La femme s’apprête à donner le premier coup de pelle.</em><br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle…<br><strong>Femme</strong> – Quoi ?<br><strong>Homme</strong> – Range ta pelle, et assieds-toi, je te dis ! Il y a deux flics qui viennent par là…<br><em>La femme, contrariée, range sa pelle. Ils s’asseyent sur le banc.</em><br><strong>Femme</strong> – Sors ta pelle, range ta pelle… Il faudrait savoir… Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Homme</strong> – On ne fait rien. On s’assied, et on attend.<br><em>Il affiche un sourire forcé. La femme le regarde, intriguée.</em><br><strong>Femme</strong> – Pourquoi tu souris comme un abruti ?<br><strong>Homme</strong> – Je ne souris pas ! Je prends un air innocent…<br><strong>Femme</strong> – Innocent ?<br><strong>Homme</strong> – Pour pas se faire repérer par les flics ! Toi aussi, fais comme si de rien n’était.<br><em>La femme hésite, puis imite le sourire artificiel de l’homme. Ils restent un instant comme ça, immobiles.</em><br><strong>Femme</strong> – Je commence à avoir une crampe à la mâchoire.<br><strong>Homme</strong> – Ça y est, ils sont passés.<br><strong>Femme</strong> – Ce n’était pas des flics, c’était des gardiens de square.<br><strong>Homme</strong> – Comment tu le sais ?<br><strong>Femme</strong> – C’était marqué sur leurs casquettes, tu ne sais pas lire ?<br><strong>Homme</strong> – Tu sais bien que non. Pourquoi tu demandes ?<br><strong>Femme</strong> – C’était des gardiens de square, je te dis.<br><strong>Homme</strong> – Ouais bon, c’était des gardiens de square. Qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Femme</strong> – Rien.<br><strong>Homme</strong> – On ne peut pas creuser un trou avec une pelle dans un bac à sable avec tout ce monde autour de nous.<br><strong>Femme</strong> – Un bac à sable, c’est fait pour ça, non ?<br><strong>Homme</strong> – Pour les gosses, oui. Nous, si les gens nous voient, ils vont trouver ça louche.<br><strong>Femme</strong> – Alors pourquoi tu as enterré tout ce fric dans un bac à sable ? Au beau milieu d’un square !<br><strong>Homme</strong> – J’avais les flics au cul ! Je n’avais pas trop le temps, tu vois. Et comme je n’avais pas de pelle…. creuser dans le sable, avec les mains, c’était plus facile.<br><strong>Femme</strong> – Voilà encore des gens qui arrivent…<br><strong>Homme</strong> – Tant pis, on reviendra ce soir, quand il fera nuit.<br><strong>Femme</strong> – Il ferme à 19 heures, le square. C’est marqué à l’entrée. Tu n’as pas lu le panneau.<br><strong>Homme</strong> – Non, je n’ai pas lu le panneau…<br><strong>Femme</strong> – Ouais, ben cette nuit, ce sera fermé.<br><strong>Homme</strong> – Comme ça, au moins, on ne sera pas dérangés.<br><em>Ils s’apprêtent à s’éloigner.</em><br>Femme – Tu l’as enterré assez profond, au moins, le sac ? Parce qu’avec tous ces gosses qui creusent dans le sable toute la <strong>journée</strong>…<br><strong>Homme</strong> – Ne t’inquiète pas, j’ai fait un grand trou.<br><strong>Femme</strong> – Grand comment ?<br><strong>Homme</strong> – Assez grand pour y enterrer un cadavre…<br><em>Elle lui lance un regard un peu inquiet. Ils s’éloignent.</em><br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Brèves de square</em><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-square/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="202" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-474" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-square-jean-pierre-martinez-300x152.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Colis piégé</title>
		<link>https://sketchotheque.net/colis-piege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Facteur]]></category>
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		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Colis piégé, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un facteur (homme ou femme) arrive avec un paquet et croise une locataire qui arrive aussi.<br></em><strong>Facteur</strong> – Ah justement, j’avais un paquet pour vous.<br><strong>Locataire</strong> – Merci.<br><em>Le facteur lui donne le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Une petite signature…<br><strong>Locataire</strong> – Bien sûr…<br><em>Encombré, la locataire rend le paquet au facteur afin de signer le reçu qu’il lui tend.</em><br><strong>Locataire</strong> – Excusez-moi, je vous rends ça une seconde.<br><em>La locataire signe le reçu et sourit.</em><br><strong>Locataire</strong> – J’espère que ce n’est pas un colis piégé…<br><em>Le facteur répond sur le même ton de la plaisanterie.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ah, ah, ah ! C’est vrai qu’on entend comme un tic-tac, là-dedans.<br><strong>Locataire</strong> – Ah, ah, ah ! On voit tellement de choses, maintenant ! (<em>Cessant de rire brusquement</em>) C’est vrai ?<br><em>Le facteur, pris au mot, colle son oreille contre le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Vous allez rire mais… Oui, on dirait…<br><em>La locataire semble soudain inquiet. Elle colle à son tour son oreille sur le paquet.</em><br><strong>Locataire</strong> – Mais oui… Je l’entends aussi… Vous pensez que ça pourrait…<br><em>Le facteur change également de ton.</em><br><strong>Facteur</strong> – Vous connaissez des gens qui auraient des raisons de vous en vouloir à ce point ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas… À part ma belle-mère… Mais on a tous des ennemis, non ?<br><strong>Facteur</strong> – Tout de même.<br><em>La locataire hésite.</em><br><strong>Locataire</strong> – Du coup, je ne suis pas sûr de vouloir le prendre…<br><strong>Facteur</strong> – Alors qu’est-ce que j’en fais ?<br><strong>Locataire</strong> – Vous n’avez qu’à le ramener à la Poste.<br><strong>Facteur</strong> – C’est que je n’ai pas fini ma tournée, moi… Et si ça me pète à la gueule en cours de route ? Et puis maintenant, vous avez signé le reçu…<br><em>Il tend le paquet à l’autre qui refuse de le prendre.</em><br><strong>Locataire</strong> – Et si on appelait la police ?<br><strong>Facteur</strong> – La police ?<br><strong>Locataire</strong> – Comme quand on trouve un paquet suspect dans un hall de gare ou dans un train.<br><strong>Facteur</strong> – Vous voulez dire… une brigade de démineurs ?<br><strong>Locataire</strong> – Eux, ils sauront quoi faire…<br><strong>Facteur</strong> – Et si la bombe explosait avant qu’ils arrivent ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas moi… On n’a qu’à jeter le paquet dans la rue…<br><strong>Facteur</strong> – Et si des passants étaient blessés ? Des enfants, peut-être… C’est l’heure de la sortie de l’école… On ne peut pas faire ça !<br><strong>Locataire</strong> – Vous avez raison… Il ne reste plus qu’à nous préparer à mourir dans la dignité, avec la seule consolation que notre sacrifice aura permis de sauver quelques vies innocentes…<br><strong>Facteur</strong> – Notre sacrifice ? Qu’est-ce que vous proposez, au juste ?<br><strong>Locataire</strong> – Il faut agir, et vite !<br><em>Elle prend le paquet des mains du facteur, le jette contre le sol, et le piétine violemment.</em><br><strong>Facteur</strong> – Non mais ça ne va pas ?<br><strong>Locataire</strong> – Ça n’a pas explosé…<br><strong>Facteur</strong> – Non…<br><em>Ils se penchent tous les deux pour examiner le paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ah, oui… C’était bien une pendule… Mais je ne vois pas de bombe…<br><strong>Locataire</strong> – Non, c’est bizarre…<br><strong>Facteur</strong> – Mais j’y pense, c’est qui l’envoyeur ?<br><strong>Locataire</strong> – L’envoyeur ?<br><strong>Facteur</strong> – En principe, c’est marqué sur l’accusé de réception !<br><strong>Locataire</strong> – Ah oui…<br><em>Le facteur regarde le reçu.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ça vient de Suisse… C’est curieux…<br><strong>Locataire</strong> – Oui, c’est sûrement le pays au monde qui compte le moins de terroristes…<br><strong>Facteur</strong> – Madame Mansard… Vous connaissez ?<br><strong>Locataire</strong> – C’est ma belle-mère.<br><em>Le facteur fouille dans les décombres du paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – Regardez… Il y a une lettre de revendication…<br><em>Il tend la feuille à l’autre qui la lit.</em><br><strong>Locataire</strong> – Bon anniversaire mon chéri… C’est pour l’anniversaire de son fils.<br><strong>Facteur</strong> – Son fils ?<br><strong>Locataire</strong> – Mon mari !<br><strong>Facteur</strong> – Une pendule… C’est un drôle de cadeau, pour un anniversaire, non ?<br><strong>Locataire</strong> – Mon beau-père est horloger.<br><strong>Facteur</strong> – Et ça ne vous a pas mis la puce à l’oreille ? Je veux dire quand vous avez entendu le tic-tac…<br><em>Ils contemplent tous les deux les restes défoncés du paquet.</em><br><strong>Facteur</strong> – C’est votre mari qui va être content… Ça va lui faire quel âge, au fait ?<br><strong>Locataire</strong> – On dirait que ça sent quand même un peu la poudre, non ?<br><strong>Facteur</strong> – Je dirais plutôt le chocolat…<br><strong>Locataire</strong> – Ah, oui, regardez, il y avait aussi des chocolats avec. (<em>Elle prend la boîte défoncée, et la tend au facteur.</em>) Vous en voulez un ?<br><strong>Facteur</strong> – Et si ils étaient empoisonnés ?<br><em>Ils échangent un regard perplexe.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lettre morte</title>
		<link>https://sketchotheque.net/lettre-morte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Facteur]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Boîte aux lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Chien]]></category>
		<category><![CDATA[Courrier]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre]]></category>
		<category><![CDATA[Loto]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre morte, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage (homme ou femme) arrive, pour relever son courrier dans sa boîte à lettres. Il ouvre la boîte, sort quelques enveloppes et les examine rapidement.</em><br><strong>Locataire</strong> – Facture, impôts, appel à cotisation, facture…<br><em>Un autre personnage (homme ou femme) arrive à son tour, en facteur. Il examine les boîtes à lettres sans trouver ce qu’il cherche.</em><br><strong>Facteur</strong> – Excusez-moi… Monsieur Martin, ça vous dit quelque chose ?<br><strong>Locataire</strong> – Oui…<br><strong>Facteur</strong> – Je ne vois pas son nom sur la boîte. C’est à quel étage ?<br><strong>Locataire</strong> – Septième. Mais il est mort la semaine dernière.<br><strong>Facteur</strong> – Ah merde… Alors en somme… Il a déménagé.<br><strong>Locataire</strong> – On peut dire ça comme ça, oui…<br><strong>Facteur</strong> – Non, parce que j’ai un recommandé pour lui…<br><strong>Locataire</strong> – Ah, ouais… C’est ballot…<br><strong>Facteur</strong> – Alors qu’est-ce que je fais ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Facteur</strong> – Il n’a pas laissé une adresse ?<br><strong>Locataire</strong> – Il est mort, je vous dis.<br><strong>Facteur</strong> – Ah ouais… Mais qui est-ce qui va le signer, mon recommandé ?<br><strong>Locataire</strong> – Ça…<br><strong>Facteur</strong> – Donc il ne va pas revenir…<br><strong>Locataire</strong> – C’est peu probable.<br><strong>Facteur</strong> – Ça ne m’arrange pas.<br><strong>Locataire</strong> – Il y a toujours des emmerdeurs, vous savez… Mais je ne suis pas sûr qu’il soit mort simplement pour vous compliquer la vie…<br><strong>Facteur</strong> – Mmm… Alors je ne sais pas moi… Et vous ne pourriez pas signer à sa place ?<br><strong>Locataire</strong> – Pourquoi je ferais ça ?<br><strong>Facteur</strong> – Entre voisins… On peut se rendre de petits services… Ça m’éviterait de revenir.<br><strong>Locataire</strong> – Revenir ? Pourquoi faire ?<br><strong>Facteur</strong> – Pour lui remettre ce recommandé !<br><strong>Locataire</strong> – Mais puisque je vous dis qu’il est mort ! Mort, vous comprenez ? Et il y a au moins un avantage à être mort, c’est qu’on devient totalement et définitivement inaccessible aux recommandés en tous genres !<br><strong>Facteur</strong> – Je comprends.<br><strong>Locataire</strong> – Vous pouvez toujours lui laisser un avis de passage !<br><strong>Facteur</strong> – Vous croyez ?<br><strong>Locataire</strong> – D’ailleurs, c’est quoi, ce recommandé ? Avis d’imposition ? Avis d’expulsion ? Avis de radiation ?<br><em>Le facteur jette un regard à l’enveloppe.</em><br><strong>Facteur</strong> – Ça vient de la Française des Jeux.<br><strong>Locataire</strong> – La Française des Jeux ?<br><strong>Facteur</strong> – Ça ne peut pas être une mauvaise nouvelle.<br><strong>Locataire</strong> – Vous croyez vraiment que quand on est mort, on peut encore faire la différence entre une bonne et une mauvaise nouvelle ?<br><strong>Facteur</strong> – Évidemment… Mais quand même…<br><em>Le locataire prend le recommandé de la main du facteur.</em><br><strong>Locataire</strong> – Faites voir… Ah oui, la Française des Jeux, dites donc…<br><strong>Facteur</strong> – Vous savez si il jouait au loto ?<br><strong>Locataire</strong> – Je ne sais pas… Je le connaissais très peu… On se croisait de temps en temps… Il avait un chien…<br><strong>Facteur</strong> – Et qu’est-ce qu’il est devenu ?<br><strong>Locataire</strong> – Il est mort, je vous dis.<br><strong>Facteur</strong> – Le chien aussi, il est mort ?<br><strong>Locataire</strong> – Non, pas le chien, lui !<br><strong>Facteur</strong> – Et le chien, qu’est-ce qu’il est devenu ?<br><strong>Locataire</strong> – Le chien ? Je ne sais pas…<br><strong>Facteur</strong> – C’est triste, un chien qui se retrouve tout seul dans la vie, comme ça… Je ne comprends pas tous ces gens qui prennent un animal et qui l’abandonnent. Prendre un animal, c’est une responsabilité. Les gens ne se rendent pas compte…<br><strong>Locataire</strong> – Vous croyez qu’il a gagné le gros lot ?<br><strong>Facteur</strong> – Si c’est le cas, il ne faudrait pas qu’il tarde à se manifester. Parce qu’il y a une date butoir. Si on ne vient pas chercher son chèque avant, on perd tout et la somme est remise en jeu.<br><strong>Locataire</strong> – C’est vrai que ce serait dommage…<br><strong>Facteur</strong> – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Locataire</strong> – On ?<br><strong>Facteur</strong> – Comme vous dites, ce serait dommage…<br><strong>Locataire</strong> – OK. Je vais signer.<br><strong>Facteur</strong> – Ça m’évitera de repasser.<br><em>Le locataire signe le reçu que lui tend le facteur, ouvre fébrilement l’enveloppe et lit.</em><br><strong>Facteur</strong> – Alors ?<br><strong>Locataire</strong> – C’est un solde de tout compte…<br><strong>Facteur</strong> – Ce n’est pas un chèque ?<br><strong>Locataire</strong> – Il travaillait à la Française des Jeux. C’est juste un avis de fin de contrat.<br><strong>Facteur </strong>– Alors en plus, il a perdu son travail… C’est quand même malheureux. Parce que pour retrouver du travail en ce moment, ce n’est pas évident.<br><strong>Locataire</strong> – Surtout quand on est mort.<br><strong>Facteur</strong> – Et avec la crise, en plus. Les délocalisations, tout ça.<br><strong>Locataire</strong> – Je sais ce que c’est, je suis au chômage, moi aussi.<br><strong>Facteur</strong> – Ah oui, ce n’est pas de veine… Et évidemment, ce n’est jamais les gens comme vous qui gagnent au loto, hein ? Ceux qui en auraient vraiment besoin.<br><strong>Locataire</strong> – Non…<br><strong>Facteur</strong> – J’ai lu un article hier dans le journal : « Il gagne 60 millions au loto et il continue à vivre exactement comme avant… » Je vais vous dire, moi : il y a des gens, ils ne méritent pas de gagner !<br><strong>Locataire</strong> – C’est clair…<br><strong>Facteur</strong> – Bon ben ce n’est pas tout ça, mais il faut que je continue ma tournée.<br><em>Il s’apprête à partir. Le locataire brandit la lettre.</em><br><strong>Locataire</strong> – Qu’est-ce que je fais de ça, moi ?<br><strong>Facteur</strong> – Ça c’est vous qui voyez… Moi, du moment que vous avez signé le reçu.<br><em>Le facteur s’apprête à s’en aller.</em><br><strong>Facteur</strong> – Mais si j’étais vous, je leur écrirais.<br><strong>Locataire</strong> – À qui ?<br><strong>Facteur</strong> – À la Française des Jeux ! Puisqu’un poste vient de se libérer…<br><em>Le facteur s’en va. Le locataire regarde à nouveau le recommandé, perplexe.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Les encombrants</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-encombrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:14:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Avis de passage]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Hall d'immeuble]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Poubelle]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les encombrants, un sketch humoristique extrait du recueil 'Avis de passage' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La scène est vide à l’exception d’une grande poubelle à roulettes au couvercle jaune. Une femme arrive en tirant une autre poubelle du même type mais au couvercle vert. Habillée avec élégance et juchée sur des talons hauts, elle tente de conserver un semblant de dignité dans cet exercice dégradant qu’est, pour une bobo qui n’a plus les moyens de se payer une bonne, celui de sortir elle-même la poubelle. Son portable sonne, et elle répond.</em><br><strong>Femme 1</strong> – Allô, oui ? Ah, bonsoir Jacques ! Non, non, vous ne me dérangez pas. J’étais en train de ranger quelques papiers et je m’apprêtais à prendre un bain… Ce soir à dix-neuf heures trente ? Ah, oui, c’est absolument parfait ! Mais vous êtes sûr que… Votre dernière patiente ? Très bien ! Dans ce cas, nous aurons peut-être le temps de prendre un verre après, histoire de faire un peu connaissance ? Ah oui, ou de dîner si vous préférez… Je connais un très bon japonais du côté de… Ah, vous détestez les sushis… Non, non, pas du tout… J’aime beaucoup la choucroute aussi… Parfait, alors à tout à l’heure… Non, non, j’ai bien l’adresse de votre cabinet… Ah, il y a un code à partir de 19 heures… Attendez, je prends de quoi noter… Je suis dans la salle de bain, et je n’ai rien sur moi… Je veux dire pour écrire…<br><em>Elle sort un crayon mais, se rendant compte qu’elle n’a pas de papier, ouvre le couvercle de la poubelle jaune. La trouvant vide, elle laisse le couvercle ouvert et ouvre le couvercle de sa propre poubelle dont elle sort au hasard un paquet de céréales basses calories.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Voilà, je vous écoute… Ouh, là, en effet, c’est compliqué… (<em>Plaisantant</em>)Vous ne pouviez pas choisir 1515, 14-18 ou 39-45, comme tout le monde ? Ah, c’est la date de décès de votre belle-mère… Oui, vous avez raison, pour un cambrioleur, évidemment, c’est plus difficile à deviner… Mais vous pouvez me redire ça moins vite ? Juste une seconde, je m’installe un peu plus confortablement…<br><em>Elle se contorsionne pour essayer de noter d’une main sur le carton tout en tenant le téléphone de l’autre, avant de prendre le parti de poser le carton sur le bord de la poubelle jaune dont elle a laissé le couvercle ouvert. Le carton tombe par terre et en essayant de le rattraper, elle laisse tomber son portable au fond de la poubelle vide.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Oh, non, ce n’est pas vrai… (<em>En direction du fond de la poubelle</em>) Allô ? Jacques ? Vous m’entendez ? (<em>Elle se penche vers le fond de la poubelle pour tenter de récupérer le téléphone</em>.) Allô ? Je vous entends très mal…<br><em>Elle finit par basculer dans la poubelle. Seules ses deux jambes dépassent, qu’elle agite en poussant des cris étouffés. Un homme arrive, un portable à la main.</em><br><strong>Homme</strong> – Allô ? Allô ? Vous m’entendez ?<br><em>Sa femme arrive derrière lui.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Jacques ? Qu’est-ce que tu fais là ?<br><em>Jacques range aussitôt son portable. Craignant d’être surprise dans cette position embarrassante, la prisonnière de la poubelle rentre ses jambes et se calme.</em><br><strong>Homme</strong> – Eh bien, je… Je venais chercher la poubelle pour la remonter… Le coiffeur n’a pas pu te prendre, finalement ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>sèchement</em>) – Si. J’en sors.<br><strong>Homme</strong> – Ah, très bien…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu n’as pas oublié que ce soir, je vais au pot de départ de mon chef de service ?<br><strong>Homme</strong> – Non, non, rassure-toi… J’en profiterai pour faire ma comptabilité en retard au cabinet.<br><em>La femme aperçoit la boîte de céréales par terre.</em><br><strong>Femme 2 </strong>– Les gens sont d’une saleté… (<em>Ramassant l’emballage pour le remettre dans la poubelle</em>) Et j’ai l’impression que les derniers arrivés sont les pires… À propos, tu as fait connaissance avec la nouvelle voisine ?<br><strong>Homme</strong> – Quelle voisine ?<br><strong>Femme 2</strong> – Ne me dis pas que tu ne l’as pas remarquée… Celle avec la forte poitrine…<br><strong>Homme</strong> – Ah, celle-là…<br><strong>Femme 2</strong> – Tu vois que tu t’en souviens.<br><strong>Homme</strong> – C’est vrai que c’est plutôt une belle femme.<br><strong>Femme 2</strong> – Moi, je la trouve plutôt vulgaire, mais bon…<br><strong>Homme</strong> – Vulgaire ?<br><strong>Femme 2</strong> – Elle est divorcée, je crois…<br><strong>Homme</strong> – Elle t’a dit ça ?<br><strong>Femme 2 </strong>– Une femme qui sort elle-même la poubelle vit forcément seule… Et comme elle est trop âgée pour être encore célibataire, j’en conclus qu’elle est divorcée… ou veuve.<br><strong>Homme</strong> – Elle n’est pas si vieille que ça…<br><strong>Femme 2</strong> – Elle doit avoir à peu près mon âge.<br><strong>Homme</strong> – Ah, oui ? Ça ne se voit pas…<br><strong>Femme 2</strong> – Quand elle sort la poubelle le matin en peignoir avant de s’être maquillée, ça se voit, crois-moi… Mais dis donc, on dirait vraiment qu’elle t’a fait forte impression…<br><strong>Homme</strong> – C’est toi qui m’en as parlé (<em>Un temps</em>) Et puis elle a téléphoné au cabinet aujourd’hui pour un détartrage…<br><strong>Femme 2</strong> – Un détartrage… Quand ça ?<br>Homme – Ce soir.<br><strong>Femme 2</strong> – Ah, d’accord… Il faut croire que c’était une urgence. Elle devait être sacrément entartrée…<br><strong>Homme</strong> – Elle a peut-être un rendez-vous important…<br><strong>Femme 2</strong> – C’est ça, oui… Enfin… Tant que tu ne la ramènes pas à la maison… Parce que là, je te préviens, je suis capable de tout…<br><strong>Homme</strong> – La ramener à la maison… Qu’est-ce que tu vas chercher…?<br><em>Ils commencent à s’éloigner.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Eh bien tu ne remontes pas la poubelle ?<br><strong>Homme</strong> – Si, si… (<em>Il prend la poubelle à roulettes par la poignée et suit sa femme.</em>) Mais quand tu dis capable de tout… Pas à tuer quand même ?<br><em>On entend la sonnerie d’un téléphone en provenance de la poubelle.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>Avis de passage</em><br><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/avis-de-passage/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="245" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-avis-de-passage-jean-pierre-martinez.webp" alt="" class="wp-image-470" style="width:204px;height:auto"/></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>La valise</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-valise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 14:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Administration]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Sens interdit Sans interdit]]></category>
		<category><![CDATA[Valise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La valise, un sketch humoristique extrait du recueil 'Sens interdit sans interdit' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage arrive, une valise à la main, devant une table derrière laquelle se tient un autre personnage.</em><br><strong>Un</strong> – Bonjour, je suis bien aux objets trouvés ?<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Je me suis perdu en venant.<br><strong>Deux</strong> – C’est pour un dépôt alors ?<br><strong>Un</strong> – Non, un retrait, plutôt.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que vous avez perdu ?<br><strong>Un</strong> – Voyons voir… (<em>Il sort un papier et lit</em>.) J’ai perdu ma virginité, très jeune. J’ai perdu toutes mes illusions, à peu près en même temps. J’ai perdu la foi et huit kilos. J’ai perdu mon sang froid et pas mal d’argent. J’ai perdu mon travail et l’appétit. J’ai perdu mon temps avant de perdre la tête. J’ai perdu ma dignité et les pédales. J’ai perdu le nord et j’ai perdu le sommeil. J’ai perdu ma joie de vivre avec mes dernières espérances. Et tout récemment j’ai perdu la mémoire.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui.<br><strong>Un</strong> – J’ai même perdu ma femme avant-hier.<br><strong>Deux</strong> – Mais perdu…<br><strong>Un</strong> – Une petite blonde un peu boulotte, avec un ruban rouge autour du poignet. On ne vous l’aurait pas rapportée, par hasard ?<br><strong>Deux</strong> – Un ruban rouge ?<br><strong>Un</strong> – C’était pour la reconnaître, justement. Je fais ça avec les valises, aussi, quand je prends l’avion. Mais ça ne m’a pas empêché de la perdre.<br><strong>Deux</strong> – Vous avez perdu une valise ? Parce que ça on en a plein, vous savez ! Qu’est-ce qu’il y avait dans votre valise ?<br><strong>Un</strong> – Quelle valise ?<br><strong>Deux</strong> – Celle que vous avez perdue.<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas perdu de valise. Au contraire. (<em>Montrant sa valise</em>) J’en ai trouvé une.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce qu’il y a dans cette valise ?<br><strong>Un</strong> – Rien. Enfin, je crois. Je n’ai pas réussi à l’ouvrir. Je pensais la remplir avec tout ce que vous allez me rendre.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, mais si elle n’est pas à vous, cette valise… Vous êtes sûr qu’elle n’est pas à vous ? Il y a un ruban rouge autour de la poignée.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui, tiens…<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes sûr que vous n’êtes pas marié avec une valise ?<br><strong>Un</strong> – Ah, oui !<br><strong>Deux</strong> – Remarquez, si vous saviez le nombre de valises qu’on a ici avec un ruban rouge autour de la poignée.<br><strong>Un</strong> – Et pour ma femme ?<br><strong>Deux</strong> – Désolé, mais même si quelqu’un la retrouve, je ne crois pas que c’est ici qu’il la rapporterait. Elle était en un seul morceau ?<br><strong>Un</strong> – Pourquoi cette question ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas moi… En plusieurs morceaux, une petite femme, même un peu boulotte, peut tenir dans une ou deux valises… Le problème c’est que des valises, ici, on en a beaucoup. Et le plus souvent, on ne prend même pas la peine de les ouvrir pour voir ce qu’il y a dedans.<br><strong>Un</strong> – Vraiment ?<br><strong>Deux</strong> – Surtout lorsqu’elles sont fermées à clef.<br><strong>Un</strong> – Ah, oui.<br><strong>Deux</strong> – Alors non, bien sûr, je ne peux pas vous garantir à cent pour cent qu’on n’a pas ici une femme ou deux réparties en trois ou quatre valises de taille normale ou une ou deux grandes malles.<br><strong>Un</strong> – Je vois.<br><strong>Deux</strong> – J’essaie seulement de vous dire que si votre femme est ici, c’est probablement en plusieurs morceaux.<br><strong>Un</strong> – Et pour le reste ?<br><strong>Deux</strong> – Le reste ? (<em>Un temps</em>) Ah, oui, mais… non. Là, ça ne va pas être possible.<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ça ?<br><strong>Deux</strong> – Mais… parce qu’on est en sous-effectif, voilà pourquoi !<br><strong>Un</strong> – Ah…<br><strong>Deux</strong> – Si ça ne tenait qu’à moi, vous pensez bien. Mais c’est que je suis tout seul, ici. Pour les dépôts et pour les retraits. Alors maintenant qu’on a supprimé un fonctionnaire sur deux…<br><strong>Un</strong> – Oui ?<br><strong>Deux</strong> – Eh bien… Un jour on fait les retraits, et le lendemain les dépôts.<br><strong>Un</strong> – Et aujourd’hui c’est les dépôts.<br><strong>Deux</strong> – Voilà, ce n’est vraiment pas de chance. Mais revenez donc demain, ma collègue s’occupera de vous.<br><strong>Un</strong> – Bon…<br><strong>Deux</strong> – Vous ne voulez vraiment pas me laisser votre valise ? Ça je peux m’en occuper…<br><strong>Un</strong> – Bon… Tenez… Je la récupérerai demain…<br><strong>Deux</strong> – Celle-là ou une autre… Quelle importance… Puisqu’elle est vide de toute façon…<br><strong>Un</strong> – Bon, alors je repasse demain…<br><strong>Deux</strong> – Essayez de ne pas vous perdre cette fois… Maintenant vous savez comment nous trouver…<br><em>Le premier personnage tend sa valise au second, qui la prend avec un effort visible.</em><br><strong>Deux</strong> – Eh ben dites-moi, pour une valise vide, elle pèse comme un âne mort.<br><em>Le premier s’en va. Le second examine la valise.</em><br><strong>Deux</strong> – Fermée à clef… (<em>Il range la valise dans un coin</em>.) Allez savoir ce qu’il peut bien y avoir là-dedans encore.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Sens interdit sans interdit</em><br><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="226" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp" alt="" class="wp-image-358" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-768x578.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit.webp 835w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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		<title>Une entrée fracassante</title>
		<link>https://sketchotheque.net/une-entree-fracassante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 17:13:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Au théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de scène]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sketch de Jean-Pierre Martinez La scène est vide. Musique rythmée évoquant un film d&#8217;action. Un personnage entre en marchant lentement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La scène est vide. Musique rythmée évoquant un film d&rsquo;action. Un personnage entre en marchant lentement avec un déambulateur. Quand il a atteint le milieu de la scène, un autre personnage entre, également avec un déambulateur, et l’interpelle.</em><br><strong>Un</strong> – Eh&nbsp;! Attends-moi&nbsp;!<br><strong>Deux</strong> – Quoi&nbsp;?<br><strong>Un</strong> – Attends-moi, je te dis&nbsp;!<br><strong>Deux</strong> – Je ne fais que ça, de t’attendre.<br><strong>Un</strong> – Si tu allais moins vite, aussi.<br><strong>Deux</strong> – Le metteur en scène nous a dit&nbsp;: une entrée fracassante.<br><strong>Un</strong> – Bon…<br><em>Il accélère soudain et passe devant l’autre, avant de reprendre son rythme de tortue.</em><br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce qui te prend&nbsp;?<br><strong>Un</strong> – Tu m’as dit de me dépêcher.<br><strong>Deux</strong> – Mais je ne t’ai pas dit de passer devant moi&nbsp;!<br><strong>Un</strong> – Eh ben maintenant… rattrape-moi si tu peux. Une entrée fracassante…<br><em>Il continue à marcher lentement jusqu’à sortir de l’autre côté de la scène.</em><br><strong>Deux</strong> – Attends-moi… Attends-moi, je te dis&nbsp;! Il n’a pas dit une sortie fracassante…<br><em>Il se hâte lentement et sort à son tour.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized is-style-default" style="margin-top:0;margin-right:var(--wp--preset--spacing--30);margin-bottom:0;margin-left:var(--wp--preset--spacing--30)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p>Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p class="has-text-align-left">Sketch extrait du recueil <strong><em>Brèves de scène  </em></strong><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-scene/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-scene/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="157" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp" alt="Couverture de Brèves de scène" class="wp-image-87" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-300x157.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-1024x536.webp 1024w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini-768x402.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/breves_scene_mini.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p>Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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