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	<title>Archives des Bistrot - La Sketchothèque</title>
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	<description>Les sketchs de Jean-Pierre Martinez</description>
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	<title>Archives des Bistrot - La Sketchothèque</title>
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	<item>
		<title>L’oubliée</title>
		<link>https://sketchotheque.net/loubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 15:31:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Immortalité]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Trous de mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’oubliée, un sketch humoristique extrait du recueil 'Trous de mémoire' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Il est là. Elle arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – Bonjour. Alors qu’est-ce que je lui mets à la petite dame ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Lui</strong> – Oh vous, ça n’a pas l’air d’aller fort ? Vous ne voulez pas un petit remontant ?<br><strong>Elle</strong> – Je vous dirais bien ce que je veux, mais dans une minute, vous aurez oublié.<br><strong>Lui</strong> – Ah ça, ça m’étonnerait. Je n’oublie jamais une commande, Mademoiselle.<br><strong>Elle</strong> – Vous oublierez la mienne, vous verrez.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ? Et pourquoi ça ?<br><strong>Elle</strong> – Parce que je suis celle qu’on oublie.<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis l’oubliée. Depuis que je suis née, c’est comme ça.<br><strong>Lui</strong> – Comme ça ? Comment ça, comme ça?<br><strong>Elle</strong> – Pendant sa grossesse déjà, ma mère oubliait souvent qu’elle était enceinte.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Quand je suis née, mon père a oublié de me déclarer à l’état civil. Et quand ma mère a quitté la maternité, elle a oublié de me ramener à la maison avec elle en partant.<br><strong>Lui</strong> – Sans blague ?<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est pas qu’ils ne m’aimaient pas. Ils m’oubliaient, c’est tout. Régulièrement, ils oubliaient d’aller me chercher à la sortie de l’école. Et je ne vous raconte pas le nombre de stations-service et de chambres d’hôtel où ils m’ont oubliée quand on partait en vacances.<br><strong>Lui</strong> – Ah merde…<br><strong>Elle</strong> – C’est comme ça. Enfin pas tout le temps. Il y a des périodes d’accalmie, parfois. Et puis ça recommence. Le jour de mon mariage, je pensais que j’étais enfin tirée d’affaire. Que quelqu’un, enfin, allait se souvenir de moi. Mais mon fiancé a oublié de se présenter à la mairie le jour de la cérémonie. Même le maire avait oublié de venir. Mes parents aussi, d’ailleurs…<br><strong>Lui</strong> – Pourtant, vous avez l’air bien mignonne. Pas le genre de fille qu’on a envie d’oublier.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai. J’ai toujours eu beaucoup de succès auprès des garçons. Et pourtant, je n’ai jamais brisé le cœur d’aucun d’entre eux, je vous assure. Pour ça il aurait fallu qu’ils se souviennent de moi. Mais la plupart de mes amoureux oubliaient de venir au deuxième rendez-vous.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Vous connaissez la formule « jamais le premier soir » ?<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><strong>Elle</strong> – Eh bien pour moi, si ce n’était pas le premier soir, le deuxième on m’avait déjà oubliée.<br><strong>Lui</strong> – Ça n’a pas dû être facile tous les jours.<br><strong>Elle</strong> – Ça vous pouvez le dire. Pour trouver un travail, par exemple. Mes entretiens d’embauche, j’étais toujours toute seule. On m’avait oubliée. J’ai quand même réussi à me faire embaucher deux ou trois fois, mais tout le monde finissait par oublier qu’il y avait quelqu’un dans le bureau où je travaillais. Et évidemment, on oubliait de me payer aussi…<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Comme je ne pouvais jamais garder un travail, j’ai fini par basculer dans la délinquance.<br><strong>Lui</strong> – La délinquance ? Pourtant, à vous voir, comme ça… Mais comment vous faites pour vivre.<br><strong>Elle</strong> – Dans les magasins, je prends ce que je veux et je sors sans payer.<br><strong>Lui</strong> – Vous allez finir en prison.<br><strong>Elle</strong> – Pensez-vous ! Au bout d’une minute, les vigiles oublient d’appeler la police. Ou bien la police oublie de venir. Ou bien le gardien de prison oublie de fermer la cellule à clef, parce qu’il a oublié qu’il y avait quelqu’un dedans.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, remarquez… Vu comme ça, ça n’a pas que des inconvénients.<br><strong>Elle</strong> – Quand vous m’aurez servi ma consommation, si vous n’oubliez pas de le faire, je partirai sans payer, et vous ne vous souviendrez même pas de m’avoir servie.<br><strong>Lui</strong> – Vraiment ?<br><strong>Elle</strong> – Je n’ai jamais payé une seule note de restaurant, et pourtant, j’y mange tous les jours.<br><strong>Lui</strong> – Mince… Et ça dure depuis longtemps, tout ça ?<br><strong>Elle</strong> – Depuis 1902. C’est mon année de naissance.<br><strong>Lui</strong> – 1902? Mais enfin, ce n’est pas possible.<br><strong>Elle</strong> – La mort a dû oublier de venir me chercher, elle aussi.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle</strong> – Je vous le dis… Vous m’oublierez vous aussi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Bonjour. Alors qu’est-ce que je lui mets à la petite dame ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/">Trous de mémoire.</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/trous-de-memoire/"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="330" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="Couverture du recueil Trous de mémoire de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-507" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/trous-de-memoire-jean-pierre-martinez-bandeau-300x248.webp 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Malchance</title>
		<link>https://sketchotheque.net/malchance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 15:24:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
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		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
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		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Code]]></category>
		<category><![CDATA[Existentialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malchance, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table devant un verre plein et un autre vide. À côté un seau à champagne avec une bouteille de Blanquette de Limoux. Un autre personnage arrive.<br></em><strong>Un</strong> – Comment est votre Blanquette de Limoux ?<br><strong>Deux</strong> – Ma blanquette est bonne.<br><strong>Un</strong> – C’est un mot de passe pour cinéphile…<br><strong>Deux</strong> – <em>Le Caire, Nid d’espions</em>, mon préféré. Je vous en sers un peu.<br><strong>Un</strong> – Volontiers.<br><em>L’autre le sert. Ils trinquent.</em><br><strong>Deux</strong> – À notre contrat.<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas encore dit oui. De quoi s’agit-il exactement ?<br><strong>Deux</strong> – De tuer quelqu’un.<br><strong>Un</strong> – Je suis tueur à gages. En général, c’est pour ça qu’on me sollicite. Mais de qui voulez-vous vous débarrasser ?<br><strong>Deux</strong> – De moi-même.<br><strong>Un</strong> – Pardon ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, je sais, c’est sans doute inhabituel, mais après tout, pour vous qu’est-ce que ça change ?<br><strong>Un</strong> – Rien, c’est vrai.<br><strong>Deux</strong> – Ça n’a même que des avantages. La victime est consentante, personne ne viendra jamais se plaindre, et donc vous êtes sûr de ne pas être inquiété.<br><strong>Un</strong> – Dans notre métier, on n’est jamais sûr de rien, vous savez. La question, ce serait plutôt… pourquoi ne pas le faire vous-même ?<br><strong>Deux</strong> – Parce que je n’ai pas le courage, tout simplement.<br><strong>Un</strong> – Je comprends. Tuer quelqu’un, c’est une chose. Se tuer soi-même, c’en est une autre. Moi-même si je voulais en finir un jour, je pense que je ferais appel à un collègue.<br><strong>Deux</strong> – Et puis je ne veux pas faire de peine à mes proches, vous comprenez. Un suicide, c’est toujours très lourd à porter pour ceux qui restent. Et pourquoi est-ce que je n’ai rien vu venir ? Et si j’avais su, est-ce que j’aurais pu l’empêcher ?<br><strong>Un</strong> – Bien sûr.<br><strong>Deux</strong> – Un accident, ou même un meurtre, ça passe beaucoup mieux.<br><strong>Un</strong> – Je dois avouer que nous avons de plus en plus de demandes comme la vôtre. Au début, j’avais un peu de mal, et puis… Quand on peut rendre service…<br><strong>Deux</strong> – Je vous assure que vous me rendrez un grand service.<br><strong>Un</strong> – Mais si je peux me permettre… Pourquoi ?<br><strong>Deux</strong> – La lassitude, tout simplement… L’impression que ce que j’avais à faire sur cette terre est déjà derrière moi.<br><strong>Un</strong> – Et si vous changiez d’avis ?<br><strong>Deux</strong> – Hélas. Chaque jour qui passe me conforte dans cette décision.<br><strong>Un</strong> – Quoi qu’il en soit, si vous changiez d’avis, vous avez juste à me passer un SMS.<br><strong>Deux</strong> – D’accord.<br><em>Il sort une enveloppe de sa poche et la pousse sur la table vers l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – Voilà, comme convenu.<br><strong>Un</strong> – Très bien.<br><strong>Deux</strong> – Vous ne recomptez pas ?<br><strong>Un</strong> – Là où vous allez, qu’est-ce vous pourriez bien faire de quelques euros que vous ne m’auriez pas donnés ?<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai.<br><strong>Un</strong> – Vous avez l’air sympa. Ça me fera de la peine de…<br><strong>Deux</strong> – Moi aussi, vous m’êtes plutôt sympathique. Et tant qu’à faire, je suis content que ce soit vous qui vous vous en occupiez…<br><strong>Un</strong> – Comme je vous l’ai dit, je me donne un mois pour exécuter ce contrat. Donc ça peut-être demain comme le mois prochain. Vous ne saurez ni le jour, ni l’heure, ni l’endroit…<br><strong>Deux</strong> – Et s’il vous arrive quelque chose d’ici là ?<br><strong>Un</strong> – Quelque chose ?<br><strong>Deux</strong> – Si c’est vous qui mourez avant moi.<br><strong>Un</strong> – Il y a peu de chances que ça arrive mais dans ce cas, je crains que vous ne deviez continuer à vivre encore un peu<br><strong>Deux</strong> – Alors prenez bien soin de vous.<br><em>L’autre se lève, fait un signe d’adieu, et s’en va. Celui qui reste finit son verre. On entend un crissement de pneus suivi d’un bruit de collision.</em><br><strong>Deux</strong> – Et merde. Ça fait le troisième cette semaine…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="(max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="286" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-510" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/tueurs-a-gags-jean-pierre-martinez-bandeau-300x215.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le sauveur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-sauveur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:50:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Sociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Gentillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Serpent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sauveur, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table, devant une carafe et un verre. Il a l’air insouciant. Il ouvre un journal. Un autre arrive, un pistolet à la main, en prenant soin de ne pas se faire remarquer. Il mâche un chewing-gum. L’autre le voit d’autant moins qu’il a son journal devant les yeux. L’homme au pistolet le vise, toujours en mâchant son chewing-gum. Il s’apprête à tirer quand il avale de travers et se met à tousser. Il s’étrangle et s’étouffe. L’autre pose son journal, l’aperçoit, et vient à son secours. Il lui tape dans le dos.<br></em><strong>Un</strong> – Ça va aller ?<br><em>L’homme au pistolet ne répond pas, et continue de s’étrangler. L’autre lui fait la manœuvre de Heimlich, c’est-à-dire qu’il se positionne derrière lui et exerce des pressions successives sur son thorax. L’homme au pistolet finit par cracher son chewing-gum, et reprend peu à peu son souffle.</em><br><strong>Un</strong> – Ça va mieux ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai avalé mon chewing-gum de travers.<br><strong>Un</strong> – Bon, l’important c’est que ça va mieux.<br><strong>Deux</strong> – Si vous n’aviez pas été là… (<em>Il tousse encore un peu</em>.) Et que vous n’aviez pas eu le bon geste.<br><strong>Un</strong> – C’est la manœuvre de Heimlich. C’est ce qu’il faut faire dans ces cas-là, il paraît. Enfin, j’ai vu ça à la télé. C’est la première fois que je fais ça. Ça a l’air de marcher.<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, vous m’avez sauvé la vie.<br><strong>Un</strong> – N’exagérons rien.<br><strong>Deux</strong> – Si, si…<br><strong>Un</strong> – Vous voulez boire quelque chose, pour vous remettre ?<br><strong>Deux</strong> – Je vais essayer de ne pas avaler de travers…<br><em>L’autre lui sert un verre de la carafe. L’homme qui tient toujours son pistolet dans la main droite, saisit le verre avec la gauche et boit avidement.</em><br><strong>Deux</strong> – Ça fait du bien.<br><strong>Un</strong> – Tant mieux, tant mieux… (<em>Un temps</em>) Mais si je peux me permettre… qu’est-ce que vous faites avec un pistolet à la main ?<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, le pistolet… Je…<br><strong>Un</strong> – Vous veniez pour… braquer ce bistrot ?<br><strong>Deux</strong> – C’est-à-dire que…<br><strong>Un</strong> – Un petit bistrot de quartier, comme ça… Je ne suis pas sûr qu’il y ait grand chose dans la caisse… Risquer de finir en prison pour quelques dizaines d’euros…<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr…<br><strong>Un</strong> – Si vous êtes provisoirement dans le besoin, je peux vous aider.<br><strong>Deux</strong> – Vous feriez ça ? Enfin, je veux dire… Non, je ne peux pas accepter mais…<br><strong>Un</strong> – Mais quoi ? C’est de bon cœur, vous savez…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – En fait je suis tueur à gages. Je venais pour vous tuer.<br><strong>Un</strong> – Tiens donc… Et pourquoi ça ?<br><strong>Deux</strong> – Ça n’a rien de personnel, je vous assure… C’est mon métier, c’est tout.<br><strong>Un</strong> – Je comprends…<br><strong>Deux</strong> – Oui… Mais maintenant que vous m’avez sauvé la vie… Ça me pose un problème, évidemment…<br><strong>Un</strong> – Je suis vraiment désolé de vous causer des problèmes… Je n’aurais peut-être pas dû…<br><strong>Deux</strong> – Si, si, mais… (<em>Un temps</em>) Vous êtes un gentil, vous, hein ?<br><strong>Un</strong> – Quand je peux faire quelque chose pour aider mon prochain…<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi est-ce qu’on peut bien vouloir tuer quelqu’un comme vous ?<br><strong>Un</strong> – Je comptais un peu sur vous pour me le dire.<br><strong>Deux</strong> – Nos clients ne nous donnent pas toujours leurs mobiles. Ce qui leur importe, c’est le résultat… Et pour nous, ce qui compte, c’est d’être payé. Parfois il vaut mieux ne pas savoir, d’ailleurs.<br><strong>Un</strong> – Ça ne doit pas être un métier facile.<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes tellement gentil… Je comprends qu’à la longue, ça puisse en agacer certains… Mais de là à vous mettre un contrat sur la tête…<br><strong>Un</strong> – Je ne voudrais pas vous causer des ennuis. Faites ce que vous avez à faire…<br><strong>Deux</strong> (<em>agacé</em>) – Ben oui, mais maintenant que vous m’avez sauvé la vie !<br><strong>Un</strong> – Je suis désolé.<br><strong>Deux</strong> – Répétez encore une fois que vous êtes désolé et je vous en mets une.<br><strong>Un</strong> – Pardon, je suis vraiment… Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Il faut que je réfléchisse… Un contrat, c’est un contrat…<br><em>Il pose son pistolet sur la table, et commence à se masser le bras droit.</em><br><strong>Un</strong> – Ça va ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais je ne sais pas ce que j’ai… Depuis ce matin, j’ai un peu mal au bras…<br><strong>Un</strong> – Comment ça, mal au bras ?<br><strong>Deux</strong> – Comme… un engourdissement.<br><strong>Un</strong> – Vous n’avez pas de problèmes d’érection ?<br><strong>Deux</strong> – D’érection ?<br><strong>Un</strong> – Pardon, je voulais dire d’élocution ?<br><strong>Deux</strong> – Pas plus que d’habitude.<br><strong>Un</strong> – Des troubles de la vision ?<br><strong>Deux</strong> – Maintenant que vous me le dites, c’est vrai que je vois un peu trouble depuis quelque temps…<br><strong>Un</strong> – Il ne faut pas rigoler avec ça. Vous êtes peut-être en train de faire un AVC.<br><strong>Deux</strong> – Un AVC ?<br><strong>Un</strong> – Un accident vasculaire cérébral. Les symptômes correspondent. J’espère que ce n’est pas ça, mais il ne faut pas prendre de risque. J’appelle le 15…<br><strong>Deux</strong> – Vous êtes sûr ?<br><strong>Un</strong> – Les AVC sont une des premières causes de mortalité en France. Et les premières heures sont décisives. Si c’est pris à temps, vous pouvez vous en sortir sans aucune séquelle. <em>(Il compose le 15.</em>) J’ai un message d’attente… Ça va aller ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va… Je suis venu pour vous tuer, et depuis cinq minutes, c’est la deuxième fois que vous me sauvez la vie…<br><strong>Un</strong> – Ah… (<em>Il fixe quelque chose sous la table</em>.) Jamais deux sans trois… Ne bougez surtout pas…<br><em>Il donne un coup de talon sous la table, se baisse et ramasse un serpent qu’il exhibe sous le nez de l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que c’est que ça ?<br><strong>Un</strong> – Une vipère. En ville, c’est très rare. Mais elle aurait pu vous tuer…<br><em>L’autre est totalement abasourdi.</em><br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas quoi vous dire…<br><strong>Un</strong> – Ne me remerciez pas, c’est bien normal.<br><strong>Deux</strong> – Je n’ai pas du tout envie de vous remercier… En revanche, moi je commence à avoir sérieusement envie de vous tuer…<br><em>L’autre a enfin quelqu’un au bout du fil.</em><br><strong>Un</strong> – Excusez-moi un instant… Allô le SAMU ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Éloge funèbre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/eloge-funebre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Collègue]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>
		<category><![CDATA[Fourmi]]></category>
		<category><![CDATA[Poison]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1397</guid>

					<description><![CDATA[<p>Éloge funèbre, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages sont assis à une table, la mine sombre. Silence.<br></em><strong>Un</strong> – Et voilà. Encore un de parti.<br><strong>Deux</strong> – Il va nous manquer.<br><strong>Un</strong> – Ce sont les meilleurs qui s’en vont les premiers.<br><strong>Deux</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Encore que dans son cas, je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’il faisait partie des meilleurs…<br><strong>Un</strong> – C’est vrai, mais bon… Un collègue, ça reste un collègue. On fait un métier tellement difficile.<br><strong>Deux</strong> – Et si mal reconnu.<br><strong>Un</strong> – Et puis c’était un garçon attachant, malgré tout.<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Je n’ai pas très bien compris. Il est mort comment, exactement ?<br><strong>Deux</strong> – Accident professionnel.<br><strong>Un</strong> – Un accident ?<br><strong>Deux</strong> – Il a avalé par mégarde le poison qu’il destinait à une de ses victimes.<br><strong>Un</strong> – Ah merde… Quel genre de poison ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne vas pas le croire mais d’après ce qu’on m’a dit… du poison pour les fourmis.<br><strong>Un</strong> – Les fourmis ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Non, décidément, ce n’était pas le meilleur.<br><strong>Deux</strong> – On peut même dire qu’il ternissait l’image de professionnalisme qu’on souhaiterait voir associée à notre métier.<br><strong>Un</strong> – Oui, il était temps qu’il arrête.<br><strong>Deux</strong> – Combien de fois je lui ai dit de changer d’orientation. Il n’était pas fait pour ça, c’était évident.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as pas idée des conneries qu’il a pu faire.<br><strong>Deux</strong> – On m’a raconté qu’un jour, alors qu’il devait assassiner le mari d’une bonne femme, il a empoisonné son amant.<br><strong>Un</strong> – Comment ça s’est terminé ?<br><strong>Deux</strong> – Du coup, on a accusé le cocu d’avoir tué son rival, et on l’a foutu en taule.<br><strong>Un</strong> – Dans un sens, il a quand même réussi à la débarrasser de son mari.<br><strong>Deux</strong> – Oui… mais son amant, lui, il était mort.<br><strong>Un</strong> – Ce type était une honte pour notre métier.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas, moi. Il devrait quand même y avoir une petite formation.<br><strong>Un</strong> – Validé par un diplôme.<br><strong>Deux</strong> – Et un Conseil de l’Ordre, pour exclure les moutons noirs.<br><strong>Un</strong> – Enfin, il ne fera plus de mal à personne.<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – C’est vrai qu’il était gentil.<br><strong>Deux</strong> – Gentil, mais con.<br><strong>Un</strong> – Oui…<br><em>Ils vident leurs verres.<strong><br>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<item>
		<title>Syndicalisme</title>
		<link>https://sketchotheque.net/syndicalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Burlesque]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillesse]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Syndicalisme, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage prend un verre à une table. Un autre arrive.<br></em><strong>Un</strong> – Salut. Tu es tout seul ?<br><strong>Deux</strong> – Apparemment, on est les premiers.<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas si on sera très nombreux. Je t’avoue que moi-même, j’ai un peu hésité à venir.<br><strong>Deux</strong> – C’est la première réunion. Peut-être qu’ils n’ont pas réussi à prévenir tout le monde à temps.<br><strong>Un</strong> – J’espère que la police, elle, elle n’a pas été prévenue.<br><strong>Deux</strong> – Remarque tu n’as pas tort… Un Syndicat des Tueurs à Gages… Je ne sais pas si c’est une bonne idée.<br><strong>Un</strong> – C’est vrai qu’ensemble, on serait plus forts pour défendre nos intérêts, mais bon…<br><strong>Deux</strong> – Quels intérêts ?<br><strong>Un</strong> – Harmoniser nos tarifs, par exemple. Pour éviter qu’entre nous, on se livre à une concurrence déloyale en cassant les prix.<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Mais il ne faudrait pas non plus qu’on puisse nous accuser d’entente illégale.<br><strong>Un</strong> – Illégale ?<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison. De ce côté-là… On travaille déjà dans l’illégalité.<br><strong>Un</strong> – Comme les prostituées.<br><strong>Deux</strong> – Elles, je crois qu’elles ont réussi à obtenir d’être affiliées à la sécu, et de cotiser pour la retraite.<br><strong>Un</strong> – Tu crois qu’un jour, notre métier pourrait être reconnu par l’État ?<br><strong>Deux</strong> – Et pourquoi pas d’utilité publique aussi ? Enfin… Le crime a toujours existé. Il existera toujours.<br><strong>Un</strong> – C’est même le plus vieux métier du monde. Plus vieux que la prostitution.<br><strong>Deux</strong> – C’est vrai. Est-ce que quelqu’un faisait déjà le trottoir quand Caïn a tué Abel ?<br><strong>Un</strong> – Il aurait dû faire appel à un professionnel, ça lui aurait évité pas mal de problèmes.<br><strong>Deux</strong> – L’assassinat, c’est un métier, alors pourquoi ne pas encadrer notre activité par des lois.<br><strong>Un</strong> – Ouais.. Mais on nous dira que ce n’est pas démocratique. Que seuls les riches ont les moyens de faire tuer ceux qui les emmerdent.<br><strong>Deux</strong> – Sauf si c’est remboursé.<br><strong>Un</strong> – Par la Sécu, tu veux dire ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Et sinon, les affaires, comment ça va ?<br><strong>Deux</strong> – C’est un peu mort, en ce moment.<br><strong>Un</strong> – C’était quoi, ton dernier contrat.<br><strong>Deux</strong> – Une bonne femme qui n’avait pas le courage de se suicider. Elle voulait que je m’en charge.<br><strong>Un</strong> – Du velours. Au moins, personne ne viendra se plaindre.<br><strong>Deux</strong> – Tu parles. Au dernier moment, elle a changé d’avis. Comme elle avait un avoir, elle m’a demandé de tuer son mari à sa place. Maintenant, ça a l’air d’aller mieux… (<em>Un temps</em>) Et toi ?<br><strong>Un</strong> – Je devais supprimer une petite vieille. Le type avait acheté sa maison en viager, et elle était déjà centenaire.<br><strong>Deux</strong> – Pas de bol… Mais c’est dans des cas comme ça où notre profession a vraiment une utilité sociale.<br><strong>Un</strong> – Juste après avoir signé le contrat pour que je l’aide à mourir dans la dignité, elle meurt en sautant à l’élastique.<br><strong>Deux</strong> – Un saut à l’élastique ?<br><strong>Un</strong> – Ses petits-enfants lui avaient offert ça comme cadeau pour ses cent ans.<br><strong>Deux</strong> – Et l’élastique a lâché…<br><strong>Un</strong> – Non. C’est le cœur qui a lâché.<br><strong>Deux</strong> – Ah merde.<br><strong>Un</strong> – Du coup, le client a voulu se faire rembourser.<br><strong>Deux</strong> – Et alors ?<br><strong>Un</strong> – Un contrat, c’est un contrat.<br><strong>Deux</strong> – Après tout elle est morte.<br><strong>Un</strong> – Il n’a rien voulu entendre. Au lieu de tuer la vieille, j’ai dû me débarrasser du client.<br><strong>Deux</strong> – Tuer ses clients, ce n’est jamais bon pour les affaires.<br><strong>Un</strong> – C’est pour ça que dans ces cas-là, un syndicat, pour régler les différends commerciaux…<br><em>Un temps. On entend une sirène de police.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, je crois qu’on ne sera pas tout seuls, finalement…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Cadeau</title>
		<link>https://sketchotheque.net/cadeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:26:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Ami]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Vaudeville]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Cadeau]]></category>
		<category><![CDATA[Champagne]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1393</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cadeau, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un personnage est assis à une table. Sur la table une bouteille de champagne dans un seau, et deux coupes. Un autre personnage arrive.</em><br><strong>Un</strong> – Tu es là depuis longtemps ?<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Cinq minutes. Ça va ?<br><em>Ils se font la bise, avant de se rasseoir.</em><br><strong>Un</strong> – Très bien. Et toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va.<br><strong>Un</strong> – Du champagne ? En quel honneur ?<br><strong>Deux</strong> – Tu ne devines pas ?<br><strong>Un</strong> – Évidemment… Alors, ça fait quel effet d’avoir un an de plus ?<br><strong>Deux</strong> – Tu y as pensé… C’est gentil.<br><strong>Un</strong> – Mieux que ça… (<em>Il sort une enveloppe de sa poche et lui tend</em>.) Tiens, je ne savais pas quoi t’offrir, alors…. voilà.<br><em>L’autre semble un peu sur la défensive.</em><br><strong>Deux</strong> – Une enveloppe ? Qu’est-ce que c’est ?<br><strong>Un</strong> – Ouvre, tu verras…<br><strong>Deux</strong> – On va trinquer d’abord, pendant qu’il est bien frais.<br><em>Il remplit les deux coupes. Ils trinquent.</em><br><strong>Un</strong> – Allez ! Bon anniversaire !<br><strong>Deux</strong> – Merci ! À la tienne !<br><em>Ils boivent.</em><br><strong>Un</strong> – Alors, tu l’ouvres, cette enveloppe ?<br><em>L’autre n’est toujours pas très emballé.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai… Alors là, tu m’intrigues… Qu’est-ce que ça peut bien être ?<br><em>Il ouvre l’enveloppe.</em><br><strong>Un</strong> – Je ne savais pas ce qui te ferait plaisir, alors je me suis dit que ça, au moins, c’était un cadeau original.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que c’est encore un bon pour un saut en parachute ou quelque chose comme ça…<br><em>Il sort un papier de l’enveloppe et le regarde.</em><br><strong>Un</strong> – Alors ?<br><strong>Deux</strong> – Un avoir… chez un tueur à gages.<br><strong>Un</strong> – Je te l’avais dit… c’est original.<br><strong>Deux</strong> (<em>lisant toujours</em>) – Supprimez qui vous voulez…<br><strong>Un</strong> – Il faut juste inscrire le nom du bénéficiaire dans la case vide.<br><strong>Deux</strong> – Le bénéficiaire…?<br><strong>Un</strong> – La personne dont tu rêverais de te débarrasser !<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, pour être sûr qu’il n’y aura pas d’erreur, tu peux aussi mettre l’adresse et joindre une photo.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ça te plaît ?<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est… C’est vrai que c’est original, comme cadeau.<br><strong>Un</strong> – Et… tu as déjà une idée ?<br><strong>Deux</strong> – Une idée ?<br><strong>Un</strong> – Le nom de la personne que tu vas inscrire dans la case !<br><strong>Deux</strong> – Ah, je… Non, pas encore… Il faudra que je réfléchisse…<br><strong>Un</strong> – Attention, tu n’as droit qu’à un seul nom. Et tu ne pourras jamais recommencer. C’est bien précisé dans le contrat.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui…<br><strong>Un</strong> – Après, ça pourrait devenir suspect, tu comprends.<br><strong>Deux</strong> – Bien sûr. Bon ben… Oui, je vais y penser…<br><strong>Un</strong> – Pas trop longtemps, hein ? Tu as vu, c’est valable pendant un an seulement.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Ils s’engagent à exécuter le contrat dans les six mois qui suivent la remise du formulaire. Satisfait ou remboursé !<br><strong>Deux</strong> – Non, non, c’est… C’est un super cadeau.<br><strong>Un</strong> – Tu as bien une petite idée… Si tu devais supprimer une seule personne sur cette terre…<br><strong>Deux</strong> – J’ai bien un nom qui me vient mais…<br><strong>Un </strong>– Bon, c’est bien spécifié que ça doit être une personne ordinaire, hein ? Pas un président en exercice, un animateur télé ou une célébrité quelconque. Non, quelqu’un de la famille, par exemple. Un ami ou…<br><strong>Deux</strong> – Un ami ?<br><strong>Un</strong> – Un ami qui t’aurait trahi.<br><strong>Deux</strong> – Trahi ?<br><strong>Un</strong> – Un type qui aurait couché avec ta femme, par exemple.<br><strong>Deux</strong> – Tu es en train de me dire que ma femme me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Mais pas du tout ! C’est juste un exemple. Ça peut être… Je ne sais pas moi… Ta belle-mère, ton patron, ton percepteur… Ou ta femme, tiens.<br><strong>Deux</strong> – Parce qu’elle me trompe ?<br><strong>Un</strong> – Parce que tu ne la supportes plus ! Tu veux retrouver ta liberté, mais tu n’as pas non plus envie de lui payer une pension alimentaire jusqu’à la fin de ta vie.<br><strong>Deux</strong> – Je m’entends très bien avec ma femme.<br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas qu’il n’y a personne dans ton entourage sans qui ta vie serait plus agréable.<br><strong>Deux</strong> – Au point de le tuer ? Non, je ne vois pas…<br><strong>Un</strong> – Ce que tu peux être agaçant, parfois… Je ne sais pas, moi… Quelqu’un qui t’énerve, tout simplement.<br><em>L’autre commence à sortir de ses gonds.</em><br><strong>Deux</strong> – Quelqu’un qui m’énerve… parce qu’il m’offre tous les ans des cadeaux à la con pour mon anniversaire, par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Tu trouves que je t’offre toujours des cadeaux à la con ?<br><strong>Deux</strong> – L’année dernière, c’était un bon d’achat pour dix séances d’essai chez un psychanalyste ! Et l’année d’avant, c’était pour organiser ma propre disparition !<br><strong>Un</strong> – D’ailleurs, celui-là, tu ne l’as même pas utilisé.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Je vais mettre ton nom…<br><em>L’autre le regarde griffonner sur le papier, avec un air inquiet.</em><br><strong>Un</strong> – Non, mais tu peux encore réfléchir un peu… Je te ressers ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Bloody Mary</title>
		<link>https://sketchotheque.net/bloody-mary/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Fourmi]]></category>
		<category><![CDATA[Poison]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bloody Mary, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Une femme assez sophistiquée est assise seule à une table devant un verre de cocktail vide. Un homme arrive.<br></em><strong>Lui</strong> – Bonjour, je peux vous offrir un verre ?<br><strong>Elle</strong> – Même deux ou trois, si vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Là je ne suis pas sûr d’avoir assez de liquide sur moi.<br><strong>Elle</strong> – Commençons par un, alors. Vous vous appelez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Jean-François, mais vous pouvez m’appeler Jeff. Et vous ?<br><strong>Elle</strong> – Mary. Mais vous pouvez m’appeler comme vous voulez.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Et qu’est-ce qui vous ferait plaisir, Mary ?<br><strong>Elle</strong> – La même chose. Un Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Un cocktail… C’est cher, non ? C’est combien ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. (<em>Désignant un homme dans la salle</em>) C’est le monsieur là-bas qui me l’a offert.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui…<br><em>Elle fait un petit signe à l’homme avec un sourire aguicheur, avant de se tourner à nouveau vers son interlocuteur.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, excusez-moi… (<em>Il fouille dans ses poches</em>.) J’ai tellement l’habitude qu’on me dise non, je ne suis même pas sûr d’avoir assez. J’ai dépensé les quelques pièces qui me restaient pour acheter du poison.<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai que vous avez l’air un peu désespéré, mais je ne suis pas sûre que le suicide soit la solution, vous savez.<br><strong>Lui</strong> – Ah, non, mais… Ce n’est pas pour moi.<br><strong>Elle</strong> – Vous voulez empoisonner quelqu’un ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… Non… C’est du poison pour les fourmis.<br><strong>Elle</strong> – Je vois… Je peux prendre un ballon de Côtes du Rhône… si c’est plus dans votre budget.<br><strong>Lui</strong> – En fait, je crois que je n’ai pas du tout d’argent sur moi.<br><strong>Elle</strong> – C’est votre technique pour vous faire offrir un verre ?<br><strong>Lui</strong> – Parfois, ça marche.<br><strong>Elle</strong> – Alors disons que c’est votre jour de chance. Qu’est-ce que vous prenez ?<br><strong>Lui</strong> – La même chose que vous.<br><strong>Elle</strong> – Vous avez des goûts de luxe, pour quelqu’un qui n’a pas les moyens d’offrir un verre à une femme.<br><strong>Lui</strong> – Il m’arrive aussi d’avoir de l’argent, vous savez. Mais dans mon métier, il y a des hauts et des bas.<br><strong>Elle</strong> – Et… c’est quoi, votre métier ?<br><strong>Lui</strong> – Je suis tueur à gages.<br><strong>Elle</strong> – D’accord… Et donc, en ce moment, c’est plutôt la morte saison.<br><strong>Lui</strong> – Voilà.<br><strong>Elle</strong> – Et vous avez tué beaucoup de gens dans votre vie ?<br><strong>Lui</strong> – Un certain nombre.<br><strong>Elle</strong> – Et là, vous êtes sur quelque chose ? À part ces fourmis…<br><strong>Lui</strong> – Vous comprendrez que je ne peux rien vous dire là-dessus.<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr… Secret professionnel…<br><strong>Lui</strong> – Désolé.<br><strong>Elle</strong> – Je ne vois pas le garçon…<br><strong>Lui</strong> – Je m’en occupe.<br><em>Il se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Je vais en reprendre un avec vous. Vous direz au garçon de mettre tout ça sur le compte de Monsieur…<br><em>Elle lui désigne l’homme dans la salle supposé lui avoir offert un verre. Il s’éloigne en coulisses. Elle en profite pour aguicher un peu l’homme dans la salle. L’autre revient avec deux Bloody Mary, et se rassied.</em><br><strong>Lui</strong> – Et voilà.<br><strong>Elle</strong> – Alors à votre santé !<br><strong>Lui</strong> – À la vôtre !<br><em>Il s’apprête à boire.</em><br><strong>Elle</strong> – Ah, je crois que vous avez fait une touche.<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><em>Elle lui montre une femme dans le public.</em><br><strong>Elle</strong> – Vous n’avez pas remarqué ? Elle n’arrête pas de vous regarder…<br><strong>Lui</strong> – Vous êtes sûre ?<br><em>Il regarde la femme dans le public. L’autre en profite pour échanger leurs verres.</em><br><strong>Elle</strong> – Si ça ne marche pas avec moi, vous pourrez toujours essayer avec elle… Elle a l’air plus dans vos moyens.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi pas…<br><strong>Elle</strong> – Allez, à la santé de votre prochaine victime !<br><em>Ils trinquent et boivent.</em><br><strong>Lui</strong> – Merci pour le cocktail.<br><strong>Elle</strong> – Excusez-moi d’insister mais évidemment, je suis un peu intriguée. C’est la première fois que je rencontre un tueur à gages…<br><strong>Lui</strong> – Quand on rencontre un tueur à gages, vous savez, la première fois est souvent la dernière…<br><strong>Elle</strong> – C’est vrai ! Je n’avais pas pensé à ça.<br><em>Il boit à nouveau.</em><br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que vous voulez savoir ?<br><strong>Elle</strong> – Si vous deviez tuer une femme, vous vous y prendriez comment ?<br><strong>Lui</strong> – Il y a plusieurs méthodes, mais pour une femme… Il faut savoir rester élégant. Un peu de strychnine dans son verre, peut-être…<br><em>Elle sourit.</em><br><strong>Elle</strong> – Je sais pour qui vous travaillez.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui ?<br><strong>Elle</strong> – Et je sais que c’est pour me tuer qu’on vous a engagé.<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi est-ce que quelqu’un voudrait vous tuer ?<br><strong>Elle</strong> – Je suis tueuse à gages moi aussi. On m’appelle Bloody Mary.<br><strong>Lui</strong> – Je vois…<br><strong>Elle</strong> – Vous êtes le troisième tueur à gages qu’il m’envoie. J’avoue que les deux autres étaient moins marrants que vous.<br><strong>Lui</strong> – Et… qu’est-ce qu’ils sont devenus ?<br><strong>Elle</strong> – Ils sont morts. Subitement…<br><strong>Lui</strong> – Et vous êtes toujours en vie…<br><strong>Elle</strong> – Comme vous le voyez. Je suis même en pleine forme.<br><strong>Lui</strong> – Plus pour longtemps.<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?<br><strong>Lui</strong> – J’ai versé de la strychnine dans votre verre.<br><strong>Elle</strong> – J’ai échangé nos verres pendant que vous regardiez cette garce.<br><strong>Lui</strong> – Ah…<br><strong>Elle</strong> – Rassurez-vous, ce sera très rapide.<br><em>Il fouille dans ses poches, et en sort deux sachets, qu’il compare.</em><br><strong>Lui</strong> – Et merde…<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – Je me suis trompé de sachet. Ce que j’ai mis dans votre verre, enfin dans celui que j’ai bu, ce n’est pas la strychnine. C’est le poison pour les fourmis…<br><strong>Elle</strong> – Alors c’était vrai ? Vous avez aussi un contrat sur une fourmilière ?<br><strong>Lui</strong> – Non, mais j’ai plein de fourmis chez moi, et c’est très désagréable, je vous assure.<br><strong>Elle</strong> – Heureusement pour vous, vous n’êtes pas une fourmi.<br><strong>Lui</strong> – D’ailleurs, même les fourmis, ça n’a pas l’air de leur faire beaucoup d’effet.<br><strong>Elle</strong> – Du coup, vous pouvez peut-être finir votre cocktail empoisonné.<br><strong>Lui</strong> – Je me sens un peu bizarre, quand même.<br><strong>Elle</strong> – Bizarre, vous voulez dire… Encore plus bizarre que d’habitude ?<br><strong>Lui</strong> – Je sens comme… des fourmis dans les bras.<br><strong>Elle</strong> – Des fourmis ?<br><strong>Lui</strong> – Apparemment, c’est assez laxatif, aussi. Désolé, je vais devoir vous laisser.<br><strong>Elle</strong> – Ça a été un plaisir de boire un verre avec vous. À une prochaine fois, peut-être…<br><em>Il sourit et part précipitamment.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em> </em><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/"><em>Tueurs à gags</em></a><br><a href="https://sketchotheque.net/tueurs-a-gags/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Contrat</title>
		<link>https://sketchotheque.net/contrat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 13:08:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Tueur à gages]]></category>
		<category><![CDATA[Tueurs à gags]]></category>
		<category><![CDATA[Crime]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrat, un sketch humoristique extrait du recueil 'Tueurs à gags' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages sont assis à une table de bistrot, chacun devant un ballon de rouge.</em><br><strong>Un</strong> – Allez, à la tienne !<br><strong>Deux</strong> – Santé !<br><em>Ils prennent une gorgée. Le premier fait la grimace. L’autre a l’air d’apprécier.</em><br><strong>Un</strong> – Il est vraiment dégueulasse, non ?<br><strong>Deux</strong> – Oui, mais pour moi il a le goût de la liberté.<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ? Tu sors de prison ?<br><strong>Deux</strong> – Presque. J’ai mes beaux-parents chez moi pour les vacances. J’ai réussi à m’échapper une heure.<br><strong>Un</strong> – Ah merde.<br><strong>Deux</strong> – J’ai dit que j’allais faire vérifier le niveau d’huile sur la bagnole.<br><strong>Un</strong> – Tu n’as pas une voiture électrique ?<br><strong>Deux</strong> – Si… Tu vois un peu où j’en suis rendu…<br><strong>Un</strong> – Ah ouais…<br><strong>Deux</strong> – Ils ne sont là que depuis deux jours et je ne les supporte déjà plus. Surtout mon beau-père…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Un</strong> – Tu veux que je t’en débarrasse ?<br><strong>Deux</strong> – Tu veux les prendre chez toi, c’est ça ? Si ma femme est d’accord, je te les refile tout de suite. Je suis prêt à payer, tu sais. J’irais jusqu’au double du tarif en chambre d’hôtes. Parce que ce n’est pas un cadeau, je t’assure.<br><strong>Un</strong> – Non, je voulais dire… les faire disparaître.<br><strong>Deux</strong> – Comment ça, disparaître ? Tu es prestidigitateur ? Malheureusement, quand un prestidigitateur fait disparaître quelqu’un, il finit toujours par réapparaître au bout de quelques minutes. Ça me servirait à quoi ? Et puis tu n’es pas magicien, si ?<br><strong>Un</strong> – Non, bien sûr… Non, moi, ce que je te propose, c’est de les faire disparaître… définitivement.<br><em>L’autre reste un instant interdit.</em><br><strong>Deux</strong> – Très drôle.<br><strong>Un</strong> – Je ne plaisante pas.<br><strong>Deux</strong> – Définitivement…?<br><strong>Un</strong> – Je connais un type qui peut s’en occuper, si tu veux.<br><strong>Deux</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Un</strong> – Pas du tout.<br><strong>Deux</strong> – Un tueur à gages, tu veux dire ?<br><strong>Un</strong> – Il ferait juste ça pour rendre service. Pas gratuitement non plus, évidemment.<br><strong>Deux</strong> – Tu connais des tueurs à gages, toi ?<br><strong>Un</strong> – Non, je ne connais pas… des tueurs à gages. Mais j’en connais un.<br><strong>Deux</strong> – Eh bien moi, je n’en connais aucun, tu vois. Où est-ce que tu l’as connu, ce type ?<br><strong>Un</strong> – En prison.<br><strong>Deux</strong> – En prison ?<br><strong>Un</strong> – On a partagé la même cellule pendant trois ans.<br><strong>Deux</strong> – Tu as fait de la prison, toi ?<br><strong>Un</strong> – Ben ouais.<br><strong>Deux</strong> – Et pour quoi ?<br><strong>Un</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Deux</strong> – Pour quel motif on t’a mis en prison ? Qu’est-ce que tu avais fait ?<br><strong>Un</strong> – Tentative de meurtre.<br><strong>Deux</strong> – Tentative ?<br><strong>Un</strong> – J’ai raté mon coup. Je n’étais pas très doué. Mais lui c’est un pro, je t’assure. Il en a déjà refroidi plus d’un, je te le garantis.<br><strong>Deux</strong> – Tu me fais marcher là…<br><strong>Un</strong> – Pas du tout.<br><strong>Deux</strong> – Tu es sérieux ?<br><strong>Un</strong> – Très sérieux.<br><em>L’autre digère cette information.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est dingue, ça. À part dans les films, je ne savais pas que ça existait, les tueurs à gages. Alors tu passes commande, comme ça, comme pour une pizza, et…<br><strong>Un</strong> – Oui. Ça s’appelle un contrat.<br><em>L’autre réfléchit à nouveau.</em><br><strong>Deux</strong> – Un contrat… Et ça coûterait combien ? Non mais c’est juste par curiosité, hein ?<br><strong>Un</strong> – Ça dépend…<br><strong>Deux</strong> – Ça dépend de quoi ?<br><strong>Un</strong> – Déjà, c’est pour un seul ou pour les deux ? Comme tu dis que c’est surtout ton beau-père qui…<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. Ça ferait combien par personne ?<br><strong>Un</strong> – Il faudrait que je lui demande… Dans les 8500 euros, peut-être.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est assez précis, quand même.<br><strong>Un</strong> – Pour les deux, il te ferait sûrement un prix.<br><strong>Deux</strong> – Combien ?<br><strong>Un</strong> – Pour un couple… dans les quinze mille.<br><strong>Deux</strong> – On parle en TTC, j’imagine.<br><strong>Un</strong> – Si tu n’as pas besoin de facture, tu le paieras en liquide, c’est plus simple.<br><strong>Deux</strong> (<em>pensif</em>) – D’accord…<br><strong>Un</strong> – Tu veux que je lui en parle ?<br><strong>Deux</strong> – Mais non, pas du tout… J’ai dit d’accord comme j’aurais dit… je vois. Je ne suis pas d’accord, évidemment. (<em>Un temps</em>) Même s’il faut reconnaître que c’est assez tentant…<br><strong>Un</strong> – Ouais.<br><strong>Deux</strong> – Et puis c’est risqué, non ? Je veux dire… le crime parfait, ça n’existe pas.<br><strong>Un</strong> – Qu’est-ce qui te fait dire ça ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… C’est ce qu’on dit.<br><strong>Un</strong> – Par définition, les crimes parfaits ne sont pas classés comme des crimes. Ça passe pour des accidents, des morts naturelles, des suicides… Donc un crime parfait, on ne peut pas savoir si ça existe. C’est pour ça qu’on dit que ça n’existe pas.<br><strong>Deux</strong> – Je vois… Pour ne pas susciter des vocations.<br><strong>Un</strong> – Si ça se trouve, sur cent personnes qui meurent, il y en a dix qui ont été victimes d’un crime parfait, et on ne le sait pas.<br><strong>Deux</strong> – Tu crois ?<br><strong>Un</strong> – En tout cas, des gens qui avaient commis des crimes parfaits, j’en ai connu pas mal.<br><strong>Deux</strong> – Ah oui ? Et où est-ce que tu les as rencontrés ?<br><strong>Un</strong> – En prison.<br><strong>Deux</strong> – S’ils avaient commis des crimes parfaits, qu’est-ce qu’ils foutaient en prison ?<br><strong>Un</strong> – Non, mais ils étaient en prison pour autre chose.<br><strong>Deux</strong> – Ouais… Ce n’est pas très rassurant tout ça. Je crois que je vais réfléchir encore un peu. Et puis quinze mille euros, c’est une somme quand même…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Et ils comptent venir en vacances chez toi tous les ans, tes beaux-parents ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais… c’est bien pour ça que je ne te dis pas non tout de suite…<br><strong>Un</strong> – Comme tu veux.<br><strong>Deux</strong> – D’un autre côté, je n’ai pas envie de finir en taule, comme toi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Sinon, il y a l’enlèvement.<br><strong>Deux</strong> – Un enlèvement ?<br><strong>Un</strong> – C’est moins définitif, mais… si tu te fais pincer, la peine est moins lourde. Et puis l’avantage, c’est que tu peux demander une rançon.<br><strong>Deux</strong> – Une rançon ?<br><strong>Un</strong> – Et avec la rançon, tu peux payer le commanditaire de l’enlèvement. Ça ne te coûte rien. Si tu te débrouilles bien, tu peux même gagner un peu d’argent.<br><strong>Deux</strong> – Une rançon… À qui on pourrait bien demander une rançon ?<br><strong>Un</strong> – Ça je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Qui pourrait bien payer une rançon pour faire libérer mon beau-père ? Ma belle-mère peut-être, et encore ce n’est pas sûr. D’ailleurs, elle n’a pas d’argent.<br><strong>Un</strong> – Ils n’ont pas d’autres enfants ?<br><strong>Deux</strong> – Si, il y a mon beau-frère. Et ma belle-sœur. Ils arrivent la semaine prochaine.<br><strong>Un</strong> – Ils passent aussi les vacances chez toi ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais, malheureusement.<br><strong>Un</strong> – Ah merde…<br><strong>Deux</strong> – Comme tu dis.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Ne me dis pas que tu veux t’en débarrasser aussi.<br><strong>Deux</strong> – Ça dépend. Pour quatre, ton pote, il me ferait une grosse ristourne ?<br><strong>Un</strong> – Après, il ne faut pas que ce soit trop voyant, non plus. Il y a encore beaucoup de gens dont tu voudrais te débarrasser, comme ça ?<br><strong>Deux</strong> – Mes parents non plus, je ne les supporte pas… Sans parler de mes deux sœurs et de leurs connards de maris.<br><strong>Un</strong> – Ils viennent passer les vacances chez toi, eux aussi ?<br><strong>Deux</strong> – Ah non ! Eux non. Je ne les ai pas invités. Mais ils me cassent les couilles quand même. Et puis quand les vacances seront terminées, il y a mon patron…<br><strong>Un</strong> – Après, mon pote, c’est juste un tueur à gages. Son truc, ce n’est pas les meurtres de masse, comme aux États-Unis.<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison, de toute façon, tant qu’il en restera un pour me casser les burnes… Non, je ne vais pas mettre le doigt dans cet engrenage, je n’en finirais plus. Et puis je n’ai pas les moyens…<br><em>L’autre se lève.</em><br><strong>Un</strong> – Dans ce cas, je vais y aller.<br><strong>Deux</strong> – Oui, moi aussi. J’ai du monde qui m’attend à la maison…<br><strong>Un</strong> – Bon ben… Bonnes vacances alors.<br><strong>Deux</strong> – Merci…<br><strong>Un</strong> – Et si tu changes d’avis, tu as mon numéro.<br><strong>Deux</strong> – OK… Tu passes les vacances avec qui, toi ?<br><strong>Un</strong> – Juste avec ma femme.<br><strong>Deux</strong> – Ne me dis pas que les autres…<br><strong>Un</strong> – Si je te le disais… ce ne serait plus le crime parfait.<br><em>Il s’en va. L’autre reste un instant pensif, et s’en va à son tour.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Les amis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-amis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 16:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
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		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les amis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Ils sont assis à une table, et prennent un café. Silence embarrassé.<br></em><strong>Fred</strong> – Je ne savais pas qu’il était malade… Enfin… malade du cœur, je veux dire.<br><strong>Max</strong> – Moi non plus.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr. Sinon tu me l’aurais dit…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Il n’en avait parlé à personne. Pas même à sa femme, apparemment.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne m’étonne pas. Vincent… il avait un tempérament de vainqueur. Tout lui réussissait.<br><strong>Max</strong> – Le plus gros salaire, la plus grosse voiture… La plus belle femme…<br><strong>Fred</strong> – Ce qu’il aimait, c’était qu’on l’admire. Il n’aurait pas supporté qu’on le plaigne.<br><strong>Max</strong> – Mais il est mort quand même.<br><strong>Fred</strong> – On ne peut pas gagner à tous les coups.<br><strong>Max</strong> – Non… Je dirais même qu’à la fin, on est sûr de perdre. Tous. Même ceux qui ont… un tempérament de vainqueur.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Et toi, ça va ?<br><strong>Max</strong> – Ça va.<br><strong>Fred</strong> – Alors tu n’as pas quitté la région.<br><strong>Max</strong> – Non. Je n’ai même pas quitté le lycée, tu vois. Puisque j’y suis devenu prof. J’y resterai sans doute jusqu’à l’âge de la retraite. Je ne dois pas avoir un tempérament de vainqueur, comme tu dis.<br><strong>Fred</strong> – Je parlais de Vincent. Toujours aussi susceptible…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Max</strong> – Et toi ?<br><strong>Fred</strong> – Ça va.<br><strong>Max</strong> – Toujours dans l’immobilier ?<br><strong>Fred</strong> – Toujours. Mais j’ai pas mal voyagé.<br><strong>Max</strong> – Aux États-Unis ?<br><strong>Fred</strong> – Aux États-Unis. En Asie. Maintenant j’habite dans le Sud.<br><strong>Max</strong> – Le Sud de la France…?<br><strong>Fred</strong> – Lyon.<br><strong>Max</strong> – Marié ?<br><strong>Fred</strong> – Marié. Et divorcé. Et toi ?<br><strong>Max</strong> – Divorcé. Et remarié.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vus ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… Longtemps.<br><strong>Fred</strong> – C’est dommage.<br><strong>Max</strong> – Mmm…<br><strong>Fred</strong> – On était très proches, pourtant. On était amis.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – On l’est encore, non ?<br><strong>Max</strong> – Bien sûr…<br><strong>Fred</strong> – Mais on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – Tu l’as dit, tu habites dans le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Lyon, ce n’est pas le bout du monde.<br><strong>Max</strong> – Non. Ce n’est même pas vraiment le Sud.<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas. Ça commence où, le Sud ?<br><strong>Max</strong> – Exactement, je ne sais pas. Je dirais Montélimar.<br><strong>Fred</strong> – Pourtant Lyon, ce n’est pas le Nord. Ce n’est pas le Centre, non plus. L’Est ?<br><strong>Max</strong> – Pas vraiment.<br><strong>Fred</strong> – Pas l’Ouest, en tout cas.<br><strong>Max</strong> – Lyon est un défi lancé à tous les géographes dont je suis. Ce n’est pas une localisation, c’est une destination. La preuve, la Gare de Lyon est à Paris.<br><strong>Fred</strong> – Tu as raison. Lyon est au milieu de nulle part. On y arrive par l’autoroute, et on la traverse par un tunnel. C’est sûrement pour ça que j’y habite. J’ai toujours eu du mal à me fixer quelque part…<br><strong>Max</strong> – Moi je n’ai jamais réussi à bouger, tu vois. C’est sûrement pour ça que je suis devenu prof de géo. Pour voyager sans bouger de chez moi.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Pardon ?<br><strong>Fred</strong> – La dernière fois qu’on s’est vus, c’était le 13 avril 2010.<br><strong>Max</strong> – Quelle mémoire…<br><strong>Fred</strong> – C’était l’anniversaire de Vincent. Il avait organisé une grosse fête dans sa maison de campagne en Normandie.<br><strong>Max</strong> – Ah oui, peut-être. En tout cas, ce n’était pas à son mariage. Tu n’étais pas là.<br><strong>Fred</strong> – J’étais loin… À San Francisco, je crois. Je n’ai pas pu faire le voyage… C’est un reproche ?<br><strong>Max</strong> – Non. Une constatation.<br><strong>Fred</strong> – Je n’ai jamais trop aimé les cérémonies.<br><strong>Max</strong> – Tu es quand même venu à son enterrement.<br><strong>Fred</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Qu’est-ce qui s’est passé ce soir-là, pour qu’on ne se soit jamais revu après ?<br><strong>Max</strong> – On se revoit aujourd’hui.<br><strong>Fred</strong> – Oui… Plus de dix ans après. Et il a fallu que Vincent meurt…<br><strong>Max</strong> – On ne se voyait déjà plus beaucoup avant cette fête en Normandie, non ? C’est la vie. On a pris des directions différentes. Et nos chemins ne se sont plus croisés…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors tu ne m’as jamais pardonné ?<br><strong>Max</strong> – Pardonné quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le sais très bien.<br><strong>Max</strong> – Je t’assure que non.<br><strong>Fred</strong> – Et tu ne me pardonneras jamais.<br><strong>Max</strong> – Mais quoi ?<br><strong>Fred</strong> – D’être sorti avec Cécile ! Le jour de l’anniversaire de Vincent.<br><strong>Max</strong> – Pourquoi je t’en voudrais ?<br><strong>Fred</strong> – Parce que tu étais amoureux d’elle, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – N’importe quoi.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’étais pas amoureux d’elle ?<br><strong>Max</strong> – Si peut-être un peu…<br><strong>Fred</strong> – Tu avais toujours été amoureux d’elle. Moi j’arrive ce soir-là, je ne l’avais pas vue depuis… et elle me tombe dans les bras.<br><strong>Max</strong> – Je ne sortais pas avec elle. Ce n’est pas comme si elle m’avait trompé avec mon meilleur ami.<br><strong>Fred</strong> – Donc tu t’en souviens. Et tu m’en as voulu.<br><strong>Max</strong> – Oui.<br><strong>Fred</strong> – C’est elle qui est venue vers moi.<br><strong>Max</strong> – Bien sûr. Et tu t’es laissé faire, comme d’habitude.<br><strong>Fred</strong> – Je ne l’ai jamais revue après. Et elle n’a pas cherché à me revoir<br><strong>Max</strong> – Pourquoi tu me racontes ça ? C’est moins grave si c’est un coup d’un soir, c’est ça ?<br><strong>Fred</strong> – Finalement, quelques mois après, c’est avec Vincent qu’elle sortait. Et tu ne lui en as jamais voulu, à lui.<br><strong>Max</strong> – Lui, il s’est marié avec elle.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu continuais à les voir ?<br><strong>Max</strong> – Oui. De temps en temps. La ville n’est pas bien grande, tu sais.<br><strong>Fred</strong> – Mais nous, on ne se voit plus.<br><strong>Max</strong> – C’est compliqué de rester ami avec quelqu’un qui habite à cinq cents bornes de chez toi, mais c’est encore plus compliqué de rester fâché avec un pote qui habite juste en face.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est moi le méchant, c’est ça ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit ça.<br><strong>Fred</strong> – Tu viendras à mon enterrement, au moins ?<br><strong>Max</strong> – Tu dis n’importe quoi. Et puis je mourrai peut-être avant toi.<br><strong>Fred</strong> – J’étais bourré, ce soir-là. Comme tout le monde. C’est elle qui est venue me chercher. Je me suis laissé faire, comme tu dis. Elle avait envie de se faire un mec. Je ne sais pas pourquoi, c’est moi qu’elle a choisi.<br><strong>Max</strong> – Parce qu’elle savait que pour toi, ça n’avait pas d’importance, probablement. Que tu ne chercherais même pas à la revoir après.<br><strong>Fred</strong> – Sûrement, oui.<br><strong>Max</strong> – C’est sans doute pour ça que toutes les filles te tombent dans les bras.<br><strong>Fred</strong> – Oui. Et que je ne peux en garder aucune.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, j’étais jaloux. Jaloux de ton succès. Moi je suis celui avec qui on pourrait se marier. Du coup je leur fais peur. J’enviais ta légèreté…<br><strong>Fred</strong> – Et moi j’enviais ta rigueur.<br><strong>Max</strong> – Tu veux dire ma rigidité, j’imagine.<br><strong>Fred</strong> – Je pensais que toi, tu ferais quelque chose de ta vie. Je veux dire quelque chose qui a du sens.<br><strong>Max</strong> – Mais finalement, on n’aura rien fait d’important, tu vois. Ni les uns ni les autres.<br><strong>Fred</strong> – En tout cas, aucun de nous trois ne sera devenu une star du rock, comme on en rêvait tous à l’époque, quand on écumait ensemble les salles des fêtes de la région avec ce groupe…<br><strong>Max</strong> – Les Rebelles…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Alors c’est ça… C’est à cause de Cécile…<br><strong>Max</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Ne me dis pas que c’est à cause de ce dernier concert qu’on a fait ensemble ? Et que j’ai complètement foiré parce qu’il manquait une corde à ma guitare…<br><strong>Max</strong> – Tu crois vraiment que c’est à cause d’une fille, Fred ? Ou d’une histoire de corde cassée ? Qu’il suffirait que je te pardonne pour qu’on soit de nouveau amis, comme on l’était il y a des années ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – C’est vrai, si tu avais assuré un peu plus pendant ce concert, on en aurait peut-être faits quelques-uns de plus. Mais je ne suis pas con. Je sais bien que ce groupe, ce n’était pas fait pour durer. On ne serait jamais devenus des musiciens professionnels. Alors quant à devenir célèbres…<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Tu ne comprends pas, Fred. On n’est pas fâchés. On s’est perdu de vue, c’est tout. Et dans un sens c’est bien plus grave. Loin des yeux loin du cœur, tu connais la formule ? On ne fait plus rien ensemble. On n’a plus rien à partager. C’est pour ça qu’on n’est plus vraiment amis. L’amitié, ça ne meurt pas un jour précis. Comme Vincent. On s’éloigne peu à peu. Et on ne se revoit pas, parce que quand on se revoit, ça nous rappelle notre jeunesse. Toutes les promesses qu’on s’était faites entre nous, toutes les promesses qu’on s’était faites à nous-mêmes, et qu’on n’a pas tenues.<br><strong>Fred</strong> – Alors c’est quoi, l’amitié, à ton avis ?<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas… C’est quand l’opinion de quelqu’un compte pour toi. Quand on se marre ensemble. Quand on a des projets en commun. C’est quoi, nos projets ? De prendre un autre café ensemble dans un an ou dans dix ans, à l’occasion d’un autre enterrement ? On n’a plus de rêves en commun, Fred. Et je ne suis pas sûr d’en avoir encore, des rêves. Quand on se voit, on ne parle que du bon vieux temps. C’est pour ça qu’on ne se voit plus. Parce que ça me déprime. Pas toi ?<br><strong>Fred</strong> – Excuse-moi…<br><strong>Max</strong> – De quoi ?<br><strong>Fred</strong> – De ne pas avoir été là. D’avoir déserté. Déserté notre amitié.<br><strong>Max</strong> – Tu n’y es pour rien. Moi non plus. C’est la vie. Quels projets on pourrait bien avoir encore ensemble ?<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Max</strong> – À l’époque on rêvait d’aller enregistrer un disque en Angleterre. De faire un concert au Golf Drouot.<br><strong>Fred</strong> – Dans ce cas, moi j’ai réalisé mon rêve. J’y joue tous les samedis, au golf. Avec mes collègues de travail.<br><strong>Max</strong> – Désolé, je ne sais pas jouer au golf, et je ne suis pas sûr d’avoir envie de m’y mettre.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – De toute façon, le Golf Drouot, même à notre époque, ça n’existait déjà plus.<br><strong>Max</strong> – Eh ben tu vois, même à l’époque, on était déjà has been.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait se mettre à la randonnée… Avec des bâtons de ski, tu sais ? C’est plus de notre âge que le rock, non ?<br><strong>Max</strong> – Tu habites à Lyon, moi en banlieue parisienne.<br><strong>Fred</strong> – On pourrait randonner du côté de Dijon. Faire chacun la moitié du chemin. Maintenant, avec le TGV…<br><strong>Max</strong> – Même quand on habitait encore à deux rues l’un de l’autre, on s’était déjà éloignés. Et quand tu es parti… Je ne te le reproche pas, évidemment. Tu avais de nouvelles choses à vivre. Moi aussi, d’ailleurs. Ce n’était pas les mêmes…<br><strong>Fred</strong> – Et puis il fallait bien trouver un vrai métier pour gagner sa vie. On ne peut pas rester éternellement bloqués sur des rêves impossibles à réaliser. Tu as raison. On se doutait bien, même à l’époque, qu’on ne deviendrait jamais des stars…<br><strong>Max</strong> – En tout cas, maintenant, on en est sûrs.<br><strong>Fred</strong> – Et c’est pour ça, à ton avis, qu’on n’est plus amis ? Parce qu’on n’a pas pu réaliser nos rêves d’ados.<br><strong>Max</strong> – Non. Pas seulement pour ça. Des rêves, on aurait pu en trouver d’autres. On aurait même pu rire ensemble de nos échecs.<br><strong>Fred</strong> – Alors pourquoi ?<br><strong>Max</strong> – Quand on était vraiment amis, on se voyait tous les jours, on a même habité ensemble pendant quelque temps, on partait en vacances ensemble.<br><strong>Fred</strong> – On dirait que tu parles d’un vieux couple.<br><strong>Max</strong> – C’était un peu ça, non ? Le sexe en moins. Rassure-toi, ça ne m’a jamais tenté. Mais oui. L’amour, l’amitié… C’est un peu pareil. Et ça supporte mal le réchauffé.<br><strong>Fred</strong> – Et puis tu t’es marié. Moi aussi…<br><strong>Max</strong> – Nos femmes sont devenues nos meilleures amies. Le sexe en plus. Et même après nous avoir quittés, nos femmes restent souvent nos amies les plus fidèles. On était amis parce qu’on n’avait pas de femme, Fred. L’amitié, c’est un truc de célibataires.<br><strong>Fred</strong> – Donc on ne se reverra plus.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Parfois c’est encore plus triste de se voir que de ne pas se voir.<br><strong>Fred</strong> – Et tu n’as plus d’amis ?<br><strong>Max</strong> – Partager un barbecue une fois par mois, et une location de vacances une fois par an, est-ce que c’est vraiment être amis.<br>Fred – Alors qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Max</strong> – Je n’ai pas dit que c’était de ta faute. Je voudrais seulement arriver à faire la paix avec moi-même, tu comprends ? Le moi-même avec qui autrefois tu étais ami.<br><strong>Fred</strong> – Et si on remontait un groupe de rock ?<br><strong>Max</strong> – Ce serait pathétique…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Tu es sûr que tout ça a vraiment existé ?<br><strong>Max</strong> – Quoi ?<br><strong>Fred</strong> – Ce que tu décris, là. Notre amitié, telle que tu en parlais tout à l’heure.<br><strong>Max</strong> – Je ne sais pas. Non ?<br><strong>Fred</strong> – On était sans arrêt jaloux l’un de l’autre. On était prêts à toutes les trahisons juste pour être sur le devant de la scène, juste pour avoir une fille, quitte à la piquer à son meilleur copain. En fait, on se détestait.<br><strong>Max</strong> – Oui… Mais on se marrait bien. Et au moins on était vivants. Depuis combien de temps tu ne t’es pas vraiment marré ?<br><strong>Fred</strong> – Depuis longtemps, je crois. Aussi longtemps que toi, j’imagine.<br><strong>Max</strong> – Voilà. On ne se marre plus ensemble. Et je ne suis pas sûr qu’on se marre beaucoup en général. Ce qui s’appelle se marrer, tu vois ? À en attraper mal au ventre. Tu te souviens de nos rigolades ? Finalement, c’est peut-être ça, l’amitié. C’est ça notre paradis perdu. Le rire…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Fred</strong> – Je vais revenir vivre à Paris.<br><strong>Max</strong> – Pas à cause de notre discussion, quand même ?<br><strong>Fred</strong> – J’y pensais depuis quelque temps déjà. Parce que Lyon, entre nous…<br><strong>Max</strong> – C’est toi qui vois…<br><strong>Fred</strong> – On pourra toujours faire de la rando dans le Bois de Vincennes…<br><strong>Max</strong> – C’est vrai que c’est tentant. Je vais y réfléchir.<br><strong>Fred</strong> – Il va falloir que j’y aille. Mon train est dans un quart d’heure.<br><strong>Max</strong> – OK. Tu as mon numéro.<br><em>Ils se lèvent, hésitent, et se font une chaleureuse accolade. Fred s’apprête à partir.</em><br><strong>Fred</strong> – Sinon, pour mon déménagement… je pourrai compter sur toi ?<br><strong>Max</strong> – Les amis, c’est fait pour ça, non ?<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



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<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf">Les Rebelles</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/04/les-rebelles_comediatheque_relu2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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			</item>
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		<title>Avenir</title>
		<link>https://sketchotheque.net/avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Anniversaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avenir, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Cécile et Alice sont assises et prennent un café.<br></em><strong>Alice</strong> – Tu vas en Normandie pour l’anniversaire de Vincent ?<br><strong>Cécile</strong> – Oui. Je peux t’emmener, si tu veux. Ma mère me prête sa voiture.<br><strong>Alice</strong> – Super. (<em>Un temps</em>) Max m’a dit qu’il y serait, je crois.<br><strong>Cécile</strong> – OK… (<em>Un temps</em>) Mais pourquoi tu me dis ça ?<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Pour Max.<br><strong>Alice</strong> – J’ai dit ça comme ça…<br><strong>Cécile</strong> – Allez… J’ai entendu…comme un petit sous-entendu dans ta voix.<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout.<br><strong>Cécile</strong> – On sera une centaine à cette fête. Pourquoi tu me parles de Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Max et toi…<br><strong>Cécile</strong> – N’importe quoi. Qui est-ce qui t’a dit ça ?<br><strong>Alice</strong> – Personne. Mais tout le monde sait qu’il est amoureux de toi, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Tout le monde ?<br><strong>Alice</strong> – Sauf toi, apparemment. Il ne te plaît pas ?<br><strong>Cécile</strong> – C’est lui qui t’a demandé de m’en parler ?<br><strong>Alice</strong> – Pas du tout, je t’assure… (<em>Un temps</em>) Enfin, si, un peu…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord… Je pensais qu’on avait passé l’âge.<br><strong>Alice</strong> – Eh ben pas lui, tu vois. (Un temps) Alors ?<br><strong>Cécile</strong> – Je l’aime bien mais… c’est juste un copain.<br><strong>Alice</strong> – Je vois.<br><strong>Cécile</strong> – Oui, évidemment, j’ai bien remarqué que…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Qu’il me regardait bizarrement.<br><strong>Alice</strong> – Il est plutôt mignon, non ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais il est tellement sérieux. Si je couche avec lui un soir, j’ai l’impression que le lendemain matin, il va m’apporter mon petit déjeuner au lit et me demander en mariage. Et qu’un mois après on sera en train de commander des meubles à la CAMIF.<br><strong>Alice</strong> – Et…<br><strong>Cécile</strong> – Je n’arrive à me projeter là-dedans.<br><strong>Alice</strong> – Je comprends.<br><strong>Cécile</strong> – Et puis franchement, un type qui n’a même pas le courage de te demander en face si tu veux sortir avec lui.<br><strong>Alice</strong> – Il avait peur de prendre une veste, j’imagine.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Cécile</strong> – Et toi ?<br><strong>Alice</strong> – Moi ?<br><strong>Cécile</strong> – Il te plaît, Max ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Pourquoi pas…<br><strong>Cécile</strong> – D’accord…<br><strong>Alice</strong> – Non mais j’ai juste dit… pourquoi pas.<br><strong>Cécile</strong> – Et lui il t’envoie me parler à sa place…<br><strong>Alice</strong> – Il faut croire que tu l’impressionnes.<br><strong>Cécile</strong> – Malheureusement, ce n’est pas réciproque. Vous vous voyez souvent ?<br><strong>Alice</strong> – On révise le CAPES ensemble, parfois.<br><strong>Cécile</strong> – Je vois… Je lui dis que tu as envie de sortir avec lui ?<br><strong>Alice</strong> – Ce serait assez drôle…<br><strong>Cécile</strong> – Oui.<br><strong>Alice</strong> – Mais un peu cruel.<br><strong>Cécile</strong> – Il l’a un peu cherché, non ?<br><em>Elles rient.</em><br><strong>Alice</strong> – Et toi, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais pas… Je ne sais déjà pas ce que je vais faire cet été.<br><strong>Alice</strong> – Tu ne vas pas arrêter la fac, quand même ? Comme Fred…<br><strong>Cécile</strong> – Fred ?<br><strong>Alice</strong> – Il part aux États-Unis à la fin du mois.<br><strong>Cécile</strong> – Ah oui… Il part pour longtemps ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas.<br><strong>Cécile</strong> – C’est un drôle de type, Fred.<br><strong>Alice</strong> – Plus drôle que Max, en tout cas.<br><strong>Cécile</strong> – Non, je veux dire… il est toujours en train de déconner, mais…<br><strong>Alice</strong> – Quoi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je ne sais s’il est aussi gai qu’il veut le faire croire.<br><strong>Alice</strong> – Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non… Enfin, je n’en sais rien. Tu crois qu’il est gay ?<br><strong>Alice</strong> – Je ne sais pas… Tu n’as qu’à essayer, tu verras bien…<br><strong>Cécile</strong> – En tout cas, il a bien raison de se barrer d’ici.<br><strong>Alice</strong> – Ouais… Tu es déjà allée aux États-Unis, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Je crois que le plus loin où je suis allée, dans ma vie, c’est l’Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Non ? Tu n’as jamais pris l’avion ?<br><strong>Cécile</strong> – Si… pour aller en Ardèche.<br><strong>Alice</strong> – Tu déconnes ?<br><strong>Cécile</strong> – Non, je t’assure. Et toi ? Tu as beaucoup voyagé ?<br><strong>Alice</strong> – En tout cas, j’ai beaucoup déménagé. Jusqu’à l’âge de dix ans. Mon père était militaire. Mais déménager, ce n’est pas vraiment voyager, tu sais. J’ai vécu en Allemagne, et dans plusieurs pays d’Afrique. Je ne sais même plus lesquels. Pour moi, déménager, c’était surtout quitter mes copines. Quand j’arrivais quelque part, je savais qu’il ne fallait pas que je m’attache. Parce que six mois après, ou deux ans maxi, je partirais. Et je ne les reverrais plus jamais.<br><strong>Cécile</strong> – Et après ?<br><strong>Alice</strong> – Après mon père est mort, et on n’a plus déménagé. C’est terrible à dire, mais je crois que la mort de mon père, ça a été pour moi un soulagement… La possibilité, enfin, de pouvoir me fixer quelque part (<em>Elle a l’air au bord des larmes.</em>) Tu ne vas pas déménager, toi ?<br><strong>Cécile</strong> – Mais non, rassure-toi… Je reste là.<br><em>Cécile pose sa main sur celle d’Alice pour la rassurer.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Départ</title>
		<link>https://sketchotheque.net/depart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 15:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignant]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Les Rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[Musicien]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Bac]]></category>
		<category><![CDATA[Exil]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Départ, un sketch humoristique extrait du recueil 'Les Rebelles' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Vincent et Fred sont assis à une table et prennent un café.</em><br><strong>Vincent</strong> – Génial… Et donc tu pars dans trois semaines ?<br><strong>Fred</strong> – Le premier mai, oui. Le jour de la fête du travail, moi je me barre en vacances pour un an. Ou plus, on verra bien…<br><strong>Vincent</strong> – Ce ne sera pas tout à fait des vacances, si ?<br><strong>Fred</strong> – Quand j’aurai besoin de fric, je travaillerai un peu comme cuistot ou comme serveur. C’est très facile, là-bas. Il y a du boulot pour tout le monde. Et les Français sont très appréciés. Surtout dans la restauration. Sans parler des gonzesses, évidemment…<br><strong>Vincent</strong> – Le mythe du French lover… Petit veinard… Tu vas t’éclater.<br><strong>Fred</strong> – Tu n’as qu’à venir avec moi.<br><strong>Vincent</strong> – Je ne peux pas, malheureusement. Je commence mon année de stage en septembre dans une banque à Paris. Et si je ne veux pas me taper trois heures de transport par jour, il faut que je bosse cet été pour me payer une chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Ah ouais.<br><strong>Vincent</strong> – C’est nettement moins glamour.<br><strong>Fred</strong> – C’est sûr…<br><strong>Vincent</strong> – Tu en as parlé à Max ?<br><strong>Fred</strong> – Ouais. Je l’ai vu hier.<br><strong>Vincent</strong> – Ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Tu le connais… Avec Max, ça ne va jamais vraiment.<br><strong>Vincent</strong> – Il passe son CAPES dans deux mois, il est un peu sur les nerfs.<br><strong>Fred</strong> – On ne se voit presque plus.<br><strong>Vincent</strong> – Il bosse beaucoup, je crois.<br><strong>Fred</strong> – Ou alors il m’en veut. Je ne sais pas pourquoi.<br><strong>Vincent</strong> – Je crois qu’il nous en veut à tous les deux d’avoir arrêté le groupe. Et maintenant, toi tu t’en vas. Alors Les Rebelles, c’est fini ?<br><strong>Fred</strong> – C’était déjà fini, non ?<br><strong>Vincent</strong> – Il faut se rendre à l’évidence, on ne serait jamais devenus des stars.<br><strong>Fred</strong> – Pas des stars du rock, en tout cas…<br><strong>Vincent</strong> – De toute façon, j’ai revendu ma batterie pour payer la caution de ma chambre de bonne.<br><strong>Fred</strong> – Et moi ma guitare pour acheter mon billet d’avion.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles, quel nom à la con. Je ne sais plus qui avait trouvé ça à l’époque.<br><strong>Fred</strong> – C’est moi.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, c’est vrai…<br><strong>Fred</strong> – Quand j’étais interne au lycée, dans ma boîte de curés, c’était une vraie prison. On ne pouvait franchir les grilles de l’école que le week-end. Et encore, si on n’était pas collés. Et évidemment, ce n’était pas mixte.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Oh putain…<br><strong>Fred</strong> – Tu imagines un peu ? À l’âge où on ne pensait qu’à se débarrasser de notre pucelage, toute la semaine entre mecs, de jour comme de nuit. Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas devenir homo.<br><strong><strong>Vincent</strong></strong> – Et tu n’as pas essayé de t’évader ?<br><strong>Fred</strong> – Un jour, j’ai organisé une grève pour protester contre nos conditions de détention. Tout le monde avait l’air partant. Mais au final, sur quatre cents élèves, on n’était que trois à refuser de rentrer en classe.<br><strong>Vincent</strong> – Les Rebelles…<br><strong>Fred</strong> – Il y avait un type dans ma classe qui se disait communiste. Le genre très bon élève, tu vois, mais très engagé politiquement. Je lui ai demandé pourquoi il refusait de participer à notre mouvement de protestation. Tu sais ce qu’il m’a répondu ?<br><strong>Vincent</strong> – Non.<br><strong>Fred</strong> – Il m’a dit : C’est une rébellion, pas une révolution…<br><strong>Vincent</strong> – Ah ouais…<br><strong>Fred</strong> – Je ne sais pas où il en est aujourd’hui avec sa révolution. Moi j’essaie de rester un rebelle.<br><strong>Vincent</strong> – Et comment ça s’est terminé votre rébellion ?<br><strong>Fred</strong> – J’espérais me faire virer, mais non. Même pas. On s’est fait coller pendant quatre week-ends de suite.<br><strong>Vincent</strong> – Ah oui, je m’en souviens. On ne t’avait pas vu pendant un bon bout de temps.<br><strong>Fred</strong> – Je me suis juré qu’après le bac, je ne laisserai plus personne m’enfermer quelque part. Et surtout pas dans un bureau…<br><strong>Vincent</strong> – Ouais.<br><strong>Fred</strong> – Ça ne te fait pas flipper, toi, la perspective de finir ta vie dans une banque ?<br><strong>Vincent</strong> – Qu’est-ce que tu veux… Je ne suis pas aussi beau que toi, moi. Si je veux trouver des gonzesses, je ne peux pas compter que sur mon physique. Alors il faut que je me fasse un max de fric…<br><strong>Fred</strong> – Je vais en profiter pendant que je suis encore jeune et beau, alors… Après… je miserai tout sur l’humour.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu viendras quand même en Normandie pour mon anniversaire ? C’est dans quinze jours.<br><strong>Fred</strong> – Évidemment.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Vincent</strong> – Tu es sûr que ça va ?<br><strong>Fred</strong> – Nickel.<br><strong>Vincent</strong> – C’est ce que tu voulais, non ? Partir d’ici. Découvrir le monde.<br><strong>Fred</strong> – Ouais… Dans trois semaines, à moi l’Amérique ! Je vous enverrai des cartes postales, c’est promis.<br><strong>Vincent</strong> – Et puis on se reverra.<br><strong>Fred</strong> – Bien sûr…<br><em>Ils échangent un regard qui en dit long.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p></p>
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		<title>Immaculée contraception</title>
		<link>https://sketchotheque.net/immaculee-contraception/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 10:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Brèves de confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Confinement]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Immaculée contraception, un sketch humoristique extrait du recueil 'Brèves de confinement' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux personnages prennent un verre ensemble.<br></em><strong>Un</strong> – Tu as entendu ? Giscard est mort du Covid.<br><strong>Deux</strong> – Il avait 94 ans… Il faut bien mourir de quelque chose…<br><strong>Un</strong> – Giscard… C’était le bon temps.<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><strong>Un</strong> – C’est lui qui a légalisé la pilule.<br><strong>Deux</strong> – Ah ouais ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Un</strong> – Tu y crois, toi, à l’immaculée conception ?<br><strong>Deux</strong> – L’immaculée conception ?<br><strong>Un</strong> – Le coup de la Vierge qui a un polichinelle dans le tiroir ! Tu ne te souviens pas de tes cours de catéchisme ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis musulman.<br><strong>Un</strong> – Tu es musulman et tu bois de l’alcool ?<br><strong>Deux</strong> – Tu es bien raciste et tu trinques avec un Arabe.<br><em>Ils reprennent une gorgée.</em><br><strong>Un</strong> – Si la Vierge avait pris la pilule… tu crois qu’elle serait tombée enceinte quand même ?<br><strong>Deux</strong> – Je t’avoue que… je ne m’étais jamais posé la question…<br><strong>Un</strong> – Dans ce cas-là, ils auraient pu appeler ça l’immaculée contraception.<br><strong>Deux</strong> – Heureusement qu’ils ont rouvert les cafés. Je crois que la science y aurait beaucoup perdu…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Un</strong> – C’est dingue, toute cette histoire, quand même… Tu y crois, toi, à la théorie du complot ?<br><strong>Deux</strong> – Au sujet de l’immaculée contraception ?<br><strong>Un</strong> – Au sujet de cette épidémie ! Tu ne crois pas qu’il y a des gens qui tirent les ficelles, derrière tout ça ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Mais tu vois, franchement, je préférerais.<br><strong>Un</strong> – Ah ouais ?<br><strong>Deux</strong> – Penser qu’il pourrait n’y avoir strictement personne qui tire les ficelles, tu trouves ça plus rassurant…?<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/elle-et-lui/">Brèves de confinement</a><br><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-confinement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/breves-de-confinement/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="246" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez.webp" alt="Couverture du recueil Brèves de confinement de Jean-Pierre Martinez" class="wp-image-472" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-breves-de-confinement-jean-pierre-martinez-300x185.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une belle mort</title>
		<link>https://sketchotheque.net/une-belle-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 15:49:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Enterrement]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Interactif]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Incinération]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1123</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une belle mort, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Une table à laquelle une femme est assise. Aucune consommation devant elle. Une autre arrive.<br></em><strong>Une</strong> (<em>se levant</em>) – Ah, tu es venue…<br><strong>Deux</strong> – J’avais le choix ?<br><em>Mal à l’aise, elles hésitent à s’embrasser, mais y renoncent. Elles s’asseyent.</em><br><strong>Une</strong> – Tu prends quelque chose ?<br><strong>Deux</strong> – J’ai commandé un café en passant.<br><strong>Une</strong> – On a beau savoir qu’on n’est pas là pour toujours… Ça fiche un coup…<br><strong>Deux</strong> – À son âge… On savait qu’il était en période de préavis, non ?<br><strong>Une</strong> – Apparemment, c’est arrivé pendant son sommeil.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui…?<br><strong>Une</strong> – Au moins, il n’a pas souffert… Il ne s’est même vu partir.<br><strong>Deux</strong> – Une belle mort, comme on dit… Ça ne remplace pas une belle vie, mais c’est toujours mieux que rien…<br><strong>Une</strong> – Il a toujours fait ce qu’il a voulu…<br><strong>Deux</strong> – Est-ce que ça suffit à faire une belle vie…?<br><strong>Une</strong> – C’était une autre époque.<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><em>Silence embarrassé. La deuxième se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Je vais voir ce qu’ils foutent avec mon café… On dirait qu’ils m’ont oubliée… Tu reprends quelque chose ?<br><strong>Une</strong> – Ils ne m’ont toujours pas apporté ce que j’avais commandé non plus…<br><em>La deuxième s’approche du comptoir dans le noir. La première se fait un raccord de maquillage. L’autre revient avec deux tasses de café et se rassied.</em><br><strong>Deux</strong> – Ils les avaient préparés, mais ils avaient oublié de nous les apporter…<br><strong>Une</strong> – J’espère qu’il est encore chaud…<br><strong>Deux</strong> (<em>prenant une gorgée</em>) – En tout cas, il est fort… Ça réveillerait un mort…<br><em>L’autre lui lance un regard étonné, se demandant s’il s’agit d’une plaisanterie ou pas.</em><br><strong>Une</strong> – On n’aura même pas pu lui dire au revoir.<br><strong>Deux</strong> – Au revoir ?<br><strong>Une</strong> – Adieu, si tu préfères…<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas ce que je préfère, mais bon…<br><strong>Une</strong> – Quand même… Si on avait su…<br><strong>Deux</strong> – Même si on avait su la date et l’heure… Entre nous, qu’est-ce que ça aurait changé<br><strong>Une</strong> – On aurait pu lui dire un dernier mot…<br><strong>Deux</strong> – Un dernier mot ? Comme quoi, par exemple ?<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – En ce qui me concerne, je ne suis pas sûr que le dernier mot que j’aurais pu lui dire lui aurait été d’un grand réconfort…<br><strong>Une</strong> – Ça ne sert plus à rien de ruminer le passé… Maintenant qu’il n’est plus là….<br><strong>Deux</strong> – Tu as raison… Tournons-nous résolument vers l’avenir… Alors qu’est-ce qu’on fait du corps ?<br><strong>Une</strong> – Tu parles comme si c’était nous qui l’avions assassiné…<br><strong>Deux</strong> – Je me disais que l’incinération…<br><strong>Une</strong> – Tu crois que c’est ça qu’il aurait voulu ?<br><strong>Deux</strong> – Alors là… Je ne me souviens pas d’avoir eu ce genre de conversation avec lui… D’ailleurs, je ne me souviens pas d’avoir jamais eu une véritable conversation avec lui… Et toi ?<br><strong>Une</strong> – Non, moi non plus…<br><strong>Deux</strong> – Dans ce cas, c’est à nous de décider. Personnellement, je n’ai jamais été très fan du côté mausolée. Sauf pour les grands hommes, évidemment. On ne va pas le faire embaumer comme Staline… Et comme je n’ai pas l’intention d’aller lui porter des fleurs tous les ans à La Toussaint.<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Deux</strong> – Je parle pour moi… Mais je ne voudrais surtout pas te priver du plaisir d’aller fleurir sa tombe une fois par an… Si tu crois qu’il vaut mieux investir dans la pierre… On fera comme tu voudras.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Une</strong> – Et qu’est-ce qu’on ferait des cendres ?<br><strong>Deux</strong> – On partage. Comme c’est tout ce qu’il nous a laissé.<br><strong>Une</strong> – On ne peut pas faire ça…<br><strong>Deux</strong> – Si tu préfères le répandre en entier sur ta pelouse entre le barbecue et la piscine, je suis prête à te laisser ma part, rassure-toi…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Une</strong> – Comment tu peux être aussi dure…?<br><em>L’émotion prend le dessus.</em><br><strong>Deux</strong> – Comment on a pu en arriver là ? C’est ça la question…<br><strong>Une</strong> – C’est comme ça… Ce n’est la faute de personne…<br><strong>Deux</strong> – C’est forcément la faute de quelqu’un !<br><strong>Une</strong> – Il est trop tard, de toute façon.<br><em>Silence.</em><br><strong>Une</strong> – Et toi, comment ça va ?<br><strong>Deux</strong> – Ça va.<br><strong>Une</strong> – C’est tout ?<br><strong>Deux</strong> – Ce serait trop long…<br><em>Son portable sonne, elle répond.</em><br><strong>Deux</strong> – Oui ? Ah, c’est toi… Non, non… Si, si, mais… Écoute, je suis en réunion là. Enfin… une réunion de famille, plutôt. Non, ce n’est pas vraiment une fête de famille non plus, je te raconterai. Je peux te rappeler ? OK, à tout à l’heure… Moi aussi…<br><em>Elle range son portable.</em><br><strong>Deux</strong> – Excuse-moi… Et toi, comment ça va ?<br><strong>Une</strong> – Ça fait tellement longtemps… Je ne sais pas par où commencer…<br><em>Le portable de l’autre sonne à nouveau.</em><br><strong>Deux</strong> – Pardon… (<em>Elle prend l’appel.</em>) Oui ? Ah, d’accord. Non, non, ce n’est pas grave. Non ? Mais je vous avais dit de… OK, je serai là-bas d’ici une heure.<br><em>Elle range son portable.</em><br><strong>Deux</strong> – Je suis vraiment désolée… Qu’est-ce qu’on disait ?<br><strong>Une</strong> – Rien d’important.<br><strong>Deux</strong> – Écoute, franchement, si tu peux t’en occuper pour… Moi, c’est au-dessus de mes forces… Fais comme tu le sens, pour moi, il n’y a pas de problème… Et bien sûr, on partage les frais…<br><em>Elle se lève.</em><br><strong>Deux</strong> – Il faut vraiment que j’y aille, là… Je n’avais pas prévu de… Mais on peut déjeuner ensemble un de ces jours…<br><strong>Une</strong> – Pourquoi pas.<br><em>Elle commence à sortir un billet de son sac pour payer.</em><br><strong>Deux</strong> – Laisse, je paierai en partant. Tu as mon numéro, tu me tiens au courant ?<br><strong>Une</strong> – D’accord…<br><em>Cette fois elles s’embrassent, maladroitement. La deuxième s’en va. La première se rassied, et termine son café.</em><br><strong>Une</strong> – Et voilà, maintenant il est froid…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Le coccyx</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-coccyx/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 15:25:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Arbre]]></category>
		<category><![CDATA[Cheveux]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie du quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Saison]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1116</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le coccyx, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Au comptoir, deux femmes regardent au loin droit devant elles. La deuxième a sur la tête un bonnet dont ne dépasse aucune chevelure.</em><br><strong>Une</strong> – Tu as vu, cet arbre, comme il est beau ?<br><strong>Deux</strong> (<em>avec l’air de s’en foutre</em>) – Ouais.<br><strong>Une</strong> – Il fait tellement partie du paysage… On finit par ne plus le voir.<br><strong>Deux</strong> – Mmm…<br><strong>Une</strong> – C’est un chêne. On n’était pas encore nées, il était déjà là.<br><strong>Deux</strong> – Comment tu le sais ? Puisqu’on n’était pas nées…<br><strong>Une</strong> – On avait accroché une balançoire à une de ses branches, quand on était petites. Il était déjà aussi grand. Tu ne te souviens pas ?<br><strong>Deux</strong> – Non.<br><strong>Une</strong> – Moi, oui. Je m’étais cassé le bras en tombant de cette putain de balançoire.<br><strong>Deux</strong> – Tu t’es cassé tellement de trucs. Comment veux-tu que je me souvienne…? Une fois, tu t’es même cassé le cul.<br><strong>Une</strong> – Le coccyx.<br><strong>Deux</strong> – En tombant d’une chaise. C’est dingue. Je me demande quel os tu ne t’es pas fracturé. (<em>Un temps</em>) Le coccyx… Je ne savais même pas que ça existait, à l’époque. Et même maintenant, je ne suis pas sûre de savoir comment ça s’écrit.<br><strong>Une</strong> – Tout ce que je peux te dire, c’est que ça rapporte un paquet de points au Scrabble…<br><strong>Deux</strong> – C’est simple, quand je t’imagine petite, je te revois avec un plâtre… Même sur les photos de classe, tu as toujours un bras en écharpe, une paire de béquilles ou un gros pansement. C’est à se demander comment tu as fait pour arriver entière jusqu’ici.<br><strong>Une</strong> – Toi, tu ne t’es jamais rien cassé. Comme cet arbre, là…<br><strong>Deux</strong> – Pourtant j’ai fait les mêmes bêtises que toi… Moi aussi j’ai vécu dangereusement. Ça m’est même arrivé d’ouvrir des huîtres à Noël. Et je ne me suis jamais transpercé la main avec le couteau…<br><strong>Une</strong> – Tu as toujours eu plus de chance que moi. Je t’en ai souvent voulu, pour ça…<br><strong>Deux</strong> – Tu crois vraiment que c’est moi qui ai eu de la chance…?<br><strong>Une</strong> – C’est ça, traite moi d’empotée.<br><strong>Deux</strong> – Où est-ce que tu veux en venir, avec ton arbre ?<br><strong>Une</strong> – Il a résisté à toutes les tempêtes. Pas une branche de cassée. Comme toi. Dans une centaine d’années, il sera encore là.<br><strong>Deux</strong> – Même si il est encore debout, il est peut-être déjà rongé de l’intérieur. Regarde, il n’a plus une feuille sur le caillou. Comme moi, justement.<br><strong>Une</strong> – C’est normal. On est en automne…<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, c’est vrai. Je n’ai pas vu passer l’été… De ma fenêtre, à l’hôpital, j’avais la vue sur le parking d’Auchan.<br><strong>Une</strong> – Ça va repousser au printemps, tu verras.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – Et mes cheveux, tu crois qu’ils vont repousser, au printemps ?<br><strong>Une</strong> (<em>lui tendant la main</em>) – Tiens. J’en mets ma main à couper…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<title>La peur de gagner</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-peur-de-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 13:22:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Loto]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1113</guid>

					<description><![CDATA[<p>La peur de gagner, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Deux femmes sont assises à une table. La première regarde droit devant elle.<br></em><strong>Femme 1</strong> – Qu’est-ce que tu regardes ?<br><strong>Femme 2</strong> – J’attends les résultats du loto. Ils vont bientôt les afficher, sur l’écran, là…<br><strong>Femme 1</strong> – Tu joues au loto ?<br><strong>Femme 2 </strong>– J’ai eu envie d’essayer.<br><strong>Femme 1 </strong>– Pourquoi pas… (<em>Silence</em>) Combien, la super cagnotte ?<br><strong>Femme 2</strong> – 115 millions.<br><strong>Femme 1</strong> – 115 millions…<br><strong>Femme 2 </strong>– T’es en train de calculer combien ça fait en anciens francs…?<br><strong>Femme 1</strong> – À partir d’une certaine somme, on n’a plus de référence, de toute façon. Quand on te dit qu’une étoile est à 115 millions d’années lumière, tu ne te demandes pas combien ça fait en kilomètres ou en miles.<br><strong>Femme 2</strong> – Ni combien ça te coûterait en gasoil pour y aller avec ta Twingo…<br><strong>Femme 1 </strong>– Qu’est-ce que t’as joué, comme numéro ?<br><strong>Femme 2</strong> – Mon numéro de sécu. Avec mon dernier versement Pôle Emploi.<br><strong>Femme 1 </strong>– La chance sourit aux audacieux… Tu te rends compte, si on gagnait…<br><strong>Femme 2</strong> – J’ai un peu de mal à imaginer.<br><strong>Femme 1</strong> – Plus besoin de se lever le lundi pour aller bosser. 365 jours de RTT par an…<br><strong>Femme 2</strong> – Ouais… Tout plaquer…<br><strong>Femme 1</strong> – Tout ? (<em>La deuxième reste polarisée sur la télé.</em>) Qu’est-ce que tu ferais, si tu avais 115 millions, là, tout de suite ? Enfin 57 millions et demi… (<em>La deuxième le regarde</em>.) Attends, on est pacsées non ? Pour le meilleur et pour le pire…<br><strong>Femme 2 </strong>– Je ne sais pas… Tu gagnes 10.000 euros, tu es contente. Tu te payes un petit extra. Je veux dire, ça ne te change pas la vie. Mais 115 millions… Il y a un avant, et un après. Là tu deviens carrément quelqu’un d’autre. C’est comme une deuxième naissance. Ça fait presque peur, non ?<br><strong>Femme 1 </strong>– Moi, je commencerais par dire à mon patron tout le bien que je pense de lui… et après je foncerais chez le concessionnaire Mercedes pour m’acheter une voiture plus grosse que la sienne. Gagner au loto, c’est une autre façon d’instaurer la dictature du prolétariat… À titre individuel…<br><strong>Femme 2</strong> – Ça doit secouer, quand même. Ne plus avoir aucune limite à ses désirs, du jour au lendemain. Plus aucune contrainte. Pouvoir faire ce qu’on veut. Tout ce qu’on veut…<br><strong>Femme 1</strong> – Je pense que je pourrais gérer.<br><strong>Femme 2 </strong>– Pas sûr… Il n’y a qu’à lire les journaux. Le nombre de gagnants du loto qui finissent complètement ruinés…<br><strong>Femme 1 </strong>– Si tout ce qu’on risque en gagnant au loto, c’est de finir ruiné… On n’a pas grand chose à perdre…<br><strong>Femme 2</strong> – Sans parler des divorces… Tu crois que notre couple y résisterait ?<br><em>Silence</em>.<br><strong>Femme 1</strong> – En même temps, je ne sais pas trop… Comment donner un sens à une vie de milliardaire qui vous tombe dessus comme ça, par hasard ?<br><strong>Femme 2</strong> – Tu crois que les filles de milliardaires se posent ce genre de questions métaphysiques ?<br><strong>Femme 1 </strong>– Ouais, mais elles, elles sont nées comme ça. Elles ont eu le temps de s’habituer. Elles ne connaissent rien d’autre. Quand tu gagnes au loto, ça te tombe dessus d’un seul coup. Une chance sur 20 millions, tu te rends compte…<br><strong>Femme 2</strong> – Le nombre moyen de spermatozoïdes lors d’une éjaculation est de 300 millions.<br><strong>Femme 1</strong> – Et alors ?<br><strong>Femme 2</strong> – Alors si on est là toutes les deux, c’est qu’on est déjà sacrément veinardes. Notre vie de prolos aussi, elle nous est tombée dessus par hasard. Disons que là, on donne une deuxième chance au tirage. Histoire de rectifier le destin, qui nous a pas fait naître avec une cuillère en argent dans la bouche.<br><strong>Femme 1 </strong>– Je ne sais pas… Ça me fait un peu peur quand même… Et puis ça voudrait dire que notre vie d’aujourd’hui ne vaut rien… Qu’elle ne valait pas la peine d’être vécue… C’est ce que tu penses ? C’est pour ça que tu joues au loto ? Parce que tu crois que notre vie ne vaut rien ?<br><strong>Femme 2 </strong>– Mais qu’est-ce que tu racontes… Et puis c’est la première fois que je joue. C’est juste pour rigoler.<br><strong>Femme 1</strong> – La plupart des gagnants sont des gens qui jouaient pour la première fois. La chance du débutant, c’est connu…<br>Soudain, elles semblent toutes les deux presque inquiètes.<br><strong>Femme 2</strong> (<em>tendue</em>) – Ça y est, ils vont donner les résultats…<br><em>Elles regardent, scotchées, le tirage.</em><br><strong>Femme 1 </strong>– Alors ?<br><strong>Femme 2</strong> (<em>vérifiant sur son ticket</em>) – On n’a aucun bon numéro. C’est très rare, tu sais. J’ai un peu oublié mes cours de statistiques au lycée, mais je me demande si la probabilité de n’avoir aucun numéro n’est pas presque aussi élevée que celle de les avoir tous.<br><strong>Femme 1</strong> – Alors dans en sens, on peut dire qu’on a eu de la chance…<br><em>Elles se regardent avec complicité et ont un geste de tendresse.</em><br><strong>Femme 2</strong> – Et dire que tout ce bonheur aurait pu nous échapper d’un coup…<br><strong>Femme 1 </strong>– Ça fait froid dans le dos…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Friday wear</title>
		<link>https://sketchotheque.net/friday-wear/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 13:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Cadre]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Management]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien-gorge]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1111</guid>

					<description><![CDATA[<p>Friday wear, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Une femme, genre cadre en tenue soignée mais en jean, est s’assise à la table. Elle ouvre son attaché-case et en sort un catalogue qu’elle feuillette en buvant son café. Son portable sonne. Elle répond.</em><br><strong>Cadre</strong> – Oui…? Ah, oui… Oui, oui, je vous attends. Non, non, je crois que c’est moi qui suis un peu en avance. On a rendez-vous à quelle heure exactement ?<br><em>Une femme arrive, sa directrice, en tailleur, genre executive woman, le portable vissé à l’oreille. Elle a l’air très speedée, comme si elle avait pris de la coke. Elle s’installe à la même table.</em><br><strong>Directrice</strong> – Dix heures quarante-cinq. Vous avez les visuels de la nouvelle campagne ?<br><em>Elles continuent à se parler à travers leurs portables, comme si elles n’étaient pas assises l’une en face de l’autre.</em><br><strong>Cadre</strong> – Oui, oui, bien sûr. Vous verrez, elle est superbe…<br><em>La femme tourne une nouvelle page du catalogue. Sa directrice lui prend le catalogue des mains et l’examine à son tour.</em><br><strong>Directrice</strong> – Ah, oui, c’est…<br><strong>Cadre</strong> – Ça change…<br><strong>Directrice</strong> – Oui…<br><strong>Cadre</strong> – Les créatifs ont vraiment fait du bon boulot.<br><strong>Directrice</strong> – Pour une fois, ils ont fait preuve de créativité.<br><em>La femme cadre se rend compte la première du ridicule de la situation en semblant apercevoir enfin sa directrice en face d’elle.</em><br><strong>Cadre</strong> – Vous voulez un café ?<br><em>En levant les yeux du catalogue, la directrice aperçoit à son tour son interlocutrice.</em><br><strong>Directrice</strong> – Euh, non, merci. J’ai arrêté le café. Ça me noircit les dents et ça me donne envie de pisser.<br><em>La directrice examine l’autre femme, comme si quelque chose dans sa tenue la surprenait, sans qu’elle parvienne tout de suite à savoir quoi.</em><br><strong>Directrice</strong> – Vous n’avez pas de soutien-gorge… ?<br><strong>Cadre</strong> – Euh… Non. Ça pose un problème ?<br><strong>Directrice</strong> – Non, non… Enfin… D’habitude, vous en mettez un, non ?<br><strong>Cadre</strong> – Comme on est vendredi, je me suis dit que… Ce serait plus cool…<br><strong>Directrice</strong> – Plus cool ?<br><strong>Cadre</strong> – Le… Le Friday wear, vous voyez…?<br><strong>Directrice</strong> – Le Friday wear…?<br><strong>Cadre</strong> – Aux States, le vendredi, tous les cadres s’habillent comme ça. De façon un peu moins formelle. Propre, mais décontractée…<br><strong>Directrice</strong> – Aux States…?<br><strong>Cadre</strong> – Sans soutien-gorge.<br><strong>Directrice</strong> (<em>chiffonnée</em>) – Bon…<br><em>Silence un peu embarrassé.</em><br><strong>Cadre</strong> – Je peux vous parler franchement ?<br><strong>Directrice</strong> (<em>un peu inquiète</em>) – Je me demande si je ne préférais pas quand vous mettiez un soutien-gorge, finalement…<br><strong>Cadre</strong> – Notre société a une image un peu guindée auprès de ses clients, vous le savez. Toutes les études le montrent. Un peu ringard, quoi. En plus du nouveau catalogue, je me suis dit qu’en adoptant le Friday wear… On serait plus… dans le move.<br><em>La directrice semble totalement prise au dépourvu. Elle hésite un instant avant de se décider.</em><br><strong>Directrice</strong> – Oh, et puis après tout, vous avez raison. Allez…<br><em>Elle se tourne dos au public, et se contorsionne un instant, puis fait face à nouveau en brandissant son soutien-gorge.</em><br><strong>Directrice</strong> – Si c’est assez bon pour les Américains…<br><em>L’autre a l’air un peu surprise.</em><br><strong>Directrice</strong> (<em>soulagée</em>) – Ah… C’est vrai qu’on respire mieux… Vous trouvez que j’ai l’air plus cool, comme ça ?<br><strong>Cadre</strong> – Beaucoup plus cool.<br><strong>Directrice</strong> – La prochaine fois, j’enlève le bas…<br><em>Mais la directrice paraît encore un peu préoccupée.</em><br><strong>Directrice</strong> – Mais… ce n’est pas un peu gênant…? Par rapport à notre client, je veux dire…<br><strong>Cadre</strong> – Non, pourquoi…?<br><strong>Directrice</strong> – Ben… Des soutiens-gorge… C’est ce qu’ils vendent, non ?<br><strong>Cadre</strong> – Ah…! Oh, non ! Pourquoi ? Et puis ce n’est que le vendredi.<br><em>La directrice semble se faire une raison.</em><br><strong>Directrice</strong> (<em>se décontractant un peu</em>) – Bon, eh ben il va quand même falloir que je vous emmène au client… (<em>Contente de son bon mot</em>) Comme la fermière emmène la vache au taureau…<br><em>Air un peu décontenancé de la cadre. Elles se lèvent toutes les deux pour aller à leur rendez-vous.</em><br><strong>Directrice</strong> – On a rendez-vous avec qui déjà ?<br><strong>Cadre</strong> – Avec la nouvelle PDG.<br><strong>Directrice</strong> – La nouvelle ?<br><strong>Cadre</strong> – L’ancienne s’est suicidée vendredi dernier. Vous n’étiez pas au courant ?<br><strong>Directrice</strong> – Mon Dieu non… Quelle drôle d’idée.<br><strong>Cadre</strong> – Elle s’est pendue au porte-manteau de son bureau. Avec la bretelle de son soutien-gorge, justement…<br><strong>Directrice</strong> – Comme quoi, c’est du solide… Pour supporter un pareil poids… Faites-moi penser de fournir un kit anti-suicide à la patronne de notre agence avec ses stock-options.<br><em>La cadre a l’air un peu surprise et inquiète de voir sa directrice aussi décontractée.</em><br><strong>Directrice</strong> – Je plaisante. On a dit qu’on était cool, non ?<br><em>Elles sortent.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Entretien d’embauche</title>
		<link>https://sketchotheque.net/entretien-dembauche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 13:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Directeur]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien d’embauche, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Une table à laquelle est assise une femme genre cadre commercial. Une jeune fille blonde style étudiante arrive. La femme se lève et lui sert la main.</em><br><strong>Femme</strong> – Asseyez-vous, je vous en prie… (<em>Un peu étonnée</em>) Vous êtes bien Mademoiselle…?<br><strong>Jeune fille</strong> – Ben Salah. Aïcha Ben Salah…<br><strong>Femme</strong> – C’est ça… Et… vous êtes blonde…<br><strong>Jeune fille</strong> – Oui je sais, on me le dit souvent… En fait, c’est mon arrière-grand-père qui… Mais d’habitude, ça rassure plutôt mes employeurs. Quand je parviens jusqu’à l’entretien d’embauche, bien sûr… Ça pose un problème ?<br><strong>Femme</strong> – Pas du tout…<br><strong>Jeune fille</strong> – L’annonce disait que vous cherchiez un chasseur de primes…?<br><strong>Femme</strong> – De primes d’assurance, oui… Nous vendons des conventions-obsèques. Un marché déjà très saturé… Nous recrutons quelqu’un pour démarcher en banlieue…<br><strong>Jeune fille</strong> – Pourquoi pas une blonde ?<br><strong>Femme</strong> – Pour du porte à porte dans les cités… Nous nous disions qu’une blonde… Enfin, ça susciterait moins d’empathie…<br><strong>Jeune fille</strong> (<em>lui tendant une feuille</em>) – J’ai un casier, vous savez ! Euh, je veux dire un CV…<br><strong>Femme</strong> – Il faut être très habile, pour placer ce genre de produits. Quand on ne sait pas comment on va payer son loyer à la fin du mois, évidemment, on ne pense pas tous les matins en prenant son café à prendre un crédit sur 50 ans pour financer sa dernière demeure…<br><strong>Jeune fille</strong> – C’est sûr…<br><strong>Femme</strong> – Au début, nous étions dans l’édition. Ce n’était pas facile non plus. Vendre une encyclopédie en 28 volumes à des gens qui pour beaucoup ne savent pas lire.<br><strong>Jeune fille </strong>– Il y a quand même des illustrations, dans les encyclopédies…<br><strong>Femme</strong> – Après, on a tâté un peu de la complémentaire-santé. Mais avec la concurrence… Non, la convention-obsèques, aujourd’hui, c’est encore ce qu’il y a de plus porteur… C’est l’avenir…<br><strong>Jeune fille </strong>– On n’est pas sûr de tomber malade, mais on est sûr de mourir un jour… Tous… Même les analphabètes…<br><strong>Femme</strong> – Ce n’est pas une opération de testing, au moins ?<br><strong>Jeune fille </strong>– Pardon…?<br><strong>Femme</strong> – Vous ne vous êtes pas fait teindre en blonde pour nous accuser ensuite de discrimination ?<br><strong>Jeune fille</strong> – Rassurez-vous, je suis une vraie blonde…<br><strong>Femme</strong> – Nous ne sommes pas racistes, vous savez. C’est juste qu’en l’occurrence… Nous comptions vous confier le développement d’un nouveau marché : ce que nous appelons dans notre jargon la convention-obsèques halal. Un secteur en très forte expansion. La conséquence logique du grand flux d’immigration des années 50.<br><strong>Jeune fille</strong> – Je peux prendre l’accent arabe…<br><strong>Femme</strong> – Vous sauriez faire ça…?<br><strong>Jeune fille </strong>– Avec un petit stage de remise à niveau…<br><strong>Femme</strong> – Vous croyez que ça marcherait ?<br><strong>Jeune fille</strong> – Si je mets une djellaba…<br><em>La femme réfléchit.</em><br><strong>Femme</strong> – Bon… Vous m’avez convaincue… Quand on postule comme vendeuse, il faut commencer par savoir se vendre… Et croyez-moi, me vendre une blonde, ce n’était pas gagné. (<em>Se levant</em>) Bravo ! Je vous prends à l’essai.<br><strong>Jeune fille</strong> – Merci.<br><strong>Femme</strong> – Et si vous faites l’affaire, dans trois mois, vous passez en concession perpétuelle…<br><strong>Jeune fille </strong>– Vous voulez dire en contrat à durée indéterminée ?<br><strong>Femme</strong> (<em>se levant avec un sourire satisfait</em>) – Ça fait plaisir de voir des jeunes qui ont encore envie de travailler !<br><em>Elles sortent.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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		<title>Mention passable</title>
		<link>https://sketchotheque.net/mention-passable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:45:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Bac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mention passable, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Au bar la patronne et une cliente.</em><br><strong>Patronne</strong> – Et vous l’avez eu ?<br><strong>Cliente</strong> – Mention passable.<br><strong>Patronne</strong> – Vos parents devaient être contents.<br><strong>Cliente</strong> – En tout cas, ils ne m’ont rien dit.<br><strong>Patronne</strong> – Il y a des gens pas bavards.<br><strong>Cliente</strong> – J’aurais aimé au moins une fois dans ma vie que mes parents me disent qu’ils étaient fiers de moi. Même si ce n’était pas vrai. Pas vous ?<br><strong>Patronne</strong> – Ce que j’aurais aimé, c’est pouvoir dire à mes parents que j’étais fière d’eux…<br><strong>Cliente</strong> – Vous avez des enfants ?<br><strong>Patronne</strong> – Non. Et je ne suis pas sûre qu’ils auraient été fiers de moi…<br><strong>Cliente</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Patronne</strong> – Donc, vous ne vous êtes pas jetée dans la Seine…<br><strong>Cliente</strong> – J’aurais dû. Parce que c’est après que les ennuis ont commencé.<br><strong>Patronne</strong> – Vous n’avez pas trouvé de boulot ?<br><strong>Cliente</strong> – Si. Un petit boulot, comme on dit.<br><strong>Patronne</strong> – C’est toujours mieux que de faire le trottoir.<br><strong>Cliente</strong> – Encore que… Le bac c’est la fin de l’innocence, mais le premier job, c’est comme un dépucelage. On se rend compte que là, on est vraiment baisé. On sait qu’il n’y a que la première fois où ça fait un peu mal, et qu’on va s’habituer. Mais on se doute qu’il va falloir pas mal d’imagination pour y prendre un peu de plaisir… Ça s’est passé comment, pour vous ?<br><strong>Patronne</strong> – Mon dépucelage ?<br><strong>Cliente</strong> – Votre premier job ! Qu’est-ce que vous faisiez avant de vous mettre à votre compte ?<br><strong>Patronne</strong> – Je faisais le tapin rue Saint-Denis.<br><strong>Cliente</strong> – Ah… Alors vous savez de quoi je parle…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p></p>
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		<item>
		<title>Les pigeons</title>
		<link>https://sketchotheque.net/les-pigeons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:39:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Jeune]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Bac]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Pigeon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les pigeons, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Une table à laquelle sont assises deux jeunes filles. Les deux filles regardent à travers la vitrine située côté spectateurs.<br></em><strong>Une</strong> – Qu’est-ce qu’ils foutent là, tous ces pigeons…?<br><strong>Deux</strong> (<em>ailleurs</em>) – Quoi ?<br><strong>Une</strong> – Les pigeons ! Pourquoi il n’y en a qu’en ville ? (<em>L’autre a l’air préoccupée par tout autre chose.</em>) C’est pas vraiment des animaux domestiques. Je veux dire comme des chiens ou des chats. C’est des oiseaux. Ils sont libres, eux, ils ne sont pas en cage, et ils peuvent voler. Ils pourraient se barrer.<br><strong>Deux</strong> – Où veux-tu qu’ils aillent ?<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas, moi. À la campagne. Pourquoi ils ne se barrent pas à la campagne, tous ces pigeons ?<br><strong>Deux</strong> – À la campagne…? Ils n’auraient rien à becqueter…<br><strong>Une</strong> – Ça me donne envie de vomir, de les regarder.<br><strong>Deux</strong> (<em>ailleurs</em>) – Ouais…<br><strong>Une</strong> – Regarde, ils sont coprophiles.<br><strong>Deux</strong> – Hein ?<br><strong>Une</strong> – T’as pas vu ce qu’ils bouffent…?<br><strong>Deux</strong> – Quoi ?<br><strong>Une</strong> – Des crottes de chiens.<br><strong>Deux</strong> (<em>regardant pas très intéressée</em>) – Ah, ouais…<br><strong>Une</strong> – Ce n’est pas ça qu’on appelle un écosystème…?<br><strong>Deux</strong> – Pourquoi ils restent ici à bouffer de la merde, alors qu’à la campagne, ils pourraient bouffer des cerises.<br><strong>Une</strong> – Le temps des cerises, c’est pas toute l’année. (<em>Son portable sonne, elle répond</em>) Ouais… Ouais… Ouais… OK.<br><em>Elle raccroche.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ?<br><strong>Une</strong> – C’est pas encore affiché…<br><strong>Deux</strong> – Et si on l’avait raté ?<br><strong>Une</strong> – Je préfère pas y penser… Pourquoi on l’aurait raté ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas. La peur de gagner. Le cheval de concours qui refuse l’obstacle au dernier moment. Ça arrive aux plus grands champions.<br><strong>Une</strong> – Attends, on n’est pas des bourrins. Et puis le bac, c’est pas un concours. C’est comme le permis de conduire. C’est pas parce qu’il y en a beaucoup qui l’ont que t’as moins de chance de l’avoir.<br><strong>Deux</strong> – Ouais ben justement. Le permis, je l’ai déjà raté deux fois… Pourquoi ça s’appelle comme ça, au fait ?<br><strong>Une</strong> – Le permis ?<br><strong>Deux</strong> – Le bac !<br><strong>Une</strong> – Parce que si on rate le bac, on reste sur le quai, j’imagine…<br><strong>Deux</strong> – Moi, ça me rappelle mes cours de latin. Tu sais, ce fleuve que les morts doivent traverser pour aller aux Champs Élysées. En barque…<br><strong>Une</strong> – Quel rapport ?<br><strong>Deux</strong> – La barque… Le bac… Pour traverser un fleuve…<br><strong>Une</strong> – Ouais, ben moi, c’est si je rate le bac, que je suis morte. Mes parents me tueraient… Ils m’ont foutue dans cette boîte de curés parce qu’il y avait 100% de réussite. Ça leur coûte un SMIC par mois. Si je ne leur en donne pas pour leur fric… Et puis qu’est-ce qu’on irait foutre en barque aux Champs-Élysées ? Le Quartier Latin, c’est sur la rive gauche…<br><strong>Deux</strong> – Il y a quand même eu des années où c’était 99%. Ça veut bien dire qu’il y en a un qui le rate de temps en temps. C’est rare, mais ça peut arriver.<br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas moi… Le type avait peut-être raté son train… Ou son bac, tiens, si il habitait sur une île.<br><strong>Deux</strong> – Arrête, tu vas nous porter la poisse.<br><strong>Une</strong> – Pourquoi ?<br><strong>Deux</strong> – Nous aussi, on habite sur une île…<br><strong>Une</strong> – Notre-Dame, c’est sur une île ?<br><strong>Deux</strong> – En tout cas, si tu comptais sur la géo pour l’avoir, ton bac, tu ferais bien d’y aller faire brûler un cierge, à Notre-Dame.<br><em>Le portable sonne. La première prend l’appel aussitôt.</em><br><strong>Une</strong> – Ouais… Ouais… Ouais… OK…<br><em>Elle raccroche, avec un visage impassible.</em><br><strong>Deux</strong> – Alors ?<br><strong>Une</strong> – Ça y est, ils viennent d’afficher les résultats.<br><strong>Deux</strong> (<em>tétanisée</em>) – Et alors ?<br><em>Cessant de feindre, la deuxième laisse éclater sa joie.</em><br><strong>Une</strong> – Et alors, on l’a ! Putain, on l’a, je te dis !<br><em>Les deux se tombent dans les bras l’un de l’autre.</em><br><strong>Deux</strong> – T’aurais pas dû me mener en bateau. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure.<br><strong>Une</strong> – Tu veux dire à la minute, parce que cent pulsations à l’heure, tu serais déjà morte.<br><strong>Deux</strong> – Quelle mention ?<br><strong>Une</strong> – Attends, c’est déjà une bonne nouvelle… Faut pas demander un miracle, non plus. Oh, putain… Il va falloir fêter ça…<br><strong>Deux</strong> – Ouais… En même temps, le bac, tout le monde l’a, maintenant…<br><strong>Une</strong> – Mmm… C’est le début des emmerdes.<br><strong>Deux</strong> – C’est pour ça que ça me rappelle mes cours de latin.<br><strong>Une</strong> – Le latin ?<br><strong>Deux</strong> – Le bac… pour traverser le fleuve et aller en enfer.<br><strong>Une</strong> – Allez, tu peux oublier le prof de latin, maintenant. T’es sûre de ne plus jamais le revoir ! Ouah…! J’ai une bouffée de chaleur, tout d’un coup… Ça me donne envie de piquer une tête dans la Seine.<br><strong>Deux</strong> – Moi aussi. Ça me donne envie de me jeter dans la Seine…<br><strong>Une</strong> – La vie est belle ! C’est l’été !<br><strong>Deux</strong> – T’as raison. Allons nous plonger dans le fleuve de l’oubli…<br><em>Elles s’en vont.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Deux demis</title>
		<link>https://sketchotheque.net/deux-demis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:32:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Suicide]]></category>
		<category><![CDATA[Bière]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux demis, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>La cliente se plante devant le comptoir.</em><br><strong>Patronne</strong> – Qu’est-ce que je lui sers à la petite dame ?<br><strong>Cliente</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai envie de rien…<br><strong>Patronne</strong> – Rien ? Désolée, on n’a pas ça ici…<br><strong>Cliente</strong> – J’ai juste envie de me jeter sous un train.<br><strong>Patronne</strong> – Ah oui, mais là, vous êtes pas au bon endroit. Vous voyez, je n’ai pas de casquette de chef de gare. Alors si vous voulez rester, il va falloir consommer.<br><strong>Cliente</strong> – Bon ben je vais prendre… une bière. Quand on a des idées suicidaires, une bière, ça me paraît tout à fait approprié, non ?<br><strong>Patronne</strong> – Quoi comme bière ?<br><strong>Cliente</strong> – Une Mort Subite.<br><strong>Patronne</strong> – Je n’ai pas de bière belge.<br><strong>Cliente</strong> – Qu’est-ce que vous avez ?<br><strong>Patronne</strong> – De la pression.<br><strong>Cliente</strong> – Qu’est-ce que vous avez comme pression ?<br><strong>Patronne</strong> – De la pression ordinaire…<br><strong>Cliente</strong> – C’est tout ?<br><strong>Patronne</strong> – Tout à l’heure, vous ne saviez pas quoi prendre, et maintenant vous trouvez qu’il n’y a pas assez de choix ?<br><strong>Cliente</strong> – Une pression ordinaire, ça ira très bien.<br><strong>Patronne</strong> – Ce que les gens viennent chercher ici, ce n’est pas de la bière, vous savez. De la bière, ils en ont chez eux au frigo.<br><strong>Cliente</strong> – Vous avez raison. Ils viennent sûrement chez vous pour trouver un peu de chaleur humaine…<br><strong>Patronne</strong> – Qu’importe le flocon, pourvu qu’on ait l’Everest.<br><strong>Cliente</strong> – Un demi, alors. Non, deux…<br><em>La patronne lui sert ses deux demis.</em><br><strong>Patronne</strong> – Et voilà… Deux demis…<br><strong>Cliente</strong> – Deux demis. Ça fait un entier… Enfin c’est ce que j’ai appris à l’école…<br><strong>Patronne</strong> – Vous êtes une marrante, vous… Vous attendez quelqu’un ?<br><strong>Cliente</strong> – Si j’attendais ma moitié, j’irais m’asseoir à une de ces tables, et je me referais une beauté. Je ne serais pas là, debout, ébouriffée, à parler toute seule.<br><strong>Patronne</strong> – Merci.<br><em>La cliente pousse le deuxième demi vers la patronne.</em><br><strong>Cliente</strong> – Vous ce n’est pas pareil… (<em>Elles trinquent.</em>) Un patron de bistrot, c’est un peu comme un psychanalyste ou un curé. On peut tout lui raconter, mais on ne peut rien lui demander. Surtout pas s’il a un problème avec sa mère ou si ça lui arrive aussi d’avoir des mauvaises pensées…<br><strong>Patronne</strong> – Vous avez un problème avec votre mère ?<br><strong>Cliente</strong> – Ça vous arrive d’avoir des mauvaises pensées ?<br><strong>Patronne</strong> – Ça ne vous regarde pas !<br><strong>Cliente</strong> – Ah, vous voyez bien…<br><strong>Patronne</strong> – Vous êtes venue ici pour chercher les ennuis ?<br><strong>Cliente</strong> – Je suis venue pour chercher l’inspiration.<br><strong>Patronne</strong> – Ah, ouais…?<br><strong>Cliente</strong> – Les poètes vont souvent au bistrot pour chercher l’inspiration. Vous ne saviez pas ?<br><strong>Patronne</strong> (<em>ironique</em>) – Si, si. Tous mes clients sont des poètes.<br><strong>Cliente</strong> – Il paraît que chaque jour, en France, deux bistrots mettent la clef sous la porte. C’était dans le journal de ce matin.<br><strong>Patronne</strong> – Je ne lis pas les journaux.<br><strong>Cliente</strong> – Pourtant, vous en vendez !<br><strong>Patronne</strong> – Je vends aussi des pipes. Et je ne fume pas.<br><strong>Cliente</strong> – Où iront les poètes pour chercher l’inspiration quand tous les bistrots auront été remplacés par des Mac Donald ?<br><strong>Patronne</strong> – Qu’ils aillent au diable.<br><strong>Cliente</strong> – Quand le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain se sera définitivement tu, les derniers Prévert auront disparu.<br><strong>Patronne</strong> – Des prés verts ? Dans le coin, à part quelques mauvaises herbes sur le bitume des trottoirs…<br><strong>Cliente</strong> – Non, croyez-moi, quand il n’y aura que des fast-foods au coin des rues, les poètes n’écriront plus que de la littérature de gare.<br><strong>Patronne</strong> – C’est pour ça que vous voulez vous jeter sous un train ?<br><strong>Cliente</strong> – Ou peut-être parce que j’ai peur de ne pas trouver l’inspiration.<br><strong>Patronne</strong> – Vous croyez vraiment que c’est ici que vous allez trouver quelque chose à raconter ?<br><strong>Cliente</strong> – Si les comptoirs pouvaient parler, ils auraient des tas de choses à dire, non ?<br><strong>Patronne</strong> – Sûr… Mais je ne sais pas qui ça pourrait intéresser.<br><strong>Cliente</strong> – Tenez, c’est dans un café comme celui-là que j’ai appris mes résultats du bac.<br><strong>Patronne</strong> – Sans blague…<br><strong>Cliente</strong> – Le bac, le permis de conduire… Ce sont des étapes, dans la vie, non ? Des rites de passage…<br><strong>Patronne</strong> – Le seul bac que j’ai passé, c’était pour traverser la Loire, et monter à Paris… Et je crois que le seul permis que j’aurai jamais, c’est le permis d’inhumer…<br><strong>Cliente</strong> – Je pourrais toujours raconter ma vie… Ou la vôtre…?<br><strong>Patronne</strong> – On peut être payée pour raconter sa vie ? Tous mes clients font ça gratuitement…<br><strong>Cliente</strong> – Pas très cher…<br><strong>Patronne</strong> – Des cacahuètes?<br><strong>Cliente</strong> – Oui, à peu près.<br><strong>Patronne</strong> – Non, je veux dire… Vous voulez des cacahuètes ? Avec vos deux demis…<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Soirée poésie</title>
		<link>https://sketchotheque.net/soiree-poesie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 12:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Comique de langage]]></category>
		<category><![CDATA[Le Comptoir]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Quiproquo]]></category>
		<category><![CDATA[Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée poésie, un sketch humoristique extrait du recueil 'Le Comptoir' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux femmes arrivent dans un bistrot. Elles jettent un regard en direction de la salle et s’approchent avec quelques hésitations d’un comptoir derrière lequel la patronne se tient debout, impassible, en train d’essuyer des verres à pied.</em><br><strong>Une</strong> – Qu’est-ce que tu prends ?<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas… Un petit ballon ?<br><strong>Une</strong> – Rouge ? Blanc ?<br><strong>Deux</strong> – Rouge…<br><strong>Une</strong> – Deux ballons de rouge, s’il vous plaît.<br><strong>Patronne</strong> – Bordeaux ? Côtes du Rhône ?<br><strong>Une</strong> – Côtes du Rhône…<br><strong>Patronne</strong> – Et deux côtelettes.<br><em>La patronne leur sert les deux ballons.</em><br><strong>Une</strong> – On va peut-être aller s’asseoir, pendant qu’il y a encore des tables de libre…<br><strong>Deux</strong> – OK.<br><em>Les deux femmes vont s’asseoir à une table. La première boit une gorgée, et fait la grimace.</em><br><strong>Une</strong> – Je ne sais pas si on a fait le bon choix…<br><strong>Deux</strong> – Pour le spectacle ?<br><strong>Une</strong> – Pas pour le vin, en tout cas…<br><em>La deuxième trempe à son tour les lèvres dans son verre.</em><br><strong>Deux</strong> – Ah, oui… Ce n’est pas du Château Margaux…<br><strong>Une</strong> – C’est quoi, cette soirée, au juste ?<br><strong>Deux</strong> – Je n’ai pas très bien compris… (<em>Elle sort un flyer de sa poche</em>.) Petits Vers sur le Zinc… C’était à zéro euro sur BilletReduc. Ça doit être une soirée cabaret…<br><strong>Une</strong> – Cabaret ?<br><strong>Deux</strong> – One man show, j’imagine.<br><strong>Une</strong> – En bon français, on devrait dire des seuls en scène.<br><strong>Deux</strong> – Apparemment on est aussi les seules dans la salle.<br><strong>Une</strong> – Petits Verres sur le Zinc… Fais voir… (<em>Elle regarde le flyer</em>.) Attends, mais c’est vers, V-E-R-S !<br><strong>Deux</strong> – Ouais, tu as vu ? C’est marqué : le premier vers est offert. C’est dingue, non ? Maintenant, tu vas au spectacle, c’est gratuit, et en plus on te paye un verre. Bientôt, on te donnera un peu d’argent en repartant si tu restes jusqu’au bout…<br><strong>Une</strong> – V-E-R-S ! Pas V-E-R-R-E-S ! Oh, putain ! C’est une soirée poésie !<br><strong>Deux</strong> – Tu déconnes ! (<em>Elle lui reprend le flyer et y jette un nouveau regard.</em>) Merde, tu as raison !<br><strong>Une</strong> – Jusqu’à quelles tragiques méprises peut conduire la dyslexie…<br><strong>Deux</strong> – Tu m’étonnes que c’était gratuit…<br><em>Transition musicale. Une cliente, arrive. Avant d’entrer, elle tire une dernière bouffée de sa cigarette.</em><br><strong>Une</strong> – Malheureusement, il est trop tard pour se barrer.<br><em>La cliente écrase sa cigarette, et jette un regard sur la salle avant de déclamer.</em><br><strong>La cliente</strong> –<br>Au comptoir des fumeurs dissipés, <br>auprès d’un Parisien froissé, <br>Une blonde, une brune sur le zinc écrasées <br>du tabac froid racontent encore l’odeur. <br>Les volutes ne sont plus que vapeurs. <br>Aux sifflements d’un italien percolateur, <br>de la main du serveur dans une tasse allongé, <br>Un grand noir remplace un petit blanc. <br>Au bar il ne faut plus mégoter. Reste le goût amer du café.<br><em>Les deux femmes assises à la table restent déconcertées.</em><br><strong>Deux</strong> – Bravo, c’est… Ah, oui, hein ? C’est très original.<br><strong>Une</strong> – Ça change, c’est sûr…<br><strong>Cliente</strong> – Merci…<br><strong>Deux</strong> – Et… vous en connaissez beaucoup, comme ça ?<br><strong>Cliente</strong> – Pas mal.<br><strong>Une</strong> – Ah, merde… Je veux dire super…<br><strong>Cliente</strong> – Vous en voulez un autre ?<br><strong>Une</strong> – Ah ben oui, tiens, pourquoi pas… Mais cette fois, je vais plutôt essayer le Bordeaux, moi.<br><strong>Cliente</strong> – Je voulais dire… un autre poème.<br><strong>Deux</strong> – Ah, oui, bien sûr…<br><strong>Une</strong> – Et comment ! (<em>En aparté</em>) De la poésie… Putain, c’est un traquenard.<br><strong>Deux</strong> – Je crois que c’est le moment de se barrer…<br><em>Pendant que les deux femmes s’éclipsent discrètement, la cliente déclame :</em><br><strong>Cliente</strong> –<br>Sur le zinc du comptoir quelques verres oubliés. <br>Quelques vers à douze pieds m’accompagnent ce soir. <br>J’ai laissé le brouillard aux dehors endeuillés,  <br>la pipe du condamné à fumer dans le noir.<br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<ol class="wp-block-list"></ol>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/">Le Comptoir</a><br><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/le-comptoir/"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="359" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp" alt="" class="wp-image-494" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau.webp 400w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/le-comptoir-jean-pierre-martinez-bandeau-300x269.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>La mer</title>
		<link>https://sketchotheque.net/la-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 15:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Argent]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Drôles d'histoires]]></category>
		<category><![CDATA[Intimiste]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Prison]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Valise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=1014</guid>

					<description><![CDATA[<p>La mer, un sketch humoristique extrait du recueil 'Drôles d'histoires' de Jean-Pierre Martinez.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un homme est assis à une table de café, il paraît au moins la cinquantaine et porte des vêtements démodés. Une valise désuète est posée à ses pieds. Il regarde fixement devant lui, en direction de la salle. Une serveuse, la trentaine, arrive et nettoie une autre table. Elle essaie dʼattirer son attention, sans oser le déranger. Lʼhomme ne prête pas attention à elle. Elle finit par sʼapprocher.<br></em><strong>Femme</strong> – Excusez-moi, mais… je termine mon service dans cinq minutes. Je vais devoir vous encaisser.<br><em>Lʼhomme lʼaperçoit enfin et revient à la réalité.</em><br><strong>Homme</strong> – Je… Je vais y aller, bien sûr.<br><strong>Femme</strong> – Ah non, mais vous pouvez rester ! On est ouvert jusquʼà minuit. Cʼest juste que… Il faut que je fasse ma caisse.<br><strong>Homme</strong> – Je comprends.<br><em>Il sort de sa poche un billet quʼil pose sur la table. La femme regarde le billet avec curiosité.</em><br><strong>Femme</strong> – Pardon, mais… On est passé à lʼeuro il y a déjà plus de vingt ans, vous savez…<br><em>Lʼhomme regarde le billet, prenant conscience de son erreur.</em><br><strong>Homme</strong> – Je suis vraiment désolé…<br><em>Il reprend le billet et en sort un autre quʼil pose sur la table.</em><br><strong>Femme</strong> – Vous nʼavez pas plus petit…<br><strong>Homme</strong> – Cʼest tout ce que jʼai sur moi.<br><strong>Femme</strong> – Pas de problème, je vous ramène la monnaie tout de suite.<br><strong>Homme</strong> – Ne vous dérangez pas… Gardez le tout.<br><strong>Femme</strong> – Cʼest un billet de 50 euros.<br><strong>Homme</strong> – Ah oui…<br><strong>Femme</strong> – Et votre café, cʼest deux euros.<br><em>Il regarde à nouveau fixement devant lui.</em><br><strong>Homme</strong> – Ça fait combien de temps que je suis assis à cette table ?<br><strong>Femme</strong> – Je dirais… sept ou huit heures. Vous étiez mon premier client quand jʼai commencé mon service à midi.<br><strong>Homme</strong> – Et vous ne mʼavez rien dit.<br><strong>Femme</strong> – Vous dire quoi ?<br><strong>Homme</strong> – De renouveler ma consommation, par exemple … ou de partir.<br><strong>Femme</strong> – Ce nʼest pas le genre de la maison. Vous prenez un café, vous pouvez rester là jusquʼà la fermeture si vous voulez.<br><strong>Homme</strong> – Gardez la monnaie, je vous en prie.<br><strong>Femme</strong> – Bon… Merci… Il y a déjà quelque temps que je fais ce métier… Cʼest le plus gros pourboire quʼon mʼait jamais donné. Surtout pour un simple café.<br><strong>Homme</strong> – Ça me fait plaisir, je vous assure.<br><strong>Femme</strong> – Je nʼai pas osé vous déranger avant, vous aviez lʼair tellement… perdu dans vos pensées. Vous êtes en vacances ?<br><strong>Homme</strong> – Jʼai lʼair dʼêtre en vacances ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne sais pas…Je disais ça…à cause de la valise.<br><strong>Homme</strong> – Ah oui… La valise.<br><strong>Femme</strong> – Vous cherchez un hôtel ?<br><strong>Homme</strong> – Non.<br><strong>Femme</strong> – Bon, eh bien… À une autre fois, peut-être…<br><strong>Homme</strong> – Peut-être.<br><em>Il se replonge dans sa contemplation. Elle sʼapprête à partir mais se ravise.</em><br><strong>Femme</strong> – Je ne voudrais pas être indiscrète mais… quʼest-ce que vous regardez comme ça fixement, depuis huit heures dʼaffilée. Je ne suis même pas sûre de vous avoir vu cligner des yeux…<br><strong>Homme</strong> – Je regarde la mer.<br><strong>Femme</strong> – La mer ?<br><strong>Homme</strong> – La mer, à lʼendroit précis où elle rejoint lʼhorizon.<br><strong>Femme</strong> – Dʼaccord.<br><strong>Homme</strong> – Vous ne regardez jamais la mer ?<br><strong>Femme</strong> – Non. Enfin… jamais aussi longtemps en tout cas. Jamais comme ça. Et puis… je nʼai pas beaucoup le temps.<br>Homme – Cʼest dommage… Je veux dire… que vous nʼayez pas le temps.<br><strong>Femme</strong> – La mer, ici, je la vois huit heures par jour toute lʼannée… Pour moi, ça me rappellerait plutôt le boulot… Le week-end, jʼessaie de regarder autre chose.<br><strong>Homme</strong> – Et quʼest-ce que vous regardez, le week-end ?<br><strong>Femme</strong> – Je ne sais pas… La télé…<br><strong>Homme</strong> – Bien sûr.<br><em>Elle semble un peu gênée.</em><br><strong>Femme</strong> – Non, mais il mʼarrive aussi de regarder autre chose que la télé… Pas forcément la mer mais… Je ne sais pas, moi… Quand je suis en vacances… la montagne, par exemple.<br><strong>Homme</strong> – Ah oui… La montagne…<br><strong>Femme</strong> – Donc, vous, cʼest la mer.<br><strong>Homme</strong> – Oui.<br><strong>Femme</strong> – Et… pourquoi la mer ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Homme</strong> – Tout vient de la mer, non ?<br><strong>Femme</strong> – Tout ?<br><strong>Homme</strong> – Il y a des millions dʼannées, cʼest de la mer que sont sortis les premiers vertébrés, dont certains allaient devenir des hommes.<br><strong>Femme</strong> – Ah oui…<br><strong>Homme</strong> – Des hommes qui allaient coloniser toutes les terres émergées, jusquʼà conduire la planète au bord de lʼapocalypse.<br><strong>Femme</strong> – Bien sûr…<br><strong>Homme</strong> – Tout vient de la mer. Le meilleur comme le pire.<br><strong>Femme</strong> – Remarquez, vous nʼavez pas tort. Avant de venir sʼasseoir à cette terrasse, la plupart de mes clients sortent de lʼeau. Et je peux vous dire que là aussi, cʼest le meilleur comme le pire.<br><strong>Homme</strong> – Je ne suis pas sûr moi-même de faire partie du meilleur.<br><strong>Femme</strong> – Vu le pourboire que vous mʼavez laissé, croyez-moi, jʼai vu pire.<br><strong>Homme</strong> – Mais vous ne savez pas dʼoù vient cet argent.<br><strong>Femme</strong> – Cʼest important ?<br><strong>Homme</strong> – Pour certains, oui.<br><strong>Femme</strong> – Pour moi, 50 euros, cʼest 50 euros.<br><strong>Homme</strong> – Vraiment ?<br><strong>Femme</strong> – Oui… enfin je crois.<br><strong>Homme</strong> – Et si cet argent, je ne lʼavais pas gagné honnêtement ?<br><strong>Femme</strong> – Votre argent vaut bien celui dʼun autre. Si dans le commerce on nʼacceptait que lʼargent gagné honnêtement, on ne ferait pas un gros chiffre dʼaffaires…<br><strong>Homme</strong> – Tout lʼargent que je possède aujourdʼhui, je lʼai volé.<br><strong>Femme</strong> – Volé ?<br><strong>Homme</strong> – Un braquage, qui a mal tourné malheureusement. Un homme est mort. Un policier. Il avait une femme, et deux enfants…<br><strong>Femme</strong> – Cʼest vous qui lʼavez tué ?<br><strong>Homme</strong> – Non. Mais ça ne change rien. En tout cas, pour les juges, ça nʼa rien changé.<br><strong>Femme</strong> – Vous avez payé votre dette à la société, comme on dit.<br><strong>Homme</strong> – Jʼai donné trente ans de ma vie pour ce meurtre que je nʼavais pas commis. Et jʼai gardé cet argent qui nʼétait pas à moi. Jʼespérais pouvoir racheter toutes ces années perdues.<br><strong>Femme</strong> – Certains donnent quarante ans de leur vie pour sʼacheter une retraite, vous savez.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Homme</strong> – Pendant toutes ces années, je nʼai jamais vu plus loin que les quatre murs de ma cellule… Vous avez quel âge ?<br><strong>Femme</strong> – Trente ans…<br><strong>Homme</strong> – On mʼa libéré ce matin… Je suis allé déterrer mon butin que jʼavais planqué dans un cimetière. Les billets étaient comme neufs. Lʼargent, ça ne vieillit pas.<br><strong>Femme</strong> – Et après ?<br><strong>Homme</strong> – Jʼai pris un train pour aller voir la mer.<br><strong>Femme</strong> – Je comprends mieux pourquoi vous la regardiez comme ça.<br><strong>Homme</strong> – Comme un homme qui nʼa pas vu une femme depuis des années, et quand il en revoit une enfin, il peut seulement la regarder. En ayant perdu tout désir de la posséder.<br><strong>Femme</strong> – Mais vous êtes libre, maintenant.<br><strong>Homme</strong> – Pour la liberté, cʼest pareil. Quand on en a été privé trop longtemps, et quʼon vous la rend tout dʼun coup, vous ne savez plus quoi en faire.<br><strong>Femme</strong> – Vous ne vous êtes même pas baigné.<br><strong>Homme</strong> – Je ne suis pas sûr de savoir encore nager.<br><strong>Femme</strong> – Je suis vraiment désolée.<br><strong>Homme</strong> – Croyez-moi, donner sa vie pour une valise pleine de billets, cʼest trop cher payé. Je ne vaux plus rien, et cet argent nʼa plus aucune valeur…<br><strong>Femme</strong> – Vous voulez dire que… cette valise est pleine de billets ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Homme</strong> – Je regarderai la mer en face jusquʼà la tombée de la nuit. Jusquʼà ce que le ciel à lʼhorizon se confonde avec elle.<br><strong>Femme</strong> – Et ensuite ?<br><strong>Homme</strong> – Nous venons tous de la mer. Ce soir jʼy retourne.<br><em>Lʼhomme se lève pour partir. Elle le regarde sʼéloigner, ne sachant pas quoi dire pour le retenir. Puis elle aperçoit la valise.</em><br><strong>Femme</strong> – Monsieur ! Vous oubliez votre valise !<br><strong>Homme</strong> – Je vous la laisse. Mais souvenez-vous. Lʼargent ne vaut rien quand cʼest soi-même quʼon veut racheter.<br><em>Il part. Elle regarde la valise, hésite et finit par lʼouvrir. Elle en sort une liasse de billets.</em><br><strong>Femme</strong> – Des francs…<br><em>Noir</em>.</p>



<p style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0"></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--30);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--30);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="104" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:92px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Drôles d&rsquo;histoires</a></em><br><a href="https://sketchotheque.net/droles-dhistoires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



<p></p>
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			</item>
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		<title>Cœurs en choeur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/coeurs-en-choeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 10:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Retrouvailles]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=549</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cœurs en chœurs, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron est derrière le bar. Elle arrive. C’est la même femme que dans la première scène.</em><br><strong>Patron</strong> – Vous êtes revenue me demander en mariage ?<br><strong>Elle</strong> – Ça ne fait pas encore dix ans…<br><strong>Patron</strong> – Cinq.<br><strong>Elle</strong> – Et vous vous souvenez encore de moi ?<br><strong>Patron</strong> – Je vous l’ai dit, j’ai mes têtes… La vôtre est de celles qu’on n’oublie pas facilement. Toujours pas de calva ?<br><strong>Elle</strong> – Je n’en aurai plus besoin. Enfin j’espère…<br><strong>Patron</strong> – Tant mieux.<br><strong>Elle</strong> – Vous vous rappelez ? Vous m’aviez lu mon horoscope…<br><strong>Patron</strong> – « Vous donnerez votre cœur à un inconnu ». (<em>Montrant le journal</em>) C’est encore dans le journal d’aujourd’hui.<br><strong>Elle</strong> – Ils reprennent souvent les mêmes formules.<br><strong>Patron</strong> – Cette fois, c’est bien à la rubrique amour.<br><strong>Elle</strong> – Ils ne se sont pas trompés. J’ai rendez-vous avec lui.<br><strong>Patron</strong> – Ici ?<br><strong>Elle</strong> – Dans cinq minutes.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Patron</strong> – Vous avez rencontré un inconnu sur un site de rencontre ?<br><strong>Elle</strong> – C’est mon ex-mari. On a divorcé il y a quelques années.<br><strong>Patron</strong> – Ah oui… Donc, ce n’est pas tout à fait un inconnu…<br><strong>Elle</strong> – On a vécu ensemble pendant dix ans. J’avais l’impression de vivre avec un étranger. C’est moi que je ne connaissais pas. C’est moi qui n’allais pas bien.<br><strong>Patron</strong> – Pourquoi maintenant ?<br><strong>Elle</strong> – Il a subi une transplantation cardiaque il y a un an.<br><strong>Patron</strong> – Alors vous vous êtes dit qu’avec un cœur tout neuf…<br><strong>Elle</strong> – Quand il a appris qu’il était malade, il ne m’a rien dit. Ça n’allait déjà plus entre nous. Il ne voulait pas que je reste avec lui par pitié, j’imagine.<br><strong>Patron</strong> – Et vous l’avez quitté…<br><strong>Elle</strong> – Il m’a raconté qu’il avait rencontré quelqu’un d’autre…<br><strong>Patron</strong> – Mais ce n’était pas vrai…<br><strong>Elle</strong> – Il avait une chance sur deux d’y rester. Il ne voulait pas faire de moi une veuve éplorée…<br><strong>Patron</strong> – Il a préféré faire de vous une joyeuse divorcée… Et donc, il a survécu…<br><strong>Elle</strong> – Je travaille à l’hôpital… J’ai appris par hasard qu’il avait subi une transplantation. C’est moi qui l’ai appelé… Je lui ai demandé s’il voulait qu’on se revoit.<br><strong>Patron</strong> – Dans l’espoir que son cœur tout neuf se remette à battre pour vous… Attention… dans votre jargon, on pourrait appeler ça de l’acharnement thérapeutique !<br><strong>Elle</strong> – Vous pensez qu’on ne peut pas aimer deux fois la même personne ?<br><strong>Patron</strong> – En tout cas, on peut épouser deux fois le même homme, et on peut divorcer deux fois d’avec la même femme.<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est plus tout à fait le même homme. Vous l’avez dit, il a un cœur tout neuf…<br><strong>Patron</strong> – Tout neuf, pas tout à fait… Celui ou celle à qui il a appartenu était peut-être déjà très malheureux en amour.<br><strong>Elle</strong> – Finalement, vous êtes encore plus pessimiste que moi.<br><strong>Patron</strong> – Je suis jaloux, c’est tout. Je vous l’ai dit, vous êtes de celles qu’on n’oublie pas…<br><strong>Elle</strong> – J’espère que lui non plus ne m’aura pas oubliée… (<em>Au bord des larmes</em>) Et qu’il m’aura pardonnée…<br><em>Il pose sa main sur la sienne pour la réconforter.</em><br><strong>Lui</strong> – Ayez confiance en vous.<br><em>Elle tourne son regard vers la vitrine du café, côté public.</em><br><strong>Elle</strong> – Le voilà… J’ai le cœur qui bat…<br><strong>Patron</strong> – Aussi fort que quand vous l’avez rencontré ?<br><strong>Elle</strong> – Beaucoup plus fort…<br><strong>Patron</strong> – Espérons que le sien ne lâchera pas maintenant, ce serait trop bête…<br><strong>Elle</strong> – Finalement, je le prendrais bien, ce petit calva.<br><em>Il lui sert un verre, qu’elle boit cul sec.</em><br><strong>Patron</strong> – Ça va aller.<br><strong>Elle</strong> – Merci.<br><em>Elle lui presse la main une dernière fois, et s’éloigne vers le public pour aller à la rencontre de son ex-mari.</em><br><strong><em>Noir.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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		<item>
		<title>Un cœur tout neuf</title>
		<link>https://sketchotheque.net/un-coeur-tout-neuf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 10:20:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Destin]]></category>
		<category><![CDATA[Divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre dans le théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
		<category><![CDATA[Véganisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un cœur tout neuf, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron est derrière le bar, le client (ou la cliente) arrive.<br></em><strong>Patron</strong> – Monsieur, qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>L’autre</strong> – Vous ne me reconnaissez pas ?<br><strong>Patron </strong>– On voit tellement de monde… Qu’est-ce que je vous mets ?<br><strong>L’autre </strong>– Pas un Viandox, en tout cas…<br><strong>Patron</strong> – Non…? Je ne vous avais pas reconnu. Eh ben… On dirait que ce Viandox vous a fait du bien finalement. Vous paraissez vingt ans de moins.<br><strong>L’autre</strong> – Oui… le Viandox. Et aussi le cœur tout neuf qu’on m’a transplanté il y a quelques mois.<br><strong>Patron</strong> – Vous avez enfin trouvé un donneur ?<br><strong>L’autre </strong>– Vous aviez raison, cette rue est vraiment très dangereuse…<br><strong>Patron</strong> – Allez, c’est ma tournée. Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>L’autre</strong> – Une limonade…<br><strong>Patron</strong> – Vous n’avez plus droit à l’alcool…<br><strong>L’autre</strong> – Si… mais j’ai décidé d’y renoncer. Un sacrifice que je m’impose… pour remercier le destin.<br><strong>Patron</strong> – Le destin ?<br><strong>L’autre</strong> – Quelqu’un est mort pour que je puisse vivre. Je dois prendre soin de son cœur.<br><strong>Patron</strong> – Mais vous ne savez même pas qui c’est…<br><strong>L’autre</strong> – Non… et je ne suis pas sûr de vouloir le savoir. Mais après tout, c’était peut-être un musulman. Raison de plus pour ne plus boire d’alcool.<br><strong>Patron</strong> – Alors vous ne mangez plus de jambon non plus ?<br><strong>L’autre</strong> – Je suis devenu vegan, c’est encore plus simple. Et vous, comment ça va ?<br><strong>Patron</strong> – Ma femme vient de me quitter.<br><strong>L’autre</strong> – Elle est morte ? Ne me dites pas que c’est son cœur qui bat dans ma poitrine…<br><strong>Patron</strong> – J’aurais préféré. Ça me coûterait moins cher. Veuf, vous êtes deux fois plus riche. Divorcé, vous êtes deux fois plus pauvre.<br><strong>L’autre</strong> – Ça fait quatre bonnes raisons de préférer le veuvage…<br><strong>Patron</strong> – Il va falloir que je vende le café, pour lui donner sa part.<br><strong>L’autre</strong> – Désolé…<br><strong>Patron</strong> – Au fond, c’est mieux comme ça. Vendre de l’alcool et du tabac… Le tabac, il m’a déjà coûté un poumon.<br><strong>L’autre </strong>– Alors qu’est-ce que vous allez faire ?<br><strong>Patron</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>L’autre </strong>– Vous devriez faire du théâtre.<br><strong>Patron</strong> – Du théâtre ?<br><strong>L’autre</strong> – On ne vous a jamais dit que vous aviez une tête à faire du théâtre ?<br><strong>Patron</strong> – Non… Remarquez, pour rester derrière un comptoir toute la journée, et donner la réplique à toutes sortes de clients, il faut déjà être un peu comédien…<br><strong>L’autre</strong> – C’est vrai… Moi-même, je vais souvent au café pour écrire.<br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que vous écrivez ?<br><strong>L’autre </strong>– Des pièces de théâtre.<br><strong>Patron</strong> – J’en ai tellement entendu, des histoires. Il y aurait de quoi faire. Des comédies, des drames, des tragédies…<br><strong>L’autre</strong> – Il faudra me raconter ça.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Patron</strong> – Il y a encore quelque chose qui vous tracasse ?<br><strong>L’autre</strong> – On était deux à attendre une transplantation. Il n’y avait qu’un seul donneur disponible. J’ai appris que l’autre était mort quelques jours après mon opération…<br><strong>Patron</strong> – Ah oui…<br><strong>L’autre</strong> – Il paraît que j’avais un meilleur dossier.<br><strong>Patron</strong> – Comme vous dites… C’est le destin.<br><strong>L’autre </strong>– Oui… C’était peut-être un brave type.<br><strong>Patron</strong> – Ou alors une crapule… Allez savoir…<br><em>L’autre se lève pour partir.</em><br><strong>L’autre</strong> – Merci pour la limonade… Tenez, voici ma carte. Je cherche quelqu’un comme vous pour un petit rôle dans ma prochaine pièce. Un patron de bistrot. Ce sera vos débuts sur les planches…<br><em>Il part. Le patron regarde la carte.</em><br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>De bon cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/de-bon-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 10:12:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dealer]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De bon cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron attend derrière son comptoir. Un homme genre mafieux ou dealer arrive et s’installe au bar.</em><br><strong>Le patron</strong> – Qu’est-ce que ce sera ?<br><strong>L’autre</strong> – Un déca. Allongé. Avec une goutte de lait, s’il vous plaît.<br><em>Le patron jette un regard au client, dont l’aspect ne cadre pas bien avec sa commande.</em><br><strong>Le patron</strong> – Je vais voir ce que je peux faire…<br><em>Il lui prépare son café.</em><br><strong>L’autre</strong> – C’est dangereux, cette rue. J’ai failli me faire écraser par un bus.<br><strong>Le patron</strong> – Oui… Une femme s’est fait renverser hier…<br><strong>L’autre</strong> – C’est grave ?<br><strong>Le patron</strong> – Elle est morte… Enfin, c’est tout comme.<br><strong>L’autre</strong> – Vous la connaissiez ?<br><strong>Le patron</strong> – C’était une cliente… Elle sortait juste de chez moi, et d’après les analyses, elle avait trois grammes d’alcool dans le sang.<br><strong>L’autre </strong>– Dans votre métier comme dans le mien, les clients, il vaut mieux pas trop s’attacher.<br><strong>Le patron</strong> – Vous êtes nouveau dans le quartier ?<br><strong>L’autre</strong> – Je suis de passage.<br><strong>Le patron</strong> – On est tous de passage sur la Terre…<br><strong>L’autre</strong> – J’ai peur que le mien se termine plus tôt que prévu.<br><strong>Le patron</strong> – Si vous faites bien attention en traversant la route…<br><strong>L’autre</strong> – Je sors de l’hôpital. J’attends une greffe de cœur…<br><strong>Le patron</strong> – Ah vous aussi…<br><strong>L’autre</strong> – Pardon ?<br><strong>Le patron</strong> – Non rien, une histoire que j’ai entendue… J’espère que vous êtes tombé sur le bon chirurgien…<br><strong>L’autre</strong> – Oui…<br><em>Le patron pose le café sur le comptoir.</em><br><strong>Le patron</strong> – Tenez, votre déca-noisette.<br><strong>L’autre </strong>– Ça marche, les affaires ?<br><strong>Le patron</strong> – C’est calme. Et vous ?<br><strong>L’autre</strong> – Moi aussi… C’est plutôt calme en ce moment…<br><strong>Le patron</strong> – Vous êtes dans quelle branche ?<br><strong>L’autre</strong> – Trafic de drogue. Héroïne, plutôt.<br><strong>Le patron</strong> – Ah oui… Donc vous savez ce que c’est que de perdre un client.<br><strong>L’autre</strong> – Heureusement que les dons d’organes sont anonymes, parce que je ne sais pas qui voudrait bien donner son cœur à un dealer.<br><strong>Le patron</strong> – Ou à un buraliste.<br><strong>L’autre</strong> – Vous avez raison. Finalement, on fait un peu le même métier, tous les deux…<br><strong>Le patron</strong> – Mmm…<br><strong>L’autre </strong>– Ils viennent de rentrer un donneur, à l’hôpital.<br><strong>Le patron</strong> – C’est votre jour de chance, alors.<br><strong>L’autre</strong> – Je ne sais pas… On est deux sur l’affaire.<br><strong>Le patron</strong> – Ah…<br><strong>L’autre</strong> – Vous me donneriez votre cœur, vous ? Si vous étiez mort, je veux dire… Et sachant ce que je fais.<br><strong>Le patron</strong> – Pourquoi pas ? Entre dealers, si on ne se serre pas un peu les coudes.<br><strong>L’autre </strong>– J’ai promis une valise de billets à mon chirurgien s’il me trouvait un palpitant tout neuf. Des billets usagers et en petites coupures. Vous croyez que ça peut aider ?<br><strong>Le patron</strong> – Ça dépend du chirurgien, j’imagine.<br><strong>L’autre</strong> – Celui-là a la réputation de sauter sur tout ce qui bouge.<br><strong>Le patron </strong>– Je vois… Je vous remets un déca-noisette ? C’est ma tournée.<br><strong>L’autre</strong> – Allez… On ne vit qu’une fois…<br><strong>Le patron</strong> – Et si votre cœur lâche en sortant, ce ne sera pas à cause de ce que vous aurez bu ici…<br><em><strong>Noir.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Le cœur sur la main</title>
		<link>https://sketchotheque.net/le-coeur-sur-la-main/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 10:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cœur sur la main, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron somnole derrière son comptoir. Deux personnages (hommes ou femmes) arrivent et s’asseyent à une table.</em><br><strong>Un</strong> – Lui aussi, il a l’air dans un coma profond…<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce qu’on fait ? On le réveille ?<br><strong>Un</strong> – On va attendre qu’il se réveille tout seul.<br><strong>Deux</strong> – Un miracle est toujours possible.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Un</strong> – Et pour elle alors, qu’est-ce qu’on fait ?<br><strong>Deux</strong> – Franchement… je ne sais pas quoi en penser.<br><strong>Un</strong> – Il va bien falloir prendre une décision. Le médecin a dit qu’il fallait faire vite.<br><strong>Deux</strong> – Oui.<br><strong>Un</strong> – Évidemment, la logique voudrait qu’on dise oui.<br><strong>Deux</strong> – La logique ? C’est notre sœur, quand même…<br><strong>Un</strong> – Oui… Tu l’as déjà entendu évoquer ce sujet devant nous ?<br><strong>Deux</strong> – Ça faisait des années qu’on ne se voyait plus… et même avant, ce n’était pas le genre de conversation qu’on avait ensemble.<br><strong>Un</strong> – Donc c’est à nous de décider. Comme si c’était pour nous.<br><strong>Deux</strong> – Tu veux dire… comme si on avait besoin d’une transplantation ?<br><strong>Un</strong> – Comme si on était à sa place ! À la place du mort… Qu’est-ce que tu ferais toi ? Si tu pouvais décider de donner tes organes ou de les emporter avec toi dans ta tombe…<br><strong>Deux</strong> – Évidemment, sur le principe… Quitte à mourir, si on peut sauver une vie…<br><strong>Un</strong> – D’un autre côté…<br><strong>Deux</strong> – Imaginer qu’on va lui ouvrir la poitrine et lui prendre son cœur pour le mettre dans la poitrine de quelqu’un d’autre…<br><strong>Un</strong> – Quelqu’un qu’on ne connaît même pas.<br><strong>Deux</strong> – Encore heureux… Il ne manquerait plus qu’on le connaisse. Tu préférerais le connaître, toi ?<br><strong>Un</strong> – Je préférerais qu’elle ne soit pas morte.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Deux</strong> – D’ailleurs est-ce qu’on peut dire qu’elle est vraiment morte ?<br><strong>Un</strong> – D’après les médecins, elle est en état de mort cérébrale.<br><strong>Deux</strong> – Qu’est-ce que ça veut dire, exactement ? Tu le sais, toi ?<br><strong>Un</strong> – En gros, la maison est encore debout, le chauffage n’a pas encore été coupé, mais il n’y a plus personne dedans. Le propriétaire est parti, il a jeté la clef et il ne reviendra jamais.<br><strong>Deux</strong> – D’accord.<br><strong>Un</strong> – Donc il s’agit de récupérer la chaudière pour l’installer dans une autre maison où la chaudière est en panne, pour que le propriétaire puisse continuer à vivre dedans sans se les geler.<br><strong>Deux</strong> – Ça y est, tu as fini avec tes métaphores de plombier ?<br><strong>Un</strong> – Je t’explique…<br><strong>Deux</strong> – Donc toi, tu es plutôt pour ?<br><strong>Un</strong> – Toi aussi, non ? Tu savais bien qu’on finirait par en arriver là.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><em>L’autre sort un papier.</em><br>Un – Allez, finissons-en… (<em>Lui tendant le papier</em>) Il faut signer là.<br><strong>Deux</strong> – Vas-y toi… Moi je ne pourrai pas…<br><strong>Un</strong> – Non, mais il faut nos deux signatures.<br><strong>Deux</strong> – Tu n’as qu’à imiter la mienne.<br><strong>Un</strong> – Mais ce sera un faux…<br><strong>Deux</strong> – De quoi tu as peur ? Que je te fasse un procès pour avoir imité ma signature ?<br><strong>Un</strong> – Mais si tu es d’accord, pourquoi tu ne signes pas ?<br><strong>Deux</strong> – Je suis d’accord, mais je ne pourrai pas signer, c’est tout. Tu peux comprendre ça, non ? (<em>Se levant pour sortir</em>) Pour une fois que je te demande quelque chose !<br><strong>Un</strong> – Mais enfin… tu la détestais.<br><strong>Deux</strong> – Justement… Si c’était un geste d’amour, encore… Ce serait plus facile pour moi. Mais là… je ne me sens pas de décider pour elle. (<em>Le patron émerge de derrière son comptoir</em>.) Tiens, il s’est réveillé, celui-là… Tu vois, on n’est jamais à l’abri d’un miracle !<br><em>Le personnage sort, laissant l’autre perplexe. Le patron arrive.</em><br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un cœur pour deux</title>
		<link>https://sketchotheque.net/un-coeur-pour-deux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 09:46:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Médecin]]></category>
		<category><![CDATA[Vengeance]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Compétition]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un cœur pour deux, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron lit le journal derrière le comptoir. Deux hommes arrivent et s’asseyent à une table.</em><br><strong>Un</strong> – Café ? (<em>L’autre acquiesce.</em>) Marcel ! Deux cafés.<br><strong>Deux</strong> – Il s’appelle Marcel ?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas… Tous les patrons de bistrot je les appelle Marcel. Comme ça je suis sûr de ne pas me tromper.<br><strong>Deux</strong> – D’accord…<br><strong>Un</strong> – C’est un patient à moi. Je lui ai retiré l’appendice il y a dix ans, les hémorroïdes il y a cinq ans, la thyroïde il y a trois ans, et un poumon l’année dernière.<br><strong>Deux</strong> – Eh ben… Il peut te dire merci. Grâce à toi, il a perdu au moins trois kilos.<br><em>Le patron apporte les cafés.</em><br><strong>Patron</strong> – Et voilà Docteur…<br><strong>Deux</strong> – Au moins, il t’a reconnu.<br><strong>Un</strong> – Je ne suis même pas sûr. Il appelle tous ses clients Docteurs. Comme on est en face de l’hôpital… Au pire, s’ils ne sont pas médecins, ça les flatte (<em>Ils remuent leur café en silence avant de le boire.</em>) Alors ça y est, on a un donneur ?<br><strong>Deux</strong> – Il semblerait…<br><strong>Un</strong> – Une femme qui s’est jetée sous les roues d’un camion, juste devant l’hôpital.<br><strong>Deux</strong> – Jetée ?<br><strong>Un</strong> – On ne sait pas très bien… C’était peut-être un accident… C’est la tête qui a tout pris. Mort cérébrale. Le reste est en parfait état. On attend la décision de la famille.<br><strong>Deux</strong> – Très bien.<br><strong>Un</strong> – Oui, sauf qu’on a deux patients qui attendent une greffe…<br><strong>Deux</strong> – Ah, toi aussi ?<br><strong>Un</strong> – Tu le sais très bien.<br>Deux – Je pensais que toi, c’était un foie…<br><strong>Un</strong> – C’est un cœur.<br><strong>Deux</strong> – Un cœur pour deux… Avec deux patients qui ont des dossiers très similaires. Ça ne va pas être facile de les départager.<br><strong>Un</strong> – Alors comment on fait ? On tire à pile ou face ?<br><strong>Deux</strong> – Chiche !<br><em>L’autre sort une pièce.</em><br><strong>Un</strong> – Un seul de nos deux patients sera vivant dans un mois. Pile le tien, face le mien.<br>Il lance la pièce, la rattrape, et regarde dans sa paume. Avant de la ranger.<br><strong>Deux</strong> – Mais ça ne marche pas comme ça, on le sait bien…<br><strong>Un</strong> – Non. (<em>Un temps</em>) Ça fait combien de temps qu’on se connaît ?<br><strong>Deux</strong> – Depuis la fac…<br><strong>Un</strong> – En deuxième année, je crois.<br><strong>Deux</strong> – Oui…<br><strong>Un</strong> – On était amoureux de la même fille.<br><strong>Deux</strong> – Une étudiante de première année.<br><strong>Un</strong> – Qui est devenue ta femme.<br><strong>Deux</strong> – Je ne sais pas ce qu’elle a bien pu me trouver… de plus qu’à toi.<br><strong>Un</strong> – Tu avais fait courir le bruit à la fac que j’avais un micro-pénis. Je crois même que tu avais fait circuler un montage photos…<br><strong>Deux</strong> – Ah oui, c’est vrai. J’avais oublié ça.<br><strong>Un</strong> – Je ne l’ai appris que très longtemps après.<br><strong>Deux</strong> – Je ne pensais pas qu’elle avalerait un truc aussi énorme.<br><strong>Un</strong> – On parle toujours de mon micro-pénis ?<br><strong>Deux</strong> – Tu crois vraiment que c’est pour ça qu’elle m’a choisi ?<br><strong>Un</strong> – Ça a dû jouer… J’étais vraiment très amoureux d’elle, tu sais…<br><strong>Deux</strong> – Un cœur pour deux… Il y en a forcément un qui reste sur le carreau.<br><strong>Un</strong> – Cette fois-là, c’était moi.<br><strong>Deux</strong> – Elle m’a quitté quelques années après. Tu ne l’as jamais revue ?<br><strong>Un</strong> – Si… Une fois… Je venais de divorcer, moi aussi… On a dîné ensemble… Et puis rien…<br><strong>Deux</strong> – Mais elle savait pour…?<br><strong>Un</strong> – Je ne sais pas… Je n’ai pas osé lui demander… Tu me vois, entre le café et l’addition, lui glisser à l’oreille que contrairement à ce que prétendait son ex, j’avais une bite de taille normale ?<br><strong>Deux</strong> – Ouais…<br><strong>Un</strong> – Je crois surtout que c’était trop tard… Je ne sais pas si la vengeance est un plat qui se mange froid, mais l’amour n’est pas un plat qui se mange réchauffé.<br><strong>Deux</strong> – Alors tu veux te venger ?<br><strong>Un</strong> – Non, mais il me semble que tu me dois un cœur.<br><strong>Deux</strong> – Tu as une lecture très personnelle du serment d’Hippocrate… Qu’est-ce qui te motive à ce point pour sauver ton patient ?<br><strong>Un</strong> – Disons que j’ai noué avec lui une relation… très spéciale.<br><strong>Deux</strong> – Mais tu sais bien que ça ne marche pas comme ça non plus.<br><strong>Un</strong> – Ah non ?<br><strong>Deux</strong> – Tu me demandes de condamner mon patient par avance ?<br><strong>Un</strong> – Tu l’as dit. Un cœur pour deux… Il y en a forcément un qui reste sur le carreau.<br><strong>Deux</strong> – Ça ne tient pas qu’à moi, tu le sais bien. C’est une décision collégiale.<br><strong>Un</strong> – Mais tu pourrais charger un peu le dossier de ton patient, pour que celui du mien apparaisse plus convainquant.<br><strong>Deux</strong> – Et si je refuse ?<br><strong>Un</strong> – Je pourrais faire courir une rumeur, moi aussi. Mais je ne suis pas sûr que celle-là sera fausse.<br><strong>Deux</strong> – Par exemple ?<br><strong>Un</strong> – Les infirmières ne restent jamais longtemps dans ton service, on sait tous les deux pourquoi. Et la fille qui vient de se faire écraser devant l’hôpital, volontairement ou pas, elle travaillait pour toi.<br><strong>Deux</strong> – Je vais voir ce que je peux faire…<br><em>Il s’apprête à sortir un billet.</em><br><strong>Un</strong> – Laisse, le café c’est pour moi.<br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Battements de cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/battements-de-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Grossesse]]></category>
		<category><![CDATA[Langage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=536</guid>

					<description><![CDATA[<p>Battements de cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron essuie des verres derrière le comptoir. Un couple arrive. Ils s’asseyent. Silence. Le patron arrive.</em><br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>Elle</strong> (<em>sur un ton sans appel</em>) – Rien pour l’instant. On attend le troisième…<br><strong>Patron</strong> – Bon…<br><em>Air étonné de l’homme. Le patron repart.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne savais pas qu’on attendait quelqu’un…<br><strong>Elle</strong> – Moi non plus.<br><strong>Lui</strong> – Comment ça ? C’est qui ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas… Il n’a pas encore de nom…<br><strong>Lui</strong> – Tu me fais marcher ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que tu dirais si je te disais que je suis enceinte ?<br><em>Le temps pour lui d’assimiler la question.</em><br><strong>Lui</strong> – Pour commencer, je te dirais… qu’il y a un problème de concordance des temps.<br><strong>Elle</strong> – Pardon<br><strong>Lui</strong> – Normalement, tu devrais dire « si je te disais que j’étais enceinte » et pas « si je te disais que je suis enceinte ». Après une proposition conditionnelle à l’imparfait, on utilise l’imparfait.<br><strong>Elle</strong> – Ah, d’accord…<br><strong>Lui</strong> – Tu es enceinte ?<br><strong>Elle</strong> – Je n’ai pas dit ça…<br><strong>Lui</strong> – Donc c’est une conditionnelle.<br><strong>Elle</strong> – Si tu le dis…<br><strong>Lui</strong> – Tu n’es pas sûre ?<br><strong>Elle</strong> – Tu veux voir un tampon ?<br><strong>Lui</strong> – Quel tampon ?<br><strong>Elle</strong> – À ton avis ? Le tampon de la mairie !<br><strong>Lui</strong> – Tu ne devrais pas plaisanter avec ça.<br><strong>Elle</strong> – Je ne plaisante pas. Je voulais juste en parler. Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Un enfant… ça commence toujours par se conjuguer au conditionnel, non ?<br><strong>Elle</strong> – Il ne tient qu’à nous de transformer ce conditionnel en indicatif.<br><strong>Lui</strong> – Tant que tu ne le conjugues pas à l’impératif…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne m’as pas répondu…<br><strong>Lui</strong> – Quoi ?<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que tu dirais si je te disais que… j’étais enceinte ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas, je te répondrais… génial !<br><strong>Elle</strong> – Génial ?<br><strong>Lui</strong> – Génial… Mais on est bien d’accord, tu n’es pas enceinte…<br><em>Le patron revient.</em><br><strong>Patron</strong> – On attend toujours le troisième ?<br><em>Elle pose sa main sur son ventre.</em><br><strong>Elle</strong> – Il est déjà là… On va pouvoir commander…<br><em>L’homme lui lance un regard interloqué.</em><br><strong>Patron</strong> – Génial.<br><em>Noir</em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Mal au cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/mal-au-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=533</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mal au cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron est derrière le comptoir. L’homme (ou la femme) arrive, la tête ailleurs.</em><br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>L’autre</strong> – Je ne sais pas… Ce que vous voulez…<br><strong>Patron</strong> – Ce que je veux ? Vous êtes sûr ?<br><strong>L’autre</strong> – Au point où j’en suis… Qu’est-ce que je risque ? Surprenez-moi…<br><strong>Patron</strong> – Alors je vous sers un Viandox. Vous avez le teint cireux, ça vous fera du bien.<br><em>Il lui prépare son Viandox.</em><br><strong>L’autre</strong> – Un Viandox ? Ça existe encore ?<br><strong>Patron</strong> – Je vous avoue que je n’en vends pas très souvent… et que je ne compte pas en recommander.<br><strong>L’autre</strong> – À supposer qu’ils en fabriquent encore. Il n’a pas dépassé la date limite de péremption, au moins ?<br><strong>Patron</strong> – Vous m’avez dit « ce que vous voulez », il faudrait savoir ! Alors vous le prenez ou pas, ce Viandox !<br><strong>L’autre</strong> – Si je peux vous aider à liquider votre stock…<br><em>Le patron lui sert son Viandox.</em><br><strong>Patron</strong> – Ça n’a pas l’air d’aller bien fort…<br><strong>L’autre</strong> – Non… Je cherche un cœur disponible.<br><strong>Patron</strong> – On en est tous là, vous savez… À partir d’un certain âge… il y a plus de demandes que d’offres.<br><strong>L’autre</strong> – Vous ne croyez pas si bien dire.<br><strong>Patron</strong> – Vous êtes veuf ?<br><strong>L’autre</strong> – C’est ma femme qui le sera bientôt… si je ne trouve pas rapidement quelqu’un pour me donner son cœur.<br><strong>Patron</strong> – Je ne suis pas sûr de vous suivre…<br><strong>L’autre</strong> – Je sors de l’hôpital. J’attends une greffe. Pour l’instant, il n’y a pas de donneur.<br><strong>Patron</strong> – Un donneur ? Ah oui…<br><strong>L’autre</strong> – Évidemment, on ne donne pas son cœur comme on donne son sang. Il faut que le donneur soit mort, et que toutes les conditions soient réunies.<br><strong>Patron</strong> – Je vois…<br><strong>L’autre</strong> – Que le donneur soit encore jeune, donc qu’il soit plutôt mort dans un accident. Que le cœur soit en bon état. Que la famille soit d’accord.<br><em>Il s’apprête à boire.</em><br><strong>Patron</strong> – Vous êtes sûr que vous voulez boire ça ?<br><strong>L’autre</strong> – Il faut bien mourir de quelque chose…<br><em>Il goûte son Viandox, et fait la grimace.</em><br><strong>Patron</strong> – Alors ?<br><strong>L’autre</strong> – Ah oui, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché… Vous n’en avez jamais bu ?<br><strong>Patron</strong> – J’attendais de voir l’effet que ça faisait sur un cobaye.<br><strong>L’autre</strong> – Si je suis encore vivant demain matin, je viendrai vous le dire.<br><strong>Patron</strong> – Si j’avais su, je vous aurais servi autre chose. Vous auriez dû me le dire, maintenant je vais m’inquiéter.<br><strong>L’autre</strong> – Je me demande si ce ne serait pas plus simple comme ça. Je vois déjà ma photo à la page faits divers : désespéré de ne pas trouver un cœur compatible avec le sien, il met fin à ses jours en avalant un Viandox périmé depuis… (<em>regardant l’étiquette de la bouteille vide</em>) 1984 !<br><strong>Patron</strong> – Ah oui, quand même… Remarquez, on est sur un grand millésime… Allez, il ne faut pas désespérer. Un accident est si vite arrivé.<br><strong>L’autre</strong> – Un accident ?<br><strong>Patron</strong> – Pour votre donneur ! La rue en face est très dangereuse. Avec tous ces poids lourds. Il y a un projet de rond point, mais bon… Presque tous les mois, un piéton se fait renverser sur le passage clouté. Et comme l’hôpital est juste en face…<br><strong>L’autre </strong>– Merci… Ça m’a remonté le moral de discuter un peu avec vous…<br><strong>Patron</strong> – C’est la vie… La roue tourne… Le malheur des uns…<br><strong>L’autre</strong> – Je crois que je ne vais pas le finir, ce Viandox, finalement. Je vous dois combien ?<br><strong>Patron</strong> – C’est pour moi. Vous voulez autre chose ? Pour faire passer le goût du Viandox. Un bloody mary ? C’est très reconstituant aussi. Ou alors un Fernet-Branca ?<br><strong>L’autre </strong>– C’est très tentant mais… merci, ça ira.<br><strong>Patron</strong> – Bon, alors à une prochaine fois…<br><strong>L’autre</strong> – Qui sait ?<br><em>Il se lève pour partir.</em><br><strong>Patron</strong> – Faites attention en traversant la route.<br><strong>L’autre</strong> – Merci pour le Viandox.<br><em>Il sort. L’autre prend la tasse et hume le fumet qui en sort. Il retrousse le nez avec un air dégoûté.</em><br><strong>Patron</strong> – Ah oui, quand même…<br><em>On entend un bruit de freinage suivi d’un fracas de tôles froissées. Il lève la tête, et jette un regard vers le quatrième mur, figurant la vitrine du café donnant sur la rue.</em><br><strong>Patron</strong> – Ah oui, quand même…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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		<title>Don du cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/don-du-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Serveur]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Don d'organe]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Don du cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron attend derrière son comptoir, désœuvré. Un homme et une femme arrivent.</em><br><strong>Elle</strong> – Salut Marcel.<br><em>Le patron répond d’un hochement de tête. Ils s’asseyent à une table. Le patron arrive pour prendre la commande.</em><br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>Elle</strong> – Comme d’habitude.<br><strong>Patron</strong> – Et vous ?<br><strong>Lui</strong> – Pareil.<br><strong>Patron</strong> – Pareil que la petite dame ou pareil que d’habitude ?<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><strong>Patron</strong> – Je ne sais pas ce que vous prenez d’habitude, moi !<br><strong>Lui</strong> – Je viens pourtant tous les matins, comme elle.<br><strong>Patron</strong> – C’est comme ça. Il y a des têtes dont je me souviens, et d’autres que je préfère oublier…<br><strong>Lui</strong> – Disons pareil qu’elle, alors.<br><strong>Patron</strong> – Et deux cafés…<br><em>Le patron s’éloigne.</em><br><strong>Lui</strong> – Toujours aussi aimable…<br><strong>Elle</strong> – Il faut savoir le prendre.<br><strong>Lui</strong> – Quel con.<br><strong>Elle</strong> – Tu sais comment il s’appelle, ce con ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Marcel.<br><strong>Lui</strong> – Vous avez l’air très intimes… ce con de Marcel et toi.<br><strong>Elle</strong> – Je viens tous les jours prendre un café avant d’aller bosser…<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi… Mais moi, il fait mine de ne pas me connaître.<br><strong>Elle</strong> – Tu es jaloux ?<br><strong>Lui</strong> – C’est peut-être lui qui est jaloux… Tu le connais si bien que ça ?<br><strong>Elle</strong> – On ne s’est jamais vraiment parlé.<br><strong>Lui</strong> – Comment tu sais qu’il s’appelle Marcel<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas… Tout le monde le sait… En tout cas, tout le monde l’appelle Marcel, et il ne s’est jamais plaint.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Ça va ?<br><strong>Elle</strong> – Oui.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce que tu as envie de faire ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas…<br><strong>Lui</strong> – Il fait beau… On ne va pas aller s’enfermer dans une salle de ciné. On se balade un peu ?<br><strong>Elle</strong> – Comme tu veux.<br><strong>Lui</strong> – Cache ta joie… Il y a quelque chose qui te préoccupe ?<br><strong>Elle</strong> – Non… Pas spécialement.<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas moi… Quelque chose dont tu voudrais me parler.<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – OK… S’il m’arrive quelque chose un jour, je veux donner mes organes.<br><em>Il reste un instant interloqué.</em><br><strong>Lui</strong> – À qui<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas ! Pour quelqu’un qui en aurait besoin.<br><strong>Lui</strong> – Besoin…?<br><strong>Elle</strong> – Tu le fais exprès ou quoi ? Une transplantation !<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… Très bien…<br><strong>Elle</strong> – J’ai ma carte de donneur sur moi, mais au cas où…<br><strong>Lui</strong> – D’accord.<br><strong>Elle</strong> – Il faut bien que je le dise à quelqu’un. Parce que quand on n’est plus en état de parler…<br><strong>Lui</strong> – OK.<br><strong>Elle</strong> – Et si je suis en état de mort cérébrale, je ne veux surtout pas qu’on me maintienne en vie artificiellement.<br><strong>Lui</strong> – Pas de problème… Mais tu sais, on n’est pas encore mariés. Je ne suis même pas sûr que j’aurais mon mot à dire. Ce serait sûrement à tes parents de prendre la décision.<br><strong>Elle</strong> – Ils sont morts.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, c’est vrai… À tes frères et sœurs, alors.<br><strong>Elle</strong> – Je suis fâchée avec toute ma famille.<br><strong>Lui</strong> – Bon… On n’a plus qu’à se marier, alors. Pour que je puisse disposer moi-même de tous tes organes.<br><strong>Elle</strong> – C’est une demande en mariage ? Parce que ce serait sans doute la plus originale de toute l’histoire des demandes en mariage.<br><strong>Lui</strong> – Tu veux bien m’épouser ?<br><strong>Elle</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Et toi ?<br><strong>Lui</strong> – Ben oui, puisque je viens de te demander ta main… Enfin, ta main, ton cœur, tes poumons, ton foie, et tout le reste…<br><strong>Elle</strong> – Non, je veux dire, et toi, s’il t’arrivait quelque chose. Maintenant que je vais pouvoir disposer de tous tes organes, moi aussi.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… Là on nage en plein romantisme…<br><strong>Elle</strong> – Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Je n’y ai pas vraiment réfléchi… Je ne donne déjà pas mon sang… sauf à quelques moustiques.<br><strong>Elle</strong> – Tu as tort.<br><strong>Lui</strong> – Si en mourant, je pouvais te léguer mon cœur pour te sauver la vie, je le ferai sûrement. Mais alors donner mon cœur à un inconnu… C’est vrai, tu peux toujours tomber sur un con. Les cons aussi ont des problèmes cardiaques. Moins que les autres, d’accord, mais ils en ont…<br><em>Le patron arrive.</em><br><strong>Patron</strong> – Et deux cafés… (<em>S’adressant à l’homme</em>) Je peux encaisser tout de suite ?<br><em>L’homme sort quelques pièces qu’il pose sur la table. Le patron s’en saisit, et repart sans un mot.</em><br><strong>Lui</strong> – Imagine que je meurs et que ce connard ait besoin d’une transplantation. Franchement, ça me ferait bien chier de lui donner mon cœur.<br><strong>Elle</strong> – C’est un risque à courir.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Si ça te fait plaisir, je prendrai ma carte, moi aussi…<br><strong>Elle</strong> – Oui, ça me fait plaisir. Et maintenant, j’ai envie d’aller me balader en forêt avec toi.<br><strong>Lui</strong> – En forêt ?<br><em>Elle se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – On y va ?<br><strong>Lui</strong> – Je peux boire mon café d’abord ?<br><strong>Elle</strong> – D’accord, mais dépêche-toi.<br><em>Il s’apprête à avaler son café.</em><br><em>Noir</em>.</p>
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		<title>Haut-le-cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/haut-le-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:05:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Boucherie]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Voisin]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Végétarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Haut-le-cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron ramasse des verres sur le comptoir et les plonge dans un évier qu’on ne voit pas. Un homme et une femme arrivent. L’homme jette un regard suspicieux et un peu dégoûté vers le bar. Ils s’asseyent à une table.</em><br><strong>Lui</strong> – C’est vraiment crado. Je me demande pourquoi je continue à venir ici.<br><strong>Elle</strong> – C’est le seul bistrot en face de l’hôpital…<br><strong>Lui</strong> – Quand tu vois les normes d’hygiène qu’on nous impose dans notre boulot… Un patient attrape une maladie nosocomiale dans ton service, même un rhume, il te fait un procès. Ensuite il vient prendre son petit ballon de rouge ici dans un verre à peine rincé entre deux clients, dont l’un a peut-être une hépatite et l’autre le virus Ebola.<br><strong>Elle</strong> – Ouais…<br><strong>Lui</strong> – Tu as vu ça ? La vaisselle sale baigne dans l’évier du matin au soir. Je ne te raconte pas le bouillon de culture… À la fin de la journée, tu as partagé tes microbes avec la moitié de la ville. Maladies nosocomiales, tu parles. Et une maladie que t’attrape dans un bistrot, comment ça s’appelle ?<br><strong>Elle</strong> – Une cirrhose du foie ?<br><em>Le patron s’approche.</em><br><strong>Patron</strong> – Et pour ces messieurs-dames, qu’est-ce que ce sera ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Un jus de tomate.<br><strong>Elle</strong> – Un café.<br><em>Le patron s’éloigne.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas pourquoi je prends du jus de tomate, j’ai horreur de ça.<br><strong>Elle</strong> – On ne sait plus quoi prendre, à force.<br><strong>Lui</strong> – Les sodas, c’est tellement sucré. J’aurais dû prendre un jus de fruits.<br><strong>Elle</strong> – Il est encore temps…<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Tu as vu la gueule du patron ? Il n’a pas l’air aimable.<br><strong>Elle</strong> – Tu veux que j’y aille ?<br><strong>Lui</strong> – Trop tard, il vient de déboucher la bouteille. C’est tout moi, ça. Je vais devoir m’enfiler un jus de tomate alors que j’ai horreur de ça. En plus, la tomate, ça me donne des brûlures d’estomac. Pas toi ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Tant pis, je ne le boirai pas…<br><strong>Elle</strong> (<em>pour changer de sujet</em>) – Qu’est-ce que tu fais cet été ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas encore… J’irai sans doute passer une semaine ou deux chez mes parents, comme tous les ans.<br><strong>Elle</strong> – Tu es très lié avec tes parents, alors.<br><strong>Lui</strong> – Pas spécialement. Ils sont chiants, mais ils ont une villa avec piscine près d’Antibes.<br><strong>Elle</strong> – Quand on est chiants, si on veut encore voir ses enfants après qu’ils ont quitté la maison, il faut investir dans une piscine. Tu devrais y penser pour les tiens, le moment venu…<br><strong>Lui</strong> – Ouais… Sauf si je n’ai pas envie de les voir trop souvent.<br><strong>Elle</strong> – Et à part ça, ça va ?<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin… ma femme a encore invité les voisins à dîner.<br><strong>Elle</strong> – Et alors ?<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas qu’ils ne sont pas sympas, mais… ils sont un peu chiants, eux-aussi…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi elle les a invités ?<br><strong>Lui</strong> – On vient d’arriver dans le quartier. Ils ont eu la gentillesse de nous inviter chez eux pour faire connaissance. Du coup on s’est sentis obligés de leur rendre l’invitation. Je crains que ça devienne une habitude, tu vois ?<br><strong>Elle</strong> – Je vois très bien.<br><strong>Lui</strong> – Maintenant qu’on a mis le doigt dans l’engrenage…<br><strong>Elle</strong> – J’ai peut-être une solution.<br><strong>Lui</strong> – Une solution<br><strong>Elle</strong> – Pour être sûr qu’ils ne reviendront jamais bouffer chez toi.<br><strong>Lui</strong> – Comment ça ?<br><strong>Elle</strong> – Il m’est arrivé la même chose il y a quelques années, quand j’ai acheté la maison.<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Les voisins nous invitent. Des enseignants, tu vois. Abonnés à Télérama, meublés par la CAMIF. De gauche, évidemment. Écolos tendance végétariens mais qui mangent quand même de la viande de temps en temps si elle est bio.<br><strong>Lui</strong> – Je vois très bien. Gentils, mais totalement assommants. Et comment tu as fait pour t’en défaire ?<br><strong>Elle</strong> – Quand on leur a rendu l’invitation, je leur ai servi un plat un peu spécial.<br><strong>Lui</strong> – Spécial<br><strong>Elle</strong> – Un cœur.<br><strong>Lui</strong> – Un cœur ? Comment ça un cœur ?<br><strong>Elle</strong> – Un cœur de bœuf. Direct. Juste avec une salade.<br><strong>Lui</strong> – Un cœur de bœuf ? Je ne savais même pas que ça se mangeait… Où est-ce que tu as trouvé ça ?<br><strong>Elle</strong> – À la boucherie du coin.<br><strong>Lui</strong> – Je ne savais pas que ça se vendait.<br><strong>Elle</strong> – Ah non, mais il ne me l’a pas vendu. Il me l’a donné.<br><strong>Lui</strong> – Non ? Et ils en ont bouffé ?<br><strong>Elle</strong> – Ce sont des gens polis, tu comprends. Je t’ai dit, des enseignants, tu vois. Alors tolérance, respect de la différence, ils n’ont pas osé moufter, tu penses bien. Genre je respecte les coutumes de chacun, même si elles sont différentes des miennes, et je fais un effort pour partager quelque chose avec eux, même si ce n’est pas exactement mes valeurs. Ils se sont pincés le nez, et ils ont tout bouffé.<br><strong>Lui</strong> – Et après ?<br><strong>Elle</strong> – On ne les a jamais revus.<br><strong>Lui</strong> – Jamais ?<br><strong>Elle</strong> – On se croise de temps en temps, évidemment, on est voisins. Mais ils n’ont plus osé nous réinviter, de peur qu’on leur rende l’invitation, et qu’on leur serve un truc encore pire que la dernière fois… On les a totalement traumatisés, je te dis.<br><strong>Lui</strong> – C’est dingue…<br><strong>Elle</strong> – Ah, non, tu aurais dû voir leurs têtes quand j’ai posé ça sur la table… J’aurais dû prendre une photo. D’ailleurs je crois que je l’ai fait…<br><strong>Lui</strong> – Merde… Mais du coup, tu as dû en bouffer aussi.<br><strong>Elle</strong> – Il faut savoir ce qu’on veut, mon vieux. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Mais après, tu es tranquille pour le restant de ta vie.<br><strong>Lui</strong> – D’accord… Ouais, je ne sais pas trop… Je vais en parler à ma femme…<br><strong>Elle</strong> – Surtout pas, malheureux !<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi ça ?<br><strong>Elle</strong> – Elle ne serait pas d’accord, évidemment !<br><strong>Lui</strong> – Oui… Il y a des chances.<br><strong>Elle</strong> – Non, tu lui fais la surprise. Tu lui dis, ce soir, c’est moi qui cuisine, chérie.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui, rien que ça, ça va la surprendre, c’est sûr…<br><em>Elle se lève.</em><br><strong>Elle</strong> – Bon allez, il faut que je te laisse.<br><strong>Lui</strong> – OK.<br><strong>Elle</strong> – Tu me raconteras ta soirée, promis ?<br><strong>Lui</strong> – Attends, il ne m’a même pas encore servi mon jus de tomate…<br><strong>Elle</strong> – Tu verras, ça marche à tous les coups. Si tu ne veux plus jamais les avoir à dîner sans te fâcher avec eux, c’est la seule solution, je t’assure… Il y a une boucherie juste en face.<br><strong>Lui</strong> – Merci du conseil ! Tu as raison, je vais faire ça…<br><strong>Elle</strong> – Quand on peut aider…<br><em>Elle sort.</em><br><em><strong>Noir</strong></em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="220" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp" alt="" class="wp-image-466" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez-300x220.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/bandeau-a-coeurs-ouverts-jean-pierre-martinez.webp 400w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



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			</item>
		<item>
		<title>Gros sur le cœur</title>
		<link>https://sketchotheque.net/gros-sur-le-coeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 17:09:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Avortement]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Mensonge]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=526</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gros sur le cœur, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron passe un coup de chiffon sur son comptoir. Un couple arrive et s’assied à une table.</em><br><strong>Lui</strong> – Tu es sûre que c’est une bonne idée ?<br><strong>Elle</strong> – Quoi ?<br><strong>Lui</strong> – De prendre un dernier verre ensemble.<br><strong>Elle</strong> – On a été mariés pendant dix ans. On ne va pas se quitter comme ça, dans le bureau d’un juge. Ce serait trop triste.<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><em>Le patron arrive.</em><br><strong>Patron</strong> – Et pour ces messieurs-dames ?<br><strong>Elle</strong> – Qu’est-ce que tu prends ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais… (<em>Ironique</em>) Champagne ?<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi pas…?<br><strong>Lui</strong> – Alors deux coupes, s’il vous plaît.<br><strong>Patron</strong> – Désolé, je n’ai que de la blanquette de Limoux. Pour les kirs. Vous savez, ici, on est en face d’un hôpital, on n’a pas souvent l’occasion de faire péter la Veuve Clicquot.<br><strong>Lui</strong> – Bon… Alors un café.<br><strong>Elle</strong> – Moi aussi.<br><strong>Patron</strong> – Et deux expressos.<br><em>Le patron s’éloigne.</em><br><strong>Elle</strong> – Alors ça y est… Cette fois, c’est vraiment fini ?<br><strong>Lui</strong> – C’est ce qu’on voulait, non ?<br><strong>Elle</strong> – Bien sûr. Ça n’empêche pas…<br><strong>Lui</strong> – Tu ne regrettes pas ?<br><strong>Elle</strong> – Un divorce, c’est toujours un échec. Je regrette que ça n’ait pas marché.<br><strong>Lui</strong> – Moi aussi…<br><em>Un temps</em>.<br><strong>Elle</strong> – En même temps, c’est toi qui m’as trompée.<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><strong>Elle</strong> – Excuse-moi, je ne voulais pas revenir là-dessus… On est divorcés, tu n’as plus de comptes à me rendre.<br><strong>Lui</strong> – Non… (<em>Un temps</em>) Et toi, tu ne m’as jamais trompé ? Tu peux me le dire, maintenant.<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Un simple dérapage sans lendemain ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Un petit baiser furtif, un soir, après quelques verres de trop ?<br><strong>Elle</strong> – Non.<br><strong>Lui</strong> – Non, bien sûr… Tu es tellement parfaite…<br><strong>Elle</strong> – Je crois comprendre que dans ta bouche, ce n’est pas un compliment…<br><em>Le patron rapporte les deux cafés.</em><br><strong>Patron</strong> – Et voilà…<br><strong>Elle</strong> – Merci.<br><em>Le patron repart.</em><br><strong>Lui</strong> – Je peux te demander quelque chose ? Maintenant que c’est fini, de toute façon…<br><strong>Elle</strong> – Encore ?<br><strong>Lui</strong> – Pour l’instant, tu n’as rien avoué…<br><strong>Elle</strong> – Si c’est un interrogatoire, alors… Vas-y, je t’écoute…<br><strong>Lui</strong> – Est-ce qu’au moins une fois, pendant toutes ces années qu’on a passées ensemble, tu m’as menti ?<br><strong>Elle</strong> – Menti ?<br><strong>Lui</strong> – Même par omission. Quelque chose d’important que tu m’aurais caché. Quelque chose dont tu ne serais pas fière, évidemment. Sinon, ça n’a aucun intérêt…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi tu me demandes ça, maintenant ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Savoir que finalement, tu n’étais pas si parfaite… Ça m’aiderait à faire mon deuil.<br><strong>Elle</strong> – Je ne suis pas morte tout de même.<br><strong>Lui</strong> – Je veux dire le deuil de notre relation. De notre amour, si je peux me permettre.<br><strong>Elle</strong> – Tu peux.<br><strong>Lui</strong> – Alors ?<br><strong>Elle</strong> – Si ça peut t’aider…<br><strong>Lui</strong> – Je t’écoute.<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est pas si facile…<br><strong>Lui</strong> – Ne me dis pas que tu as l’embarras du choix.<br><strong>Elle</strong> – Non, justement. Je réfléchis…<br><strong>Lui</strong> – J’ai tout mon temps.<br><strong>Elle</strong> – Tu te souviens de notre première voiture ?<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br><strong>Elle</strong> – Un matin, on l’a retrouvée dans la rue avec une aile complètement enfoncée.<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br><strong>Elle</strong> – Évidemment, personne n’avait laissé de mot pour le constat.<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – C’était moi. J’avais embouti le pilier du portail en sortant en marche arrière. La voiture était neuve, je n’ai pas osé te le dire. J’avais tellement honte. J’ai garé la voiture dans la rue, et je n’ai rien dit.<br><strong>Lui</strong> – Je sais.<br><strong>Elle</strong> – Tu sais ?<br><strong>Lui</strong> – Il y avait la trace de la peinture sur le pilier du portail. Elle doit y être encore.<br><strong>Elle</strong> – Et tu n’as rien dit ?<br><strong>Lui</strong> – Tu avais l’air d’y tenir tellement à ce mensonge… Qu’est-ce que ça aurait changé ?<br><strong>Elle</strong> – Rien, probablement. Mais pourquoi n’avoir rien dit ?<br><strong>Lui</strong> – Tu bousilles notre voiture toute neuve. Tu mens de façon totalement pathétique. Je ne suis pas flic. Qu’est-ce que j’aurais pu dire ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas. Tu aurais pu… marquer un point.<br><strong>Lui</strong> – Ce n’est pas comme ça que je voyais notre couple. C’était tellement enfantin, ce mensonge. Presqu’attendrissant. Je me suis dit que ça devait être important pour toi. J’ai préféré te laisser ta dignité…<br><strong>Elle</strong> – Merci… c’est gentil.<br><strong>Lui</strong> – Oui… (<em>Un temps</em>) Et toi, tu te fous de moi.<br><strong>Elle</strong> – Pas du tout. C’est vrai, je t’assure.<br><strong>Lui</strong> – Quand tu m’as demandé si je t’avais déjà trompé, j’ai été honnête avec toi. J’aurais pu nier. On serait peut-être encore mariés. À toi de jouer le jeu, maintenant. Il y a forcément autre chose… Quelque chose de plus grave…<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – D’accord… Tu te souviens quand tu étais parti trois jours à Toulouse pour un congrès.<br><strong>Lui</strong> – Oui.<br>Elle – Je t’avais dit que j’irais à l’hôpital pour un examen de routine.<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… je me souviens.<br><strong>Elle</strong> – C’était pour une IVG.<br><strong>Lui</strong> – Une IVG…<br><strong>Elle</strong> – Un avortement, si tu préfères…<br><strong>Lui</strong> – On avait décidé d’avoir un enfant… Tu avais arrêté la pilule…<br><strong>Elle</strong> – Oui…<br><strong>Lui</strong> – Je ne comprends pas.<br><strong>Elle</strong> – Moi non plus…<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne sais pas… J’ai eu peur.<br><strong>Lui</strong> – Peur ?<br><strong>Elle</strong> – Peur de ne pas y arriver. Peur que tu me quittes… Entre nous, je n’avais pas tout à fait tort.<br><strong>Lui</strong> – Ne renverse pas les rôles… Si on avait eu cet enfant, les choses auraient peut-être été différentes.<br><strong>Elle</strong> – Peut-être…<br><em>Un temps.</em><br><strong>Lui</strong> – Comment tu as pu nous faire ça ?<br><strong>Elle</strong> – Merci de ne pas avoir dit me faire ça… Ça ne s’explique pas. Je ne me suis pas sentie capable. Capable d’assumer ça.<br><strong>Lui</strong> – Ça ?<br><strong>Elle</strong> – Donner la vie. Devenir mère.<br><strong>Lui</strong> – Tu aurais pu m’en parler. Partager ça avec moi.<br><strong>Elle</strong> – Je n’ai jamais osé te le dire… J’avais trop honte…<br><strong>Lui</strong> – Comme pour la voiture.<br><strong>Elle</strong> – Je suis vraiment désolée. J’ai eu peur…<br><strong>Lui</strong> – Je te faisais peur à ce point ? Même pour la voiture…<br><strong>Elle</strong> – C’est de moi dont j’avais peur. (<em>Un temps</em>) Tu crois vraiment que les choses auraient pu être différentes ?<br><strong>Lui</strong> – Les choses sont toujours comme elles sont. Ça ne sert à rien de les imaginer autrement après coup. Il faut croire que nous deux, ce n’était pas possible.<br><em>Silence</em>.<br><strong>Elle</strong> – Je crois qu’on ferait mieux d’y aller.<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><em>Ils se lèvent pour partir.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu la revois toujours ?<br><strong>Lui</strong> – Qui ?<br><strong>Elle</strong> – Celle avec qui tu m’as trompée.<br><strong>Lui</strong> – Ah, celle-là…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne m’as jamais dit qui c’était. Tu peux me le dire, maintenant. Je la connais ?<br><strong>Lui</strong> – À quoi ça servirait…?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu ne m’as jamais trompée.<br><strong>Lui</strong> – Non…<br><strong>Elle</strong> – Alors pourquoi<br><strong>Lui</strong> – C’était plus facile comme ça.<br><strong>Elle</strong> – Tu veux dire plus facile pour moi.<br><strong>Lui</strong> – Plus facile pour nous deux… Je crois qu’on ferait mieux d’y aller, maintenant…<br><strong>Elle</strong> – Allons-y.<br><em>Ils partent.</em></p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Cœur sensible</title>
		<link>https://sketchotheque.net/coeur-sensible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 17:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Boucherie]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[Restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Défense animale]]></category>
		<category><![CDATA[L214]]></category>
		<category><![CDATA[Véganisme]]></category>
		<category><![CDATA[Végétarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cœur sensible, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Le patron est derrière son comptoir. Il lit le journal. Un homme et une femme arrivent. Ils s’asseyent à une table.</em><br><strong>Elle</strong> – Je te préviens, je n’ai pas beaucoup de temps… Je reprends mon service dans une heure. Et mon patron n’attend qu’une occasion pour me virer…<br><strong>Lui</strong> – Merci de me sacrifier ta pause déjeuner.<br><strong>Elle</strong> – Non, mais je ne te sacrifie rien… (<em>Regardant la carte</em>) Je vais manger quelque chose. Pas toi ?<br><strong>Lui</strong> – Si, si, bien sûr, je veux dire… Merci d’avoir accepté de déjeuner avec moi.<br><em>Elle repose la carte. Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – Donc, tu avais quelque chose à me dire…<br><strong>Lui</strong> – Oui…<br><em>Silence embarrassé.</em><br><strong>Elle</strong> – Je t’écoute…<br><em>Le patron lance un regard intrigué vers eux.</em><br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas trop comment te dire ça…<br><strong>Elle</strong> – Comme on n’a pas trop le temps, je vais t’aider un peu… Tu veux sortir avec moi, c’est ça ?<br><strong>Lui</strong> (<em>pris de court</em>) – Oui, enfin…<br><em>Le patron arrive, interrompant cette scène un peu pathétique.</em><br><strong>Patron</strong> – Qu’est-ce que je vous sers ?<br><strong>Elle</strong> – Une salade niçoise… sans anchois et sans thon.<br><strong>Lui</strong> (<em>pour plaisanter</em>) – Un jambon-beurre… sans beurre. (<em>La femme ne rit pas et le patron lui lance un regard glacial.</em>) Non, je déconne. Un jambon-beurre, s’il vous plaît.<br><strong>Patron</strong> – Une niçoise et un Paris-beurre. C’est parti.<br><em>Le patron repart.</em><br><strong>Elle</strong> – Tu manges de la viande ?<br><strong>Lui</strong> – Euh… oui. Enfin, non.<br><strong>Elle</strong> – Mais tu manges du jambon…<br><strong>Lui</strong> – Oui, mais… Du jambon, ce n’est pas vraiment de la viande, si ?<br><strong>Elle</strong> – Tu as vu la dernière enquête de L214 sur l’élevage des cochons en cage ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Je pense que si tu l’avais vue, tu ne mangerais plus de jambon…<br><strong>Lui</strong> – Excuse-moi, je… Je ne savais pas…<br><strong>Elle</strong> – C’est ce que disaient les Allemands après la guerre au sujet des camps.<br><strong>Lui</strong> – Qu’est-ce qu’ils disaient ?<br><strong>Elle</strong> – Je ne savais pas…<br><strong>Lui</strong> – D’accord… donc… tu es végétarienne.<br><strong>Elle</strong> – Vegan.<br><strong>Lui</strong> – OK…<br><strong>Elle</strong> – Tu ne connais pas la différence, c’est ça ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Je ne mange aucun produit d’origine animale. Je ne porte pas de cuir, non plus. Pas de fourrure, évidemment.<br><strong>Lui</strong> – De ce temps-là…<br><strong>Elle</strong> – Pardon ?<br><strong>Lui</strong> – Non, je veux dire… Moi non plus, je ne porte pas de fourrure. C’est déjà un début, non ?<br><strong>Elle</strong> – Écoute, je vais être franche avec toi, je ne pourrais jamais sortir avec un type qui bouffe du jambon. Mais on peut être amis, si tu veux… On n’est pas sectaires, non plus.<br><strong>Lui</strong> – C’est si grave que ça ? Je veux dire… C’est juste une tranche de jambon.<br><strong>Elle</strong> – Tu sais dans quelles conditions il a été élevé, ce cochon ? Comment il a vécu ? Dans quelles conditions il a été abattu ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Tu as déjà visité un élevage de porcs ?<br><strong>Lui</strong> – Non.<br><strong>Elle</strong> – Tu as déjà visité un abattoir ?<br><strong>Lui</strong> – Non… et toi ?<br><strong>Elle</strong> – Moi non plus, mais j’ai vu beaucoup de vidéos là-dessus.<br><strong>Lui</strong> – OK… Non, mais… je n’y tiens pas plus que ça, moi, au jambon… Enfin, je veux dire… à la viande en général.<br><strong>Elle</strong> – Donc, tu pourrais devenir vegan, juste pour sortir avec moi ?<br><strong>Lui</strong> – Pourquoi pas ? Bien sûr ! Absolument…<br><strong>Elle</strong> – Et si j’étais musulmane ou juive, que je te demandais de ne plus manger de porc et de te convertir à ma religion, tu le ferais ?<br><strong>Lui</strong> – Tu es musulmane ?<br><strong>Elle</strong> – C’est juste une supposition. Alors ?<br><strong>Lui</strong> – Je ne sais pas… Peut-être… Je suis catholique, mais… C’est comme pour la viande, je n’y tiens pas plus que ça…<br><strong>Elle</strong> – Tu es vachement influençable, en fait.<br><strong>Lui</strong> – Ou alors… je tiens vachement à sortir avec toi.<br><strong>Elle</strong> – Ouais… mais ce ne serait pas par conviction.<br><strong>Lui</strong> – Que je sortirais avec toi ?<br><strong>Elle</strong> – Que tu arrêterais la viande ! Ce serait juste pour sortir avec moi.<br><strong>Lui</strong> – Oui, enfin…<br><strong>Elle</strong> – Et dès que je t’aurais largué, tu te remettrais à bouffer de la viande.<br><strong>Lui</strong> – On ne sort pas encore ensemble, et tu envisages déjà de me larguer ?<br><em>Un temps.</em><br><strong>Elle</strong> – C’est quoi ta pire expérience alimentaire ?<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><strong>Elle</strong> – Le pire repas de ta vie, si tu préfères.<br><strong>Lui</strong> (<em>plaisantant</em>) – J’espère que ça ne va pas être celui-ci… (<em>Elle reste à nouveau de marbre</em>.) Non, je… Je ne sais pas…<br><strong>Elle</strong> – Eh bien moi, je peux te le dire.<br><strong>Lui</strong> – OK.<br><em>Éventuellement une musique mélodramatique accompagne le récit de cet épisode traumatique.</em><br><strong>Elle</strong> – Je devais avoir une dizaine d’années. On était invités avec mes parents chez des amis à eux. Un médecin et sa femme. Ce n’était pas vraiment des amis, en fait. C’était juste nos nouveaux voisins. Ma mère les avait invités une première fois pour leur souhaiter la bienvenue dans le quartier, et ils nous rendaient l’invitation. Mes parents sont des gens très simples. Ça devait les flatter d’être invités à dîner chez un chirurgien. Ils s’attendaient sans doute à ce que ces grands bourgeois mettent les petits plats dans les grands. Donc on prend l’apéro, on bavarde un peu et on se met à table. C’est vrai que la vaisselle était en porcelaine, et la nappe d’une blancheur immaculée. Il y avait tellement de couverts sur la table qu’on se demandait lequel prendre pour commencer. Arrive le plat principal, après une salade verte, et qu’est-ce que le chirurgien met sur la table ?<br>La musique s’arrête brusquement.<br><strong>Lui</strong> – Tu me fais peur…<br><strong>Elle</strong> – Un cœur !<br><em>Blanc.</em><br><strong>Lui</strong> – Un cœur humain ?<br><strong>Elle</strong> – Non quand même… Enfin je ne crois pas. Un cœur de bœuf, j’imagine.<br><strong>Lui</strong> – Un cœur de bœuf… Je ne savais même pas que ça se mangeait… Le mou, à la rigueur… Pour les chats… C’est du poumon, je crois… Mais un cœur !<br><strong>Elle</strong> – Et ces deux sadiques ont encore le culot de nous demander si on aimait ça.<br><strong>Lui</strong> – Et alors ?<br><strong>Elle</strong> – Mes parents sont des gens extrêmement polis… Alors invités chez un docteur, tu penses bien… Donc ma mère de répondre poliment : mais bien sûr, vous pensez bien. On n’en a jamais mangé, mais bon. Il faut bien une première fois, pas vrai ?<br><strong>Lui</strong> – Oh putain…<br><strong>Elle</strong> – Et mon père qui en remet une couche : Ah oui, du cœur de bœuf, c’est original, ça change un peu. C’est vrai, on n’y pense jamais, on devrait en faire plus souvent, hein chérie ? Moi, je suis prise d’un haut-le-cœur, évidemment. Je dis que je n’aime pas ça. Ma mère insiste : tant qu’on n’a pas goûté, on ne peut pas dire qu’on aime pas ça ! Et le docteur de nous faire la leçon : vous savez que chez les peuples primitifs, les guerriers mangeaient le cœur de leurs ennemis pour s’approprier leur force ? Et la femme du docteur d’en rajouter : en tout cas, c’est très bon pour la santé, le cœur de bœuf. C’est plein de protéines. Et ne dit-on pas « fort comme un bœuf »… Et me voilà avec un énorme morceau de cœur dans mon assiette.<br><strong>Lui</strong> – Il n’y avait rien d’autre à bouffer ?<br><strong>Elle</strong> – De la salade verte.<br><strong>Lui</strong> – Du cœur avec de la salade…<br><strong>Elle</strong> – Ce n’est pas facile à couper non plus, je peux te le dire. Genre une semelle en caoutchouc, tu vois ? Tu en as déjà mangé ?<br><strong>Lui</strong> – Une semelle en caoutchouc…?<br><strong>Elle</strong> – Et tout le monde de mastiquer son cœur de bœuf avant de se forcer à l’avaler. Le tout en parlant de la pluie et du beau temps, pour faire comme si tout ça était parfaitement normal.<br><strong>Lui</strong> – Et c’est bon ? Enfin, je veux dire… Quel goût ça a ?<br><strong>Elle</strong> – Aucun. Ça a la consistance d’un chewing-gum. Depuis, je n’ai plus jamais mâché de chewing-gum. Et surtout, du jour au lendemain, je suis devenue vegan. Avant même que le mot existe. Je me demande même si ce n’est pas moi qui ai inventé le concept…<br><strong>Lui</strong> – Ah oui… Il y a de quoi être traumatisée pour toujours…<br><strong>Elle</strong> – Attends… et si c’est toi qui avais raison…?<br><strong>Lui</strong> – Pardon ?<br><strong>Elle</strong> – Maintenant, je me demande si c’était vraiment un cœur de bœuf.<br><strong>Lui</strong> – Non ?<br><strong>Elle</strong> – Ben c’était un chirurgien, tu vois… Quand ils transplantent un nouveau cœur à un patient, on ne sait pas trop ce qu’ils font de l’ancien. J’imagine qu’il n’y a pas beaucoup de malades qui demandent à le récupérer pour le garder en souvenir dans un bocal.<br><strong>Lui</strong> – Tu crois qu’il y a des chirurgiens cannibales ?<br><em>Le patron revient avec le sandwich et la salade.</em><br><strong>Patron</strong> – Et voilà. Un Paris-beurre et une niçoise sans anchois ni thon. J’ai mis du maquereau à la place. (<em>La fille lui lance un regard assassin, et il poursuit pince-sans-rire</em>.) Je plaisante. Bon appétit.<br><em>L’homme regarde son sandwich, avant de le repousser.</em><br><strong>Lui</strong> – Non, c’est toi qui as raison. Ce ne serait pas honnête de ma part.<br><strong>Elle</strong> – Quoi<br><strong>Lui</strong> – D’arrêter la viande juste pour sortir avec toi. Il faut que j’y crois.<br><strong>Elle</strong> – C’est sûr…<br><strong>Lui</strong> – Le problème, c’est que d’arrêter la viande, c’est comme d’arrêter la clope. Quand on est accro…<br><strong>Elle</strong> – Donc tu renonces à…<br><strong>Lui</strong> – Je sais ce que j’ai à faire.<br><strong>Elle</strong> – Là c’est toi qui me fais peur.<br><strong>Lui</strong> – Je vais aller à la boucherie juste en face. Je vais acheter un cœur de bœuf, et je vais le bouffer tout entier. Après, je pense que je serai définitivement dégoûté de la viande. Comme toi.<br><strong>Elle</strong> – Tu ferais ça pour moi ? Tu boufferais un cœur de bovin ?<br><strong>Lui</strong> – À ton avis ?<br><em>Il se lève. Surprise, elle se lève aussi.</em><br><strong>Elle</strong> – Mais… tu y vas maintenant ?<br><strong>Lui</strong> – Si je réfléchis trop, je risque de ne pas y arriver.<br><strong>Elle</strong> – Et… tu as une recette ?<br><strong>Lui</strong> – Je vais le bouffer cru. Je suis un guerrier, non ?<br><strong>Elle</strong> – Bon…<br><strong>Lui</strong> – Allez, souhaite-moi bonne chance.<br><em>Il l’enlace et, jouant sur l’effet de surprise, il l’embrasse longuement et fougueusement sur la bouche. Il sort. Elle le regarde partir, interloquée. Le patron, qui a tout vu, revient.</em><br><strong>Patron</strong> – Ça ne lui a pas plu, le Paris-beurre ?<br><strong>Elle</strong> – Il a décidé de devenir vegan.<br><strong>Patron</strong> – En tout cas, il a l’air vraiment motivé…<br><strong>Elle</strong> – Oui…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



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<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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		<title>Cœur à prendre</title>
		<link>https://sketchotheque.net/coeur-a-prendre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 15:34:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[À cœurs ouverts]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[Humour noir]]></category>
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		<category><![CDATA[Accident]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Transplantation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cœur à prendre, un sketch humoristique extrait du recueil 'À cœurs ouverts' de Jean-Pierre Martinez</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Un bistrot. Le patron est derrière son bar, en train d’essuyer des verres. Une femme arrive, ne respirant pas la joie de vivre. Sans un regard vers lui, elle vient s’installer au comptoir. Le patron l’observe un instant du coin de l’œil.</em><br><strong>Patron</strong> – Madame… Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?<br><strong>Elle</strong> – Vous avez de l’arsenic ?<br><strong>Patron</strong> – C’est pour emporter ou pour consommer sur place ?<br><strong>Elle</strong> – J’hésite encore…<br><strong>Patron</strong> – Prenez un café en attendant. Avec un petit calva, ça vous remontera. Le calva c’est pour moi.<br><strong>Elle</strong> – Un calva ? À cette heure-ci ?<br><strong>Patron</strong> – Sachez que le calva est connu depuis l’Antiquité pour ses vertus anti-dépressives. J’en prescris tous les jours à mes clients, et personne ne s’est encore suicidé jusqu’à maintenant.<br><strong>Elle</strong> – C’est gentil, mais je me contenterai du café. Je travaille à l’hôpital, juste en face.<br><em>Il lui prépare son café.</em><br><strong>Patron</strong> – Aide-soignante… Ça ne doit pas être marrant tous les jours…<br><strong>Elle</strong> – Chirurgien.<br><strong>Patron</strong> – Ah… Pardon Docteur…<br><strong>Elle</strong> – C’est un peu mieux payé, mais ce n’est pas forcément plus marrant.<br><strong>Patron</strong> – Je vois ça…<br><strong>Elle</strong> – Et encore, je ne vous parle que de mon boulot. Heureusement que je bosse jour et nuit. Ne pas avoir de vie privée, ça n’a pas que des inconvénients, vous savez… quand on a une vie de merde…<br><em>Il lui tend un journal.</em><br><strong>Patron</strong> – Jetez un coup d’œil à votre horoscope, il prévoit peut-être une amélioration passagère.<br><em>Elle jette un regard au journal.</em><br><strong>Elle</strong> (<em>lisant</em>) – « Vous donnerez votre cœur à un inconnu »…<br><em>Elle repose le journal sur le comptoir.</em><br><strong>Patron</strong> – C’est une bonne nouvelle, non ?<br><strong>Elle</strong> – Ça dépend.<br><strong>Patron</strong> – Il ne faut pas donner son cœur à n’importe qui, c’est sûr.<br><strong>Elle</strong> – Et surtout, il vaut mieux le donner de son vivant.<br><strong>Patron</strong> – Je ne suis pas sûr de vous suivre…<br><strong>Elle</strong> – « Vous donnerez votre cœur à un inconnu »… Regardez, ce n’est pas à la rubrique amour, c’est à la rubrique santé…<br><strong>Patron</strong> – Ça doit être une erreur…<br><strong>Elle</strong> – J’ai un patient qui attend une transplantation cardiaque. Il nous manque juste un donneur en bonne santé. Mais mort de préférence.<br><strong>Patron</strong> – Ah oui…<br><strong>Elle </strong>– On ne peut rien faire d’autre que d’attendre… Il faudra que quelqu’un meurt pour qu’un autre vive.<br><strong>Patron</strong> – C’est le destin…<br><strong>Elle</strong> – Un accident est si vite arrivé. Après tout ce sera peut-être moi. Puisque c’est dans mon horoscope.<br><em>Il pose le café devant elle.</em><br><strong>Patron</strong> – Décidément, vous êtes de nature optimiste…<br><strong>Elle</strong> – Je n’ai pas eu d’enfant, ce serait ma dernière chance de donner la vie…<br><strong>Patron</strong> – Vous êtes vraiment sûre que vous ne voulez pas ce calva ?<br><strong>Elle</strong> – Jamais pendant le service… Si un donneur se présente et que je dois opérer dans une heure…<br><strong>Patron</strong> – Si c’est vous le donneur, il n’y aura plus personne pour faire cette opération.<br><strong>Elle</strong> – En matière de transplantations cardiaques, ce sont les donneurs qui manquent, pas les chirurgiens. Ce genre d’opérations, ça reste exceptionnel. J’en connais qui seraient prêts à tuer pour réaliser leur première transplantation.<br><strong>Patron</strong> – Bon, alors c’est moi qui vais le boire ce calva, et je vous offre le café.<br><strong>Elle</strong> – Vous êtes un drôle de cafetier. Ce n’est pas comme ça que vous allez faire des affaires.<em><br>Le patron se sert un calva et le boit cul sec.</em><br><strong>Patron</strong> – Il y a longtemps que j’ai renoncé à l’idée de faire fortune. Et puis je n’offre pas le café à tout le monde, vous savez…<br><strong>Elle</strong> – Pourquoi moi ? On ne peut pas dire que je sois d’un commerce agréable…<br><strong>Patron</strong> – Je me suis toujours méfié des gens trop aimables. J’ai mes têtes, c’est tout. Il y en a qui me reviennent et d’autres pas.<br><strong>Elle</strong> – En somme, j’ai de la chance, alors…<br><strong>Patron</strong> – Remarquez, on ne se connaît pas… C’est peut-être moi, votre bel inconnu…<br><strong>Elle</strong> – Allez savoir… Bon, il faut que je file…<br><strong>Patron</strong> – Encore une vie à sauver ?<br><strong>Elle</strong> – Non, mais je suis garée sur une place « handicapé ».<br><strong>Patron</strong> – Avec votre caducée sur le pare-brise, vous pouvez vous garer n’importe où sans avoir d’amende, non ? Rien que pour ça, j’aurais aimé faire médecine.<br><strong>Elle</strong> – Merci pour le café…<br><strong>Patron</strong> – Faites bien attention en traversant la rue.<br><strong>Elle</strong> – On vient à peine de se rencontrer, et vous êtes déjà une mère pour moi. Si je suis encore célibataire dans dix ans, faites-moi penser à vous épouser.<br><strong>Patron</strong> – Hélas… qui aurait envie d’épouser sa mère ? (<em>Elle sort</em>.) C’est le drame de ma vie…<br><em>Noir</em>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>À cœurs ouverts</em><br><a href="https://sketchotheque.net/a-coeurs-ouverts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



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<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>



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		<title>Au feu</title>
		<link>https://sketchotheque.net/au-feu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Martinez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2025 08:46:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 personnages]]></category>
		<category><![CDATA[Bistrot]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Pompier]]></category>
		<category><![CDATA[Sens interdit Sans interdit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sketchotheque.net/?p=413</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au feu, un sketch humoristique extrait du recueil 'Sens interdit sans interdit' de Jean-Pierre Martinez</p>
<p>L’article <a href="https://sketchotheque.net/au-feu/">Au feu</a> est apparu en premier sur <a href="https://sketchotheque.net">La Sketchothèque</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Sketch de Jean-Pierre Martinez</em></h2>



<p><em>Deux femmes, à la terrasse d’un café, commandent à un serveur qu’on ne voit pas.</em><br><strong>Une</strong> – Un déca, s’il vous plaît. Avec une sucrette, comme d’habitude…<br><strong>Deux</strong> – Oh et puis tiens, je vais prendre un cappuccino, moi ! Je reprendrai mon régime demain…<br><em>La deuxième aperçoit deux hommes, côté public, et se remaquille avec excitation. La première, morose, est plongée dans ses pensées.</em><br><strong>Une</strong> – Tu crois en Dieu, toi ?<br><strong>Deux</strong> (<em>émoustillée</em>) – Ça dépend des jours. Mais en voyant ces pompiers, là, je crois que je viens de retrouver la foi…<br><strong>Une</strong> (<em>inquiète</em>) – Il y a le feu quelque part ?<br><strong>Deux</strong> – En face de nous… Ils viennent de s’asseoir… Tu ne les as pas vus ?<br><strong>Une</strong> (<em>essayant de voir en plissant les yeux</em>) – Non, je ne vois rien…<br><strong>Deux</strong> (<em>essayant d’être un peu discrète</em>) – Là, tous les deux habillés pareils, coiffés en brosse avec leurs chemisettes bleues. Ça doit être la tenue d’été…<br><strong>Une</strong> – Comment tu sais que c’est des pompiers ?<br><strong>Deux</strong> – Mais… c’est marqué dessus ! Sur leurs petits polos, tu ne vois pas ? Pompiers Volontaires !<br><strong>Une</strong> – Ah, oui, peut-être… Tiens, il faut que je rachète des lentilles, moi.<br><strong>Deux</strong> – Des lentilles…?<br><strong>Une</strong> – J’ai l’impression que je vois un peu trouble…<br><strong>Deux</strong> – Eh ben moi, je les vois super net… Et je peux te dire que tu perds quelque chose…<br>Une (<em>regardant la deuxième</em>) – Même toi, je te vois un peu trouble… Pourtant, t’es tout près de moi… (<em>Inquiète</em>) Je ne suis pas déjà presbyte…<br><strong>Deux</strong> – Ils sont tout bronzés, tu as vu ? Mais ils ont l’air un peu fatigués, non…?<br><strong>Une</strong> – Je me suis toujours demandé pourquoi on appelait ça des lentilles…<br><strong>Deux</strong> – Peut-être qu’ils reviennent de mission… (<em>Avec emphase</em>) Guerriers sales et fourbus, ayant risqué leur vie au feu, mais avec le sentiment du devoir accompli…<br><strong>Une</strong> – C’est vrai, ça n’a pas grand rapport avec des lentilles…<br><strong>Deux</strong> (<em>exaltée, joignant le geste à la parole</em>) – Je les imagine, avec leur énorme lance à incendie dans la main, en train d’essayer d’éteindre un brasier pendant toute la nuit…<br><strong>Une</strong> – C’est peut-être parce qu’on doit les laisser tremper toute la nuit. Comme les lentilles, justement…<br><em>La deuxième regarde la première, se demandant de quoi elle lui parle.</em><br><strong>Deux</strong> – Je comprends pourquoi nos fils rêvent de devenir pompier…<br><strong>Une</strong> – Ou alors, j’ai oublié de les mettre…<br><strong>Deux</strong> (<em>soupirant</em>) – Ils ne nous voient même pas, dis donc…<br><strong>Une</strong> – Je vais tout de même vérifier…<br><em>La première se touche un œil avec le doigt.</em><br><strong>Deux</strong> – C’est dingue… On dirait qu’une fois mariées, on est moins visibles. Et alors après une ou deux grossesses, on devient complètement transparentes…<br><strong>Une</strong> – Ah, non, pourtant j’ai bien…<br><strong>Deux</strong> – Et voilà… Ils s’en vont…<br><strong>Une</strong> – Oh, c’est pas possible !<br><strong>Deux</strong> – Mais si, je te jure, regarde !<br><strong>Une</strong> (<em>horrifiée</em>) – Je ne me suis quand même pas mis les deux dans le même œil…!?!<em><br>La deuxième regarde la première, interloquée. On entend une sirène de pompiers.</em><br><strong>Une</strong> – Mais qu’est-ce qu’il fout, lui, avec mon cappuccino…? Faut que je retourne bosser, moi…<br><strong>Deux</strong> – Ça va, il n’y a pas le feu…<br><strong><em>Noir</em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-image alignleft size-medium is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--20);margin-right:var(--wp--preset--spacing--20);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--20);margin-left:var(--wp--preset--spacing--20)"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="98" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg" alt="Logo de la SACD" class="wp-image-19" style="width:95px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd-300x98.jpg 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sacd.jpg 320w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>



<p class="has-text-align-left">Toute représentation, gratuite ou payante, doit être autorisée par la <a href="https://sketchotheque.net/droits-dauteur/">SACD</a>.</p>



<p>Sketch extrait du recueil <em>Sens interdit sans interdit</em><br><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/">Lien vers le recueil pour l&rsquo;acheter ou le télécharger gratuitement (PDF)</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-resized"><a href="https://sketchotheque.net/sens-interdit-sans-interdit/"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="226" src="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp" alt="" class="wp-image-358" style="width:204px;height:auto" srcset="https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-300x226.webp 300w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit-768x578.webp 768w, https://sketchotheque.net/wp-content/uploads/2025/03/sketch_sens_interdit.webp 835w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-left">Retrouvez l&rsquo;ensemble des pièces de théâtre de Jean-Pierre Martinez sur son site : <a href="https://jeanpierremartinez.net" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://jeanpierremartinez.net</a></p>
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